Nicolas Dupont-Aignan dans les matins de LCI (07/10/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à la présidentielle, c'est la troisième fois je crois. Président de Debout la France et vous publiez un livre sur le gaspillage avec un titre volontairement choc, Où va le pognon ?
- 0:31RelanceRéponse partielle
Vous croyez encore aux sondages Elisabeth Martichoux ? Je me souviens des élections régionales où on nous a cassé les pieds avec les sondages pendant des semaines.
- 1:34OuverteRéponse directe
Alors, il y a un phénomène Zemmour ou pas ? Est-ce qu'il y a un phénomène Zemmour ?
- 2:06RelanceRéponse partielle
Là, il va y avoir des sondages, et malgré tout, on va se rapprocher d'élections.
- 3:50OuverteRéponse directe
une question aussi, quand même.
- 4:58OuverteRéponse partielle
Et en revanche, chacun est libre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:20Invité politiqueChiffre
« Une croissance qui pourrait dépasser les 6%. »
- 11:13PrésentateurFait
« Le pass sanitaire a affaibli les secteurs qui y sont contraints. »
- 12:10PrésentateurFait
« La Suède vient de suspendre la vaccination pour les moins de 30 ans avec le vaccin Moderna. »
- 12:16PrésentateurFait
« Le Danemark vient de le suspendre sur les moins de 18 ans. »
- 13:27Invité politiqueChiffre
« Non remboursés, ça coûtera, on l'a su ce matin, 44 euros pour les PCR, les antigéniques 22 euros et 25 en pharmacie. »
- 16:06PrésentateurChiffre
« Il nous prépare une nouvelle réforme. Pour 5 milliards. 5 milliards des retraites. »
- 16:53PrésentateurChiffre
« Elle a été estimée pour certains à 200 millions, d'autres à 300 millions. »
- 17:41PrésentateurPromesse
« Le pouvoir d'achat, un treizième mois pour tous les Français, c'est-à-dire 8% de hausse de leur salaire. »
- 17:49PrésentateurChiffre
« Jusqu'à 3 SMIC, ça coûte 20 milliards. »
- 17:56PrésentateurPromesse
« une vraie baisse de moitié de l'impôt sur les sociétés pour les PME, qui investissent uniquement sur le sol français. »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Nicolas Dupont-Aignan30 %
- ?14 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Elisabeth Martichoux.
Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous
êtes candidat à la présidentielle, c'est la troisième fois je crois. Président de Debout la France et vous publiez un livre sur le gaspillage avec un titre volontairement choc, Où va le pognon
?
Dans les éditions de
l
'archipel, c'est à la fois un livre réquisitoire qui compile un certain nombre d'études et un livre programme. On va en parler de votre programme. Comment allez-vous ? Très bien.
Je suis heureux de vous voir.
Je vous demande ça parce que vous êtes quand même coincé entre Marine Le Pen et Éric Zemmour à 2% dans les sondages. Il y
a
des responsables de chez vous qui sont partis chez le dit Zemmour. Ça va
?
Très bien. Mais
les
sondages, vous croyez encore aux sondages Elisabeth Martichoux
? Vous
y croyez encore sincèrement ? Je me souviens des élections régionales où on nous a cassé les pieds avec les sondages pendant des semaines. Ils se sont complètement trompés à 10 points près. 10 points près.
Ce
n'est pas des sondages
pris
sur une petite partie des Français, car n'oubliez jamais ceux qui sont sûrs d'aller voter, alors que la présidentielle,
il
y a 20 millions de Français qui ne votent pas d'habitude,
qui
vont voter.
Et
moi, je m'adresse
à ces 20 millions de Français
qui
sont écoeurés de la vie politique, qui n'ont pas envie que ce soit les journalistes ou les sondeurs qui décident à leur place. Et je leur dis, plutôt que d'aller manifester, de porter un gilet jaune, de râler dans votre coin, et vous avez bien raison de râler, je vous dis, allez voter, vous pouvez bouleverser le jeu politique. Et les petites phrases, les sondages, les histoires,
j
'en ai rien à faire.
Alors,
il y a un phénomène Zemmour ou
pas ? Est-ce qu
'il
y
a
un phénomène Zemmour ?
Je ne sais pas.
Je
ne sais pas. Il est très parisien. Il est très médiatique.
