Nicolas Dupont-Aignan invité de Ça vous regarde sur LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 41 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:08OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous cette différence entre les Britanniques et les autres Européens ?
- 7:42OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a du cynisme chez les Britanniques à vouloir rester dans l'UE tout en en profitant ?
- 17:46OuverteRéponse directe
Pourquoi les Britanniques veulent-ils quitter l'UE ?
- 20:01OuverteRéponse directe
Êtes-vous mieux ensemble ou séparés ?
- 22:44OuverteRéponse directe
L'euro est-il un acquis pour l'Europe ?
- 32:52OuverteÉludée
Est-ce que c'est une décision qui était mieux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:54Nicolas Dupont-AignanFait
« Moralité, l'Europe est détestée. »
- 14:43Philippe ChalminFait
« ils ont largement gagné, que Margaret Thatcher l'a largement emporté. »
- 18:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Cameron a été capable de signer une convention avec Google pour une misère 180 millions alors que Google s'est dispensé de payer l'équivalent de 2 milliards 400 millions d'impôts en Europe. »
- 23:50Jean-ArthuisFait
« la Grande-Bretagne ne donnera pas un centime pour venir en aide à la Grèce ou à tout autre pays. »
- 30:02PrésentateurChiffre
« avec un produit intérieur brut en augmentation de plus de 2% »
- 34:50PrésentateurFait
« Le Labour estime que l'Union Européenne est une structure vitale pour le commerce, la coopération du 21ème siècle et que rester en Europe sert avant tout les intérêts du peuple. »
- 36:42PrésentateurFait
« La démocratie elle n'existe pas au niveau européen, elle peut exister qu'au bout de l'année. »
- 37:55PrésentateurFait
« C'est une Europe différente qui s'occupe des choses qu'on ne peut pas faire seul mais qui laisse les nations vivre tranquillement leur démocratie, leurs frontières, leur budget, leur monnaie. »
- 38:17PrésentateurFait
« L'Union Européenne c'est un coup d'Etat, l'Union Européenne c'est un coup d'Etat qui a été fait, elle est illégitime depuis 2005. »
- 39:34PrésentateurFait
« Mais c'est cette Europe du nivellement par le bas que les potes ne supportent plus. »
- 40:03PrésentateurPromesse
« Moi je me bats pour un projet d'apprentissage européen et pour la mobilité des apprentis en Europe. »
- 40:22PrésentateurFait
« Je suis très critique à l'égard des institutions européennes et de leur fonctionnement. »
- 40:37PrésentateurFait
« On voit que les chefs d'état et de gouvernement sont le nez dans le guidon préoccupés par les échéances électorales nationales. »
- 40:56PrésentateurFait
« La Grande-Bretagne n'aurait jamais dû être admise dans l'Union Européenne elle n'y est entrée que pour imposer sa langue. »
- 51:50PrésentateurChiffre
« L'Union Européenne nous coûte 7 à 8 milliards de déficit pour la France c'est-à-dire qu'on paye 7 à 8 milliards de plus que ça nous rapporte. »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- ?12 %
- Locuteur 72 %
≈ 43,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir
à tous, ravi de vous retrouver dans Savourgarde, émission en direct chaque soir du lundi au vendredi. Je suis très heureux de vous retrouver et je remercie évidemment au passage Ahmed Tazir qui était là la semaine dernière. Place à notre débat, le débat de Savourgarde, vous connaissez notre rendez-vous consacré au Brexit. Le Brexit c'est cette sortie hypothétique de la Grande-Bretagne de l'Union. Vous avez peut-être suivi ces négociations il
y
a quelques jours, ça a duré des heures et des heures à Bruxelles entre les 28 et David Cameron. On va parler évidemment de cet accord qui
est
un peu spécial, d'un compromis un peu particulier. On a le sentiment ce soir qu'il a réussi à faire plier l'Union européenne avec des points très précis. On parlera de la City, ce grand marché évidemment à Londres. On parlera des migrants européens parce que là aussi il a eu gain de cause. On va revenir sur le compromis, ses difficultés en interne parce que c'est compliqué pour David Cameron. Il n'est pas suivi par tous ses ministres. Et puis il y
a
eu Boris Johnson aujourd'hui qui évidemment a annoncé qu'il allait militer et voter ouvertement pour la sortie de la Grande-Bretagne. Évidemment ça a été un coup dur pour David Cameron. On va parler de l'Angleterre, on va parler de l'Europe aussi qui va mal. On va faire le point ce soir évidemment. Il y a ce référendum prévu le 23 juin prochain et c'est vrai que c'est un coup de poker pour David Cameron. On va faire le point ce soir. LCP.fr vous connaissez notre adresse, le JDD notre partenaire. Hashtag sévère, ça c'est les Twittos et vous êtes très nombreux chaque soir. N'oubliez pas notre page Facebook. Vous pouvez bien sûr la liker. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Bonsoir.
Député de l'Essonne, président de Debout la France. Merci d'avoir répondu à notre invitation. Ce livre, Les voleurs de la République, parce qu'on parlera peut-être de la City, on va en parler avec vous évidemment. Les évadés fiscaux. Puis un nouveau livre qui sort chez Fayard. Lève-toi et marche. Il sort le 14 mars prochain. Merci d'être là. On entendra votre position sur la Grande-Bretagne. En tout cas, leur attitude vous ulcère et on vous écoutera dans un an. Vous ne l'ulterez pas du tout ? Pas du tout. Pas du tout. Jean-Arthuis, bonsoir. Vous êtes député européen UDI, ancien ministre de l'économie. Vous dites que Cameroun,
c
'est le gagnant de la négociation. On va en parler avec vous dans quelques instants. Et votre livre qui est au cœur du sujet, évidemment, L'Europe, dernière chance pour la France. On a peut-être pu retirer le mot France et mettre pour la Grande-Bretagne. Je ne sais pas. En tout cas, merci d'être là. Philippe Chalmin, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes historien, professeur d'histoire économique à Paris-Dauphine. On parlera d'économie.
C
'est vrai que l'enjeu est aussi économique. Les places boursières, les hedge funds, ça joue évidemment un rôle important. Je présente ce rapport annuel 2015, justement, qui est votre domaine, le rapport annuel sur les marchés mondiaux, qui sonne le GLAS, édition Economica. Ça,
c
'est la sortie de 2015. Voilà, on envoie la couverture. Et puis, avec nous, Philippe Thurl, bonsoir. Rédacteur en chef à la rédaction anglaise de RFI. C'est intéressant d'avoir un franco-britannique, parce que vous vivez en France depuis 15 ans. Et c'est vrai que, quand on regarde les commentaires du sondage JDD ce soir, avec tous ceux qui ont voté, il
y
a
eu
beaucoup de votants. C'est qu'il y
a
beaucoup de Français qui ne comprennent pas et qui disent que les Anglais, dehors, qu'ils quittent finalement l'Union s'ils ne veulent pas y rester. D'abord, un petit point d'actualité, c'est important, parce que David Cameron parlait devant le Parlement. C'est vrai qu'il avait son compromis sous le bras et il devait le présenter, eh bien, aujourd'hui, au Parlement. Regardez ce sujet d'Olivier Boulencq, la pression est forte pour le Premier ministre.
Un
discours eurosceptique pour rester dans l'Union. David Cameron était à Westminster pour défendre l'accord trouvé à Bruxelles. Le message est clair, pour lui, l'Europe est un marché, rien de plus.
Depuis notre intégration, l'Europe a été sur la voie d'une union politique. Nous n'avons jamais aimé ça, nous ne l'avons jamais voulu. Maintenant, la Grande-Bretagne pourra choisir légalement d'être en dehors de ce processus. Nous prendrons de l'Europe ce qui nous arrange, pour influencer sur les décisions qui nous concernent, en ayant toujours un pouvoir de décision dans le plus grand marché du monde.
Le Premier ministre a eu ce qu'il voulait, un statut spécifique pour le Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.
David
Cameron se targue notamment d'avoir obtenu de nouvelles restrictions sur l'accès à certaines aides sociales pour les ressortissants des pays de l'UE vivant au Royaume-Uni. Autre succès pour le Premier ministre, une plus grande protection du centre financier de la City. Plus tôt dans la journée, au 10 Downing Street, ce sont les membres du gouvernement qu'il a fallu convaincre.
Un
appel à la raison.
