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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 14 juillet 2017 59 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

14 Juillet : Macron sur tous les fronts #cdanslair 14.07.2017

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 44 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Jean-Dominique Merchet, ce qu'on commémorait avec le défilé ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Guillaume Tabard, ce défilé militaire était traditionnel, Macron casse les codes ?

  • 5:09OuverteRéponse directe

    Donald Trump était l'invité d'honneur, complicité affichée ?

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Jérôme Saint-Marie, vous y croyez à l'amitié Macron-Trump ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Donald Trump a-t-il été sensible à l'accueil réservé ?

  • 13:13OuverteRéponse directe

    Guillaume Tabard, que signifie la promesse 'Rien ne nous séparera jamais des États-Unis' ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:07InvitéFait
    « 1917-2017, c'est l'entrée en guerre des États-Unis, et c'est d'une certaine manière le basculement de la Première Guerre mondiale. »
  • 3:30InvitéFait
    « Les Américains arrivent, et c'est eux, grâce à eux, qu'au final, il y aura la victoire, un peu comme en 1944 aussi. »
  • 11:49InvitéFait
    « En matière de lutte contre le terrorisme, et cela depuis le premier jour, nos vues sont parfaitement alignées avec une détermination entière. »
  • 12:06InvitéPromesse
    « Et nous avons ainsi demandé à nos diplomates et nos équipes de pouvoir travailler en ce sens pour que dans les prochaines semaines, une initiative concrète puisse être prise. »
  • 12:23InvitéFait
    « La France est le plus vieux et le premier allié des Etats-Unis. »
  • 13:10PrésentateurFait
    « Rien ne nous séparera jamais des États-Unis. »
  • 28:37InvitéFait
    « Je ne vais pas me faire baiser comme ça. »
  • 28:49InvitéFait
    « Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n'est plus tenable. »
  • 29:05InvitéFait
    « Je suis votre chef. »
  • 29:12InvitéFait
    « Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. »
  • 30:44InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron prévoit une augmentation du budget de l'an prochain, 1,5 milliard supplémentaire. »
  • 30:51InvitéChiffre
    « Lui qui table sur 50 milliards en 2025, soit 2% du PIB. »
  • 31:09InvitéFait
    « Cette annonce n'aurait jamais dû être, et en tout cas, elle n'aurait jamais dû être faite avant le 14 juillet. »
  • 41:41InvitéFait
    « La France a souscrit un engagement international au sein de l'OTAN qui est de porter son budget de la défense à 2% du PIB à l'horizon 2024-2025. »
  • 43:00InvitéChiffre
    « La gendarmerie on lui coupe cette année 100 millions d'euros. »
  • 43:15InvitéChiffre
    « On coupe 300 millions au budget du ministère des Affaires étrangères. »
  • 43:33InvitéFait
    « Bercy en tant qu'institution a pris le pouvoir dans la République. »
  • 43:53InvitéFait
    « Le vrai Premier ministre, le vrai dirigeant du pays avec Emmanuel Macron c'est lui et c'est lui qui coupe. »
  • 46:57InvitéChiffre
    « Actuellement les Français le plébiscitent. »
  • 57:05InvitéChiffre
    « Ça indique 66% de popularité au mois de mai pour le président de la République, 60% en juin, 56% aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Invité17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 315 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 415 %
  • Invité 513 %
  • ?4 %
  • Invité 63 %

≈ 28,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Bonsoir

0:07
Présentateur

à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Premier 14 juillet pour le président Macron, une fête nationale chargée avec défilé militaire en présence de Donald Trump ce matin et hommage solennel aux victimes de l'attentat de Nice cet après-midi. Tout au long de cette journée, Emmanuel Macron a voulu montrer qu'il avait endossé les habits de chef de la nation avec parfois de la gravité et de la hauteur. Seul bémol, sa passe d'armes avec le chef d'état-major Pierre de Villiers sur fond de coupe dans le budget de la défense. Les deux hommes qui se sont affrontés publiquement ces derniers jours ont dû faire bonne figure en descendant les Champs-Elysées côte à côte dans un véhicule militaire.

Beaucoup d'images donc, de symboles aussi, mais pas d'interviews comme c'était la tradition depuis une quarantaine d'années. Preuve supplémentaire que l'Elysée veut inventer une nouvelle présidence. 14 juillet, Macron sur tous les fronts, on en parle ce soir avec nos invités Jean-Dominique Merchet. Vous êtes journaliste au quotidien L'Opinion, spécialiste des questions militaires. Votre prochain livre, Macron, Bonaparte, paraîtra à la rentrée chez Stock. Guillaume Tabard,

1:10
Locuteur

vous

1:10
Présentateur

êtes rédacteur en chef et éditorialiste politique au Figaro. Jeannique Alimi, vous êtes rédactrice en chef adjointe au service politique du Parisien. Jérôme Sainte-Marie, vous êtes politologue et directeur de l'Institut Pauling Vox. Bonsoir à tous les quatre, merci beaucoup de participer à cette émission. En direct, nous attendons vos questions par SMS et Internet. Le 1er 14 juillet d'Emmanuel Macron a été marqué par une curiosité, entre autres, par une curiosité musicale et militaire. Une fanfare composée de musiciens de la Garde Républicaine, de la Légion ou encore des sapeurs-pompiers de Paris, a clôturé le défilé par une série de reprises inattendues. Regardez.

2:10
Locuteur

Alors

2:11
Présentateur

c'est bien du Daft Punk, vous aurez reconnu, du Daft Punk, le célèbre tube Get Lucky qui a été joué par cette fanfare. Visiblement, ça a beaucoup plu à Emmanuel Macron. Donald Trump était plus sur la réserve durant ce morceau. C'est inédit ça, Jean-Dominique Merchet

2:28
Locuteur

?

2:29
Invité

Il y a toujours un petit côté gadget, comme ça, un petit clin d'œil, on fait chanter des enfants, on fait du Daft Punk, parfois on fait sauter un parachutiste. Il y

2:41
Locuteur

a

2:41
Invité

toujours une petite animation, comme ça, en fin de défilé. Bon, voilà, c'est...

2:47
Locuteur

C

2:47
Invité

'est le

2:47
Locuteur

folklore du 14 juillet ? Oui,

2:49
Invité

c'est ça.

2:50
Présentateur

Ce défilé militaire, rendez-vous hommage aux Etats-Unis. Vous pouvez nous rappeler en quelques mots, Jean-Dominique Merchet, ce qu'on commémorait

2:56
Locuteur

?

2:58
Invité

1917-2017, c'est l'entrée en guerre des Etats-Unis, et c'est d'une certaine manière le basculement de la Première Guerre mondiale. Les Américains commencent à arriver en France, ils vont réellement se battre l'année suivante, en 1918, et ça va être la victoire. 1917,

3:17
Locuteur

c

3:17
Invité

'est une année d'hésitation, parce que les Allemands restent très forts, la Russie rentre en révolution, la Russie, qui est notre allié, nous abandonne d'une certaine manière, et puis, tout d'un coup, les Américains arrivent, et c'est eux, grâce à eux, qu'au final, il y aura la victoire, un peu comme en 1944 aussi. Voilà, donc, c'est l'alliance, c'est la vieille alliance des Etats-Unis et de la France.

3:40
Présentateur

Ça donnait un bon prétexte pour inviter le président Trump, on va en parler dans un instant. Guillaume Tabard, ce défilé militaire, je le disais, était traditionnel. Le président Macron aime casser les codes, mais le 14 juillet, c'est quand même sacré. Ça, on n'y touche

3:56
Invité

pas ou peu. Oui, le dernier qui avait touché de manière forte, c'était Giscard, qui, pour son premier 14 juillet aussi, avait choisi d'organiser ce défilé, non pas sur les Champs-Elysées, comme ça se faisait, comme ça s'est fait ensuite, de manière constante, mais à la Bastille, entre la Bastille et la République, et même en en diminuant la dimension militaire. Il disait qu'il voulait refaire du 14 juillet avant tout une fête populaire. Bon, gadget de début de mandat, il était très vite revenu à la tradition. Là, Emmanuel Macron se coule dans cette tradition, et c'est vrai, on va en parler sans doute, s'il

4:28
Locuteur

y

4:28
Invité

a plein d'éléments de modernité ou de volonté de casser les codes chez Macron, mais il

4:32
Locuteur

y

4:32
Invité

a aussi cette volonté de s'inscrire dans l'histoire. Et ce que vous nous rappeliez sur l'entrée en guerre des Etats-Unis, montre bien que, pour lui aussi, le temps long, et ce lien avec les Etats-Unis qui remonte, plus ancien que ça, mais notamment inscrit avec la Première Guerre mondiale, qui ne saurait être effacé par les turbulences de l'actualité. Dans ce défilé militaire, il était à son aise aussi, au sens où il se coule dans cette grande tradition française. On a aussi tout en tête l'image de la remontée des Champs-Elysées en commande-car pour son installation.

Voilà, il a ce goût et ce sens de son rôle de chef des armées, même si, on va en parler tout à l'heure, ça n'est pas sans provoquer quelques frottements.

5:09
Présentateur

Donald Trump était donc l'invité d'honneur de ce défilé. Les deux hommes ont paru très complices tout au long de la matinée.