En
tout cas, c'est quelqu'un que vous connaissez bien.
Que j'aime beaucoup.
Que vous
avez été proche.
Que a des qualités. Page
243, livre d'Éric Zemmour, « La France n'a pas dit son dernier mot ». Il rapporte une conversation qu'il avait
eue
avec vous.
Un peu fantasmée.
Justement,
on
va la décrire. Je vais la lire et puis vous nous direz. Donc, on est en 2017 et Emmanuel Macron a été élu. Il rappelle que vous lui aviez proposé une place sur vos listes aux européennes en 2014.
Non, c'était 2019 d'ailleurs.
Mais bon.
Voilà.
On n'a pas de mémoire. Là,
c'est en 2014 et la conversation date de 2017. Zemmour qui parle de vous, Dupont-Aignan, me dit que je devrais me lancer.
Que
je pourrais être moi aussi candidat à la présidentielle. Et vous ajoutez
à
Zemmour,
«
Si tu es mieux placé que moi, je m'effacerais volontiers. Pour moi, tu sais, l'important,
c
'est qu
'on
gagne ». Éric Zemmour, « Je vois dans ses yeux qu'il n'en croit pas un mot. L'important pour lui est d'être candidat, même si on perd ». Alors,
est-ce
que d'abord, vous l'avez encouragé
?
Je ne me souviens pas de ça du tout.
D
'ailleurs, Éric Zemmour a une sorte de roman. C'est un romancier, en fait. Puisque, d'ailleurs, la preuve, c'est qu'il me met avec ses grosses lunettes. J'ai plus de lunettes depuis 20 ans.
Oui, alors je ne
l'ai
pas lu, mais
il dit que vous avez des grosses lunettes. Mais je
n
'ai
pas de lunettes. Mais bon, ce n
'est
pas grave. L'enjeu, ce n
'est
pas ça.
Donc, cette
conversation n'a pas eu lieu. Si,
elle a eu lieu. Ce que j'ai dit à Éric Zemmour, et c'est ce que j'ai dit publiquement à tous les Français, en janvier 2020,
j
'ai dit qu'à ce coup, il faut organiser une grande primaire, ouverte, avec Marine Le Pen, pourquoi pas Éric Zemmour, Dupont-Aignan, Philippe Pau, Retailleau, Wauquiez. Et il faut que l'électorat, qui ne soit pas macroniste, choisisse le meilleur par le vote. Et donc, je maintiens. Et je dis que
s'il y avait une primaire... Donc, vous auriez pu l'encourager à y aller ?
Peut-être.
Et s'il y avait une primaire... Attendez, je finis ma phrase.
S'il y avait une primaire, j'ai toujours dit que je m'inclinerais. En revanche, je ne m'inclinerais pas devant des sondages, des commentaires, d'une opération médiatique, car je crois à la solidité des convictions, et je crois au travail de
terrain. Et je vais vous donner un exemple. Attendez, juste, je peux poser
une question aussi, quand même. Vous dites, je m'effacerais dans le cadre d'une primaire, je respecterais... Le suffrage. Là, il va y avoir des sondages, et
malgré tout, attendez,
on va se rapprocher d'élections.
Oui, mais ça sera
le premier tour. Et il y a un
moment...
Ça sera le
premier tour,
bien sûr.
Vous ne rallierez pas à Zemmour avant le premier tour, s'il est candidat, il n'est pas
encore candidat.
On
ne sait pas si il est candidat. C'est une opération médiatique. Il a des heures d'antenne. Je pense que ça va se rééquilibrer. Les Français ont peut-être le droit de savoir ce que je propose. Ce qui m'intéresse
aussi,
je crois que les Français ont des problèmes sérieux. Le pays est au bord du précipice. Les Français n'attendent pas des oiseaux de malheur, ils attendent des propositions, des solutions. Et ce qui m'intéresse, ce sont les solutions. D'ailleurs, ce qui est assez intéressant, si vous lisez le livre d'Éric Zemmour, il est passionnant. Ce ne sont que des petites histoires. J'ai déjeuné avec machin, j'ai fait ci, il n
'est
pas gentil, il est gentil, un peu romancé. Moi, je sors un livre de propositions chiffrées. Je crois... J'ai été maire 22 ans, j'ai sauvé une ville de la faillite. Je pense que les Français
en ont ras-le-bol des
petites histoires.
