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InterviewLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 11 septembre 2026 53 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Jean-Luc Mélenchon face à la rédaction de l'Humanité

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 42 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Quelles mesures d'urgence préconisez pour éviter les canicules et incendies ?

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Comment répondez-vous à l'argument des déficits et de la dette opposés par les libéraux ?

  • 14:46OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous arracher les augmentations de salaires face à la résistance du patronat ?

  • 25:43OuverteRéponse partielle

    Vous engagez-vous à ce que la France soit sans milliardaire ?

  • 31:08OuverteRéponse directe

    À quel point comptez-vous sur le mouvement social et les syndicats pour un rapport de force face au capital ?

  • 35:21OuverteRéponse directe

    Comment éviter de s'enfermer dans le piège identitaire de l'extrême droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00PrésentateurFait
    « Nous avons besoin d'une présence satellitaire beaucoup plus importante, beaucoup plus permanente que jamais. »
  • 9:28PrésentateurChiffre
    « La France, le gouvernement français, a accumulé 500 milliards de dettes. »
  • 20:39PrésentateurChiffre
    « La consommation populaire, c'est 55% du PIB de notre pays. »
  • 28:40PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui 37% des gens n'ont aucun héritage. »
  • 28:53PrésentateurChiffre
    « 87% ne payent rien du tout parce qu'ils arrivent à 100 000 euros. »
  • 30:10PrésentateurChiffre
    « 0,1% de la population totale du pays. »
  • 30:30PrésentateurPromesse
    « Avec ce 0,1% je vous finance l'allocation autonomie des jeunes de 18 à 24 ans. »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Présentateur 210 %
  • ?7 %
  • Invité3 %

≈ 60,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On

0:00
Présentateur

accueille notre troisième candidat de la journée, Jean-Luc Mélenchon, en grand entretien de l'humanité.

0:11
Locuteur

Un

0:11
Présentateur

entretien

0:12
Locuteur

fait

0:14
Présentateur

par Julien Amlaoui

0:18
Locuteur

et

0:19
Présentateur

Cyprien Cadéo. Bonjour à tous et à tous. Avec Jean-Luc Mélenchon, je disais bonjour à toutes et à tous en bienvenue pour cet entretien en direct de l'agora de l'humanité. Une dernière pour la route.

1:50
Locuteur

Pour

1:50
Présentateur

pouvoir s'entendre, évidemment, qu'on commence sans tarder. Donc on ne vous présente plus notre invité du jour, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Assoumé.

2:06
Locuteur

Je

2:09
Présentateur

vous propose d'entrer dans le vif du sujet sans plus tarder parce qu'on a beaucoup de questions et le temps file vite.

2:16
Locuteur

Alors

2:17
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, on a vécu un été catastrophique avec les canicules, les incendies. Après la présidentielle de l'année prochaine, il ne restera que quelques mois pour se préparer au prochain été. Quelles mesures d'urgence vous préconisez pour éviter de vivre le même enfer que cette année ? Bon, bonjour tout le monde, merci pour l'accueil. Au comptage, je les ai aidés les deux parce que sinon on ne

2:48
Locuteur

va

2:48
Présentateur

pas y arriver. Bon, l'été,

2:51
Locuteur

honnêtement,

2:52
Présentateur

je ne veux pas faire le malin mais on est prêts. C'est-à-dire qu'il y a les équipes, on a eu le temps d'y réfléchir, pendant l'été on a travaillé. Aussi, on a produit un rapport, Bompard a fait une synthèse de tout ça. Mais le fond de l'affaire,

3:07
Locuteur

c

3:08
Présentateur

'est qu'il faut que nous réalisions politiquement

3:10
Locuteur

que

3:11
Présentateur

notre adversaire dans l'histoire n'a toujours pas pris la mesure

3:15
Locuteur

de

3:16
Présentateur

ce qui se passe. Autrement dit,

3:18
Locuteur

il

3:19
Présentateur

n'a pas compris notamment qu'on ne va pas attendre jusqu'à l'été prochain pour apercevoir la profondeur et le caractère irréversible du changement climatique. Et ce changement irréversible porte en lui quelque chose qui aggrave la difficulté,

3:36
Locuteur

c

3:36
Présentateur

'est qu'il ouvre une ère d'incertitude.

3:38
Locuteur

C

3:39
Présentateur

'est-à-dire que l'on n'est pas capable de dire ce qui va se passer, puisque les paramètres ont changé. Le climat est un système métastable et comme les paramètres changent, personne ne peut dire « voilà ce dont je suis sûr pour les six prochains mois ».

3:52
Locuteur

On

3:53
Présentateur

ne peut arriver à savoir qu'à la condition de déployer des moyens de connaissance

3:57
Locuteur

qui

3:58
Présentateur

aujourd'hui n'y sont pas. Par exemple, nous avons besoin d'une présence satellitaire beaucoup plus importante, beaucoup plus permanente que jamais. Premier élément. Deuxième élément,

4:09
Locuteur

le

4:10
Présentateur

capitalisme n'a pas de projet de rechange. Tous les 50 ans,

4:15
Locuteur

bon

4:16
Présentateur

allez, peu importe, il y a des cycles.

4:18
Locuteur

Au

4:18
Présentateur

lendemain de la guerre, le premier cycle,

4:20
Locuteur

ça

4:20
Présentateur

a été 71, la bascule dans un autre ordre du monde qui a donné l'hégémonie aux États-Unis d'Amérique en leur donnant le pouvoir de battre monnaie. Là, nous sommes dans une situation qu'ils n'avaient pas prévue et qu'ils nient. C'est-à-dire que pour eux, le changement climatique, ça n'a pas de réalité. C'est une invention des woke, des dingues d'extrême-gauche et des gens comme nous.

4:44
Locuteur

Et

4:45
Présentateur

par conséquent, ils sont à sec.

4:47
Locuteur

Ils

4:48
Présentateur

ont une stratégie, oui, toujours la même, et elle est en panne. Les États-Unis d'Amérique sont en panne

4:54
Locuteur

et

4:55
Présentateur

ils n'ont d'autre sortie que dans la violence.

4:57
Locuteur

Et

4:58
Présentateur

l'ordre du monde, d'une manière générale, change. Nous sommes dans ce moment. Les épisodes climatiques,

5:03
Locuteur

c

5:04
Présentateur

'est eux qui vont scander l'histoire.

5:06
Locuteur

Parce

5:07
Présentateur

qu'un épisode climatique, ça ne s'arrête pas à l'instant où ça a lieu. Tout ce qui s'est passé dans les Landes a modifié la nature des sols, a changé la nature de la récolte, pas les Landes, mais d'une manière générale, la canicule. Donc tout événement écologique se transforme en un événement social. Là, la pénurie alimentaire,

5:29
Locuteur

qui

5:30
Présentateur

bien sûr va se reproduire d'ici l'été prochain. Nous verrons où nous en serons au printemps prochain. Et toute transformation, transcroissance de la crise climatique en crise sociale devient une crise politique. Et nous les Français, nous sommes déjà dedans.

5:46
Locuteur

Par

5:47
Présentateur

conséquent, il faut que nous pensions comme un continuum ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui. C'est-à-dire nous rencontrer, nous rassembler, manifester notre force, l'élection elle-même et tous les événements que nous allons vivre. C'est-à-dire que la société,

6:04
Locuteur

si

6:05
Présentateur

elle entre dans la crise climatique, comme l'a dit Pablo Servigne, avec les valeurs du néolibéralisme,

6:12
Locuteur

ce

6:12
Présentateur

sera pire que si nous y entrons avec les valeurs du collectivisme, de l'entraide et de la société de solidarité. C'est donc cette société de solidarité que nous commençons à créer dans la campagne électorale elle-même.

6:27
Locuteur

Un

6:28
Invité

autre des arguments que vous opposent les libéraux, c'est souvent l'argument des déficits qui creusent la dette. On voit que Marine Le Pen propose maintenant la règle d'or dans la Constitution française, donc le plafond des 3%.

6:42
Locuteur

Qu

6:42
Invité

'est-ce que vous répondez à cet argument qu'on vous oppose toujours chez les libéraux ?

