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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 11 octobre 2026 68 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Colère lycéenne, droit de vote à 16 ans… Le discours intégral de Mélenchon à Clermont-Ferrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 76 %Attaque 19 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39Invité politiqueFait
    « je sais que les images porteront à tous encore une fois »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « l'immense satisfaction des françaises et des Français que vous voyez ici à l'annonce du fait que c'est Navanetem Pilé qui a obtenu le prix Nobel de la paix »
  • 30:33Invité politiqueFait
    « Parcours sup, c'est la manière de rendre tordu votre gosse qui est droit »
  • 35:41Invité politiqueFait
    « Nous sommes pour l'éducation, nous sommes pour l'enseignement. Nous sommes pour l'acquisition des savoirs, pas pour la sélection. »
  • 38:22Invité politiqueFait
    « le baccalauréat n'est pas un papier. C'est le premier grade universitaire de notre pays. »
  • 41:17Invité politiqueFait
    « il y a moins de jeunes dans la génération qui vient »
  • 44:17Invité politiquePromesse
    « Tous ceux qui choisiront cette voix làà tous, sans exception auront un revenu. »
  • 46:29Invité politiqueFait
    « nous appellerons ça les dividendes du bonheur »
  • 54:22Invité politiqueFait
    « À 16 ans, on peut être émancipé et assuré son devoir de parent. À 16 ans, on vote aux élections prudomales. À 16 ans, on va en prison. »
  • 1:06:13Invité politiqueFait
    « Vous avez transformé la vie des gens en un enfer et une cavalcade sans fin. »
  • 1:06:45Invité politiqueFait
    « L'élection présidentielle ne sera pas une compétition de technocrates qui viennent s'emper sur des taux et des chiffres. »
  • 1:06:45Invité politiquePromesse
    « Nous allons fonder la 6e République, celle du pouvoir populaire avec le référendum citoyen et le référendum révocatoire. »
  • 1:07:28Invité politiquePromesse
    « Nous allons commencer à créer l'état écologique avec les écorégions. »
  • 1:07:28Invité politiquePromesse
    « Nous allons fonder un nouvel état social avec la sécurité sociale intégrale. »

Temps de parole

  • jean-luc-melenchon99 %

≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

C'est déjà à Clairmont qu'il y a tantôt quelques années, mais pas tant que ça, nous avions commencé cette longue marche qui trouve aujourd'hui un certain accomplissement dans le mouvement insoumis. C'était le front de gauche et je ne veux pas vous cacher que j'en ai une certaine nostalgie, mais quand on regarde toujours les bonnes choses que l'on a fait et que l'on a su faire développer, ceci est grand. Ceci est immense à cet instant et comme je viens de le dire, je sais que les images porteront à tous encore une fois.

Je sais que votre présence ici n'est pas destinée à je ne sais quelle absurde admiration, mais plutôt à former et à démontrer et à prouver l'existence d'une force qui fait que ça vaut la peine de se battre, ça vaut la peine de se mobiliser parce que l'effort ne sera pas perdu.

0:57
Non speech

[applaudissements]

0:59
Locuteur

Alors évidemment parce que c'est vous, parce que c'est nous tous et parce que c'est cet instant dans l'histoire que nous écrivons, je veux dire au effort au pays tout entier et à ceux qui dans le monde nous regardent, l'immense satisfaction des françaises et des Français que vous voyez ici à l'annonce du fait que c'est Navanetem Pilé qui a obtenu le prix Nobel de la paix.

1:27
Non speech

[applaudissements]

1:29
Locuteur

juriste d'Afrique du Sud, le pays qui a lancé la procédure et qui a établi pour l'ONU le crime de génocide qui se commett à Gaza. Alors, je sais d'aucun s'étonne de mes dédicaces. Alors, à cela, je dis qui croyez-vous que nous soyons ? Nous sommes des consciences engagées à tout moment et sur tous les sujets. Voilà qui nous sommes. Et tant qu'il y aura

1:57
Non speech

[applaudissements]

1:57
Locuteur

pour la honte de l'humanité un crime pareil qui se commet avec la complicité de tous les puissants de la terre, alors il restera nous qui sommes là le point fermé en solidarité uni comme les doigts d'une main. Depuis 1789, nous défendons partout et tout le temps les droits inaliénables de la personne humaine à vivre, à vivre, à vivre libre, à vivre en harmonie avec son environnement humain et naturel. Alors voilà pourquoi il y a ce meeting. Je ne veux pas, nous ne voulons pas que cette campagne hors du commun se résume à quelques épisodes plus ou moins folkloriques de télévision.

Notre meeting occupe une place, celle qui va consister à envoyer un message sur le moment que nous sommes en train de vivre pour qu'en pleine compréhension des événements et des tâches, chacun puisse trouver la place qui lui revient dans le combat. Car nul n'est de trop. Chacun d'entre nous y a sa place à son échelle et c'est par la multiplication de ces entrées dans le combat que la force constitue, se déploie, convainc. En novembre, nous tiendrons notre convention sur le programme et à partir de là, d'une réunion à l'autre, morceau par morceau, nous allons expliquer ce que nous allons faire si nous gouvernons ce pays ou plus exactement quand nous le gouvernerons.

Je commence par dire ce que tous vous savez, cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre avant. Nous voulons en assumer totalement la gravité des enjeux. Ces enjeux engagent en profondeur l'histoire de France. Nous ne devons pas laisser se rabourir ces enjeux ou les choix urgents de notre temps qu'il faut savoir formuler, porter au effort et ne pas les laisser se diluer dans le bal des vanités politiciennes et des lubisons d'agière. Un monde est [raclement de gorge] en train de s'achever. Ce monde, c'est celui qui depuis 40 ans fait la loi.

Le néolibéralisme s tendante à toute la planète après avoir fait son laboratoire de recherche sous la dictature de Pinoché et s'étendant à toute la planète, d'autant plus vite que l'URSS s'était effondré. Il y a dans cette salle des gens qui ont été les témoins de ce long cheminement où année après année, mois après mois, on voyait dans tous les pays qui avaient auparavant confi des conquêtes sociales inouies qui dessinaient une ligne d'horizon différente pour les peuples. Tout cela repris et les peuples poussaient partout ici là dans la misère dans le retrait de leur conquête.

Ce monde vient de finir parce qu'il est fini parce que ses propres contradictions l'ont amené au point où l'empire qui avait cru à un instant qu'il dominerait le monde pour toujours. Cet empire les États-Unis d'Amérique dirigé d'abord par monsieur Trump puis par monsieur Biden qui n'avait pas d'autres lignes puis par monsieur Trump de nouveau. chaque fois le pire surgissant parce qu'on avait fait confiance entre-temps à des gens dont on pensait que parce qu'ils sont moins clivant, plus amè alors il restaureraient ici et là les droits du peuple. Ils n'ont fait que précipiter la catastrophe. C'est parce qu'il n'y avait pas de vraie gauche aux États-Unis que monsieur Trump a été élu.

C'est parce qu'il n'y avait pas une gauche cholie dans l'Argentine que M a été élu. Et c'est parce que pendant plus de 10 ans, on a verrouillé dans une grande coalition de la CDU CSU avec les socialistes et les verts. Qu'a surgi le monstre de l'AFD qui est si monstrueux qu'a peig un seul lampe gagné. Il prétend réintégrer dans un même état allemand l'Alsace et la Lorine comme s'ils étaient allemands. Voilà ce moment le voyons.

