Gabriel Attal Edouard Philippe... Emmanuel Macron lâché par les siens|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc Édouard Philippe a appelé ce matin une élection présidentielle anticipée pour le maire du Havre. Candidat à l'élection présidentielle, faut quand même le souligner. Il ne veut pas de des parts brutal du président mais pour lui la solution et bien c'est ceci, c'est ce qu'il présente.
Regardez, écoutez. crois qu'il doit prendre une initiative et il me semble qu'il s'honorerait si par exemple il proposait un nom de premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget de faire adopter ce budget et qu'à l'issue il organise une élection présidentielle anticipée la sortie de crise c'est sur lui qu'elle repose et qu'il faut qu'il soit à la hauteur du mandat incroyablement exigeant que les Français lui ont donné deux fois élection présidentielle anticipée de quoi parle-t-on on va poser toutes les bases avec Valérief devant cet écran bienvenue parce que ce sera votre première Valérie. Bien vous allez voir tout va bien se passer tout d'abord il faut qu'on s'interroge.
Il y a-t-il eu des précédents en la matière dans notre pays Valérie ? Alors il y a trois cas d'émission destitution empêchement. L'un ne s'est jamais produit c'est la destitution.
La démission ça s'est déjà produit. En 1969, le général de Gaulle a quitté ses fonctions après avoir essuyé un nom lors du référendum sur la réforme du Sénat et la création de région. Et puis il y a l'empêchement.
Celui-là on le connaît aussi comme cas, c'est en 1974. George Pompidou meurt après une longue maladie qui a été cachée aux Français. Et comment ça se passe ?
Alors dans ces trois cas, il y a quelqu'un qui assure la fonction d'intérim. C'est le président du Sénat. 2e personnage de l'État pendant au moins 20 jours pour l'organisation de l'élection dans le cas qui nous occupe ce serait Gérard Larch 76 ans.
Le scrutin doit avoir lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus après le départ du président. C'est un délai très court. Et quelles sont les conséquences qu'on peut imaginer ?
Alors, on parle des conséquences institutionnelles. Avec un nouveau président ou une nouvelle présidente, il y aurait très certainement 10 solutions et donc des nouvelles élections législatives. Elles doivent être organisées au moins 20 jours après leur convocation et 40 jours au plus.
Mais ces élections successives présidentielles plus législatives provoquer peut-être un petit embouteillage. C'est ce que nous révèle un indiscret de la tribune dimanche qui nous dit qu'il faudrait dans ce cas peut-être décaler les municipales parce qu'il y aurait pénurie et de papier et d'isoloir. Formidable Valérie Nataf.
Merci beaucoup. Je vous pose la question. Est-ce que pour vous on a là sous nos yeux un tournant ?
Est-ce que un tabou vient d'exploser en vol ? résu bah c'est un tournant du point de vue de d'Edouard Philippe dans sa trajectoire pour le la campagne présidentielle et il faut s'interroger sur la raison c'est un tournant pour le le la fissuration je sais pas quel terme ou l'explosion ou l'implosion du de ce qu'on appelait encore il y a quelques heures le bloc central entre Atal et Édouard Philippe. Là c'est vraiment on sait plus où on est. est complètement fragmenté euh sur le président de la République lui-même, de ce que l'on en connaît à titre personnel de ce que j'en connais, c'est pas du tout du tout du tout du tout sa nature h de de démissionner.
Il faudrait vraiment qu'il soit acculé. Alors, il est un peu acculé par les sondages. C'est vrai que maintenant il y a de plus en plus de français.
On va voir l'impact de ce qu'a dit Édouard Philippe, mais on est au 2 tiers à peu près qui qui souhaite la démission. C'est déjà beaucoup. Voilà. sur juste un mot sur Édouard Philippe, je je lui vois deux raisons.
Euh d'abord, il il pense qu'il y a aucune bonne solution et que il faut prendre la moins mauvaise. Alors, il considère que ce serait la moins mauvaise, qu'on gagnerait du temps, ça éviterait une dissolution. Voilà.
Et deuxièmement, sans doute est-il le plus le mieux préparé dans le calendrier. Eux, dans son entourage, on dit il a son programme, ça y est, il appuie sur le bouton, il a ses cinq grandes propositions et cetera. Voilà.
