Le retour des primaires... sans Xavier Bertrand ? #cdanslair 06.07.2021
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Chapitres
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Propositif 28 %Attaque 48 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 1:49RelanceRéponse partielle
Yves Tréhard, ils avaient pourtant promis qu'on ne les y reprendrait pas.
- 3:12OuverteRéponse directe
Avec quels arguments, Yves Tréa ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Vanessa Schneider, ça s'appelle un gros coup de pression.
- 6:58ComplaisanteRéponse partielle
On vous retrouve tous les matins dans le brief politique sur la radio France Info.
- 7:04OuverteRéponse directe
L'homme ou la femme providentielle que certains espéraient ne s'est pas imposée.
- 9:29OuverteRéponse directe
Mais on sent bien que ça reste, Neila Latrousse, un traumatisme à droite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33PrésentateurFait
« Ce matin, Pécresse, Vauquiez, Retailleau et le centriste Hervé Morin ont signé une tribune pour réclamer des primaires. »
- 0:43PrésentateurFait
« Le président de la région des Hauts-de-France, réélu et en tête dans les enquêtes d'opinion à droite, refuse de se soumettre à un processus de départage et trace sa route. »
- 2:10InvitéFait
« Ce qui leur a coûté la présidentielle de 2017, c'est évidemment les affaires qui ont accablé la droite et plus particulièrement François Fillon. »
- 2:46InvitéChiffre
« Xavier Bertrand, certes, a un avantage manifeste de quelques points, de 3, 4 points par rapport aux autres prétendants. »
- 3:32InvitéFait
« Xavier Bertrand, il incarne une droite populaire qui n'est pas sortie des grandes écoles, qui veut réconcilier la droite avec le peuple pour faire vite et pour faire un peu caricatural. »
- 7:34InvitéFait
« Il n'y a pas de haine. Il y a de la rivalité. Il y a l'idée que, aussi bien chez une potentiellement Pécresse qu'un Retailleau, que finalement, pourquoi est-ce qu'il devrait s'incliner devant Xavier Bertrand ? »
- 11:02InvitéFait
« Xavier Bertrand a dit « mais moi, votre primaire, je ne veux pas en entendre parler, je serai candidat quoi qu'il arrive. J'ai gagné ma région, je serai candidat. » »
- 13:22Locuteur non identifiéChiffre
« Le président des Hauts-de-France a pris une longueur d'avance dans les sondages pour la présidentielle. Il est crédité de 18% des voix, en troisième position derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. »
- 13:34Locuteur non identifiéChiffre
« Valérie Pécresse, elle, ferait moins bien 14% des intentions de vote et Laurent Wauquiez, 13%. »
- 24:28InvitéChiffre
« Il dit 4 millions de personnes, c'est avec un ancien président de la République et deux anciens premiers ministres. Nicolas Sarkozy, candidat, François Fillon, candidat, Alain Juppé. »
- 28:43InvitéFait
« Christian Jacob, c'est un gaulliste. Il a un chouchou. C'est François Baroin. »
- 29:05InvitéFait
« Son poulain, François Baroin, n'a pas pour l'instant manifesté l'intention d'y aller malgré toutes les pressions de son camp pour le pousser à le faire. »
- 35:12Locuteur non identifiéFait
« Le gouvernement abandonnerait son projet de système par points et la suppression des régimes spéciaux très contesté. »
- 35:26Locuteur non identifiéChiffre
« Pour se concentrer sur l'âge légal de départ, il passerait de 62 à 64 ans. »
- 35:16Locuteur non identifiéFait
« le gouvernement abandonnerait son projet de système par points et la suppression des régimes spéciaux très contesté. »
- 35:25Locuteur non identifiéFait
« Pour se concentrer sur l'âge légal de départ, il passerait de 62 à 64 ans. »
- 35:33Locuteur non identifiéFait
« une mesure sur laquelle le gouvernement compte pour résorber le déficit abyssal des retraites. »
- 35:35Locuteur non identifiéChiffre
« Il atteint 18 milliards d'euros en 2020, victime du ralentissement économique pendant la crise sanitaire. »
- 36:24Locuteur non identifiéChiffre
« les retraites pèsent aussi 14% de la dépense sociale dans notre pays. »
- 37:26Locuteur non identifiéChiffre
« Selon un sondage publié jeudi dernier, 57% des Français s'opposent au retour de la réforme des retraites avant la fin du quinquennat. »
- 38:32InvitéFait
« ils se disent oui majoritairement il faudrait reculer l'âge de départ à la retraite mais de là à vouloir le faire avant le premier tour non. »
- 38:56InvitéFait
« depuis longtemps c'est que quitte à prendre une réforme paramétrique ils préfèrent à ce moment-là plutôt une hausse des cotisations qu'un recul de l'âge de la retraite notamment à 64 ans. »
- 40:37InvitéFait
« Emmanuel Macron est la gauche parce qu'Emmanuel Macron n'a pas été élu que par la droite. »
- 44:30InvitéFait
« Valérie Pécresse issue des LR hors LR un Éric Zemmour potentiellement pour ceux qui voudraient une droite encore plus dure que celle représentée par l'Assemblée nationale. »
- 46:08InvitéFait
« Emmanuel Macron il a un sujet avec la droite beaucoup plus qu'avec la gauche. »
- 47:08PrésentateurFait
« est-ce qu'à l'Elysée on redoute une candidature Bertrand ? »
- 48:49InvitéFait
« Xavier Bertrand parce qu'il correspond à un profil qui est très différent du sien même s'il défend des idées de droite. »
- 51:51InvitéFait
« le candidat à la primaire écologiste a choisi Pantin dans le 93 pour son premier meeting. »
- 1:00:43InvitéFait
« Il a apporté la preuve qu'il a pu exister sans élus locaux, sans parti derrière lui et sans financement public »
- 1:02:28InvitéFait
« Les résultats sont en demi-teinte en réalité »
- 1:03:12InvitéFait
« Macron et Le Pen sont quand même assez sur la réserve »
- 1:03:30InvitéFait
« Surtout avec cette abstention, personne ne sait appréhender cette abstention »
- 1:03:46InvitéFait
« La candidature qui est regardée de près, c'est la candidature de la droite »
Temps de parole
- Invité41 %
- Présentateur19 %
- Invité 219 %
- Invité 311 %
- ?4 %
- Locuteur non identifié3 %
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Toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet, les réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Depuis les régionales, la droite se met à croire en ses chances pour la présidentielle et se retrouve confrontée en réalité à un problème de riches, un trop-plein de candidats pour 2022. Ce matin, Pécresse, Vauquiez, Retailleau et le centriste Hervé Morin ont signé une tribune pour réclamer des primaires. Une opération qui a pour but d'arrêter Xavier Bertrand, lancée dans une campagne en solo. Le président de la région des Hauts-de-France, réélu et en tête dans les enquêtes d'opinion à droite, refuse de se soumettre à un processus de départage et trace sa route.
Le parti cherche à tout prix à éviter le retour de la machine à perdre, de la bataille des égaux et de primaires qui ont laissé un goût amer en 2017. De son côté, Emmanuel Macron compte bien, lui, continuer à s'adresser à l'électorat de droite en poursuivant ses réformes, à commencer par celle des retraites sur laquelle il doit se prononcer dans les jours qui viennent. Le retour des primaires sans Xavier Bertrand, c'est une question, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Yves Tréhard, vous êtes éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro. C'est dans votre journal qu'est publié cette tribune qui en appelle à des primaires.
Je cite votre éditorial publié hier, présidentielle 2022. De la droite a une chance et un atout, vous nous direz pourquoi dans un instant. Vanessa Schneider, vous êtes grand reporter au journal Le Monde. Neila Latrous, vous êtes journaliste politique. On vous retrouve tous les matins dans le brief politique sur la radio France Info. Enfin, Brice Tinturier, vous êtes directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C dans l'air en direct. Yves Tréhard, ils avaient pourtant promis qu'on ne les y reprendrait pas.
Bah oui, mais on les reprend
à chaque fois. Ils y
reviennent à la primaire et aux primaires.
À
chaque fois. En fait, ils font une erreur de calcul d'ailleurs. D'abord, si je puis dire. Ce n
'est
pas la primaire qui leur a coûté la présidentielle de 2017, contrairement à ce qu'ils croient les uns et les autres. Ça n
'a
évidemment pas tellement arrangé leur image. Mais ce qui leur a coûté la présidentielle de 2017, c'est évidemment les affaires qui ont accablé la droite et plus particulièrement François Fillon. Si François Fillon n'avait pas eu toutes ces histoires autour de lui, il n'était pas très loin des deux qualifiés. Donc, ce n
'est
pas la primaire
qui
les a disqualifiés.
En tout cas,
ce matin, un appel dans le Figaro de la part de certains ténors de la droite pour dire qu'il faut en passer de nouveau par les primaires.
Oui.
Alors, la preuve, c'est qu'eux, ils ont peut-être fait un peu le calcul. Alors, ils veulent en passer par la primaire parce que c'est vrai que c'est le moyen le plus démocratique pour départager les uns les autres. Deuxièmement, ils voient dans les sondages que Xavier Bertrand, certes,
a
un avantage manifeste de quelques points, de 3, 4 points par rapport aux autres prétendants. Mais qui n
'est
pas un avantage énorme, je dirais. Et donc, ils se disent, en plus, Xavier Bertrand est le seul déclaré. Les autres ne sont pas encore déclarés officiellement. Donc, ils se disent, le match n'est pas joué.
Ils se disent
avec quels arguments, Yves Tréa ?
Ils se disent avec les arguments que s'il y a une primaire, chacun fait une campagne, chacun défend ses arguments et ils ont en plus, pour certains d'entre eux, et les 4, on va dire, ils n'ont pas une amitié débordante pour Xavier Bertrand. Il y a aussi ça qui compte derrière. Il y a des inimitiés, si vous voulez. Xavier Bertrand, il incarne une droite populaire qui n'est pas sortie des grandes écoles, qui veut réconcilier la droite avec le peuple pour faire vite et pour faire un peu caricatural. Je ne
dis
pas que les 4 autres. Sur les 4 autres, ils ne
sont
pas tous, d'ailleurs, prétendants. Il n
'y
en a que 3 qui sont prétendants. Retailleau, Laurent Bocquier et Valérie Pécresse. Les 3 autres sont d'un autre profil,
très
différent, qui veulent incarner une présidence davantage monarchique, si vous voulez. Plus dans la tradition française, d'ailleurs. Et donc, ils se disent, Xavier Bertrand, il n
'a
aucune chance. Nous, on est très supérieurs. Il y
a
un petit complexe de supériorité, là.
