"Je suis pour le cannabis thérapeutique, mais en aucun cas favorable à la légalisation du cannabis"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Yannique Neder. Bonjour. Bonjour.
Jusqu'à plus de 5 he d'attente dans certains services d'urgence, les patients doivent patienter de longues heures avant d'être prise en charge. Un temps d'attente qui ne cesse d'augmenter ces dernières années. Pourquoi on s'en sort pas ?
Et puis vous pourriez même rajouter euh mis fortement en tension par le dernier épisode euh de grippe euh ben en fait on on s'en sort pas parce que on a euh pris beaucoup trop de retard sur la formation euh des soignants que ça soit euh médecin, infirmier et de soignante et que si on veut des urgences qui soient beaucoup plus fluides, et bien il faut pouvoir ouvrir aussi plus de lit d'aval. Donc, on a vraiment besoin de former plus de soignants pour justement réduire ces temps qui sont inadmissibles et dont je comprends bien le mécontentement des Français. Il y a aussi dans cette étude puisque vous évoquez l'étude de l'adresse aussi un chiffre qui moi m'interpelle puisque 40 % euh des passage aux urgences pourrait être évité et pour être traité par des consultations en amont.
Justement, c'est la question que j'allais vous poser la relance parce que le 15 normalement devait faire un tri un tri des patients pour éviter que tout le monde se précipite vers les urgences dès qu'il se passe quelque chose. Là visiblement ce tril là n'est pas suffisant. Alors attention, il faut resituer l'enquête. qu'elle compare un point d'enquête qui a lieu en 2013 et un point en 2023.
En 2023, oui, mais en 2023, on avait très peu de développement de la coordination et de la régulation en amont. Donc, il faut faire attention. C'est donc vous vous dites qu'aujourd'hui en fait ça va beaucoup mieux.
Non, je peux pas dire ça. Je pense que chaque français qui passe une journée aux urgences, on peut pas lui dire que ça va beaucoup mieux. Il faut quand même ne pas en plus et énerver les Français qui à juste titre sont relativement compatissants avec les soignants.
Moi, je veux deux messages forts. Je veux un message vis-à-vis des soignants en leur disant que heureusement et c'est grâce à leur engagement que le système de la santé tient en France. Que ça soit à l'hôpital public privé, c'est pas mon ma discussion de faire battre les différents les différentes personnes et la ville.
Par contre, ce que l'on voit c'est qu'on peut pas reprocher à des gens qui vont aux urgences d'y aller parce que c'est qu'ils n'ont pas trouvé de solution en ville. Mais on allait vous poser la question, ce cas, il se présente souvent. Voilà.
Donc, il faut pouvoir augmenter l'offre de soins en ville. On aura des mesures qui vont le permettre, notamment les docteurs juniors qui sont la 4e année de médecine générale, la fameuse, je vais prendre les décrets nécessaires en mai junior. Alors en fait les pour faire médecin généraliste actuellement, il fallait 9 ans d'études.
Il a été rajouté une 10e année et cette 10e année, les premiers étudiants qui vont faire leur 10e année, c'est des étudiants qui seront donc le 2 novembre 2026 sur les territoires. Donc l'enjeu c'est 3700 médecins, ça fait à peu près 35 à 40 par département en fonction de la taille du département. Et là je travaille avec les élus locaux, les maires départements, les présidents d'intercommunaité, d'agglomération, des régions pour pouvoir installer ces docteurs et pour pouvoir aller dans les zones notamment soudance pour pouvoir organiser du soin pour éviter que systématiquement on ait recours à aller aux urgences.
Ils n'ont que 4 ans d'études. Comment ? Ils n'ont fait que 4 ans d'études. 10e année. 4 anné 4e année de spécialité.
D'accord. Et comment vous voulez les inciter à aller dans les déserts médicaux par exemple ? parce qu'on a vu que l'incitation ça marchait moyen.