6:45
Présentateur

Non, bon, la règle d'or c'est clunesque. Il y a deux pays qui ont mis la règle d'or dans leur Constitution, l'Espagne et les Allemands, et ils ne respectent pas eux-mêmes. Alors, bon, on arrête avec ça, ça n'existe pas, et des budgets qui seraient à l'équilibre comme ils le proposent, supposent de ramasser la somme qui manque, c'est-à-dire 150 milliards. Alors, il n

7:09
Locuteur

'y a

7:09
Présentateur

pas 50 manières de faire, hein. Ils coupent dans les dépenses publiques, ils agravent la situation, ils agravent la récession, ou bien on dit ce que j'aurais dit l'autre jour. Vous, si vous aimez les budgets en équilibre, moi je vais vous le mettre en équilibre en 5 minutes, vous n'aurez plus le droit, aucune aide. Point final, c'est terminé, il n

7:25
Locuteur

'y

7:25
Présentateur

a plus de déficit, parce que vous coûtez 120 milliards au pays. Tout le monde sait que ce n

7:31
Locuteur

'est

7:31
Présentateur

pas possible de faire comme ça. Mais en attendant, ce n'est pas un problème mathématique, c'est un problème politique. Alors, comme c'est un problème politique,

7:40
Locuteur

je

7:41
Présentateur

vais en profiter pour régler un ou deux comptes.

7:46
Locuteur

Regardez, comment

7:47
Présentateur

madame la garde

7:50
Locuteur

déclare que

7:51
Présentateur

ce n'est pas possible, parce que ce ne serait pas légal

7:54
Locuteur

d

7:55
Présentateur

'annuler la dette.

7:57
Locuteur

La

7:57
Présentateur

dette que détient la BCE, je vous rassure, je ne

8:00
Locuteur

vais

8:00
Présentateur

pas faire un cours d'économie politique, mais la dette que détient la BCE, d'où elle sort ça

8:06
Locuteur

? Qu

8:07
Présentateur

'est-ce que c'est que cette histoire ? Ce n

8:08
Locuteur

'est

8:08
Présentateur

pas vrai. Il y a déjà eu, quand la BCE a racheté des titres de dette aux banques privées des titres de dette des États, les Allemands ont porté plainte. Ils ont été déboutés. La Cour a dit, ah ben non, dans les statuts de l'Union Européenne, il n

8:23
Locuteur

'y

8:23
Présentateur

a rien qui s'oppose à ça, puisque ce n'est pas un achat direct sur les États, ce que nous contestons nous, mais peu importe. Donc c'est possible. Pourquoi elle dit que ce n

8:32
Locuteur

'est

8:32
Présentateur

pas possible ? Elle ment.

8:33
Locuteur

Et

8:34
Présentateur

je lui dis, madame la garde, si vous ne savez pas quoi faire, le prochain week-end, pourquoi vous ne liriez pas les études que vous publiez sur votre site de la Banque Centrale Européenne, où précisément, vous avez interrogé un économiste qui discute des avantages de la suppression de la dette ? Mais je vous donne ma parole. Il discute de ça. J'ai trouvé ça dans le blog de Sophia Chikirou tout à l'heure.

9:00
Locuteur

Et

9:00
Présentateur

le gars dit, ben oui, si on supprime la dette des États, ça va donner des marges de manœuvre, ça va baisser le niveau des taux d'emprunt, etc. Enfin, l'argumentaire que peut-être vous avez déjà entendu de notre part. Alors voyez-vous, il y a quelque chose de scandaleux dans le comportement de quelqu'un qui ment publiquement comme ça. Et je vais dire surtout elle, parce qu'elle,

9:21
Locuteur

elle

9:21
Présentateur

a été ministre de 2007 à 2011. Et pendant cette période, la France, le gouvernement français, a accumulé 500 milliards de dettes, c'est-à-dire l'équivalent de la somme que nous prétendons annuler par l'annulation de la dette. Au moins, si ce n'est pas par patriotisme, au moins par honte personnelle, elle pourrait dire, j'entends ce que vous dites, monsieur Mélenchon, mais ça se discute ? Non, ils sont là avec toute leur morgue pour dire non, ce n'est pas possible. Alors, il y a aussi Emmanuel Moulin de la Banque Centrale Française. Ah oui, celui-là, il faut l'inventer.

9:53
Locuteur

Il a jugé

9:53
Présentateur

votre proposition illégale, dangereuse et inutile, un peu plus tard qu

9:58
Locuteur

'il

9:59
Présentateur

y a quelques heures. Et ils mettent notamment en avant l'argument de la création de l'inflation que ça engendrerait.

10:06
Locuteur

Bon,

10:06
Présentateur

les amis, je laisse tomber sur l'inflation parce qu'il faut aller dire à ce type que comme ces dettes ont déjà été achetées, donc elles ont déjà été monétisées, et on ne rajoutera pas de la monnaie en circulation si on annule. Il faut arrêter. Mais laissons ça de côté. Ce que je veux vous dire,

10:21
Locuteur

c

10:21
Présentateur

'est,

10:21
Locuteur

autrement

10:23
Présentateur

dit, ce type parle sans savoir, il est censé savoir. Mais encore une fois, regardez la morgue de ces gens. Qui c'est celui-là ?

10:30
Locuteur

Il

10:31
Présentateur

sort de secrétaire général de l'Elysée,

10:34
Locuteur

de

10:34
Présentateur

M. Macron. Auparavant, il a été dans les cabinets ministériels du début des années 2000. Et récemment, directeur du Trésor, chef de ceci, directeur de cabinet de Le Maire, directeur de cabinet de machin. Alors, première période de sa vie, avec Sarkozy, 500 milliards de dettes. Deuxième période, 1200 milliards. Et ce type vient me faire la leçon, m'expliquer ce que je dois faire et penser, alors qu'il vous ment, en disant, c'est inutile, dangereux, il ne démontre pas ce qu'il a à dire. Je crois qu'on a le droit de se fâcher, mais voyez-vous, au-delà de la fâcherie,

11:09
Locuteur

il

11:10
Présentateur

faut voir où en sont nos adversaires. Dans la lutte

11:13
Locuteur

de

11:14
Présentateur

classe, il ne

11:15
Locuteur

faut

11:15
Présentateur

jamais sous-estimer son adversaire, mais il ne

11:18
Locuteur

faut

11:18
Présentateur

pas le surestimer. Ces gens ne savent plus où ils en sont.

11:22
Locuteur

C

11:23
Présentateur

'est-à-dire qu'ils ne savent pas quelle stratégie développer contre nous, si bien qu'ils reproduisent

11:28
Locuteur

la

11:29
Présentateur

seule chose qu'ils savent faire, c'est-à-dire désorganiser le service public, éteindre toutes les conquêtes sociales avec l'idée que le marché va remplacer tout ça.

11:39
Locuteur

Mais

11:40
Présentateur

la création d'un marché, c'est un acte politique, c'est un acte culturel qui dépend de la façon avec laquelle les peuples entrent dans l'idée de marché, de l'échange.

11:50
Locuteur

Nous

11:51
Présentateur

sommes la France, c'est-à-dire un pays qui s'est entièrement construit autour de son État au cours de 12 siècles et en particulier depuis la libération des nazis, nous avons construit un État social qui au fond se confond avec l'identité de la France. Par conséquent, démonter l'État social, c'est démonter le pays lui-même et provoquer cela même au moment même où ils le font, une révolte générale d'un peuple qui n'accepte pas cette idée, quelle que soit par ailleurs ses opinions politiques. Je veux dire qu'il y a des gens qui ne sont pas de notre bord mais qui n'acceptent pas que la police soit devenue ce qu'elle est devenue, qui n'accepte pas

12:30
Locuteur

que

12:31
Présentateur

les finances du pays soient employées comme elles le sont, que tous les services publics aient été mis à tenir à la gorge, raclés jusqu'à l'os. Par conséquent, ce monsieur Moulin, je lui recommande deux choses. La première, je lui dis les yeux dans les yeux, la France mérite mieux qu'un banquier central qui ment aux citoyens français.

12:49
Locuteur

Et

12:49
Présentateur

qu'il s'en souvienne,

12:53
Locuteur

je

12:53
Présentateur

suis

12:54
Locuteur

trop

12:56
Présentateur

vieux pour qu'il me fasse peur. Par conséquent, si quelqu'un doit avoir peur de nous deux, ça ne sera pas moi.