Vanessa Schneider, en tout cas, ça s'appelle un gros coup de pression.
Oui,
c'est un coup de pression. Alors après, évidemment, on peut s'interroger sur les motivations profondes des uns et des autres et sur la sincérité des uns et des autres. Ça ressemble quand même à un tout sauf Xavier Bertrand et une entente entre des gens qui ne s'entendent pas spécialement par ailleurs, qui sont sur des lignes politiques différentes et qui, là, ressortent cette idée de primaire élargie, comme si c'était le Graal pour se sortir d'une situation politique difficile. Pourquoi elle est difficile, la situation politique ? Parce qu'on est quand même à dix mois de la présidentielle et qu'on n'a aucune idée de quel va être le candidat de droite.
Parce que Xavier Bertrand a certes un peu d'avance sur ses concurrents, mais ce n
'est
pas non plus. Il n'écrase pas le match. Il peut encore avoir des surprises. Il peut avoir un candidat qui émerge. Ça peut bouger. Alors, oui, le tout sauf Bertrand, on peut se demander, en effet, si Valérie Pédecresse, si elle avait été dans la même position que Xavier Bertrand, c'est-à-dire avoir quatre points de plus que ceux qui seraient derrière, est-ce qu'elle aurait demandé une primaire ? Je n'en suis pas si sûre. Laurent Wauquiez, de la même façon, n'aurait pas forcément demandé une primaire. Pourquoi ? Parce qu'ils sont tous traumatisés par la primaire qui a eu lieu.
Pas, évidemment, par la défaite, comme le rappelait Yves Tréard, la défaite de François Fillon, qui est due à tout autre chose, mais la primaire en elle-même a été très, très mal vécue par la droite. La droite, ce
n
'est pas dans sa culture, la primaire. On a toujours eu des candidats qui étaient des candidats, généralement, qui avaient présidé le parti ou qui avaient présidé le parti pendant très longtemps, qui avaient des militants derrière eux et qui étaient quasi désignés par acclamation, en fait. Ou alors, il y avait une rivalité, Chirac-Baladur, où là, on s'affrontait à la loyale, mais pas dans le cadre d'une primaire. La primaire, ce n'est pas un processus de droite. La droite française s'y est mise sous pression de l'opinion publique, parce qu'à une certaine époque, c'était à la mode. Il fallait, pour être moderne en politique, organiser des primaires.
On disait que c'était démocratique, que c'était le moyen de faire émerger le meilleur candidat. On en est revenu de ça, à droite comme à
gauche. Je
vais
vous
dire, à gauche, c'est la même chose. Ils se disent, bon, finalement, le meilleur candidat, on ne
l'a
peut-être pas eu en faisant la primaire. Pourquoi ? Parce que la primaire, on y reviendra, c'est un petit corps électoral, ce n
'est
pas forcément représentatif de l'ensemble du corps électoral qui va après choisir le candidat. Nicolas Sarkozy s
'y
est cassé les dents. Donc les mêmes qu'il a, appel à la primaire, ils sont, à titre personnel, souvent plutôt hostiles. Ils ne
l
'auraient pas réclamé dans d'autres conditions. Mais
là, c'est pour arrêter
Xavier Bertrand.
C'est pour l'arrêter. Alors, je ne
sais
pas si ça va marcher ou pas, parce que
le
président du parti, Christian Jacob, n'est pas un farouche non plus partisan.
On va revenir sur la
position qui n
'est
pas très confortable, d'ailleurs, du président du parti. L'un des arguments qui est exposé dans cette tribune, qui est publié dans le Figaro, Brice Tinturier, c'est de dire l'homme ou la femme providentielle que certains espéraient ne s'est pas imposée. Elle ne s'est pas imposée, en tout cas, dans les sondages.
Mais
c'est vrai. Je crois qu
'elle
ne s'est pas imposée ni dans les sondages ni ailleurs, parce qu'il n'y a pas un leader à droite qui apparaît comme suffisamment fort, puissant et légitime pour que tout le monde considère que oui, ça doit être lui. Quand on avait des Chirac, des Nicolas Sarkozy, ce leader-là, il s'imposait. Il ne
s
'imposait pas immédiatement. C'était toujours une bataille à couteau tiré. Il avait fini par s'imposer. Donc là, ce n'est pas le cas. L'avantage de Xavier Bertrand dans les enquêtes d'opinion, il est réel, mais il n'est pas définitif. Alors la différence, je crois, qu'il y a par rapport à d'autres époques, c'est qu
'il
n'y
a
pas de haine. Il y a de la rivalité. Il y a l'idée que, aussi bien chez une potentiellement Pécresse qu'un Retailleau, que finalement, pourquoi est-ce qu'il devrait s'incliner devant Xavier Bertrand ? Non, il s'estime. Si ce n'est supérieur, moi, je ne sais pas, je ne crois pas, mais
en tous les cas... Au même
niveau. Exactement. Mais il n'y a pas de haine non plus. Donc ils peuvent peut-être à la fin s'entendre. Et la primaire, réellement, c'est un outil qui n'est pas responsable de la défaite de François Fillon, pas du tout. Au contraire, j'ai envie de dire. On a un peu oublié qu'en décembre, François Fillon, il est à 27% dans les intentions de vote. Quand Jean-Vier, il baisse un petit peu, mais à cause de lui, à cause de son programme sur la santé. Et ce qu'il a raté, c'est la réconciliation à l'issue de la primaire.
Oui. La grande star, pardonnez-moi, je vous coupe, Brice Sintoury, c'est juste pour remercier aux gens qui nous regardent. La grande star avant les primaires, c'était Alain Juppé, qui avait la dimension, la stature et qui n'a pas passé le cap des
primaires. Justement,
ça montre bien que la primaire, c'est un processus qui permet de révéler quelqu'un devant un corps électoral. Il faudra vous parler du corps électoral, parce que je pense que c'est quand même ça le sujet clé. Mais la primaire peut être un bon système. Ça a été un bon système pour la droite en 2017. Ça a été un bon système pour la gauche en 2011. On a un peu tendance à confondre les causes et les effets. Si on est capable ensuite de rassembler. En revanche, la crainte que peut avoir la droite, je crois, pour cette primaire, c'est est-ce qu'elle va attirer autant de gens que ce qui avait été le cas en 2017
?
C'était
combien de personnes qui avaient participé
? Il n'y avait plus de 3
millions.
Oui, d
'accord. Donc si là, effectivement, c'est une primaire qui fait un peu un flop, parce que vous avez un million ou un million et demi seulement d'électeurs, ça, ça limiterait la légitimité du processus et la force propulsive que donne la primaire aux candidats désignés.
Mais on sent bien que ça reste, Neila Latrousse, un traumatisme à droite. Quelques citations de ténors de la droite.
Je
pense à Jean-Pierre Raffarin qui dit ce matin chez nos confrères de LCI, je garde un très mauvais souvenir de cette primaire de 2007 qui a décapité la droite. Christelle Morancet qui est vice-présidente des Républicains qui dit cet après-midi, celui qui gagnera, c'est pas celui qui gagnera la primaire, on a payé pour le savoir, c'est celui qui imposera l'unité. Elle leur fait peur la primaire, y compris chez ceux qui ne sont pas les signateurs de cette tribune et qui gardent ce traumatisme de cette présidentielle dont on leur disait qu'elle était gagnée d'avance et qu'elle finit par leur passer sous le nez.
Mais
il
y
a ce traumatisme-là. La droite a tenté deux primaires dans son histoire. Il y a eu une primaire extrêmement restreinte, celle qui était avant 2007, que Nicolas Sarkozy gagne, je ne
sais
pas si vous vous souvenez, face à Michel Alliomarie et Rachid Cassi. Il a fallu que j'aille rechercher.
C'est un grand match.
Et donc statutairement, la primaire étant dans les statuts, elle a eu lieu, mais en sachant que Nicolas Sarkozy allait écraser le match. Et puis ensuite, il y
a
eu cette idée de dire on va ouvrir au-delà de nos simples militants. Et c'est vrai que c'est là-dessus que la densité du corps électoral est intéressante à évaluer. Et comme personne ne sait qui va voter, parce qu'il y a aussi une crise sanitaire, que le calendrier fait que ce serait un vote électronique à l'automne, que les sympathisants de droite plutôt âgés ne sont peut-être pas les plus fanades, on va dire, de ce vote électronique, concrètement, personne ne sait qui va s'exprimer si une primaire comme celle de 2017 était organisée.
Mais
au-delà de ça, ce qui fait peur aujourd'hui, ce n
'est
même plus la question de la primaire.
C
'est est-ce qu'il y a un ou deux candidats ? Xavier Bertrand a dit « mais moi, votre primaire, je ne veux pas en entendre parler, je serai candidat quoi qu'il arrive. J'ai gagné ma région, je serai candidat.
»
Si vous voulez faire un processus de désignation pour désigner un candidat de plus et qui ait au fond trois candidats de droite en comptant un peu ce qu'Emmanuel Macron prendrait auprès de cet électorat-là, bon, très bien, on perdra tous. Mais est-ce que vous préférez prendre un pari avec moi,
gagnant
ou perdant, ou est-ce que vous préférez qu'on assure de tous perdre ? Donc le sujet n
'est
même plus réellement aujourd'hui celui de la primaire. Et d'ailleurs, ce qui est intéressant dans l'appel, dans cette tribune signée dans le Figaro, c'est qu'aucun des signataires ne dit « et je serai candidat à cette primaire ».
Oui, c'est ça. Pour l'instant, il faut mine de réclamer par souci démocratique et de se dire le seul moyen de départager les candidats, s'il y en a d'autres, c'est le vote. On va poursuivre cette discussion. Et évidemment, vous avez bien fait de rappeler la position très ferme de Xavier Bertrand qui sera ce soir l'invité du 20h de chez nos confrères de TF1 et qui contre-attaque de manière assez ferme et on va en parler. En tout cas, dix jours seulement après les régionales, la droite lance la bataille de la présidentielle. Ce matin, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et le centriste Hervé Morin ont donc signé une tribune pour réclamer des primaires.