Le moment a pris fin le jour où monsieur Trump a décidé que la concurrence libre et non faussée s'était terminée et qu'on restaurerait la puissance des États-Unis par des droits de douane et par une façon d'enfermer dans ses frontières tout le capital qui voudrait s'y mettre de gré ou de force avec toutes sortes d'arrangements pour lui faciliter la vie. qu'il est revenu à une forme d'empire qui ridiculise tous ceux qui en ont été partisans en Europe. La bouche en cœur prétendant que les États-Unis d'Amérique défendaient la liberté du monde. En tout cas, pas celle du Groenland, ni celle du Canada, ni celle de l'Afghanistan, ni celle de personne.

Parce qu'en définitive, un empire ne peut rien faire d'autre qu'être un empire. jusqu'à convoquer en Europe une réunion de quelques États desquels la France a été en quelque sorte expulsé. Voilà ce qu'a fait monsieur Trump. Voilà ce qu'il est pour nous. Un adversaire et rien de plus. Le libéralisme a vécu au crochet de la planète sur une illusion et en surexploitant les peuples de l'Asie pour qu'ils produisent beaucoup et à bas prix et que puisse délocaliser les entreprises de partout et être détruit en même temps les droits sociaux qui avaient été conquis. Et voici qu'à ce moment même de l'histoire, tout d'un coup se superpose des défis immenses et irréversibles.

C'est pourquoi cette élection à vocation d'y répondre. C'est pourquoi c'est en quelque sorte la possibilité qui nous est donnée en tant que peuple que peuple de France d'entrer dans l'histoire pour en retourner la perspective qui pour le reste semble se dessiner. [applaudissements][acclamation] Un monde succède à l'autre et il est entré dans la réalité comme par effraction sans qu'on nous ait demandé notre avis et hors de toute maîtrise humaine. À peine le néolibéralisme venait-il de s'effondrer que tout se produisait de tout côtés qui dégrade la situation générale et c'est à ce court terme aussi qu'il va falloir répondre.

Les problèmes que je soulève surplombent tous les régimes, tous les pays, toute l'humanité, toutes les politiques. Lorsque s'avance le danger de la guerre généralisée, il faut avoir une réponse claire, nette et mettre à son service toutes les forces qu'on est capable de rassembler dans son propre peuple et à la surface de la terre. car nombreux sont les pays qui aimeraient pouvoir disposer d'un point sur lequel s'appuyer pour entreprendre la politique que nous proposons et qui est aussi la leure dans tant de pays face au danger de la généralisation de la guerre. Je le dis pour qu'on l'entende bien de la part des insoumis.

Devenir cobelligérant en Ukraine ou devenir cobelligérant en Arabie Saoudite est un danger immense dont nous ne voulons pas. Non, général Mandon, nous ne préparerons pas nos enfants et nos petits enfants à mourir pour quelque opération hasardeuse et inventée par l'OTAN. Nous sommes les partisans du nonalignement. Nous voulons décider par nous-mêmes de ce que nous faisons où nous le faisons, comment nous le faisons et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire. Car nous n'aurons jamais qu'un seul intérêt, celui de l'humanité. Nous voulons la paix maintenant, pas après-demain, maintenant. Fin du carnage en Ukraine, fin du carnage partout où il a lieu et notamment du génocide.

la crise écologique, c'est-à-dire le changement climatique, c'est-à-dire l'extinction de la biodiversité sur toute la planète pour la 6e fois de l'histoire du vivant telle qu'on la connaît. Cette crise s'impose à tous, à toutes et c'est dans le déploiement des moyens pour rencontrer les conséquences que de Rénavant se distinguera. Les partisans du marché continuent à penser que toute catastrophe peut-être à marché, que des canicules provoquant des incendies sont une occasion de vendre de l'eau plus cher, de vendre des titres d'assurance plus cher et de vendre des services privés de pompiers plus chers.

Voilà la seule leçon qu'il tire des mésaventures de l'humanité et par conséquent, il faut qu'il y ait de notre part une réponse qui ne soit pas faite d'une filade de mots et de bonnes intentions, mais des décisions concrètes qui redéploient ce que nous les Français nous savons par notre histoire faire si bien, c'est-à-dire adapter, redéfinir l'État lui-même pour que l'État apporte la réponse. avec les citoyens. Voilà la raison pour laquelle les écorégions ne sont pas une trouvaille de communication à l'intérieur d'une campagne présidentielle. C'est une orientation de même que nos anciens quand ils ont constitué la France républicaine ont instauré les communes et les départements.

Il prenaient soin à ce moment que l'État démocratique qu'ils étaient en train de construire échappe à l'influence de la première influence de l'époque qui éétait l'église en sorte que les départements n'ont pas correspondu aux diocèses et les communes n'ont pas correspondu aux paroisses. Alors nous nous allons faire les échorégions pour qu'elles prennent en charge l'environnement dans lequel les êtres humains vivent. qu'elles règlent, qu'elles identifient, qu'elles organisent tout ce qui concerne l'eau, l'air, la fertilité des sols, les mobilités et par-dessus tout puisque l'un est connecté avec l'autre.

La survie de l'espèce humaine et du vivant a commencé, l'ai-je dit, par les hommes et les femmes réellement vivants qui ont à préserver la possibilité de vivre et donc de vivre en bonne santé. car la santé est directement corrélée à la qualité de l'environnement, c'est-à-dire de l'air, de l'eau, du silence dans la nuit, de la nuit elle-même et de tout ce qui touche à l'espèce humaine. L'arrivée de l'intelligence humaine dans une sphère où une machine va remplacer ce qui se passe sous nos cheveux. Comme hier, des machines ont remplacé les bras.

Comme hier, des automatismes ont remplacé des outils, obligeant tout le monde à revoir dans quelles conditions il agirait pour produire et reproduire son existence matérielle. L'intelligence artificielle commence d'abord par nous donner une bonne claque comme ce fut le cas de la machine à vapeur. Quoi ? nous qui nous pensions si spéciaux, si uniques, si indépassable et nous le sommes. Mais une machine imite comment fonctionne notre cerveau. Elle en automatis que tout va être mis en cause. Personne n'y échappera nulle part.

Alors se pose la question fondamentale qui compte si nous voulons rester des citoyens car notre déclaration et la déclaration des droits de l'homme de l'être humain et des citoyens. Le pouvoir va de pair avec l'existence de droits. Des droits sans pouvoir ne sont que veines et creuses phrases. C'est la raison pour laquelle si nous voulons rester maître de nous-mêmes, alors il faut contrôler ce qui va se passer.

Car si nous ne le faisons pas, si nous abandonnons non pas après-demain, demain là, maintenant, tout de suite, si nous abandonnons à la colonisation numérique qu'a préparé pour nous monsieur Macron en invitant tous ceux qui le veulent à installer des datas senteur pour consommer l'eau de nos rivières et l'air qui les entoure, nous devons établir la souveraineté française. sur tout ce qui concerne le numérique et la transmission des idées et l'intelligence artificielle.

15:54
Non speech

[applaudissements]

15:56
Locuteur

À la suite de l'ONU, de la Chine et même du pape, il faut qu'il y ait un contrôle international sur cette intelligence artificielle ou alors cela signifierait que nous lui cédons le droit de décider pour nous. Enfin, et là aussi c'est dans l'immédiat. Une crise financière mondiale s'avance. Tout le monde le sait. Une de ces conséquences, ce sont les taux d'intérêt auxquels on prête aux différents États qui sont du fait d'une stupidité absolue d'une part et d'autre part d'un dévouement sans borne pour le capital financier obligé. d'aller chercher leurs emprunts auprès de la finance internationale. Sur la terre entière, les taux d'intérêt sont à 4 %.