5:16
Invité

Ça papotait, hein ? Oui. C'était presque les first lady qui papotaient. Non, là, c'était quand même les deux présidents. Alors moi, je ne sais pas lire sur les lèvres, malheureusement. Je ne sais pas ce qu'ils se disaient. C'était peut-être les interrogations, des questions que posait Donald Trump à son hôte. J'en sais rien. Mais enfin, oui, effectivement, il y avait eu une complicité. Mais enfin, hier, c'était le dîner d'amis. Souvenons-nous au Jules Verne, à la Tour Eiffel, symbole ô combien superbe de la culture française, de Paris, de la capitale. Donc, je ne

5:48
Locuteur

sais

5:48
Invité

pas si on va en parler tout à l'heure. Mais enfin, c'est dans la poursuite, peut-être dans la polémique, probablement dans la polémique, mais enfin,

5:55
Locuteur

en

5:55
Invité

tout cas, dans la poursuite de cette relation franco-américaine, peut-être plus que Macron-Trumpienne,

6:02
Locuteur

si

6:02
Invité

je puis dire, qu'a essayé d'installer et que veut peut-être construire Emmanuel Macron. Jérôme Saint-Marie, ils sont vraiment

6:09
Présentateur

amis. Le mot a été utilisé à l'instant par Yannick Halimi, mais il a été utilisé très officiellement. Il est question d'amitié entre ces deux hommes.

6:18
Locuteur

Vous

6:18
Invité

y croyez, vous ? Non, ça ne m'intéresse pas énormément.

6:21
Locuteur

À

6:21
Invité

vrai dire, vous savez, de toute façon, l'amitié en politique. Mais ce qui est intéressant, c'est que de donner, justement, d'appeler cette relation par ces mots d'amitié.

6:30
Locuteur

C

6:30
Invité

'est quelque chose, là, pour le coup, c

6:31
Locuteur

'est

6:31
Invité

un message politique très fort, qui peut être d'ailleurs très surprenant pour beaucoup de Français, qui considèrent que, bien sûr, nous devons avoir des relations avec notre allié principal, les États-Unis, mais qui peuvent être un peu étonnés, compte tenu de l'image qu'a Donald Trump en France, devoir proclamer une telle amitié. Je voudrais juste revenir un tout petit peu sur le 14 juillet et dire qu'entre amis, en tout cas, Emmanuel Macron a fait un beau cadeau aux Américains.

Parce que, quand même, c'est un tout petit débat historique, mais autant en 1944, la France est de fait libérée par la main américaine, autant en 14-18, la guerre, en tout cas pour les contemporains, est remportée par la France. Et l'apport américain est décisif d'un point de vue stratégique, parce que l'État-major allemand comprend qu

7:13
Locuteur

'il

7:13
Invité

ne peut plus gagner, mais en fait, l'apport véritablement militaire en 17, bien sûr, même en 18, est assez limité. Et de ce point de vue-là, on abdique un petit peu, d'un point de vue mémoriel, notre grande victoire qui est indubitablement 1918. On la fêtera l'année prochaine,

7:28
Présentateur

je crois. Vous croyez que Donald Trump a été sensible à l'accueil qui lui a été réservé, dès hier, bien sûr, et puis là, tout au long de cette matinée, beaucoup d'égards ? Oui,

7:39
Locuteur

ça

7:40
Invité

se voyait. On voyait qu'il appréciait le spectacle. Il faut dire que ce spectacle est extraordinaire. Et il y a très peu de pays au monde qui organisent des choses comme ça. Et certainement pas les États-Unis. Ça n'existe pas. Un défilé comme ça aux États-Unis, ça n'existe pas. En gros, si on résume, qui fait ça ? Les Russes, sur la Place Rouge, le 9 mai, et là, ça a eu l'allure extraordinaire, quelques pays

8:06
Locuteur

un peu bizarres comme les

8:07
Invité

Nord-Coréens, mais on va les oublier pour le... Et puis

8:10
Locuteur

la France. Et

8:12
Invité

puis la France. Et puis c'est quand même... Les Russes font ça sur la Place Rouge, nous on les fait sur les Champs-Elysées. Enfin, c'est un spectacle incroyable. Les chevaux, les avions, c'est très martial. C'est très... Non, mais je

8:27
Locuteur

vous demandais ça parce

8:27
Invité

que... Il a apprécié, clairement.

8:29
Locuteur

Comme on a parfois du mal à

8:30
Présentateur

cerner ce personnage, on ne sait pas très bien ce qu'il intéresse, ce qu'il aime,

8:34
Locuteur

ce qu'il n'aime pas. Il aime les militaires. Il

8:35
Invité

aime

8:35
Présentateur

les

8:35
Invité

militaires. Il adore... Il a suivi une partie de sa formation initiale dans une académie militaire. Enfin, dans un lycée militaire, à vrai dire. Et puis il s'est entouré de généraux. Enfin, on sent qu'il a un côté fanamili, comme on dit en français. Il aime cet univers. Et là, il en a pris plein les mirettes.

8:57
Présentateur

La présence de Donald Trump était évidemment l'événement de ce 14 juillet pendant deux jours. Les deux présidents ont évoqué tous les sujets, y compris le climat. Mais ils ont surtout montré que les relations entre la France et les États-Unis étaient, pour l'instant, au beau fixe. Thomas Jarion.

9:17
Locuteur

Les

9:18
Invité

Samis.

9:19
Locuteur

Le

9:20
Invité

surnom donné par les Français aux soldats américains en 1917.

9:25
Locuteur

En

9:25
Invité

tenue d'époque, ils ouvrent la marche du défilé.

9:29
Locuteur

Le

9:30
Invité

détachement américain est à l'honneur. Il y a 100 ans, les États-Unis entraient dans la Première Guerre mondiale, aux côtés de la France.

9:38
Locuteur

C

9:39
Invité

'est la raison officielle de la venue de Donald Trump à Paris.

9:43
Locuteur

Le

9:44
Invité

président américain est ravi d'assister à un show militaire sublime dans une ville magnifique avec plein de belles choses à voir. Ce sont ses mots.

9:53
Locuteur

Et

9:54
Invité

pour finir à l'américaine,

9:59
Locuteur

un

9:59
Invité

air de daft punk joué par un orchestre militaire.

10:07
Locuteur

Sous

10:08
Invité

les yeux d'un président, visiblement fier de son coup de com'.

10:15
Locuteur

Pas

10:16
Invité

de traditionnelle interview du 14 juillet, mais une courte adresse à la nation, un discours sur l'amour de la patrie avec en toile de fond la lutte antiterroriste.

10:24
Locuteur

Des

10:24
Invité

amis, notre devoir est de ne jamais oublier

10:28
Locuteur

le

10:29
Invité

prix que nous avons payé

10:30
Locuteur

pour

10:31
Invité

conquérir nos droits.

10:34
Locuteur

Le

10:34
Invité

prix que nous sommes prêts à payer

10:36
Locuteur

pour

10:37
Invité

les défendre.

10:39
Locuteur

Car

10:40
Invité

ce sont eux

10:41
Locuteur

qui

10:42
Invité

nous unissent.

10:44
Locuteur

Donald

10:44
Invité

Trump et Emmanuel Macron réunis pour le 14 juillet. Cela clôt la visite du président américain en France.

10:52
Locuteur

Une

10:53
Invité

visite commencée hier. Dans le jargon diplomatique, on appelle ça une journée carte postale. Un lieu, un message politique. Les Invalides d'abord.

11:03
Locuteur

Devant

11:03
Invité

le tombeau de Napoléon Bonaparte, Emmanuel Macron joue les guides. En anglais.

11:08
Locuteur

L

11:08
Invité

'histoire nous dépasse, aime-t-il la rappeler.

11:11
Locuteur

Il

11:12
Invité

l'a dit à Trump comme il l'avait dit à Poutine lors de son passage à Versailles.

11:16
Locuteur

Et

11:17
Invité

comme rien n'est laissé au hasard dans cette diplomatie de l'image, balade touristique en bateau sur la scène pour les premières dames. Dans les rues parisiennes, les deux présidents se déplacent dans la bête, le surnom donné à la voiture officielle de Donald Trump.

11:31
Locuteur

Le

11:31
Invité

soir, dîner au deuxième étage de la tour Eiffel. Un dîner d'amis ont tenu à préciser les deux hommes. Et si Macron soigne autant les apparences, c'est peut-être pour éclipser les désaccords politiques qui existent entre eux.

11:44
Locuteur

En

11:44
Invité

conférence de presse, le président français insiste d'ailleurs sur leur convergence. En matière de lutte contre le terrorisme, et cela depuis le premier jour, nos vues sont parfaitement alignées avec une détermination entière. En réunion de travail, Trump et Macron ont surtout parlé de la guerre en Syrie.

12:01
Locuteur

Nous

12:01
Invité

savons où sont les facteurs de déstabilisation. Et cette feuille de route d'après-conflit les prendra en compte. Et nous avons ainsi demandé à nos diplomates et nos équipes de pouvoir travailler en ce sens pour que dans les prochaines semaines, une initiative concrète puisse être prise. Adepte de l'improvisation et des phrases chocs, Donald Trump a préféré cette fois lire son texte et ne pas faire de vagues. La France est le plus vieux et le premier allié des Etats-Unis. Reste le profond désaccord sur la lutte contre le changement climatique. Sur l'accord de Paris, Trump n'est pas aussi catégorique qu'à l'habitude. En ce qui concerne l'accord de Paris, il pourrait se passer quelque chose.

On verra bien. On va en parler à un moment donné.

12:45
Locuteur

S

12:46
Invité

'il se passe quelque chose, ce sera fantastique. S'il ne se passe rien, ce sera très bien aussi.

12:52
Locuteur

Pas

12:53
Invité

d'annonce forte, une visite marquée par les symboles.

12:56
Locuteur

L

12:56
Invité

'occasion surtout pour les deux présidents de rappeler que malgré leur désaccord,

13:00
Locuteur

ils

13:01
Invité

se considèrent comme des amis.