À droite, dans le viseur Xavier Bertrand, qui est parti, on le sait, en solo. La direction du parti, sous pression, va devoir trancher. Ça se passe d'ailleurs en ce moment. Romain Besnenou, Noé Poitvin.
Primaire ou sondage ? Candidat naturel ou sélection interne ? Chez les LR, on s'écharpe déjà en tentant d'empêcher les divisions au sein du parti. Dans une tribune parue dans le Figaro ce matin, quatre grands élus, dont trois potentiels candidats de la droite, appellent à l'organisation d'une primaire en vue de l'élection présidentielle. Il faut donc s'en remettre au système le plus clair, le plus démocratique, le vote. Un vote populaire le plus large possible, ouvert à tous les sympathisants de la droite et du centre. Un vote qui donnera force et légitimité aux vainqueurs. Pécresse, Wauquiez, Morin, Retailleau. Quatre pointures de la droite, unies, autour d'un objectif.
Court-circuité la candidature de Xavier Bertrand, qui a quitté LR et refuse la primaire.
Une
élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme, d'une femme, de son projet avec les Français. Donc certains voudront participer à des primaires, certains voudront en organiser. Je respecte leur choix,
mais
je leur dis que de toute façon, je travaillerai avec tous
et
que je souhaite les rassembler autour de mon projet.
Le
président des Hauts-de-France a pris une longueur d'avance dans les sondages pour la présidentielle.
Il
est crédité de 18% des voix, en troisième position derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Valérie Pécresse, elle, ferait moins bien 14% des intentions de vote
et
Laurent Wauquiez, 13%. Alors, comment les départager sans tous se diviser
? Il
faudra sans doute s'en remettre à ce qui est le plus clair dans un système démocratique. Et ce qui est le plus clair, c'est le vote. Les primaires génèrent des fois des combats, des batailles qui laissent des traces, des cicatrices parfois
indélébiles.
Toute la question, c'est de trouver le système qui permette effectivement de s'assurer que ceux qui, malheureusement, pour eux, n'auront pas été retenus, contribuent complètement à la victoire de celui ou de celle qui aura remporté cette primaire.
La
droite a en fait une obsession,
ne
pas revivre le cauchemar de 2016.
La
primaire entre les sept candidats avait alors exposé au grand jour les divisions internes, petites querelles et vieilles rancœurs.
Tout ça
pourra coucher d'une surprise, François Fillon, et d'une défaite retentissante à la présidentielle. Toujours impossible à oublier pour les ténors de la droite.
Je
garde un très, très, très mauvais souvenir de cette primaire de 2017 qui a décapité la droite. Je pense que le parti doit dans ses instances désigner son candidat, mais il ne faut pas épuiser ni les électeurs de la majorité, ni les candidats dans une pré-guerre qui fait qu'on arrive dans la phase décisive complètement affaiblie et surtout divisée. Alors, pour sauver son parti de la division, son président Christian Jacob pense avoir trouvé la solution miracle. Il compte organiser deux sondages géants en septembre et en octobre auprès de 15 000 personnes histoire d'identifier le meilleur candidat potentiel.
L
'intérêt est d'avoir des bases scientifiques, solides, incontestables, qui permettent d'éclairer les choses. Ensuite, eh bien, on verra, soit effectivement, on a quelqu'un qui écrase naturellement le match, mais l'objectif qui est le nôtre, il est clair, c'est d'être dans le rassemblement.
Le
bureau politique des Républicains se réunit ce soir pour discuter de la méthode de désignation du candidat de la droite. Xavier Bertrand, lui, s'exprimera au JT de 20 heures pour espérer convaincre ses anciens camarades de se ranger derrière lui.
Nous
nous disions ce soir, les uns et les autres, en regardant le reportage de Romain Bosnenou, que c'était quand même incroyable de revoir ces images-là, de ce débat qui avait été, en fait, assez maîtrisé, mais qui était un vrai spectacle de la vie politique.
Il y a eu un vrai
débat, un vrai spectacle, mais aussi un vrai
débat. C
'est-à
-dire
que là, on avait vu des propositions, on avait vu des caractères s'affirmer, et du coup, il y avait une possibilité de choisir
sur la base réelle.
Cette question, pourquoi les membres de LR ne se rangent-ils pas tous derrière Xavier Bertrand ? Sébastien, dans le Calvados qui pose cette question à Yfréa
?
D'abord, il
y
a plusieurs éléments de réponse. Le premier, un élément objectif, c'est qu'il n
'a
pas, comme on l'a dit, c'est pardon de l'expression qui est horrible, il n
'a
pas écrasé le match.
C
'est
-à
-dire que dans les standages, c'est tout à fait jouable pour ceux qui voudraient prétendre contre lui. Il est quand même encore assez loin, en plus, des deux
prétendants
qui pourraient se qualifier, c'est-à-dire Macron et Le Pen. La deuxième raison, c'est vraiment une haine de Xavier Bertrand qui habite à l'intérieur des Républicains, certaines écuries, et notamment les écuries sarkozystes. Chez les sarkozystes, on ne peut pas le voir. Pourquoi ? Alors, à cause de son attitude quand il était ministre, parce qu'il n'était pas du tout solidaire, parce qu'il n'était pas bon camarade, et je peux vous dire que j'en ai entendu quelques-uns qui ont la parole extrêmement violente contre Xavier
Bertrand. Encore
aujourd'hui
?
Oui. La troisième raison, je vous l'ai évoquée tout à l'heure, c'est qu'il y en a qui sortent des grandes écoles, qui pensent qu'ils sont tout à fait taillés pour le poste, et que Xavier Bertrand, ce n
'est
pas son cas. Donc, voilà, on en est là.
Ce soir, il va
contre-à-naquer, Xavier
Bertrand. Oui, alors,
Xavier Bertrand, il est quand même dans une position assez compliquée, un peu fébrile. Pourquoi ? De deux choses l'une.
Soit, il
plie le match, comme on dit, pendant l'été. C'est-à-dire qu'à la sortie de l'été, il est à 21, 20, quand les autres sont toujours à 14. Et là, quand on est à 20, on est à deux points, finalement, d'Emmanuel Macron dans les sondages. Dans la marge d'erreur, je dirais presque. Donc, ça,
ça
sera pour lui un atout majeur. S'il n'est pas, je veux dire, s'il ne s'est pas détaché réellement, je ne vois pas comment il peut se maintenir. Parce qu'effectivement, il a dit, j'irai jusqu'au bout. Jusqu'au bout, on ne meurtre
pas. On dit toujours ça quand on commence une bataille.
Et je ne me soumettrai pas à une primaire. Simplement, il pourrait être rattrapé par la patrouille. C'est-à-dire qu'il va y avoir une telle pression autour de lui, en disant, « Xavier Bertrand, vous ne pouvez pas faire perdre votre camp, y compris de la part des électeurs. »
Parce
que les électeurs de droite, qu'est-ce qu'ils se disent ? Pardon de
l
'expression, mais j'ai employé une expression chiracienne. Ils ne veulent pas que le déconomètre se remette en route, si vous voulez. Et si c'est encore pour qu'ils se tirent les uns dans les pattes les uns des autres, c'est sûr que la présidentielle
va leur échapper. Donc,
en gros, vous êtes en train de nous expliquer qu'à partir d'aujourd'hui, la pression, elle est surtout sur Xavier Bertrand, Vanessa Schneider.
Oui,
c'est un pari que Xavier Bertrand a fait, mais là, il me semble qu'on oublie quand même quelques éléments. Xavier Bertrand, pourquoi il fait ça ? D'abord, il est sorti de LR, pour répondre à votre question. Il n'est plus chez les Républicains. Donc, il n'a pas spontanément à dire « je vais participer à la primaire organisée par les Républicains
»
puisqu'il ne fait plus partie de ce mouvement. Et il a expliqué pourquoi il en sortait. Lui, son modèle, c'est le modèle d'Emmanuel Macron. Donc, ça peut faire sourire parce que… Mais bon, Emmanuel Macron, à un moment donné, a été aussi à 18%. Ça peut faire évidemment sourire. Son modèle, c'est ça, c'est de se dire, de faire l'analyse que maintenant, en 2021, ce ne sont plus les partis politiques qui décident. Primaire, pas primaire, fermée, primaire fermée, primaire ouverte, primaire semi-ouverte, ce ne sont plus les partis politiques qui décident. Et les électeurs, citoyens, choisissent leur candidat qui occupe un segment divers, ce n
'est
pas forcément celui de Macron. Mais il fait cette analyse-là, qu'Emmanuel Macron est arrivé tout seul, hors parti, et a créé, s'est glissé dans une offre ou a
créé une
offre, et que lui peut faire la même chose. Donc, sa démarche est totalement différente. En effet, il a de la pression sur lui parce que c'est un pari, comme c'était un pari pour Emmanuel Macron qui aurait pu aussi se strasher 10 mois avant. Donc, c'est un gros pari. Il risque d'être marginalisé, mais je ne pense pas que l'outil de la primaire soit de nature à le faire… À mon avis, ce n
'est
pas une pression opérante. Nous, quand on regarde les images, les images de Sarkozy avec Bruno Le Maire, ça nous amuse parce que… Mais c'était quand même extrêmement violent. C'est-à-dire que pour l'électeur de droite, il ne voit que des gens qu'il aime bien. À la tribune, en face de lui, il aime bien Nicolas Sarkozy, il aime bien Bruno Le Maire, il a évidemment des petites préférences, il aime bien François Fillon, et il voit les gens de sa famille politique pour lequel il milite depuis qu'il est gosse, ou ses parents et sa famille aussi. Et là, s'écharper devant tout le monde et se dire, j'aurais mieux fait de ne pas te prendre au gouvernement, toi,
«
Toi,
tu
étais bien d'accord », c'est quand même règlement de compte et lavage de linge châle en place publique. Donc, ce n'est pas quelque chose que demande la droite, je ne pense pas.
Mais pourquoi ne se plie-t-il pas à cet exercice-là
? Il n'y a aucune raison de se plier. Je pose la question juste à Brice
Tinturier. S'il est puissant, il a quand même… À un moment donné, il faut rassembler tout son camp, il serait indiscutable ensuite. Est-ce que ça veut dire que Xavier Bertrand ne pourrait pas emporter une primaire de droite ?
