Annie Genevard - Le Barbier du matin du 02/05/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07ComplaisanteRéponse partielle
Annie Gennevar, bonjour.
- 0:24OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous aux incidents du 1er mai ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Il accuse la France insoumise, que répondez-vous ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Des outrances à Sciences Po, que feriez-vous si vous étiez au pouvoir ?
- 2:35OuverteRéponse partielle
Ça ne vous choque pas que Mathilde Panot soit convoquée par la police ?
- 3:39RelanceRéponse directe
Parce qu'on craint des incidents ou une complaisance idéologique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Je trouve que c'est assez affligeant et ça révèle finalement que les luttes sociales passent au second plan. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Ces manifestations sont l'occasion de casseurs, de dégradations. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Et puis évidemment, les pro-palestiniens sont de la partie. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Et d'ailleurs, les propos de Mélenchon résonnent comme un aveu parce qu'il dit qu'on n'y est pour rien, mais il ne fallait pas qu'ils s'en prennent à et les filles. »
- 1:16Invité politiqueFait
« Je pense que la NUPES est morte aujourd'hui. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Je rappelle quand même qu'aussi bien Jean-Luc Mélenchon que Rima Hassan que les étudiants de Sciences Po appellent à une Palestine libre de la mer au journais, c'est-à-dire l'effacement d'Israël. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Je crois qu'il ne faut aucune ambiguïté à l'égard de ceux qui prônent l'effacement d'Israël et qui sont dans une idéologie parfaitement antisémite, très identifiée. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Et puis, ceux qui affichent leur soutien résolu au Hamas, qui est quand même l'auteur de cet épouvantable pogrom du 7 octobre, doivent être poursuivis pour ce qu'ils disent. »
- 3:27Invité politiqueFait
« En France, on sait aujourd'hui, on est quasiment certain, qu'il y a de l'entrisme frériste derrière ces mouvements. »
- 4:52Invité politiqueFait
« Les Républicains, dès le 8 octobre, ont affiché leur soutien inconditionnel à Israël à la suite de l'attaque du Hamas. »
- 5:02Invité politiquePromesse
« Nous avons préconisé qu'on suspende les aides apportées à l'autorité palestinienne. »
- 5:23Invité politiqueFait
« Valérie Pécresse a suspendu les financements à Sciences Po. »
- 8:43Invité politiqueFait
« Le mal est identifié. Le problème est cerné. »
- 9:27Invité politiqueFait
« Le Premier ministre a mentionné dans sa conférence de presse notre proposition de loi à Antoine Vermorel, Marquès et moi. »
- 12:33Invité politiqueFait
« Le Haut Conseil des Finances Publiques a parlé en des termes qui sont quand même extrêmement clairs en parlant de manque de crédibilité, de documentation lacunaire des documents budgétaires. »
- 13:16Invité politiqueChiffre
« Parce qu'aujourd'hui, le déficit est à plus de 5, alors qu'il devait être à 4 et quelques, il va encore augmenter en 2025. »
Temps de parole
- Annie Genevard84 %
- Présentateur16 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Annie Gennevar, bonjour. Bonjour, Christophe Farbier. Et merci d'être là. Petit retour sur les quelques incidents qu'il y a eu hier autour du 1er mai. Et notamment Raphaël Glucksmann obligé de quitter un cortège à Saint-Etienne parce que la gauche radicale venait le chahuter, notamment par rapport au problème israélo-palestinien. Comment réagissez-vous ?
Je trouve que c'est assez affligeant et ça révèle finalement que les luttes sociales passent au second plan. Ces manifestations sont l'occasion de casseurs, de dégradations. Et puis évidemment, les pro-palestiniens sont de la partie. Et l'éviction de Raphaël Glucksmann atteste quand même l'évolution de cette gauche radicale islamo-gauchiste qui a saisi l'occasion du 1er mai, qui est une date habituelle pour les revendications sociales, pour faire un coup d'éclat.
Il accuse la France insoumise, il dit qu'il y avait des drapeaux et les filles.
Oui, tout à fait. Et d'ailleurs, les propos de Mélenchon résonnent comme un aveu parce qu'il dit qu'on n'y est pour rien, mais il ne fallait pas qu'ils s'en prennent à et les filles. Donc cette ambiguïté est en réalité un aveu. Je pense que la NUPES est morte aujourd'hui. Et finalement, c'est assez encourageant de voir qu'une gauche normale, si je puis dire, se réveille. et prend ses distances à l'égard des outrances qui éclatent avec l'affaire du conflit israélo-palestinien.