13:04
Locuteur

Alors

13:05
Présentateur

il y a eu tout à l'heure cette petite phrase d'Emmanuel Macron qui n'est pas passée inaperçue. Rien ne nous séparera jamais des Etats-Unis. Alors que signifie cette promesse, Guillaume Tabard, qui a été formulée tout à l'heure sur les Champs-Elysées devant Donald Trump ?

13:20
Invité

Comme toute promesse, elle est périlleuse parce qu'autant on peut relire le passé, on peut s'engager pour le présent, mais dire que rien jamais ne nous séparera, c'est un peu risqué.

13:32
Locuteur

Mais

13:33
Invité

clairement, cette visite, Emmanuel Macron a choisi de la jouer intégralement jusqu'au bout. Il a fait un choix assez audacieux d'inviter Donald Trump à Paris, compte tenu de l'image de Trump dans le monde, compte tenu de l'image de Trump dans le pays et compte tenu aussi du contentieux sur le climat. La logique d'Emmanuel Macron, c'est de dire que

13:53
Locuteur

j

13:54
Invité

'ai montré que je lui résistais,

13:55
Locuteur

sur

13:56
Invité

le fond, avec sa phrase sur le climat, sur la forme, cette fameuse poignée de main qu'on a vue, revue et qu'on verra encore souvent,

14:03
Locuteur

je

14:03
Invité

pense. Bon, il

14:04
Locuteur

m

14:05
Invité

'étant mis en position de force, je peux maintenant faire un geste d'ouverture. Mais non, il va être jugé aussi sur la suite parce que c'est bien joli d'avoir réussi une visite et cette visite est incontestablement une vraie réussite. Et je suis d'accord avec vous, Donald Trump en repart plein les yeux et ça va peut-être changer son regard sur la France et sur l'Europe. Mais sur le fond, maintenant, rien n

14:25
Locuteur

'est

14:25
Invité

acquis. Et dire rien ne nous séparera jamais, c'est peut-être aller un peu vite parce que les dossiers conflictuels, ils restent quand même sur la table.

14:33
Présentateur

Alors ce que vous dites va dans le sens de cette question SMS que nous venons de recevoir. Emmanuel Macron n'a-t-il pas compris tout simplement comment arriver à des résultats avec Donald Trump ? L'attaquer de front ne sert à rien. Je pense que

14:49
Invité

c'est une méthode qu'Emmanuel Macron met en place d'ailleurs dans un tas de domaines de la vie nationale. Mais vis-à-vis d'un bonhomme, si je puis dire, comme un homme, comme Donald Trump, je pense que c'est effectivement extrêmement réfléchi. Il a tenté, comme vous le disiez Guillaume, le bras de fer au moment sur le climat, comme on l'a vu avec cette poignée très très mal, poignées de mains qui se sont données. Mais il a compris le bonhomme. Macron, on peut penser ce qu'on veut, mais il est capable d'empathie. Alors c'est une empathie émotive ou une empathie intellectuelle, peut-être les deux, je n'en sais rien. Mais il a compris que Donald Trump était quelqu'un d'extrêmement narcissique.

Et tout ce que vous disiez tout à l'heure sur le défilé militaire, martial, la beauté de Paris, la beauté de la France, la culture française, tout ce qu'on met au pied de Donald Trump, Emmanuel Macron le fait de façon stratégique, je puis dire, plus que tactique, même stratégique. Il prend ce mal américain, narcissique, macho, n'ayons pas peur de le dire, souvenez-vous des propos qu'il a tenus pendant la campagne, il le prend dans le sens du poil, en lui montrant par là que la France le gratifie, l'honore, lui, Donald Trump, et bien sûr, les États-Unis à travers lui.

Et il essaie, comme on le disait, mais c'est un pari qui est loin d'être gagné, d'essayer de le faire rentrer dans son jeu, et de faire, dans le jeu de Macron et de l'Europe, pour parler vite, des lumières quand même. Donald Trump, c'est le populiste, contre lequel s'est battu au moins dans le discours pendant la campagne, Emmanuel Macron. C'est quand même été deux mondes, l'un face à face avec Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle, qui est un peu le clone français de Donald Trump, n'est-ce pas ? Donc, le clone, bon, à peu près, une analogie, on peut dire. Donc, oui, je suis d'accord avec, enfin, ou je réponds à la question du téléspectateur. Il y a une stratégie derrière tout ça.

Elle n'est pas gagnée d'avance, c'est un vrai pari, un vrai pari sur, je te prends dans le sens du poil, et c'est donnant-donnant. Jérôme Sainte-Marie.

16:52
Locuteur

Oui,

16:53
Invité

je crois que depuis le départ, Emmanuel Macron, dans quasiment tous les dossiers, applique cette maxime d'un philosophe, c'est pas Paul Ricoeur, je crois que c'est Baudrillard, qui disait, mais le bac du philo, c'était il y

17:01
Locuteur

a

17:01
Invité

longtemps, qui disait, on ne commande la nature qu'en lui obéissant. C'est-à-dire que plutôt que rentrer dans le choc par rapport à l'Europe, par rapport à l'Allemagne, etc., ce que d'autres candidats à la présidentielle préconisaient, lui, il considère, et il essaye de convaincre également les Français, qu'il faut accepter le monde tel qu'il est, se mettre du côté des puissances pour pouvoir les orienter. C'est un pari. C'est un pari.

C'est un pari très difficile, y compris, puisqu'on parle d'affaires militaires, moi je suis frappé par la contradiction par rapport au discours prononcé à l'hôtel de Brienne auparavant, puisque là, il insistait beaucoup, face aux militaires, sur la liberté de manœuvre de la France, qui ne peut être engagée qu'en fonction de ses propres intérêts. Mais on est dans l'OTAN,

17:41
Locuteur

et

17:42
Invité

si effectivement rien ne nous séparait des États-Unis, ça peut nous placer dans des situations tout à fait contradictoires, par rapport à ce qui a été dit hier à l'hôtel de Brienne, par exemple, on sait qu'en 2003, quand les Américains ont envahi avec les Anglais l'Irak, eh bien le fait que Jacques Chirac n'y soit pas allé est contradictoire par rapport à cette phrase. Là, on a bien été séparés, et de quelle manière, des États-Unis, ce qui a valu d'ailleurs à l'époque à Jacques Chirac d'être un des présidents de la République les plus populaires de la Ve République. En France. Jean-Dominique Merchel.

18:12
Locuteur

En France,

18:12
Présentateur

dans beaucoup de pays du monde. Est-ce qu'il a raison, Emmanuel Macron, est-ce qu'il a raison de dire rien ne nous séparera des États-Unis à un moment où beaucoup de Français, d'Européens, et dans le monde entier, ce sentiment est partagé, on le sait, aimeraient bien se séparer de Donald Trump ?

18:26
Locuteur

Si

18:27
Invité

on regarde sur

18:27
Locuteur

la longueur

18:29
Invité

historique, les États-Unis sont les plus anciens alliés du monde. Ces deux pays n'ont jamais été en guerre l'un contre l'autre. Les Américains ont été anglais contre quasiment tout le monde. Par exemple, ils ont eu une guerre en 1812 contre les Anglais. La Maison Blanche, la première Maison Blanche, a été incendiée en 1812 par l'armée britannique. Donc il y a eu des guerres. La France et les États-Unis n'ont jamais été en guerre, ont toujours été des pays alliés. Il y a eu des désaccords, des désaccords politiques. L'affaire de l'Irak en 2003 en est un. Mais fondamentalement, il y a eu une alliance, c'est Lafayette.

Quand les Américains arrivent en 1917, il y a cette fameuse phrase du général Pershing qui est à la tête du contingent américain et qui aurait dit « Lafayette nous voilà ». C'est le retour, on les a aidés à naître pendant la révolution américaine. L'armée française combattait sur le sol des États-Unis. Donc il y a cette vieille alliance. C'est vrai qu'il y a des désaccords. Il y

19:31
Locuteur

a

19:31
Invité

des désaccords extrêmement forts sur le commerce, sur la politique internationale, sur le climat. Mais néanmoins, réaffirmé. Ce n

19:42
Locuteur

'est

19:42
Invité

pas une alliance avec Donald Trump. C'est

19:44
Locuteur

une

19:44
Invité

alliance avec les États-Unis. et elle va durer. Ça, je crois qu'il a raison de le dire. Ça ne veut pas dire que...

19:51
Locuteur

La

19:51
Présentateur

frontière est mince, Jean-Dominique Merchel.

19:52
Locuteur

Évidemment,

19:53
Présentateur

évidemment, évidemment. Ce n'est pas un président comme les autres.

19:56
Locuteur

Ce

19:56
Invité

n

19:56
Locuteur

'est

19:56
Invité

pas un président comme les autres. Mais tous les présidents... Rappelez-vous ce qu'on disait de Georges Bouchefis. On n'était pas non plus... C'est Georges Bouchefis qui a fait la guerre d'Irak. Et puis, de notre côté, ça n

20:10
Locuteur

'a

20:10
Invité

pas toujours été non plus parfait. Donc, bon, sur le fond, sur le long terme, il a raison après. Et puis, c'est de la bonne diplomatie. Il essaie de construire quelque chose. Il n

20:23
Locuteur

'est

20:23
Invité

pas dans une posture. Il ne dit pas... Trump, ce n

20:26
Locuteur

'est

20:26
Invité

pas beau. Je ne

20:27
Locuteur

veux

20:27
Invité

pas savoir. Il essaie de travailler avec lui.