C'est la question centrale et c'est la contradiction, moi, je trouve, de Xavier Bertrand. C'est que s'il considère que, véritablement, il est le mieux placé, pourquoi refuse-t-il un verdict auprès des électeurs de la droite et de se confronter dans ses propositions et dans sa personne aux autres ? Il aura à répondre à cette question et elle est très compliquée pour lui. Et puis, je ne crois pas que ce soit une candidature comme Macron dehors des partis puisque dans le même temps, lui-même dit « Je tends la main aux autres. Venez, il faut qu
'on
constitue une équipe. »
Donc,
il est dans une logique de rassemblement de la droite. S'il est dans une logique de rassemblement de la droite, la question revient en boomerang. Mais pourquoi serait-ce un rassemblement autour de toi ? Confrontons plutôt nos idées, confrontons nos personnes et soumettons-nous tous au verdict des Français de droite et du centre, comme ça avait été le cas. Il aura du mal à sortir de cette question parce qu'il ne peut pas imposer sur sa seule personne et sur les quelques points qu'il a d'avance en sondage une légitimité absolue.
Il s'en remet
à vous.
Et
l'ensemble de certains acteurs de la vie politique disent « Au fond, on va laisser les sondeurs décider du casting de la présidentielle. » C
'est le pire des scénarios. C
'est
vous qui le
dites. Non, non, mais c'est le pire des scénarios. D'abord, ce ne serait pas un scénario des sondeurs.
C
'est toujours ce que mesurent les enquêtes d'opinion auprès des Français ou auprès d'un corps électoral. Mais pourquoi ce serait le pire des scénarios ? Parce qu'une confrontation présidentielle, ça se fait à l'issue de propositions. C'est de l'offre. Ce n
'est
pas une réponse à la demande. Il y
a
une demande qui n'est pas établie sur des éléments que les Français ont pu vérifier. Donc, ça ne sert à rien de multiplier, moi, je crois, à ce moment-là des enquêtes pour en faire un élément de décision tant que les candidats ne se sont pas exprimés, tant qu'ils n'ont pas dit ce qu'ils voulaient faire. Donc, ce qu'on mesurera sera extrêmement fragile. Ça sera intéressant, ça pourra éclairer. Mais ça sera extrêmement fragile parce qu'il n
'y
aura pas eu la phase, justement, d'exposition des projets.
Mais il a la
trousse.
Pourquoi
est-ce qu'il pense, Xavier Bertrand, que c'est un piège ? On dit toujours que les primaires, au fond, favorisent celui qui est le plus à droite, à l'époque, avec des positions les plus radicales. Et, par exemple, pour la primaire au Parti Socialiste, le père primaire de la gauche,
c
'était Benoît Hamon qui était sorti victorieux de cette primaire. Est-ce que ça pourrait représenter un piège, tout simplement parce que ceux qui seraient amenés à se présenter ne correspondent pas, peut-être, au logiciel de Xavier Bertrand
?
Parce qu'ils
s'enfermeraient, par exemple, trop dans un dialogue exclusif avec un corps électoral particulier qui ne correspond pas à celui de la présidentielle. Oui, c'est une des analyses que fait Xavier Bertrand, de dire, en fait, j'irai parler au cœur militant qui se déplacera. Lui pense qu'ils auront voté à la primaire, non pas l'ensemble des sympathisants de droite, mais vraiment le cœur nucléaire de la droite, pour une raison simple, son calcul, il le dit assez aisément,
il
dit 4 millions de personnes, c'est avec un ancien président de la République et deux anciens premiers ministres. Nicolas Sarkozy, candidat, François Fillon, candidat, Alain Juppé. Aujourd'hui,
est
-ce qu'il y
a
la certitude que le casting soit aussi attrayant pour des sympathisants de droite ? Pas des militants, des sympathisants de droite.
On
ne sait pas, puisqu'on ne sait pas qui est sur la ligne de départ jusqu'à présent, à l'exception de Xavier Bertrand, Bruno Retailleau et éventuellement Michel Barnier. Donc, pour l'instant, lui part du principe que
l
'incertitude est trop grande et qu'au final, il a moins de risques à y aller tout seul qu'à jouer la primaire. Et puis, par ailleurs, l'argument qu'il est en train de commencer à roder, c'est de dire, je n'irai pas à la primaire parce que j'ai dit que ma primaire, c'était les régionales. Et je suis le président qui dit ce qu'il fait et qui fait ce qu'il dit. J'ai dit, je n'irai pas, donc je n'irai pas, donc la droite peut s'agiter autant qu'elle veut, je ferai ce que j'ai promis. – Je pense qu'il est quand même dans
un
corner, si vous permettez l'expression. C'est très, très compliqué pour lui quand même. Encore une fois, ce n
'est
pas plié. S'il arrive à se détacher dans les sondages,
– D'accord, ça c
'est clair. – Mais si ce n
'est
pas le cas, c'est très loin d'être facile. –
On
n'est pas en 1974, on n'est pas en 1981, et il faut considérer que la droite, la droite, les républicains,
pour
faire vite, dans lesquels on peut mettre Mme Pécresse et M. Bertrand, parce que sur le plan idéologique,
c
'est vraiment du pareil au même, et d'ailleurs il n
'y a
pas de débat là, il n
'y a
pas de débat entre libéraux, légitimés, enfin, vous voyez,
c
'est la même chose. Ils sont pris en tenaille entre deux autres droites.
Ils
sont pris en tenaille avec une droite, qui est la droite nationale,
on
va dire, celle du Rassemblement national, et une droite, somme toute, celle du
président de
la République, qui est celle d'Emmanuel Macron. Donc, ils ne peuvent pas jouer, je dirais, à plusieurs en se disant, on va faire Chabon-Giscard, on va faire Chirac-Giscard, on va faire Baladur-Chirac, c'est impossible de faire ça cette fois. Ils sont obligés de se présenter tous derrière un seul homme ou une seule femme. Christian Durier. Il y
a
une question, effectivement, qui est très importante sur le corps électoral. Moi, je reviens à ça parce que c'est déterminant. Quand Xavier Bertrand, et Leïla vient de le rappeler, se dit que
ce
sera un corps électoral obvié par rapport à la réalité du peuple de droite, et notamment
trop
à droite, ou trop radicalisé, trop proche de la fibre militante ou des adhérents, et pas des sympathisants.
C
'est doublement faux. C'est ce qu'on disait déjà au moment de la primaire de 2017. À ce compte-là, c
'est
Nicolas Sarkozy qui aurait dû l'emporter. C'est ce qu'on disait au moment de la primaire de 2011. À ce compte-là, c'est Martine Aubry qui aurait dû l'emporter. Donc, je ne dis pas que ça ne peut pas arriver. Je dis que ce n'est absolument pas une loi d'airain des primaires. La question du corps électoral, elle sera centrale, mais ça ne favorise pas systématiquement le plus à droite ou le plus à gauche.
Ça, c'est totalement faux.
Une question très simple. Qui va décider
? Qui
va décider ? Parce que pour l'instant, le parti, on parlait du parti, c'est Christian Jacob, qui aujourd'hui est aux manettes du parti Les Républicains, qui a essayé de tenir la boutique, tant bien que mal. Et aujourd'hui, il
y a
un bureau politique qui est en rendez-vous majeur. Est-ce que, au final, cette tribune a été faite justement, le jour de ce bureau politique, est-ce qu'il va décider là, maintenant ? Il a dit, lui, on aura un candidat en novembre et il y aura un système d'enquête en espérant que tout ça se décante tranquillement et qu'il y
en
ait un qui se détache.
Alors, Christian Jacob, le président du parti, est dans une situation assez compliquée. Il a été mis là parce que la droite était un terrain de ruine. Donc, on a mis une personnalité qui faisait à peu près consensus au sein des Républicains, qui avaient le mérite de très bien connaître les uns et les autres puisque c'est un vieux Chirakien qui a fait toute sa carrière au RPR, puis à l'UMP, puis qui connaît tous les députés, qui a été patron de groupe. Voilà. Mais il n'avait pas vocation à être leader. Il n'avait pas vocation à être président de la République ou candidat à de plus hautes fonctions.
Donc, en gros, il doit, comme vous dites, gérer la boutique, sauf qu'une boutique un peu particulière où les personnalités de cette boutique sont en dehors de la boutique ou sur le banc de touche. Donc, c'est un petit peu... Voilà. Donc, il a des gens à l'intérieur mais qui ne pèsent pas forcément beaucoup. Et ceux qui pèsent, ils sont soit en bordure, soit carrément dehors. Christian Jacob, c'est un gaulliste. Il a un chouchou. C'est François Baroin. On ne l
'a
pas
entendu.
Qui veut... Dont il rêve, qu'il soit cette personnalité rassembleuse à droite, qu'il soit meilleur que Xavier Bertrand, Pécresse, etc., etc., pour faire face à Emmanuel Macron. Manque de chance, son poulain, François Baroin, n'a pas pour l'instant manifesté l'intention d'y aller malgré toutes les pressions de son camp pour le pousser à le faire.
Il
n
'a
pas envie. Donc, Christian Jacob essaye de retarder un peu le match parce que, d'un côté, il est en tant que gaulliste hostile aux primaires. que, là où j'apporterais une nuance par rapport à ce que dit Brice Tinturier, je pense qu'espérer que les deux prochaines primaires se passent de la même façon que les dernières, c'est une illusion. Là, on est dans un match de président de région. On a vu ce que ça a donné aux régionales en termes de participation. Il y
aura
moins de
monde,
c'est ça que vous voulez dire ?