Je
pense que nous serions plus en sécurité dans une Europe réformée, pour continuer de travailler avec nos partenaires européens pour lutter contre le terrorisme.
Être
leader d'un des plus grands ensembles du monde nous rendra plus forts.
Plus
forts en ayant moins d'obligations envers l'Union européenne, autant d'arguments qui n'arrivent pas à rallier tous les membres de son propre camp, le maire conservateur
de Londres votera
pour la sortie de l
'Union.
J'aimerais
construire une nouvelle relation avec l'Europe, plus basée sur le commerce
et la
coopération,
moins sur des réglementations supranationales.
La
dernière chose que je veux, c'est m
'opposer à David Cameron et
à son gouvernement. Mais après y avoir bien réfléchi, je ne peux pas faire autrement, je voterai pour une
sortie
de l'Union
européenne.
Selon un sondage publié hier par le Mail on Sunday, les Britanniques se disaient en majorité pour le maintien de leur pays dans l'Union européenne.
Le camp qui veut rester dans l'UE a de bonnes raisons d'être confiant. Les indécis sont moins promptes
au
risque, ils voient le Brexit comme une option incertaine. Je pense que les arguments des politiques qui veulent sortir de l'Union européenne peuvent se retourner contre eux. Les attaques terroristes à Paris, la crise des réfugiés, ou les questions liées à l'immigration en Grande-Bretagne qui suscitent beaucoup d'inquiétudes. Tout fait que l'option du maintien pourrait garder l'avantage.
Fin
du suspense le 23 juin,
jour du référendum.
Voilà,
c'est un petit air de cornemuse. On aura une sentinelle citoyenne qui sera connectée avec nous, c'est un citoyen qui nous fera partager son point de vue. Juste avant de débattre du fond, savoir si effectivement Cameron a gagné, quel est le contenu de ce compromis, juste un petit mot sur cette espèce de différence des Britanniques. Comment vous, homme politique français, vous Philippe Thurl, qui évidemment est britannique, Philippe Chalmin, comment vous expliquez cette différence ? Elle est là exclusivement liée à une sorte de posture liée à l'économie, aux enjeux économiques, ou est-ce qu'une vraie sociologie britannique, de l'insularité, d'envie d'être différent ?
Parce que tous les commentaires ce soir sur le JDD,
c
'est un peu ça. Britanniques sont des gens
qui
ne
sont
pas comme nous, ils ne font jamais comme nous. Qu'est
-ce que
vous en pensez vous Nicolas
? Moi d
'abord, j'aimerais bien être britannique parce qu'ils aiment la démocratie
et
ils vont donner la parole au peuple.
Et
nous, la dernière fois qu'on a donné la parole au peuple, les Français ont voté non, et la classe politique française a violé la parole du peuple
et
a construit l'Europe contre le peuple français. Et ça, qu'on soit pour ou contre, grand respect pour
un
Premier ministre qui va consulter son peuple, qui va débattre. Mais
en
France, consulter le peuple, ce n
'est
pas bien. Moralité, l'Europe est détestée. Alors, il faudrait peut-être un jour qu'on construise l'Europe avec les peuples. Et ça veut dire beaucoup de choses.
Ça
ne
veut
pas dire être contre l'Europe, ça veut dire revoir les mécanismes de l'Union Européenne pour qu'ils servent les peuples et qu'on n'en ait pas peur. Cette Union Européenne est morte parce qu'elle s'est construite contre les peuples et elle a peur des peuples. Donc l'Angleterre est sur la bonne voie. L'Angleterre est sur la bonne voie dans son intérêt. Après, pourquoi nous,
nous
avons des dirigeants politiques qui ont peur des Français ? Comment construire une coopération plus étroite après qu'on ait des différences ? Moi, je refuse la supranationalité. Mais qu'importe si on ne le fait pas avec les peuples. C'est la question fondamentale que posent les Britanniques. Après, comment, pourquoi ? Nous avons des positions différentes avec les Britanniques. Mais au moins, c'est une grande démocratie. D
'ailleurs,
c
'est
la première démocratie. 23 juin prochain, ce référendum. Vous en pensez quoi, Jean Arthuis, sur ce sentiment que les Anglais sont différents ? C'est vrai qu'ils n'ont pas la monnaie, ils n'ont pas l'euro, ils n'ont pas le même système métrique. Ils ont beaucoup de différences. Et puis, Cameron dit quand même qu'on aimerait bien pouvoir tenir les ficelles financières, pouvoir choisir sur plein de choses, tout en étant à
l
'extérieur. C'est un peu le sentiment que ça donne ce soir.
L
'Europe dysfonctionne.
L
'Europe est restée une addition
d
'égoïsme nationaux.
Et
c'est vrai que le fonctionnement de l'Union européenne peut donner des arguments
à
ceux qui souhaitent sortir de l'Union européenne.
Parce
qu'on n'est pas entré dans les vrais enjeux. Les États membres sont jaloux de leurs prérogatives de souveraineté. Ils ont été capables
de
partager une souveraineté, la monnaie, sans en tirer les conséquences. C'est-à-dire sans instituer un gouvernement économique, financier, budgétaire. Dont la Grande-Bretagne n'est pas... Par exemple, à l'heure de la globalisation, de la mondialisation, le fait que Cameron nous dise « moi je veux garder une pluralité de monnaies », ça veut dire quoi
?
Ça veut dire qu'on n'utilisera jamais la monnaie européenne, comme le font les Américains. Je vous rends attentif au fait que l'État fédéral américain est capable d'extraterritorialiser son droit et d'infliger à des banques européennes, à des entreprises européennes, des pénalités... La BNP récemment. En milliards.
C
'est ça.
En
milliards. Eh bien, nous, nous y renonçons parce qu'il faut la pluralité des monnaies. Ça n'a pas de sens. C'est curieux parce que vous nous avez
dit à chaque traité,
vous nous avez dit à chaque traité, on va y arriver. On a abandonné nos lois, nos frontières, on voit le résultat, notre monnaie, et les Anglais n'ont pas abandonné tout cela, ont un taux de chômage de moitié, ils ont compris, les Anglais, que la mondialisation avait été plus vite que l
'européanisation. Est-ce que c'est un modèle libéral,
Nicolas Dupour
? Non, mais ce n'est pas une question libérale, ils sont
maîtres chez eux. Nous, nous avons, en suivant les discours de Jean-Arthuis, que je respecte, abandonné tous les leviers de manœuvre à une organisation non démocratique
qui
nous a menés dans l'impasse. Et le vrai choix aujourd'hui, mais personne n'ose consulter les Français,
le vrai
choix, ce serait de
consulter les Français, de leur dire, est-ce qu
'on continue ce
que vous nous avez fait depuis
20
ans ? Vous
ne
me feriez pas dire que
l
'urgence est autre chose qu'en effet, avoir un vrai débat
sur ce que nous voulons
faire de l'Europe à l'heure de la mondialisation. Si nous voulons organiser le monde, croyez-vous que la France, elle seule, peut y parvenir ? Oh, mais elle peut le faire avec d'autres, sur
des projets concrets. Que
les Européens rassemblés, partageant... Mais ça fait 20 ans qu'on est rassemblés, qu'on n'a rien fait. ...l'eau souveraineté aujourd'hui. Mais on l'a fait.
L'eau souveraineté,
auquel prétendent nos chefs d'État et
de gouvernement. On l'a fait. Un spectacle
d'impuissance à
nos concitoyens. Ça provient que... On a kiffé le populisme qui vous évagera. Non, mais attendez. On va vous laisser, messieurs,
terminer. Que quand on fusionne...
Et le
débat va s'ouvrir. Ce qui est extraordinaire, c'est que ça fait 20 ans qu'on fusionne nos politiques, et que l'Union Européenne
n'a pas sorti
un projet. On
n
'a rien fusionné. On a fait les projets qui ont marché, Airbus, Ariane, quand les nations étaient respectées. Par la DMBDA
aussi. Et donc,
on a fait des coopérations quand les nations étaient respectées. À partir du moment où on a confié ses pouvoirs à ce trou noir, il
n
'y
a
pas eu un beau projet de sortie. Philippe Torr,
sur la sociologie britannique... Pourquoi ils ont fait ce référendum ? Mais oui, c'est un vieux sujet. C'est
un vieux sujet. Et pour moi, c'est courageux et c'est aussi difficile pour Cameron ce qu'il a décidé de faire. Alors pourquoi faire un référendum ? Pourquoi on est lancé là-dedans ? C'est parce qu'en 2013, début 2013, quand il a annoncé ce référendum, il était dans la difficulté dans les sondages. Il n'était pas sûr de gagner les élections de 2015, l'année dernière.