Soyons clair, monsieur le ministre, vous êtes pas le premier à tenir ce discours. Faut à un moment, il faut pas obliger, faut pas imposer. Alors là sur les les la 10e année, on est en train de travailler justement avec eux, avec les syndicats d'interne.
Je pense qu'il faut aussi et ils ont pleinement conscience du rôle qu'ils ont à jouer. Il faut aussi trouver des maîtres de stage puisqu'ils sont encore étudiants. Ce qui peut permettre aussi aux maîtres de stage de participer aussi à la régulation.
Je l'espère de reprendre les visites à domicile. C'est un concept qu'on a complètement perdu, mais des personnes âgées, handicapées, avec des problèmes de mobilité, il n'y a beaucoup moins de visite à domicile par an. Donc, je crois qu'il faut une pleine conscience euh des médecins pour pouvoir s'organiser.
Là, vous faites le constat, mais vous en tant que ministre, vous pouvez en plus, il y a une il y a une proposition de loi là qui va être présentée qui qui est portée par le socialiste Guillaume Garot. 258 députés sont avec lui pour réguler l'installation des médecins. Est-ce qu'il faut il faut pas en passer par l'obligation de s'installer dans les déserts médicaux ?
C'est des sujets qu'il faut qu'il faut naturellement mettre sur la table parce qu'on a d'un côté un sentiment que des médecins s'installent toujours au même endroit et de l'autre côté des patients qui n'ont pas accès. Donc je réunis à 18h justement ce soir le député Garou avec un certain nombre de de collègues de ses collègues députés qui ont signé le conseil national de l'ordre, les syndicats de médecins, une forme de conclave sur cette organisation de la santé parce qu'il y a peut-être des voies de passage. Et quelle est la position du gouvernement ?
Est-ce que vous soutenez ou pas le fait de réguler l'installation des médecins ? J'ose imaginer que si ce matin en en en un claquement de doigt, je vous répondais à cette question, on aurait réglé le problème de des déserts médicaux depuis longtemps. De quoi on parle ?
Actuellement, on forme le même nombre de médecins qu'en 1970. Qu'en 1970 et nous sommes 15 millions d'habitants en plus, il y a un rapport au travail qu'on a complètement oublié. un médecin généraliste qui part en retraite, il en faut 2,3.
Donc moi, si c'est prendre des mesures qui vont complètement dégoûter toute notre jeunesse de s'installer et de faire des études en médecine, qu'ils partent à l'étranger, qu'ils se mettent en secteur 3. C'est-à-dire que si demain tout le monde se déplaque et en fait n'est plus conventionné par l'ACNAM, et bien on met une on met une médecine à pas à deux vitesses mais à trois vitesses. Parce que vous le dites vous-même, il y a des déserts médicaux et en ville on pourrait mieux soigner.
Je pense que ça c'est d'ailleurs pas complètement vrai mais attention ne pas financiariser non plus de trop la médecine. On entend donc que voulu trouver des limites à cette proposition de loi qui est soutenue par on le rappelle 258 députés. Vous êtes pas complètement alignés.
Je pense qu'il faut mais mais il faut faut discuter de ces sujets qui sont importants. Il faut pas que le le remède soit pire que le mal. C'est quoi les voix de passage du coup que vous et ben les voix de passage ?
Je pense que déjà on pourrait voir comment s'installent nos 4000 étudiants, nos 4000 docteurs juniors. On pourrait aussi former beaucoup plus. On pourrait aussi récupérer nos étudiants français qui sont partis en Roumanie, en en Espagne, en Belgique.
Bah oui, parce que on a beaucoup d'étudiants qui ne en fait ne font pas leurs études de santé en France. On a Vous savez pourquoi ils ne font pas le leurs études en France ? Parce que il y a un numérus clausus qui reste assez important. numérus officiellement mais 12000 médecins formés aujourd'hui c'est largement insuffisant.