Oui, je pense qu'en effet, il y
a
moins de monde pour départager Juppé-Sarkozy que pour départager Wauquiez-Pécresse. Dans une période où l'abstention est en hausse, où on risque d'avoir, où on peut avoir une épidémie de Covid qui empêche des déplacements de population pour toutes les raisons qui ont été citées précédemment. Donc, on ne sera pas du tout dans la même situation. Donc, lui, il veut retarder le plus possible. Il n
'est
pas tout seul, Christian Jacob. Il a un bureau politique. Il est fort à parier. Que rien ne soit décidé et qu'on décide qu'il est urgent d'attendre et d'attendre une solution. Cette solution, ça peut être celle qu'évoque Yves Tréhard, un rebondissement ou en tout cas, Xavier Bertrand qui creuse suffisamment l'écart ou alors une espèce de mixte. On étudie les sondages et on organise un
lot électronique. Et on attend surtout qu'il y en a qui sortent du lot. Ce qui serait
assez
inédit parce que ça sera très tardif. C'était la question que
je
voulais vous poser, Néhila Latrousse. Qui est candidat ? Alors, officiellement, vous l'avez dit tout à l'heure, mais qui a vraiment envie d'y aller ? Dans ceux qui se font entendre sur la question de la primaire. Vous avez évacué la candidature Barouin,
en
tout cas, pour l'instant. Il se fait peut-être attendre telle l'Arlésienne. Mais pour l'instant,
il dit
qu'il n'a pas envie. Qui vraiment a envie de défier Xavier Bertrand ?
Ce
n
'est
pas le tout d'organiser des primaires.
Alors, pour l'instant, ceux qui sont déclarés ont vraiment envie de défier Xavier Bertrand. Et pour le reste, pour Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez fera connaître ses intentions. De ce que je comprends, il sait que son image en opinion reste abîmée pour aller à une présidentielle. Mais il se dit que dans le cadre d'un processus de désignation interne, il a toutes ses chances. Et en ce qui concerne Valérie Pécresse, elle reçoit beaucoup de demandes pour y aller en disant que ça crédibiliserait un processus de primaire. Pour l'instant, elle se laisse toutes les cartes en main.
Et je prends à dessein l'image des cartes puisque quand vous dites qui va décider, en réalité, personne. C'est une énorme partie de poker menteur où tout le monde a ses cartes. Celui qui décide, celui qui gagne à la fin, c'est celui qui bluffe le mieux. Je suis prêt à y aller, Xavier, si tu ne viens pas à la primaire et je t'abîmerai, moi, Laurent Wauquiez, parce que je serai candidat. Si Xavier Bertrand achète ce scénario, il sera candidat à la primaire. S'il pense que Laurent Wauquiez n'ira pas, il ne
l
'achètera pas. Il dira, moi, j'irai jusqu'au bout et puis on verra qui cèdera en premier. Et toute l'idée de Christian Jacob, c'est de laisser durer la partie suffisamment longtemps pour qu'on puisse voir qui a les meilleures cartes en main, qui bluffe, qui a des chances d'emporter la partie, que tout ce beau monde discute avec derrière un deal à toi, éventuellement, la présidence de l'Assemblée nationale et pourquoi pas à toi, le parti, etc. C'est ce qu'espère au plus profond de lui-même Christian Jacob.
À ceci près qu'on n'a pas évoqué la question des députés, les Républicains, qui, eux, ont une élection à regagner l'année prochaine, qui attendent que le parti se mette d'accord parce qu'ils disent vous êtes tous sympas mais ceux qui sont présidents de région, ceux qui ont un parti, etc., ils n'ont rien à perdre. Nous, on peut aller au casse-pipe l'année prochaine. Mettez-vous d'accord vite pour qu'on sache est-ce qu'on soutient Emmanuel Macron ou est-ce qu'on a une vraie
chance de gagner ? Il y en a qui n'ont pas
beaucoup parlé.
Michel Barnier qui dit, pardonnez
-moi, je vais pouvoir rassembler les talents de la droite. Donc, il dit, lui, il n
'a
pas signé cette réunion.
Non
? Alors,
expliquez-nous rapidement. L'idée
de Michel Barnier,
c
'est de voir, son idée, c'est que Xavier Bertrand, ça ne progresse pas, que les autres se chamaillent de l'autre côté, s'unissent mais qu'en fait, si jamais ils ne sont plus unis, ils se chamaillent entre eux et que lui, ça soit le rassembleur désigné, justement, par les députés,
par
les sénateurs, par les élus locaux et sans primaire.
Alors,
en tout cas, on vous en parlait tout à l'heure d'Emmanuel Macron qui incarne aussi une partie de l'électorat de droite et les retraites. C'est la réforme qui est censée séduire l'électorat de droite en vue de la présidentielle mais sur le sujet, le président consulte. Les syndicats qu'il a reçus à l'Elysée aujourd'hui, ils sont fermement opposés, même le MEDEF met le chef de l'État en garde et ne veut pas en entendre parler avant la présidentielle. Aubry Perrault et Erwann Illion.
Ils
étaient attendus aujourd'hui à l'Elysée pour donner leur avis. Les syndicats convoqués pour ouvrir le débat explosif des retraites. Et pour une fois, tout le monde est d'accord avant même de passer le perron de l'Elysée. Je pense que c
'est
le bon timing pour personne. Le ton moqueur et pourtant, les leaders syndicaux et patronaux n'ont pas du tout envie de rire. Plus d'un an après sa suspension, la réforme revient sur le tapis. L'exécutif réfléchit à la faire adopter dès l'automne, incompatible avec la période selon eux.
Il
semble qu'à ce stade, c'est prématuré de le faire dès maintenant. Mais on soutient fortement cette réforme.
Sur la question des retraites,
ça
a été quasi unanime de l'ensemble des participants pour
dire que l'automne était une forme de folie. si ça revient de cette manière-là, il ne faudra pas compter sur nous.
La
menace de rejouer les mêmes scènes qu'il y a deux ans.
Et
c'est bien pour éviter un autre mouvement social qu'Emmanuel Macron avance prudemment.
Le
mois dernier, le président profite de son tour de France des territoires pour glisser de nouveau le mot retraite, tout en promettant de faire différemment. Je ne pense pas que la réforme qui était initialement envisagée puisse être reprise dans l'État.
Je
vais être franc avec vous. Parce que je pense qu'elle était très ambitieuse, extrêmement
complexe
et du coup, elle était porteuse aussi d'inquiétude, il faut bien le reconnaître. Une copie revue et corrigée. Dans cette nouvelle formule, le gouvernement abandonnerait son projet de système par points et la suppression des régimes spéciaux très contesté. Pour se concentrer sur l'âge légal de départ, il passerait de 62 à 64 ans.
Une
mesure sur laquelle le gouvernement compte pour résorber le déficit abyssal des retraites. Il atteint 18 milliards d'euros en 2020, victime du ralentissement économique pendant la crise sanitaire. Et puis, il y a ce rapport publié mi-juin qui conforte les envies de réforme du chef de l'État. La Cour des comptes
s
'y préconise de poursuivre l'adaptation des régimes de retraite
tout
en alertant sur la nécessité d'un calendrier suffisamment étalé pour en faciliter l'acceptation.
Une
question de calendrier qui agite la majorité. Lorsque le président de l'Assemblée nationale appelle à repousser l'échéance,
se précipiter serait folie à mes yeux.
Le
ministre de l'Économie, lui, veut réformer sans attendre.
Oui,
c'est une priorité. Et c'est une priorité parce qu 'il en va de l'avenir de la nation et c'est une priorité parce qu'effectivement les retraites pèsent aussi 14% de la dépense sociale dans notre pays. Donc ça a un poids financier qui est très important. Il est bon que cette réforme ne tarde pas trop. Bruno Le Maire transfuge venu des Républicains, fervent défenseur de la réforme. Et c'est bien les voix de la droite que la Macronie pourrait gagner en allant jusqu'au bout. De quoi agacer l'opposition.
C'est de la communication pure. Et il
y
en a ras-le-bol. Parce que la réalité, c'est qu
'on
ne
va
pas faire une réforme des retraites six mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. C'est que de la politique politicienne. C'est juste fait pour emmerder la droite.
Xavier Bertrand, celui qui se voit déjà face à Emmanuel Macron en 2022, en fait d'ailleurs un angle d'attaque.
Il
ne
va
pas nous faire croire qu'il va faire maintenant 10 mois tout ce qu'il n'a pas fait en 4 ans.
Il
s'est passé de trois choses entre temps.
Une crise sanitaire.
Oui mais vous savez pertinemment que la réforme des retraites ce n
'est
pas la crise sanitaire qui est responsable de son échec.
C
'est la rue. Parce qu'on n'a jamais rien compris à ce qu'il y avait et qu'il n'y avait pas de justice. Vous savez comme dit quelqu'un de la région, quand c'est flou c'est qu'il y
a
un loup. Elle était floue du départ.
Selon un sondage publié jeudi dernier, 57% des Français s'opposent au retour de la réforme des retraites avant la fin du quinquennat. Le président devrait trancher d'ici la mi-juillet.
Alors
il y a naturellement la nécessité en rapport au compte public de faire ou pas cette réforme. Il y a un sujet économique mais il y a un sujet politique sur le principe de la réforme et sur en particulier la réforme des retraites.
On
l'a très bien vu dans ce reportage avec des figures de droite y compris Xavier Bertrand qui montent au créneau pour dire au peuple de droite et pour dire à l'ensemble des Français cette réforme-là il faut la faire.
Il y a deux sujets dans un parce qu'il y
a
la question du recul de l'âge de départ à la retraite c'est ça aujourd'hui dont on débat et puis il
y a
le calendrier malgré tout. Et sur ces deux questions d'abord les Français majoritairement refusent et refusent avec constance depuis longtemps l'idée d'un recul de l'âge de la retraite. Et quand je dis les Français c'est majoritaire chez les Français mais chez les sympathisants LR puisqu'on dit que c'est pour viser les sympathisants LR les sympathisants LR ils sont partagés sur le calendrier.