Donc, il
y a eu depuis des années des questions qui étaient posées. Est-ce que l'Union Européenne est bien ? Est-ce que l'Union Européenne est bien ? Est-ce que c'est à cause de l'Union Européenne qu'on est dans la difficulté dans laquelle on est maintenant ? Et c'est un discours que j'entends partout. Si on va mal, c'est à cause de l'Union
Européenne. On l'entend en France, Philippe Torr aussi. On l'entend en France aussi. Et je
trouve que c'est un mauvais discours parce que ce n
'est
pas l'Union Européenne qui est à faute. C'est peut-être les gouvernements nationaux qui devraient
mieux faire leur travail. Mais Philippe Torr, Je
vais vous expliquer ça comme ça. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne comprennent rien.
Il
y a aussi un sentiment national qui était exacerbé par une presse de droite qui est extrêmement virulent contre l'Union Européenne. Mais vous regardez l'une du Daily Mail, du Daily Express qui sont quand même très lus, du Sun, qui est lue par presque 3 millions de personnes par jour. Mais ils ont un seul titre. C'est quittons l'Union Européenne. L'Union Européenne,
c
'est mauvais. L'Union Européenne ne nous rapporte rien. Rien est bon dans ce qu'ils disent. Donc les gens disent mais finalement, ils ont peut-être raison cette presse. Donc c'est peut-être mieux si on s'en va. Mais on pose pas la question qu'est-ce qu
'on
va devenir si on s'en va. On a assez la question. Et on ne sait pas. Et comme disait très justement, je pense, à mon avis, David Cameron, c'est que si on s'en va, on fait un seul dans le noir. On ne sait pas où on va après. Ce soir, il le dit, quitter l'Europe menacerait notre sécurité économique et nationale. Il évoque même la question de l'islamisme et de Daesh. Il dit que ce n'est pas le moment de diviser l'Ouest au moment où il y
a
une volonté quand même de frapper Daesh. Philippe Chalmin, sur le volet économique, on avait un petit tweet tout à l'heure qui est passé de Romain qui disait finalement que Cameron avait gagné, on avait été un petit peu pâle face à Cameron. C'est le sentiment que vous avez. Est-ce qu'il est en train de protéger David Cameron ? Puisque personne ne me dit quelle est la sociologie du Britannique. Est-ce qu'il y
a
une vraie volonté comme ça de patriotisme économique chez les Britanniques et qui a d'abord cette volonté de protéger le marché ? Écoutez, il y a toujours eu dans l'histoire une hésitation britannique entre
l
'Empire, dans un premier temps, puis l'Atlantisme, le lien privilégié avec les Etats-Unis qui est très clair dans l'entre-deux-guerres et dans l'immédiate après-guerre, et puis quand même, de la part uniquement de certaines élites, j'en conviens, une tentation européenne.
Et
c'est vrai que, certes, les Britanniques,
à
un moment de leur histoire, c'est-à-dire fin des années 60, au moment où justement l'Empire s'effondre, au moment où les Etats-Unis ne sont plus trop présents, les Britanniques se sont tournés vers l'Europe. Malheureusement, je dis bien malheureusement,
nous
les avons accueillis au début des années 70. Et je suis obligé de constater que depuis l'entrée du Royaume-Uni dans l'Union Européenne, ils ont été un poids lourd, ils ont œuvré au détricotage de l'Europe et dans une certaine mesure à la victoire d'une conception de l'Europe
qui
n'était pas la conception des pères fondateurs démocrates
chrétiens.
Ils ont finalement, ils nous ont créé une Europe de la concurrence, une Europe des règles, des régulations, mais au fond, et ils ont su admirablement prendre le pouvoir à Bruxelles, l'entrisme des Britanniques dans les services de la Commission a été admirable. Et de ce point de vue-là, on peut dire qu'ils ont largement gagné, que Margaret Thatcher l'a largement emporté. Donc
c'est le modèle anglais
qui est en train de prendre le pain ? Ah ben, le modèle anglais a pris le pain. Et quand Nicolas Dupont-Aignan disait il n'y a plus de politique, mais il y a eu des politiques au départ de l'Europe, il y
a
eu le charbon et l'acier dans les années 50, il y
a
eu l
'agriculture,
le monde a changé. Mais qui a détruit la politique récule commune ? Bah, c'était pas Cameroun, ce fut Tony Blair qui a tiré à boulet rouge contre la Pâque. Et si aujourd'hui... Ils
reçoivent
peu, d'ailleurs, les britanniques.
L'agriculture britannique comme ça a jamais en profité. Ils n'ont profité, mais ils n'ont pas
défendu. Attendez, ce qui est extravagant, c'est la naïveté française. Nous avons des dirigeants qui ne défendent plus le peuple français.
Vous
dites, ils ont exploité jusqu'au bout leur marge parce que les Anglais, comme les Allemands d'ailleurs, conçoivent l'Europe comme un moyen de renforcer leur propre pays. Nous, nous sommes les naïfs, les dindons de la farce. Nous avons des chefs d'État qui ne vont jamais défendre. Pourquoi par exemple Hollande n'a pas fait une crise à Bruxelles sur la politique agricole où nos éleveurs sont en train de crever en ce moment ? En ce moment, rien. Pourquoi ? C'est la France qui a été faible. C'est pas l'Angleterre qui a été forte. Mais pourquoi notre pays ne se défend pas ? Justement... Pourquoi ? Expliquez-moi. Jean Arthuis,
je
voulais voir
le sondage... Parce que les
dirigeants français sont à genoux devant Bruxelles. Parce que dans leur tête, ils
préfèrent l'Europe
à la France. Et ça,
c
'est dramatique.
Sur la
PAC, sur
la PAC, je parle sous le contrôle de Jean Arthuis,
le coup était trop tard. Et à l'époque, y compris d'ailleurs à un certain nombre de milieux français, étaient partisans d'une réforme de la PAC. qui
a abandonné le
prix garanti, qui a abandonné les quotas.
Monsieur
Barnier, Monsieur Le Maire et Monsieur Le Foll. Vous pouvez
rajouter... Et après, ils viennent
pleurer.
Vous
pouvez peut-être rajouter Jacques Chirac. Jacques Chirac. Jean Arthuis, d'abord notre vote JDD parce que je voulais que vous le voyez quand même. Ceux qui ont voté, cliquez sur le site du JDD.fr. Regardez à la question qui est posée qui était extrêmement simple parce que c'est un débat éminemment technique. Pensez-vous que la Grande-Bretagne devrait sortir de l'Union Européenne et pas en 92% disent oui ? Avec beaucoup de commentaires ce soir. Des tweetos, beaucoup ce soir de tweets mais de réactions. La catastrophe nous dit cette personne qui a écrit sur les commentaires JDD. On nous bassine depuis le début d'un éventuel Brexit.
Ça aura plusieurs conséquences mais je pense que les Anglais en souffriront plus que nous. La place financière sera ramenée en Europe. C'est vrai qu'on l'a lu. Francfort, les droits de douane rétablis, les usines automobiles seront ramenées de fait et les droits de douane seront imposés évidemment aux Britanniques. Non, il
n
'y a plus de droits de douane. Le
problème... Mais oui, mais on raconte des choses fausses.
Mais attendez, ce qui est extravagant c'est que ce sont ces dirigeants qui
ont
supprimé la préférence communautaire. Donc maintenant que vous soyez la Norvège, la Suisse ou le Brésil c'est la même chose. Donc les Anglais ils tirent la conséquence d'une Europe qui a abandonné sa protection. Moi l'Europe du général de Gaulle d'Adenauer où on crée quelque chose ensemble je ne
suis
pas hostile mais ils en ont fait un vaste
supermarché donc on peut sortir
rentrer ça n
'a
plus aucune importance.
