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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 14 septembre 2024 86 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesJustice

Macron, destitution ! - Meeting de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 51 %Défensif 9 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Il y a urgence parce que tous les jours à Gaza, il y a des morts et que la France laisse mourir à Gaza en en disant rien. »
  • 13:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Un homme tout seul a décidé quelque chose que le roi Louis X lui-même n'avait pas eu le droit de faire, c'est d'opposer son véu au suffrage universel. »
  • 17:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La 5e, c'est ce qui permet à leur libéralisme forcené de se muer à vitesse grand V en autoritarisme. »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Nous avons fait le choix de la démocratie. Nous avons fait le choix de la révolution par les urnes. »
  • 26:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « La motion de destitution va être présentée mardi 17 septembre au bureau de l'Assemblée nationale. »
  • 35:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 3000 milliards de dettes [...] en empruntant beaucoup et en faisant des cadeaux de plus en plus à certains qui ont été dispensés de payer. »
  • 45:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Nous voterons la censure dès qu'il sera possible de déposer une motion de censure. »
  • 3:00Locuteur 2Fait
    « Le racisme est une idéologie globale et ne croyez pas ce qu'il vous disent. »
  • 6:00Locuteur 2Fait
    « En à peine une génération, les derniers arrivés dans ce pays ont rattrapé la répartition sociale moyenne des Français. »
  • 7:00Locuteur 2Chiffre
    « 80 % des femmes salariées travaillent au SMIC. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Luma. Est-ce que vous allez bien ce soir ? [acclamation] [applaudissements] Alors, on m'a dit de faire la blague.

Alors, moi, c'est pas le vieux, c'est clair le jaune. Voilà. [acclamation][applaudissements] [acclamation] Je suis vraiment très heureuse de vous accueillir ici à la fête de l'huma qui se déroule en essonne.

Je suis désormais député de la 7e circonscription de l'essonne [acclamation] et nous avons en terre essonienne pas moins de quatre députés de la France insoumise Antoine Léomand. [acclamation] [cri] [applaudissements] Paridame Ran [acclamation] mais aussi Berangisern qui a décroché une victoire historique face à Dupontignan [applaudissements][acclamation] et moi-même qui ai battu Robin Reda dans la 7e circonscription. [acclamation] [applaudissements] Donc les terresiennes sont des terres insoumises, sont des terres du nouveau front populaire et sont des terres d'humanité avec vous toutes et tous ce soir qui l'a représenté fièrement.

Et je voudrais aussi saluer ce soir tous les autres collègues qui sont là à nos côtés. Manuel Bompard, [acclamation] [applaudissements] qui est là également. [acclamation] Raphaël Arnaud, [acclamation] Marie Mesmer qui est là également avec nous ce soir, Andy Cbrat, [applaudissements] [acclamation] Marianne Maximi, Louis Boyard, [acclamation] Adrien Chloé qui est là.

Et je voudrais aussi qu'on salue du fond de nos cœurs et avec beaucoup d'applaudissements Rachel Kéké qui est parmi nous ce soir [acclamation] et qui je suis sûr [applaudissements] on se retrouvera bientôt sur les bands de l'Assemblée. [acclamation][applaudissements] Je voudrais aussi qu'on salue Sébastien Rome, un camarade qui est parmi nous ce soir. On l'applaudit bien fort et on le retrouvera rapidement sur les banss de l'Assemblée.

Nous vous accueillons dans un moment qui est historique, qui est inédit et qui est d'une gravité extrême. Il y en aurait eu des des fêtes de l'humanité où il aurait été rappelé la dégradation des services publics, la domination du profit sur nos vies, la responsabilité du capitalisme et du colonialisme dans les guerres contre les peuples. Il y aura il n'y aura pas encore une fête de l'humanité où il s'agit non seulement de rappeler tout ça, mais de sonner l'heure du combat sonner l'ors du combat à l'Assemblée nationale comme dans la rue contre un pouvoir contre un pouvoir qui se donne tous les droits [applaudissements] [acclamation] contre un président qui se qui se prend maintenant pour un roi contre un gouvernement barnier qui ce gouvernement barnier qui est un gouvernement de perdants pris dans une alliance honteuse entre les deux forces auxquelles les françaises et les Français ont dit non le 30 juin et le 7 juillet dernier. [applaudissements][acclamation] Cette alliance, elle réunit aujourd'hui les néolibéraux, leur case sociale, leur case écologique, leur dogmatisme austéritaire qui nous a mis dans le mur du point de vue budgétaire.

Elle les allie de manière très étroite avec l'extrême droite, avec son racisme ignoble face à laquelle il n'y a qu'une façon de lutter, c'est de la regarder droit dans les yeux et de refaire France en entier, ce qu'on a toujours fait ici. [acclamation][applaudissements] Et donc, on est dans un moment où très clairement ce qui restait du front républicain, c'est de transformer en affront républicain. Et face à ça, la seule issue c'est de garder l'unité du nouveau Front populaire et d'être dans la rue, dans la bagarre, à l'assemblée également.

On portera cette lutte là. Et donc c'est la première fête de l'humanité où sonne aussi clairement une fin de règne, la fin de Macron et la fin de la 5e. [acclamation][applaudissements] [applaudissements] Et cette bataille qu'on va lancer, c'est une bataille qui est la mère des batailles puisque la bataille pour la révolution citoyenne, la bataille pour la révolution constitutionnelle est essentielle parce qu'aujourd'hui c'est très clair que la 5e cette monarchie présidentielle est ce qui permet aux néolibéraux de voler le pouvoir en piétinant les élections comme ils le font là en bacouant la souveraineté populaire comme ils le font.

La 5e, c'est ce qui permet à leur libéralisme forcené de se muer à vitesse grand V en autoritarisme. Et il y a urgence. Il y a urgence parce que tous les jours à Gaza, il y a des morts et que la France laisse mourir à Gaza en en disant rien.

Il y a urgence parce que le racisme s'installe dans les têtes et qu'il faut lutter contre ça à tout le plus urgemment possible. C'est le moment donc de toutes les batailles. [applaudissements][acclamation] Et donc quand nos institutions républicaines sont capturées par certains qui en font des châteaux forts, alors oui, il faut monter l'assaut pour faire tomber les murs, pour les rouvrir au peuple.

Et donc ça me permet de terminer comme il se doit toujours chez nous par une citation qui date d'un an exactement et qu'on doit à celui que j'ai j'ai l'honneur aujourd'hui d'introduire. Il y a un an, Jean-Luc Mélenchon disait nous disait "Abtez la citadelle." [acclamation] [applaudissements] Nous y sommes aujourd'hui.

