🎙️ CONTRE L'INTERNATIONALE RÉACTIONNAIRE ! | Touche Pas à Mon Peuple ! #15
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le 15e épisode de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France insoumise. Cette semaine, Aurélie Trouvé s'attaque au point politique. Conclave, actualité parlementaire et situation internationale avec un focus sur l'Iran.
Elle nous expliquera tout. On aura ensuite un aperçu de notre grand entretien avec Raviar, membre de l'équipage de la flottie de la liberté, arrêté illégalement par Israël. Entretien que vous pouvez retrouver en intégralité grâce au lien en description.
Le mois de juin, c'est le mois des fiertés. D'où viennent ces marches ? Quel repost face à l'international réactionnaire ?
On en parle avec Salomé, coanimatrice du groupe thématique LGBTI et droits nouveaux de la France insoumise. Cette semaine, l'insoumission.fringle épingle la députée du Rassemblement national Caroline Parmentier pour ses propos racistes homophobes et péténistes.
Enfin, l'Institut Laabessie nous annonce les grands et prochains événements à ne pas manquer. Les liens d'inscription sont à retrouver en description, mais tout de suite le point politique avec Aurélie Trouvé. En fait, on est en train de débattre en hémicycle de l'Assemblée nationale d'une loi dont on parle peu mais qui s'appelle la loi grémi en fait une loi qui pourrait fixer pour une centaine d'années peut-être nos choix pour l'énergie al toute notre énergie de la nation électricité voilà est-ce qu'on utilise ou pas beaucoup de pétrole beaucoup de de nucléaire et en fait ça que le gouvernement a refusé de présenter un projet loi lui-même donc il s'est défaussé sur un sénateur de la droite dur sénatoriale s'appelle Grémier.
Pourquoi ? Du coup parce qu'on se retrouve avec une proposition de loi qui va ultra nucléariser la France, nucléariser à mort la France, c'est-à-dire même bien davantage que tous les scénarios qui ont été envisagés par le réseau des transports électriques de France RTE qui sont un peu les scénarios officiels, mais ils ont réussi à présenter quelque chose qui est encore plus nucléarisé et qui amènerait si vous voulez à la construction d'une vingtaine de PR de PR2 le nouveau nucléaire en plus des centrales nucléaires actuel. Euh donc faut savoir qu'en fait il y a d'énormes d'abord risques technologiques mais surtout euh ça va côté ce qu'on appelle un pognon de dingue pour reprendre la malheureuse expression.
Un pognon de dingue. Rendez-vous compte qu'une vingtaine de PR en fait c'est quasiment la moitié du budget annuel de la France. Donc c'est c'est vraiment dingue.
Et après on va on va nous embêter pour quelques dizaines ou centaines de millions d'euros pour renationaliser telle ou telle industrie stratégique hein. Là il s'agit de centaines de milliards d'euros à mettre sur la table pour une technologie qui ne produira pas d'énergie avant 2038 et qui en plus pose tout un tas de problèmes. Par exemple, le PR de Flamandville a déjà 12 ans de retard.
Donc euh vous voyez, c'est complètement fou quoi de de décider comme ça alors qu'il y a autant d'incertitudes euh technologiques et et autant d'engagements financiers. Bien. Par contre, on a eu quelques victoires et ça, il faut le faut le dire, c'est grâce notamment euh à la mobilisation des insoumis et c'est d'ailleurs sur proposition des amendements des insoumis.
Et bien, on a réussi à faire passer à à faire voter en majorité le fait de renationaliser si vous voulez complètement l'énergie. euh en faisant en sorte que EDF redevienne un établissement public. Aujourd'hui, c'est une société anonyme.
Donc un établissement public, ça veut dire tout simplement avec une mission de service public dans son statut avec le fait que ce soit pas drivé par la rentabilité des capitaux. Donc c'est hyper important et le DF aurait le monopole de production y compris du nucléaire. Et aussi on a voté pour rétablir les tarifs réglementés du gaz.
Vous savez qu'aujourd'hui les prix du gaz se sont envolés et c'est notamment parce que ben il y a il y a maintenant des prix qui suivent les cours du marché. C'est catastrophique, ça fait le yoyo et surtout ça flambe à n'importe quelle crise et c'est terrible à la fois pour les entreprises, notamment les petites entreprises, les boulangers, on a vu à quel point ils ont souffert de la l'envoler des prix de l'énergie mais aussi évidemment les particuliers, les ménages et je pense notamment à tous les locataires du logement social ou des copropriétaires qui se sont pris à plein cet envolé des prix du gaz. Donc on a rétabli les tarifs réglementés du gaz en tout cas à l'Assemblée nationale.
J'espère évidemment que les sénateurs suivront. Voilà. En tout cas ce qu'il faut retenir c'est qu'on a réussi à refaire de l'énergie un bien commun.
J'en arrive à la deuxième actualité de l'hémicycle de l'Assemblée nationale qui est la loi pesticide. C'est une loi très grave qui est une régression inédite inédite du point de vue de la santé humaine et de l'environnement. Là aussi, c'est une loi qui vient en fait d'un sénateur de la droite dur sénatoriale.
Cette fois-ci, il s'appelle pas Grimier, il s'appelle du plombe. Bon, peu importe. Et ça va réautoriser ce qu'on appelle l'incétamiprite, c'estàdire un néonicotinoïde, pardon, c'est-à-dire un pesticide euh qui comporte de très graves risques pour la santé humaine.
Par exemple, des risques pour la malformation du cerveau, des bébés, des fétus. euh qui est aussi ce qu'on appelle un pesticide tueur d'abeille, c'est-à-dire que ça peut euh ça va même et c'est déjà le cas, ça tue euh des abeilles qui pollinisent par ailleurs. Donc ça veut dire qu'on remet en cause la souveraineté alimentaire parce que les cultures végétales, bah une bonne partie ça dépend de cette pollinisation, vous voyez.