C'est un taux insupportable pour des États quels qu'ils soit, surtout pour ceux qui se sont endettés comme le nôtre. Non, que cette dette excède nos moyens. La France est et reste plus riche qu'elle n'a jamais été. Toute la question est de savoir comment cette richesse serait partie. Mais nous ne sommes pas dans le besoin. Ce n'est pas vrai.

17:19
Non speech

[applaudissements]

17:24
Locuteur

La question est que si nos affaires vont si mal, c'est d'abord parce que certains l'ont organisé. Et je voudrais rappeler très solennellement à ceux qui nous donnent des conseils que la dernière fois il nous reprochait la création possible et effrayante de 100 milliards de dettes. Ils en ont fait 1200 milliards de dettes. Alors, ils sont les derniers à pouvoir venir nous donner des leçons. Autant que ces 1200 milliards de dettes, ce ne sont pas des maternités, ce ne sont pas des kilomètres de chemin de fer, ce ne sont pas des lycées, ce ne sont pas des facultés.

C'est un pillage qui s'a fait pour le profit exclusif d'une petite poignée d'individus qui se sont enrichis et qui continuent à avoir lâcher les chiens pour nous empêcher de rétablir l'équilibre.

Mesdames et messieurs, mes camarades, nos affaires vont d'autant plus mal que ce qu'on appelle nos élites, les puissants qui décident, les successeurs de monsieur Giscard Destin qui fit payer 95 fois la somme qu'il avait emprunté, de monsieur Baladur qui fit un trou de 500 milliards, de monsieur Nicolas Sarkozy qui creusa un fossé de 600 milliards et ainsi de suite, l'un après l'autre, de ces donneurs de leçon qui ruinait le pays dans l'effort de passer derrière pour dire "Ah, il y a plus d'argent pour rien, maintenant faut se serrer la ceinture et c'est ce qu'ils ont fait." Mais nos affaires iraient peut-être un peu moins mal, c'est-à-dire il y aurait moins d'écart entre le taux auquel on nous prête à nous français et ce qu'on prête aux Allemands dont le pays est aussi détruit que le nôtre par le néolibéralisme qui compte plus de pont en ruine que nous des écoles et de lycées pourris que nous en avons dans notre propre pays et qui ont vécu cette politique comme nous mais on leur prête à moins cher.

Pourquoi ? Peut-être parce que non pas des dirigeants comme nous en avons eu et en avons comme monsieur Baou qui passait son temps à pousser des cris sur la dette qui était mettait le pays en faillite. Comment voulez-vous que quand les responsables français eux-mêmes disent que le pays est en faillite, surtout quand ils sont premier ministre, et bien les financiers n'aillent pas dire alors ils doivent être en faillite puisque même leur chef le dit et ainsi de suite. Je pourrais continuer la liste et je vais le faire car la réponse de tous ces gens est toujours la même. On ne peut rien faire.

Mais je me rappelle la tête de ce grand savant, monsieur le maire, quand il était ministre des finances et qui pris sa part à la faillite par ses activités. Il me disait "Monsieur Mélenchon, vous voulez que la dette devienne perpétuelle puisque nous défendions déjà l'annulation de la dette qui est auprès de la PCE. Mais il me disait "Mais monsieur, la dette est déjà perpétuelle, personne ne la rembourse.

Nous empruntons pour rembourser." Autrement dit, cet homme dormait tranquille se disant "Je fais deux heureux, moi qui dépense son compté pour mes amis et deux ceux qui nous prennent de l'argent qui vont pouvoir ramasser des sous." Et c'est eux qui ont substitué à la volonté politique du peuple la sanction et la volonté de la finance. Car quand la finance vient et vous dit "Je ne vous prête pas à moins de temps," c'est elle qui décide. Surtout quand elle trouve dans les murs des gens qui viennent dire "Ah, on n'y peut rien. Il faut rassurer les marchés." Rassurer les marchés, comment ils s'appellent ? Où ils habitent ? Que j'aille les rassurer. Quel marché ? De quoi vous parlez ?

[acclamation] Il n'y a pas de marché. Il y a des edge fund, il y a des compagnies financières. Il y a des compagnies d'assurance et vous autres, vous datez d'un siècle qui venaient me dire qu'il peut rassurer les marchés. Vous n'avez jamais entendu parler des edge fund. Ce sont des spéculateurs, vous comprenez ? Ils passent leur vie à trouver des combines pour ramasser le maximum d'argent dans le minimum de temps et ils décident par exemple de jouer à la perte. Genre les Français vont se casser la figure. On parie sur le cassage de figure des Français. Et si on se casse la figure, ils rempliront leur poche. Et vous me demandez quoi ? De leur céder. Mais vous vous êtes trompé de personnage.

Je n'ai qu'une chose à dire.

22:10
Non speech

[applaudissements]

22:12
Locuteur

Ceux qui s'en prendraient à la France, si c'est nous qui gouvernons, vont sentir passer la riposte et il est peu probable qu'elle leur fasse du bien.

22:25
Non speech

[applaudissements]

22:26
Locuteur

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et ce banquier central à qui on n pas le droit de donner des conseils mais qui lui en donne aux autres. Je parle pas du banquier allemand à qui on avait rien demandé avant que le monde aille les voir. Je parle du gouverneur de la Banque de France française. Celui-là, il est là parce que le précédent est parti avant pour permettre à Macron de nommer le suivant qui resterait 6 ans. Et voilà que Macron a nommé un de ses potes qui a participé à tous les mauvais coups. Il était directeur du trésor contre les trousses creusaient. Il a été ici là directeur de cabinet du ministre de l'économie puis de ceci puis de cela.

Cet homme, il a écrit dessus toute la dette du pays, il en est en partie responsable et il vient nous donner la leçon. Allez, racontez ça à qui vous voulez mais pas à nous. On a été à l'école, on se renseigne et beaucoup d'entre nous sont marxistes, donc c'est une bonne base pour comprendre la vie. [acclamation]

23:25
Non speech

[applaudissements]

23:26
Locuteur

Alors tous les autres arrivent en rencer serré pour rassurer les marchés et jusqu'à cette madame Le Pen qui prétendait ramer pour les ouvriers et les paysans. Celle-là, je sais pas si elle comprend ce qu'elle dit mais en tout cas elle l'a dit. Elle a dit qu'elle allait faire zéro déficit et elle appelle ça la règle d'or. Pour ça, chère madame, il vous faut récupérer quelque chose comme 120 milliards par an en le retirant du fonctionnement de l'État, des collectivités locales et du reste. Alors, où allez-vous trouver ces 120 milliards ? Elle a dit dans 5 ans, trop tard madame, dans 5 ans, vous serez déjà fait ratiboiser deux fois.

Elle nous propose si on suit son raisonnement 120 ans d'austérité. Vous avez compris ? Je suis le seul au nom du mouvement assoumis et de ces organisations de réflexion, ces économistes, ces financiers. Je suis le seul à avoir dit comment on pouvait commencer à rembourser la dette. Notez que pas un des autres n'en a jamais parlé. Ce qui signifie qu'ils ont décidé que c'est vous qui allez la payer. Nous avons proposé d'annuler la partie de la dette française qui est dans les caisses de la Banque européenne et nous complétons notre proposition en disant ça va marcher parce que si vous baissez la quantité de dettes que nous avons alors la confiance reviendra.

Et si elle revient pas c'est qu'il faudra en mettre une deuxième ration. et peut-être même une troisième. Et peut-être même qu'on ira chercher notre argent ailleurs que sur le marché financier mondial. Tenez-vous bien, nous ne sortons pas de l'œuf. Nous savons nous battre et nous avons vu ce qui est arrivé à tous ceux qui ont commis l'insigne bêtise d'écouter les consignes qu'on leur a donné. les Chipras et compagnies qui ont fini par ruiner leur pays, qui plus de 15 ans après a vu leurs produits intérieurs bruts réduits de plus du quart et qui sont revenus mesdames messieurs de 110 % qu'ils étaient du total de leur dette par rapport à la richesse d'une année à 130. Mais quelle réussite !