Il va s'agir d'abattre la citadelle qu'ils ont érigé [acclamation] autour de ce qui devrait être la maison du peuple. [applaudissements] Et pour ça, on a besoin de vous toutes et toutes. Et je vous demande donc un tonner d'applaudissement pour Jean-Luc Mélanjon. [acclamation][applaudissements] [acclamation] [acclamation] [cri] [acclamation] [applaudissements] Merci à vous tous pour cet accueil. [acclamation] Et puis arrêtez de crier tous les 2 secondes, ça va durer 2h à ce qu' [acclamation] on a une feuille entière.

Je pense que ce ne serait pas nous et en tout cas ça ne serait pas moi ni aucun de ceux que je vois et reconnaît devant moi si je ne commençais pas par vous dire que je dédie notre rassemblement au martyre du peuple palestinien [acclamation] [applaudissements] un an bientôt [applaudissements] Et les puissants ont laissé faire un génocide ininterrompu. Ils ont oublier la leçon. Ils ont oublié Guernica parce qu'ils le font eux-mêmes actuellement. [applaudissements][acclamation] J'ai honte quand je pense que mon pays si puissant, son peuple toujours tellement prêt à se porter à la rescousse des grandes causes ne fait rien pendant que le massacre continue.

Mais que cela soit pour nous une occasion comme je voudrais que mon discours le soit une fois de plus de réfléchir en profondeur au-delà de l'apparence et de l'agitation de ce que l'on voit dans tout cet épisode. Ce qui s'est mis en scène, c'est que certains ont appelé le double standard. Il y aurait donc de règles suivant que l'on se trouve à tel ou tel endroit du monde et que l'ennemi, l'adversaire est celui-ci plutôt que celui-là.

Et bien le double standard n'existe pas. Là où il y a deux standards, il n'y a plus de standard. Il n'y a que la loi de la force. [applaudissements] [acclamation] Et nous sommes à cet instant à cet instant de l'histoire de l'humanité dans un moment particulier spécial où vous autres les plus jeunes héritez d'une tâche que peu de générations ont connu avant vous, celle de porter à vous tout seul dans cette protestation l'idée d'une civilisation humaine, d'une humanité commune et semblable dans ses besoins et donc semblable dans ses droits puisque ses besoins sont semblables.

Cette équation de l'égalité qui fonde l'humanité en tant qu'espèce et qui fonde le droit international en tant que règle de civilisation, queles que soient ces imperfections. Voilà de quoi nous traitons à cette heure. Et jamais, comme l'a dit Claire le jeune il y a un instant, nous n'avons dans une fête de l'humanité vue dans notre temps des événements coïncidés de cette façon qui les rend.

Merci aux organisateurs de la fête de l'humanité de nous permettre de nous retrouver, de [acclamation] faire ces rassemblements. Merci au Parti communiste, à ces militants [applaudissements] de nous en donner l'occasion. [applaudissements] Je vais vous demander d'entendre un raisonnement de manière à avoir après notre rencontre de ce soir avancé dans la compréhension commune des événements et des tâches que nous avons à accomplir.

Je ne suis pas venu vous arranguer. Je l'ai déjà fait tant de fois et d'autres maintenant dans notre équipe sont capables de le faire. peut-être bien mieux que moi.

Je suis venu vous inviter à bien comprendre le moment civilisationnel dans lequel nous nous trouvons, le moment politique. Je vous ai dit il y a un instant, quand on peut massacrer toute une population comme on le fait à Gaza, c'est qu'il n'y a plus que la loi du plus fort. et ce que nous sommes en train de vivre dans notre pays à ce moment.

Je demande qu'on y réfléchisse avec toute la solennemité, la gravité des événements dans lesquels nous sommes plongés. Un homme tout seul a décidé quelque chose que le roi Louis X lui-même n'avait pas eu le droit de faire, c'est d'opposer son véu au suffrage universel. [acclamation] C'est une circonstance où il n'y a plus de droit.

Il n'y a plus que la loi du plus fort et c'est cela qui est extraordinairement grave. Et lorsqu'ensuite il va devant le Conseil d'État et il dit il faut en toute circonstances tenir compte du suffrage universel. Il ne s'exprime pas comme un gros menteur qu'il est.

Il exprime le fond de sa pensée. Non, on ne tient pas compte du suffrage universel. On lui obéit ce qui n'est pas pareil. [acclamation] [applaudissements] Alors à partir de là, [applaudissements] vous devez mieux comprendre.

Salut Hric, c'est Car. [acclamation] Vous devez mieux comprendre ce que sont la stratégie générale du mouvement insoumis et ses mots d'ordre. Ah ben voici Coqel aussi.

Et vous pouvez pas arriver à l'heure comme tout le monde. Non. Viens, viens erc toi dans un instant.

Lui, c'est le président de la commission des finances, vous le connaissez. [applaudissements] Alors, [acclamation] nous sommes confrontés à une épreuve de force par quelqu'un qui a décidé de défier un peuple tout entier. Ne vous laissez pas distraire.

Ne vous laissez pas amuser. Ne vous laissez pas agacer au point que vous oublieriez quelle est votre tâche. Dans ce combat là, la stratégie générale du mouvement insoumis est la révolution citoyenne.

Cela signifie [acclamation] [applaudissements] que le moyen et l'objectif se confondent en un seul et même concept. La citoyenneté. La citoyenneté.

Ce n'est pas juste de ne pas jeter des papiers dans la rue. La citoyenneté c'est exercer le pouvoir quand on est républicain et donc par la force des choses démocrates. Nous n'avons pas d'autres objectif que la pleine citoyenneté.

En tout lieu, pleine citoyenneté. Quel que soit le genre, quelle que soit la religion, quelle que soit la couleur de peau, ceci ne compte pas. [acclamation][applaudissements] la pleine citoyenneté partout, c'est-à-dire autant dans l'entreprise que dans la cité.

Telle est la ligne générale, la philosophie générale qui est la nôtre. Et si nous référons à la philosophie, alors que cela soit bien compris, nous sommes les porteurs de l'horizon humaniste. Que signifie l'humanisme ?

Ça n'est pas l'humanitaire l'humanisme. L'humanisme c'est un courant philosophique qui n avec la renaissance pour nous et qui proclame que l'être humain construit lui-même sa vie et que l'on soit croyant ou pas. Et bien, on pense tous que nous sommes libres et responsables de nos décisions.

La responsabilité pleine et entière qui est commune au croyant comme à l'incroyant n'a de sens qu'à la condition de la liberté. Et la liberté n'a de sens qu'à la condition du pouvoir que l'on exerce. C'est tout temps que la pensée philosophique qui mène ce fil depuisse être naissance jusqu'à cet instant en passant par le socialisme, le marxisme, l'écologie politique et l'insoumission, c'est-à-dire le refus de l'ordre établi, le refus de ce que l'on peut appeler dorénavant, le désordre organisé au profit de l'oligarchie qui domine la planète. [acclamation][applaudissements] Voilà.