Et ben merci beaucoup c'est ce que je m'apprête à faire au mois de mai au Sénat, c'est-à-dire c'est de supprimer justement le restant de numérus c'est-à-dire qu'il y avait un numérus clausus qui est passé à Apertus. Ce numérus Apertus, on constate tous qu'il est encore beaucoup trop restrictif. Donc au mois de mai, si le Sénat euh me donne une m'accorde d'une majorité, je ferai voter la proposition de loi que j'avais fait voter à l'Assemblée nationale en décembre 2023 pour supprimer justement le numérus et permettre justement de rapatrier ses étudiants.
On n'a pas euh une famille en France qui n'a pas un de ses enfants, ses petits-enfants qui est parti faire des études de santé à l'étranger, faute de capacitaire en France. Alors monsieur ministre non mais juste parce que on a parlé on a dit 10 ans d'études hein. Ça veut dire que là ce dont vous parlez là c'est que ça va prendre du temps.
Non pas forcément parce que oui prend du temps alors maintenant au 2 novembre 2026 c'est demain. On aura 3700 docteurs juniors de plus chaque année. On a également les pas vous me parlez pas des praticiens diplômés hors Union européenne.
Pourtant ils sont fondamentaux dans nos territoires puisqu'ils assurent 30 à 40 % de la présence médicale. Donc là aussi c'est plus 1700 médecins puisque on a près de 4000 praticiens diplômés hors Union européenne. Savez ce qu'on vous dit dans ces cas-là, on vous dit c'est pas forcément très fairplay d'aller chercher des médecins par exemple en Tunisie et cetera.
C'est pas du tout ça. C'est vous avez mal compris le sujet. On ne va pas aller chercher.
Je mets pas des missionnaires qui vont aller dépeupler. C'est des gens et des personnes qui sont déjà dans nos services, qui exercent déjà en France et qui demandent juste à sortir d'un statut de précarité puisqu'ils assurent la prise en charge de la santé des patients. Exactement, il faut les entendre.
Par contre, il faut pas non plus faire un dispositif qui va être attractif. On va pas améliorer la santé en France en appauvrissant la santé d'autres pays. Par curiosité, vous dites qu'on va donc ouvrir si le Sénat va dans votre sens ce fameux numérus clausus qui est le supprimer faire un examen.
Ça veut dire qu'à partir de l'année prochaine, on forme combien de médecins, par an et par rapport à Alors, ça dépendra, il y a il y a deux c'est la loi que j'ai fait voter en décembre 2023 à l'Assemblée nationale. Ça dépendra des besoins du territoire et ça dépendra du capacitaire des structures de formation pour pas les nommer les universités, les facultés de médecine. Et moi, je fais confiance aux élus locaux avec les universités, les agences régionales de santé pour avoir un plan de charge progressif pour accueillir ses étudiants dans bonnes conditions pour pouvoir à terme leur trouver des lieux de sage.
Ces lieux de sage ne sont pas forcément à l'hôpital, ça permettra aussi de les mettre dans les territoires. Moi, je suis hospitalier. J'ai fait mes 10 ans d'études, même 12 ans d'études qu'en structure hospitalière.
Il est très compliqué quand vous avez 30 32 ans de vous dire d'aller vous installer dans telle ou telle commune quand vous avez déjà une organisation de vie, un conjoint, des enfants. Donc on a plus, on n pas une méthode pour régler les déserts médicaux. On a plein de méthodes et il faut les monter de façon parallèle.
Mais oui, on a probablement perdu beaucoup trop de temps. Il y a un chiffre que vous avez donné tout à l'heure sur lequel je voudrais revenir. Il m'a intrigué Yannick Neder.
Vous disiez quand il y a un médecin qui s'en va, il en faut 2,3 en moyenne pour le remplacer. C'est une question de rapport au travail. Expliquez-nous.