Après, on peut pas dire Marine Le Pen disait ça passe crème avec Edouard Philippe, non, les réactions sont pas bonnes, y compris dans le dans le bloc central et même voilà même à Horizon, il y a quelques voix qui contestent quand même cette initiative. Alors Frédéric Dab, je viens vers vous dans un instant et puis je le promets aux téléspectateurs, on va vous entendre vous les Français, on vous attendu le micro aujourd'hui. Donc on va vraiment s'arrêter dans un instant sur ces points.
Messieurs les anciens ministres et je vais commencer par vous Guillaume Gasparian, ancien ministre sous Emmanuel Macron. Bon, je vais être un peu direct. Il est lâché par tous désormais.
Vous êtes tous en train de le lâcher ou pas le président Emmanuel Macron ? On écoutera quelques déclarations dans un instant. En fait, moi je considère que le problème, il vient pas de l'Élysée, il vient du palais Bourbon, il vient de l'Assemblée nationale, il vient des groupes politiques et il vient des partis politiques.
Et je trouve que euh cette insistance à aller chercher à l'Élysé le problème alors que le premier des problèmes, il concerne nous tous députés, groupe, parti politique, c'est un peu cocasse. D'autant plus que dans d'autres pays européens, quand il y a pas de majorité et quand il y a un problème parlementaire, on demande pas la la démission du chef de l'État. Et il y a plein de pays où on ne demande pas la démission du chef de l'État quand il y a un blocage parlementaire.
Et donc je trouve que les députés s'exonèrent un petit peu de leur responsabilité. Les partis s'exonent de leur responsabilité. Les groupes s'exonèrent de leur responsabilité en allant chercher ailleurs alors qu'ils ont les clés de la réponse qui est de se mettre d'accord et d'essayer de trouver un chemin ensemble.
Même si c'est difficile, mais à un moment enfin enfermez-les dans une pièce, vous les mettez sans eau, sans sans sans de quoi manger et voilà et à un moment vous allez voir qu'en 24 he la f blanche elle va sortir. Mais un moment pense que notre responsabilité dernier trouver, je vais vous expliquer, je vais vous expliquer pourquoi parce que certains du premier cercle du premier jour de la première ligne d'Emmanuel Macron, ceux qu'on voyait dans la cour de l'Élysée marchait avec lui pour célébrer sa victoire se sont exprimés pour dire quoi ? et bien qu'il y avait un souci du côté de l'Élysée.
Regardez, c'est en prenant des décisions à cont-temps qu'il s'est placé dans cette situation. Il n'avait pas à dissoudre. La dissolution, on l'utilise pour régler une crise politique.
On l'utilise pas pour déminer je ne sais quoi ou à sa convenance personnelle. Vous comprenez ? Quand on est quand on est chef de l'État, on ne se sert pas des institutions, on les sert.
Depuis la dissolution qui est en elle-même une décision incompréhensible. Euh bah en fait les décisions ont le plus souvent donné le sentiment d'au contraire ne pas vouloir partager le pouvoir alors que tout dans les résultats de la dissolution de 2024 invite quand même à partager le pouvoir y compris avec des forces politiques qui ne faisaient pas partie de la majorité auparavant. Faut admettre que en 2024 euh le camp du président de la République a perdu les élections et au fond depuis ce moment de tricoter euh des schémas politiques qui manifestement ne correspondent pas à la logique de nos institutions et au fond ça nous amène euh de proche en pranche à la situation qu'on est en train de vivre là.
L'annonce de la présence de Bruno Le maire dans le gouvernement. Alors, je vais vous dire quelque chose. Heureusement qu'on n pas la tour Effel parce qu'on serait tombé à la renverse.
Non, mais on est un certain nombre à avoir été stupéfait. On parle de ceux qui prenaient la défense parfois quoi qu'il en coûte coûte que coûte du président. J'insiste.
Il y a un problème Emmanuel Macron aujourd'hui. Mais qui est le problème c'est Emmanuel Macron aujourd'hui. Encore une fois, je trouve assez curieux de systématiquement s'exonérer de ses propres responsabilités quand on a responsabilité quand même.