20:30
Locuteur

Et

20:30
Invité

ça, ça s'appelle la diplomatie. Et la diplomatie, c'est le contraire de

20:34
Locuteur

l

20:34
Invité

'affrontement. Donc, on ne peut pas lui reprocher. On ne sait pas si ça va marcher. En tout cas, il faut dire, pas mal, pour l'instant, ce qu'il fait,

20:41
Locuteur

c

20:41
Invité

'est bien. Guillaume Tabard. Oui, puis c'est vrai que souvent, enfin parfois, les contraires peuvent permettre de construire de véritables alliances.

20:48
Locuteur

On

20:48
Invité

voit bien la différence de personnalité forte entre Emmanuel Macron et Donald Trump. En termes de style, mais aussi sur le fond, on a parlé du climat. Souvenez-vous, la relation entre François Mitterrand et Ronald Reagan. Reagan, le président américain, c

21:03
Locuteur

'est

21:03
Invité

le plus anticommuniste qui existait. Et François Mitterrand, l'homme qui a mis les communistes au gouvernement. Donc, ça ne partait pas sur de bonnes bases. Et il y a eu un moment, alors, parce que François Mitterrand a su habilement utiliser une histoire d'espionnage impliquant l'URSS à l'époque, et qu'il avait informé le président Reagan de cet espionnage. Reagan en a été reconnaissant à Mitterrand. Et je crois que le couple Mitterrand-Reagan a été un des couples de présidents franco-américains qui a été le plus solide et qui a le mieux fonctionné. Alors que vraiment,

21:34
Locuteur

ils

21:34
Invité

avaient tout pour être posé. Peut-être qu'entre Trump et Macron, on va s'y citer à la même chose. Allié objectif, Yannick Alimi. Oui, alors moi, je suis évidemment d'accord avec tout ce qui vient d'être dit, mais il y a quand même quelque chose qui me gêne. D'abord, Donald Trump n'est pas Ronald Reagan et n'est pas George Bush, parce que Donald Trump prend les principes mêmes de la démocratie américaine et de notre démocratie libérale à l'encontre de ces principes mêmes, je veux dire. Tout ce qui est le libéralisme économique, le libéralisme politique, l'ouverture sur le monde, tant en termes économiques qu'en termes d'accueil des immigrés, qui est un des fondements.

Ici, en France, on est un peu plus frileux, un peu plus nuancé, on ne

22:16
Locuteur

va

22:16
Invité

pas rentrer. Mais pour l'Amérique, l'accueil des immigrés, c'est un pays qui a été constitué par les immigrés, quels qu'ils soient, ça fait partie des fondements de ce pays et de cette république, on peut dire. Donc Donald Trump n'est pas George Bush et Donald Trump n'est pas Reagan. Donc il y a quand même de façon presque de principe deux hommes qui s'opposent. Et d'ailleurs, je le répète, Emmanuel Macron a bâti sa campagne, voire sa victoire, sur son opposition à ce que représente Trump, contre le Brexit, à ce que représentait Poutine, ainsi qu'Erdogan aux portes de l'Europe. Donc je veux dire par là, on peut manger avec qui l'on veut, avec une grande cuillère.

Il ne faudrait pas que le manche, c'est un pari, que le manche se rétrécisse trop.

23:06
Présentateur

Peut

23:07
Locuteur

-être

23:07
Présentateur

qu'on voit le problème à l'envers.

23:08
Locuteur

Eh

23:08
Présentateur

bien, peut-être tout simplement qu'Emmanuel Macron tente de s'imposer, et pour l'instant c'est réussi, sur la scène internationale, avec ce genre de rendez-vous. Jérôme

23:18
Locuteur

Jot

23:18
Présentateur

-Marie.

23:19
Invité

Pour moi, il y

23:19
Locuteur

a

23:19
Invité

deux choses. Déjà une remarque, je trouve assez ironique, si vous voulez, que depuis quelques semaines, sur les dossiers de politique étrangère, Emmanuel Macron prend complètement à revers, au fond, l'univers de représentation, y compris médiatique, de la campagne. C'est-à-dire qu'on avait beaucoup stigmatisé Mélenchon à cause de ses liens supposés avec la Russie, beaucoup stigmatisé Le Pen avec ses liens supposés avec Trump, et au Fillon d'ailleurs, absolument, François Fillon. Et donc, c'était cet être de lumière contre ces êtres des ténèbres.

Et au fond, l'être de lumière, très intelligemment d'ailleurs, applique une réelle politique et défend les intérêts, ce qu'il considère être les intérêts de la nation. Du coup, j'ai complètement oublié votre question.

24:00
Locuteur

– Ça

24:01
Invité

arrive, c'est le

24:01
Locuteur

14

24:01
Présentateur

juillet, c

24:03
Locuteur

'est

24:03
Présentateur

un jour férié.

24:03
Locuteur

– C'est la réponse.

24:04
Présentateur

– La question était, est-ce qu'il ne se sert pas de cela, tout simplement, pour aussi affirmer son image sur la scène internationale ? On sait, les images d'aujourd'hui ont été reprises sur toutes les chaînes de télévision américaines, probablement dans le monde entier. C'est très important pour lui aussi, tout simplement. – C

24:19
Locuteur

'est

24:19
Invité

très important à tout point de vue. Alors, vous savez, ça ressemble un petit peu à ce qu'avait fait Tony Blair, finalement, lorsqu'il était dans ses premières années. Il s'était affirmé bien au-delà de l'importance géopolitique de la Grande-Bretagne comme justement l'interlocuteur,

24:33
Locuteur

il

24:33
Invité

fait une personnalité centrale. – C'est ça. – Centrale, si vous voulez, des relations internationales.

24:37
Locuteur

Il

24:37
Invité

y a d'autres, bon, je ne

24:37
Locuteur

vais

24:37
Invité

pas prendre d'autres exemples historiques, mais il y

24:39
Locuteur

a

24:39
Invité

pas mal de pays qui, parfois, occupent une place dans les relations internationales uniquement grâce à la personnalité, ou principalement grâce à la personnalité de leur leader. Mais comme je ne voudrais pas déplaire, je ne

24:49
Locuteur

vais

24:49
Invité

pas prendre des exemples particuliers. Par ailleurs,

24:52
Locuteur

il

24:52
Invité

y a aussi une ressource importante dans cette posture-là, par rapport à la politique intérieure, et notamment, ce qui me concerne, donc l'opinion publique, puisque là, on voit bien que le trait le plus positif concernant Emmanuel Macron actuellement, je pense au sondage de l'IFOP, par exemple, c'était justement la capacité d'Emmanuel Macron à bien représenter la France et à défendre ses intérêts à l'étranger. – Justement, alors ça, c'est

25:13
Locuteur

très

25:14
Présentateur

intéressant, on a vu, on a évoqué ces images, on en a vu quelques-unes à l'instant, pardon, on a le sentiment parfois qu'Emmanuel Macron fait aussi la promotion de la France, de Paris, à travers…

25:28
Locuteur

–

25:28
Invité

Mais c'est son job, d'une certaine manière. Il est là pour ça. Il est président de la République.

25:35
Locuteur

–

25:35
Invité

Enfin, il n

25:35
Locuteur

'est

25:35
Invité

pas ministre du Tourisme. –

25:36
Locuteur

Il y a les Jeux Olympiques. – Mais aujourd

25:38
Invité

'hui, un président, il doit faire ça, il doit aller chercher les Jeux Olympiques, il doit aller vendre des Airbus, il doit aussi essayer de régler les problèmes qui se posent en Syrie ou ailleurs, mais il doit faire ça. C'est les emplois des Français, enfin, ce sont les emplois des Français qui sont en jeu sur des affaires comme ça. L'exportation, le rayonnement de la France, le tourisme,

26:00
Locuteur

il

26:02
Invité

fait le job. Et honnêtement, à l'international, c'est difficile pour l'instant de lui trouver des faiblesses. –

26:11
Locuteur

Voilà,

26:11
Invité

il y en a d'autres,

26:12
Locuteur

on va y venir. – Pour l'instant, c'est un

26:12
Invité

sans faute. – On va y venir. Ah oui, à mes yeux, oui, à mes yeux, il fait vraiment… – Il l'avait dit pendant la campagne, il l

26:22
Locuteur

'avait

26:22
Invité

dit, moi je suis un gaulo-mitterrandien, c'est-à-dire je m'inscris dans une tradition d'une France très gaullienne, en quelque sorte, je veux dire, voilà.

26:30
Locuteur

– Voilà,

26:31
Invité

il insiste beaucoup sur l'indépendance nationale et en même temps, sur le rayonnement de la France, c'est quelque chose de très patriote dans son discours. Et il se pose vraiment en rupture avec, plus peut-être dans le discours que dans la pratique, mais peu importe, en politique ça compte, avec ce qui s'est passé sous François Hollande et Nicolas Sarkozy. Oui, il l'assume très bien ça. – Je voulais juste compléter la réponse à votre question sur le fait que ça sert aussi, Emmanuel Macron sur la scène internationale, tout ce qu'il fait,

27:02
Locuteur

ce

27:02
Invité

n'est pas seulement Donald Trump. Oui, mais il faut dire aussi, je pense, qu'il profite d'une absence en Europe des autres puissances. L'Angleterre est complètement en berlificoté avec son Brexit, et Angela Merkel notamment ne supporte pas, ne s'entend pas du tout avec Donald Trump. On l'a vu hier, elle était présente à Paris pendant le Conseil des ministres franco-allemands. Ils auraient pu se croiser, faire en sorte, ils ont tout fait, enfin c'était organisé pour qu'Angleterre et Donald Trump ne se rencontrent pas.

Donc il y a aussi une carence des deux autres grandes puissances européennes, qui fait qu'Emmanuel Macron, fort intelligemment, indépendamment de sa propre image qu'il veut servir ou celle de la France, se met un pied dans la porte.