13:02
Locuteur

Et

13:02
Présentateur

je lui demande d'y réfléchir. Ça suffit. Nous sommes le peuple français. Nous sommes éduqués. On a été à l'école. On s'est comptés. Et on s'est repérés à un mensonge. Vous mentez, monsieur Moulin. Et vous devriez plutôt aider votre patrie à trouver des marges de manœuvre que de nous accabler avec vos sarcasmes. Parce que je termine là-dessus. Que tous ces gens me disent qu

13:24
Locuteur

'ils

13:24
Présentateur

me font la leçon sur la bonne gestion. Alors, et vous, vous comptez rembourser la dette comment ? Vous ne l'avez pas dit l'autre jour devant le MEDEF. Vous avez supprimé des cotisations, des impôts, des taxes. Et qui paye à la fin ? L'impôt des Français. C'est ça qu'ils ont dans la tête.

13:40
Locuteur

C

13:40
Présentateur

'est ça qu'ils ont dans la tête. Rien d'autre. C'est-à-dire la fiscalisation. Mon mot pour terminer est le suivant. La bataille de la dette qu'ils ont engagée avec nous est une erreur immense de leur part. Car à gauche, ça fait plus de 15 ans qu'on parle de cette question de la dette. Ça fait plus de 15 ans qu'on étudie le problème à fond. Et la question que nous soulevons à cette époque de la crise du capitalisme, c'est que nous voulons libérer notre pays et toute l'Europe de l'emprise de la finance sur l'évaluation de nos dettes. Car c'est un rapport purement politique.

C'est pour des raisons purement politiques qu'on a décidé de soumettre les taux d'intérêt de la dette au marché financier mondial. On peut faire complètement autrement. Et les forces du capital seront rassemblées elles aussi pour s'opposer à ces mesures. Mais ça, on en parlera juste après sur comment faire face à ces forces. On voulait quand même d'abord, parce que c'est une question essentielle pour énormément de Français très concrètement aujourd'hui, parler de la question des salaires. Quand vous avez évoqué l'augmentation du SMIC lors de l'université d'été du MEDEF, vous avez fait face à un patronat hilar. Concrètement, comment est-ce que vous faites ? On parlait justement

15:01
Locuteur

du

15:01
Présentateur

capital qui est prêt à protéger certains intérêts. Dans ces circonstances, comment vous faites pour arracher les augmentations de salaires qui figurent dans vos propositions ? D'abord, attendons-nous à une féroce résistance. Néanmoins, je m'arrête un instant sur cet instant étrange où tous ces gens se mettent à rire quand on parle d'augmenter les salaires.

15:27
Locuteur

Je

15:27
Présentateur

pense que,

15:28
Locuteur

de

15:29
Présentateur

leur part, ce fut une grande erreur.

15:31
Locuteur

Parce

15:31
Présentateur

que leur but était de montrer qu'ils étaient l'organisation centrale de la vie politique des Français et que c'est au fond ce qui importe au patronat et ce qui compte. Et le reste est dérisoire et marginal. Et cette sorte de réponse de classe que traduit le rire qui a été ressenti par la masse des Français comme quelque chose d'attentatoire à leur dignité. C'est-à-dire, nous, on vit, on bosse, on a qui des salaires, qui des retraites, qui d'autres revenus,

15:59
Locuteur

et

16:00
Présentateur

on n'a pas le droit de rire de ceux qui manquent.

16:03
Locuteur

Et

16:03
Présentateur

je pense que là, quelque chose de très profond a été atteint dans notre pays. J'étais certain qu'ils allaient finir par commettre une erreur tant ils étaient arrogants et tant étaient invraisemblables les discours qu'ils approuvaient ce jour-là par leurs applaudissements quand M. Retailleau parlait ou Atal ou l'autre, etc.

16:24
Locuteur

Alors,

16:24
Présentateur

venons aux mesures. D'abord, ils continuent à dérouler leurs plans.

16:29
Locuteur

Et

16:29
Présentateur

des fois, ils rendent compte du succès quand ils disent « il faut rapprocher le salaire brut du salaire net

16:35
Locuteur

». Ce

16:35
Présentateur

n'est pas un public réuni à la fête de l'humanité que je vais expliquer que le brut et le net, c'est la même chose, c'est en salaire. Et qu'il n'y a pas d'un côté un cadeau et de l'autre un salaire. Il y a un seul et unique salaire.

16:48
Locuteur

Et

16:49
Présentateur

que,

16:49
Locuteur

pour

16:51
Présentateur

acquérir vous avez vu Retailleau dire « mais moi je rends du pouvoir d'achat aux Français ». Oui, d'accord ? Il rend du pouvoir d'achat s'il basculait tout le salaire brut dans le salaire net. Il dit « je rends du pouvoir d'achat

17:05
Locuteur

».

17:05
Présentateur

Oui, mais avec ce pouvoir d'achat vous devriez quand même vous payer votre retraite, vous payez une assurance santé, vous payez une assurance emploi. Et pour ne prendre que cet exemple, pour arriver au même taux

17:18
Locuteur

de

17:18
Présentateur

retour en retraite par des cotisations, il faudrait que vous payiez deux fois ce que vous payez aujourd'hui avec une cotisation si vous deviez l'acheter directement à une assurance. Et avec ceci, vous exposeriez la totalité de votre travail à un aléa financier. Car en 2008, les sociétés qui servaient des fonds de pension,

17:39
Locuteur

les

17:40
Présentateur

fonds de pension qui servaient des retraites au Nord-Américain, se sont effondrés pour les plus essentiels d'entre elles. et aujourd'hui encore, vous continuez à avoir des gens qui couchent à la rue ou qui sont dans des caravanes parce qu'ils ont tout perdu en 2008.

17:58
Locuteur

Le

17:58
Présentateur

système des États-Unis d'Amérique ne les a ni récupérés, ni protégés.

18:03
Locuteur

De

18:03
Présentateur

la sorte, nous sommes en face de gens qui tentent,

18:06
Locuteur

qui

18:07
Présentateur

font l'assaut final, en quelque sorte, c'est

18:10
Locuteur

finir

18:11
Présentateur

la socialisation des cotisations qui permettent de faire face aux aléas de l'existence. Donc, ne nous y trompons pas. Ils ne savent plus, certes, avoir une stratégie qui leur permette d'avancer, mais leur détermination est absolue.

18:26
Locuteur

Et

18:26
Présentateur

il s'agit de réorganiser la répartition au capital-travail en réinjectant dans l'accumulation capitaliste la somme qui se trouve dans le salaire brut. C'est leur rêve depuis toujours, les amis. Il faut bien comprendre que les assurances sociales, en général, c'est quelque chose comme 500 milliards d'euros. C'est le plus gros gâteau qu'il y a sur la table, qui, dans le système socialisé actuel, fonctionne en tournant sans arrêt. Eux, ils n'en voient la couleur que quand on achète des médicaments ou quand, avec son assurance chômage, on va faire ses courses, etc. Mais en attendant, ils n'en touchent jamais l'accumulation. Alors nous, il faut d'abord mettre un coup d'arrêt à ce qu'ils font.

L'inflation va continuer à vous voler une partie de votre paie. Parce que cette inflation-là, il faut bien la regarder comme elle est. L'inflation pour quelqu'un qui va aller acheter en euros des actions et toucher des dividendes, cette valeur-là, elle n'existe pas.

19:24
Locuteur

Cette

19:24
Présentateur

valeur-là,

19:25
Locuteur

elle

19:25
Présentateur

ne se déprécie pas. Tandis que le prix du travail, j'ai bien dit, le prix, pas le coût, le prix du travail,

19:32
Locuteur

par

19:32
Présentateur

l'inflation, il le dévalue progressivement. C'est donc un rapte qui accourt en ce moment et une nouvelle organisation capitale-travail en défaveur du travail. C'est la raison pour laquelle il faut immédiatement construire un barrage. Il fonctionne avec deux murs. Premier mur, augmenter le SMIC. Va avec,

19:53
Locuteur

s

19:53
Présentateur

'il le faut, la convocation.