Non, non,
non, je n'en ai reçu s'il vous plaît. Juste une question simple parce que les Français qui nous regardent regardent souvent les Britanniques dans leur position politique c'est un peu complexe. On verra d'ailleurs Corbyn la partie gauche des travaillistes qui prend position en disant il ne
faut
pas sortir de l'Union personne n'y comprend plus rien mais est-ce qu'il
y a
du cynisme finalement chez les Britanniques à la fois être à l'extérieur de l'Union tout en en profitant il y
a
quand même des choses qui
ont
été acquises. La City on protège le marché financier en faisant en sorte que la monnaie
On est capable il y a un problème des
géants du numérique
qui
sont tellement puissants
qu
'ils ont colonisé l'Europe et qui se servent de la stupidité des pays européens qui sont dans une concurrence fiscale qui font du ruling fiscal. Cameron a été capable de signer une convention avec Google pour une misère 180 millions alors que Google s'est dispensé de payer l'équivalent de 2 milliards 400 millions d'impôts en Europe
il
n'y a que les Européens rassemblés qui peuvent établir un rapport de force avec les géants
et pas la France toute seule mais pas la France toute seule mais pourquoi ils
ne le font pas ? Mais pourquoi
on ne le
fait pas ? Parce
qu'à
Riscoffier le pouvoir a des gens non élus
parce qu'ils ne le font pas
parce que l'Europe n'a pas de leadership Mais là actuellement vous avez tous les pouvoirs
la loi la frontière le budget Le budget de l
'Union Européenne est un budget dérisoire
Le Parlement Vous avez des
compétences vous ne les exercez pas Quelles compétences ? Vous avez tout la
monnaie Qu'est-ce que vous en avez fait de la monnaie ? On
n'a ni le social ni le fiscal ne l
'oubliez pas Tout ça est resté Tout ça est resté dans l'armement d
'accord
mais moi je le veux mais les autres ne le veulent pas Juste répondez à ma question Est-ce qu
'il
y a du cynisme
? Chacun son tour Il
y a un cynisme Est-ce qu'il y a du cynisme ? Cameroun Evidemment qui attire
Je ne suis pas complètement d'accord
Vous n'êtes pas d'accord
Le fond
On va vous juster des grenouilles Le
fond
de l'Union
Britannique ne veut plus que c'est Bruxelles qui décide pour beaucoup de choses Donc ils disent nous on n
'est
pas contre l'idée de rester dans l'Union Européenne mais ce qu'on ne veut pas c'est que Bruxelles
décide
tout pour nous Et ça a été poussé plus fort par l'histoire des migrants On
va venir à ces migrants
Ça c'est l
'un des points calminants Mais c'est un petit
détail sur
l'ensemble
de l'Europe Je vous pose la question Allez-y Vous connaissez très bien les Anglais ça fait quand même plus de 40 ans qu'on est membre de l'Union Européenne Ce n
'est
pas une surprise ce qui se passe actuellement On le sait
On a l'impression de découvrir le sujet là Ça fait
des années qu'on se plaigne ensemble comme un vieux couple qui ne s'aime plus mais qui est obligé de
vivre ensemble C'est exactement ça
Vous les
Britanniques Est-ce qu'on est
mieux ensemble plus fort ensemble ou est-ce qu'on est mieux en train de se débat Moi je m'enveille parce que j'ai obtenu ça et moi aussi je vais demander quelque chose pour
partir C'est ce qui se passe C
'est ça qui se passe Et la chose qui m'inquiète le plus même si je suis britannique c'est que j'ai peur que si les Anglais sont devant il va y avoir Marine Le Pen qui va débat Oui finalement les Anglais ont eu ce qu
'ils
voulaient Moi aussi je veux ça
C'est ce qu'ils font C'est une chance C'est la fin de l'Europe Non c'est pas la fin C'est le début de la
reconstruction sur des bassins C
'est la fin de l'Europe Non
c'est la fin de l'Union Européenne qui est un échec flagrant
C'est l'Union Soviétique Philippe Chalmin C'est la fin
Attendez
si je
peux finir ma phrase C'est la fin de l'Union Européenne qui a échoué c'est à dire ce système fou sans frontières on voit le résultat avec un million de migrants c'est le retour vers les nations donc vers les démocraties des compétences et en même temps faire une Europe des projets de vrais projets scientifiques technologiques à 3 ou 4 pays comme en a fait Airbus dans tous les domaines c'est la fin d'une structure unique et morte c'est la fin vous verrez que les années 2020-2025 seront comme la chute du mur de Berlin parce que vous ne pouvez pas confier des pouvoirs considérables sans responsabilité politique Philippe
Chalmin ça n'existe pas
Philippe
Chalmin la
phrase était longue juste sur l'aspect économique il y
a
quand même pas mal d'internautes ce soir qui réagissent en direct que vont dire les représentants de la City pour le maintien de l'Angleterre dans l'Union Européenne au maire de Londres qui veut en sortir vous qui êtes économiste l'enjeu de la City on voit que Cameron il y a une pression il n
'est
pas si colossal que cela quand même j'en suis désolé même
si
le Sterlin est à l'extérieur il n
'y
aura plus de régulation des banques mais on sait de toute façon que la City en matière de régulation fait preuve d'un certain laxisme donc je ne pense pas alors très franchement on ne lui a pas lâché grand chose à Cameron
simplement
ça a été un lent un lent processus et quelque part Nicolas Dupont-Aignan a raison il a raison de dire que ça peut être le début d'un processus et en écoutant François Hollande vendredi soir j'avais l'impression d'écouter Daladier en descendant de son avion en 1938 après Munich voilà donc ça c'est une comparaison par contre là où je serais peut-être un acquis c'est l'euro une chance pour l'Europe pour vous on a mis la charrue de l'union monétaire avant les bœufs des institutions et bien sans les britanniques peut-être pourra-t-on faire les institutions alors en étant ferme quand même vis-à-vis des petits camarades polonais,
hongrois et slovacs
qui eux n'attendent qu'une chose une fois que les aides directes compensatoires etc. seront tombées d'essayer de faire comme les britanniques mais à
l'animé donc l'hémorragie européenne et l'hémorragie européenne
attendez
chacun son tour Jean Arthuis on a un sujet mais d'abord c'est l
'hémorragie européenne d'abord qu'il y ait un vrai débat ce que je crois
c
'est que le cœur de l'Europe et au fond l'embryon de ce qu'il faudra bien appeler le fédéralisme européen c'est la zone euro on a pu mesurer très vite qu'à partir du moment où un état est dans la zone euro s'établit une solidarité qui n'a rien de commun avec ce qui unit les
28
on l
'a
vu avec la Grèce avec
la Grèce
et d'ailleurs Cameron dit voilà s'il doit y avoir d'autres cas de cette nature la Grande
-Bretagne ne donnera pas un centime pour venir en aide à la Grèce ou à tout autre pays donc on a vu qu'avec la crise des dettes souveraines et de la Grèce il y avait une solidarité sans précédent avec les états membres quand il faut constituer un mécanisme européen de stabilité financière une sorte de mutualisation du surendettement et bien ce ne sont pas ce n
'est
pas le budget européen ce n
'est
pas les 28 qui participent ce sont les états membres de la zone euro partant de là
il
faut un gouvernement économique, financier,
budgétaire il
faut une direction
du trésor comment vous faites un
gouvernement quand vous n'osez pas aller devant le peuple mais ce
débat là je
souhaite que nous l'ayons devant le peuple il
y a une vraie pédagogie que l'Europe s'occupe
d
'autre chose que
de la dimension des cages à poules ou
du calibrage des pommes et des concombres
ou plusieurs parce qu'on a une sentinelle il y a une autre sentinelle qui est avec nous il
y a quand
même 80% dans le Financial Timeshare Index qui ont voté pour que la Grande-Bretagne reste