Mais comme ça fait envie ! Je dis toutes ces choses bien carrées. J'espère avoir du commentaire. Quant à vous, monsieur Moulin, vous n'avez pas, monsieur le gouverneur de la banque centrale, à aller à l'étranger dire que si les Français continuent comme ça, ils vont être étranglés par la dette. Parce que quand vous parlez comme ça, vous parlez contre votre patrie, contre votre peuple et contre l'intérêt général. Et nous ne vous le permettons pas.

26:20
Non speech

[applaudissements]

26:21
Locuteur

Il vous encraez. Il a dit, "Je ne me laisserai pas impressionner." C'est bien ce qu'on va voir. C'est bien ce qu'on va voir. Depuis quand ces gens élus par personne, nommé à la faveur d'une aventure intérieure, l'Assemblée nationale n'ayant même pas voté pour qu'il soit le gouverneur de la banque centrale vont quand même venir nous dire ce qu'on doit faire. Non non, bouche fermée. Je vous ai gardé le plus infimme pour la fin. Le monsieur qui organise la rigolade du MEDDEF quand on parle de salaire, soit-disant président du mouvement des entreprises de France. C'est bien figurez-vous que ce n'est pas ça l'idée qu'on se fait des entreprises.

Monsieur Patrick Martin a dit "Ah, il me fait tellement peur que s'il est élu, je m'en irai. [acclamation] Ce n'est pas ce que disent les petits patrons que je connais. qui en sont au même point que vous tous, c'est-à-dire que n'ont pas la possibilité de s'en aller et d'ailleurs, ils n'en ont pas envie. Eux, ils n'en ont pas envie nous. Alors, il faut être fait d'un drôle de bois. Et s'il croit qu'il nous fait peur parce qu'il dit qu'il va partir, il se trompe lourdement sur nos sentiments. [acclamation]

28:05
Non speech

[applaudissements]

28:08
Locuteur

Une fois de plus, des élites irresponsables trahissent leur pays et montrent à quel point ils n'en ont rien à faire de toutes les leçons qu'il nous donnent de patriotisme et autres. Alors maintenant, il faut comprendre dans ce contexte l'événement qui se déroule sous nos yeux, la révolte de la jeunesse. [acclamation] Ils ne sont pas ils ne sont pas en train de faire une crise de ner printanière. D'ailleurs, c'est l'automne. Ils ne sont pas en train de s'agiter sans raison.

Non seulement ils se mettent en mouvement pour des raisons objectives qu'ils ont nommé dans des cahiers de revendication qu'ils ont rédigé en proposant à tous ceux qui veulent aller voir sur le terrain la réalité de leur revendication. C'est donc un mouvement qui fait preuve d'une très grande maturité politique et syndicale. [acclamation]

29:14
Non speech

[applaudissements]

29:16
Locuteur

Mais ce mouvement est le cri qui annonce la fin d'une période dont ils ont été les victimes. Ce n'est pas par hasard ou par oubli ou par négligence que les établissements d'enseignement secondaire de l'enseignement général et du professionnel se trouve dans cet état pour ne rien dire du premier degré. Cela a été organisé méthodiquement pendant plus de 15 ans.

29:51
Non speech

[applaudissements]

29:52
Locuteur

Les néolibéraux sont partis de l'idée qu'ils voulaient se débarrasser de l'école comme service public prenant l'engagement auprès de chaque jeune de lui permettre de franchir toutes les étapes du savoir jusqu'à la qualification qui permet les métiers les plus avancés. Ils ont pensé qu'en en faisant un marché, ils vendraient du savoir à la découpe. Pour organiser un marché, il y a des conditions, elles ont été toutes réunies. Premièrement, fabriquer des producteurs concurrents, c'est-à-dire des établissements scolaires en concurrence les uns avec les autres, de l'université au lycée en passant par les collèges où plus de 20 % de l'emploi du temps est déterminé localement.

Pour que ça marche, il faut qu'il y ait des classements pour que vous choisissez à quel endroit mettre votre enfant. Bien sûr. Et certains médias se sont chargés de produire ça tous les ans. Le lycée machin meilleur que le lycée truc et ainsi de suite. Et bien sûr le lycée privé.

Et pendant qu'il faisait tout ça, partout les droites au pouvoir dans les régions, dans les communes, dans les départements, versé non seulement la part des subventions prévues par la loi pour les enseignements privés, mais départ supplémentaires, si bien qu'au point de départ entre le public et le privé, il y avait en quelque sorte un décalage de moyens pour faire le travail et tandis qu'au public, on demande de prendre tous les jeunes quel qu'ils soient. au privés, on accordait le droit de choisir et de trier sans aucune obligation. Voilà comment ils ont constitué le marché.

Puis après avoir mis des producteurs indépendants, ils ont mis des consommateurs concurrents et c'est ainsi qu'on a vu arriver au lycée. Chacun sommet de faire sa petite tambouille, son petit potage, les valeurs qu'il choisit pour faire ceci ou pour faire cela. et on a présenté ça comme le sommet de la liberté individuelle. Mais en matière de qualification, la liberté est contrainte par l'obligation de savoir certaines choses. On ne peut, même si on est un littéraire affirmé et j'en ai fait partie, se passer de mathématiques. On ne peut se passer de science.

Et dès lors, c'est à ceux qui savent, qui organisent l'enseignement de dire comment on réparti bien sûr suivant les options, mais quels sont les savoirs fondamentaux que tout le monde doit avoir en même temps, le même jour et au même examen. [applaudissements] Et ensuite, quand ils ont continué, ils ont fabriqué le contrôle continu en disant "Ah bah vous voyez comme ça c'est plus simple." Non, mesdames, messieurs, ce n'est pas plus simple parce que ça veut dire la note ici n'a pas la même valeur que la note là-bas. Et tout ça est précédé par des réputations. Et ensuite quand vous notez, vous n'avez pas envie de massacrer vos élèves.

Alors des fois il peut arriver, je ne dis pas que ça arrive, le petit coup de pouce qui aide mais qui du point de vue pour finir de la vérification la plus fine des niveaux n'est pas la meilleure des idées. Ce bazar a été organisé du sommet de l'État par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise comme il transforment tout en marchandise. Et c'est cette société à laquelle nous voulons mettre fin. La société où tout est marchandise. Le savoir n'est pas une marchandise. Le jour où le savoir devient une marchandise, alors vous êtes dans une société obscurantiste.

Car jusqu'à présent, les scientifiques qui sont ceux qui ont toujours ouvert le chemin de toutes les autres disciplines de pensée ont toujours agi de la manière suivante. Tout ce qu'ils trouvent, ils le disent à tout le monde. que tout le monde puisse profiter de ce qui se sait pour aller toujours plus loin. Si vous mettez un prix à l'acquisition d'un savoir, vous organisez l'obscurantisme parce que c'est l'argent qui décide de la diffusion du savoir et non plus l'intelligence de celle ou de celui qui le reçoit. Ce sont ces choses fondamentales que je viens expliquer devant vous et devant tous ceux qui sont en train de nous regarder pour qu'ils comprennent pourquoi cette lutte des lycéens.

est si fondamental pour notre patrie, pour notre avenir à tous et à toutes. Et je vais compléter ce tableau. Pourquoi il est si extraordinaire mais finalement moins ? Qu'au quart de tour le mouvement soit parti d'abord des lycées des banlieux et des quartiers populaires où on n pas d'autres ascenseurs social que les études que c'est elles qui ont libéré les filles et les garçons. Des destards rangés d'avance. Alors qu'avant les mouvements démarrés dans les centres-villes et puis de là c'est passé directement aux universités.