19:57
Locuteur

Nous,

19:57
Présentateur

au pouvoir, en mai, la convocation immédiate des négociations annuelles obligatoires de salaire de manière à ce qu'on puisse étaler sur l'ensemble des salaires l'augmentation qui est nécessaire. Car que fait le patronat aujourd'hui quand il mène cette négociation ? Il ne fait pas une augmentation générale à l'intérieur de l'entreprise. Il va favoriser les cadres pour pouvoir les garder et mépriser le reste de la masse salariale. Or, nous avons besoin

20:26
Locuteur

du

20:27
Présentateur

fait que tous les salaires augmentent, pas seulement les premiers salaires au niveau du SMIC. Parce que c'est à cette condition que nous relancerons l'activité économique du pays. La consommation populaire, c'est 55% du PIB de notre pays. Par conséquent, le bonheur quotidien, c'est le bonheur de la patrie. Parce que si vous êtes en situation d'organiser votre vie sans être en état de survie, alors vous ferez tourner la boîte. Je termine sur une chose.

20:56
Locuteur

C

20:56
Présentateur

'est que, à côté de ces deux choses-là, il faut mettre en place l'autre barrage.

21:02
Locuteur

C

21:02
Présentateur

'est l'échelle mobile des salaires.

21:05
Locuteur

De

21:05
Présentateur

1952 à 1983, il y a eu une échelle mobile des salaires. Ça veut dire qu'à intervalles réguliers, les salaires sont mécaniquement augmentés autant que le coût de la

21:19
Locuteur

vie.

21:19
Présentateur

Alors, justement, sur ça, on avait tout à l'heure Patrick Martin sur cet agora qui assure que les entreprises n'ont pas les moyens. Évidemment, c'est très contestable, notamment pour les grandes entreprises, mais se pose la question des petites entreprises. Est-ce qu'il y

21:34
Locuteur

a

21:34
Présentateur

une différenciation à faire ? Comment on embarque ces entreprises-là qui, pour beaucoup, font face aussi à des difficultés ? Je pense, par exemple, au prix de l'électricité, au taux d'intérêt, etc. Je te remercie parce que ça me facilite la tâche pour toutes les autres choses que j'ai à dire depuis... Mais assez rapidement parce qu'on a beaucoup d

21:51
Locuteur

'autres choses à

21:52
Présentateur

avoir des... Oui, il y a une différence.

21:56
Locuteur

Et

21:56
Présentateur

nous autres, la gauche, et spécialement les collectivistes comme vous et moi,

22:01
Locuteur

nous

22:02
Présentateur

devons tenir compte du fait

22:03
Locuteur

que

22:04
Présentateur

le patronat n'est pas une masse homogène, même si

22:08
Locuteur

la

22:09
Présentateur

condition particulière les conduit tous dans la logique de l'accumulation.

22:14
Locuteur

Mais

22:14
Présentateur

en attendant, un patron sur deux n'a aucun employé. C'est-à-dire qu'on a assimilé à la classe patronale, par exemple, des gens ubérisés, par exemple, des auto-entrepreneurs et tous ces statuts qu'ils ont inventés. Leur relation au travail, leur relation aux assurances sociales n'est pas la même

22:32
Locuteur

que

22:33
Présentateur

ceux qui se trouvent dans des multinationales.

22:36
Locuteur

Pas

22:36
Présentateur

du tout la même. Puisque tu me le demandais, oui, il y a une différence absolue à faire à l'intérieur du patronat. Le patronat qui fonctionne sur le marché mondial. Les SMICARD en serrant,

22:49
Locuteur

c

22:49
Présentateur

'est 3%. des salaires. C'est résiduel pour eux. Ça ne compte pas. Par contre, dans la petite entreprise, c'est décisif.

22:56
Locuteur

C

22:56
Présentateur

'est la raison pour laquelle

22:57
Locuteur

nous

22:58
Présentateur

autres, nous devons bien réfléchir à la façon de travailler. Je vais vous dire pourquoi on est obligés. Ils ont fait passer

23:06
Locuteur

à

23:07
Présentateur

financer par l'État compenser les cotisations sociales non payées jusqu'à 3 fois le SWIC.

23:15
Locuteur

Ils

23:15
Présentateur

ont voulu fiscaliser de cette manière-là. il y a un quart des revenus de la TVA qui sert à payer des cotisations, à se substituer aux cotisations sociales. D'accord ?

23:27
Locuteur

Si,

23:28
Présentateur

d'un seul coup, un seul jour, on repassait tout sur la cotisation sociale, on enverrait au tapis des centaines d'entreprises.

23:35
Locuteur

C

23:35
Présentateur

'est la raison pour laquelle, article 1, il faut distinguer grand et petit patronat et je vais vous dire comment je m'y prends. D'abord, puisqu'ils aiment tant la démocratie, nous disent-ils et qu'ils nous font souvent tant de reproches, nous allons modifier les règles de la représentation patronale dans les instances de négociations. De manière

23:55
Locuteur

à

23:56
Présentateur

ce que le petit patronat et le patronat de l'économie sociale et solidaire qui représente 19%

24:02
Locuteur

de

24:03
Présentateur

ce pays soient intégrés dans toutes ces négociations et que ça ne soit pas le MEDEF

24:08
Locuteur

qui

24:08
Présentateur

joue le numéro qu'ils nous ont fait la dernière fois quand nous y étions là-bas. Ils ont poussé devant des petits entrepreneurs, des boîtes familiales, vous voyez, des choses de cette nature. Alors maintenant, bien sûr qu

24:20
Locuteur

'il

24:20
Présentateur

y aura une conséquence. Si nous réanimons le marché, moi, à ceux qui pleurent, je leur dis mais il vous faudrait combien

24:27
Locuteur

? Il

24:28
Présentateur

vous faudrait combien de clients de plus ? Sinon, mais qu'est-ce que vous me demandez ? De me conformer à une règle mathématique abstraite et magique d'après laquelle plus les salaires seraient bas, mieux vous vous porterez. C'est l'inverse. Plus les salaires sont allants, augmentants, plus vous avez de clients. Vous êtes donc accrochés à la consommation. Arrêtez de penser que ça irait mieux si vous payez moins les gens. Alors, qui va payer ? Eh bien, le travail, bien sûr, encore une fois, parce qu'il

24:56
Locuteur

y

24:56
Présentateur

a que lui qui crée de la richesse. Mais je veux dire que nous trouverons des moyens de péréquation entre les grandes et les petites entreprises pour prendre en charge sur la base du chiffre d'affaires et des bénéfices les cotisations sociales qui aujourd'hui sont payées par la TVA et qui doivent revenir à la source de la production de la production de la richesse. Et qu'on vienne pas me dire que c'est pas possible parce que dans le bâtiment ça existe. Il y a des phénomènes de péréquation entre très grandes entreprises et moins grandes suivant les moments où on arrête le travail. Donc je sais de quoi je parle et je leur dis 1. Oui, je vais vous changer la règle de représentation 2.

Augmenter les salaires ça fait les affaires de tout le monde à commencer par les vôtres et j'en dis pas plus parce que sinon à la fin vous allez me dire et dis donc t'as pas demandé de faire le bonheur du patronat.

25:43
Invité

Et justement vous parlez des petits patrons parlons des méga fortunes l'eurodéputé LFI Manon Oubry avait déclaré récemment que les milliardaires étaient nuisibles à l'économie et qu'il fallait les interdire visiblement c'est populaire. Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à ce que la France de Jean-Luc Mélenchon soit une France sans milliardaire

26:07
Locuteur

?

26:10
Présentateur

Je vais faire quelque chose de plus raisonnable.

26:13
Locuteur

Je

26:14
Présentateur

m'engage absolument à tout faire pour qu

26:17
Locuteur

'il

26:17
Présentateur

n

26:17
Locuteur

'y ait

26:17
Présentateur

plus de pauvres.

26:18
Locuteur

parce

26:19
Présentateur

que les amis j'adore vos applaudissements d'il y a un instant.

26:27
Locuteur

Vous

26:27
Présentateur

vous rappelez la fois où Macron avait dit j'espère que la jeunesse de mon pays rêve d'être milliardaire.