Voilà ce qu'il faut bien comprendre, bien étudier, bien approfondir pour savoir ce que chacun d'entre nous ensuite peut et doit faire. Car avant toute chose, le mouvement insoumis et l'insoumission d'une manière générale est un mouvement de liberté et d'initiative individuelle. Personne n'a besoin de vous dire, de vous répéter les consignes parce que la plupart du temps, vous les trouvez par vous-même et vous les connaissez du moment que vous avez attrapé le bon fil.

Le bon fil, c'est la liberté, c'est l'égalité, c'est la fraternité. Et avec ça, vous n'avez pas besoin qu'on vous dise à chaque instant ce qu'il y a lieu de faire, vous savez. Alors, faites-le. [acclamation][applaudissements] Le coup de force.

Réfléchissez-y en pensant la durée de l'histoire récente. Je ne remontrai pas jusqu'à 2005 qui est pourtant à l'origine de tout ce que nous vivons. Le déni quand le peuple vote à 55 %.

Non. et que les puissants, les importants, ceux qui tiennent les manettes en disent, "On a parfaitement compris le message, c'est oui." Et bien c'est depuis ce temps-là parce que précisément ce qu'il s'agissait de faire à ce moment-là, c'était de transformer en loi constitutionnelle le fait que le capital, le fait que l'échange, que la production, que l'échange n'obéirait plus à aucune autre loi que celle de la concurrence libre et non faussée qui est à l'origine du désastre dans lequel nous vivons. désastre écologique, désastre économique, désastre dans la biodiversité, bref dans tous les aspects qui font le monde tel qu'il s'est constitué comme un écosystème et qui est le seul écosystème dans lequel la vie humaine est possible.

Donc en 2024, le président de la République décide que comme il a perdu à l'élection européenne, il dissou. Et une fois qu'il a dissou, il nous place dans cette situation qui en soit est déjà une provocation. Dissoudre, oui, on pouvait dire "Ah bah il était temps mais il aurait peut-être pu choisir un autre moment que 3 semaines avant les Jeux Olympiques car nous avons eu droit à 3 semaines de campagne en tout et pour tout et ensuite 3 mois de tergiversation pour savoir qui serait premier ministre." C'est une agression déjà contre le suffrage universel.

On a besoin quand il y a une élection du temps pour discuter, échanger des arguments, aller au devant des gens. Nous avons mené une bataille implacable les insoumis avec tout le monde, avec vous tous. Une bataille pour faire inscrire les gens. une bataille pour faire voter, [applaudissements] pour faire inscrire, pour faire voter.

Et nous l'assumons avec fierté. Ceux qui par dégoût, tout le temps trompés, tout le temps trahient décidé qu'il ne s'emmêerait plus, que les élections seraient une comédie. Quelle erreur !

Et bien, c'est la jeunesse qui dans sa majorité a voté pour le nouveau Front populaire. Ce sont les quartiers populaires qui dans leur majorité [acclamation] ont voté. C'est eux qui au deuxème tour ont sauvé la République.

Ce travail, nous l'assumons et nous disons à tous ceux qui nous suggèrent d'aller ici ou là et bien qu'ils y aillent. Nous nous occupons nous de la jeunesse, des quartiers populaires, de la population qui travaille. [acclamation] Oui.

Qui travaille. [applaudissements] J'ai entendu dire ici ou là la classe ouvrière, mais il est temps que quelques-uns sortent le dimanche. La classe ouvrière notamment pour les tâches les plus pénibles, elle est racisée.

Elle n'appartient pas à la bonne société qui la montre du doigt, qui se moque parfois de ses comportements. [applaudissements] Jamais nous n'avons été aussi fidèles au combat de la gauche que lorsque nous faisons ce travail là. Et bien mes amis, mes camarades, pour que vous compreniez à quel point cette tâche est centrale, incontournable, si les quartiers, si les plus pauvres avaient voté comme le reste du pays, alors à cette heure, nous aurions la majorité absolue. [acclamation][applaudissements] [applaudissements] qui nous détournerait de ces objectifs, nous détourneraiit de la victoire que nous finirons par remporter par la [acclamation] conviction, par le travail, par la discussion, tête par tête, conscience par conscience.

Il y va de votre patrie commune, la République, que de sortir de la crise dans laquelle nous sommes entrés par le haut. Si j'ai dit que nous sommes le mouvement de la révolution citoyenne, cela a une autre conséquence. pas seulement que l'objectif est la pleine citoyenneté, pas seulement que c'est la citoyenne, le citoyen qui fait avancer, c'est que la stratégie nous conduit à dire que plus que jamais, compte tenu de ce que vous avez vécu, maintenant vous comprenez mieux qu'avant pourquoi la convocation d'une assemblée constituante pour passer à la 6e République est une tâche révolutionnaire. [acclamation][applaudissements] Je mets en garde les bons esprits, les petits malins, les petites malines de plateau qui nous disent sans cesse, vous faites ceci, ça ne sert à rien.

Vous faites cela, à quoi bon ? Alors, qu'est-ce que vous nous conseillez ? Parce que moi qui parle ici au nom de bien des gens qui se trouvent devant moi, je vous dis que nous nous avons fait le choix de la démocratie.

Nous avons fait le choix de la révolution par les urnes. Qu'est-ce que vous êtes en train de nous dire ? Que ça ne sert à rien.

Vous nous proposez de faire des barricades, c'est vous qui amenez les armes. Qu'est-ce que ça veut dire ? [acclamation] Qu'est-ce que ça veut dire ?

Rien du tout. Vous cherchez sournoisement à abattre le moral, à dégoûter les gens d'agir, à ce qu'il se méfie de ceux qui marchent devant parce que c'est leur tour, parce que c'est la vie qui a voulu ça. Ceux qui marchent devant et vous les repignez en diable abominable comme c'est le cas pour moi, mais pour chacun de mes camarades que je vois ici à ce premier rang. la diabolisation de ceux qui mènent la lutte révolutionnaire pour la révolution citoyenne, le mépris pour leur combat, l'abrutissement en tâchant de renvoyer tout le monde à la résignation.

Voilà les armes dont vous usez. Et à l'inverse, nous nous faisons des réunions comme celle-ci pour élever le niveau de compréhension, pour aguérir la conscience, pour savoir quoi faire, par quel bout on prend les problèmes. Cet homme a décidé [applaudissements] comme ça, il a toujours un métro de retard.

Alors, il y avait là la bande déjà spinner habituel. Alors, la gauche n'arrive pas à se mettre d'accord sur un nom. 8 jours c'était trop long.

Et bien une heure avant que le président de la République ne vienne prendre la parole, nous avons proposé ensemble le nom de Lucy Casté comme premier ministre. [acclamation] [applaudissements] Nous n'avons mis que 8 jours interrompu par la bataille pour la présidence de l'Assemblée nationale où à un cheveux prêt André Chass aurait dû être élu président de l'Assemblée nationale. [applaudissements] On avait empêché que 17 ministres votent.