Toutes les universités d'un seul coup 90 % d'entre elles parce que la jeunesse qui est là est passée par l'épreuve et elle sait de quoi il s'agit à la fin parce que il retrouve les mêmes barrages pour les masters, il retrouve les mêmes barrages pour les licences. Il retrouve les mêmes barrages pour le doctorat, c'est-à-dire partout le règne de l'argent et la sélection. Et voici que cette madame Le Pen qui ne comprend rien à tout ça dit "Et bien, je suis pour la sélection à l'université. Et bien pas nous. Nous ne sommes pas pour la sélection. Nous sommes pour l'éducation, nous sommes pour l'enseignement. Nous sommes pour l'acquisition des savoirs, pas pour la sélection.

La sélection, c'est un épisode. Ce qui compte, c'est apprendre, devenir meilleur. Plus il y a de savoir, plus il augmente, plus il se répand et plus nous sommes riches nous autres Français. Car nous n'avons rien d'autre que notre matière grise comme matière première de notre développement.

36:11
Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

Et pour que ce système fonctionne complètement, pour qu'il fonctionne comme ils avaient prévu, il fallait y introduire une école du vis. Parcours sup. Parcours sup, c'est la manière de rendre tordu votre gosse qui est droit, votre fille, votre gars déjà savoir à 15 ans qu'est-ce qu'on fera après. Bah moi je je savais pas. Alors donc peut-être que je suis pas un bon repère mais à mon avis je suis pas le seul. 15 ans, 16 ans déjà, pardon, je fais mon ma petite parenthèse hein. Bon, déjà, on nous demandait de savoir avec qui on était plus d'accord de corneille ou de racine pour ce qui était du rapport de l'amour et du devoir.

Beaucoup opté pour l'amour et je crois que ça continue mais déjà c'était une question qu'on arrivait à comprendre. Mais alors si vous voulez être chaudronnier ou astronaute, c'est plus dur à 15 ans et encore plus à 14. Mais pourquoi je dis école du vis ? Parce que votre enfant, il a quand même une idée. Il a parlé avec les parents, avec les grands-parents, il a fini par avoir une idée. Puisqu'on lui demande à tout prix, il répond. Mais on lui dit une idée, tu plaisantes, on t'en demande 10. À partir de la deuxème, vous commencez à mentir.

À la 3e ou à la 4e, vous racontez n'importe quoi parce que vous n'avez aucune idée sur ce qu'est tel ou tel métier, mais vous l'écrivez quand même pour qu'il y en ait 10. Et il y a votre père, votre mère, votre grand-mère ou votre grand-père qui vous aide en vous disant "Tu as qu'à dire ça." Parcours sup, c'est le martyre de toute la famille sur trois générations. Tout le monde sait ça. Parcours sup est une ignominie. Et parcours sub ne sert qu'à une chose, comme il n'osait pas mettre un examen d'entrée à la faculté et à l'université, comme il y avait déjà un certain monsieur Blanquer qui vient de dire du haut de sa science un papier à propos du bac.

Ce gars a été ministre de l'éducation pendant 5 ans et il ne sait pas que le baccalauréat n'est pas un papier. C'est le premier grade universitaire de notre pays. Ce n'est donc pas un papier. Et si on n' pas ce papier, on ne peut pas passer les concours de la fonction publique. Donc c'est un peu plus qu'un papier. Apparemment, c'est un certificat de qualification de savoir. Monsieur Blanquer faisait partie des plus obscurs secte libéral qui était les plus acharnés à vouloir faire le marché du savoir. Au début, on les prenait pour ce qu'ils sont, des dingues, donc on s'en occupait pas trop.

Mais voilà que ces gens-là un jour, grâce à Macron, se retrouvent au pouvoir et décident d'en faire un marché. Et bien, nous avons un contremodèle. Je vous ai dit il y a un instant, la France a besoin de matière grises bien cultivées pour avoir un futur possible, sinon elle n'en a pas. Vous me comprenez ? au 21e siècle, le siècle de l'intelligence artificielle et de la bêtise artificielle. Tout commence par le fait de savoir. Il faut que le peuple français, le peuple en France apprenne, apprenne, apprennent encore non seulement à l'école, mais une fois qu'on est au boulot, la formation en continue et tout ce qui permet d'augmenter sa qualification.

Car quand les machines qui hier mettaient 10 ans avant d'être obsolètes ne mettent plus que 5 ans et quand en plus c'est une autre machine qui va décider laquelle faut acheter, de quelle forme elle doit être, alors vous voyez bien que vous avez intérêt à avoir un peuple qui a une culture générale suffisamment large pour bien s'adapter au renouvellement continuel des instruments de la production. C'est la raison pour laquelle les maths, les sciences et la culture générale sont absolument indispensables pour faire marcher n'importe quelle machine et n'importe quel système productif.

Je n'ai pas l'intention de développer devant vous je ne sais quel discours sur la manière de réorganiser l'école. Ceci viendra en son temps. Sans doute ce jour-là, sera-je accompagné de Paul Vanier qui dans notre mouvement assoumis est celui qui regarde l'école de plus près, mais surtout qui a une caractéristique par rapport à d'autres, c'est que lui dans l'école, il voit d'abord les enfants et leur protection. Alors sur les jeunes, je reviendrai vous voir avec Louis Boyard pour vous dire ce à quoi nous avons pensé et ce que nous proposons. Mesdames, messieurs, nous ne sommes pas assez nombreux dans ce pays.

Nos décisions personnelles conduisent à ce résultat qu'il y a moins de jeunes dans la génération qui vient. Il n'est pas question ici de vouloir, comme l'a dit assez sautement le président de la République, réarmer démographiquement. Mais mais qui c'est qui lui trouve des mots comme ça ? Ça m'arrive hein. Moi aussi he des fois je dis faut qu'on trouve le mot, faut qu'on trouve alors il y a deux trois personnes autour de moi. Vous voyez pas un truc pour dire voilà ce que je voudrais dire ? Bon après tuécoutes réarmement. Attends c'est le général Mandon qui a gagné ou quoi ? C'est pas c'est pas des fusils qu'on fait. des gosses. Allons, allons, monsieur le président, du calme.

41:45
Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

Je ne vais vous parler que d'une chose à cet instant. Si nous voulons que la planification écologique permette d'orienter la production et en orientant la production d'orienter où l'on va mettre les investissements de l'épargne collective des Français en les proposant à ceux qui les détiennent aujourd'hui. Et si en faisant ça, nous pensons que nous allons relancer l'économie. Alors, il ne suffit pas de faire des phrases et des mots. Il ne suffit pas de dire il y a des milliards, il y a des milliards. Mais bon sang de bois, il suffit pas de mettre un paquet de milliards d'un côté et un tas de tôles de l'autre pour qu'il surgisse au milieu des fusées, des bateaux et des avions.

Il faut du travail, du travail humain, donc du savoir. C'est la raison pour laquelle les jeunes gens qui s'orientent vers la voie professionnelle doivent être traités avec une considération et une compréhension particulière.