26:34
Locuteur

Eh

26:35
Présentateur

oui. Et alors moi j'avais dit non moi j'espère pas ça parce que c'est immoral d'être milliardaire. Et on m'a dit mais qu'est-ce qu'il

26:44
Locuteur

y a

26:44
Présentateur

d'immoral ? Comment tu peux ne pas savoir ? Comment tu peux ne pas savoir que l'accumulation que tu fais se fait au détriment des autres ? Enfin il n

26:53
Locuteur

'y a

26:53
Présentateur

pas besoin d'être un aigle pour le comprendre. Non mais je dis tout ça parce que vous savez il y a les débats entre gens de bonne compagnie. Alors ils disent oui alors vous n'aimez pas les riches et alors il y a toujours quelqu'un qui est très intelligent pour dire moi c'est pas le fait qu

27:11
Locuteur

'il

27:11
Présentateur

y

27:11
Locuteur

a

27:11
Présentateur

des riches qui me font ce problème c'est qu'il y

27:13
Locuteur

a

27:13
Présentateur

des pauvres. Et tu es obligé de dire tu vois pas le rapport entre les deux ?

27:17
Locuteur

Tu

27:17
Présentateur

vois pas que bon ben c'est mécanique. Par conséquent on a lancé ça et moi bon les copains ont trouvé cette idée de dire on va interdire les milliardaires c'est drôle bon la pauvre bête non c'est la pauvreté qu'on va éradiquer donc organiser les choses différemment c'est pas si compliqué que ça à faire c'est une affaire d'impôt c'est une affaire de succession tout ça ça se calcule c

27:43
Locuteur

'est bien organisé

27:44
Présentateur

puisqu'on parle de succession parlant héritage d'ici 2040 9000 milliards d'euros de patrimoine devraient être transmis pour endiguer la société des héritiers vous avez mis dans le débat une taxe à 100% sur les successions au delà de 12 millions 12 millions on se demandait c'était pas déjà un peu beaucoup en fait

28:09
Locuteur

non

28:10
Présentateur

mais

28:11
Locuteur

j

28:12
Présentateur

'adore cette histoire parce que quand on parle d'héritage les amis

28:16
Locuteur

il

28:16
Présentateur

faut savoir qu'on est dans le fantasme

28:19
Locuteur

je

28:19
Présentateur

me rappelle d'une émission de télé à laquelle je participais il y a bien longtemps le gars c'était un humoriste monsieur Timcitte et il m'avait dit monsieur Mélenchon vous voulez tout prendre la petite maison on voudrait la passer à l'héritier alors d'un coup on aurait tous sorti de notre mouchoir pour pleurer sur la petite maison mais la vérité c'est qu'aucune petite maison ne sera saisie pourquoi

28:39
Locuteur

?

28:39
Présentateur

aujourd'hui 37% des gens n'ont aucun héritage donc ils ne sont pas concernés par ce débat mais 37% 87%

28:52
Locuteur

ne

28:53
Présentateur

payent rien du tout parce qu'ils arrivent à 100 000 euros aujourd'hui la moyenne de ceux qui héritent c'est par famille il y a le plus souvent deux enfants et plus donc tout héritage vous le divisez par deux

29:06
Locuteur

et

29:06
Présentateur

quand vous divisez par exemple la petite maison à 300 000 euros c'est pas à Paris mais la petite maison à 300 000 euros divisé par deux égale 150 000 150 000 tu ne payes pas d'impôts dessus alors il faut attendre d'être

29:20
Locuteur

à

29:21
Présentateur

1% de la population pour tomber sur des gens qui ont un héritage de 4 millions d'euros et comme je ne sais par quelle faiblesse nous avons encore monté la barre on a dit à partir de 12 millions on prend tout alors j'adore le mot on prend tout parce que

29:39
Locuteur

c

29:42
Présentateur

'est provoquant

29:42
Locuteur

c

29:43
Présentateur

'est fait pour ça

29:44
Locuteur

vous

29:45
Présentateur

savez sinon toutes les lois du capitalisme l'organisation de la société la manière de vivre dans le capitalisme tout est présenté comme un état de nature

29:54
Locuteur

c

29:55
Présentateur

'est comme ça ça ne peut pas être autrement allons et quand tu dis on prend tout un souffle glacé passe sur les gens

30:02
Locuteur

on

30:02
Présentateur

prend tout voilà les communistes qui arrivent bon alors à qui on prend tout 0,1% de la population totale du pays chaque fois qu'il y en a un

30:16
Locuteur

chaque

30:17
Présentateur

fois qu'il y en a un qui vient me chercher je lui dis t'es dans les 0,1% toi alors pourquoi tu pleures si tu y es pas alors attends je termine

30:24
Locuteur

pas

30:24
Présentateur

que 0,1% qu'est-ce que ça donne 0,1

30:27
Locuteur

% et

30:28
Présentateur

bien avec ce 0,1% je vous finance l'allocation autonomie des jeunes de 18 à 24 ans tous les jeunes

30:37
Locuteur

tous

30:38
Présentateur

les jeunes

30:40
Locuteur

alors les

30:41
Présentateur

pleurnicheries ça va un temps

30:44
Locuteur

il

30:45
Présentateur

y a la réalité c'est à quoi correspondent ces sommes voilà à quoi ça correspond l'équivalent d'une allocation autonomie pour toute la jeunesse de 18 à 24 ans voilà je préfère faire une société un peuple qui hérite de la société que de faire une société d'héritier voilà ce que j'ai à dire

31:07
Invité

le fil conducteur de la discussion ça montre que chaque réforme devra être arrachée face au capital

31:13
Locuteur

à

31:14
Invité

quel point vous comptez sur le mouvement social et les syndicats avec qui vous avez pas toujours eu de très bonnes relations pour avoir le rapport de force face au capital en cas de victoire à la présidentielle

31:24
Locuteur

ouais on

31:28
Présentateur

n

31:28
Locuteur

'est

31:28
Présentateur

pas par moi je suis un héritier d'une époque politique vous savez que je sors pas de l'oeuf

31:36
Locuteur

donc

31:36
Présentateur

je sais une chose

31:39
Locuteur

si

31:39
Présentateur

on gagne

31:40
Locuteur

et

31:41
Présentateur

qu'on recommence

31:43
Locuteur

comme

31:44
Présentateur

on a fait en 1981 tous au garde-à-vous en attendant les consignes

31:48
Locuteur

il

31:49
Présentateur

se passe rien il n'y a pas de mobilisation populaire alors l'adversaire se redéploiera

31:55
Locuteur

c

31:55
Présentateur

'est la raison pour laquelle si nous marquons cette étape extraordinaire

32:01
Locuteur

il

32:01
Présentateur

faudra immédiatement non pas que le peuple soutienne le gouvernement

32:07
Locuteur

en

32:07
Présentateur

quoi ça consiste vous pouvez me dire vous vous levez le matin et vous dites je soutiens le gouvernement puis vous allez au boulot

32:13
Locuteur

donc

32:13
Présentateur

ça peut pas être ça le sujet c'est participe

32:17
Locuteur

à

32:17
Présentateur

la lutte pour transformer de fond en comble la société

32:21
Locuteur

oui

32:23
Présentateur

ben vous applaudissez

32:24
Locuteur

et

32:27
Présentateur

cochons qui s'en dédient

32:28
Locuteur

parce

32:30
Présentateur

qu'on va avoir besoin de ça la vérité c'est que

32:33
Locuteur

toute

32:34
Présentateur

la société française

32:36
Locuteur

doit

32:37
Présentateur

connaître une phase de révolution citoyenne c'est à dire qu'on doit retrouver l'intervention populaire le contrôle populaire la défense de la révolution citoyenne

32:48
Locuteur

quand

32:49
Présentateur

je vous ai proposé de faire des éco-régions la première fois personne ne s'en est rendu compte c'est comme ça que je fais

32:55
Locuteur

dans

32:55
Présentateur

chaque discours je mets un truc puis le coup d'après je le développe puis le coup d'après il y

32:59
Locuteur

a

32:59
Présentateur

un facho qui se rend compte et qui monte une campagne un mort contre moi et ça finit par marcher

33:04
Locuteur

et

33:05
Présentateur

bien ce que je veux vous dire c'est que la conjonction de la crise écologique et de la crise sociale nécessite et du capitalisme nécessite que nous ayons une réorganisation de l'état

