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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 12 août 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJustice

Colombies : «On n’aurait pas des drames à répétition si on n’avait pas détruit l’autorité de l’État»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

plus facile à dire, vous n'irez qu'à faire mais faut réoccuper le terrain tout simplement mais pas le récupérer par des opérations XXL à francisou pas avec des compagnies de CRS armé comme des GO non avec des postes de police pérennes mais qui ont les moyens de leur présence qu'elle qu'elle soit dissuasive et surtout que l'on dissuade des petits malins du quartier de les attaquer et de fait ça pose un autre problème en répercussion c'est la réponse pénale. C'est-à-dire que dès lors que vous avez des individus qui commettent des agressions sur les forces de l'ordre ou les institutions publiques et qui ne sont pas condamnés ou en tout cas s'ils sont condamnés qui n'ont pas leurs peine appliqué, on en revient à l'application des peines et aux places de prison, et ben vous ne règle rien parce que après c'est une c'est une graduation dans le le le processus va pas se déplacer mais vous allez le gêner en tout cas. Bien sûr qu'il va il se déplace déjà aujourd'hui on assiste à une lubérisation du trafic c'est-à-dire que mais vous libérez en tout cas les gens qui habitent dans ces quartiers bon sang de bois d'acc non mais c'est fondamental vous recréez un lien social tous les mecs dont on parle là vous savez celui qui a été arrêté en Algérie, il a été déscolarisé à 12 ans. 12 ans.

Ils en sont tous là. Naë, ça faisait des années qu'il allait plus à l'école, qu'il conduisait des voitures et alors qu'il était mineur. On aurait pas des drames à répétition si on avait rétabli ou plutôt non si on avait pas détruit l'autorité de l'État dans toutes ces expressions.

Ça commencait par l'école. Ça c'est l'expression de la mafia. La Non non non, c'est l'expression du ren là où la mafia germe, c'est précisément là où l'État recule.

Et ben oui, on est d'accord. Oui. Et bien ça c'est l'inverse qui a commencé, c'est l'État a d'abord reculé et la nature ayant aurore la mafia mafia des poste de police de manière périne euh dans ces quartiers.

Mais d'abord il faut pouvoir récupérer, j'allais dire physiquement ces quartiers. On a beaucoup de témoignages et je pense que vous en avez encore plus que nous de policiers qui peuvent presque plus mettre les pieds dans les quartiers parce que ça devient ils sont pris pour porcibles immédiatement. à Marseille, on a vu des des scènes par ou mais moi j'allais dans ces quartierslà il y a il y a une trentaine d'années, 20 30 ans, on avait pas peur, c'était plutôt l'inverse mais il y avait pas d'armes lourde à l'époque de en face et puis vous n'aviez il y avait quand même une certaine crainte, certain respect de ce que nous représentions bien que on a connu des moments un petit peu tendus, je je vous dirais, mais ça s'est complètement dégradé au fil des années parce qu'on s'est retiré des quartiers.

À Marseille, on a fermé un commissariat sur deux. Je sais pas si vous vous rendez compte. Marseille, port international, un des premiers ports méditerranéens.

Ma la brigade que je commandais, je commandais un groupe dans les années fins des années 90 spécialisé dans les agressions sexuelles et les viols. Quand même pas rien, vous m'accorderez. Ça a été supprimé du jour du jour au lendemain pour aliment justifier comment ? pour alimenter la police de proximité de l'époque.

On nous a dit "Monsieur, faites vos bagages, choisissez un territoire sur Marseille, vous irez là-bas parce que votre brigade est supprimée du jour au lendemain alors qu'on avait arrêté deux viols en série." D'accord ? Et ensuite, vous avez eu cet enchaînement politique politicien.

C'est pour ça que dans mon bouquin, je n'épargne ni la droite ni la gauche parce qu'ils ont tous une responsabilité pour avoir géré le service public avec des tableaux Excel et une règle à calculer. Ils ont ils sont tous dans le même moule. C'est une forme de de gestion à l'emporte-pièce, en tout cas une vision ultralibérale et donc destructrice du service public.

Est-ce qu'il y a un modèle qui a qui a fait ses preuves ? Alors euh parfois sur cette antenne, certains euh prennent dans en modèle le Salvador. On n'est pas bien sur le Salvador, [rires] mais ce qui m'intéresse dans dans le dans le dossier du Salvador, c'est qu'il y a des résultats.

Alors après, on peut parler de la méthode, il y a beaucoup à redire. On pourrait pas bien sûr appliquer cette méthode chez nous, mais ça veut dire que c'est pas inéluctable. Il y a pas de fatalité en matière de luxe.

Vous êtes sûr que ça a tout réglé ? Bah, je vous pose la question. Est-ce qu'il y a en tout cas un modèle à vos yeux qui peut être appliqué chez je vous réponds clairement non.

Je vous rappelle encore c'est pas agressif ce que je vous dis c'est c'est bien. On on est dans on est dans le débat un peu animé. Je suis un peu passionné par tout ça mais on a tué Escobar je crois.

Ça a déglingué le cartel de Médeline. Ça a profité au cartel de Cali qui a loué des relations particulières avec le gouvernement local. Je pense pas que ça change grand-chose.

Là le Salvador a éliminé je dirais des pas entiers de mafia. La question qui va se poser, c'est de savoir s'il y a pas une relève derrière. On est très souvent particulièrement dans ces zones géographiques.

On est on est dans un dans un partenariat non dit entre le pouvoir et et la criminalité. Il y a un pays dont on parle jamais et ce serait peut-être intéressant d'en parler. On parle du cannabis sans arrêt.

Qui est le premier producteur de cannabis ? Maroc. Vous en entendez beaucoup parler des relations entre le roi du Maroc et le président de la République.

Vous avez entendu le roi du Maroc se faire sermoné par le qu d' dorsé ou par le ministère de l'intérieur ? Je crois pas non. On sait très bien pourquoi.

Parce qu'on sait très bien que si demain le Maroc ne produit plus de cannabis, vous avez une crise sociale qui risque de déstabiliser tout le pays et on a besoin du Maroc diplomatiquement parlant. présent.