42:46
Non speech

[applaudissements]

42:47
Locuteur

Il faut les traiter avec respect. Il faut rétablir la règle des 4 ans pour passer un bac professionnel pour qu'ils soient des professionnels de très haut niveau et en même temps qu'ils aient une vie. Car voyez-vous mesdames, messieurs, ces gosses, ces jeunes souvent, très souvent le soir après les heures d'études vont travailler pour gagner leur pain et celui de leur famille. Souvent, très souvent le samedi, le dimanche parce que souvent, pas si souvent, mais souvent, ils sont aussi père et mère de famille. Leur destin nous concerne au premier plan. Ce sont les enfants chéris l'insoumission. Et c'est pourquoi

43:32
Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

nous allons créer une filière qui part du CAP qui est le premier niveau de qualification et vous avez intérêt à ce que les CAP marchent si vous voulez quand on vous tire des fils électriques dans votre maison, il soit tout droit. Si vous voulez que la plomberie qu'on vous installe fonctionne, si vous voulez que le système des alertes marche, si vous voulez que le radiateur fonctionne, bref, ça le reste. Rien n'est possible sans eux. Alors, du CAP jusqu'à la licence professionnelle, notre gouvernement leur préparera un passage sans faussé avec la possibilité de passer d'une étape à l'autre jusqu'à s'élever au plus haut niveau.

Et vous verrez qu'il y aura des milliers de jeunes pour être d'accord avec ça. Et tous ceux qui choisiront cette voix làà tous, sans exception auront un revenu. Nous arrêterons de faire croire que nous n'avons pas compris que si l'apprentissage est nécessaire, ce fut une bêtise et une folie absolue d'y mettre 800000 jeunes d'un coup sans avoir rien préparé et en se figurant que n'importe quelle entreprise est une école. Ce n'est pas vrai. Il y a eu des dégâts considérables, des sommes phénoménales dépensées pour rien. 8000 € ici, 6000 € là et au bout de 3 mois, tout le monde est parti et n'est plus en apprentissage.

Il y a de l'apprentissage qui est nécessaire évidemment et qui est bienvenu mais il ne faut pas en faire une règle absolue aussi absurde. Et il faut que les adultes puissent aussi venir au lycée professionnel ou au lycée agricole. Mais enfin, enfin, qu'est-ce que vous croyez ? Si je vous dis l'agriculture biologique pour nourrir gratuitement les enfants aux écoles, vous applaudissez, ça vous plaît. Mais qui va faire cette agriculture les gens ? Il y avait 7 millions de paysans à la fin de la dernière guerre. Il y en a plus 400000. Il mène une vie de chien pour la plupart d'entre eux. Quelques ont constitué des empires.

Mais le paysan et la paysane à la base, il tire la langue, il essaie de bien faire et des fois il est tellement pris à la gorge [applaudissements] qu'il y a un taux de suicide dans cette profession qui est absolument intolérable. Il va falloir recruter selon les dir de la confédération paysane. 400000 personnes, mes amis, il faut trouver 400000 agricultrices et agriculteurs. Pour ça, il faut élever leur niveau de préparation avant. Nous avons un réseau, un maillage de lycée agricole.

Il nous servira à préparer et à encadrer car les maires des communes à peu d'exception prêt sont prêts à faire cette alimentation pour les plus jeunes bio et gratuit et nous y avons un intérêt car nous allons gagner des milliards comme ça. Vous savez lesquels milliards ? Les milliards que vous perrez pas pour soigner le diabète parce qu'ils ont ru de la nourriture qui qui est bio. Les milliards que vous dépenserez pas pour le cancer parce qu'ils n'auront pas absorbé des produits pleins de pesticides, les milliards et cetera parce qu'ils n'auront pas absorbé trop de sel, trop de sucre qui rendent malade. Voilà les économies que nous ferons et nous appellerons ça les dividendes du bonheur.

Parce que pour la première fois, certains vont manger trois repas par jour, ce qu'ils ne font pas aujourd'hui, même quand leurs parents se privent pour pouvoir mettre le le carburant dans la voiture et mangent moins que leurs enfants. Et même en faisant ça, ça suffit pas toujours à remplir toutes les assiettes. Voilà quoi se moque ce qui rit dans les réunions du MDEF. Il nous faut 300000 personnes. Quand je vous dis nous voulons mettre fin à 2800000 personnes qui n'ont pas de logement correspondant à leurs besoins. Vous applaudirez tous. Si je vous dis il faut 700000 rénovations, vous direz Mélenchon, c'est formidable. Mais qui va faire le boulot ?

Nous avons besoin de trouver 300000 personnes pour faire ce travail-là et c'est un travail qualifié. Parce qu'il faut pas croire qu'on s'amène juste avec une éponge et qu'on a réglé le problème. C'est un travail hautement qualifié. Il faut changer aussi une part de l'agriculture pour qu'elle produise les isolants dont nous avons besoin en France. La paille de bois, la terre qui sert à ça, le chambre. Non, vous fumerez pas votre maison. Mais c'est un des meilleurs isolants. Il nous faut 200000 personnes dans les emplois pour les énergies renouvelables parce que vous ne faites pas d'énergie renouvelable sans des travailleurs qualifiés. Voilà, point final.

Vous pouvez regarder votre tas de fil électrique et tout ce que vous voulez. Les capteurs, ils s'assembleront jamais tout seul. Il nous faut encore 100000 personnes justement pour faire la conversion dans l'électricité, dans les métiers de l'électricité et notamment en prévision des véhicules électriques. J'ai fini sur ce point. Vous voyez ce que je viens de vous montrer. Il y a un lien très étroit entre le fait que nous refusons la marchandisation des savoirs et le développement de notre pays et l'accomplissement de la planification. écologique. C'est la même chose que j'ai dit au petit patron que je vais si nous gouvernons le pays aider en face des autres qui prétendent parler à leur nom.

Il faut qu'on change la représentativité patronale. Il faut que l'économie sociale et solidaire qui représente 19 % des salariés soient mieux représentés. Il faut que les petits patrons soient mieux représentés parce que cela il parle pas de s'enfuir de France, il parle de rester avec nous pour galérer et faire ce qu'il y a à faire. Et à eux, j'ai dit et bien nous devons avoir cette classe ouvrière et si vous vous inscrivez dans les objectifs du plan, encore faotiquer les gens pour accomplir le plan. Si vous vous inscrivez dans les objectifs du plan et de la planification écologique, alors vous aurez des aides.

Si vous ne vous inscrivez pas dans le plan et si vous ne donnez pas de contrepartie, vous ferez ce que vous voudrez, mais sans l'argent des citoyens.

49:57
Non speech

[applaudissements]

50:02
Locuteur

Je ne peux terminer ce couplet de ma chanson en oubliant de citer les noms illustres qui sont à l'origine de cette décadence. l'inventeur monsieur Blanquer à qui revient le pouvoir d'imagination de ces bêtises. Le premier ministre qui a veillé à leur mise en application systématique, monsieur Édouard Philippe, car il faut pas l'oublier. Parcours supéarest, c'est pendant qu'il était. Et puis il y a le troupier, l'inventeur à la base, c'est-à-dire monsieur Atal. Alors celui-là, je sais pas pour dire, je n'ai rien contre lui, je ne le connais pas. Je sais que c'est un ancien du MJS, le mouvement de la jeunesse socialiste, passé à Macron. J'ai pas de commentaire à faire là-dessus.

Chacun fait ce qu'il veut de sa vie. Mais s'il vous plaît, monsieur Atal, quand vous dites monsieur Mélenchon veut utiliser les jeunes comme de la chair à canon, d'abord Mélenchon n'utilise personne et ensuite vous êtes un peu dur de dire que vos amis les policiers euh tirent un coup de canon sur les jeunes. Donc ils se contentent de les tabasser, de les éborgner, de les mutiler. [acclamation] Mais il y a pire. Venez pas me dire que c'est pas vous parce qu'il a osé dire c'est pas moi parcours sub. Comment c'est pas toi ? C'est toi qui étais rapporteur et moi j'étais dans l'opposition et c'est à moi que tu as dit toi tu aurais pas un jeune qui resterait sur le bord du carreau.