33:18
Locuteur

c

33:18
Présentateur

'est à dire qu'il doit se tourner vers de nouveaux objectifs et pour ça nous supprimerons les anciennes régions pour créer les nouvelles régions et ce à quoi nous avons à faire face

33:29
Locuteur

ce

33:29
Présentateur

sont des tâches qui par nature remettent en cause un modèle agricole un modèle économique quand vous dites les éco-régions vont s'occuper de l'air de l'eau de la qualité de la terre des mobilités et des maladies c'est à dire de la question du bien commun qui est notre santé à chaque fois

33:48
Locuteur

vous

33:49
Présentateur

touchez la nécessité d'une transition pour passer de l'état actuel du rapport capitaliste dans la société à une autre forme d'organisation de la société laquelle c'est celle que nous allons faire avancer ensemble voilà pourquoi je veux dire que la première responsabilité elle est pour ceux qui gouvernent nous devons mettre en place immédiatement les chantiers qui transforment la réalité de l'état et de la relation sociale à l'intérieur du pays virgule et qu'ensuite

34:19
Locuteur

en

34:19
Présentateur

même temps on a besoin d'une implication populaire de masse après comptez pas sur moi pour vous dire ce que doivent faire les syndicats parce qu'à chaque fois ça me vaut des histoires donc motus et bouche cousue c'est clair que la structure de base du syndicat c'est la section syndicale d'entreprise et l'autre structure qui nous importe c'est la branche dans l'industrie la branche en général le commerce la métallurgie etc etc c'est deux types de structures syndicales qui ont un rôle décisif parce que c'est eux c'est elles qui sont accrochées au terrain évidemment bien sûr que nous nous comptons sur le fait que ça se mette en mouvement et je crois que vous le ferez d'ailleurs il n

34:59
Locuteur

'y a

34:59
Présentateur

qu'à voir comment vous m'avez accueilli à l'instant

35:01
Locuteur

on

35:03
Présentateur

a vu que t'as dit on est prêt

35:07
Locuteur

qui

35:07
Présentateur

c'est qui a dit on est prêt lève la main quand on

35:10
Locuteur

te

35:10
Présentateur

voit

35:11
Locuteur

qui

35:11
Présentateur

c'est alors t'as peur voilà elle a dit on est prêt

35:20
Locuteur

on

35:20
Invité

a vu qu'une partie de la campagne dans cette rentrée s'est focalisée sur des thèmes imposés par l'extrême droite notamment la question du port du voile porté par le RN et l'interdiction du port du voile

35:30
Locuteur

on

35:30
Invité

a eu un retour de la polémique sur la baïa également comment on évite de s'enfermer dans le piège identitaire de l'extrême droite

35:37
Présentateur

écoute pardon je me permets de tutoyer ce qui est déjà pas bien pardon écoutez moi je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites la campagne n'est pas dominée par les thèmes de l'extrême droite la campagne est dominée par nos thèmes

35:50
Locuteur

et

35:50
Présentateur

il n

35:51
Locuteur

'y

35:51
Présentateur

a pas besoin pour moi ce n

35:52
Locuteur

'est

35:52
Présentateur

pas un piège

35:53
Locuteur

ce

35:54
Présentateur

n

35:54
Locuteur

'est

35:54
Présentateur

pas un piège ils se sont fourrés dans une histoire de fou le peuple français n'est pas ce qu'on croit le peuple français n'est pas raciste dans sa main le peuple français ne veut pas enlever les voiles alors allez allez fasciste parlez du voile parlez de la baïa et vos autres idioties

36:12
Locuteur

parce

36:13
Présentateur

que la masse du peuple français elle vit dans les problèmes de santé les problèmes de salaire et tout le monde le sait que tout ça est fait pour jeter du venin pour diviser les gens entre eux par leur religion ou pas leur religion depuis quand foulard est à lui seul un étendard allez fachos continuez vous nous rendez service regardez

36:38
Locuteur

moi

36:39
Présentateur

on m'interdit à juste titre d'entrer directement sur X tu vois

36:44
Locuteur

on

36:44
Présentateur

ne peut quand même pas dire qu'il n'y

36:45
Locuteur

a

36:45
Présentateur

pas de prise de ces thèmes là on a vu l'extrême droite grappiller évidemment aux dernières dernières élections mais y compris dans à la fois dans le débat public ces thèmes ces questions infusent infusent parmi parmi les citoyens les électeurs non

37:04
Locuteur

? mais

37:04
Présentateur

moi je

37:05
Locuteur

j

37:06
Présentateur

'ai pas moi je donne le point de vue d'un militant

37:09
Locuteur

et

37:10
Présentateur

d'un militant avec une longue j'ai fait que ça toute ma vie militer politiquement donc je te dis au pif comme ça leur affaire ne marche pas comme elle marchait à un autre temps avec leur bande qui passe dans la rue et qui casse la figure à tout le monde avec les assassins qu'il y

37:25
Locuteur

a

37:25
Présentateur

parmi eux avec les complicités qu'il y a dans des services de l'état tout le monde est exaspéré de voir ça on ne supporte pas de voir la France dans cet état là je vous le dis des milliers de gens alors qu'est-ce qui se passe

37:39
Locuteur

?

37:40
Présentateur

évidemment

37:41
Locuteur

là

37:41
Présentateur

où tu as raison c'est que la société se polarise d'un côté il y a nous les collectivistes et de l'autre côté il y a eux les fascistes ou les suprémacistes parce que j'aime mieux qu'on dise suprémaciste parce qu'il y a des variétés parmi eux

37:57
Locuteur

mais

37:57
Présentateur

toutes ont le même principe

38:00
Locuteur

les

38:00
Présentateur

uns dominent les autres

38:01
Locuteur

c

38:02
Présentateur

'est-à-dire ceux qui sont riches dominent ceux qui ne sont pas les hommes dominent les femmes les êtres humains dominent la nature il est tout le temps question de dominer ils n'arrivent pas jusqu'à leur esprit et fusent de force ils n'arrivent pas jusqu'à leur esprit la relation d'une société de solidarité qui nécessite pour qu'elle puisse fonctionner une société d'égalité ces concepts-là sont liés pour nous et de même à l'inverse pour eux et puis il y a plein de gens

38:30
Locuteur

les

38:31
Présentateur

plus anciens comme moi vous le savez plein de gens qui ne savent plus où ils habitent

38:36
Locuteur

alors

38:36
Présentateur

ils étaient de droite

38:38
Locuteur

alors

38:38
Présentateur

des fois au plus gaullistes comme ça c'était plus fréquentable et puis d'autres ils ne savaient pas bien et puis certains ils disaient nous on n'est ni de gauche ni de gauche mais pas vraiment de droite

38:53
Locuteur

et

38:54
Présentateur

tous ces gens aujourd'hui ils sont perdus ils regardent et je vais vous dire ils n'ont pas envie de se battre avec les gens dans la rue à propos de foulard

39:03
Locuteur

et

39:04
Présentateur

ils écoutent ce qu'on dit quand on leur dit la santé que les maladies qui accablent notre pays le diabète le cancer

39:13
Locuteur

les

39:13
Présentateur

maladies du coeur sont des maladies politiques qui résultent de la malbouche parce qu'on ne peut pas bien bouffer résultent des pesticides alors ils entendent ce qu'on leur dit

39:25
Locuteur

et

39:26
Présentateur

je vois plein de gens

39:28
Locuteur

qui

39:28
Présentateur

trouvaient que Mélenchon était exagéré et qui disent maintenant bon quand même ça ne peut plus durer comme ça et bien celui ou celle qui dit que ça ne peut plus durer comme ça il fait un pas dans notre direction et ce que je vous dis c'est qu'on a intérêt à les gagner

39:43
Locuteur

par

39:43
Présentateur

les idées

39:44
Locuteur

par

39:45
Présentateur

les propositions

39:47
Locuteur

pas

39:47
Présentateur

par l'insulte je me réjouis de voir comme ils me maltraitent sur X

39:52
Locuteur

et

39:52
Présentateur

c'est toujours à propos de mon âge

39:54
Locuteur

et

39:55
Présentateur

à force de lire leur truc je me dis mais comment ils traitent leurs propres parents ceux-là