Ah bah c'est assez simple. C'est-à-dire que moi vous avez tous connu, vous êtes plus jeune que moi, mais moi j'ai bien connu quand j'étais enfant, un médecin généraliste qui travaillait du lundi matin jusqu'au samedi soir, souvent à son domicile dans sa maison avec souvent son épouse qui vous faisait rentrer les patients et tout ça. Ce modèle là a complètement changé.
Le rapport au travail a changé. nos jeunes générations veulent plus de temps pour leur famille, pour leurs enfants, que ça soit des hommes médecins ou des femmes médecins. Donc ce rapport au travail a complètement changé.
C'est les 35 heures ont aussi modifié le rapport au travail des médecins et maintenant on a beaucoup de médecins qui travaillent 3 jours 4 jours. Donc naturellement à nombre de médecins identiques, nous avons pas forcément le même nombre de temps disponible pour les soignants, pour les patients pardon. On a on a moins de de médecins, mais on a plus de patients parce que plus de maladie.
Un exemple, vous l'avez donné tout à l'heure, l'hiver marqué par une épidémie de grippe assez intense. Il est peut-être un peu trop tôt pour faire un bilan. Il est un peu trop tôt, mais cependant, on peut encore en dire un certain nombre de choses.
Je pense que au pays de Pasteur, on a un problème vis-à-vis de la vaccination et je compte bien m'y attaquer. On a un obscurantisme qui est complètement relayé par les réseaux sociaux, qui est notamment complètement relayé par le ministre de la santé américain Kennedy qui en fait qui un antivax he qui a un antivax. Et je pense qu'au pays de Pasteur, j'étais encore justement à Doll la semaine dernière, le le pays natal, la ville natale de Pasteur.
Et bien la vaccination, elle protège en France et on le voit bien avec la méningite. Pourquoi j'ai lancé la campagne de vaccination méningite sur Ren et sa métropole ? Parce qu'en fait la ménagingite et bien ça tue.
Nous avons près de 60 patients 60 françaises et français qui sont morts depuis juillet de méningite. Et bien nous avons décidé avec l'agence régionale de santé, avec madame le maire de Rennes, la métropole, l'ensemble des forces en présence de faire cette campagne de vaccination. Et pourquoi c'est pas généralisé alors que la haute autorité de santé ? que en fait il fallait alors moi je l'ai fait parce que au niveau de Renn il y avait vraiment une augmentation des cas de méningit.
Moi j'ai pris cette décision quand je suis allé début février dans la drô dans une école pas loin de chez moi quand un enfant de 4 ans était décédé de méningite. Là je pense que il faut qu'on prenne nos responsabilités. C'est ce que c'est ce que j'ai fait.
J'ai saisi la haute autorité de santé pour réévaluer la stratégie vaccinale sur la ménagite. Cette stratégie vient d'être donnée par la haute autorité de santé. Et oui, je vous confirme qu'il faut vacciner les enfants pour la ménagistite jusqu'à l'âge de 3 ans et qu'il faut vacciner nos nos jeunes de 14 à 25 ans sur la méningite.
Donc tout ça, je vais l'amplifier et le diffuser pour l'ensemble du territoire et des outremères. Et sur la grippe donc vaccin largement conseillé hein pour les personnes fragiles, mais où en est-on de de l'idée de vacciner obligatoirement les soignants ? Est-ce que ça sera l'hiver prochain ?
Je pense que là aussi, c'est ce que je vais relancer le 18 avril prochain dans mon ministère, de faire un point sur la vaccination, de pouvoir reprendre ces questions, ces discussion. Je crois qu'il faut réexpliquer notamment aux soignants que c'est les principaux aussi symboles et que c'est compliqué d'expliquer un patient. Moi je le vois bien euh j'ai des insuffisants cardiaques.