Et les Français veulent
des solutions. Il faut du temps.
Mais
c'est intéressant si
tu recherches sur votre candidature. Et en revanche, chacun
est libre. Je suis ravi qu'Éric Zemmour apporte sa contribution au débat. Soit il y
a
une primaire,
soit c'est le premier tour. Qu'est-ce qu
'il a que vous n'avez pas
? Mais
j'en sais
rien. Mais ça ne
m'intéresse pas, Elisabeth Martichoux,
je
ne
suis
pas là pour parler de Zemmour.
Ça
ne vous
intéresse pas. Je parle aux Français.
Non, je parle
aux Français.
Jamais vous ne
vous
remettez en cause en
disant... Je me remets
en cause et je travaille. Et j'apporte des solutions aux Français. Et j'estime que les Français ont quand même le choix. Et
que ce n'est pas aux journalistes de décider.
Vous avez vos signatures
? Je les aurais, oui, ça avance bien.
Je demande au maire de me les confirmer. Mais ça avance bien. Parce que vous voyez...
Vous ne vous sentez
pas trop seul ? Pas du tout.
Pas
isolé ? Pas du tout. Et
j'ai beaucoup
de gens qui me rejoignent. Et là aussi, on met en exergue deux types qui partent. On ne parle jamais de ceux qui arrivent. C'est toujours les petites histoires.
Vous avez des
bataillons de
personnes qui rejoignent ? Oui, partout en
France, qui bossent. Et un réseau de maires, de gens de terrain, désintéressés, honnêtes, qui travaillent. Voilà.
Vous êtes imperturbable. Vous avez
vos
convictions.
Oui, et j'aime la France. Vous mettrez votre candidature jusqu'au bout. Et j
'ai envie de sauver
mon pays. Et
pas de ralliement avant
le premier jour. Mais pourquoi des ralliements
? À quoi, quoi, comment ? À quoi ça sert tout ça ?
Le
suffrage universel, ça sert
à faire gagner éventuellement.
Mais ça ne veut rien dire. Ah bon ? Il y a deux tours. Le
général de Gaulle, il y a deux tours. Le général de Gaulle a créé l'élection présidentielle au suffrage universel pour libérer les Français du régime des partis. Aujourd'hui, il n
'y
a pas le régime des partis, il
y
a le régime des médias. Il
y a
le régime des sondages. Il y
a
le régime des parisiens. Eh bien, qu'Éric Zemmour fasse le tour de France comme moi, très bien. Qu'on soit à la loyale. J'ai proposé une primaire avant le premier tour pour éviter des divisions. Il ne veut pas ni Marine Le Pen. Il y aura un premier tour. Je propose mes solutions aux Français. Et je vais vous dire, le péril de la France, c'est l'abstention.
Et
s'il n'y a pas de débat sur le fond,
il
y
aura
encore plus d
'abstention.
Il
y a
du débat sur le
fond. Non,
il n
'y a
pas de débat sur le fond. Ce ne sont que des polémiques vaines. Qu'est-ce qu'on fait maintenant concrètement ? J'aimerais qu
'on
en parle. J'ai travaillé des dizaines d'heures
avec mes équipes. Les questions
existentielles que se posent certains Français sur la place de la nation, sur
la France, sur l'idens.
Je la pose
depuis un certain temps, reconnaissez-le. Mais moi, j'apporte des solutions.
Ce sont des questions de
fond. Oui, mais
les Français, ils
veulent des solutions. Et
Zemmour, il n'apporte pas de solutions.
Mais je n'en sais rien, vous lui posez la question. Non, mais
moi, je vous le dis.
Les Français jugeront.
Moi,
j'apporte des
solutions complètes.
Et plus que les autres.
Je pense, beaucoup plus
précises. Meilleur que les autres.
Meilleur.
Meilleur.
Meilleur pour un point fondamental.
C
'est qu'elles sont basées sur des réalités de terrain
et
pas des salons. Et deuxième point, et j'ai voulu le faire encore plus cette fois-ci, chiffrer. Parce qu'on a vu avec Emmanuel Macron que les discours grandiloquents aboutissaient à des problèmes de quinquennat. Et ça fait 20 ans, Madame Martichoux, 20 ans,
qu
'on a des campagnes présidentielles avec de la démagogie plein pot, où rien n'est chiffré. Et j'ai voulu cette fois-ci, puisqu'on va tous demander la même chose, sécurité, pouvoir d'achat, école, hôpital, tout le monde va dire la même chose. Et j'ai voulu par ce livre montrer
qu
'il fallait dire aux Français où on allait prendre l'argent
et
qu'est-ce qu'on allait en faire.
