Langues régionales : "Il y a une écoute positive de la part d’Edouard Geffray, mais..."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Fait
« Bien figurez-vous que c'est la réalité cette mésaventure et s'est réellement produite auprès de moins de trois enseignants. »
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« la loi Molac sur les langues régionales voté en 2021 est la seule jamais votée depuis 1958 et la création de la 5e République, la seule. »
- 1:24Fait
« elle dépend en fait cette application de la bonne volonté du recteur sur le sujet ou de sa mauvaise volonté »
- 2:02Fait
« Un rapport rédigé par deux sénateurs récemment sur le sujet. Un sénateur d'origine vasque, Max Brisson, et un sénateur sénatrice d'origine bretonne, Karine Daniel. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je vais vous demander un petit effort d'imagination. Imaginez que vous soyez prof d'histoire. Imaginez que vous ayez des origines bretonnes. Que vous connaissiez un peu la langue bretonne mais pas suffisamment pour la parler couramment et que vous décidiez de vous-même de suivre une formation à la langue bretonne. Vous suivez cette formation. Votre niveau de breton est suffisant pour que vous puissiez enseigner cette matière. Cela tombe bien parce que il y a des écoles qui réclament des profs d'histoire en Breton et on en manque globalement. Et donc bah vous attendez évidemment à être affecté en Bretagne et bien pas du tout. Le ministère de l'éducation nationale vous envoie en vendé où il n'y a pas une seule classe de breton. C'est un effort d'imagination que je vous ai demandé.
Bien figurez-vous que c'est la réalité cette mésaventure et s'est réellement produite auprès de moins de trois enseignants. Et ça illustre une vérité malheureuse c'est que il y a 5 ans de cela, une loi a été votée en faveur des langues régionales. Elle s'appelle la loi Molac. Et cette loi Molque, elle est mal appliquée pour le dire très gentiment. Parenthèse, la loi Molac sur les langues régionales voté en 2021 est la seule jamais votée depuis 1958 et la création de la 5e République, la seule. Vous imaginez ça illustre à quel point la France a une volonté farouche de défendre ses langues régionales et de prendre des mesures en leur faveur. Évidemment, conformément à tous les discours que tiennent les ministres. Bon, fin de la parenthèse, mais cette hypocrisie a tendance à m'agacer. Vous
devez le sentir un petit peu. Bref, la loi Molac enfin voté et mal appliquée, ce qui est quand même dommage ça. Alors, on peut dire c'est de la désorganisation euh pour le dire plus franchement, elle dépend en fait cette application de la bonne volonté du recteur sur le sujet ou de sa mauvaise volonté, de la pression qu'exerce sur place les militants ou pas. C'est tout à fait anormal. Quand une mesure nationale est prise, je crois, en faveur de la dictée ou en faveur de l'informatique, elle s'applique. Elle ne dépend pas de la bonne volonté du recteur qui est là pour appliquer les textes et pas pour donner son avis personnel. Ben non, en matière de langue régionale, ça dépend des des personnalités sur place. C'est tout à fait anormal. Et c'est ce que dénonce un
rapport rédigé par deux sénateurs récemment sur le sujet. Un sénateur d'origine vasque, Max Brisson, et un sénateur sénatrice d'origine bretonne, Karine Daniel. Ça ne vous surprendra pas tout à fait de voir les origines de ces deux sénateurs, mais enfin ils ont fait leur travail et ils viennent de rencontrer le ministre de l'éducation nationale Édouard Gefray euh qui me disentil s'est montré très ouvert, très à l'écoute de leur demande. Donc c'est c'est plutôt bien. Mais enfin, on attend maintenant concrètement des mesures efficaces et concrètes. Les deux sénateurs le savent, ils ont eu un discours positif, tant mieux, mais ils vont devoir continuer à faire pression parce que malheureusement en matière de langue régionale, on en est toujours là. Plus de détails comme
d'habitude sur la version écrite de la lettre d'information de l'Express sur le bout des langues.
Max Brisson