Des outrances, il y en a eu à Sciences Po. Aujourd'hui, la direction essaye de réunir tout le monde. Que feriez-vous si vous étiez au pouvoir pour traiter ce problème des campus ? On le voit aux États-Unis, mais on le voit aussi dans beaucoup d'universités en France.
D'abord, il ne faut aucune ambiguïté à l'égard de ceux qui prônent l'effacement d'Israël. Je rappelle quand même qu'aussi bien Jean-Luc Mélenchon que Rima Hassan que les étudiants de Sciences Po appellent à une Palestine libre de la mer au journais, c'est-à-dire l'effacement d'Israël. Je crois qu'il ne faut aucune ambiguïté à l'égard de ceux qui prônent l'effacement d'Israël et qui sont dans une idéologie parfaitement antisémite, très identifiée. Donc il ne faut aucune complaisance, la plus grande fermeté à l'égard de ceux qui prônent l'effacement d'Israël.
Et puis, ceux qui affichent leur soutien résolu au Hamas, qui est quand même l'auteur de cet épouvantable pogrom du 7 octobre, doivent être poursuivis pour ce qu'ils disent.
Ça ne vous le choque pas que Mathilde Panot, présidente de groupe, soit convoquée par la police ?
Écoutez, je pense que c'est une question compliquée que vous posez. D'un côté, les parlementaires doivent être libres de leur parole politique, mais quand la parole politique frise l'antisémitisme, les députés ne sont pas au-dessus des lois. L'antisémitisme est un délit et par conséquent, il doit être poursuivi, quel que soit celui qui le profère. Pour ce qui est de Sciences Po, ce qui se passe est quand même extrêmement grave, parce que c'est le lieu quand même où on doit éveiller les esprits, où on doit apprendre la controverse, où on doit débattre. Et là, on voit bien qu'il se passe quelque chose de très grave. En plus, il y a un phénomène d'extension du conflit à d'autres universités.
Mais ce qui me frappe, vous voyez, quand on compare l'attitude des pouvoirs publics aux États-Unis et celle que nous avons en France, aux États-Unis, on déloge les manifestants. On l'a vu cette nuit à Colombien. En France, on les ménage. On les invite à la table.
Parce qu'on craint des incidents ou parce qu'il y a une sorte de complaisance idéologique ?
Moi, je ne sais pas. Je pense que c'est plutôt une forme de lâcheté. C'est une forme de lâcheté. On veut essayer de gérer le conflit à l'amiable. Mais quand ça touche aux principes fondamentaux, il n'y a pas d'amiable possible. Et moi, je trouve que c'est assez préoccupant. La présidente ministre de l'Enseignement supérieur avait appelé à ce qu'on identifie, ce qu'elle avait nommé, elle, clairement, l'islamo-gauchisme. Parce que à la différence de ce qui se passe aux États-Unis, en France, on sait aujourd'hui, on est quasiment certain, qu'il y a de l'entrisme frériste derrière ces mouvements.
Beaucoup de ces jeunes sont manipulés aussi par une cause palestinienne qui est devenue une espèce d'idéal indifférent à la réalité des massacres qui ont eu lieu et indifférent aussi au fait que le Hamas est coupable de la situation terrible que vivent les Palestiniens.
Et que feraient les LR s'ils étaient au pouvoir en matière diplomatique ? On le voit, Antony Blinken est sur place. Que feriez-vous de différent de ce que font Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné, Gabriel Attal ?
Alors, bon, les Républicains, dès le 8 octobre, ont affiché leur soutien inconditionnel à Israël à la suite de l'attaque du Hamas. Donc soutien inconditionnel. Nous avons préconisé qu'on suspende les aides apportées à l'autorité palestinienne. Et puis, aucune ambiguïté. La plus grande fermeté à l'égard de ceux qui professent des théories antisionistes, antisémites. Donc, c'est comme pour Sciences Po. Valérie Pécresse a suspendu les financements à Sciences Po. Le temps que le calme revienne et puis qu'on clarifie aussi la situation. Je pense qu'on aurait interrompu les financements à l'autorité palestinienne. Bien sûr, il ne faut jamais renoncer à l'issue diplomatique.