Euh donc c'est non seulement une loi mauvaise pour la santé humaine, pour l'environnement, mais en plus pour la souveraineté alimentaire. Très grave régression. Et là aussi, c'est vraiment une loi trumpiste, une loi sous d'abord sous le règne de la FNSEA qui est un syndicat agricole qui n'a jamais eu autant de puissance politique mais qui pourtant n'a jamais été aussi faible dans les élections de chambre d'agriculture.
C'est quand même hallucinant. Et aujourd'hui, très sérieusement, Arnaud Rousseau, le patron de la FNS, c'est le ministre de l'agriculture tout simplement. Et on n jamais vu ça à ce point-là.
Sachez que nous appelons à une grande mobilisation au côté de tout un tas d'associations, d'organisations paysanes aussi contre cette loi pesticide le dimanche 29 juin partout en France et même le 30 juin le lundi, il y a une commission mixe paritaire. Vous savez ces espèces de discussions en h clos entre sep sénateurs, sep parlementaires. Il se trouve que moi je vais la coprésider en tant que président de la commission des affaires économiques.
Ce h clos et ben il faut le dénoncer parce que ça risque d'entériner cette loi du plomb qui en plus enfin bref, je vous passe le détail mais la minorité prisontielle s'est débrouillée pour qu'il y a une forme de 493 déguisés qui fassent qu'on en a on n pas pu en en parler en hémicycle en assemblée nationale. Euh et donc voilà, il faut absolument dénoncer aussi cette CMP. C'est pourquoi, y compris le lundi 30 juin, bah par exemple, il y a les paysans des paysans qui vont monter pour dénoncer cette cette commission mixte par voilà.
Alors, j'arrive à un autre danger social, le conclave des retraites. D'abord, vous savez très bien que la France insoumise, nous considérons ce conclave comme une grande supercherie, une grande mascarade à laquelle nous pensons qu'il fallait surtout pas euh participer parce qu'elle est complètement biaisée depuis le départ. Elle ne sert qu'à une chose pour le préser Bairou. c'est de se maintenir autant que possible au pouvoir et d'éviter la censure.
Et vous savez que c'est au nom de ça que les socialistes ont refusé de voter la motion de censure et donc maintiennent ce gouvernement par ailleurs. Euh et puis ce conclave, ben il est complètement biaisé. notamment la CGT, force ouvrière en sont déjà sorti.
Le gros risque, c'est qu'en fait un tel conclave entérine en fait la réforme euh de la retraite à 64 ans alors même que euh il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour faire tomber cette réforme alors même qu'il y a une majorité dans l'opinion publique et que tous les syndicats de salariés se disent contre cette réforme des retraite qui je le rappelle est passée par 493 a été imposée par le la le président Macron et son gouvernement et aujourd'hui même C'est voilà, c'est une réforme qui n'existe que parce qu'il y a un un régime très voilà très autocratique de la part de du président Macron et du gouvernement. Bah, on veut l'abrogation, c'est tout. C'est juste l'expression de la démocratie et on veut un vote à l'Assemblée nationale.
Vous savez que la France insoumise avait proposé une niche parlementaire en novembre et que et un vote et que pendant toute la journée de cette niche parlementaire où on proposait l'abrogation qui est le seul moment proposer une loi hein dans l'année et bien ils ont fait de l'obstruction brutale pendant toute la journée la journée pour éviter ce vote. Et par ailleurs Manuel Bompard s'est exprimé lui aussi sur ce sujet. Ce conclave est légèrement reporté.
En tout cas, sa conclusion à lundi. Est-ce que la censure pour la France insoumise est déjà prête après le conclave ? C'est la censure.
Oui, bien sûr qu'elle est prête puisque tout le monde a compris désormais et nous nous l'avons compris depuis le premier jour mais tout le monde a compris désormais que ce conclave n'aboutira pas était un piège n'aboutira pas notamment sur l'abrogation de la retraite à 64 ans qui était quand même à l'origine de la mise en œuvre de cette de cette discussion. Et c'est une revendication qui est très largement soutenue aujourd'hui dans le pays par le peuple français. revenir sur cette réforme qui n'a jamais été adoptée à l'Assemblée nationale, qui est passé en force contre la vie de toutes les organisations syndicales.
Et donc c'est clair que si lundi soir, comme c'est quand même extrêmement probable, la décision qui sort du conclave, ce n'est pas l'abrogation de la réforme des retraites, alors nous déposerons une motion de censure. Avec un suspense. Est-ce que vos amis socialistes vont cette fois-ci la voter ou pas ?
Bah écoutez, moi je souhaite que cette motion de censure, elle puisse être déposée avec tous ceux à gauche qui veulent la déposer avec nous et puis voter par une majorité de députés à l'Assemblée à l'Assemblée nationale. Si les socialistes après avoir refusé maintenant à six reprises de censurer le gouvernement de François Bairou depuis le mois de janvier, décide enfin de revenir à la raison et de censurer ce gouvernement, j'en serai le premier heureux. Bien, j'en arrive à l'actualité internationale.
Voilà. D'abord, je je veux dire un mot évidemment pour tout le peuple palestinien. Chaque jour, il y a des dizaines de morts.
Il y a des dizaines d'enfants qui meurent sous les bombes de l'armée israélienne et du gouvernement d'extrême droite de Netaniaahu. Sous les bombes, mais aussi euh des enfants, des adultes qui meurent de faim, tout simplement parce qu'il y a un blocus humanitaire, donc un blocus vis-à-vis de l'aide humanitaire de la part du gouvernement d'extrême droit de Netaniao. Évidemment, en violation totale du droit international.
Et c'est pourquoi les participantes et participants de la flotti notamment je pense à ma collègue Rima Hassan ont été d'un courage extraordinaire et sont notre honneur aussi d'avoir tenté de braver ce blocus humanitaire sur un petit navire ce qui leur a valu d'ailleurs d'être incarcéré par les forces israéliennes. Cette flottie nous donne de la force pour continuer à nous mobiliser le plus fortement possible. Nous avons été 150000 à manifester à Paris. les centaines de milliers en France le weekend dernier.