Il y en a 100000 qui ont pas pu entrer en faculté cette année. 100000 bonhommes. Et il disait monsieur Mélenchon et LFI exagèrent pour faire peur et manipuler les jeunes. Et la première année, il passe à la télé, il dit "C'est formidable, ça marche mieux que prévu. Ça marche vachement bien. La preuve maintenant, il vous faut démonter tout ça. C'est pourquoi la question de l'abolition de parcours sup est au cœur de la question du mouvement qui s'est mis en marche dans tout le pays. Parcours sup doit être aboli. Parcours sup doit être aboli. On dit alors avant il y avait le tirage au sort. Il n'y a aucune difficulté à condition de s'organiser sérieusement. Où veulent aller les jeunes ?

Si on leur demande à temps, alors on prend les dispositions pour trouver les locaux. Si vous voulez qu'on vous en trouve dans Paris, il y en a des milliers de mètres carrés disponibles dans certains quartiers où il y a des tours vides. Quant aux enseignants, tout dépend comment on organise le travail, un enseignant du secondaire pourrait parfaitement avoir auprès de lui un ou deux assistants d'enseignement qui seraient des jeunes gens qui eux-mêmes seraient au niveau de la licence. puisque la licence ça veut dire licence d'enseigner figurez-vous je le sais j'ai une licence de philot alors donc faut pas me raconter d'histoire je connais la boutique.

Il n'y a pas de difficulté à organiser l'élévation du niveau de qualification de nos jeunes. Et sinon on fait quoi s'il vous plaît ? Si on fait pas ça on fait quoi ? C'est quelle autre bonne politique ? Vous avez vu celle que je viens de vous présenter ? Elle fonctionne comme un tout. On relance. Donc il y a des sous qui circulent. Donc il y a des taxes et des impôts qui rentrent pour le pour le le trésor de l'État et ensuite il y a des gens qui savent faire et c'est eux qui utilisent cet argent pour en faire des choses concrètes et hop on repart pour autour. Voilà le circuit vertueux qui est celui de la politique des besoins et de la demande. Alors évidemment il y a un problème de phasage.

Je vais pas vous dire on a gagné en avril et en juin ça y est le système est en place. Non, il va y falloir quelques mois mais vous verrez et puis vous vous emmèlerez, j'espère bien. Alors maintenant, je dois dire encore quelque chose qui a à voir avec cette campagne. Vous regardez ces jeunes et quoi ? Pourquoi ils comptent pas ? Pourquoi ils ont pas pu se faire entendre ? Mesdames, messieurs, à 16 ans, on peut être émancipé et assuré son devoir de parent. À 16 ans, on vote aux élections prudomales. À 16 ans, on va en prison. Alors, à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyens.

C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans. Voilà [acclamation] que contient notre programme depuis le premier jour. Alors, je pense qu'il y en a qui pensent comme à l'époque quand on a dit on va donner le droit de vote à 18 ans. 18 ans ils sont jeunes, ils ont le sang vif, il vaut mieux qu'ils attendent un peu comme tous les autres jusqu'à 21 ans. Il y a quelqu'un qui propose de rétablir le droit de vote à 21 ans ? Non, bien sûr. Mais le droit de vote à 16 ans changera tout. Et d'abord le devoir de respect à l'égard de la jeunesse. Je sais qu'il s'agit de nos enfants. Nous respectons nos enfants et souvent aussi nous respectons ceux des autres et aussi nos petits-enfants.

Mais le respect c'est quelque chose qui s'organise, qui s'enseigne, qui s'explique. Nous sommes tous citoyens, c'est-à-dire comme on l'a rappelé tout à l'heure, égau en droit. J'ai pas dit en devoir, c'est un autre débat. Le seul devoir que nous avons, c'est de respecter les droits des autres. Notre liberté termine là où commence celle des autres. Voilà la leçon de la grande révolution. [applaudissements] Ce que je vous présente, c'est une vision qualitative de la vie. [grognement] Quand j'étais jeune homme, on se battait pour un socialisme. Je suis pas le seul hein ici à avoir été dans ce cas-là.

Bah surtout dans cette région hein, c'est pas pour dire mais enfin il y a quelques têtes dures dans le coin pas que mais il y en a beaucoup. Et alors on se représentait le socialisme compte tenu de la misère qui existait dans le monde. Alors on disait tant de milliers de tonnes de béton tant d'électricité tant de kilomètres de chemin de fer, tant de route de on en avait une vision quantitative. Si on faisait tout ça, ça irait mieux. Et le fait est que ça va mieux quand on fait tout ça. Je veux dire quand on fait des maisons, quand on fait des voies de chemin de fer, quand quand on cultive correctement, c'est vrai.

Mais on sait tous maintenant que c'est pas une manière d'estimer le prix du bonheur, le prix de la liberté, le prix de la vie en commun. Nous avons besoin d'une approche qualitative. Si je reviens vous voir si au passage vous m'avez lu et que je vous dis réjouissez-vous, nous avons couler du béton comme jamais. Alors comme je l'ai vu dans d'autres circonstances, vous frottez les pieds par terre parce que la réunion commence à vous ennuyer et que vous vous demandez où est tout ce béton dont je parle. Et bien tous nous avons compris sur cet exemple simple que c'est pas ça que nous voulons faire. Nous voulons des indicateurs qualitatifs.

Vous savez, je ne viens pas d'inventer cette idée, elle est dans notre programme, mais c'est le moment pour moi de vous dire cette chose-là est importante. Sur quoi vous devez juger un gouvernement ? C'est sur la part d'amélioration de vos moyens d'accès au bonheur. Des petites choses toutes simples. Bien manger, pouvoir se déplacer, pouvoir s'occuper de ses gosses, avoir du temps libre, pas arriver crevard à 71 ans parce que tu as pas eu la retraite avant

57:57
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[applaudissements]

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Locuteur

et ainsi de suite. [acclamation] Ils ont le PIB produit intérieur brut. Je creuse un trou, le PB augmente. Je le rebouche, le PIB augmente. Je monte dans ma voiture, je rentre dans un mur, le PIB augmente. Pour refaire le mur et refaire la bagnole plus le PIB des médicaments. Le PIB, c'est rien, c'est une évaluation en valeur. Ça compte, il faut en tenir compte. Bien sûr, mais c'est pas là-dessus qu'on juge, voyez-vous. Le programme des Nations Unies pour le développement avait imaginé un ensemble d'indicateurs de développement humain. Et ça posait des choses incroyables qu'on trouvait toute bête.

La première fois que j'en ai parlé dans une réunion, on m'a dit "Bon, ça c'est un truc pour le tirmonde." Ben, j'ai dit "Ben tu as qu' regarder où il est le tirmonde. C'est jusqu'à quel âge tu vis ? Est-ce que combien de gens savent lire et écrire ? Quel est le niveau d'éducation moyen des filles ? fait des choses comme ça et ben allez faites des enquêtes dans les villes et dans les banlieux et vous verrez que le développement humain n'est pas le même partout. Et bien nous on propose que déjà au moins une loi s'applique. Elle a été votée en 2015 et elle dit il y a des indicateurs et tous les hommes faut faire le bilan et on discute. Ça a été voté en 2015. Ils ont fait ça deux fois.