27:51
Présentateur

Alors Emmanuel Macron aime le rappeler, il est le chef des armées, surtout quand la grande muette se rebiffe. Cette semaine, le chef d'état-major Pierre Devilliers a violemment critiqué les coupes dans le budget de la défense devant des députés qui l'auditionnaient. Le président a brutalement recadré le militaire le plus gradé de France hier, ce qui a provoqué des remous au sein de l'armée. Julien Launay et David Lemarchand.

28:20
Locuteur

Comme

28:21
Invité

si de rien n'était. Ce matin, le général Pierre Devilliers assiste à la grande parade du 14 juillet aux côtés d'Emmanuel Macron. Pourtant, le plus haut gradé français rumine. L'annonce d'une suppression de 850 millions d'euros de crédit l'a profondément énervé.

28:37
Locuteur

D

28:37
Invité

'où ce gros coup de colère mercredi devant les députés de la commission défense.

28:44
Locuteur

Je

28:45
Invité

ne vais pas me faire baiser comme ça.

28:49
Locuteur

Le

28:49
Invité

grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n'est plus tenable.

28:55
Locuteur

Cet

28:56
Invité

arbitrage budgétaire passe mal au sein de l'armée. Mais à l'Elysée, on ne veut pas entendre parler de ses critiques. Elle déclenche même une riposte cinglante. Je suis votre chef.

29:06
Locuteur

Les

29:07
Invité

engagements que je prends devant nos concitoyens

29:10
Locuteur

et

29:10
Invité

devant les armées, je sais les tenir.

29:13
Locuteur

Et

29:14
Invité

je n'ai à cet égard besoin de nulle pression

29:16
Locuteur

et

29:17
Invité

de nul commentaire.

29:19
Locuteur

De

29:20
Invité

mauvaises habitudes ont parfois été prises sur ces sujets, considérant qu'il devait en aller des armées comme il en va aujourd'hui

29:26
Locuteur

de

29:26
Invité

nombreux autres secteurs.

29:28
Locuteur

Je

29:28
Invité

le regrette.

29:30
Locuteur

J

29:31
Invité

'aime le sens du devoir.

29:33
Locuteur

J

29:33
Invité

'aime le sens de la réserve

29:35
Locuteur

qui

29:35
Invité

a tenu nos armées où elles sont aujourd'hui.

29:38
Locuteur

Et

29:38
Invité

ce que j'ai parfois du mal

29:40
Locuteur

à

29:41
Invité

considérer dans certains secteurs, je l'admets encore moins

29:44
Locuteur

lorsqu

29:45
Invité

'il s'agit des armées. En d'autres termes, silence dans les rangs. Pour autant, le recadrage n'a pas dissipé l'inquiétude des militaires soumis à rude épreuve. Près de 30 000 hommes sont actuellement mobilisés sur le territoire ou à l'étranger. Épuisés par leur mission pour faire face à la menace terroriste, ils veulent pouvoir exercer leur métier correctement, disent-ils. Le ministère des Armées est un ministère un petit peu particulier. Alors que les autres ministères ont une grande partie de leurs crédits qui sont consacrés au fonctionnement, ce ministère consacre une moitié

30:18
Locuteur

à

30:19
Invité

son fonctionnement et une moitié aux investissements.

30:23
Locuteur

Et

30:23
Invité

donc, les crédits de fonctionnement sont en général très peu compressibles parce que c'est de la masse salariale, du carburant, de l'électricité. En revanche, les crédits d'investissement, eux, sont des crédits que l'on peut reporter. Donc, si cette perte sèche devait être enregistrée, c'est évidemment, principalement sur les équipements à venir

30:41
Locuteur

que

30:42
Invité

la ponction serait effectuée.

30:44
Locuteur

Pour

30:44
Invité

rassurer les troupes, Emmanuel Macron prévoit une augmentation du budget de l'an prochain, 1,5 milliard supplémentaire. Lui qui table sur 50 milliards en 2025, soit 2% du PIB. Le tir serait-il rectifié ? Non, manifestement. Dans les hautes sphères de l'armée, on ne digère pas l'effort imposé en 2017. Cette annonce n'aurait jamais dû être, et en tout cas, elle n'aurait jamais dû être faite avant le 14 juillet. Donc, on est bien dans une maladresse. Est-ce qu'on est devant une incompétence ? Peut-être bien. Et de l'amateurisme ? Très probablement.

31:16
Locuteur

Pas

31:16
Invité

question d'être une variable d'ajustement pour le rééquilibrage des comptes publics. Ce point de vue est partagé dans la classe politique, y compris au sein de la majorité. Je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4,5

31:34
Locuteur

milliards

31:34
Invité

d'économies, mais dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva. Donc, je trouve un peu délicat de donner cette explication. Et je comprends que les armées se disent, alors que nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération, on leur demande de faire des sacrifices budgétaires, on leur demande de faire des coupes budgétaires pour recapitaliser une société qui est certes importante, mais on aurait pu trouver un autre moyen de le recapitaliser. Depuis son investiture, Emmanuel Macron n'a pas cessé de mettre en scène son rôle de chef de guerre.

Au mois de mai, il avait même réservé son premier déplacement hors de l'Europe aux contingents déployés au Mali. Beaucoup d'espoir déçu à cause de cet arbitrage budgétaire. Peut-être davantage si le général Pierre de Villiers devait démissionner.

32:28
Présentateur

On va revenir tout de suite sur ce qui s'est passé hier à l'hôtel de Brienne. C'est le ministère de la Défense, tout simplement. Jean-Dominique Merchel, je rappelle que

32:36
Locuteur

vous

32:36
Présentateur

êtes spécialiste des questions militaires. Il y

32:38
Locuteur

a

32:38
Présentateur

eu donc cette prise de parole du président Macron. Ces mots, on les a entendus, qui sont d'une violence rare dans ce genre de situation, évidemment. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il publiquement humilié, on peut le dire, le chef d'état-major des armées

32:54
Locuteur

? Écoutez,

32:55
Invité

j'y étais hier soir. Et effectivement, il y avait une stupéfaction. Il faut imaginer, c'est la réception, la garden party à la veille du défi du 14 juillet. Tous les ans, il y en a une, voilà. Vous avez, c'est dans les jardins du ministère des armées, vous avez toute la hiérarchie militaire,

33:16
Locuteur

tous

33:16
Invité

les industriels de l'armement, des représentants de toutes les unités qui défilent le lendemain, dont les écoles militaires, les jeunes officiers, des délégations étrangères, énormément de délégations étrangères. Vous avez des centaines de personnes qui sont là. Donc, en général, il y a un discours très consensuel. Et puis, on chante la Marseillaise tous ensemble et tout va bien. Et là,

33:38
Locuteur

il sort ce qu'on

33:39
Invité

vient d'entendre dans la stupéfaction générale. Moi, honnêtement, ça doit être ma 22e garden party. Jamais j'avais assisté à une scène comme ça. Il s'est passé quelque chose. Alors, tous les généraux qui étaient là étaient tous concernés et cherchaient le mot. Ils disaient, c'est quoi ? C'est une remontée de bretelles, une avoinée, un bourg pif. – Il est quand même allé

34:08
Locuteur

très

34:09
Présentateur

très loin aussi. Non mais, Pierre

34:11
Locuteur

de Villiers,

34:12
Présentateur

le chef d'état-major, il va devant une commission de la défense à

34:16
Locuteur

l'Assemblée. – La commission de la défense

34:17
Présentateur

se réunit à huis clos.

34:19
Locuteur

–

34:20
Présentateur

D'accord, à huis clos, mais enfin, vous savez très bien que ça va

34:23
Locuteur

sortir. – Oui, oui, bien sûr. – Il dit, pardon pour les

34:25
Présentateur

téléspectateurs, il dit, je ne vais pas me faire baiser.

34:28
Invité

– Le général Pierre de Villiers, depuis plus d'un an, près de deux ans maintenant, met une campagne

34:35
Locuteur

qu

34:36
Invité

'on peut qualifier de politique pour

34:38
Locuteur

l

34:39
Invité

'augmentation du budget de la défense.

34:43
Locuteur

Il

34:43
Invité

le fait à sa manière, qui est peut-être un peu excessive, mais manifestement qui a déplu à son chef. Le chef, en l'occurrence, Emmanuel Macron,

34:57
Locuteur

n

34:57
Invité

'était pas forcément obligé de lui dire en public. D'autant qu'il venait,

35:01
Locuteur

le

35:02
Invité

jour même, de le maintenir à son poste pour une année supplémentaire. Donc il pouvait le convoquer dans son bureau la veille, lui dire, écoutez, mon général, vous êtes bien gentil, l'heure de la retraite a sonné, votre CDD est terminée, parce que c

35:15
Locuteur

'est

35:15
Invité

un CDD de cinq ans, vous rentrez chez vous, et je nomme quelqu'un d'autre. Il aurait pu faire ça. Là, il l'a humilié réellement, devant toute la communauté de défense. C'est très étonnant. Pourquoi le fait-il ? Je pense que ça tient au caractère d'Emmanuel Macron et à rien d'autre. C'est une erreur, Guillaume Tabard ? Je pense que

35:34
Locuteur

c'est

35:34
Invité

une erreur, parce que je pense qu'Emmanuel Macron a voulu faire un acte d'autorité, mais qui, vu les conditions et les mots choisis, révèle plutôt une tentation d'autoritarisme. Parce que, comme le disait Jean-Dominique,