Alors le Conseil constitutionnel, il se passe de drôles de choses en ce moment dans la justice dit qu'il n'est pas compétent. Il n'y a que 3 siècles que Montesquieux a écrit ce qu'il avait à dire sur la séparation des pouvoirs. C'est bref, c'est une honte de ne pas avoir empêché ces votes.

Et savez-vous pourquoi ? Parce que c'est ces votes là, c'est ces 17 voix là qui ont fait élire la présidente actuelle de l'Assemblée nationale qui à mains égard se présente comme une usurpatrice devant ses propres collègues. Il décide ce jour-là, on ne sait pas pourquoi, il dit comme il a été pris de cours et qu'il a pas trop d'idées et qu'il a pas pu consulter ceux qui prennent les décisions à sa place, paraît-il d'habitude.

Alors, il dit il n'arrive même pas à prononcer le nom de madame Lucy Casté et il dit personne n'a gagné. Premièrement, il nous a fallu 8 jours pour que le gouvernement allemand se constitue car personne non plus n'avait gagné la majorité absolue en Allemagne. Pour faire cette coalition, il a fallu 8 mois.

Nous, il nous a fallu 8 jours pour choisir notre premier ministre, 24 heures pour constituer notre alliance, 3 jours pour signer notre programme. Alors, on lui dit personne n'a gagné. Attendez, on va vous faire une concession peut-être.

Mais il y a au moins une chose dont tout le monde est sûr, c'est qu'il y en a un qui a perdu, c'est lui. [acclamation] [applaudissements] Et c'est pas la première fois car il faut que vous le remettiez dans la série des événements depuis 2022 où à 400000 voix près, nous aurions combattu et présenté la candidature du peuple au 2è tour. 400000 voix.

Mais il a perdu ensuite l'élection législative. Tout le monde a l'air de l'avoir oublié. Pourquoi ?

Parce que les répondeurs automatiques que sont les médias ne pouvaient pas parler de leur minorité sans dire la majorité présidentielle. Et voyez-vous ce qu'il y a de terrible avec eux ? C'est qu'ils finissent par se convaincre de leur propre propagande et ils ont fini par penser qu'une minorité c'était une majorité.

Mais mais pourquoi pas ? Mais alors si ça valait en 2022, ça peut valoir aujourd'hui. Pourquoi en 2022 il dit que c'est lui qui a gagné alors qu'il a perdu et qu'il revient en 2024 dire que personne n'a gagné parce que nous avons gagné et qu'il a perdu à nouveau ? [applaudissements][acclamation] Il a donc perdu trois fois de suite.

Je ne le dis pas comme je serai en train de le faire pour commenter un match de foot, tout ce que vous voulez. Je parle de l'expression politique du peuple français en 2017 à l'élection présidentielle précédente, toute la superstructure politique traditionnelle du pays a explosé et on a trouvé la configuration de trois blocs. Monsieur Macron a fait exploser la droite et le centre.

Nous avons fait exploser la gauche en lui donnant un centre de gravité dans la gauche radicale et la gauche de rupture. [acclamation] Ce qu'ils appellent le centre [applaudissements] ou dit d'une autre manière ceux qui ne sont ni gauche ni de gauche. Cela se sont regroupés autour du macronisme et à l'élection suivante, les trois blocs se figent et nous parvenons par notre alliance à gagner le premier tour des législatives de 2022.

Le peuple français ne nous a pas donné la victoire pour la première fois cette fois-ci. Il nous l'a donné en 2022 au premier tour et au deuxè tour, il a perdu. C'est pour vous dire que nous ne sommes pas arrivés là par surprise et que il n'y a que ceux qui croient que les sondages sont des instruments scientifiques pour avoir cru les 27 sondages consécutifs qui tous sans exception ont donné le Rassemblement national gagnant et tous sans exception le Nouveau Front populaire battu notamment à cause de l'abominable Homme des neiges qui est en train de s'exprimer devant vous. [acclamation] [applaudissements] Écoutez-moi, la situation est donc il a perdu mais je vais le rassurer, vous le savez, il n'est pas le seul.

Donc on nous dit personne n'a gagné quoi que vous soyez en tête avec 193 députés mais apparemment il y a quand même quelqu'un qui gagne. C'est lui qui a perdu. Et voilà que nous nous retrouvons avec un premier ministre qui doit pas en croire son bonheur qui représente le parti qui a fait le moins gros score de toute l'élection 5 %.

La vie est ainsi faite que l'autre qui a commencé à s'affoler parce que ça durait ça durait et le jeudi matin il avait dit on verra sûrement au début de la semaine prochaine et le jeudi matin toute la presse était sur le thème ça commence à être long destitution ou de sa démission va se poser en effet je vais y venir. Alors, il s'est assolé et il a regardé dans la liste de ce qui restait qui pourrait bien nommer. Voici monsieur Barnier.

Mais monsieur Barnier, c'est pas un passant dans la rue, c'est un malin. Il est le chef maintenant de fait du parti qui a perdu mais c'est lui qui est premier ministre et il va remplir le gouvernement de perdant. Et monsieur Macron n'est plus en état de lui dire non.

C'est lui qui choisit le gouvernement. Vous allez voir. Donc votre pays a voté d'une manière et vous avez un gouvernement qui est exactement à l'inverse, c'est-à-dire exactement ce que vous n'avez pas voulu.

Et bien ça c'est une crise politique. Nous sommes un peuple éduqué dans la tradition républicaine depuis de siècles. Les institutions, même quand nous ne les aimons pas sont des règles qui organisent les rapports à l'intérieur de la société.

La démocratie, ça ne consiste pas à être tous d'accord. Ça c'est la dictature qui s'occupe de faire ça ou en tout cas tout le monde est brillé de faire semblant. La démocratie c'est une manière de régler la différence des points de vue.

Et l'on accepte, c'est la base de la démocratie de s'incliner devant la majorité. Même si on garde son point de vue, alors on renvoie la solution à l'élection suivante. Autrement dit, et pour faire bref, la démocratie ça ne consiste pas seulement à savoir gagner, ça consiste aussi à savoir perdre et à se mettre au service du peuple, quoi qu'il décide de faire. [acclamation] [applaudissements] Vous prendrez le problème par le bout que vous voulez.

La France ne peut pas vivre dans cette situation où une ultra minorité dirige à la place d'une majorité même relative. Ça n'existe pas. Ou alors c'est que nous ne sommes plus un grand peuple libre.

Ou alors ça veut dire que vous vous résignez. Ou alors ça veut dire que nous sommes transformés en une sorte de bétail qu'on peut amuser à coup d'émission de télévision de ragot et de disputes qu'on organise entre l'un et l'autre. pour créer des diversions.