Ils ne se disent pas il faut la faire là maintenant tout de suite majoritairement ils se disent oui majoritairement il faudrait reculer l'âge de départ à la retraite mais de là à vouloir le faire avant le premier tour non ils redoutent aussi qu'il y ait à nouveau de la contestation à nouveau la rue le désordre que ce ne soit pas acceptable y compris dans une période où on sort de la pandémie donc les choses ne sont pas si claires y compris vis-à-vis de
l
'électorat de droite et ce que les Français disent aussi avec constance depuis longtemps c'est que quitte à prendre une réforme paramétrique ils préfèrent à ce moment-là plutôt une hausse des cotisations qu'un recul de l'âge de la retraite notamment à 64 ans donc on voit bien le piège là se refermer et sur le calendrier et sur ceci sur simplement une réforme paramétrique sur l'âge si jamais le président de la République décidait de le faire avant le premier tour je
retiens de ce que vous expliquez Brice Tinturier que tous ceux qui considèrent qu'il devrait faire cette réforme aussi avec une arrière-pensée électoraliste qui consisterait à dire sinon il perd une partie de la droite vous dites c'est pas si simple que ça non
c
'est
pas si
simple à cause du calendrier et puis encore une fois ce problème des retraites les français vivent avec depuis 40 ans depuis 40 ans ils ont des réformes paramétriques qui ne résolvent rien et du coup la voie de passage ça peut être plutôt de dire on va pas se contenter à nouveau d'une énième réforme paramétrique je ne renonce pas je sais pas ce que Emmanuel Macron va annoncer mais à l'idée qu'il faut résoudre fondamentalement ce problème il a été mal posé ça c'est clair en 2018-2019 parce que les français Xavier Bertrand a raison de rappeler dans votre reportage qu'il considérait qu'elle n'était pas éthique qu'elle n'était pas juste cette réforme qu'on ne comprenait pas en réalité sa nécessité cette transformation globale et puis se projeter comme des perdants mais l'idée qu'il faudrait quand même résoudre pas simplement avec des paramètres ce sujet là ça c'est une idée qui reste entière
en tout cas le président qui devrait s'exprimer dans les jours qui viennent pour trancher cette question sur la réforme des retraites sera sans doute soumis à une pression ça donne des angles d'attaque à la droite sur que restera-t-il du mandat d'Emmanuel Macron on entend bien déjà la droite s'organiser alors là pour le coup quels que soient les candidats autour de cet axe là Yves Tréa
oui
oui bien sûr mais alors c'est très compliqué parce que Brice a raison la droite est divisée entre ceux qui disent c
'est
infaisable d'autres qui disent il faut le faire même monsieur Roux de Bézieux le patron du MEDEF est contre il est sur la même ligne que la CFDT et la CGT là-dessus en ce moment pas sur le principe mais sur le timing après qu'est-ce qui se passe à l'intérieur du gouvernement vous avez plusieurs lignes à l'intérieur du gouvernement vous avez cette histoire de réforme des retraites qu'il faut ressortir elle est complètement pilotée de façon très très prégnante par Bruno Le Maire
c
'est les ministres issus de la droite qui disent à Emmanuel Macron si tu veux garder cet électorat de droite qui commençait déjà à te quitter un petit peu pendant la crise sanitaire eh bien il faut que tu montres que tu bouges que sur le plan économique
tu
tiennes tes promesses
le
plus vraisemblable me semble-t-il c'est qu'il fasse deux choses c'est-à
-dire
qu'il annonce une réforme
à
minima des retraites qui ne sera pas faite mais qui sera annoncée mais qui ne sera pas faite en disant ça sera de toute manière au cœur de mon programme de candidats à ma réélection et que parallèlement à ça il nous sorte
une
mesure
là
c'est du et de droite qui nous sort une mesure et de gauche et que la mesure et de gauche ça tourne autour
d
'une espèce qui ne sera peut-être pas tout à fait ça mais d'un revenu universel pour les jeunes
donc
vous auriez je veux dire quelque chose un package qui serait conforme à sa philosophie je dirais à sa gouvernance et de droite et de gauche qui ne sera pas votée d'ici à la fin du quinquennat mais qui sera sur la table et qui sera qui montrera qu'il veut continuer
Mais
il a l'atroussidat un sujet Emmanuel Macron avec la droite sur sa droite avec on vous disait à
l
'instant qu'il avait perdu il avait vu s'émietter un peu une partie de ses soutiens auprès des français issus des rangs de la droite est-ce que vraiment il a un sujet pour gagner éventuellement cette présidentielle de garder cet électorat
de droite Oui il a eu une grosse inquiétude dans les enquêtes qui sont commandées par le service d'information du gouvernement Emmanuel Macron considère qu'en fait il a un gros bloc d'électorat de gauche mais qui aujourd'hui n'ayant pas d'offre politique à gauche n'a pas d'autre choix que de voter pour lui à la présidentielle mais qu'en revanche il y a 4-5 points d'électorat de droite qui lui est acquis pour l'instant mais qui s'il y a une vraie candidature de droite crédible réformiste différente alternative pourrait lui échapper donc il faut les conserver ces 4-5 points ça donne l'offensive sur la sécurité au printemps avec déjà l'interview au Figaro ça donne le déplacement à Montpellier sur le même thème ça donne désormais
tout
le volet économique c'est-à-dire privé vraiment de la droite de ses totems d'une certaine façon ou en tout cas de ses points forts cela étant sur la réforme des retraites moi je trouve que pour l'instant c'est pas trop mal joué de la mettre sur la table en disant mais regardez les syndicats n'en veulent pas bon courage pour un candidat de droite pour porter derrière la mesure pendant la présidentielle la planche est savonnée
avec un sujet qui revient sur le devant de
l
'actualité nous en parlions hier sur le plateau c'est dans l'air qu'il y
a
la crise sanitaire qui revient avec ses perspectives pas très réjouissantes pour la fin juillet et qui évidemment peuvent repositionner le débat à la rentrée
prochaine et peuvent tout changer
vous avez raison et très rare Vanessa Schneider sur cet aspect là et sur Emmanuel Macron et la droite dans ce moment où la droite se cherche un candidat il
y
en a certains qui considèrent qu'ils l
'ont
leur candidat en la personne d'Emmanuel Macron
oui alors moi j'ai envie de vous dire Emmanuel Macron est la gauche parce qu'Emmanuel Macron n'a pas été élu que par la droite et même si la France est en ce moment particulièrement à droite peut-être que le bloc de droite n'a jamais été aussi fort en ce moment que par le passé il n'empêche qu'on l'a vu précédemment il y a pléthore d'offres il y a tous les types tous les types de droite vont être présentés du rassemblement national à Xavier Bertrand une Valérie Pécresse issue des LR hors LR un Éric Zemmour potentiellement pour ceux qui voudraient une droite encore plus dure que celle représentée par l'Assemblée nationale donc on a une offre qui est extrêmement fournie de ce côté là et en revanche du côté de la gauche pour l'instant on ne voit pas qui serait capable d'incarner la gauche Emmanuel Macron il faut le rappeler n'a pas été élu uniquement par la droite il a été élu c'était d'ailleurs tout l'axe de sa candidature en allant chercher des voix de droite et des voix
de gauche je
trouve que ça serait un jeu extrêmement dangereux et un signal qui serait envoyé à cet électorat de gauche à dire en gros je fais une croix sur vous s
'il faisait la
réforme des retraites c'est ça que
vous voulez dire toute
cette gauche qui a été dans la rue qui n'a pas compris cette réforme qui l'a trouvée injuste et qui s'est détachée du vote Macron là ça veut dire en gros on fait une croix sur vous je me positionne maintenant différemment donc c'est quelque chose de très tactique et en effet il va falloir faire dans la dentelle pour à la fois garder ces gens de gauche qui se disent bon bah Macron j'adore pas mais comme j'ai pas de candidat bon bah on y va quand même et en même temps ne pas garder comme ça cet espace central qui s'était construit et qui pour l'instant s'est déplacé de plus en plus sur la droite donc c'est un jeu qui est très compliqué
Brice
Tinturier 62% des français considèrent que la droite peut remporter l'élection présidentielle c'est beaucoup 62% des français
oui
c'est beaucoup et ça montre surtout que l'ambiance a changé et effectivement Emmanuel Macron il a un sujet avec la droite beaucoup plus qu'avec la gauche je suis tout à fait d'accord parce que paradoxalement alors qu'il donne des gages à la droite et bien son bilan il est plus apprécié à gauche qu'à droite donc on voit bien qu'avec les régionales qu'avec ce type d'enquête qui en témoigne il y a l'idée à droite que finalement on pourrait peut-être gagner la prochaine présidentielle et ça ça peut permettre aux candidats de la droite de faire revenir des macronistes de droite pas sur la question des retraites moi je pense que c'est pas ça le
sujet
et sur d'autres enjeux à la fois régalien et économique il
peut se passer quelque chose d'ici à la présidentielle il peut incarner quelque chose Emmanuel Macron d'ici à la présidentielle en réforme c'est compliqué ils sont en avril
c'est compliqué effectivement mais il doit bouger parce qu'il s'est érodé à droite il s'est érodé dans l'électorat le plus âgé il tient le coup à peu près dans une partie électorat de gauche mais ça peut aussi s'éroder demain c'est parce qu'il n
'y a