J'étais cardiologue jusqu'au 23 décembre dernier. Quand on a des patients insuffisants cardiaques, et bien il faut qu'ils se fassent vacciner pour la grippe, pour le pneumocoque parce que c'est des populations fragiles. C'est sûr que le le le poids euh de l'indication médicale perd de son sens si le médecin ou l'infirmier n'est pas vacciné.
Donc je crois que on n'est pas obligé de parler d'obligation mais on peut parler de fortes sensibilisation, de responsabilisation des soignants. Il faut que les soignants soient les ambassadeurs de la vaccination en France pour pouvoir faire qu'il y ait un taux d'acceptation beaucoup plus important et je pense qu'il faut qu'on ait des campagnes beaucoup plus importantes pour inciter la vaccination. Je crois qu'on était sorti d'une période Covid où les gens avaient râbol de tout ça.
Je crois surtout que on a eu une grippe extrêmement euh grave ce qui a d'ailleurs fait le lit aux infections de méningocc de méningite. Et j'entends aussi beaucoup de patients qui m'ont dit "On a été bien malade docteur et on se revaccinera l'année prochaine." Donc tout le rôle de mon ministère maintenant, c'est d'organiser la campagne de vaccination 2025-2026.
Et nous sommes attelés à à faire ça avec l'ensemble des communauté médicale et paramédicale puisque peuvent vacciner infirmiers, sages-femmes, euh pharmaciens, médecin, tout le monde sera mobilisé. On a encore beaucoup de questions à vous poser qui nous concernent tous. Yannique Nader, ministre de la santé et de l'accès aux soins avec nous jusqu'à 9h.
Il est 8h47. On laisse passer le fil info Marine Clet. L'avocate de l'une des victimes dénonce une justice de privilégié ce matin sur France info alors que Gérard de Pardieu est jugé aujourd'hui pour pour agression sexuelle sur deux femmes lors d'un tournage en 2021.
L'audience sera probablement adaptée aux conditions de santé de l'acteur. Une cérémonie d'hommage organisée aujourd'hui au Ver dans les Alpes de Haute Provence. 10 ans après le crash de l'avion de la German Wings, l'appareil précipité au sol volontairement par le copilote, 150 personnes étaient mortes sur le coup.
À Orléan, le suspect de 16 ans est toujours en garde à vue, interpellé après la violente agression samedi d'un rabin en pleine rue. C'est de la haine pure, constate sur France info le grand rabin de France. Hier soir, près de 300 personnes étaient rassemblées à Paris contre l'antisémitisme.
La chef de la diplomatie européenne est à Gaza et en Israël aujourd'hui. Kaya demande le retour immédiat le feu. Depuis une semaine et la reprise des combats, plus de 670 Palestiniens ont été tués selon le Hamas.
Hier soir, une frappe israélienne a touché un hôpital dans le sud de la bande de Gaza. Et puis les Bleus qualifiés pour la demi-finale de Ligue des Nations de Football. ticket arraché au bout du bout du suspense hier soir au tir au but face à la Croatie.
Le prochain rendez-vous ce sera début juin face à l'Espagne. France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia de retour avec le ministre de la santé et de l'accès aux soins, Yannick Neer. Ça en a surpris quelques-uns.
C'est symbolique. Vous avez décidé de restreindre la délivrance initiale de pensement prescrit à 7 jours à compter du 1er avril. Clairement, vous êtes sur une ligne, il y a pas de petites économies.
Non, mais je crois que c'est c'est aussi d'éviter le gaspillage. On a tous en tout cas moi en tant que professionnel de santé et puis j'ai rencontré aussi beaucoup de patients qui se sont vu délivrer des quantités de pensement de façon extrêmement importante qui stagne dans les placards ou ou chez les patients. Donc l'idée c'est de délivrer pour 7 jours pour que l'infirmière puisse faire vous allez nous dire que c'est une visée écologique en fait.