Il faut continuer et nous le disons, aujourd'hui la France a une responsabilité. Le président Macron n'est absolument pas à la hauteur de la situation puisqu'il n'a toujours pas reconnu l'état de Palestine, puisqu'il n'a toujours pas agi fermement pour cesser l'accord commercial entre Israël et l'Union européenne qui est pourtant conditionné au respect des droits humains puisqu'il part toujours des armes pour le génocide euh à Gaza de France. Enfin un mot sur disons une situation extrêmement inquiétant, pas seulement une situation tout simplement une guerre.
Euh quoi qu'on pense du régime iranien que nous avons la France insouisse toujours condamné ? Les frappes d'Israël depuis quelques jours euh et bien euh amènent ce gouvernement d'extrême de Netaniaou tout simplement à être totalement hors la loi internationale encore une fois et je dis que la position française nous fait honte. la position en tout cas de ce de notre gouvernement puisque ce gouvernement s'est totalement aligné sur la position de monsieur Trump et de monsieur Netaniau en avoquant un droit à la défense d'Israël alors qu'il s'agit en fait d'une guerre préventive de la part d'Israël puisque c'est bien l'Iran qui est agressé et l'is Israël qui est l'agresseur et surtout ça fait peser sur tout le proche Orient un risque de guerre généralisé très grave et pas seulement sur le proche- orient en fait sur le monde monde entier, un risque de chaos vraiment dans le monde entier.
Évidemment, je pense déjà aux centaines de victimes y compris civil, mais il est temps surtout que la France se ressaisisse et en tout cas vous compterz sur la France insoumise pour à la fois dénoncer la position de la France et dire ce que devrait faire un État et un gouvernement responsable. Revaviar était membre de la flottie de la liberté au côté de Rima Hassan. Il a été arrêté illégalement par Israël.
On vous propose un extrait de notre entretien passionnant avec le militant. On écoute. Ce soutien que vous avez eu, vous l'avez ressenti à ce moment-là ou déjà avant ?
Alors euh moi, j'étais vraiment très focalisé sur le bateau euh le bateau, l'équipage que ça marche bien. Donc je je n'ai pas beaucoup regardé ce qui pouvait euh être dit, euh communiqué euh dans les médias de façon générale pendant qu'on était sur la navigation et après j'avais plus accès euh à à l'information. Donc euh je ne savais pas si ça avait marché ou pas, si ça avait permis quelque chose ou pas.
à Minima, on avait été en contact avec ben justement des personnes euh en Palestine et euh j'avais voilà, on avait senti que ça avait été une forme de d'espoir, de solidarité et donc déjà c'était merveilleux et c'était une forme de victoire. Euh après voilà, savoir s'il y avait un article qui était paru ou 5000, aucune idée s'il y avait des gens qui se bougeaient ou pas, aucune idée. Et donc là, ben moi je descends de l'avion avec RA, il y avait des hostilités dans l'avion.
Hm. Euh on a été exfiltré par le par la police pour notre sécurité. Donc là, un peu l'opposé de ce qui se passait quelques heures plus tôt.
Euh donc heureux de retrouver une forme de protection. Euh et là tout s'enchaîne très vite. Taxi, on file et on arrive sur la place.
Et là, pas le temps de souffler, boum, on arrive sur cette estrade et il y a je sais pas combien de milliers de personnes. Euh, ça fait un petit un grand écart certain et je ne m'y attendais pas. Euh, j'étais très heureux, très heureux de voir que les gens s'étaient mobilisés.
Euh je je je n'attendais pas ça. Euh et j'étais très Ouais. Ouais.
J'étais soulagé. Euh j'étais fier de ces gens. Euh fier de nous, de ce qu'on avait fait mais surtout fier de ces gens qui avaient pris leur responsabilité au sérieux et qui s'étaient dit "OK, moi je peux faire quelque chose, moi je dois dire quelque chose et j'y vais." Et et ça merveilleux merveilleux.
Et tous les soirs ils étaient là. Et tous les soirs ils étaient là. Mais ça je l'ai appris après.
Je me dis quoi ? Il y a des gens qui tous les soirs. C'est c'est pas en fait c'est pour nous euh mais c'est pour le peuple palestinien encore et toujours.
Euh et en fait c'est là où on se rend compte que c'est comme une chaîne et euh eux ont été solidaires de nous. On a été solidaire ensemble du peuple hastinien et on est tous liés. Et en fait, c'est toute cette humanité qu'on essaie de de ranimer qui qui est partie à la dérive très certainement en grande partie.
Pas tout le monde, il y en a qui ont toujours su rester conscient, intègre, engagé. Mais de manière globale, on a accepté euh ces vies individualistes, ces vies consuméristes, ces vies qui se soucient pas assez euh des autres. Et euh et là, il y a quelque chose, j'ai j'ai le sentiment euh je l'ai toujours, il y a quelque chose qui se passe de cette flamme qui est ravivée, cette flamme de l'humanité, de cette flamme de la dignité, de cette flamme euh voilà de l'altruisme et de la solidarité et et ça fait chaud au cœur.
Et derrière le samedi, on a eu la marche, le nombre de témoignages, les gens qui venaient individuellement remercier en pleurant, pas parce qu'on est alors il y en a qui disent qui sont qu'on est des héros, je suis absolument pas d'accord avec ça parce que les héros on claque des doigts, ils arrivent et ils font le boulot. On a tous quelque chose à faire et et personne n'est plus plus aucun autre aucune autre. Euh mais euh ces gens m'ont témoigné en fait de cette humanité qu'ils avaient retrouvé, de cette foi en l'humanité et ils pensaient que tout était fini et d'un seul coup il y a une lueur d'espoir.
Cet espoir, c'est à nous tous et toutes de le faire grandir. Et le faire grandir, ben c'est s'engager concrètement, sérieusement au quotidien pour que euh la justice soit faite, que ce massacre s'arrête, que ce génocide s'arrête et que l'état de Palestine soit reconnu euh et qu'il y ait des des solutions de intelligente, de paix qui soit employé euh parce que ça dure depuis trop longtemps et c'est plus supportable. Et donc on continuera à se mobiliser bien sûr.
Voilà. Comme vous. Ouais, toujours.