Alors, on est dans un pays où il y a une loi, mais on s'en fout si elle arrange pas ceux qui sont au pouvoir. Et bien, ce n'est pas seulement cette loi qu'il s'agit de faire, mais une loi dans laquelle nous mettrions nous-mêmes d'autres indicateurs, notamment ceux qui résulteront de l'action des échorégions. Combien de gens au moins malades ? Combien de cancer en moins ? Combien de diabète en moins ? Combien de maladies cardio-vasculaires en moins ? Quel est le niveau d'éducation moyen de nos jeunes ? Pourquoi les filles ont disparu des filières de mathématiques et de sciences où elles brillaient ?

Combien de nos petits sont exents de ces maladies qui leur vient de cet environnement et ainsi de suite ? Espérance de vie en bonne santé, égalité au sein des filières d'éducation. égalité salariale. Vous le savez tous, si vous payez les filles comme les gars, quand ils font le même travail, vous avez payé la retraite à 60 ans. C'est pour ça qu'il m'ennu plus trop. [acclamation] Ils viennent plus trop souvent me dire "Alors avec quoi vous payez ça ? Je vais vous le dire avec votre fric, celui de la richesse qui est produite dans l'entreprise. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?" Alors ça c'est les critères féministes. Égalité salariale dans la carrière.

Les critères écologiques, c'est les taux d'exposition des populations à des environnements pollués et un indice de richesse de la biodiversité. À mon âge,

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[applaudissements]

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Locuteur

j'ai une maison à la campagne bien au sud de Paris. [grognement] Et bien figurez-vous que j'en étais jamais rendu compte. Mais il reste plus que deux papillons. Les papillons, comment ? Où ils sont passés ? Avant, il y en avait plein. Tu faisais pas attention, il y avait la saison, il y avait les papillons, il y en a plus. Et bien, ils ont tout tué et il continue à tuer d'arrache-pied. Alors, c'est cet autre monde dont je vous parle et comme il faut le résumer, regardez cette brave bête, le courage qu'elle a là. Ça fait une demi-heure qu'elle me tourne autour. Mais non, tu me mangeras pas. Nous ne voulons pas, nous allons faire la campagne comme je vous l'ai dit.

Je suis déjà allé au salon du bâtiment, j'ai déjà présenté notre projet là-dessus. Il va y avoir l'automobile et nous allons à chaque fois avec nos livrés parce qu'on a beaucoup travaillé. Et puis il y a toujours un camarade, une députée ou un député qui est un spécialiste de la question qui l'a défendu à l'Assemblée. On a de quoi faire plusieurs gouvernements, je vous rassure. Oui, bah il faut bien qu'il se repose, hein. Voilà. Bon, plus qu'il fasse. Nous ne voulons pas d'une élection dans laquelle personne ne sait ce qu'il y a dans la tête du candidat concernant la paix où personne ne sait à qui le monsieur compte faire la guerre.

Une élection où on ne sait pas quel est son projet de vie et comment il considère les citoyens et le devoir d'égalité. Une élection se contenterait d'aller à une émission un soir pour dire et bien moi je donnerai une prime de 350 € dès le premier enfant. Les gens sortir lâchant la télé crier dans la rue Youpi youpi qu'est-ce que c'est pour qui vous nous prenez ? Vous croyez qu'on va faire des gosses pour 350 € ? Sérieusement, vous croyez ça ? Vous êtes pas au courant hein ? Ça se passe pas comme ça ? Bien sûr que non. Je ne vais pas dire que ces 350 € seraient mal venus dans votre poche. Je dis juste que c'est pas un projet, c'est pas une explication.

Si vous voulez qu'il y ait des familles avec un nombre d'enfants plus grand que un, et bien il faut qu'il y ait des crèches. Il faut donc qu'il y ait du personnel qualifié. Il faut donc qu'il y ait des horaires de travail compatibles avec les allers-retour pour aller chercher les gosses. Faites ça. Je vais vous faire une petite leçon de marxisme. Monsieur Édouard Philippe. Voyez-vous, il y a quelque chose que vous avez pas compris, c'est que jusqu'à il y a peu, les femmes devaient rester à la maison pour faire du travail gratuit, s'occuper des enfants, les soigner, faire la bouffe, nettoyer, s'occuper des anciens.

Mais s'il y avait pas ce travail gratuit, il y avait pas de travailleur à l'usine capable d'y aller et de produire et de vous cracher de la dividende pour le capital. [applaudissements] Et vous ? Comme vous êtes tellement intelligent, vous avez dit comme on transformera tout en marchandise. Allez au boulot. Vous avez donc convoqué à deux endroits différents les mêmes personnes et souvent aux mêmes heures. Si bien que les tâches de reproduction sociale, c'est-à-dire reproduire la société elle-même, sont accompli par des personnes qui doivent être à deux endroits en même temps. Et bien ce n'est pas possible.

Alors, ils vous disent, "Et ben, payez-vous la nounou, payez-vous la deuxième bagnole, payez-vous, payez-vous, payez-vous ?" Ben précisément, c'est bien ce qu'on fait. C'est pour ça qu'on va au boulot tous les deux. Et comme on y va tous les deux, bah, on n pas les moyens d'en accueillir deux ou trois autres. On a les moyens d'en accueillir raisonnablement un, deux, mais au-delà, non, parce que ça pose toutes sortes de problèmes. Et puis tout le monde a eu un autre mode de vie. Vous ne mesurez pas, messieurs les très intelligents, que la société est faite d'une chose bizarre avec c doigts au pied qui ne servent à rien et des cheveux a-dessus du cerveau. Des êtres humains. Des êtres humains.

Si vous oubliez que ce sont des êtres humains, hommes et femmes, et que ce qu'ils ont dans les bras s'appellent des enfants et que ces enfants, ceux qui les tiennent dans les bras, les aiment et veulent faire le mieux pour eux tout le temps. Voilà ce que vous avez oublié. Vous avez transformé la vie des gens en un enfer et une cavalcade sans fin.

et vous leur annoncez que ça va continuer et que au-delà de 60 ans, 62 65 67, vous accepterez de vous faire servir si vous avez vos cheveux ou pas et tout jeune que vous seriez par une personne qui a du mal à harquer et aller d'une table à l'autre pour vous servir ou comme ceux que j'ai vu dans certains pays être au bout du tapis roulant à la caisse du monde nos prix et vivre de ce que les gens donnent quand on a rempli les sacs, quand c'est personne ne remplit les sacs. Ce n'est pas ça que nous voulons pour nos aînés et nous ne vous permettrons pas de le faire. Nous ramènerons la retraite

1:06:35
Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

à 60 ans dans le délai nécessaire et nous le ferons. L'élection présidentielle ne sera pas une compétition de technocrates qui viennent s'emper sur des taux et des chiffres. Ce sera la compétition d'une vision du monde. Nous allons fonder la 6e République, celle du pouvoir populaire avec le référendum citoyen et le référendum révocatoire pour dehors ce dont on ne veut plus. Nous allons nous avancer drapeau et musique en tête à la frontière aux frontières de la vie humaine, c'est-à-dire en mer, dans l'espace, dans le numérique et dans la compréhension de ce qu'est la santé. Nous allons commencer à créer l'état écologique avec les écorégions.

Nous allons fonder un nouvel état social avec la sécurité sociale intégrale et puis par-dessus tout, nous allons fonder la société de l'entraide, celle où l'on cède tout le temps. que l'on soit en famille ou que l'on soit entre amis ou entre voisins ou entre gens qui veulent se dédier au bien commun. Et par-dessus tout, de par-dessus tout, de par-dessus tout, nous allons réussir la Nouvelle France, celle de tous nos enfants, sans exception, quels que soient leurs ancêtres, leur religion ou leur couleur de peau. Vive la France, une et indivisible. Vive la République ! [acclamation] Vive l'humanité universelle !

1:08:22
Non speech

[musique]