Non mais attendez, moi je l'ai vécu la dissolution, je l'ai pas soutenu. Enfin, je veux dire, je l'ai vécu en tant que ministre du logement. coup ça a coupé ça a coupé les ailes d'un certain nombre de projets qui étaient en cours.
Je veux dire, j'en suis une des premières victimes. He la dissolution. Donc ne comptez pas sur moi pour expliquer que ça été une merveilleuse décision mais je crois que d'ailleurs le président lui-même a reconnu que çaavait pas apporté la clarification qu'il espérait.
Donc un président comme tout homme, comme toute femme, ça prend de bonnes décisions parfois ça fait des erreurs que la bonne décision ce serait de partir désormais. Moi je pense que la bonne décision, elle relève encore une fois des partis et des groupes qu'ils se mettent dans une salle, qu'ils se mettent d'accord sur un chemin et qu'ils règlent leurs propres problème. On a une assemblée qui a été élue il y a un peu plus d'un an, il y a eu une participation record à l'époque.
Là, retourner devant les Français en expliquant bah voilà, vous avez élu des gens mais ils sont incapables de se mettre d'accord. Ils se tabassent du matin au soir et du soir au matin, ils vont sur les plateaux, ils s'engueulent et cetera. Ça donne une image qui est catastrophique de la situation politique.
Une image déplorable que moi-même je j'en suis vraiment désolé. Je les retours terrains que nous avons ne sont pas bons parce que les gens nous jugent très sévèrement. Je pense que pour qu'il nous juge mieux, il faut qu'on se mette d'accord et un chemin est encore possible.
Alors, on va tous entrer dans la danse. Je me permets de revenir quand même sur les propos qu'on vient d'entendre parce que certains, on peut même les qualifier de grave. Édouard Philippe accuse le président d'avoir utilisé les institutions pour sa convenance personnelle.
Gabriel Atal qui a été son premier ministre qui a été un soutien quasiment de chaque instant pendant de longues années, il n'a pas voulu partager le pouvoir Yvgo. C'était c'est aussi pardonnez-moi aussi grave que ça moi je pense que elle vient de fêter ses 67 ans et qu'elle vient d'entrer en soins palliatifs. Qui ça ?
La 5e République. D'accord. et qu'au fond tout ce qu'on vit c'est le signe d'une République en train de mourir sous nos yeux et que ce sont les Français atterrés qui voient le spectacle que donne la vie politique et avec des conséquences incalculables sur notre avenir, notre économie, notre développement et qu'au fond le sujet c'est pas de savoir si c'est Matignon, si c'est les amis, je pense qu'on voit l'arrivée de Bruno Raillot pour les consultations, les parlementaires et et on est sur l'info en direct donc il faut voir l'ar arrivé de de Bruno Rotaille, je crois de comprendre.
J'essaie de dire simplement que je pense que le sujet il est plus grave et qu'au fond nous sommes à la fin d'une époque institutionnelle que les institutions que nous a légué le général de Gaulle pour d'ailleurs soigner une 4e République qui était morte sous les yeux des Français ont trouvé leurs limites et qu'il faut réinventer un modèle institutionnel. C'est d'ailleurs peut-être la seule porte de sortie et moi si j'avais un conseil à donner au président de la République qu'à Dieu ne me garde mais c'est de lui dire allons vers une une un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord pour qu'on crée une assemblée constituante et pour qu'on ouvre un débat qui est celui de l'organisation de notre pays parce que comme le dit très bien Jean-Louis Borlot, on crève de la désorganisation de notre pays et que tout ça tout ce qui se passe et tout ce jeu politique qui nous fait tous mal au cœur est en fait les conséquences d'une désorganisation ma croyez je sais pas si vous êtes en lien avec l'Élysée ou pas est-ce que vous l'êtes je vous pose la question très directement avir des échange mais j'en fais pas état sur les plateaux télép mais est-ce que selon vous il a conscience Emmanuel Macron est-ce qu'il a conscience de la situation de ce qui lui est reproché il n'a pas conscience de la difficulté politique dans laquelle on est enfin il faut être aveugle pour pas reconnaître qu'on est dans une situation de blocage avec un spectacle politique désolant et des responsables politiques qui sont sévèrement jugés par les Français. Donc je pense que tout le monde en est parfaitement conscient.