dans l'Union Européenne merci
mais les conséquences ne seraient pas si dramatiques que cela l'efficience de la place
de l'Europe mais ils ont compris quand même l'intérêt de la
Grande-Bretagne d'y rester l'intérêt du fait que 40% de nos exportations vont en Europe attendez
leur
intérêt serait même que le Royaume-Uni rejoigne la zone euro car
à ce moment-là Londres
deviendrait la capitale enfin serait encore financière la capitale financière de l'Europe alors regardez ce sujet de Thibault Lefloc c'est une plongée justement à la rencontre des Anglais des Anglais des journalistes des experts justement pour essayer d'expertiser de prendre le pouls des Britanniques pour essayer de comprendre exactement comment se vivent les choses sur le terrain regardez ce reportage de Thibault Lefloc et on retrouvera bien sûr notre sentinelle citoyenne juste après partir ou rester dans l'Union Européenne c'est la question qui agite les Britanniques pour la deuxième fois de son histoire le Royaume-Uni va organiser un référendum sur sa possible sortie de l'Union Européenne la première fois c'était dans les années 70
deux
ans après leur adhésion à l'Union les Britanniques sont appelés aux urnes pour savoir s'ils veulent poursuivre l'aventure européenne le oui l'emporte alors à près de 67%
30
ans plus tard toujours la même question mais cette fois les eurosceptiques entendent bien remporter la bataille
les
Britanniques ont
vu comment l'Europe a évolué c'est devenu une
Union de plus en
plus
politisée
avec un contrôle sur nos lois et
notre politique publique c
'est pourquoi les gens sont de plus en plus
agacés par le fait que nous faisons partie de cette organisation pour
laquelle
ils n'ont pas voté
le
référendum ne devrait pas avoir lieu avant juin 2016 mais les eurosceptiques se sont déjà lancés dans la bataille de communication sur internet
nous
tweetons beaucoup ainsi les gens voient que ce mouvement se propage dans le pays et ça les encourage à faire la même chose tracter dans la rue faire du porte à porte bref ça nous aide à former les groupes pour faire campagne
l'un des eurosceptiques les plus actifs dans cette campagne c'est le député européen Daniel Hanan sur les réseaux sociaux il partage les photos de tous ses tractages contre l'Union Européenne
quand
il n'est pas à Maidstone
il
est à Canterbury
ou
bien encore à Brighton
l
'Union Européenne l
'Union Européenne
a changé
si
on veut trouver une espèce d'association quelque chose plus souple il faut le faire
par
le Brexit
pro
et anti-Brexit
sont au coude à coude dans les sondages des débats commencent à s'organiser dans les villes britanniques et ce soir-là à Brighton Daniel Hanan défend sa position à coup d'arguments économiques nous
faisons
plus de commerce avec la Belgique qu'avec toute la Chine pourquoi ? parce que nous ne pouvons pas signer d'accord de libre-échange avec la Chine c'est le rôle de l'Union Européenne mais regardez la Suisse ils sont dans le marché européen et ils ont un accord commercial avec la Chine depuis 2014 nous aussi longtemps que nous resterons dans l'Union Européenne nous ne pourrons pas faire pareil face au conservateur Caroline Lucas la chef des écologistes britanniques elle est pour le référendum car c'est démocratique mais elle milite contre la sortie de la Grande-Bretagne
je
ne pense pas que l'Union Européenne soit parfaite mais le gouvernement britannique ou les Nations Unies ne sont pas parfaits non plus et je ne voudrais pas qu'on les quitte
ce
que j'aimerais c'est qu'on reste dans l'UE que l'on travaille avec les autres pays pour rendre l'Union plus responsable plus transparente plus démocratique on
a plus
de chances de résoudre les gros problèmes mondiaux en travaillant avec les autres plutôt qu'en leur tournant le dos
à
l
'image de la salle les britanniques restent divisés sur la question du Brexit tout comme les politiques reste à savoir quel sera le positionnement des géants de l'économie britannique qui profitent du marché unique
il
va
peut
-être se passer ce qu'il s'est passé pour le référendum en Écosse l'indépendance de l'Écosse était passée pas très loin il y avait même des sondages juste avant le référendum qui donnaient la victoire des indépendantistes sauf que dans les tout derniers dans la dernière ligne droite dans les toutes dernières semaines voire dans les tout derniers jours
les
milieux économiques ont commencé à prendre peur ont fait une campagne massive qui a très bien marché pour leur camp qui a fait peur à l'ensemble des écossais si jamais l'indépendance arrivait qu'est-ce qui se passerait pour tout pour nos retraites etc et hop les écossais finalement se sont rétractés ici au Royaume-Uni les milieux économiques n'ont pas encore vraiment donné de la voie et que quand ils vont le faire
je
pense que là pas mal de britanniques vont avoir peur et vont se dire
bon
on va peut-être rester dans l'Europe même si on va arracher peut-être quelques concessions je pense que David Cameron compte là-dessus
avec
un produit intérieur brut en augmentation de plus de 2% la Grande-Bretagne fait partie des économies les plus dynamiques de l'Union Européenne
et
les grands groupes industriels espèrent bien qu'il en restera ainsi c'est pourquoi des entreprises comme Airbus Ford et BMW ont annoncé publiquement qu'une sortie de la Grande-Bretagne pourrait avoir des conséquences néfastes sur l'économie britannique mais le choix appartient désormais
au
sujet de sa majesté voilà retour en plateau sur ce clair de lune avec Guillaume notre sentinelle vous vouliez intervenir juste avant le reportage de Thibault Lefloc en immersion ce débat vous l'avez suivi avec nous plein de choses ont été dites c'est vrai il
y a
la fois le cynisme britannique Nicolas Dupont-Aignan qui nous dit finalement c'est la fin de l'Europe telle
qu'on l'a construit de l'Union
Européenne pas l'Europe telle que vous la rêvez fin de
l
'Union Européenne je rectifie immédiatement bien sûr dans quel état d'esprit vous êtes vous Guillaume quand vous voyez ce Brexit parce qu'il y aura un référendum le 23 juin prochain
bonsoir Arnaud bonsoir à tout le plateau dans quel état d'esprit je peux être en tant que gaulliste et donc souverainiste comme Nicolas Dupont-Aignan je suis heureux de voir que la question est posée sur la table quelque part dans l'Union Européenne même si je suis plus un gaulliste de gauche mais c'est dommage que cette question ne puisse pas être abordée en France de façon démocratique
et
j'entendais M. Arthuis parler d'égoïsme nationaux alors qu'il nie juste les intérêts des états et donc des peuples j'entendais M. Arthuis qui parlait de la solidarité des pays possédant l'euro c'est une vaste blague je renvoie pour ça au livre de Frédéric Lordon la malfaçon qui démontre que c'est tout le contraire donc
vraiment
je souhaiterais vraiment que ce débat en Grande-Bretagne traverse la Manche traverse la Manche on a un petit tweet et on va entendre Philippe Torle parce que c'est vrai que
la position de Boris Johnson aujourd'hui a quand même tapé fort c'est que la livre sterling la parité dollar a baissé dès aujourd'hui un 42 dollars US ça a baissé presque d'un point et demi c'est beaucoup et ce tweet Brexit n'est pas la crise qu'il doit appeler le sursaut européen que tout le monde espère vers plus d'intégration c'est un petit peu l'esprit de Jean Arthuis Boris Johnson est-ce qu'il peut sur le plan politique au-delà de la stratégie de la construction européenne est-ce qu'il peut par sa notoriété par son charisme par ses espèces de grains de folie est-ce qu'il peut faire basculer le référendum ?