pas une offre à gauche et un leader qui commence à émerger donc il doit tenir ces deux bouts de l'omelette
Neila Latrousse est-ce qu'à l'Elysée on redoute une candidature Bertrand on surveille une candidature Bertrand il est très surveillé à
l'Elysée oui il est très surveillé on l'a vu pendant les régionales il y a eu
un débat d'ailleurs au sein de la majorité de savoir est-ce qu'il fallait traiter par le mépris ou traiter en tout cas par l'ignorance la candidature de Xavier Bertrand ou est-ce qu'il fallait au contraire essayer de l'affaiblir avec une partie de l'entourage d'Emmanuel Macron qui considérait que le prendre pour cible c'était aussi le crédibiliser comme candidat donc c'était pas forcément un calcul payant à long terme que c'était lui accorder enfin donner du poids à sa parole et d'autres qui disaient oui mais il est suffisamment dangereux pour ne pas le traiter non plus par l'indifférence vous demandiez est
-ce
qu'il peut se passer quelque chose d'ici l'année prochaine oui il y a un sujet qu'Emmanuel Macron a aussi en tête c'est sa présidence française de l'Union Européenne avec des comptes publics qui dérapent il faut aussi envoyer un message à Bruxelles pour ne pas entamer sa campagne en étant un président de l'UE avec une commission qui nous tape sur les doigts sur justement la dette qui se creuse et le déficit qui part enfin qu'on n'arrive pas à contenir donc ça aussi dans la vision qu'il a de la campagne à venir où il veut montrer qu'il incarne un leadership européen il ne peut pas s'empêcher de commencer sa campagne avec ce boulet au pied du président par réformiste et d'une Europe qui tape sur une France mauvaise élève
est-ce que dans les profils qui sont sur la ligne de départ puisque vous nous avez expliqué depuis le début de l'émission que rien n'était joué évidemment en tout cas qu
'il
n
'y ait
pas de candidat naturel qui s'était dégagé pas dans les enquêtes d'opinion et sans doute pas d'une manière générale dans le débat politique lequel de ces candidats est plus gênant sur le papier pour une candidature Emmanuel Macron quand vous prenez par exemple Laurent Wauquiez Michel Barnier Valérie Pécresse
il y
en a deux qui sont gênants pour lui c'est Xavier Bertrand parce qu'il correspond à un profil qui est très différent du sien même s'il défend des idées de droite Emmanuel Macron sur le plan économique Xavier Bertrand n'aura de cesse de le ramener vers les territoires vers le local le peuple tout ça et la
France des oubliés
comme il l'a dit aussi dans son discours les
gilets jaunes d'une certaine façon Emmanuel Macron n'incarne pas ça et le deuxième plus dangereux c'est Michel Barnier avec une stature internationale la sagesse l'expérience ce qui est très important l'Europe il a été plusieurs fois ministre des affaires étrangères de l'agriculture un ton qui est très rassembleur
pas
du tout dans la polémique en revanche je pense que Valérie Pécresse a des atouts évidemment mais elle a un inconvénient c'est qu'elle lui ressemble trop c'est quant à Laurent Wauquiez je pense que Laurent Wauquiez je crois que c
'est
Vanessa qui a
dit
ça tout à l'heure il y a des plaies
qui
ne
sont pas refermées sur
l'image qu'il a dans l'opinion qu
'il a
laissée quand il était président du parti et c'est trop frais encore ça Laurent
Wauquiez est
jeune il a encore lui il n'est pas c 'est vrai que son image est
un
peu écornée très allumée et qu'il souffre il souffre quand même il est vécu comme insincère y compris par une partie de l'opinion de droite et ça c'est un problème qu'il n'a pas encore résolu
il
y a tout un volet sur lequel Valérie Pécresse ne ressemble pas du tout à Emmanuel Macron c'est le volet régalien parce
que pour le coup sur
les enjeux économiques oui là il y a effectivement beaucoup de passerelles mais sur le régalien elle est sur des positions au contraire extrêmement fermes elle a fait le lien entre l'immigration et le terrorisme elle s'est musclée elle s'est musclée et depuis longtemps en réalité c'est pas entendu mais depuis longtemps donc je crois que les trois candidats c'est ça qui est intéressant les trois ou les quatre ont chacun des atouts et des handicaps qui sont différents Barnier il a un positionnement plus large mais il a aussi des handicaps Valérie Pécresse elle est proche mais sur le régalien elle a quelque chose de plus fort pour reprendre ce que disait Yves Tréard Xavier Bertrand a des atouts sur la question de l'ancrage des territoires et c'est ça qui n
'est
pas décanté et c'est pour ça que je pense qu'il y aura in fine je me trompe peut-être aller
des primaires difficile de contourner mais il faut dire qu'il y a quelqu'un de tranche
et ça peut pas être quelques personnes ça
peut pas être les sondeurs vous avez dit non
alors en tout cas
c'est aussi la saison des primaires chez les Verts le vote des militants aura lieu en septembre et les candidats sont entrés en campagne Bateau Rousseau Jadot et Éric Piolle Éric Piolle il est maire de Grenoble et il n
'est
pas forcément très identifié par les français il n
'est
pas forcément non plus en tête dans les sondages mais il a su s'entourer pour combler ses lacunes en faisant appel à un ancien conseiller de Barack Obama vous allez voir la Soge et
la
Baire Walid Berissoul et Diane Kacharela reportage
le
lieu n'a pas été décidé au hasard par Éric Piolle une bière en main dans un lieu alternatif le candidat à la primaire écologiste a choisi Pantin dans le 93 pour son premier meeting parmi la centaine de militants Eva Jolie candidate malheureuse à la présidentielle de 2012
on
avance étape par étape ça fait maintenant longtemps déjà qu'on se prépare à cette phase qu'on était pleinement engagé dans les départementales et régionales avant on ouvre une nouvelle phase elle va durer jusqu'en septembre et puis après il n'y
aura
une autre puis une autre et puis après surtout l'exercice du mandat donc on est préparé et conditionné pour ça
moi
je suis sûre qu'il saurait très bien trouver son chemin simplement il faut savoir que c'est dur il faut savoir que chaque moment compte chaque parole compte
depuis qu'il a annoncé sa candidature la semaine dernière le maire de Grenoble a un objectif installer les verres aux affaires du pays écologistes
qui
sont la seule force qui pousse comment on fait passer d'une culture de contre-pouvoir à une culture de pouvoir et souvent je prends cette image du terrain de foot où chez les écologistes comme on était des contre-pouvoirs et comme on voulait surtout d'abord avant tout s'assurer qu'on était tous égaux tous pareils on faisait tourner donc bon Lionel Messi il est bon évidemment il marque des buts mais comme on est tous égaux on va tourner puis il va passer au goal parce qu'il n
'y a
pas de raison parce que moi aussi je peux faire avant-centre et puis après on prendra aussi Sergio Ramos pour faire Elie Droit et puis etc une métaphore sportive compliquée référence à la difficulté fréquente des verres à choisir le meilleur pour la course à l'Elysée
à
trois mois de la primaire l'écurie écologiste compte déjà quatre autres candidats dans les starting blocks
parmi
eux Yannick Jadot figure médiatique du parti bien plus connu qu'Eric Piolle alors pour tenter de combler ce déficit de notoriété il a convié un invité de marque le conseiller image qui a fait gagner Barack Obama en 2008
au
programme comment mettre en avant son récit personnel ou tirer profit des réseaux sociaux vous
tous vous
êtes tous concernés
vous pouvez publier de l'excellent contenu avec
votre
téléphone
sauf
si vous avez un mauvais téléphone
mais
presque
tout le monde ici a un portable qui permet de faire du très bon contenu
assis dans un coin de la classe Eric Piolle attentif et studieux prend des notes
on
va rester humble on va dire parce que Barack Obama ça a été quelque chose de grand dans l'histoire politique mondiale donc voilà j'avance pas à pas avec comme dit Haroun un parcours et peut-être une cohérence qui permet d'être en phase avec les questions fortes de nos concitoyens aujourd'hui
Bonsoir Grenoble
largement réélu l'an dernier à la tête de Grenoble ville de plus de 100 000 habitants le candidat à la présidentielle veut désormais se faire connaître de tous les français depuis sa réélection il multiplie les petites phrases bien senties sur les plateaux télé comme lorsqu'il s'exprime sur la polémique du menu sans viande dans les cantines de Lyon ça me rappelle finalement une polémique qu'il y
avait
eu en 54 Pierre Mendès France que je n'ai pas vécu mais que j'ai lu parce qu'on a retrouvé toutes ces affiches au moment où il a interdit le vin dans les cantines scolaires et à l'époque ça avait créé un tollé il a dit on va remplacer le vin par du lait et ça avait créé un tollé absolument incroyable il avait été attaqué dans des polémiques incessantes ou quand il s'interroge sur l'utilité de la 5G une technologie énergivore évidemment je fais un petit raccourci légèrement provocateur parce que j'aime bien ça mais grosso modo la 5G c'est pour nous permettre de regarder des films porno même quand vous êtes dans votre ascenseur en HD Eric Piolle vient de sortir un livre qui éclaire sur son programme son plan de communication est lancé en attendant la primaire ouverte prévue le 16 septembre prochain
bon
est-ce que ça suffira ce genre de provocation comme le dit le maire de Grenoble Eric Piolle à faire la différence c'est vrai qu'avec cette primaire écolo il peut y avoir des surprises est-ce qu'il
y a
des favoris ?