Et j'en profite, je mais je suis content parce que à aucun moment dans l'interview avant et maintenant on m'a demandé de parler de la France insoumise, de me positionner politiquement. Euh je remercie quand même euh la France insoumise d'avoir été là à chaque fois, je dis bien à chaque fois que moi en tout cas j'ai été en situation de détresse euh de façon injuste sur des combats. Euh sur la 69, vous étiez là.
Euh là sur le bateau, vous étiez là. Euh et je vous vois beaucoup sur le terrain et j'aimerais rappeler que vous n'êtes pas même si vous êtes peut-être radicaux, vous êtes surtout intègre et que vous êtes profondément humain. Voilà et je vous remercie pour ça.
Pour découvrir l'entretien en intégralité, rendez-vous dans la description pour retrouver le lien de l'épisode spécial. Je compte sur vous. Le mois de juin, c'est le mois des fiertés.
Mais alors, d'où viennent ces marches des fierté ? On en parle tout de suite avec Salomé, coanimatrice du groupe thématique LGBTI et droits nouveaux de la France insoumise. Le mois des fiertés, c'est depuis les années 70 un moment particulier pour les personnes LGBTI et pour leur communauté.
Il commémore en effet les émeutes de Stonewall qui en la nuit du 28 juin 1969. Donc qu'est-ce que c'est les émeutes de Stonewall ? Ce sont des émeutes qui ont eu lieu suite au harcèlement à harcèlement de plus puisque la répression des personnes homosexuelles aux États-Unis se faisait surtout par une répression policière.
Donc une descente a lieu contre un un bar de la communauté LGBTI et euh en réaction ces premières émeutes se passent avec euh des attaques contre les policiers euh et d'autres manifestations violentes pendant cette nuit. En mémoire de ces émeutes, le mois de juin est devenu peu à peu le mois des fierté et a donc pu se multiplier les marges des fiertés euh qui sont donc ces manifestations qui sont à la fois festives et revendicatives et qui ont fait un peu l'identité des luttes des des personnes LGBTI. Festiv aussi parce que les lieux qui étaient attaqués par la par la police, c'était principalement des lieux de fête.
C'était des bars, c'était les endroits où les personnes homosexuelles se retrouvaient. passer du temps, voyer leurs amis baiser aussi puisque c'était par exemple les Sonaget ou ce genre de choses. C'était donc des lieux de fête et cette dimension de la fête, elle a toujours été importante dans les marges de fierté pour une raison assez simple, c'est qu'elle permettait de de faire la fête, c'était important pour les communautés LGBTI pour célébrer notre fierté, justement parler de fierté par opposition à la honte à laquelle nos ennemis voulaient nous renvoyer.
C'était aussi l'occasion de célébrer le fait d'être en public alors que fondamentalement les conservateurs voulaient nous renvoyer à la sphère privée. Les personnes LGBTI acceptable pour elle était forcément des personnes LGBTI discrètes qui ne se manifestaient pas, qui ne se différenciaient pas des personnes hétéros ou des personnes 6. Et finalement, c'était aussi le moyen de célébrer notre joie, notre joie d'être qui nous sommes, notre joie par rapport à des personnes qui voulaient nous pathologiser nos existences et nos amours.
Donc cette dimension festive était très importante, mais il y avait aussi une dimension revendicative puisqu'elle provenait des meutes en lien avec le harcèlement policier que subissaient les personnes LGBTI. Ces marges de fierté, elles ont donc accompagné toutes les luttes des personnes LGBTI. Le moment où les marges des fierté ont pris une dimension politique particulière, c'est notamment pendant les années 80, les années sida puisque c'est le moment où les communautés LGBTI découvrent que elles peuvent mourir en nombre.
Le sida peut dévaster la communauté partout dans le monde. Ça n'intéresse fondamentalement pas les pouvoirs publics et la population générale. Et du coup cette décennie sida est un moment de politisation pour les personnes LGBTI et donc pour les marges des fierté. politisation autour des enjeux de santé euh des personnes LGBTI, de la prise en compte de leurs identités euh du fait d'avoir un accès à la santé qui ne soit pas empêché par l'homophobie et par la transphobie des du système de santé.
Elles ont ensuite accompagné les combats euh pour le mariage. Donc ça a pris par exemple la forme de de du partenariat civil. D'abord en France, le pax a été voté en 1999, puis en 2013 le mariage.
Et les marges de fierté ont continué à accompagner les combats LGBTI, par exemple pour la l'ouverture de la PMA au couple de femmes au cours des années 2010. cette dimension revendicative qui qui était là dès le départ vu qu'on ça venait d'une émeute forcément elle a toujours posé problème au réactionnair et si on a eu beaucoup l'image dans les années 2000 qui ont été un moment où on a cru qu'il y avait une acceptation sociale acquise des personnel GBTI au cours de cette période les marges de fierté ont acquis cette image d'une fête parfois un peu commerciale liée à des grandes entreprises mais en fait ça a été le résultat de cette normalisation des personnels GBTI Et aujourd'hui, ce qu'on constate à un moment où les droits des personnels LG GBTI sont de plus en plus remis en cause et qu'en tout cas on n' pas les avancées qu'on pourrait espérer euh pour les droits des personnes trans notamment, à ce moment de remise en cause, on a une obligation de de réveiller un peu cette dimension euh revendicative des marges des fierté. Ces reculs, le premier truc à en dire, c'est que c'est un phénomène international.
Les États-Unis en fournissent l'exemple le plus éclatant. Euh l'arrivée de Trump au pouvoir euh a été le moment d'un recul des droits des personnels LG GBTI assez radical puisque le premer jour de son mandat, Trump a pris un une série de de décrets qui ont par exemple euh tenté de vider le changement d'état civil de sa substance en empêchant le changement du marqueur de genre sur le passeport. euh organiser la détransition de force des personnes des femmes trans et des hommes trans en prison en les enfermant dans les dans les mauvaises prisons et en les privant de des soins de transition.