Alors ça c'est la grande question c'est certes sa décision de rejoindre la partie de la sortie c'est un énorme coup dur pour David Cameron qui il paraît lui a demandé s'il ne voulait pas un poste de ministre si il allait rejoindre le camp de ceux qui sont favorables au maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne donc il a dit non donc il a pris la décision de rejoindre l'autre camp alors ça pose la question est-ce que c'est une décision qui était mieux comment réfléchit pendant longtemps ça c'est la réponse c
'est
oui mais pourquoi il a pris tellement longtemps pour prendre sa décision est-ce qu'il est vraiment sûr à 100% qu'il a envie que la Grande-Bretagne quitte l'Union Européenne ça c'est la question qui est posée alors on a vu aujourd'hui des scènes assez drôles dans le Parlement britannique entre les vannes qui sont envoyées entre lui et David Cameron sur la sortie en disant que David Cameron a dit que Boris Johnson et lui sont un couple marié mais c'est pas en allant à un divorce qu'on va refaire à la santé de l'Union Européenne parce qu'il pense que Cameron en fait est plutôt pour l'Europe mais c'est un coup politique pour le remplacer David Cameron pour reprendre le parti le moment où il gagne le référendum et la carrière politique de David Cameron est terminée donc est-ce que c'est un coup politique de la part de Boris Johnson ou pas la chose que Boris Johnson il a qui joue en sa faveur c'est que même si ce soit quelqu'un de droite que ce soit le maire de Londres il a quelqu'un qui est aimé par tous les partis politiques par
tous les votants il va bien au
-delà de ses partis quelqu'un qui fait de la télévision quelqu'un qui est très ouvert donc
il peut peser dans l'opinion
voilà et qui parle français aussi donc c'est quelqu'un qui est très bien vu en Grande-Bretagne et évidemment il rêve
de prendre
en main la partie et de devenir Premier ministre donc c'est peut-être un coup politique Philippe Chalmin voulait réagir à l'économiste Lordon parce qu'il est présenté par notre gaulliste de gauche Guillaume qui s'est exprimé qui dit on oublie les nations ça vient que la France puisse faire pareil finalement demander à son peuple d'avoir une position sur cette question économique il y a quand même Jérémy Corbyn qui est le leader du parti travailliste qui
est
l'aile gauche du parti travailliste qui se retrouve ce soir à prendre position pour défendre l'Union vous allez voir la phrase elle est très intéressante elle est à front renversé il dit nous ferons campagne pour que la Grande-Bretagne reste dans l'Europe à l'issue du référendum au regard du bricolage de Cameron parce que l'Europe nous apporte des investissements des emplois de la protection pour les travailleurs et consommateurs anglais le Labour estime que l'Union Européenne est une structure vitale pour le commerce la coopération du 21ème siècle et que rester en Europe sert avant tout les intérêts du peuple alors là on se dit c'est un coup de checker mais attendez Jérémy Corbyn il est la gauche du parti travailliste il a été élu contre les blairistes or il y a une continuité évidente dans la libéralisation de l'économie britannique Thatcher Blair Cameron chacun a apporté sa contribution au détricotage de l'état-providence britannique Corbyn se situe en opposition à cela et incontestablement pour lui ce qui est important sur l'Europe c'est justement le projet européen du début le projet européen du début c'était quoi ?
c'était ce dont Nicolas Dippotoyen ne veut pas mais que nous pouvons souhaiter c'est l'harmonisation sociale c
'est l
'harmonisation fiscale c'est probablement moins une Europe qui soit à mi-chemin du projet libéral à la britannique satchérienne et peut-être du projet un peu plus soviétique du parti socialiste français donc on peut trouver un juste équilibre une
réponse est genre
l'Europe devient libérale
attendez excusez-moi pourquoi voulez-vous que l
'Europe soit libérale ? excusez-moi qui a supprimé la préférence communautaire
? pour
laquelle
à
laquelle j'adhère totalement la préférence
communautaire
la préférence communautaire c'était des droits de douane c'était considéré qu'on faisait l'Europe pour élever le niveau des Européens
ce
sont ceux à qui on a confié les pouvoirs après tous les traités à Bruxelles alors n'inversez pas tout n'inversez pas tout on peut la vraie question qui se pose c'est quelle Europe au 21ème siècle et moi je suis absolument convaincu qu'on ne peut construire une coopération européenne qu'en s'appuyant sur les peuples et donc la démocratie alors la démocratie elle n'existe pas au niveau européen elle peut exister qu'au bout de l'année vous
avez
un député européen
elle était élue elle n
'existe pas il n
'y a
pas de peuple européen il n
'y a
pas d'opinion publique il n'y a pas de conscience européenne en revanche en revanche ce n'est pas parce qu'on va revoir l'Union Européenne et ça sera la grande affaire des dix prochaines années qu'on ne doit pas être capable de bâtir des coopérations car pour être fort face aux Etats-Unis vis-à-vis de la Chine il faudrait peut-être qu'on invente la voiture propre le panneau solaire de demain qui imaginait des entreprises européennes
non les pays européens
excusez-moi qui imaginait il y a 40 ans
qu
'on pourrait construire un avion européen qui concurrence Boeing ce n
'est
pas les entreprises qui l'ont fait c'est le général de Gaulle avec trois pays l'Allemagne l'Espagne l'Italie et l'Angleterre ça veut dire quoi ? ça veut dire que l'Europe qui marche c'est une Europe à peu d'Etats des Etats responsables démocratiques qui travaillent ensemble mais pourquoi on ne fait pas ça ? est-ce qu'on ne
peut
pas se servir du Brexit pour revoir
la vision ?
mais je souhaite
et j'irai
faire campagne en Angleterre tout ce que je peux pour les aider parce que c'est l'occasion d'amorcer une recomposition européenne et d'arriver à plus d'Europe donc
non à une Europe c'est pas plus ou
moins mais non c'est pas plus ou moins c'est une Europe différente qui s'occupe des choses qu'on ne peut pas faire seul mais qui laisse les nations vivre tranquillement leur démocratie leurs frontières leur budget leur monnaie
on peut proposer qu'on fasse un référendum
dans tous les pays européens pour
savoir si oui ou non mais chaque pays doit choisir son destin et c'est la fin de l'Europe
mais
c'est
pas la fin de l'Europe c'est la fin d'une trahison de l'Europe d'une défiguration de l'Europe l'Union Européenne c'est un coup d'Etat l'Union Européenne c'est un coup d'Etat qui a été fait elle est illégitime depuis 2005 juste ce petit
tweet ça va
vous faire plaisir vous avez décidément du mal à la laisser partir votre trité fédéraliste vivement le jour où elle se heurtera à la démocratie qu'est-ce que vous répondez à ce tweetos mais d'abord l'Europe s'est construite dans quelles conditions oui rappelons au lendemain de la seconde guerre mondiale sur
les crises sur les guerres
une
Europe qui était coupée en deux
et
une Europe qui a fait des premiers pas avec le charbon et l'acier mais qui s'est heurtée du fait du nationalisme en France à l'Europe politique la communauté le traité portant
communauté
européenne de défense a été rejeté
par l'Assemblée
nationale
heureusement
en 1954 et puisque la voie politique n'était pas accessible les pères de l'Europe ont tenté la voie économique le marché commun la libre circulation des marchandises des personnes et
une fois
qu'on a eu cette libre circulation on a pensé que la fluctuation des monnaies à l'intérieur du marché unique il fallait créer cette monnaie créait des dévaluations compétitives qui cassaient la croissance c'est alors qu'on a créé la monnaie unique et
maintenant avec les baisses
de salaires compétitives
de l'Allemagne
avec
des SMIC la baisse de salaire et le projet de
madame Elkomi
c'est à dire le
nivellement par le bas mais c'est cette Europe du nivellement par le bas que les potes ne supportent plus
Jean-Arcuit je
pose une
question pour faire le médiateur est-ce que
nous sommes entrés dans une Europe
qui ne payent pas les
charges sociales
500
000 travailleurs détachés
en France 500 000
travailleurs détachés
le chômage de nos artisans le chômage
de
masse les agriculteurs qui
crèvent c'est
votre
oeuvre parce qu'on n'a pas fait converger
la fiscalité parce qu
'on
n'a pas fait
converger les lois sociales le
droit du travail moi je
me bats pour un projet d'apprentissage européen et pour la mobilité des apprentis en Europe comportent les apprentis au même niveau que les étudiants par Erasmus le problème c'est que 28 pays 28 réglementations de l'apprentissage ça ne marche pas et bien non justement
vous ne tenez jamais gagné le travail ça fait 30 ans que vous nous
promettez quelque chose qui
ne marche pas je
suis très critique à l'égard des institutions européennes et de leur fonctionnement
pourquoi
?