Si nous sommes ce grand peuple, si nous sommes ce peuple libre, si nous sommes ce peuple républicain, notre devoir est la rébellion organisée, discipliné [acclamation] la rébellion. [applaudissements] C'est pourquoi [acclamation] nous avons dit les parties du nouveau Front populaire que nous voterons la censure dès qu'il sera possible de déposer une motion de censure. [acclamation] Et alors ?

On verra. Et alors, ça sera une démonstration que vous pourrez dire à vos voisins. Regardez là la Le Pen, comment elle a retourné sa veste.

Demandez-vous qu'est-ce qu'elle a reçu en échange de ça. Bien sûr, nous on le sait. Elle veut diriger la droite et elle est en train d'y arriver parce que monsieur Macron lui donne les clés du camion.

Mais nous en attendant, nous pensons à ceux qui nous ont saoulé avec leur haine des immigrés, avec leur xénophobie, avec leur racisme ordinaire. Alors vraiment oui, on voit pourquoi c'était faire tout ça juste pour servir la soupe à ceux qui jusqu'à présent étaient les personnes que vous montriez du doigt et que vous vouliez rejeter. Madame Le Pen et le larbin le porte serverviette des intérêts matériels et capitalistiques qui se tiennent derrière monsieur Macron et rien d'autre. [acclamation] l'arbin du pouvoir. [applaudissements] Car voici à vous dire [applaudissements] qu'à chaque instant où l'on tombe sur une crise politique, il ne faut pas se laisser embarquer par la psychologisation.

Alors, monsieur Macron, bien sûr, tout le monde voit bien qu'il a une psychologie particulière, mais c'est pas ça le facteur qui fait l'histoire. Revenons sur nous-mêmes les Français et sur notre propre histoire. Nous vivons dans la Constitution de la 5e République.

Cette constitution a été adoptée par le peuple français sur la proposition du général de Gaulle dans un moment où il s'agissait de mettre en cause les institutions précédentes. Elles étaient taillées à la mesure d'un homme, cela de soi, mais à la mesure d'une crise qu'il n'arrivait plus à dominer avec les anciennes institutions, celles de la 4e République. Quelle était cette crise ? sa face visible, c'était évidemment la conquête de sa liberté, de son indépendance par le peuple algérien qui s'est construit dans cette révolution. [acclamation] [applaudissements] Et il s'agissait d'admettre la sortie de 13 départements français de l'entité nationale qui la République française.

C'était une très grave crise avec le déplacement suite d'un million de personnes dont moi avec ma cage à oiseau. Arrivant sur ce territoire, celui de notre patrie que beaucoup d'entre nous n'avaient jamais vu. pas seulement moi parce que j'étais trop petit mais mes grands-parents et les autres non plus mais c'était la France et nous voilà là et pour voir quoi une mutation terrible du capitalisme français cette période fait coïncider une crise nationale une crise sociale et une crise politique.

Le capitalisme français en quelques années déplace des millions de personnes qui se trouvaient à la campagne comme agriculteur. Il y avait 7 millions d'agriculteurs en 1947. Il y en a 400000 aujourd'hui.

Des milliers et des milliers de gens arrivent en ville dans des immeubles tout neufs. On est là en en pile en hauteur. J'y étais, je me rappelle, on était content parce que c'était beau, c'était propre et beaucoup voyez pour la première fois de leur vie, le chauffage à la maison, les toilettes dans la maison et pas dans le jardin, les chambres séparées pour les enfants.

Il y avait l'idée qu'un immense progrès était en cours et que demain s'améliorerait. D'accord. Aujourd'hui, on marchait avec les bottes dans la bouillasse entre deux immeuble, mais demain s'améliorerait.

Nous étions des dizaines de milliers à penser que demain serait mieux. Et en effet, demain fut mieux grâce aux lutes des travailleurs qui avaient garanti notamment l'éducation des enfants et notamment permis que l'on passe de la scolarité à 14 ans, la fin de la scolarité à la fin de la scolarité à 16 ans. Le niveau de tout le monde s'est élevé.

Combien de fois ai-je racontais ? J'ai été le premier bâchelier de ma famille. Et bien aujourd'hui ces classes ascendantes savent toutes qu'elles sont condamnées par la nouvelle mutation du capitalisme.

Je reviens sur 1958. Je viens de vous parler de cette mobilisation énorme des populations. L'accumulation, le fait que l'industrie représentait 45 % de la production totale du pays et le reste c'était l'agriculture.

Et aujourd'hui vous savez où nous en sommes ? 12 % pour l'industrie, 3 % pour l'agriculture. Ce premier choc a donné la Constitution de la 5e République qui prétendait être du parlementarisme raisonné.

À l'époque, on en avait assez des crises de la 4e République. On pensait que c'était la catastrophe permanente. Depuis, on a vu mieux.

Et on est donc passé dans cette République. Mais très rapidement, comme la crise sociale, la crise nationale était là se faisant, alors la crise politique n'en finissait pas. Alors même qu'on avait changé de constitution adopté par une très large majorité de Français.

Et le général de Gaulle à ce moment-là propose qu'on élise le chef de l'État au suffrage universel. Je fais un petit cours hein. Mais ça change tout parce qu'à partir de là, vous avez deux légitimités.

L'Assemblée nationale élu dans 577 circonscriptions et le président de la République élu dans une seule circonscription, la France tout entière. Et bien tout ça reposé sur un paris politique que la majorité parlementaire serait la même que celle du président de la République. Cet attel s'est rompu à l'une et l'autre occasion.

On l'a vu sous François Mitteran, on l'a vu sous Jacques Chirac et à chaque fois dans ce conflit de légitimité, comme dans le passé profond de la 3e République, on a choisi la dernière légitimité exprimée par le peuple, c'est-à-dire l'Assemblée nationale. C'est ce que n'a pas fait monsieur Macron. C'est ce fait absolument nouveau.

N'en sourez pas, il est d'une gravité totale. Une personne a un droit contre 69 millions. Voilà en gros où nous en sommes.

Et c'est la raison pour laquelle quand vous voyez cette crise, vous devez aller au-delà des apparences psychologiques et vous devez chercher où sont les bases à partir desquelles l'ancien ordre s'est fracassé. les anciennes manières de faire. Doren avant, la société toute entière est déstabilisée.

Le mot déstabilisé signifie qu'on ne peut pas régler les problèmes avec les méthodes qui hier permettaient de les régler. Et c'est pourquoi on est en train de passer de l'autorité à l'autoritarisme. L'autoritarisme n'est pas le prolongement de l'autorité, c'est le signal de sa faillite.

C'est parce que l'autorité n'est plus consentie comme elle l'est dans une démocratie. Dans une démocratie, vous consentez à l'autorité. C'est parce qu'elle n'est plus consentie qu'il faut l'autoritarisme.