On va en parler.
Et c'est là où je peux
contribuer modestement au
débat. Alors dites-moi,
la situation économique, un mot, le taux de chômage, on l'apprend ce matin,
c
'est l'INSEE, vers son plus bas niveau depuis 2008. Une croissance qui pourrait dépasser les 6%.
Ça
va mieux ?
Tout va
bien, c'est formidable.
Non mais je vous demande, ça va
mieux ? C'est
n'importe quoi.
Quoi les chiffres
?
Non, c'est très bien, ça rattrape. Mais vous savez combien ils ont baissé ? Les chiffres
de l'INSEE ? Attendez,
il y
a
des chiffres de l'INSEE.
Vous ne croyez pas aux chiffres de l'INSEE ?
Attendez un instant. Vous savez combien il reste de chômeurs ?
Oui,
il y en a beaucoup. Des
millions.
Vous savez comment vivent
les Français ? Avec un SMIC, ils ne peuvent même plus se chauffer. Alors, je sais qu'il
y a
la propagande.
Donc ce
serait indécent
de dire que ça va mieux.
Mais ça ne va pas mieux. Ce n
'est
pas vrai. Il y
a
des petits boulots et heureusement ça reprend puisque ça a tellement chuté. Tellement chuté. Mais il y
a
un mur de dettes pour nos PME qu'il faut lever si on veut conforter ses premiers résultats. Je me réjouis
que ça aille
un peu mieux. Comment
?
Comment ? En étalant les dettes et en les transformant en fonds propres pour nos PME. Parce qu'on risque un million de chômeurs de plus. Là, vous
parlez quoi ? Du
remboursement des PGE ?
Exactement.
Et vous savez qu'en Allemagne, ils ont fait quelque
chose de très bien. Vraiment très bien. Ils ont étalé les prêts et transformé ces prêts en fonds propres. Donc je veux qu'on
ait des PME. Bruno Le Maire avait dit qu'on
fera du sur-mesure. Mais il
ne le fait pas. De
la dentelle au cas par cas. Ce
n
'est
pas comme ça que ça marche. En Allemagne, ils ont compris que si on veut éviter une rechute
avec
des problèmes majeurs, il faut mettre le paquet maintenant. Deuxième point, j'insiste là-dessus.
Il faut baisser les charges.
Les créations d'emplois cette année. Je
m'en réjouis. Ça remplace les destructions de l'année dernière. Mais simplement, ce
n'est pas vrai que ça va si mieux. C'est un peu mieux que ça
puisque c'est le taux de chômage
le plus
bas depuis 2008.
Mais
c'est n'importe quoi. C'est de la propagande.
C'est ça que
je ne comprends pas. Qu'est-ce que vous voulez dire par n'importe quoi ?
Ce que je veux dire,
c'est qu'il y a une...
L'INSEE fait de la propagande
? L'INSEE
fait de la propagande complète parce que les
chiffres, on leur fait dire tout ce qu'on veut. Parce que l'INSEE est à la boxe d'Emmanuel Macron ?
Écoutez, oui, on voit comment ça se passe. Ce que je veux vous expliquer, prenons les choses clairement.
Qu
'il y ait une amélioration. Heureusement, il y
a
un rebond. Un vrai rebond. Parce qu'il y a eu une chute très brutale. Mais on n'a pas rattrapé le niveau d'avant-crise. Deuxième point. Il y
a
des petits boulots mal payés avec un problème de main-d'oeuvre terrible, un problème de salaire, un problème de charge pour nos PME. Et ce que je propose, justement, dans ce livre, c'est de débloquer les choses pour à la fois augmenter le pouvoir d'achat, pouvoir recruter du monde. Et deuxièmement, faciliter l'investissement de nos PME en France.
On
le voit avec la pénurie,
ce qui se passe.
Grâce
à l'argent, on va y revenir. Mais vous
dites qu'il y a un rebond.
Vous venez de le dire.