Euh et d'autres mesures qui visaient à par exemple mettre fin à la lutte contre les discriminations pour les personnes LGBTI. Donc ces reculs visent principalement les personnes trans mais en pratique touchent les personnes LGBTI dans leur ensemble. plus près de chez nous, on voit un un phénomène assez similaire se produire outreemche où euh le développement des mouvements antitrans euh et et leur capacité à à influencer les lieux de pouvoir, à influencer les personnes au pouvoir amené à notamment au à l'arrêt de la Cour suprême qui a exclu les personnes trans du bénéfice des lois qui luttent contre les discriminations.
Donc la fameuse le fameux Equality Act qui prévoit par exemple les dispositifs de lutte contre les inégalités salariales. à d'autres endroits, notamment en Europe de l'Est, ces menaces se font même légales directement ou physiques, comme en Hongrie où cette année le Parlement a voté l'interdiction des marges de fierté, mais aussi dans d'autres pays comme la Roumanie où les marges de fierté sont régulièrement menacé d'être attaqué ou font face à des contreemanifestations d'extrême droite violente qui les mettent en difficulté, qui rendent parfois la marche impossible. Mais on envoie aussi les prémisses en France l'année dernière et cette année de nouveau, la marche de Dijon a par exemple été interdite de centre-ville au nom de l'ordre public.
Le décret pris par le préfet de de la Côte d'Or cette année mentionne même la présence d'enfants dans le centre-ville de Dijon pour expliquer pourquoi l'ordre public serait menacé. Certaines marches ont décidé de prendre à bras le corps cette dimension politique. Par exemple celle de Strasbourg ou celle de Paris avec des messages très politiques porté sur dans les slogans, sur les affiches et ont reçu des attaques assez violentes de la part de l'extrême droite puis de la droite plus traditionnelle pour avoir porté ces messages.
La marge de Paris avait pris comme slogan cette année contre l'internal réactionnaire cuir de tous les pays. Unissez-vous. Laffiche de la marche qui reprenait ce slogan représentait l'International réactionnaire par un personnage chaotechnique euh identifié avec une croix celtique dans le cou euh mis chaos donc par les cuirs de tous les pays représentés par des personnages colorés.
Cette affiche qui reprenait des codes cartoon, on va dire, a été attaquée comme représentant une violence alors qu'il dénonce au contraire la violence des de l'international réactionnaire qui vise à interdire nos nos marges de fierté et a conduit ensuite suite à ces attaques qui ont d'abord été lancées par l'extrême droite puisqueau départ c'est vraiment les députés RN et les groupes vraiment très très à droite qui ont lancé les attaques mais il a conduit la droite traditionnelle à reprendre les attaques et Valérie PCres donc présidente de la région Île-de-France a indiqué qu'elle voulait retirer sa subvention à la marge de fierté. Cette subvention contribue assez de façon assez importante au budget de la de la de l'intérêt LGBT, l'association qui organise la marge des fierté et vient donc mettre en danger financièrement la marge des fierté parisienne. Ces attaques qui se produisent jusqu'en France et qui risquent de devenir plus violentes avec la montée en puissance de l'extrême droite prouve que nous sommes à un moment clé pour les personnes LGBTI.
à un moment clé si nous ne voulons pas que nos droits régressent et si nous voulons parvenir à l'égalité sociale pour les personnes LGBTI. Euh égalité sociale que nous réclamons bien évidemment. Je parle d'égalité sociale parce que aujourd'hui en France et ailleurs dans le monde, être une personne LGBTI, c'est encore un facteur de vulnérabilisation sociale très intense.
Pour s'en convaincre, il suffit de consulter la dernière édition de l'enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne qui s'intéresse au aux conditions de vie des personnes LGBT i partout en Europe. On ne peut qu'être éfaré par le la prévalence de discrimination. Par exemple, en France, ce sont % des personnes LGBTIQ qui se disent victimes de discrimination dans les 12 mois qui précèdent l'enquête.
Si on s'intéresse plus spécifiquement au cas des personnes trans, ce sont 70 % d'entre elles qui indiquent avoir été victimes de discrimination dans l'année qui a précédé. Ces discriminations touchent tous les domaines de la vie. Pour 18 % des personnels GBTI, ce sont des discriminations au travail ou dans la recherche d'un emploi.
Pour 17 % d'entre elles, ce sont des discriminations en accédant à des services médicaux ou sociaux. Ces discriminations nous touchent à tous les âges de notre vie. Ce sont par exemple 71 % d'entre nous qui déclarent avoir subi du harcèlement scolaire au cours de leur éducation. ces discriminations on ont un impact sur nos vies, elles ont un impact sur notre santé mentale puisque nous avons des risques plus élevés euh de faire des dépressions ou des des risques de tentative de suicide plus importants, mais elles ont un impact aussi sur notre sur nos conditions de vie puisque les discriminations subies au travail, les discriminations subies dans la recherche du logement, les discriminations subies dans la famille nous mettent dans des situations sociales difficiles.
Les personnes LGBTI sont ainsi très surreprésentées parmi les personnes mal logées ou sans logement. On n pas de stat pour la France mais par exemple au Royaume-Uni ou au Canada, on a des chiffres de l'ordre de 25 à 30 % des personnes SDF, des jeunes personnes SDF qui seraient LGBTI. Énorme.
C'est énorme. C'est pour ça que je donne ces stats. Cette question de légalité sociale, elle est donc pas du tout anodine.
C'est une question vitale pour nous personnes LGBTI. Au-delà de ça, il reste quelques cas de discrimination légale qui subsistent dans la loi. Le plus évident, c'est bien sûr le cas de la PM de l'accès à la PMA.
La loi a été écrite d'une façon qui exclut de facto les personnes trans de l'accès à la PMA, malgré les amendements que le groupe ALFI avait déposé à l'époque pour proposer une écriture de la loi qui ne les exclurait pas. Une autre problématique importante pour les personnes trans, c'est la question du changement d'état civil. Ne pas pouvoir changer rapidement d'état civil, ça veut dire vivre parfois 1 an ou plus avec des papiers qui ne correspondent pas à la personne que l'on est.