C'est pour ça qu'il faut aveugler des gilets jaune. C'est pour ça qu'il faut envoyer des gens des révoltes urbaines en prison séance tenant et cetera et cetera et que l'autoritarisme gagne que nous aurons eu 21 lois sécuritaires depuis que monsieur Macron est président de la République. Parce que tous les jours nous apprenons des choses inouies que des gens qui hier étaient pour chasser doivent être relâchés parce que ça ne sert à rien et que ça n'a pas de sens.

On apprend que la présidente du groupe insoumis est convoquée ainsi que rima pour apologie du terrorisme pour l'unique raison qu'elles ont condamné le génocide. On apprend qu'un an après qu'il ait fait une phrase dont il ne se souvenait même plus lui-même, Louis Boyard est poursuivi par madame Le Pen. On apprend 5 ans après qu'il ait visité une ferme une nuit, que le député insoumis Bastien Lachotud soit convoqué par la police pour être entendu et être inculpé sur ce sujet.

Tout d'un coup, qu'est-ce qui a changé qui fait qu'on se rappelle de tous les problèmes qu'on a avec les insoumis ? Et moi-même, je suis convoqué le 24 septembre pour aller expliquer si oui ou non j'ai traité d'Aich le président de l'université de Lille. Et je redis ici, je ne l'ai jamais traité d'Aichman.

J'ai juste supposé que moi un président d'université, au moins un préfet, au moins un responsable était capable d'avoir l'une page d'Ana et de comprendre ce que j'avais déjà dit moi-même parlant le jour où je représentais le gouvernement français pour faire le discours de l'arabe du Veldive. que pire que le mal, il y a les complices qui savent qu'ils font le mal et qui se taisent et qui regardent ailleurs. Quand on m'interdit de faire une réunion [acclamation] [applaudissements] alors que l'on sait [acclamation] qu'il n'y a aucun risque d'aucune sorte à une réunion avec moi, sinon que peut-être les gens s'intéressent à ce qu'il se dit, ce qui est peut-être précisément leur problème.

Il n'y a aucun risque. Moi, j'ai dit la force du mal et j'ai pris l'exemple du livre d'Anna qui est une philosophe qui racontait le procès Aichman et elle racontait la force du mal, comment il se propage. Et vous tous, vous savez comme moi que la tyrannie a besoin du consentement aveuglé, a besoin des gens qui regardent ailleurs, a besoin des lâches, des traîtres, des dénonciateurs pour pouvoir s'installer, durer avec cette force banale du matin qui se lève, du soir qui vient, et cetera et cetera jour après jour et que la lumière vient toujours de ceux celles qui résistent les premiers et qui les premiers en prononçant la parole sacrée non font entendre qu'on peut faire autrement que la lâcheté n'est pas le sort universel que l'aveuglement n'est pas le seul la seule manière d'agir qui soit reconnue et respecté gloire à ceux qui disent non quand les circonstances exigent [acclamation] que le mal soit repoussé [applaudissements] de cette manière-là aujourd'hui la société travaill par une déstabilisation générale.

La France était la dernière en Europe à ne pas accepter le démantellement des services publics. La France était la dernière en Europe à avoir le meilleur service public de la santé du monde. La France était la dernière en Europe à avoir une école qui classait ses enfants dans le top des écoles du monde.

Et alors les puissants gémissaient. Regardez notre pays comme un fruit juteux et comme ils en avaient envie d'y mettre les mains de prendre. Qu'est-ce qu'ils ont à prendre ?

Le marché. Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Faire reculer le service public, faire avancer la marchandisation de tous.

Vous passez des heures aux urgences mais vous avez des cliniques privées. Vous avez du mal à l'école mais vous avez des écoles privées. Et de plus en plus voilà comment ils ont déjà atteint quelques-uns de leurs objectifs.

Tout le monde pense que le service public de santé ne fonctionne pas. Et alors, petit à petit, vous êtes poussé dans cette situation qu'on voit dans d'autres pays. Et je me souviens de celui-ci où l'un de mes amis s'était révélé être malade du cancer et il fallait qu'il soit accueilli quasi immédiatement compte tenu du fait qu'on s'était rendu compte trop tard de la situation.

Il fut accueilli dans une clinique privée. Dans ce pays, il y a pas de service public de la santé. On lui a demandé sa carte, il l'a donné.

Une semaine après, on lui a dit il y en a pourtant et la semaine prochaine, il y en aura pourtant. Et alors, la famille a été confrontée à la question "Qu'est-ce qu'on fait ? Il est perdu.

Va-t-on vendre la maison ? Va-t-on abandonner tout ce qu'on a ?" C'est ce qu'ils ont fait.

Mais vous comprenez, c'était lui qui disait "Laissez tomber, j'ai fait mon temps." Ces conversations abominable, ces choix terrifiants en humanité, combien parmi nous en fond des qui sont comparables, pas identiques. Quand vous devez choisir entre eux vous chauffer ou mettre de l'essence pour pouvoir aller au boulot, payer le loyer ou bien payer la nourriture.

Cette comptabilité abominable, c'est celle que le capitalisme impose partout où il met le marché. Car le marché suppose l'inégalité, implique l'inégalité. [applaudissements] [acclamation] Deux logiques se présentent [applaudissements] et c'est elles qui sont en cause en ce moment.

C'est pourquoi la bataille que nous menons pendant les semaines qui viennent, je vous appelle à la suivre, à aider, à venir à la rescousse chaque fois qu'il le faut, à expliquer autour de vous pourquoi. Parce que ces gens ont commencé par tuer notre pays en le couvrant de dettes. Comment ont-ils fait 3000 milliards de dettes ? en empruntant beaucoup et en faisant des cadeaux de plus en plus à certains qui ont été dispensés de payer.

Si bien que sous vos yeux, en l'espace de même pas 15 ans, en l'espace de même pas 10 ans, nous sommes passés de l'ancienne bourgeoisie nationale qui avait ses affaires à une bourgeoisie actionnaire et maintenant à l'oligarchie. une poignée de gens et on vient s'en venter. Il y a en France de plus en plus de milliardaires et vous avez des benés pour trouver ça génial.

J'ai entendu des gens me dire "Ah mais moi ça ne me dérange pas qu'il y ait des riches, ça me dérange qu'il y ait des pauvres." Tu vois pas le rapport entre les deux ? Tuas tu es sûr que c'est un cerveau que tu as dessous ?

C'est pas un pois chiche ? [applaudissements] Il n'y a pas de riche sans pauvre. [applaudissements] Voilà ce que vous avez vu sous vos yeux et ces gens se sont emparés du pouvoir.

Ils sont comme des tic sur la richesse de la nation, gorgés d'avantages fixaux de fiscaux de toutes sortes. Et il y a cette énorme dette. Et maintenant, voici la suite du roman.