Oui, il y a un premier
rebond. Mais je ne le dis pas. Je dis
simplement dire, tout va bien. Donc l'économie... C'est aussi bien qu
'en 2008, c'est tellement mensonger sur la souffrance des Français.
D'accord. Donc
un, Emmanuel Macron
aurait tort et il serait mensonger, enfin menteur, donc, s'il vantait son bilan. Oui, totalement. Deux, vous dites qu'il
y a un
rebond. Non,
l'économie française
n'a pas souffert du pass sanitaire.
Bien
sûr qu'elle a souffert. Les restaurateurs ont beaucoup souffert.
Non, je vous dis que l'économie française rebondit malgré l'instauration du pass sanitaire instauré par Emmanuel Macron le 12 juillet.
Le
pass sanitaire a affaibli les secteurs qui y sont contraints.
Enfin là, vous êtes un peu embarrassé. Parce que vous aviez dit sur LCI, c'était au micro d'Adrien Jeindre, le 16 septembre, le pass sanitaire n'est pas bon pour l'économie.
Oui,
c'est vrai, pour les restaurateurs, c'est une catastrophe, vous le savez très bien.
Donc l'économie va mieux, on crée des emplois, il y a des entreprises, vous voyez bien, il y
a
des restaurants
qui ont souffert. Tout va bien, Madame Martichoux, c'est vrai que tout va bien, c'est génial. Tout va mal, le pass
sanitaire a tué
l'économie.
Mais je n
'ai
pas dit qu'il avait tué l'économie, je dis qu'il a affaibli l'économie et qu'en plus il est absurde sur un plan sanitaire.
Je
m'en tiens
totalement contre, totalement contre,
parce que c'est mensonger, ça
ne vous regarde pas.
Ah bon, mais vous
vous encouragez
à la vaccination ou pas ?
Ça dépend qui, pas les jeunes. Je vois que la Suède, d'ailleurs, tiens, je vous donne une information qui n
'est
pas sur les médias français. La Suède vient de suspendre la vaccination pour les moins de 30 ans avec le vaccin Moderna. Le Danemark vient de le suspendre
sur
les moins de 18 ans.
Le pass sanitaire, c'est intéressant. Donc j'insiste, je finis ma phrase. Attendez, excusez-moi, Madame Martichoux.
Le test PCR
ne
sera pas... Juste un point, Madame Martichoux, parce que je ne
veux
pas que les téléspectateurs se trompent. Autant je pense que pour les personnes âgées et fragiles, la vaccination est positive, autant je suis très dubitatif sur la vaccination des jeunes, et je demande une commission d'enquête parlementaire sur les effets secondaires de la vaccination pour les jeunes. Pourquoi ? Qui oblige la Suède, le Danemark et beaucoup de pays à suspendre la vaccination. Donc c'est un point très important dans le pays.
C'est
pour Moderna,
c'est
pas pour les autres.
Ça va venir pour les autres, probablement.
Ah bon
? Eh bien, vous verrez ce qui va se passer. Deuxième
point.
Vous ne jouez pas un peu les prophètes de malheureux
? Je ne joue pas les prophètes de malheureux, j'en ai assez de la propagande qu'il y
a dans notre pays. Mais il y en a eu beaucoup de propagande
anti-vaccin. Il y en a
eu beaucoup de propagande anti-vaccin. Oh non, pas sur les chaînes de
télévision. Pardon ? Pas sur les chaînes de télévision.
Je ne suis pas anti-vaccin, Madame Martichoux. On n'a pas
suffisamment entendu les anti-vaccins
? Je
ne
suis
pas anti-vaccin.
Ce
n
'est
pas la même chose. Non ? Je suis pour que le médecin traitant
évalue.
Vous introduisez des doutes ?
J'ai
introduit un doute sur les jeunes et je dis que les effets secondaires sur les jeunes sont importants et je demande aux Français d'être prudents.
Les tests
PCR,
comme l'avait annoncé le chef de l'État quand il a imposé le pass sanitaire, ne seront plus remboursés à partir
du 15
octobre. Non remboursés, ça coûtera, on l'a su ce matin, 44 euros pour
les PCR,
les antigéniques 22 euros et
25
en pharmacie. C'est ahurissant de voir ça. Car moi, je n'ai jamais nié l'épidémie Covid. J'étais le premier à mettre en garde.