C'est s'exposer du coup dans plein de contacts de la vie de tous les jours, retirer un colis, euh prouver son identité à l'entrée d'une boîte de nuit ou d'autres opérations à notre zin comme celle-ci. On est obligé de révéler notre transidentité à des personnes qui n'ont pas besoin d'en connaître et on s'expose ainsi potentiellement en risque de discrimination de violence qui est assez élevé comme on l'a exposé plus tôt. C'est pour ça que la France mise à l'image de ce qu'on fait les vers au Sénat et en conformité avec ce qui était proposé dans le programme de la France insise pour l'élection présidentielle de 2022 a déposé une proposition de loi pour permettre une procédure de changement d'état civil qui soit libre, gratuite et à en mairie et administrative puisqueà l'heure actuelle changer l'état civil c'està dire faire une requête au tribunal et attendre 3 mois 6 mois parfois plus d'un an pour obtenir la confirmation de de son changement d'état civil La France insoumise se prononce résolument pour le droit à une transition libre et gratuite qui serait consacrée dans la Constitution par l'inscription du droit à l'autodétermination du genre.
Deux conséquences principales on découlerait. La première, c'est la question du changement d'état civil libre et gratuit. L'autre versant, c'est la prise en charge et le remboursement des soins de transition d'une manière sécurisée par la loi.
À l'heure actuelle, le remboursement de nos soins est une tolérance de l'assurance maladie et n'est prévue par aucun texte. De la même façon dans le cas des personnes intersexes qui sont des personnes qui à la naissance ont des caractéristiques sexuelles, on dit primaires, c'est celles qu'on a à la naissance qui ne sont pas claires ou elles sont pas faciles à catégoriser comme masculin ou féminin. Donc il y a une hésitation pour les médecins.
Est-ce que c'est un un petit garçon ? Est-ce que c'est une petite fille ? Et cette hésitation, elle était vraiment perçue comme quelque chose de très problématique par la médecine tout au long du 20e siècle. au point que la médecine a très vite décidé à partir des années 50 qu'il fallait remédier et corriger les corps le plus tôt possible et cela voulait dire généralement des opérations dès les premiers mois de la vie du bébé après le choix d'un d'un sexe ou de l'autre en fonction de caractéristiques qui étaient vraiment lié à l'idée de permettre une fonctionnalité des parties sexuelles.
Et c'est vraiment ça comme ça que c'est décrit par les médecins, c'est il faut que le le vagin soit capable de pénétration, il faut que le pénis soit puisse avoir une érection qui soit assez long et cetera. il y avait vraiment cette cette question de de fonctionnalité des parties sexuelles et ça entraîne une institution médicale qui prend en charge ses enfants donc sans leur consentement puisqu'ils sont pas à un âge où ils peuvent consentir alors qu'il n'y a pas d'urgence vitale parce que ces enfants peuvent avoir un développement euh tout à fait sa par ailleurs et parfois se même informer les parents et avec une volonté aussi de cacher les choses. Un une des problématiques que rencontrent les personnes intersexes aujourd'hui, c'est les difficultés d'accès au dossier médical.
Une loi a été votée il y a quelques années pour euh tenter d'interdire cette ces pratiques, mais vu qu'elle autorise encore ses pratiques lorsqu'elles ont un intérêt médical et que l'intérêt médical est pas défini et en fait pour les médecins, c'était un intérêt médical de corriger les corps. Donc en pratique, elle continue encore et il faudrait une loi qui permette de mettre fin à ces mutilations d'enfants à partir du principe qu'en fait c'est des choses qui peuvent être réglées plus tard et qu'il n'y a pas d'enjeu existentiel à assigner un sexe ou assigner un sexe correct à la naissance. Finalement, on a on a un peu parlé d'accès à la santé, mais l'accès à la santé est vraiment une problématique fondamentale pour les personnes LGBTI.
Pour les personnes trans, par exemple, l'accès à la santé, c'est bien sûr l'accès à la au soins de transition. qui peut paraître un peu évident, on a besoin d'accéder au soin de transition, mais c'est aussi l'accès aux soins primaires, les soins de la vie de tous les jours. Parce qu'aujourd'hui, quand on est une personne trans, on subit des refus de soins, des des violences médicales, euh du harcèlement ou d'autres problématiques qui font que c'est difficile de se faire soigner.
Euh, il est impératif de de lutter contre la discrimination dans le système de santé contre les personnes trans pour permettre un accès égal de tous à la santé. Ces problématiques touchent principalement les personnes de Trans, mais elles touchent aussi les personnes LGBTI dans leur ensemble. Ce problème d'accès à la santé et il est vraiment euh endémique pour les personnes trans.
D'après la même enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, euh c'est plus de 45 % des personnes trans qui déclarent des discriminations dans un contexte de service médical ou social dans l'année qui précède. Donc en fait, ça arrive à quasiment toutes les personnes trans de subir des refus de soin à un moment de sa vie. pour en donner la la proportion.
Par exemple, quand on est une personne trans, on cherche généralement à obtenir une transition hormonale, pas toujours par ailleurs. Mais donc, on se dit le le spécialiste des hormones, c'est l'endocrinologue. Euh l'association Outrance avait fait une un testing des endocrinologues parisiens.
Ils en avaient appelé 62 pour une prise en charge d'une personne trans qui voulait une prise en charge hormonale. Il y en a cinq qui avaient accepté de lui donner un rendez-vous. Comme je disais au début, les marges de fierté sont des moments de revendication.
Et aujourd'hui, que se repolitise les marges des fierté, évidemment ces revendation, elles vont être centrales dans les luttes qu'on va porter notamment lors des marches. Et c'est à ce titre que la France insoumise appelle à participer à toutes les marges des fierté partout en France et sera présente dans le plus grand nombre d'entre elles. Et nous serons présents à Paris aussi pour la marge des fierté le 28 juin pour soutenir l'inter LGBT contre les attaques qu'elle a subi.
C'est maintenant autour de l'insoumission.fr pour sa carte blanche. Nadim, c'est à toi.