Non, bah c'est tout. C'est écologique, c'est antigaspillage et non, on ne restreint pas l'accès aux pansements en France. Par contre, ça sert à rien de délivrer des pansements pour 30 jours si au bout de 7 jours vous n'avez plus besoin parce que le reste on gagne combien d'argent en quelle qu économies on fait vouz vraiment des chiffres.
Euh le coût dépensement à peu près en France, c'est 700 millions d'euros. Bah je pense que si effectivement sur 700 millions d'euros, il y a peut-être un/4 ou 30 % qui partent à la poubelle, c'est autant de ça d'argent économisé. Moi, je crois que chaque euro qu'on peut utiliser correctement dans le système de santé, c'est 1 € de plus pour la santé des Français parce que les Français ont quand même le sentiment aussi euh de finalement ne pas avoir un bon un bon une bonne répartition et une bonne utilisation de l'argent.
Donc je pense qu'il faut être aussi euh prudent. Tout le monde de toute façon n'achète pas des quantités de produits pour un mois quand il en a besoin que d'une semaine. C'est le moment de rappeler les ordres de grandeur justement parce que l'assurance maladie devrait être déficit d'environ 15 milliards d'euros cette année.
Et on entend toujours un peu les mêmes recettes. Là, on parlait des pansements, vous nous disiez quelques dizaines de millions d'euros éventuellement d'économie attendu. Pour le reste, on entend lutte contre la fraude bien sûr, recours aux médicaments génériques, lutte contre les antibiotiques.
Est-ce qu'on agit pas seulement à la marge ? Est-ce que c'est pas le système qu'il faudrait complètement changer ? Alors, vous avez raison.
Je pense que si on veut vraiment changer les choses, il faut une réforme structurelle de notre système d'organisation de soins avec la ville et l'hôpital et favoriser une meilleure coordination. Ça nous a pas échappé que je suis le 4e ministre de la santé en 2024. Donc avec des délais, là je suis à 90 jours, je crois.
Globalement, j'ai quasiment fini mon temps au ministère. C'est utopique de penser qu'on peut réformer un système de santé avec des ministres qui restent 3 mois. Donc il faut ce que vous nous dites hein.
Non, c'est la réalité. Oui, mais c'est très inquiétant. Bah, c'est très inquiétant.
C'est pour ça que je pense qu'il faut de la stabilité. Je ne parle pas que pour moi, il faut de la stabilité politique pour ce pays pour enclencher un certain nombre de réformes. Maintenant, il n'y a effectivement pas de petites économies.
Je reviendrai simplement sur le sujet de la fraude. C'est pas rien quand même la fraude en France. C'est 20 milliards dont 13,5 milliards pour le système euh social, pour notre sécurité sociale.
Et bien moi, je pense que ministre de la santé que je suis, je ne peux pas rester euh à côté d'un sujet où 13,5 milliards d'argent de cotisation euh des Français, de cotisation des entreprises et bien est mal utilisé et profite à certains. On voit une organisation maintenant avec le dark web sur de la falsification d'arrêt de travail, sur la falsification d'ordonnance, des scandales qui ont été mis en exerme notamment autour des de l'audioprothèse et tout ça. Donc je pense que c'est normal et je l'ai lancé début janvier chez moi à Grenoble au niveau de la Caisse primaire d'assurance maladie où il y a une organisation avec des anciens gendarmes qui sont recrutés par la caisse primaire d'assurance maladie avec la caisse d'allocation familiale et le procureur qui font des véritables coups de point de sur notamment des cyberenquêteurs et c'est plus de 1000 postes qui vont être déployés dont 450 cyberen enquêteurs pour pouvoir justement et bien éviter toute cette fraude et surtout rendre l'argent au français. au système social pour mais si on parle du budget de l'assurance maladie, ça nous renvoie d'ailleurs un peu au sujet précédent.