J
'ai demandé des suspensions de vol de Chine, j'ai demandé le masque, j'ai demandé le test. Donc je ne suis pas un imprudent. Et je dis que faire payer les tests sanitaires,
c
'est une aberration scientifique et sanitaire parce que ça empêchera de savoir ce qui va se passer cet hiver. Et c'est une mesure tellement absurde sur le plan sanitaire, comme de supprimer les lits d'hôpitaux, qu'on est dans une situation de folie publique.
Alors on avance. Vous êtes contre le pass sanitaire. Vous dénoncez dans votre livre les abus de toutes sortes. Les faux pass sanitaires qui sont convoités par ceux qui, comme vous, partagent l'hostilité à l'égard des pass sanitaires. Est-ce que vous savez combien il y en a ?
Je n'en sais rien. Est
-ce
que c'est un
scandale ?
Mais le pass sanitaire est un scandale.
Est-ce que les faux pass sanitaires...
Mais
bien tout ce qui est faux n
'est
pas bien. Voilà, moi je
respecte
la loi.
Est-ce que vous ne craignez pas d'encourager les faux pass sanitaires ?
Quel rapport
là sur le livre
?
Eh bien parce que vous, par exemple, c'est un rapport direct. Les fausses cartes vitales qui permettent aussi
des... Oui, je les conteste. Comme tout ce qui est faux, je
respecte la loi. D
'accord.
Alors, les fausses cartes vitales, c'est un des premiers chapitres de votre livre.
Les deux
premiers chapitres.
Et vous dites que c'est un scandale, évidemment, que ça coûte de l'argent. C'est difficile à évaluer quand même, puisqu'il y en a entre 0,6 millions et 7,76 millions, selon les différentes sources que vous citez là. Pour vous, il y en a combien entre ces...
J
'estime au minimum 2 millions. C'est le rapport de la Cour des comptes 2020. C'est le rapport de l'Assemblée nationale de 2020. Le rapport du Sénat 2019 est à 5 millions. Et le rapport des institutions de l'État, c'est-à-dire l'Inspection Générale des Finances et l'Inspection Générale de la Sécurité Sociale est à 7 millions. C'est ahurissant.
La fourchette est
quand même très étonnante,
effectivement. Et oui, et vous savez pourquoi
? Et donc, ça veut dire que c'est difficile à chiffrer.
Ça coûterait combien ?
Non,
pas du tout.
Pas du tout. Excusez-moi un instant, si je peux...
C
'est
flou. Et vous savez pourquoi c'est flou
? Parce
que c'est pas assez bien évalué.
Parce que l'État a abandonné. Parce que l'administration de la Sécurité Sociale fait la politique de l'autruche. Et ce que je veux à travers ce livre, c'est dire aux Français.
On
vous a fait souffrir notamment les retraités. Emmanuel Macron a réduit le pouvoir d'achat des retraités depuis 5 ans. De manière très importante. Pas d'indexation des pensions
et
hausse de la CSG.
Il
nous prépare une nouvelle réforme.
Pour
5 milliards.
5 milliards des
retraites. 5 milliards.
Pourquoi ? Il va
la présenter avant
? Vous
avez bien vu.
Ou
après, il l'a dit.
D'accord. Le candidat Macron... Le
candidat Macron, ça sera
un nouvel appauvrissement des retraités en France. Et pour 5 milliards d'euros, on nous dit. 5 milliards. Et au minimum, la fraude des cartes vitales, et j'ai pris exprès une estimation très prudente, c'est au moins 20 milliards. Donc ce que je demande, tout simplement, du bon sens, je demande que l'État fasse son travail sur les vraies fraudes, au lieu de s'attaquer au pouvoir d'achat des retraités, qui ont déjà beaucoup souffert.
Est-ce que
la carte biométrique,
généralisée,
serait que c
'est une solution ? C'est la
seule solution. Alors, elle
rapporterait de l'argent, évidemment. Elle coûterait combien, d'ailleurs,
la mise en place ? Elle a
été estimée pour certains à 200 millions, d'autres à 300 millions. C'est dérisoire, à côté, à côté...
Même
si ça coûte un milliard, selon les...
Mais l'Algérie a mis en place la carte biométrique.
Vous dites, ça vaut le coup, parce qu'on récupérerait, évidemment...