35:47
Locuteur

on

35:47
Invité

a en regard des propos

35:49
Locuteur

privés,

35:51
Invité

en tout cas des propos dans une enceinte close, qui n'auraient pas dû sortir, qui sont sortis, et je suis d'accord avec vous, on sait bien que ça peut toujours sortir, mais malgré tout, ça reste des propos tenus dans une enceinte particulière où, en principe, les parlementaires qui auditionnent quelqu'un et la personne qui est auditionnée peuvent se parler librement, en confiance et sans langue de bois. Et, en l'occurrence, il n

36:11
Locuteur

'a

36:11
Invité

pas vraiment fait de la langue de bois. Emmanuel Macron, qui sait tout ça, qui a vu le nombre de phrases de François Hollande qui ont fuité dans la presse, et c'est aussi pour ça qu'Emmanuel Macron maîtrise sa propre communication et évite tout ce genre de scénario. Mais il est conscient de ça. Donc, il aurait pu faire trois choses. Il aurait pu dire, publiquement, « Moi, je ne commande pas des propos qui ne sont pas des propos publics, ce n

36:33
Locuteur

'est

36:33
Invité

pas mon domaine, je suis président de la République, je suis là pour commenter des faits, pas des racontards, des on-dit ou des propos rapportés. » Il aurait pu, comme vous l'avez dit, l'engueuler en privé et même aller un peu plus loin, faire savoir qu'il l'avait engueulé. Mais là, il choisit de l'humilier par les mots qu

36:49
Locuteur

'on

36:49
Invité

a entendus, par le lieu, faire ça chez les siens. On est

36:52
Locuteur

au

36:53
Invité

ministère de la Défense, ça veut dire que consciemment, il a choisi de faire cela pour montrer qu'il était le chef.

37:00
Locuteur

Au

37:01
Invité

passage, dire « Je suis votre chef

37:03
Locuteur

», quand

37:03
Invité

on est chef, en général, il n

37:05
Locuteur

'y a

37:05
Invité

pas besoin de le dire, on le montre, et il

37:08
Locuteur

y a

37:08
Invité

un petit aveu de faiblesse de devoir rappeler cela. Et puis surtout que là,

37:12
Locuteur

on

37:12
Invité

voit, la scène, elle dure, il insiste, il insiste. Parmi les petits éléments de compréhension,

37:17
Locuteur

je

37:17
Invité

crois que, vous l'avez rappelé, il venait de confirmer le général de Villiers comme chef d'état-major.

37:23
Locuteur

Je

37:23
Invité

crois que,

37:24
Locuteur

pour

37:25
Invité

accepter cette prolongation, le général de Villiers avait assorti cela d'un certain nombre d'exigences budgétaires qui lui auraient été garanties par Emmanuel Macron.

37:35
Locuteur

Donc

37:36
Invité

le général de Villiers avait déjà vécu comme une première humiliation l'interview de Gérald Darmanin, le ministre du Budget, disant « Tiens, pour l'armée, ce sera 800 millions comme ça d'un trait de plume ». Le général de Villiers a eu le sentiment que cette parole avait été trahie et c'est pour cela, peut-être, qu'il s'est lâché un peu plus auprès des parlementaires. Jérôme Saint-Marie.

37:55
Locuteur

Oui,

37:56
Invité

je crois que c'est effectivement une erreur, en tout cas au minimum, une erreur de communication. Il faut savoir que l'armée n'a jamais, rarement été aussi appréciée par les Français qu'elle l'est aujourd'hui, notamment depuis les attentats. Il y a des sondages qui ont été faits qui montrent que les Français, malgré les efforts qu

38:12
Locuteur

'on

38:12
Invité

leur demande, soutiennent les exigences de l'armée pour un effort budgétaire plus important. Et ce n

38:20
Locuteur

'est

38:20
Invité

pas le cas pour n'importe quelle institution. Souvent, les Français disent « On ne

38:24
Locuteur

va

38:24
Invité

pas payer plus d'impôts, etc. » Non, non, pour l'armée, c'est plus de 80% des Français qui soutiennent les exigences telles qu'elles ont été exprimées, d'une certaine manière, par le chef d'état-major des armées, pas avec son vocabulaire, mais dans son sens. Et par ailleurs, c'est aussi une erreur de communication à un autre niveau. Il y a quand même toutes les opposants d'Emmanuel Macron qui l'accusent très souvent d'être très autoritaires, voire trop. Il y a le débat sur les ordonnances qui a lieu, qui concerne tout le monde.

Et puis voilà, effectivement, cette démonstration peut-être inutile d'autorité, avec d'ailleurs une phrase qui a été citée tout à l'heure, où il dit, Emmanuel Macron, « J'ai déjà du mal à considérer ces comportements, grosso modo, de contestation, dans d'autres secteurs, donc on comprend aussitôt le secteur social. Alors donc, à l'armée, je supporterais encore moins. »

39:10
Locuteur

Mais

39:10
Invité

enfin, c'est une forme d'intolérance, en quelque sorte, à la critique qui a été exprimée.

39:14
Présentateur

– Yannick Alimi, est-ce que ce n

39:15
Locuteur

'est

39:15
Présentateur

pas aussi quelque chose qu'on a déjà entendu, qu'au fond, Emmanuel Macron, il veut gouverner seul, il veut agir seul. Là, il court-circuit aussi sa ministre, d'une certaine façon,

39:26
Locuteur

la ministre de la Défense. – Oui, c'est

39:27
Invité

effectivement des excès d'autorité qui frôlent, qui frisent, qui sombrent dans l'autoritarisme. Alors seul, effectivement, il n'avait pas averti sa ministre. Je pense que

39:38
Locuteur

c

39:38
Invité

'est un peu plus compliqué, un peu plus nuancé que ça. Il consulte beaucoup, il fait beaucoup remonter. Emmanuel Macron, c'est ça aussi. Souvenez-vous, quand même, sa campagne numérique, digitale, il fait remonter beaucoup de choses. Bon, en tout cas, vous avez raison, il veut incarner le chef, il veut bien partager des désaccords, mais il veut incarner cette autorité. Et lui, il a été élu aussi pour ça. Dans la campagne, dans cette élection, il y a eu bien sûr des questions de fonds structurels, l'emploi, la sécurité, l'identité, peut-être également. Mais il y a aussi, je crois, la forme de présidence et de président ou de présidente que voulaient élire les Français.

Quand ils ont élu Emmanuel Macron, après pas mal de circonvolutions,

40:20
Locuteur

on

40:20
Invité

n'arrivait pas à saisir la personnalité de cet homme, bon, on l'a saisi petit à petit au fur et à mesure. Ils ont élu et de toute façon, il a dévoilé la fonction telle qu'il voulait l'incarner et la mener. Les Français ont voulu élire, je pense, ont voulu élire un président sinon autoritaire, en tout cas, représidentialisé, regaulisé, si vous voulez. Donc voilà, il n'est pas en désaccord avec le mandat qui lui a été confié. Cela dit, je pense quand même qu'il y a une explication qui est difficile à donner sur la façon dont il s'est comporté dans cette affaire-là.

Cela s'explique peut-être par, je ne veux pas faire de la psychanalyse de bas étage, mais Emmanuel Macron est le seul président de la République à ne pas avoir fait son service militaire. est-ce qu'il a une sorte de relégitimisation à vouloir peut-être rattraper peut-être face aux militaires ? Je n'en sais rien.

41:15
Présentateur

Sur le fond, Jean-Denis Mercier, regardez la question qui est posée. Avec quel argent Emmanuel Macron compte-t-il relever à 34,2 milliards le budget de l'armée en 2018 alors que nos finances sont exenques ? C'est vrai qu'on a du mal à comprendre. On nous annonce pour 2017 une ceinture et par contre en 2018 vous verrez ça va revenir. Où est la logique ? Et au fond, qui a raison sur le fond dans cette affaire

41:39
Locuteur

? Alors,

41:41
Invité

la France a souscrit un engagement international au sein de l'OTAN qui est de porter son budget de la défense à 2% du PIB à l'horizon 2024-2025. Ça c'est un engagement tous les candidats à la présidentielle le partageaient à peu près des nuances près. Donc on est sur ce... Comment va-t-on faire si on ne rétablisse pas les finances publiques ? Ça veut dire que tous les ans il faudrait augmenter le budget de

42:06
Locuteur

la

42:06
Invité

défense de plus de 2 milliards. Chaque année mettre 2 milliards en plus.

42:11
Locuteur

Il

42:11
Invité

me semble que c'est un objectif inatteignable. Tout le monde dit non, on va le faire,

42:16
Locuteur

on

42:16
Invité

va le faire. Je ne sais pas comment ils vont le faire. On voit bien que la première année, la première fois où la question se pose on coupe déjà de 850. L'année prochaine on dit on va augmenter d'un milliard 5.

42:29
Locuteur

Eh

42:29
Invité

bien

42:29
Locuteur

on

42:30
Invité

en reparlera fin 2018 et on verra ce qui se sera réellement passé. C'est difficile avec des finances publiques dans l'état où elles sont parce qu'elles ne sont pas...

42:39
Locuteur

Elles sont bonnes. Au

42:40
Présentateur

-delà de l'état des finances publiques il y

42:41
Locuteur

a

42:41
Présentateur

quand même le problème de la menace terroriste qui reste extrêmement élevée. Il y a les théâtres

42:46
Locuteur

d

42:46
Invité

'opérations. On coupe par exemple je discutais hier avec des gendarmes des officiers de la gendarmerie. La gendarmerie

42:53
Locuteur

et au

42:54
Invité

moins autant que les armées et la police évidemment dans la lutte anti-terroriste la gendarmerie on lui coupe cette année 100 millions d'euros. Là

43:03
Locuteur

!