La question c'est pas juste de déplorer l'état de fait, c'est d'essayer de tracer des chemins pour sortir de la NASE, pour sortir de la situation dans laquelle on est. Je le redis, on a tous une responsabilité pour y arriver. Faut être prêt au dialogue, faut être prêt au compromis.
Et je note d'ailleurs que on n'est pas loin d'y arriver puisque le premier ministre quand il a dit "Je renonce au 493", pour moi c'était une un changement de méthode extrêmement profond qui permettait de se dire chaque groupe va pouvoir porter son idéologie et les votes feront foi sur le budget. Mais on a quand même une urgence qui est le budget au 31 décembre. On a des groupes politiques qui ne en tout cas dans leur majorité ne veulent pas de dissolution charge à eux d'ici demain soir et dans les jours qui viennent de montrer qu'ils sont capables de ne pas aboutir à un blocage complet et de trouver les chemins pour doter la France d'un budget.
Frédéric David. Oui. Alors il y a plusieurs choses dans ce qu' dans ce qu'on vient de se dire.
D'abord vous avez raison de rappeler le côté historique des propos d'Edouard Philippe de Gabriel Atal. C'est inédit sous la 5e République. Valérie tout à l'heure a montré la photo de George Pompidou.
George Pompidou, il fait l'appel de Rome en 1969. Il dit qu'en cas deé présidentielle anticipée, il sera candidat. C'est vu comme une bombe.
Là, on en est pas là. C'est pas du tout la même chose. C'est pas du tout la même chose.
Mais ça peut être rapproché mais c'est très atténué. François Mitteran, président en fin de règne, on parle de droit d'inventaire que c'était dit de manière soft après sa mort. Jos pendant la campagne parlait aussi du droit d'inventaire.
Euh Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy parle une fois de roi Fénéant mais finalement se coule dans une fin de mandat compliquée pour Nicolas Sarkozi. Là c'est du jamais vu. Pourquoi il y a cette tension-là ?
Je pense que je l' très très y modeste, je pense que notre petit sondage de la semaine dernière IFO Fiduicial pour l'opinion et sur radio a montré l'effondrement du bloc central. Il n'y avait pas eu de sondage pendant plusieurs mois. On a vu que tout ce qui est maintenant pour les Français de près ou de loin assigné, assimilé à Emma Macron est transformé en plomb.
Un Édouard Philippe qui perd une dizaine de points d'attention de vote. Gabriel Natal pareil et quand par le passé il y avait une dissociation entre un président impopulaire mais ses héritiers putatifs plus ou moins proches Édouard Philippe Gabriel qui arrivait à reprendre l'électorat des B lacronde, il avait pas ce problème. Maintenant il y a ce problème.
Troisème point et là j'ai un petit point de désaccord avec Yve. J'ai dire que faut aller vers une vers une constituante. C'est pas ce que nous disent les Français.
Le problème actuel c'est l'éclipse du politique. C'est le fait que le politique ne joue absolument plus son rôle et ne change plus la vie des français. Qu'on est dans cette paralysie depuis le 7 juillet.
Et comment le remettre en piste si ce n'est de lui offrir un nouveau paysage institutionnel ? Alors alors vous aurez l'occasion d'y revenir dans un instant. Je voudrais juste entendre la voix de juste juste juste un mot pour dire que quand on écoute attentivement ce que dit par exemple Édouard Philippe qui dit que Emmanuel Macron a utilisé les institutions pour convenance personnelle, on comprend qu'il parle de la dissolution et personne autour de cette table me semble-t-il ne considère que la dissolution fut une bonne idée.
Mais est-ce que en proposant une présidentielle anticipée, Édouard Philippe n'est-il pas lui-même en train d'utiliser les institutions à par convenance personnelle ? Il y a quelques semaines, quelques mois, il proposait, il disait que la dissolution était inéluctable. La dissolution étant possible, il va maintenant plus loin.
Je dois dire pardon, mais je trouve ces postures de présidentiable très dommageable. Moi, je suis d'accord avec Frédéric Dab. Je ne crois pas que la République soit en cause.
La Constitution de la 5e République. Moi, je crois que ce qui est en cause, c'est une certaine un certain affiissement de la fonction politique dans notre pays.
Édouard Philippe