Vous nous parliez du fait qu'on allait former plus de médecins. Tout ça, ça a un coût, ça va alourdir encore ce déficit. Bah disons que je pense que personne ne va quand même reprocher, c'est quand même l'enjeu de notre système de social qui date quand même de la de la seconde guerre mondiale et du conseil de la résistance qui était de permettre de permettre à chaque concitoyen d'avoir accès à un niveau de santé quel que soit son niveau de rémunération.
On va avoir les 80 ans de la sécurité sociale cette année. Donc c'est peut-être le moment de se poser la question mais je crois que personne nous en voudra de former plus de soignants parce qu'on oublie aussi une chose. Non, c'est pas le sens de la de la question, c'est que en fait tout ça, il nous manque des soignants donc ça va nous coûter évidemment plus cher parce qu' on a besoin de plus de bras.
Et en parallèle, le patron, pardon juste le patron de la Caisse nationale assurance maladir le rappelé hier chaque année 300 à 400000 personnes entrent dans le système d'affection longue durée. En gros, est-ce que avec ces données là le système reste soutenable ? Ben c'est-à-dire que si on continue de fonctionner comme nous fonctionnons actuellement, certainement pas.
Par contre, s'il y a deux choses que vous avez dit, c'est-à-dire que c'est pas parce qu'on va pas recourir aux soins, parce qu'on a pas de professionnel de santé, qu'on va pas être malade. Donc ça c'est une vieille théorie de Bercy d' trine d'années à l'époque où en 93 on avait diminué le fameux Numérus clausus. On formait à l'époque 3500 médecins par an.
Bon bah sur un postulat qui était complètement stupide, c'est que moins il y avait de médecin, moins il y avait de prescription et moins il y avait de dépenses de santé. Au final, qu'est-ce qu'on voit ? On voit que maintenant ça explose de toute parts et je crois que surtout il y a aussi un sujet que vous n'avez pas évoqué, c'est la prévention.
Donc moi je souhaite que les françaises et les Français voient un médecin plutôt, un professionnel de santé plutôt et qu'il y a une vraie politique de prévention. Va faire disparaître les 300 à 400000 personnes qui entrent dans la je vais vous donner quelques chiffres. Mais bien sûr qu'si parler d'une pathologie que je connais bien, c'est le cardio-vasculaire hein.
Je suis cardiologue. 140000 décès par an d'infarctus, d'accidents vasculaires cérébraux. Si déjà à un moment de la vie qu'on définira ensemble avec les autorités compétentes, on est capable de dépister si vous avez du cholestérol, si vous avez du diabète, si vous avez de l'hypertension artérielle si vous fumez qui sont les quatre facteurs de risque essentiels des maladies cardio-vasculaires, et bien quand vous aurez déjà 140000 décès en moins, après il faut il faut faut compter globalement.
Vous avez des dépenses de santé en moins, mais vous avez aussi des indemnités journalières parce que les gens quand vous faites un infarctus ou un AVC, bah vous n'allez pas travailler pendant au moins 1 à 3 mois et parfois vous ne retournez jamais travailler et puis par ailleurs vous n'avez un défaut de productivité et donc vous avez une perte de PIB. Donc c'est comme ça qu'il faut voir l'ensemble du système. Les dépenses de santé, c'est parfois un investissement dans notre société.
C'est un investissement les dépenses de prévention. Sauf que là sur le plan financier actuel, tous les voyants sont au rouge écarlate notamment au niveau des hôpitaux publics qui le déficit atteint 2,8 milliards et il sera même probablement à 3,5. Voilà, c'est ça.
Qu'est-ce que vous pensez de du livret que les hôpitaux publics veulent créer pour financer les équipements très coûteux ? En fait, c'est bien simple. à partir de l'épargne privée des Français, certains seraient fléchaient vers la santé comme on ça a été évoqué pour la défense.
Mais moi, je crois que là aussi il y a pas une méthode, il y en a différentes et je travaille régulièrement tous les mois avec l'ensemble des directeurs généraux d'hôpitaux, notamment de CHU et des directeurs généraux d'Agence régionale de santé. Donc c'est tout à fait important qu'il y ait aussi des éléments qui remontent du terrain avec des organisations financières. Après, ça ne passera pas par une vraie réforme structurelle.