43:03
Invité

Donc

43:05
Locuteur

le

43:05
Invité

ministère des Affaires étrangères qui joue un rôle on parle par exemple on dit oui la paix en Afrique ne peut revenir que s'il y a du développement oui sauf qu'on coupe 300 millions au budget du ministère des Affaires étrangères. on coupe plus d'argent au ministère des Affaires étrangères qui doit avoir 6000 ou 7000 fonctionnaires qu'à l'ensemble de Bercy

43:27
Locuteur

parce

43:28
Invité

que au fond ce qui s

43:30
Locuteur

'est

43:30
Invité

passé avec la victoire de Macron

43:31
Locuteur

c

43:32
Invité

'est la victoire de Bercy. Bercy en tant qu'institution a pris le pouvoir dans la République

43:38
Locuteur

et

43:38
Invité

donc aujourd'hui c'est Bercy qui décide et le secrétaire général de l'Elysée Alexis Collère est un pur produit de cette maison c'est le vrai

43:51
Locuteur

Premier

43:52
Invité

ministre le vrai dirigeant du pays avec Emmanuel Macron c'est lui et c'est lui qui coupe voilà c'est ça la réalité donc après on nous dit on tiendra l'objectif des 2%

44:02
Locuteur

et

44:03
Présentateur

bien nous verrons nous verrons Ce matin Emmanuel Macron s'est contenté d'une brève allocution à l'issue du défilé militaire pas d'interview télévisée du 14 juillet c'était pourtant une tradition depuis près de 40 ans maintenant une fois de plus l'Elysée impose une communication totalement verrouillée Anaïs Bouissou et David Lemarchand

44:24
Locuteur

je

44:25
Invité

souhaite

44:26
Locuteur

à

44:27
Invité

toutes les françaises

44:28
Locuteur

à

44:29
Invité

tous les français

44:29
Locuteur

à

44:31
Invité

tous ceux qui ont choisi la France et à tous ceux qui l'aiment

44:34
Locuteur

une

44:36
Invité

fête nationale sereine

44:38
Locuteur

et

44:39
Invité

joyeuse

44:41
Locuteur

une

44:41
Invité

petite phrase en fin de discours et un rapide bain de foule c'est tout ce qu'il reste du traditionnel rendez-vous entre le président et les français

44:50
Locuteur

le

44:50
Invité

chef de l'état balaye 40 ans de tradition du 14 juillet

44:57
Locuteur non identifié

de

44:57
Locuteur

Valéry

44:58
Invité

Giscard d'Estaing moderne et décontractée dans les jardins de l'Elysée 14 juillet qu'est-ce que c'est c'est une fête républicaine

45:06
Locuteur

à

45:06
Invité

François Mitterrand et son bouquet de roses symbole du parti socialiste

45:10
Locuteur

est

45:11
Locuteur non identifié

-ce que ça va dans le sens de ce que vous souhaitiez de ce 14 juillet

45:14
Locuteur

plus

45:15
Invité

solennel la conférence de presse de Jacques Chirac

45:18
Locuteur

je suis

45:19
Présentateur

heureux de vous accueillir

45:22
Invité

même Nicolas Sarkozy se plie aux questions après les avoir boudés l'année de son élection ici en 2012 François Hollande imprime sa marque hors de l'Elysée à l'hôtel de la Marine cadenassé verrouiller toute communication c'est l'obsession d'Emmanuel Macron

45:44
Locuteur

premier

45:50
Invité

conseil des ministres en mai dernier

45:52
Locuteur

les

45:53
Invité

médias attendent en vain aucun membre du gouvernement n'est autorisé à parler

46:00
Locuteur

premier

46:01
Invité

déplacement au Mali à la rencontre de l'armée française

46:05
Locuteur

l

46:06
Invité

'Elysée choisit les journalistes

46:07
Locuteur

qui

46:08
Invité

accompagnent le président

46:09
Locuteur

si

46:10
Présentateur

vous le voulez bien je vais répondre à vos questions

46:12
Locuteur

le

46:12
Invité

porte-parole Christophe Castaner s'en explique la présence de 50 journalistes d'une dizaine de caméras nuit un peu au dialogue direct et à l'échange que peut avoir le président de la république avec les français donc il ne s'agit pas de contrôler il ne s'agit pas d'imposer

46:28
Locuteur

les

46:29
Invité

frictions s'accumulent

46:31
Locuteur

jusqu

46:31
Invité

'aux communiqués de 23 rédactions qui dénoncent des signaux extrêmement préoccupants pour la liberté de la presse

46:42
Locuteur

que

46:42
Invité

les journalistes ne soient pas tous très contents c'est peut-être

46:46
Locuteur

une

46:46
Invité

réalité mais est-ce que c'est si important que ça ce qui est important c'est que les français aient le sentiment qu'ils ont un président à leur écoute et qu'il va faire le travail pour lequel il s'est engagé

46:56
Locuteur

et

46:56
Invité

actuellement les français le

46:57
Locuteur

plébiscitent quand

47:00
Invité

le président communique c'est avec ses propres images orchestrées

47:05
Locuteur

mais

47:06
Invité

comment vous saviez que j'étais au standard

47:10
Locuteur

la

47:11
Invité

mise en scène est imposée aux médias et sur les réseaux sociaux une stratégie qui pourrait finir par s'avérer dangereuse

47:18
Locuteur

il

47:19
Invité

faut quand même qu'il y ait ce lien charnel ce lien indispensable ce lien social entre le peuple de France et le président donc la communication c'est pas qu'elle doit être complètement outrancière ou complètement désordonnée comme elle a été du temps de François Hollande et il faut pas non plus qu'elle soit complètement clandestine qu'elle soit complètement fermée parce que c'est pas tenable sur le long terme

47:42
Locuteur

et

47:43
Invité

le pouvoir veut aller plus loin encore

47:45
Locuteur

le

47:46
Invité

parti du président En Marche veut devenir un média recruter des journalistes et produire ses propres vidéos

47:54
Locuteur

une

47:55
Invité

façon de contrôler toujours plus l'information

48:00
Présentateur

Guillaume Tabard il a un problème avec les journalistes Emmanuel Macron

48:04
Invité

d'abord je pense qu'il faut éviter d'avoir une vision binaire des choses c'est croire qu'avant tous les présidents étaient totalement transparents et que lui ne le serait pas du tout

48:12
Locuteur

tous

48:13
Invité

les présidents et tous les politiques gèrent leur communication y compris lorsqu'ils sont proches des journalistes comme était François Hollande comme l'était Nicolas Sarkozy c'était aussi un outil de communication et nous journalistes on devait être conscient et ne pas être dupes si on était reçu si on était parfois choyé reçu à déjeuner etc c'était pas pour nos beaux yeux c'était parce que c'était le moyen aussi de créer de faire passer des messages donc voilà donc il faut toutes les communications il faut quand même le savoir ensuite Emmanuel Macron lui il pousse la logique vraiment jusqu'à son extrême en ne faisant que la communication par l'image

48:51
Locuteur

de

48:52
Invité

son point de vue il aurait tort de s'en priver parce que pour l'instant ça marche alors le grand problème c'est que comme toujours ce type de communication ça marche lorsque l'opinion j'allais dire achète cela c'est à

49:03
Locuteur

dire

49:03
Invité

qu'on voit de belles images on voit il accueille Poutine dans la galerie des batailles de Chatea Versailles on dit quelle belle image il accueille Trump sur les Champs-Elysées on dit quelle belle image bon accessoirement les journalistes ne sont pas nous ne sommes pas une profession qu'à une image très forte dans l'opinion ça ne m'avait pas échappé taper sur les journalistes ça fait toujours du bien alors certains le font de manière un peu un peu brutale d'autres le font de manière apparemment élégante mais c

49:33
Locuteur

'est

49:33
Invité

le même objectif qui est poursuivi ça s'attirait la sympathie de l'opinion en critiquant

49:38
Locuteur

des

49:39
Invité

médiateurs qui sont perçus comme étant des écrans voilà pour faire bref

49:43
Locuteur

vous

49:44
Présentateur

croyez que c

49:44
Locuteur

'est

49:44
Présentateur

ça l'objectif Jérôme Saint-Marie c'est effectivement éloigner éloigner la presse parce qu'on sait très bien qu'il n

49:50
Locuteur

'y

49:50
Présentateur

aura pas de manifestation pour réclamer une interview du 14 juillet

49:53
Locuteur

Oui

49:54
Invité

bien sûr l'essence même de la communication politique c'est d'abord le contrôle et d'abord d'éviter justement de mettre des écrans et de mettre effectivement de vérifier que tout ce qui sort en quelque sorte d'une institution d'un parti politique ou tout ce qui exprime un candidat et donc là ce contrôle est poussé à l'extrême ça se situe aussi dans une logique plus globale du macronisme qui est d'utiliser au maximum toutes les ressources politiques des institutions de la 5ème République et comme effectivement on n'est pas sûr qu'il

50:23
Locuteur

y ait

50:23
Invité

une base sociale et politique suffisante pour toutes les réformes qui vont être faites et bien il faut essayer de transcender ça en quelque sorte par la figure du chef de l'État ça s'appelle ça peut s'appeler le césarisme d'ailleurs dans certains cas et effectivement c'est cette idée là il y a des termes plus polis également mais enfin bon en tout cas c'est la même idée c'est de subjuguer les contradictions de la société dans l'admiration portée au chef de l'État ça suppose également beaucoup de contrôle et beaucoup de communication mais ça peut permettre et ça l'a permis en 1958 par exemple avec le général de Gaulle ça peut permettre effectivement de dépasser certains blocages donc il n