parce
que les états-mands
ont gardé
pratiquement toutes leurs prérogatives
et qu
'on a un simulacre d
'Europe et on a donné l'urgence j'avais une question à Jean-Arctuie c'est une vraie Europe
une Europe où il y ait du leadership pour l'instant il n
'y
a pas de leadership on voit que les chefs d'état et de gouvernement sont le nez dans le guidon préoccupés par les
échéances électorales nationales j'ai juste une question moi j'entends supprimons
les élections
Nicolas Dupont-Aignan
juste une question et Philippe Teurel va
peut-être rebondir moi je voudrais juste
on a pas mal de petites choses comme ça qui sont alors vous allez me dire tout d'un coup on redescend la Grande-Bretagne n'aurait jamais dû être admise dans l'Union Européenne elle n'y est entrée que pour imposer sa langue
mais le Brexit
peut-être être au choc nécessaire pour que
ça
bouge je vous lis quand même un internaute il nous regarde ce soir il a écrit il a pris le temps d'écrire sur le site du
JDD
il nous dit elle n'y est entrée que pour imposer sa langue profiter de tous les avantages sans en subir les inconvénients imaginez que ce soit la France qui fasse rouler ses véhicules à gauche et bien je vous fiche mon billet nous dit-il qu'il y a longtemps qu'on lui aurait intimé l'ordre de rouler à droite et on aurait cédé et on aurait cédé
ça vous agace
ça ne
pas
céder je ne
veux
pas les aider non mais c'est intéressant parce
que
c'était pas uniquement
basiste
sur l'opportunisme britannique pour venir dans l'Union Européenne donc c'était mieux on
m'a
réfléchi par les Anglais avant de signer on n'était pas poussé à le faire et je pense qu'on a beaucoup bénéficié de notre adhérence à l'Union Européenne beaucoup plus en tant que membre d'un ensemble de pays qu'un pays tout seul qu'est-ce que vous voulez faire au XXIème siècle dans un pays tout seul petit comme la Grande-Bretagne ça vous n'y croyez pas au Brexit face à l'Asie face à l
'Amérique latine et face aux Etats-Unis
qu'est-ce que vous voulez faire on rêve on est au XIXème siècle on dit on est Grande-Bretagne on est à
la tête d
'un empire gigantesque mais
c'est un rêve c'est une
mentalité qui perd Singapour a combien d'habitants 5 millions et troisième niveau de vie mondiale n'appartient au cas la Norvège la Suisse a combien d'habitants mais
parce que dans la
mondialisation c'est la capacité d'adaptation qui fait la richesse c'est pas au poids pour
qu'il y ait un poids il faut qu'il y ait une cohérence je peux vous dire si les Britanniques sont la Grande-Bretagne sera moins fermée ça ira mieux perdant
ça ira perdant si la Grande-Bretagne est s'hôte nous serions perdant Jean-Arthuis juste pour ceux qui nous regardent il y a un point qu'on n
'a
pas évoqué qu'on a survolé vous l'avez évoqué quand on a évoqué les migrants après l'accord il ne s'agissait pas des migrants qui sont dans la poche de Calais et dont une partie du camp va être démantelée dans les jours qui viennent on parle des migrants européens Cameroun a gagné sur un point c'est qu'effectivement les charges sociales de ces migrants donc ceux qui viennent d'Europe
de
Pologne en particulier oui c
'est pas des migrants
c
'est des Européens j'entends bien mais les
journaux français ont utilisé le mot migrant qui est impropre ce sont des travailleurs qui viennent travailler en Grande-Bretagne et il a gagné il n'y aura pas de taxes de charges sociales alors c'est vrai que les Polonais s'inquiètent parce qu'il y
a
des enfants
mais
beaucoup moins est baissé non
mais l'idée par
exemple est-ce qu'on n
'est
pas quand même sur une ligne très libérale imposée par la Grande-Bretagne le fait qu'un Polonais travaille en Grande-Bretagne ou en France alors que sa veille reste en Pologne faut-il pour autant verser des allocations familiales sur la base de ce qu'elles sont en France je pense que ça mérite qu'on en discute mais sur les migrations ce que je trouve paradoxal c'est que la Grande-Bretagne n'est pas dans l'euro n'est pas dans Schengen n
'est pas dans Schengen
et à Calais on a 6
000 personnes et on est capable
de signer un traité au Touquet en 2003 au terme duquel la France se charge de mettre un mur pour empêcher le passage on s
'occupe ça
il faut bien dire Philippe
Chalmin votre réaction c'est quand même extraordinaire on est d'accord sur ce point-là Philippe Chalmin la France ne
défend
jamais ses intérêts Philippe Chalmin allez
-y vous réconciliez tous en vous lisant une réaction du général de Gaulle lors de son 3ème vétour en 1967 il disait la chose suivante faire entrer l'Angleterre ce serait pour les 6 à l'époque nous étions 6 je vous le rappelle ce serait pour les 6 donner d'avance leur consentement à tous les artifices tous les délais et faux-semblants qui tendraient à dissimuler la destruction d'un édifice qui a été bâti auprès de tant de peine et au milieu de tant d'espoir c'était de Gaulle qui n'avait pas été extraordinairement européen souvenez
-vous dans les années 50 il était
pour une Europe confédérale pas supranationale l'Europe des nations
c'est la
seule qui peut marcher
l'Europe des projets visionnaire
le général là ?
sur les
britanniques totalement visionnaire
maintenant
l'immense différence c'est que à la limite on pourrait presque suivre Nicolas Dupont-Aignan dans son dans sa vision dans sa vision d'une nouvelle Europe qui serait une vague Europe de projets etc heureusement
il
y a quelque chose qui nous reste c'est l'euro et l'euro on va pas l'euro il a survécu
il vient
de survivre
à 5
ans de
crise vous le défendez vous l'euro l'Irlande
le Portugal la Grèce etc l'euro mérite mieux et effectivement je pense que c'est à partir de l'euro qu'un noyau européen va être obligé de bâtir quelque chose c'est à dire un budget une
fiscalité une fiscalité
et
probablement une chambre et à la limite nous avons
une dictature non
vous ne voulez
jamais le ratifier par le peuple attendez
quand il
y
a
eu un référendum en France vous l'avez
violé
pas vous personnellement le pouvoir et rien ne se fait avec le consentement du peuple rien est-ce que vous croyez que vous allez bâtir une monnaie ou une construction politique sur
le refus des peuples écoutez Florian je ne serais pas possible mais il y a une chose quand même je voudrais signaler qu'il faudrait il serait
quand même bien qu'il y ait un peu plus d'hommes politiques français comme Jean Arthuis qui lâchent leur
poste
de sénateur ou de député français pour aller à Bruxelles car en général malheureusement ceux que nous envoyons à Bruxelles et Strasbourg ce sont ceux qui ont perdu leur postage
je
tiens à le dire parce que vous êtes le seul à
ma connaissance en France à être
allé au bout de vos convictions
européennes je veux vous dire que je suis
extrêmement crié pas des placards le fonctionnement des institutions européennes et qu'il y a nécessité de trouver un leadership et d'associer l'opinion publique à
un projet européen
pourquoi pas une armée européenne pourquoi pas une diplomatie européenne on a été capable de ficher le bazar en Libye en Syrie et ailleurs on a maintenant en contre-coup les migrations et d'ailleurs
je
vais
vous
dire que l'urgence c'est de rétablir la paix dans le Moyen-Orient c'est de développer l'Afrique pour éviter ces migrations
qui nous attendent il n'y a que l'Europe qui peut y participer Philippe Terl
quelle Europe si vous pensez qu'une Europe à 28 fédérales
sans doute
pas alors qu'il
n'y a
pas de peuple et pas de démocratie européenne peut y arriver vous vous trompez si vous pensez qu
'une Europe de
coopération avec un partenariat franco-allemand à 5-6 pays peut agir très concrète
on a l'euro mais l'euro nous
tue attendez
Philippe Terl
regardez il va nous expliquer
pourquoi vous n'êtes pas dans l'euro
parce
que vous avez eu
la chance de 5% de chômeurs nous on en a 10 oh c'est pour oui mais je pense pas le Moselle est pas le
même il y en a 5 en
Allemagne
aussi oui mais pas la même
démographie
et l'euro a été fait pour l'Allemagne et si j'ai valué pour l'Allemagne vous savez très bien
Philippe Terl quand vous voyez ce qui se passe en Allemagne et dans d'autres pays où il y a l'euro le chômage est quand même plus bas qu'en France
pas la même démographie pas la même laissez
-le
finir c'est un problème français pourquoi
vous n'êtes
pas
la Grande-Bretagne n
'est
pas rentrée
n'a
pas pris l'euro parce que je pense qu'ils ont estimé que la construction européenne était faite à l'envers il doit quand même comme vous dites très bien avoir une harmonisation monétaire avant de faire venir une monnaie unique au lieu que ce soit le contraire et deuxièmement le livre Sterling et la place financière de Londres
est estimée la
place européenne donc les Britanniques ne voulaient pas être contrôlés par Britannique patriotisme