Le Premier ministre dans son discours de politique générale a annoncé aussi une vision pluriéannuelle de la santé. Quand vous faites des dépenses de prévention qui vont coûter, il faut pas espérer un retour sur investissement l'année prochaine. Si demain on se met à mieux dép, je rappelle qu'on a à peu près certains cancers qui se dépent que de 50 %.
Par exemple, les femmes 50 74 ans, on a que 50 % des femmes qui se dépistent. On peut aussi diminuer l'âge de dépistage puisqu'on sait qu'il y a beaucoup de femmes qui ont des cancers dès l'âge de 40 ans. On pourrait s'harmoniser avec l'autre pays européen.
C'est un discours que je porterai demain euh en Pologne puisque nous avons le Conseil européen des ministres de la santé. Il faut investir sur la prévention mais c'est pas sur un retour sur investissement qui sera immédiat. Par contre, ça fera diminuer les affections longue durée puisque les affections longue durée, on le sait bien, c'est les maladies chroniques, le cancer et la santé mentale.
Yannique Ner, est-ce que c'est vous qui allez porter les deux textes qui arrivent le mois prochain à l'assemblée sur la fin de vie ? Je ne sais pas. Le premier ministre orchestrera et arbitra.
D'un mot, le calendrier parlementaire, est-ce qu'il permet d'envisager que des personnes en France puissent accéder à l'aide active à mourir avant la fin de l'année ? Bah, ça dépendra des travaux du Parlement et de ce que le Parlement souhaitera voter dans les semaines qui viennent. Bon, il reste des points d'interrogation là-dessus.
Les textes encadrant l'usage du cannabis médical, eux ont été notifiés à la Commission européenne. Une expérimentation est en cours, faut le dire, hein, depuis 4 ans dans le pays. Mais on n'est quand même pas prêt de de généraliser le cannabis médical en France.
Ah bah écoutez, moi je suis arrivé dans une situation où le 31 décembre, les patients qui étaient dans des études thérapeutiques n'allaient pas pouvoir poursuivre leur traitement. Donc, j'ai pris les mesures adéquates et j'ai repris une lettre de couverture pour permettre que les 1500 à 2000 patients qui bénéficient de cannabis thérapeutique puisse ne pas avoir d'interruption de traitement. J'ai saisi la haute autorité de santé pour effectivement faire évaluer l'intérêt de cette nouvelle classe thérapeutique.
Nous avons donc maintenant jusqu'en mars 2026 pour savoir si oui ou non le cannabis thérapeutique est une alternative sérieuse à des douleurs rebelles comme les agis vasculaires, les rétractions, les douleurs postcidents vasculaires cérébraux et de savoir si l'industrie pharmaceutique est capable de mettre en place une filière. Donc ça vous êtes pour la généralisation ? Moi, je suis pour que si c'est des molécules et des traitements qui permettent de soulager les patients, moi je suis pour tout ce qui peut euh soulager euh les patients.
Cependant, il y a des autorités scientifiques indépendantes qui détermineront s'il y a intérêt à agir ou pas. Pour l'instant, nous ne le savons pas. Donc, continuons de travailler sur cette filière.
Ce qui permet de réaffirmer que je suis pour le cannabis thérapeutique, mais je ne suis en aucun cas ministre de la santé favorable à la légalisation du cannabis et d'une façon générale de toutes les drogues. Parce qu'on sait très bien que la drogue, pardon l'expression, c'est de la merde et que ça tue des milliers de gens chaque année. Yannique Ner, ministre de la santé, de l'accès aux soins, vous étiez l'invité de France Info ce matin.
Merci d'avoir été avec nous. Dans un instant, les informés, Salia Braclia, Renault D. [Musique] tak
Yannick Neuder