39:59
Locuteur

comment

40:00
Présentateur

ils osent parler de quelqu'un qui à mon âge ils disent à l'EHPAD

40:05
Locuteur

comme

40:06
Présentateur

si c'était le bagne ou la prison ou la poubelle regardez comme ces gens sont dégénérés moralement autant que politiquement

40:14
Locuteur

alors voilà

40:16
Présentateur

mon idée c'est qu'on est fort

40:17
Locuteur

par

40:18
Présentateur

nos propositions

40:19
Locuteur

il

40:19
Présentateur

s'agit donc de mettre les questions sociales et économiques et écologiques pardon au coeur de la campagne alors pour l'heure dans l'état du rapport de force de nombreux sondages vous qualifient désormais au second tour face au RN justement

40:38
Locuteur

mais

40:38
Présentateur

il y a un mai

40:39
Locuteur

il

40:43
Présentateur

y a quand même un mai je ne sais pas si vous allez m'entendre mais je vais poser ma question

40:47
Locuteur

je

40:59
Présentateur

disais

40:59
Locuteur

ces

41:00
Présentateur

mêmes sondages

41:01
Locuteur

si

41:03
Présentateur

vous m'entendez mais ces mêmes sondages vous donnent aussi battu par Marine Le Pen alors il nous reste pas beaucoup de temps

41:16
Locuteur

attendez

41:17
Invité

parce que la question est importante

41:19
Locuteur

c

41:19
Invité

'est pas qu

41:19
Locuteur

'on

41:19
Invité

puisse la poser

41:23
Locuteur

ouais

41:23
Présentateur

parce que je le disais à l'instant mais personne n'a entendu je pense il y a

41:29
Locuteur

il

41:29
Présentateur

y a quand même un mai parce que ces mêmes sondages pour l'heure vous donnent battu par Marine Le Pen alors la question

41:37
Locuteur

ce

41:37
Présentateur

sont les sondages la question c'est qu'est-ce que vous répondez à ceux qui à gauche surtout en particulier ceux qui nous intéressent ne croient pas que vous puissiez l'emporter face à l'extrême droite en cas de second tour bah écoutez

41:54
Locuteur

il

41:56
Présentateur

fallait déjà arriver jusqu'à ce point là

41:59
Locuteur

mais

41:59
Présentateur

écoutez moi les amis je réponds à votre question

42:03
Locuteur

il

42:04
Présentateur

y a eu une bascule qui s'est produit tous ceux qui militent ici le savent

42:08
Locuteur

qu

42:09
Présentateur

'est-ce qui s'est passé

42:10
Locuteur

jusqu

42:11
Présentateur

'à la veille

42:12
Locuteur

de

42:13
Présentateur

Saint-Denis l'ambiance à gauche était toute éperdue

42:17
Locuteur

et

42:17
Présentateur

puis

42:18
Locuteur

il

42:19
Présentateur

aura suffi qu'on lève le fanal de combat

42:21
Locuteur

et

42:22
Présentateur

qu'on s'y porte soi-même avec vigueur avec force détermination sans baisser les yeux pour que l'appel soit entendu et que des masses de gens se disent oui je suis d'accord ou un peu ou moyen ou très beaucoup d'accord avec eux

42:39
Locuteur

mais

42:40
Présentateur

j'y vais

42:41
Locuteur

et

42:42
Présentateur

c'est le rassemblement de Saint-Denis de 26 000 ou 30 000 personnes qui a opéré une bascule dans l'opinion

42:51
Locuteur

ce

42:51
Présentateur

n'est pas moi

42:53
Locuteur

j

42:54
Présentateur

'y ai pris ma part

42:56
Locuteur

ce

42:56
Présentateur

n'est pas seulement le mouvement assoumis

42:59
Locuteur

c

42:59
Présentateur

'est bien sûr le magnifique discours d'Annie Ernaud

43:02
Locuteur

le

43:03
Présentateur

discours

43:04
Locuteur

d

43:06
Présentateur

'Éric Vuillard

43:07
Locuteur

mais

43:08
Présentateur

l'essentiel ce jour-là c'était les gens qui étaient venus qui avaient rempli les métros et les RER et qui tout d'un coup se sont mis à crier

43:18
Locuteur

on

43:19
Présentateur

va gagner

43:20
Locuteur

et

43:20
Présentateur

en un instant

43:24
Locuteur

le

43:25
Présentateur

sentiment politique

43:27
Locuteur

s

43:27
Présentateur

'est retourné dans les esprits

43:29
Locuteur

et

43:30
Présentateur

ceux qui dans cette salle sont des syndicalistes

43:32
Locuteur

ils

43:33
Présentateur

nous ont appris une règle de base

43:35
Locuteur

la

43:36
Présentateur

force va à la force

43:37
Locuteur

et

43:38
Présentateur

c'est parce que nous avons montré notre détermination et les gens l'ont montré voilà pourquoi la situation a basculé et maintenant je fais le pari que sauf incident de parcours cette dynamique-là ne peut plus être éteinte c'est pourquoi de manière un peu audacieuse et un peu taquine j'ai dit la primaire est finie à ce moment-là c'est ça que je voulais dire

44:03
Locuteur

alors on

44:05
Présentateur

me pose la question

44:08
Locuteur

vous

44:08
Présentateur

savez cette histoire de deuxième tour

44:11
Locuteur

je

44:11
Présentateur

vais dire une méchanceté mais ça ne va pas viser l'humanité

44:15
Locuteur

c

44:15
Présentateur

'est un problème de journaliste il

44:17
Locuteur

faut

44:17
Présentateur

bien qu

44:17
Locuteur

'il

44:17
Présentateur

s'occupe avec quelque chose

44:18
Locuteur

alors

44:19
Présentateur

comme ils ne peuvent pas passer leur temps à dire mais comment ce type qu'on disait mort lui et ses copains est revenu nous casser les pieds et risque en plus de nous prendre ce qui compte le plus le pouvoir

44:30
Locuteur

alors

44:30
Présentateur

on a inventé le fait que je suis un homme rejeté voire haï par une majorité de français mais même dans leur propre sondage ils ont trouvé d'autres têtes à claques que la mienne alors que faut-il faire mais se battre c'est tout qu'est-ce qu'on a est-ce qu'on a jamais fait autrement on va se battre et si nous faisons un bon premier tour très dynamique très fort qui entraîne pas par l'exclusive par les engueulades ou je sais pas quoi qui entraîne parce que les gens se disent ah ceux-là ils savent où ils vont ils savent ce qu

45:04
Locuteur

'ils

45:04
Présentateur

vont faire comme on a dit nous sur tous les tons c'est carré alors si on passe cette barre qu'on arrive dans ces conditions on emportera tout vous verrez parce que contrairement à ce qu'ils racontent si ce qu'ils fabriquent avec leur sondage a une quelconque valeur scientifique alors scientifique laissons tomber mais disons approximative et bien je leur dis la chose suivante

45:27
Locuteur

si

45:28
Présentateur

le taux de report

45:30
Locuteur

du

45:31
Présentateur

reste de la société vers les candidats insoumis est le même à l'élection présidentielle qu'il a été en 2024 alors le résultat prévisible c'est 50-50 à cette heure-ci

45:44
Locuteur

vous

45:45
Présentateur

avez bien compris

45:47
Locuteur

si

45:47
Présentateur

vous reportez sur

45:49
Locuteur

le deuxième tour c'est

45:51
Présentateur

50-50 alors c'est maintenant qu'il faut y aller

45:59
Invité

puisqu'on projette dans le second tour on se tourne aussi vers les législatives 2026 vous avez conditionné la question l'alliance à gauche aux législatives à un accord plus large qui comprenait la présidentielle sans succès il y a plusieurs candidats à gauche et il n

46:13
Locuteur

'y

46:13
Invité

a pas d'accord pour les législatives est-ce que cet accord est toujours d'actualité est-ce qu'il est toujours possible selon vous

46:20
Locuteur

pour

46:20
Invité

avoir une majorité

46:21
Locuteur

parlementaire pour prendre votre pays

46:22
Présentateur

je vous réponds franchement il y

46:24
Locuteur

a

46:24
Présentateur

eu des dégâts quoi on a fait en 2022

46:31
Locuteur

on

46:31
Présentateur

a fait ce qu'il fallait c'était la nupesse

46:34
Locuteur

ça

46:34
Présentateur

s'est brisé sur les révoltes urbaines

46:37
Locuteur

nos

46:37
Présentateur

alliés nous ont dit ah non on a d'autres valeurs que vous parce que je refusais de dire je ne