Il faudra bien qu'un jour la paix revienne. Et il faut y travailler. Mais tant que les otages ne sont pas revenus, aucune compromission à l'égard du Hamas. Le Hamas est l'ennemi, demeure l'ennemi. Il veut l'effacement d'Israël. Nous, nous sommes résolument. Et nous... Donc, la diplomatie française, elle fait ce qu'elle peut, dans une situation qui est compliquée. mais elle a parfois un peu oscillé entre des positions...
Vieille tradition gaulliste aussi.
Vieille tradition gaulliste, mais...
La droite a changé.
La droite, peut-être la droite a-t-elle changé, mais c'est surtout le contexte politique qui s'est énormément durci aussi. Et le regain, la renaissance de l'antisémitisme nous oblige à une clarification idéologique quand même à l'égard d'Israël.
La campagne des Européennes commence à démarrer. La publication de la liste Les Républicains, du moins des 30 premières places, a créé des turbulences. C'est le Figaro qui le dit, notamment parce que Brice Hortefeux, Nadine Morano, compensées sortant, sont maintenues à des places éligibles. Est-ce que vous trouvez que cette liste serait vraiment une liste audacieuse pour plaire aux électeurs ?
Vous savez, j'ai vu de multiples reprises combien un scrutin de listes est un exercice très compliqué. Il faut faire la part au renouvellement, c'est indispensable. Nous le faisons sur les dix premiers et il y a la moitié de nouveaux. Il y a la moitié de nouveaux, donc ça n'est pas rien quand même. Et puis, il faut garder des gens d'expérience, surtout à l'Europe, où on a besoin de gens expérimentés qui connaissent les rouages d'une institution qui est quand même extrêmement compliquée. Alors bien sûr, il y a des déçus, et je le comprends. Mais vous savez, toutes les organisations politiques, vous verrez quand Renew sortira sa liste, il y aura certainement aussi des déçus.
Et voilà, c'est inhérent à l'exercice.
Mais c'est vrai qu'on avait l'impression que les LR tournaient le dos au sarkozisme, tournaient cette page-là, et puis on voit quand même que le sarkozisme résiste.
Alors, je dirais que pour un certain nombre de gens de droite, Nicolas Sarkozy a incarné et continue d'incarner dans l'imaginaire de droite le dernier président de droite que nous avons eu, la victoire. Donc, bien sûr, et puis c'est une personnalité majeure, même si elle a quitté les rivages de la politique, elle continue d'exister. Donc, on n'ignore pas les liens qui peuvent exister entre certains et qui perdurent avec Nicolas Sarkozy. Mais je crois que ce qui a joué, par exemple, s'agissant de Brice Hortefeux, c'est le seul représentant de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
On ne pouvait pas imaginer que cette grande région qui fournit tout un bataillon de parlementaires LR ne soit pas représentée. Donc, vous savez, il y a énormément de critères, de facteurs qui rentrent en ligne de compte.
Avez-vous gagné la bataille des écrans ? Annabelle le rappelait. Pas d'écran avant trois ans, c'est votre proposition de loi. Un rapport est venu, a été remis au président de la République et conforte vos positions. Est-ce que cette bataille est gagnée ?
Alors, en tout cas, elle est bien engagée. Le mal est identifié. Le problème est cerné. Je me rappelle, pour l'anecdote, Christophe Barbier, au moment de la loi de refondation de l'école, dans l'hémicycle, j'avais évoqué le fait que dans la Silicon Valley, les dirigeants des entreprises de tech interdisaient l'écran à leurs enfants. Et je disais, attention, c'est un usage, un mésusage des écrans est dangereux. Et on s'était moqués en disant, vous voulez revenir à la bougie et au tableau noir. Et là, on voit, dix ans après où on en est, on a des enfants addicts, même très jeunes. Et puis, entre zéro et trois ans, c'est la phase des apprentissages fondamentaux.
On ne peut pas laisser les enfants s'abîmer ainsi. Donc, le Premier ministre a mentionné dans sa conférence de presse notre proposition de loi à Antoine Vermorel, Marquès et moi. Et nous espérons bien la mettre en œuvre. En tout cas, les conclusions du comité d'experts rejoignent les nôtres. Pas d'écran avant trois ans.
Tous les parents sont d'accord. Mais les parents sont impuissants. Ils n'y arrivent pas. L'écran, c'est la bouée de secours.