51:00
Locuteur

'y a

51:00
Invité

pas de jugement de valeur dans ce que je viens d'exprimer Jannick,

51:02
Présentateur

ça veut dire qu'Emmanuel Macron ne donnera jamais d'interview aux Parisiens vous avez sollicité le président Macron pour lui demander une interview comme tout le monde oui comme tout le monde

51:11
Invité

enfin attendez il se met là en marche si je puis dire il faut qu'il se pose donc je ne

51:16
Locuteur

vais

51:16
Invité

pas commencer à critiquer le président alors qu'il ne

51:18
Locuteur

m

51:18
Invité

'a même pas donné d'interview il ne

51:20
Locuteur

faut

51:20
Invité

pas injurier l'avenir et le laisser venir sur

51:23
Présentateur

cette histoire du 14 juillet c'était un rendez-vous ce n

51:27
Locuteur

'est

51:27
Présentateur

pas seulement pour faire plaisir aux deux journalistes qui vont l'interviewer c'est aussi pour parler

51:31
Locuteur

au

51:32
Invité

français oui c'est vrai mais il

51:33
Locuteur

y

51:33
Invité

a d'autres façons de parler au français et on a bien compris que l'Emmanuel Macron dont la pensée est très sophistiquée il le dit lui-même il a du mal à faire passer toute la substantifique moelle de sa pensée dans quelques réponses c'est lui qui le dit je ne

51:51
Locuteur

sais

51:51
Invité

pas vous vous souvenez les journalistes du monde avaient dévoilé ça je veux dire il y a plusieurs éléments dans le fait de ne pas donner d'interview les interviews il n'est pas maître encore une fois des questions qu

52:04
Locuteur

'on

52:04
Invité

lui pose il veut maîtriser totalement le discours ça c'est sûr il estime en plus que les deux trois questions qu'on peut lui poser pendant ce type d'interview ne font pas avancer les choses et ne clarifient pas sa pensée ou la politique qu

52:18
Locuteur

'il

52:18
Invité

veut mettre en place troisièmement ça participe comme on le disait de la présidentialisation de son encore une fois de la fonction il estime que le fait de raréfier sa parole donne d'autant plus d'importance à sa parole et de poids à sa fonction mais juste pour terminer ça ne vous dérange pas attendez ça commence ça va commencer à devenir effectivement nécessaire parce que comme le disait d'ailleurs on a besoin quand même d'entendre parler le président d'autant plus qu'il vient de se mettre véritablement à l'ouvrage donc le silence ne fait pas sens et je pense qu'Emmanuel Macron qui a besoin d'expliquer qui a quand même un cérébral et un intellectuel va vite se rendre compte qu'il va falloir qu'il explique

53:06
Locuteur

et

53:06
Invité

qu'il donne un sens à la politique très compliquée très sensible qu'il va mettre en place et je crois savoir qu'il est déjà en train de changer et de modifier l'équipe de communication qui l'entoure donc voilà j'en suis là

53:19
Présentateur

question sms la seule fausse note de ce défilé n'était-elle pas son discours à la fin était-il vraiment indispensable pour pas donner d'interview il a fait ce discours de 5 minutes qui objectivement bon c

53:33
Invité

'était bizarre il n'avait pas d'intérêt c'était un peu ça arrivait comme un cheveu sur la soupe c'était un peu creux non on le

53:40
Locuteur

dit aussi

53:40
Invité

sans

53:41
Locuteur

être la liberté

53:42
Invité

l'égalité la fraternité ouais tout le monde est pour quoi c'est même le jour non il fait la preuve que ça ne sert à rien peut

53:51
Locuteur

-être par l'absurde

53:52
Invité

c'était on ne fait pas un discours place de la concorde enfin je ne

53:56
Locuteur

sais

53:56
Invité

pas c'était étrange je pense qu

54:00
Locuteur

'on

54:00
Invité

l'oubliera assez vite on dirait

54:01
Locuteur

une fois encore Emmanuel Macron

54:03
Invité

il veut maîtriser ses messages or il sait bien qu'une interview de 14 juillet qui par définition va aborder tous les sujets y compris les sujets politiques politiciennes va brouiller le message il

54:14
Locuteur

y a

54:14
Invité

un exemple quand même très très frappant c'était il y a un an alors bien sûr il

54:18
Locuteur

y a

54:18
Invité

eu l'attentat de Nice le soir qui avait brouillé les choses mais oublions si j'ose dire l'attentat de Nice qui était ressorti de l'interview de François Hollande le 14 juillet une seule chose

54:28
Locuteur

sa

54:28
Invité

réponse à Emmanuel Macron qui la veille a fait son fameux meeting à la mutualité et le président avait dû se justifier peut-il rester au gouvernement tout en critiquant bon et donc voilà tout le message sur le rôle de l'état de Sarah que Hollande avait vu avait voulu faire passer était passé totalement à l'as Emmanuel Macron c'est ça d'expérience il dit si je veux donner une image de ce 14 juillet il faut que rien ne vienne à polluer vous

54:54
Présentateur

évoquez à

54:54
Locuteur

l

54:54
Présentateur

'instant le 14 juillet de l'an dernier après le défilé militaire Emmanuel Macron s'est envolé pour Nice il préside en ce moment l'hommage aux victimes de l'attentat qui a fait 86 morts il y a un an jour pour jour cérémonie extrêmement solennelle il y a eu une minute de silence il y a quelques instants

55:10
Locuteur

en

55:10
Invité

mémoire des victimes

55:12
Locuteur

nous

55:13
Invité

allons observer une minute de silence

55:15
Locuteur

beaucoup

55:33
Présentateur

d'émotions à Nice à l'occasion de cet hommage

55:36
Locuteur

aux

55:37
Présentateur

victimes on y reviendra d'ailleurs demain en direct dans l'air du samedi qui sera entièrement consacré à cet attentat de Nice un an après d'un point de vue plus politique est-ce que cette journée du 14 juillet au fond ne vient pas clore une séquence comme on dit un chapitre politique qui a démarré le 7 mai avec l'élection d'Emmanuel Macron et qui se termine aujourd'hui avec la fin d'une séquence où il y a eu beaucoup de symboles beaucoup d'images

56:02
Locuteur

et

56:02
Présentateur

maintenant il va falloir passer vraiment à l'action

56:06
Invité

le paysage est en place alors soyons honnêtes avec lui il a déjà entamé la séquence suivante c'est-à-dire que le fond de

56:13
Locuteur

l

56:13
Invité

'action la loi sur le travail avec les ordonnances qui en sortiront elle vient d'être votée à l'Assemblée donc le travail a déjà commencé mais c'est vrai qu'on est quand même une séquence vous dites qu'il a commencé le 7 mai qui s'achève on pourrait presque dire qu'il a commencé le 14 juillet 2016 qui s'achève aujourd'hui avec

56:31
Locuteur

la

56:32
Invité

référence

56:32
Locuteur

à

56:33
Invité

ce lancement politique d'Emmanuel Macron à la mutualité et aussi bien sûr avec l'attentat de Nice qui a coloré aussi tous les débats politiques et qui a conduit notamment aux lois sur l'état d'urgence etc. vous évoquiez

56:47
Présentateur

l'opinion tout à l'heure au fond peut-être une sorte d'indulgence peut-être ou de facilité j'allais dire depuis l'élection est-ce que les choses peuvent changer à partir de maintenant on termine encore une fois une séquence

56:59
Locuteur

alors

57:00
Invité

sur l'opinion les données sont pas tout à fait convergentes selon les instituts mais si je prends un institut comme l'IFOP ça indique 66% de popularité au mois de mai pour le président de la république 60% en juin 56% aujourd'hui en un mois moins 10 points c'est pas exceptionnel dans la mesure où il y a toujours une usure parfois très rapide la fin

57:19
Locuteur

de l'état de grâce c'est

57:20
Invité

un cas pour François Hollande qui lui carrément était devenu impopulaire dès le mois de septembre mais il

57:24
Locuteur

faut

57:24
Invité

dire qu'on n

57:25
Locuteur

'est

57:25
Invité

pas dans un niveau de popularité au départ qui est énorme et encore une fois il n

57:29
Locuteur

'y a

57:29
Invité

pas eu de second tour pour clarifier vraiment les choses à la présidentielle donc il y

57:33
Locuteur

a

57:33
Invité

ce socle de 24% que Emmanuel Macron avec sa communication et en investissant énormément les symboles de l'état et bien essaye de faire fructifier et y arrive on est passé en fait de 24% au premier tour si vous voulez à 56% de popularité et ça c'est ce que permettent justement ce rôle de chef de l'état et pour bien des côtés c

57:54
Locuteur

'est

57:54
Invité

un rôle et les affaires militaires par exemple sont quelque chose d'extrêmement confortable pour un chef de l'état on est toujours populaire si vous voulez même François Hollande avec toutes ses difficultés à incarner la fonction et bien lorsqu'il était au Mali les français avaient apprécié donc c'est un peu la partie y compris allons jusqu'au bout y compris lorsqu'il y a des cérémonies mémorielles lorsqu'il y a des hommages qui sont rendus à des victimes et bien pour le chef de l'état pour lui-même forcément ça a tendance à faire taire les critiques et ça a tendance à pousser tous les français à s'identifier dans la douleur et la commémoration à lui mais effectivement ça ne dure pas très longtemps par ailleurs il y a aussi je finirai par là-dessus il y a aussi la communication il y a tout cela mais si on regarde du point de vue des français la commémoration de l'attentat de Nice rappelle aussi des sujets qui sont un peu disparus de l'actualité mais qui demeurent très présents dans l'opinion par rapport justement au terrorisme islamique par rapport à l'immigration etc.

là aussi l'opinion n'est pas seulement dans la communion elle est aussi dans la demande de solutions voici maintenant vos questions SMS et internet