on parlait tout à l'heure justement que souvent c'était le plus radical dans les parties qui étaient choisis à l'occasion des primaires ça se confirme chez les Verts ça c'est
l
'Europe Écologie des Verts c'est toujours le moins médiatique
le
moins connu et celui qui a les idées les plus je dirais les plus radicales chez les Verts qui gagne on l'a vu madame d'ailleurs Nicolas Hulot n'a jamais réussi à se faire
une
place
il
avait été
battu par Eva Jolie
il avait
été battu par Eva Jolie madame Taubira avait gagné déjà aussi contre non pas madame
Taubira elle n'était pas chez l'Europe Écologie des Verts elle
n'avait pas essayé mais à chaque fois c'est celui qui est le plus radical
donc
voilà
juste
quand vous regardez
les enquêtes d'opinion Brice Tinturier tous ceux-là sont dans un mouchoir de poche parce que ça va être intéressant aussi par rapport à ce qui va se passer à gauche d'une manière générale en fonction du profil de celui qui sort à la présidentielle les idées écolo ont peut-être un petit peu bougé aussi par rapport aux précédentes primaires ils sont aujourd'hui dans la situation de dire aux Français nous pouvons incarner
les
plus hautes fonctions
alors
on n'a pas d'enquête auprès du corps électoral de la primaire des écologistes il faut être clair ce que nous pouvons mesurer c'est sur des intentions de vote présidentielle là on l'a fait avec Jadot et avec Piole l'avantage était clairement en faveur de Yannick Jadot mais pour une raison aussi qui tient à la fois à sa notoriété et à son positionnement c'est-à
-dire
que le positionnement de Yannick Jadot est un positionnement qui cherche à être beaucoup plus sur le centre donc il peut capter des électeurs socialistes capter des électeurs y compris de centre droit alors que le positionnement d'un Piole est beaucoup plus autour on va dire de la gauche et de la gauche même mélenchoniste donc ils n
'ont
pas la même notoriété ils n'ont pas le même positionnement mais ça c
'est
des enquêtes auprès des Français ça veut dire quand même que Jadot est à 10% c
'est pas négligeable beaucoup pour un candidat écolo
mais oui je trouve qu'on ne
l
'a pas assez vu on a un candidat écologiste pour la première fois en France qui pourrait être dans une zone à deux chiffres avant même que la campagne ait démarré on n'avait pas ça y compris avec Noël Mamère qui avait fait le meilleur score des candidats écologiques c'est
à dire 5%
exactement et puis on a un Piole qui a à date donc encore un problème de notoriété important
rapidement Vanessa Schneider Eric Piole que vous avez beaucoup suivi
en
reportage oui
oui je l
'ai
suivi je l
'ai
suivi à Grenoble mais non pour rajouter à ce que vous disiez sur Yannick Jadot le problème c'est qu'il n'est pas candidat et qu'on peut malheureusement compter sur les Verts pour désigner les Verts c'est pas c'est pas les Français c'est pas les écolos et c'est pas les Français à sensibilité écologiste pour le coup on n'est pas du tout dans le cadre d'une primaire ouverte donc c'est un parti qui a un faible nombre d'adhérents qui vote entre des candidats et donc c'est ni le plus populaire ni celui qui est amené à créer une dynamique qui est élu c'est un parti paradoxal qui peut obtenir de très très bons scores dans des élections locales ou des élections européennes et qui à chaque fois fait des scores minables on peut le dire dans les élections présidentielles parce que là pour le coup c'est un parti qui a un vrai problème d'émergence de candidats crédibles ce qui est pour le coup cette fois-ci très dommage pour eux parce que comme le disait Brice Saint-Hurier un écologiste fort pourrait entraîner derrière lui une partie de la gauche qui n'a pas elle de candidats pour l'instant donc ça pourrait être une occasion historique de pouvoir un peu exister dans une présidentielle ce qui ne s'est jamais produit jusque là et
on a parlé d'Éric Piolle et de Yannick Jadot mais il
y a
d'autres candidats qui sont en cours il y a Sandrine Rousseau et Delphine Bateau qui s'est présentée également hier matin donc venons maintenant à vos questions
oui
il
y
en
a
un autre que j'ai oublié
Governatori qui était
candidat au régional en PACA
en PACA si la primaire à droite a lieu et que Xavier Bertrand continue de faire cavalier seul cela signifie deux candidats et donc la défaite c'est précisément le scénario que vous évoquiez tout à l'heure ce
sera forcément la défaite et ce sera l'explosion d'une partie de la droite puisque au sein des parlementaires des députés Les Républicains dans la centaine de députés vous avez un bon tiers qui commence à dire si c'est pour être sûr de perdre l'année prochaine au final la différence programmatique avec Emmanuel Macron n'est pas énorme et on pourrait pourquoi pas dans ce cas là faire défection et aller apporter notre concours à Emmanuel Macron cette question qui collera
les affiches pour Bertrand et financera sa campagne est-ce qu'il a besoin absolument du parti Les Républicains Xavier Bertrand pour faire campagne il faut des moyens
s'il n
'a
pas le parti ça veut dire que le parti va lui mettre quelqu'un dans les pattes donc la réponse elle est là il a les moyens de faire une campagne sans l'argent du parti parce qu'il aura des soutiens il en a déjà beaucoup d'accord il ne
faut
pas oublier qu'il est en campagne depuis un an Xavier Bertrand mais on ne peut pas imaginer que s'il est le seul que le parti ne soit pas derrière lui ou alors le parti On disait la même chose d'Emmanuel Macron c'était un des arguments qu'on mettait nous-mêmes en avant autour de cette table pour dire que ça serait très compliqué pour lui de mener campagne sans l'argent d'un parti et
il a
apporté la preuve qu'il a pu exister sans élus locaux sans parti derrière lui et sans financement public Mais parce qu'il était contre le système alors qu'une candidature d'un candidat de droite ne serait pas une candidature contre le système Donc
du coup ils ont plus besoin d'avoir
un soutien quand même
partisan Ils
se
positionnent aussi
en candidat du peuple ça peut créer une autre forme de
dynamique Avec des élus Vous l'avez dit tout à l'heure Et je suis pas sûre qu'Emmanuel Macron ait
été vraiment perçu
comme dynamiter
le
système En tout cas on le disait à l'instant Néhé Latroux le précisait il y a aussi la question des élus des soutiens des élus qui va être un enjeu sans doute dans les prochaines semaines parce qu'eux aussi font naturellement campagne sur le terrain Pourquoi Valérie Pécresse tient-elle autant à une primaire des LR Vanessa Schneider
Je suis pas sûre qu'elle y tienne tant que ça Elle tient surtout à dire à Xavier Bertrand ne t'énerve pas comme ça Tu as peut-être trois points de plus que moi mais ce n'est pas la peine non plus de sortir tes gros muscles et puis on va se calmer un petit peu attendre et finalement tout ça se joue dans un mouchoir de poche tu n'as pas plus de chance que moi ou que d'autres donc voilà je crois que le message c'est surtout celui-là
Grande école ou pas Bertrand a-t-il vraiment l'envergure d'un président de la République Est-ce que vous avez des éléments de la part des Français des éléments d'enquête qui permettent de savoir quelle est l'image que les Français ont de Xavier Bertrand Est-ce que ce qu'il martèle depuis très longtemps dans sa carrière est de dire je n
'ai
pas fait l'ENA je n
'ai
pas fait les grandes écoles je suis un ancien assureur et ce qui compte pour moi c'est de faire pour ma région pour les territoires est-ce que ça s'est passé dans l'opinion est-ce que les Français au fond ça leur apporte peu qu'on ait fait les grandes écoles ou pas
Il
a l'image de quelqu'un qui est beaucoup plus proche des Français que par exemple un Emmanuel Macron ou d'autres candidats il est perçu comme aussi quelqu'un de sympathique et sur la dimension que vous pointez qui est la stature présidentielle les résultats sont en demi-teinte en réalité c'est
-à-dire
qu'il a plutôt un début de bonne stature présidentielle mais il est loin d'avoir ce cas mais c'est le principe du président sortant Emmanuel Macron ou ce que peuvent avoir d'autres donc ce n
'est
pas joué sur la stature présidentielle mais il a commencé à sculpter une image quand même d'homme de terrain d'homme qui comprend les Français et ça c'est très important c'est à l'inverse un handicap d'Emmanuel Macron qui ne donne toujours pas le sentiment de bien comprendre les Français
On voit ce sondage qui est à l'instant pendant que vous parlez à l'antenne 46, 42, 38 et 35 c'est-à-dire que là effectivement on est un peu dans l'épaisseur du trait quand on parle des enquêtes d'opinion Cette primaire annoncée n'est-elle pas une excellente nouvelle pour Macron et Le Pen
?
Alors là non Non ? Non Je pense que Macron et Le Pen sont quand même assez sur la réserve Les élections quoi qu'on dise les élections régionales même si comparaison n
'est
pas raison ça n'a rien à voir avec un scrutin national donne une indication et donne un climat qui n'est quand même pas très rassurant pour l'un et pour l'autre Surtout avec cette abstention personne ne sait appréhender cette abstention savoir si c'est de l'indifférence si c'est de la colère si c'est du rejet et si c'est du rejet c'est principalement du rejet justement des deux qui étaient finalistes en 2017 Donc de quoi qu'il arrive la candidature qui est regardée de près c'est la candidature de la droite si cette droite est divisée parfait
si elle
n'est pas divisée ça devient une concurrence Toute impression
de capouillage est bon
pour ses adversaires S'il y a les primaires c'est aussi une occasion d'avoir un coup de projecteur sur la droite et si vous n'avez pas de coup de projecteur sur la droite vous avez plutôt un coup de projecteur sur celui qui est au pouvoir parce que c'est lui qui peut jouer sur l'actualité donc ça a cet avantage que ça enlève cet avantage à Emmanuel Macron s'il y a éventuellement des primaires
Encore faut-il
que les primaires
se passent bien
et qu'elles ne tournent pas comme le disait avec toutes les réserves il faut qu'elles
se
passent bien avec
toutes les réserves
Allez Xavier Bertrand ne part-il pas d'un peu trop loin pour atteindre le second tour de la présidentielle
?
Il y en a qui sont partis de très très
loin On
a connu d'autres parcours qu'on disait perdus celui de Jacques Chirac celui d'autres des gens qui sont partis
tout
seuls et très loin et qui sont arrivés au bout François Hollande qu'on appelait Monsieur 4% On
va se
garder de faire ce genre de
pronostic ce
soir Et ça ne lui a pas porté chance
Pensez
-vous que Nicolas Sarkozy va soutenir Xavier Bertrand ?
C
'est intéressant cette question
?
Non Ou bien un candidat issu des Républicains vous dites non Vanessa Schneider c'est sûr ?
Non parce qu'il pour le coup ce que disait Yves Tréard tout à l'heure il a employé le mot haine je n'irai pas jusque là mais en tout cas un profond mépris et un agacement qui ne cachent pas du tout Nicolas
Sarkozy Il préférerait Emmanuel Macron à Xavier Bertrand
? Oui ça me paraît probable franchement ça me paraît probable
Et
Michel Barnier a-t-il envie de se lancer pour la présidentielle ? Il le dit en tout cas il a l'atroce En tout cas lui il a dit clairement qu'il était candidat
Il dit qu'il est candidat il a fait un livre et puis il explique en privé que oui il a la stature que en fait les chefs d'état il les côtoie déjà puisque quand il était commissaire européen il parlait à Angela Merkel il parlait à Emmanuel Macron donc il n
'est
pas impressionné par ses sénacles et c'est ce qui crédibilise sa candidature Après longtemps il se disait aussi qu'il essayait de négocier plutôt un poste de ministre d'affaires étrangères mais là dans la dernière ligne droite il semble plus déterminé à y aller par lui-même qu'à négocier avec d'autres candidats Et si Edvard Philippe se présentait quelles seraient ses chances
?
Il ne se présentera pas Bon ben
voilà Je change d'autre question
Et
s'il se
présentait il aurait à mon avis une chance davantage sur le créneau occupé par Emmanuel Macron que sur le créneau de la droite S 'il se présentait ce serait à la place d'Emmanuel Macron Bien sûr
Qui est le principal ennemi à abattre pour LR ? Marine Le Pen ou Emmanuel Macron
?
Les
deux
Les deux Oui celui qui sera en
tête
Macron fait face à beaucoup de problèmes depuis son élection veut-il s'en rajouter un de plus avec les retraites
? On
va voir Edvard On
peut jouer
finement c'est un joueur aussi il peut abattre la carte sans la retourner
Macron fait face à Ah ben non j'ai déjà eu celle-là une autre Allez Il n'y
en
a plus Mais si Bon ben il n'y
en
a plus C'est dommage J'en avais vu passer une rapidement mais on la posera peut-être une autre fois Il est possible qu'on reparle de ces primaires de droite donc
je
récupérais les questions Merci à vous tous C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40 Je vous rappelle que vous pouvez retrouver C'est dans l'air quand vous le voulez en podcast sur les plateformes de replay et puis on se retrouve demain 17h50 pour un nouveau essai dans l'air