Merci Claire. Et bonjour à toutes et à tous pour cette nouvelle carte blanche de l'insoumission. Voici le titre Caroline Parmentier, Laurent Jacobelli et les autres.
Le RN entre panique et silence face au propos racistes de leurs députés. Chassez le naturel, il revient en galop. Au RN, c'est à la fois la panique et le silence gêné qui domine cette semaine.
Les écrits racistes, antisémite homophobe de la députée Caroline Parmentier, très proche de Marine Le Pen, le porte-parole est député du parti Laurent Jacobelli en procès pour avoir insulté de je cite Rakaille, le député franco-algérien Belkir Beladad et le RN demanda à des députés de quitter des groupes Facebook sur lesquels pleuvent des propos racistes, antisémites, islamophobes, homophobes. Définitivement, le RN n'a pas passé une bonne semaine. Reprenons.
Commençons par Caroline Parmentier. Vous pouvez retrouver son portrait dans les colonnes de l'insoumission. Députée du Nord Pascalis, elle a été rédactrice en chef de présent, un quotidien d'extrême droite multicondamné.
C'est une défenseuse de la dangereuse théorie du grand emplacement et pour elle, l'avortement c'est comme un génocide. Je cite "Arrès avoir génocidé les enfants français à raison de 200000 par ans, on doit maintenant les remplacer à tour de bras par les migrants." Une plongée dans les écrits de Caroline Parmentier dans les colonnes de présent permet de dévoiler nombre de propos inqualifiables de la députée le péniste.
Par où commencer ? Selon elle, il existe, je cite un lobby juif, je cite toujours, elle parle de meut tribal dans les banlieux. Elle parle entre guillemets de voyou ethnique désœuvrés.
Elle constu, je cite, le lobby LGBT, la folie du tout homo et elle rend l'homosexualité responsable du sida. Les références antisémites dans le torchon quel quotidien présent sont Légion. L'anniversaire de la mort de Pétin est célébré.
On se pose des questions sur l'affaire de Refus. En 95, Caroline Parmentier rend hommage à l'écrivain fasciste Robert Braziac. un collabo fusillé en 45 pour intelligence avec l'ennemi.
Mais en parlant de lui, Caroline Parmentier, elle parle de héros, de modèle pour celui qui avait dit qu'il fallait ramasser en bloc les juifs et leurs petits comme le rappelait Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen en 2012 sur l'émission des paroles et des actes sur LCP. Voici ce qu'a répondu Sébastien Chenu, vice-président du RN pour défendre la députée. Donc Caroline Parmentier, elle a rompu avec une ligne, elle a rompuie, elle a rompu avec des propos et il faut plutôt se féliciter qu'elle rejoigne Méap, elle ne retire pas ses propos, hein, elle les mainti, vous savez, je crois qu'elle on n pas à se justifier auprès de Méia Partin n'est-ce pas surtout que interrogé sur ses Ignomini par Media Part car mentir ne retire rien de ce qu'elle a pu écrire.
Interrogé à l'Assemblée nationale, les députés Aren esquive les questions, se tent Le Pen et Bardella se murent dans le silence. Passons maintenant à Laurent Jacobelli. En 2023, il a traité Belkir Belad, député ex-Macronist de je cite Rakaill.
Je cite "Le Hamas va bien" est-il demandé. Ces deux députés se retrouvent ce 17 juin 2025 au tribunal. Le député ren est jugé pour outrage à une personne chargée d'une mission de service publique, un jour un jour non public en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion et diffamation non publique.
Il nit au racisme dans ses propos. Il y a une attention une intention de faire le lien avec mon nom ou ma couleur de peau, réplique Belkir Beladad précisant que Jacobelli était parfaitement au courant de sa double nationalité franco-algérienne. Le délibéré est attendu le 2 septembre.
Au vu des faits film de surcroix nul doute du caractère raciste du député Jacobi. Pour terminer cette chronique, revenons sur cette panique à bord au sein de l'appareil le péniste. Début juin, le média les jours révélait que neuf députés eren étaient présents sur un groupe Facebook intitulé La France avec Jordan Mardella sur lesquels pulent des messages racistes et antisémites.
Je cite les Arabes dehors. Je cite "La France est dirigée par les Juifs sionistes. Je cite toujours il nous manque un mec à petite moustache.
Tout serait fini très vite. Désolé, j'ai oublié son nom. Fin de citation.
Ce n'est qu'après les révélations du média les jours que certains députés membres ont quitté le groupe, sinon visiblement appartenir à un groupe où de tels propos sont tenus ne leur posaient pas problème. La panique à bord dont on parle est illustré par ce message en interne de Renault Labé, secrétaire général du groupe parlementaire du RN à l'Assemblée nationale demandant expressément aux députés de quitter ses groupes Facebook un message envoyé le 16 juin. Donc chasser le naturel.
Vous connaissez la fin de la citation. Car oui, il faut toujours le rappeler. Sous les cravates, le RN est toujours un parti raciste.
Députés le sont tout autant, même s'ils prétendent l'inverse. Ne jamais oublier jamais que ce parti a été fondé par un vafeness entre autres. Siamouti antifascisti toujours Zoé et Antoine pour l'institut la Boessie ont quelques annonces à nous faire.
Est-ce que vous connaissez la conférence Historical Matérialism ? C'est un grand congrès qui réunit toute la pensée marxiste du monde entier. et qui va se tenir pour la première fois à Paris du 26 au 28 juin prochain.
Et le fait qu'il sne à Paris, c'est un signe de bonne santé de la pensée du matérialisme historique dans notre pays. Et nous, l'Institut Laabie, bah on n'y est pas pour rien dans cette bonne santé puisque depuis 2 ans, à travers nos conférences, nos colloques, nos émissions, nos livres, nos notes et bien nous contribuons à mettre sur le devant de la scène des jeunes chercheurs de la pensée marxiste en France dans tous les domaines et à mettre en circulation leurs analyses sur notre époque. Et donc c'est pour ça que nous serons nous aussi présents lors de cette conférence Historical Matérialism et on vous invite à vous y rendre notamment pour trois conférence.