économique
autour de la place financière écoutez
écoutez
Florian Philippot il était interrogé
ce matin écoutez écoutez
Florian Philippot regardez Jean-Arthuis écoutez Florian Philippot c'est très court regardez écoutez il était interrogé par nos confrères de BFM il a évidemment son avis sur la question écoutez-le
nous
demandons exactement la même procédure et nous l'avions même imaginé avant M. Cameron moi si je pense que l'Europe ne change pas radicalement c'est-à-dire qu'on ne peut pas en France retrouver sa souveraineté budgétaire sa souveraineté monétaire ses frontières par rapport à Schengen et surtout sa souveraineté nationale c'est-à-dire que notre droit français soit plus fort et plus d'autorité que les directives des technocrates de Bruxelles alors oui il faut sortir l'Union Européenne parce
que ça ne fonctionne
et abandonner l'euro ça va ensemble
voilà donc c'est évidemment par effet domino vous êtes d'accord avec lui c'est-à-dire que de fait on remet tout à plat on reprend les compétences fondamentales le
marché pour gérer
démocratiquement notre pays et en revanche et c'est ma différence avec M. Philippot on accélère sur des projets de coopération scientifique c'est fondamental parce que la hiérarchie des nations au 21ème siècle dans la mondialisation elle se jugera sur les avancées scientifiques j'ai été à Singapour l'année dernière un pays de 3 millions d'habitants 5 millions 5 Singapour
qui
investit dans la science ce que nous interdit Bruxelles qui a créé une usine qui a subventionné
une
usine si
Bruxelles
interdit les aides d'Etat c'est Singapour incroyable qui a
subventionné l'installation d
'une
usine
a subventionné l'installation d'une usine de Safran pour créer les cockpits des A320 à Singapour qui ont été délocalisés de Toulouse Bruxelles interdit les subventions pour renforcer notre industrie Singapour subventionne ça veut bien dire que dans la mondialisation ce sont les pays agiles qui ont des projets scientifiques qui ont une vision scientifique moi je ne
suis
pas hostile à un beau programme de lutte contre le cancer avec l'Allemagne en matière d'industrie pharmaceutique pourquoi on ne le fait pas à deux
pays parce que
Bruxelles est enfermée dans un système A28 qui
ne marche
plus mais
qu
'est-ce qui empêcherait les gouvernements de coopérer plus étroitement
mais
actuellement
vous le savez très bien
c'est autorisé que pour neuf pays dans le traité de Lisbonne si traité de Lisbonne neuf pays coopération renforcée on a mis en place une usine à gaz libérons
-nous l'usine à gaz
c'est qu'à partir d'un neuf pays on peut avoir une coopération renforcée mais si on peut l'avoir à neuf à fortiori on peut l'avoir à
28 libérons l'Union
Européenne de ce système
A28 ça marche mal quand même mais quoi qu'il en soit on peut démarrer par des coopérations
renforcées expliquez-moi pourquoi
par
exemple on vient d'autoriser les visas de touristes aux turcs les turcs vont pouvoir
venir sans visa c'est pas en train si ça y est c'est
négocié
expliquez-moi pourquoi c'est validé ou pas oui la négociation est ouverte mais à ce que je sache
ça n'est pas conclu et le problème aujourd'hui c
'est que on va avoir arrivé des millions de turcs sur le sol européen voilà la
réalité écoutez permettez-moi de vous dire d'abord que la Turquie est déjà dans l'Europe au plan
économique et le peuple n'en veut pas parce qu'on a
élargi l'union douanière
dans le secret j'étais en
Turquie il y a
15
jours
dans une certaine plan d'essence la
possibilité pour la Grande-Bretagne d'être dans le même type de système si jamais on s
'en
bat le système turc
le système turc c'est qu'ils ont des coopérations et non plus des avantages économiques mais qu
'aujourd'hui il y a 2 500 000 Syriens sur le territoire turc et que c'est un pays de passage ça l'est moins puisque la frontière est fermée depuis deux semaines la frontière syrienne mais l
'Europe spécule sur l'idée que la Syrie va pouvoir tenir un barrage entre
la
Turquie
la Turquie
va pouvoir établir
un barrage qui empêchera la sortie et on va donner encore des milliards
d'euros parce que personne ne parle d'argent l'Europe nous coûte aujourd'hui l'Union Européenne nous coûte 7 à 8 milliards de déficit pour la France c'est
à dire
qu'on paye 7 à 8 milliards de plus que ça nous rapporte ça tue nos forces économiques on accède des migrations insensées et ça négocie dans le secret mais enfin est-ce qu'on peut considérer qu'on va continuer comme ça longtemps c'est quand même une
affaire grave c
'est
quand même une
affaire grave ce sont les chefs d'état et de gouvernement
juste un petit mot Philippe Chalmin c'est ça que
vous l'admettiez juste l'économiste que vous êtes c'est vrai que les français qui nous regardent regarde ce référendum le 23 c'est encore loin mais il va se passer évidemment des débats politiques en Grande-Bretagne peut-être la communauté britannique aussi en France elle risque quoi l'Angleterre si elle vraiment elle disait on sort de l'Europe économiquement elle s'affaiblit ou pas ? Non elle ne s'affaiblira pas vraiment il est exact que certaines activités
de
la City pourraient être délocalisées
HBC par exemple
sur le continent peut-être probablement d'ailleurs plus facilement à Francfort qu'à Paris car l'autre place financière
est quand même plus
Francfort mais pourquoi pas non plus aussi un petit peu à Paris pour le reste il
n'y a pas d'entreprise qui reviendrait il est évident pour
moi que nous signerions bon ils votent le Brexit à l'automne on signe d'une manière ou d'une autre un accord de libre-échange et au fond n'oubliez pas que donc c'est à dire pas taxe parce que
c'était
écrit les lendemains
il y aura des taxes en 58
lorsque les 6 signent le traité de Rome en 57 plutôt les britanniques ne veulent pas y aller et à ce moment là ils avaient créé l'association européenne de libre-échange celle-ci est morte de sa belle
mort mais
le rêve britannique et vous l'avez d'ailleurs entendu dans l'intervention de Boris Johnson lorsqu'il dit ce qui est important c'est le commerce c'est l'esprit britannique c'est l'esprit britannique et là où nous avons c'est vrai en France et quand même aussi dans ce lien franco-allemand nous avons une vieille tradition d'un état social d'une intervention
un
petit peu plus marquée
et alors
voilà
défendons
ce qui se passera après si on décide de s'en aller c'est qu'il y
aura
une suspension des traités pendant une période de maximum de 2 ans pendant
que la britannique
négocie leur sentit de l'énorme
mais est-ce que on ne peut pas
faire d'autres traités
d
'autres
choses est-ce que l'enjeu c'est
moins social les britanniques c'est une
position libérale
attendez est-ce que cette affaire du Brexit ne va pas permettre un électrochoc pour revoir le fonctionnement de l'Union Européenne pour se demander si on continue comme ça aujourd'hui migration nivellement par le bas ou si au contraire et moi j'y suis pas hostile on revoit les choses mais c'est
ça l'enjeu c'est qu
'est-ce que nous on veut c
'est pas qu'est-ce que les britanniques qu'est-ce que nous on veut
pour conclure
on
est pour le commerce très bien le
marché
mais quand viennent des flux migratoires sans précédent que fait la Grande-Bretagne elle demande à d'autres pays de s'occuper de ses frontières la France la France bon tout est lié il faut être à la fois sans doute impliqué dans les relations commerciales mais prendre la mesure de ces défis les humains devront constituer demain les grandes migrations et seule l'Europe peut y parvenir merci merci à vous quatre merci à tous les
internautes
merci à Jean Arthuis vous êtes député européen vous avez salué par Philippe Chalmin parce qu'il faut des hommes politiques de premier plan pour aussi porter la parole européenne au Parlement merci de venir sur ce plateau député européen UDI merci à Philippe Teurl rédacteur en chef RFI merci d'être venu merci à Philippe Chalmin économiste et merci à Nicolas Dupont-Aignan député de l'Essonne et président de Debout la France merci à tous ceux qui
ont
tweeté parce qu
'il
y
a
eu beaucoup de vie sur les réseaux sociaux et ils vont se poursuivre évidemment tous ces internautes à continuer à faire vivre notre émission merci de nous suivre demain on s'intéresse alors on revient en France mais c'est un sujet qui intéresse évidemment tous les français peut-être même les britanniques c'est le projet de loi El Khomri sur le droit du travail l'assouplissement de notre marché et il
y
a une pétition déjà signée par 200 000 internautes qui évidemment s'opposent à ce texte qui évidemment n'est pas encore arrivé au Parlement et qui va faire couler beaucoup d'angles bonne soirée à demain
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