La dette est tellement énorme que voici la Commission européenne. Je vous avais prévenu sur la base des travaux de mes camarades que l'engagement qu'avait pris Macron et le maire à la fin du précédent quinquena revenait à exiger une économie de 85 milliards. Et je vous avais dit, ils ne peuvent pas se sortir d'affair sans augmenter la TVA qui pour eux n'est pas un impôt mais une taxe.

Et ils vous disent si vous voulez payer moins de TVA, vous avez qu'à moins consommer. Voilà comment ils vont précipiter la récession dans notre pays parce que cette fois-ci non seulement vous avez la Commission européenne sur notre dos dont les règles ont changé depuis la dernière fois pour exiger qu'on revienne à l'équilibre mais vous avez le FMI. Imaginez-vous une bête sauvage aveugle de rage qui vous saute dessus.

C'est le FMI. Partout où ils vont, il tuent tout le monde économiquement. Bien sûr, personne ne s'est relevé d'une cure de SMI.

Personne nulle part dans le monde. À un moment donné, il y avait la Commission européenne, le FMI sont allés en Grèce. Il plus qui était le trè ça devait être la banque centrale.

Ça s'appelait la troica. Ils arrivaient dans des grosses bagnoles, ils montaient dans le ministère, quick, il remont dans la bagnole et il partaient coupé dans les dépenses publiques. Là, ils vont revenir.

Il y a trop de dépenses publiques, on va couper. Il y a deux solutions possibles. Vous coupez ou les recettes ?

Si vous augmentez les recettes, eux ils poussent des cris. Il n'y aura pas plus d'impôts. Il n'y aura pas plus d'impôts.

C'est pas à vous qui parle hein, je vous rassure. C'est à ceux qui pourraient avoir à payer l'impôt sur la fortune progressive que nous avons imaginé. Aux entreprises, aux grandes entreprises qui verra revenir l'abrogation de la flat taxe et le fait qu'il faut qu'il cotisent quand ils vendent, quand ils achètent et cetera.

C'est à cela qu'il dit il y aura pas d'impôt de plus. À vous, il dit il y aura des dépenses en moins. On ne peut pas continuer comme ça.

Mais qui elle nous a amené jusqu'à ce pointl si c'est pas vous ? Comment avez-vous le culot de venir me dire que nous prévoyons 100 milliards de dépenses supplémentaires quand vous en avez fait 1000 milliards de dépenses supplémentaires pour arroser vos amis ? C'est à eux que vous avez promis [applaudissements] que la fête va continuer.

Par conséquent, [applaudissements] ne vous attendez à aucune gentillesse de leur part. Ne vous attendez à aucun bienfait. Dès qu'ils vont être installés, ils vont venir avec un budget.

Et c'est ici que la bataille va devenir singulière. Il va falloir d'abord mener la bataille de la censure, démasquer les faussères. Il va falloir présenter la motion de destitution du président de la République [acclamation] [applaudissements] et il va falloir s'occuper du budget.

D'abord, je vous ai donné des nouvelles de la censure. Les parties du Nouveau Front populaire la voteront tous. Je vous donne maintenant des nouvelles de la motion de destitution du président de la République.

Pourquoi l'avons-nous pas fait avant ? Et ben parce qu'avant on avait pas la majorité au bureau de l'Assemblée nationale. Et le jour où nous avons mis la fessée au Macronist et à la droite et à tous les autres et bien ils étaient tellement dégoûtés qu'ils ont tous foutu le camp et c'est nous qui avons gagné la majorité au bureau de l'Assemblée.

Pour que la motion [applaudissements][acclamation] Pour que la motion de destitution commence son parcours, il faut d'abord que ce soit transmis par le bureau de l'Assemblée à la commission des lois de l'Assemblée nationale. C'est vital. Si vous passez pas la première marge, vous en passez aucune autre.

Nous n'avions pas cette majorité dorénavant, nous l'avons. La motion de destitution va être présentée mardi 17 septembre au bureau de l'Assemblée nationale. [acclamation] [applaudissements] Nos camarades communistes et écologistes ont dit que leurs membres au bureau de l'Assemblée comme les nôtres voteraient la transmission à la commission. [acclamation] [applaudissements] Nous attendons de connaître la position de nos camarades socialistes.

Mais je veux leur dire non, attendez là, on marche sur des œufs, hein. Donc pas le moment de les agacer. Ils sont souvent le cuir fragile.

Ce qui compte, c'est qu'on y arrive. Rappelez-vous de ça. Quand vous avez affaire à un dirigeant, insoumis, que soit moi ou un autre, pour nous ce qui compte c'est l'objectif.

L'objectif c'est que ce soit transmis. [applaudissements] Ce que nous disons à ceux de nos alliés membres du Nouveau Front populaire qui ne serait pas convaincus pour des raisons qui leur appartiennent qu'il faut voter cette motion. Mettons qu'ils n'en sont pas convaincus.

Nous ne leur disons pas nous allons vous convaincre de force. Nous ne leur disons pas comme les trois autres sont d'accord vous devez faire comme on vous dit. Parce que on ne supporterait pas qu'on nous le dise à nous.

C'est pas ça. On dit juste camarades, nous avons mené cette bataille ensemble. Nous avons élu des députés ensemble.

Nous avons ensemble constitué la nouvelle majorité du bureau de l'Assemblée nationale. Nous vous demandons pas d'être d'accord. Nous vous demandons d'accepter de transmettre.

Transmettez la motion de destitution et laissez la commission des lois s'en débrouiller. Et ensuite la commission des lois, elle laissera l'Assemblée toute entière. Vous voyez, je viens de vous dire ça, mais vous avez entendu à la radio et à la télé, je sais tout, les répondeur automatique vous dire ça sert à rien et bien une fois de plus, vous saurez que les seules batailles qu'on est sûr de perdre, c'est celle qu'on ne mène pas. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] La motion de destitution si tous les élus du Nouveau Front populaire en sont d'accord sera transmise à la commission des lois et par conséquent nous verrons là ce qui se passera puis nous verrons ce qui se passera dans l'Assemblée plinière et là tous vous aurez un rôle celui d'aller voir les soi-disants députés qui s'opposent et à cela, vous devrez leur dire alors tu votes Tu votes pas la destitution, tu lui portes son cartable ou tu le renvoies à la maison.

Voilà les questions que vous aurez à poser. Je viens sur le budget. Écoutez-moi bien.

Si ce que je viens de vous dire vous a percuté, quand je vous dis regardez le marché s'étendre, regardez que c'est ça leur stratégie fondamentale et coupée dans les dépenses publiques, alors vous devez comprendre que le prochain budget à cause des 3000 milliards, à cause du fait qu'il faut revenir à 3 % va être un budget terrifiant. Par conséquent, il n'est pas sûr du tout qu'ils arrivent à le faire passer. Que va-t-il se passer ?