Le jeudi 26 juin à 11h. Clémence Gueté, notre coprésidente, participera à une table ronde sur le thème travail syndicalisme et écologie avec la militante Elsa Codron, le politiste Vincent Colin et la chercheuse en science du soutenable Monica Piceno Hernandez. Le samedi 28 juin à 11h, notre autre coprésident Jean-Luc Mélenchon discutera des tests de la théorie de l'air du peuple avec le philosophe spécialiste des commun Carlo Verchelloné et la sociologue spécialiste de la logistique Carlota Benve.
Au même moment se tiendra aussi une discussion dont l'Institut Boisier est à l'initiative autour de la question moment fasciste ou rétrécissement oligarchique de quoi le divorce entre capitalisme et démocratie est-il le nom ? Et dans cette discussion et bien on retrouvera Cédric Duran, économiste et auteur du livre de la collection de l'Institut la bois, faut-il se passer du numérique pour sauver la planète, mais aussi Marlè Banquet, sociologue et notamment co-animatrice du département de sociologie de l'Institut La Boyi, Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis et Yann Lelan, sociologue contributeur à notre ouvrage collectif extrême droite la résistible ascension. Et si ces deux dernières conférences vous intéressent, pas de panique, elles sont en même temps mais elles seront filmées et donc disponibles à postériorist sur notre chaîne YouTube à laquelle vous devez vous abonner.
Pour vous inscrire à Historicle Matérialisam Paris, comment faire ? On va vous mettre le lien dans la description YouTube, mais en gros, il faut aller sur le site.li et rechercher Historical Materialism Paris.
Et pour consulter l'intégralité du programme des 3 jours, ça se passe sur le site hmparis.org. Et pareil, on vous met le lien dans la description.
Et quant à moi, je vais vous parler d'une 2e actualité de l'Institut Laboessie pour vous annoncer en exclusivité notre prochaine émission 100 % YLB qui sera aussi la dernière de la saison avant notre grand retour à la rentrée. Cette émission, elle aura lieu le lundi 30 juin à 19h en direct sur notre chaîne YouTube comme d'habitude et cette fois on va s'attaquer à un sujet qui peut paraître un peu obscur ou spécifique mais qui est en fait absolument central pour comprendre bah comment fonctionne le capitalisme contemporain et donc aussi comment lutter contre ce système capitaliste contemporain. C'est le sujet du monde de la logistique, c'est-à-dire tout ce qui concerne les activités ou les infrastructures qui font circuler les biens, les marchandises, les informations, que ce soit le stockage, le tri des marchandises dans des grands entrepôts ou tout ce qui les transporte à travers le monde et le pays.
Donc même si on le voit pas, ce monde logistique, il est en réalité omniprésent. On a par exemple 90 % des produits qu'on consomme qui passent par ces grands entrepôts logistiques. Et puis c'est aussi beaucoup beaucoup de gens qui travaillent désormais dans ce secteur avec de plus en plus d'emplois et des emplois bien souvent très précaires avec des conditions parfois encore plus dures que d'autres activités ouvrières traditionnelles.
Bref, donc c'est un sujet absolument central dont on a déjà parlé à l'Institut Laboessie et qu'on va essayer d'approfondir avec cette émission avec des invités absolument exceptionnels comme d'habitude et dont on va vous dévoiler quelques noms aujourd'hui. Dans cette émission, on aura trois plateaux différents. Dans le premier, on va essayer de se demander ce que signifie l'émergence de ce monde logistique pour le capitalisme contemporain.
Et ça, on va en discuter entre autres avec David Gaborioot qui est un sociologue spécialiste du travail et du monde de la logistique et Latitia Dablan qui travaille elle sur l'impact de la logistique sur les territoires et sur les espaces urbains. Dans un deuxième plateau, on va aborder la question des travailleurs de la logistique et de leurs conditions de travail bien souvent dégradé avec les sociologues Carlotta Benveign et Lucas Tranchant ainsi qu'un syndicaliste de l'entreprise GODIS à Gunevil dans laquelle les travailleurs des entrepôts se sont justement battus pour leurs conditions de travail tout récemment. Et puis dans un dernier plateau, on va s'interroger comme souvent à l'Ilb sur les conséquences et les perspectives politiques qui sont ouvertes par ce nouveau capitalisme logistique à la fois au sujet des lutes des travailleurs qui se mènent au sein même des entrepôts, mais aussi de manière un peu plus large sur la manière dont tout ça peut redéfinir la lutte des classes aujourd'hui et faire émerger de nouvelles luttes populaires et écologistes.
Donc ça ce sera l'objet de la dernière discussion avec Jean-Luc Mélenchon qui est le coprésident de l'Institut la Boesséie, Carlota Benvenue dont on a déjà parlé et Lou militante du mouvement Stop Green Doc qui est un mouvement qui se bat contre le projet d'un entrepôt géant logistique en Île-de-France. Donc on espère que vous serez nombreux à nous suivre comme à chaque fois pour nos émissions 100 % ILB. Et pour ne pas la rater, on vous conseille comme toujours de vous abonner à notre chaîne YouTube et puis aussi à notre newsletter pour ne rien rater de nos prochains événements.
Vous pouvez vous y inscrire sur institutulabesie.fr. Fr.
À très vite et c'est déjà la fin de ce 15e épisode de votre podcast préféré. Touche pas à mon peuple. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode.
Vous pouvez nous écouter sur Spotify, YouTube, Dieser, podcast Addict ou encore Amazon Musique. Je vous invite aussi à partager cet épisode auprès de vos proches et à nous faire vos retours. On vous lit avec attention et on vous remercie pour tous vos commentaires positifs.
N'hésitez pas à proposer vous aussi des sujets qui vous tiennent à cœur. On les nota tous. Je vous rappelle aussi que vous pouvez faire un don à la France insoumise pour nous aider dans toutes nos initiatives.
Pour cela, rendez-vous sur notre site lafance insoumise.fr. Je vous souhaite une très belle semaine, une semaine de lutte, de bataille victorieuse et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. [Musique]
Aurélie Trouvé