Des dizaines de milliards. Est-ce que vous trouvez normal qu'il y
ait
aussi des faux numéros d'immatriculation à la Sécurité sociale, qui se chiffrent en millions ? Est-ce que vous trouvez normal que l'on paye des retraites à des morts dans le monde entier ? Est-ce que vous trouvez normal qu'il y
ait
des gens qui consomment leur RSA à l'étranger ?
Alors, vous proposez
tout ça dans votre livre, Nicolas
Dupont-Aignan. Récupérez cette fraude sociale.
Pas que la fraude sociale, la fraude fiscale. Et
la
fraude fiscale.
Les escroqueries à la TVA, du bouc en banditisme.
100 milliards,
c'est
organisé. Effectivement,
vous
dites, derrière, il y
a
le crime organisé.
Tout
à fait. Ça
financerait...
Quelles mesures prioritaires ?
Deux mesures
prioritaires. Trois mesures.
Et
on compte
plus là-dessus. Oui, c'est
dommage. Trois mesures prioritaires. Le pouvoir d'achat, un treizième mois pour tous les Français, c'est-à-dire 8% de hausse de leur salaire.
Jusqu'à
3
SMIC.
Jusqu'à
3 SMIC. Jusqu'à 3 SMIC, ça coûte 20 milliards. Deuxièmement, une vraie baisse de moitié de l'impôt sur les sociétés pour les PME,
qui
investissent uniquement sur le sol français. On parle des pénuries de produits parce qu'on a tout délocalisé depuis 20 ans. Et troisièmement, la reconstruction de
l
'hôpital public avec la réouverture d'un hôpital par département. Car aujourd'hui, vous le savez, des Français qui ont des tumeurs cancéreuses ne peuvent pas être opérés dans notre pays parce que les blocs opératoires ne fonctionnent pas
à plein temps. Vous êtes candidat,
Nicolas Edupont
-Aignan. Ça, c'est 3 priorités majeures. On
aura l'occasion de vous recevoir à nouveau pour préciser ces propositions. Une question grave et complexe avant de se quitter. Vous savez que la commission Sauvé a révélé l'ampleur des crimes sexuels par l'Église. Monseigneur Moulin-Beaufort, premier avec de France, a déclaré sur France à Foyer que la confession, par principe,
est
au-dessus des lois de la République. S'agissant du secret professionnel, on rappelle qu'il impose que face à des abus sexuels, on cède, on doit en informer les autorités judiciaires. Est-ce que Monseigneur Moulin-Beaufort a raison de dire que la confession, elle est au-dessus des lois de la République ?
Il n'y a rien au-dessus des lois de la République. En revanche, il y a la confession qui est un exercice à part.
Il
peut très bien y avoir une confession et ensuite, il peut y avoir l'application des lois de la République. Ne confondons pas l
'aspect
public et l'aspect privé.
La question
qui est posée, c'est que quand quelqu'un est le réceptacle d'un secret aussi lourd qu'un abus sexuel, quelle que soit sa profession, même s'il est soumis au secret professionnel, il doit en informer les autorités
judiciaires. Ma
question est simple.
Est
-ce qu'un prêtre qui recevrait la confession soit d'une petite victime, soit d'un prêtre pédophile, devrait systématiquement en informer l'autorité judiciaire
?
Ça
me paraît évident.
D'accord. Voilà. Et
il dit ce qu'il peut dire. Je pense en revanche que ce qui s'est passé à travers ce rapport est exemplaire. Enfin, les portes s'ouvrent. Et j'aimerais
que
toutes les institutions fassent la même chose. Qu'il n
'y
ait pas que l'Église. Lesquelles, par exemple ? Mais toutes les institutions. Parce que le problème des abus sexuels traverse
toute la société. Toutes les institutions
sportives, celles
qui travaillent avec les enfants ? Toutes les institutions.
Ce que je veux dire, c'est qu'il est important d'être juste. Et je crois que ce drame des abus sexuels est tellement fort dans notre société que j'aimerais qu'on continue à lutter, à faire preuve de transparence, parce qu'on est encore très loin du compte, à mon avis.
Et faire un devoir de vérité au
-delà de celui
remarquable de l'Église. Merci beaucoup Nicolas Dupont
-Aignure d'avoir
été avec nous ce matin sur LCI. Dans un instant, le temps avec Guillaume.
Nicolas Dupont-Aignan