46:43
Locuteur

sais

46:43
Présentateur

plus ce qu'il fallait que je dise le retour au calme ou je ne

46:45
Locuteur

sais

46:45
Présentateur

pas quoi et moi j'ai dit non non moi ce que je réclame c'est justice pour le gamin qui est mort et j'ai à redire je réclame justice

46:53
Locuteur

mais

46:53
Présentateur

là ça a commencé à dégénérer et puis après le ton est monté

46:58
Locuteur

et

46:58
Présentateur

puis après ça a été l'événement du 7 octobre et la diabolisation absolue du mouvement insoumis comme étant des suppôts du terrorisme et tout ça bon vous vous rappelez comment Rima a été traité et tout mes camarades et moi même

47:14
Locuteur

donc

47:14
Présentateur

camarades

47:16
Locuteur

il

47:16
Présentateur

y a eu des dégâts de fait

47:18
Locuteur

c

47:18
Présentateur

'est à dire qu'il y a des gens qui ont cru à toutes ces choses et ça les bloque par rapport à nous et à l'inverse parce qu'il faut aussi le dire

47:26
Locuteur

tous

47:26
Présentateur

ceux

47:27
Locuteur

qui

47:28
Présentateur

avaient fait l'effort

47:30
Locuteur

de

47:31
Présentateur

voter pas toujours dans la joie

47:34
Locuteur

mais

47:35
Présentateur

aussi ça leur a fait mal

47:37
Locuteur

les

47:37
Présentateur

gens qui votent ensemble avec nous c'est pas des pions

47:41
Locuteur

c

47:42
Présentateur

'est pas des choses c'est des gens qui pensent et qui ont vu

47:45
Locuteur

comment

47:46
Présentateur

en l'espace de deux ans

47:47
Locuteur

alors

47:48
Présentateur

qu'on nous avait annoncé perdant à l'élection 2024 vous vous en souvenez tous les sondages nous annonçaient perdant et pourtant avec la manière avec laquelle on s'est battu c'est nous qui avons gagné

47:59
Locuteur

mais

48:00
Présentateur

aussitôt

48:03
Locuteur

où

48:03
Présentateur

est passée la détermination

48:05
Locuteur

à

48:06
Présentateur

imposer un gouvernement

48:09
Locuteur

où

48:09
Présentateur

elle est passée

48:10
Locuteur

que

48:11
Présentateur

s'est-il passé à ce moment là

48:12
Locuteur

dix

48:13
Présentateur

jours de palabres

48:14
Locuteur

pour

48:15
Présentateur

savoir

48:15
Locuteur

qui

48:16
Présentateur

quoi comment à quelques heures près Macron arrivait

48:20
Locuteur

à

48:21
Présentateur

décréter la trêve olympique sans qu'on ait été capable d'avancer à un nom vous croyez que j'ai oublié moi je suis un militant je m'amuse pas là-dedans

48:29
Locuteur

je

48:29
Présentateur

mène une stratégie avec des moyens une volonté

48:33
Locuteur

et

48:34
Présentateur

quand on a de l'expérience on apprend de l'expérience c'est un lourd passif qui est là mais vous êtes en train de faire la décision

48:42
Locuteur

parce

48:42
Présentateur

que c'est pas moi qui ai décidé le niveau où je suis

48:46
Locuteur

dans

48:46
Présentateur

les sondages c'est vous

48:47
Locuteur

c

48:48
Présentateur

'est vous qui faites la décision donc tout dépend de vous maintenant

48:52
Locuteur

moi

48:52
Présentateur

j'en ai assez

48:54
Locuteur

et

48:55
Présentateur

je ne perdrai pas une minute

48:57
Locuteur

à

48:58
Présentateur

jouer de la mandoline sous la fenêtre de qui que ce soit bienvenue à tous ceux qui veulent entrer dans la lutte avec nous point final

49:08
Invité

la question que ça pose c'est est-ce que la gauche peut avoir une majorité parlementaire au printemps prochain sans

49:14
Présentateur

un accord mais ami imagine qu'on m'ait élu qu'est

49:17
Locuteur

-ce

49:17
Présentateur

que tu crois que je vais faire que je vais rester caché

49:21
Locuteur

ou

49:21
Présentateur

que je vais dire des paroles confuses j'irai je dirai aux gens j'ai besoin d'une majorité voter pour les députés union pour la sixième république je le ferai tous les jours

49:33
Locuteur

avec

49:34
Présentateur

les autres forces de gauche c'était ça

49:35
Locuteur

la question

49:35
Présentateur

ceux qui veulent

49:37
Locuteur

mais

49:37
Présentateur

attendez

49:40
Locuteur

je

49:40
Présentateur

veux dire les choses mais bien franchement

49:43
Locuteur

en

49:43
Présentateur

ce moment déjà il y

49:44
Locuteur

a

49:44
Présentateur

un problème nous on fait campagne électorale

49:48
Locuteur

ici

49:48
Présentateur

j'apprends rien à personne qu'est-ce que c'est une campagne électorale c'est beaucoup de boulot tu vas au porte-à-porte tu parles à quelqu'un qui au début t'aimes bien est content de te voir ou est pas content de te voir du tout

49:59
Locuteur

et

49:59
Présentateur

puis il y a des questions et puis c'est difficile parce qu'on ne comprend pas tout monsieur Mélenchon qu'est-ce que vous voulez faire vous ne voulez plus qu'on paye les dettes on ne comprend pas bref c'est ça faire campagne électorale expliquer expliquer expliquer convaincre rassurer il y en a là-dedans qu'on fait le programme commun dans le passé bon on allait au porte-à-porte et les gens disaient ah c'est bien vous y croyez et puis ils disaient mais vous êtes alliés avec les communistes vous ah oui oui oui oui ça se passe bien on est assez content ah oui d'accord mais ils ne croient pas en Dieu alors nous on

50:29
Locuteur

ne vote pas contre Dieu

50:30
Présentateur

voilà c'est ça faire campagne électorale c'est beaucoup d'efforts camarades et eux pendant ce temps ils font un congrès ils ont droit pour savoir s'ils sont pour contre pour la rupture pas pour la rupture la rupture avec elle est fille sans elle est fille écoutez le temps qu'ils aient fini de décider on respecte ce qu'ils font faites ce que vous voulez on fait campagne et là tu me poses la question est-ce que la gauche j'en sais rien je ne

50:53
Locuteur

suis

50:53
Présentateur

pas la gauche moi d'abord qu'est-ce que c'est la gauche qui c'est qui est pour moi qui est-ce qui est à gauche celui qui pratique un programme de gauche celle qui applique un programme de gauche celle qui le défend voilà alors

51:05
Locuteur

je

51:06
Présentateur

biaise pas

51:07
Locuteur

je

51:08
Présentateur

ne

51:08
Locuteur

suis

51:08
Présentateur

pas en train de biaiser je fais la réponse que je peux faire aujourd'hui nous n'avons qu'une chose à faire c'est campagne tout ce qui sera gagné à la conviction de gauche au programme l'avenir en commun ça sera gagné en toute hypothèse pour le premier comme pour le deuxième tour il faut faire campagne

51:28
Locuteur

alors le

51:30
Présentateur

temps passe très vite et on arrive au terme de ce débat il va me rester juste à vous remercier de votre présence de votre présence à toutes et tous évidemment sur cette question de la gauche et de tous les thèmes qu'on a abordés le débat va être amené à se poursuivre pendant les trois jours de fête avant de se poursuivre évidemment dans les mois dans les mois qui viennent merci beaucoup à tous et puis restez restez tous ici parce que les débats se poursuivent sur l'agora de l'humanité merci

52:06
Locuteur

Jean

52:07
Présentateur

-Luc Mélenchon merci

52:14
Locuteur

merci

52:14
Présentateur

à Jean-Luc Mélenchon merci à Julia Mlawi

52:20
Locuteur

merci

52:21
Présentateur

merci merci

52:24
Locuteur

à

52:25
Présentateur

tous

52:25
Locuteur

merci on

52:33
Présentateur

a encore beaucoup de choses ce soir

52:35
Locuteur

merci