Alors, tout est une question de volonté. Aujourd'hui, on ne fume plus ou en principe pas devant un enfant. Aujourd'hui, qui songerait à fumer dans une crèche ou à proximité de très jeunes enfants ? Non, le tabac est identifié comme un danger majeur pour les enfants. Il faut qu'un jour, les écrans le soient également. Mais vous avez raison. Ce sont les parents qui doivent se réformer dans leur comportement parce qu'eux-mêmes sont addictifs.
Eux-mêmes sont avec le nez sur le portable toute la journée.
Bien sûr. Donc, comment convaincre l'enfant qu'il ne faut pas le faire ?
Alors, vous portez aujourd'hui un autre texte, une résolution pour défendre la place du français aux Jeux olympiques. Mais le français est la langue olympique. Est-ce que la situation est si grave que cela ?
Oui, oui. C'est dans la charte olympique, dans son article 43, le français est la langue olympique. Mais on voit bien d'années de jeu en jeu que tout ça, passons aux complants, est oublié au profit d'un Anglais triomphant. Donc, cette année, on accueille les Jeux d'hiver. C'est la troisième fois... Jeux d'été. Les Jeux d'été, pardon. En 1900, 1923 ou 1924. Et puis, cette année, on ne comprendrait pas que le français ne soit pas partout. Mais vous voyez, la médaille des Jeux paralympiques porte la mention Paralympic Games.
On a rendu les armes là aussi face à l'Anglais triomphant.
Alors, il y a quand même un combat à mener. Donc, je défends aujourd'hui une résolution pour que l'on veille à ce que le français soit partout. Ce ne sera pas la seule langue. Nous, on défend le plurilinguisme. Mais il ne faut pas que ça aboutisse au monolinguisme de l'Anglais.
Et est-ce que Rachida Dati vous soutient ? Elle qui vient de vous rendre.
J'y compte. J'y compte. Je ne comprendrai pas que... Parce que c'est aussi son combat. Je ne comprendrai pas que les parlementaires ne puissent pas venir en appui de cette idée qui fait qu'on s'assuse malgré tout. Donc, nous verrons ça ce matin.
Il y a de petites bonnes nouvelles pour l'économie française. Un chiffre de la croissance au premier trimestre, 0,2, pas si mauvais que cela. L'attractivité de la France qui demeure en Europe le pays où les investisseurs viennent le plus. Vous vous dites, bon, on a été un peu trop pessimiste sur les deux derniers mois avec les débats sur les comptes publics ?
Ah non, je crois que... Bon, on peut se réjouir que la France soit attractive. À nuancer tout de même parce que ce sont souvent des extensions d'activité plus que des installations. Et puis, ça crée un peu d'emplois, mais paradoxalement, un peu moins que chez nos voisins. Mais enfin, toute bonne nouvelle est bonne à prendre et je ne veux pas jouer les grâcheuses. Mais en revanche, les comptes publics demeurent alarmants.
Le Haut Conseil des Finances Publiques a parlé en des termes qui sont quand même extrêmement clairs en parlant de manque de crédibilité, de documentation lacunaire des documents budgétaires, de prévision de croissance peu cohérente, une trajectoire qui ne volent pas dans les termes habituellement utilisés.
Est-ce que ce diagnostic mérite une censure, mérite de faire tomber le gouvernement ?
En tout cas, il est clair que pour nous, c'est un des problèmes majeurs actuellement que cette dégradation spectaculaire des finances publiques et qui ne va aller qu'en croissant. Parce qu'aujourd'hui, le déficit est à plus de 5, alors qu'il devait être à 4 et quelques, il va encore augmenter en 2025. Il faut trouver en plus des 10 milliards de gel de crédit, il faudrait en retrouver 10 autres pour 2024 et je ne parle pas de 2025.
Bref, si le gouvernement ne prend pas les mesures qui conviennent pour réduire la dépense publique, notamment pour ce qui est des dépenses de l'État, parce que c'est toujours facile de demander aux autres de faire des économies, par exemple les collectivités locales, eh bien là, oui, la question de la censure se posera.
Annie Gennevard, merci et bonne journée.
Merci à vous. Merci beaucoup Christophe. Demain, 7h45, votre invité sera le président de l'Union des étudiants juifs de France, Samuel Lejoyeux. Sous-titrage ST' 501,
Annie Genevard