Déjà, il y a des règles dans la constitution et dans l'organisation de l'application de la loi de finance. Ça doit être discuté en 70 jours. Suivez là, ça devient compliqué. 70 jours.

Si c'est pas discuté en 70 jours, un certain nombre de pouvoirs sont alors à la disposition de l'exécutif, du gouvernement et donc du président de la République. Comme décider qu'il n'en vote qu'une partie, comme décider qu'il fait une loi et que c'est cette loi qui globalise le vote, et cetera et cetera. C'est-à-dire, il y a pas de discussion, une loi spéciale.

Voici ma loi, elle est spéciale. En quoi est-elle spéciale ? Et ben, si vous la voter, ça veut dire que vous êtes d'accord avec le budget.

Ah mais attendez, on veut voter. Non, vous pouvez voter que sur la loi spéciale. Nous avons donc un délai pendant lequel je préjuge que monsieur le maire va tenter ou je ne sais qui ce sera à ce moment-là de l'équipe Barnier va tenter un coup de force, c'est-à-dire de faire en sorte qu'il a pas besoin de voter pour que le budget passe.

Et je préfère me méfier. Nous avons été alertés par nos camarades de la commission des finances. Évidemment le président lui-même qui a demandé à avoir des documents qu'ils n'ont pas car ils sont déjà en train de préparer le budget dans le dos de tout le monde après avoir envoyé des lettres de ministres des missionnaires pour dire aux administrations combien ils doivent coûter couper chacun par tête de pipe.

La bataille du budget va donc être un moment qui va concentrer la bataille politique dans ces aspects sociaux, économique, politique. C'est pourquoi nous n'allons pas vers comme ils disent l'apaisement. L'apaisement dont il rêve, c'est celui des cimetières et du silence dans les rangs.

Taisez-vous, on va s'apaiser. Qui est apaisé ? Je vous prie, qui a envie d'être apaisé, qui a le mal à payer son loyer, qui n'a pas une paye suffisante ou il veut être apaisé.

Amenz amenez la bonne paye. Amenez amenz l'école avec des professeurs partout. Apaisez-nous.

C'est le seul moyen de nous apaiser parce que sinon on est en colère. [acclamation] [applaudissements] La nouvelle bataille politique centrale, celle que la stratégie de la révolution citoyenne et de la constituante concrétise avec l'Union du Nouveau Front Populaire. C'est cette bataille qui commence par la démocratie, continue par les méthodes démocratiques et s'achève dans la démocratie avec la constituante.

Rien ne va se calmer. Nous allons nous avancer petit à petit dans ce chemin. La France doit trouver une issue par le haut et cette issue par le haut, c'est de changer les institutions en ayant une assemblée constituante pour passer à la 6e République.

La sortie par le haut, c'est de desserrer les taux qui étouent son peuple. La sortie par le haut, c'est de relancer notre économie, de la relancer d'une manière écologique, mais de la relancer. Si vous continuez à serrer, serrer, serrer, il y aura ce que l'on observe déjà, c'est que cet argent qui n'est pas investi par les capitalistes qui n'investissent pas d'argent, on vous dit il faut leur donner des sous parce que savent où les placer opportunément.

C'est la main visible du marché. et ben il le place très opportunément dans leur poche et dans la sphère financière. Ils n'achètent pas une machine, il n'achète pas une nouvelle filière de production.

Ils ne font rien. Ils se gavent, ils se remplissent la pense. Ce sont des bons aiens pour la plupart d'entre eux. nous saurions faire 1000 fois mieux car il y a dans ce pays la jeunesse des ingénieurs, ingénieurs de l'industrie, femmes et hommes, ingénieurs agronomes, femmes et hommes capables de tout changer, la production, l'échange et de le faire dans les délis raisonnables qui permettront au peuple de se rendre compte qu'il y a deux manières d'envisager la société. l'une qui est la méthode du partage, la méthode du collectivisme, du tous ensemble et l'autre qui est chacun pour soi et que tous les autres meurent.

Et vous tous, quand vous allez voir arriver les catastrophes qui sont directement liées au changement climatique, quand vous allez aller voir continuellement les réseaux être détruits par les plus excessives ou par les sécheresses trop abondantes, quand vous allez voir tout ça, quand vous allez voir continuer l'épidémie de cancer, l'épidémie de diabète, tout ça qui met en cause un mode de production, un mode d'échange, un mode de consommation, vous vous direz peut-être qu'il faut changer, il faut arrêter cette folie. Ce n'est pas ça dont nous voulons pour nous, ni pour nos enfants, ni pour la beauté du monde qui mérite qu'on s'en soucie puisque lui-même ne peut pas défendre. [applaudissements] La bataille institutionnelle est l'aspect que je vous demande de suivre avec attention, de suivre à l'Assemblée nationale, mais il y a la part qui vous revient.

On ne peut pas faire vraiment bouger les choses si nous ne réglons pas une ou deux des difficultés qui se présentent à la gauche. D'abord bien sûr l'unité d'action. Et si on n'est pas d'accord, on n'est pas obligé d'en faire un drame.

On n'est pas obligé de dire la manifestation du 7 septembre est une aventure solitaire de Jean-Luc Mélenchon parce que ce n'est pas vrai. C'est à l'appel des organisations syndicales de jeunesse et il ne faut pas les décourager. [acclamation] [applaudissements] Il faut pas leur jeter à la figure.

Vous ne servez à rien. On peut ne pas être d'accord. Voici à quoi j'appelle qu'on dédramatis à l'intérieur de la gauche.

Tout n'est pas un désastre. Tout n'est pas une obligation de se mettre des gifles. On peut parler, avancer quand on avance et puis quand il y a l'un ou l'autre qui propose une initiative, la regarder avec bienveillance.

Dire si on la partage ou pas. Si on la partage, tant mieux. Si on la partage pas, bah tant pis, on fait avec.

Mais ne l'émulation plutôt que la compétition et puis que chacun fasse une part du travail. Tout à l'heure, Manuel Bonpard disait sur la Gora, nous assumons notre part de travail. Pourquoi vous nous le reprochez ?

Oui, nous avons dit que nous essayons d'amener massivement la jeunesse au combat anticapitaliste. Nous essayons d'amener massivement le peuple ouvrier des quartiers au vote. Et bien, faites de votre part. [applaudissements] Allez, [acclamation] venez avec nous.

Ou bien [applaudissements] s'il y a des populations qui vous sont plus familières, des centre-villes qui vous sont plus accueillant qu'à nous, et bien allez-y et convainquez-les de venir. Non pas en leur disant "On est bien d'accord avec vous, les insoumis sont infréquentables. Parce que quand vous faites ça, vous creusez le fossé, vous ne gagnez pas une voix, vous ramassez trois quatre misérables qui changent d'avis tous les 5 minutes, c'est tout.

Le travail de fond ! [applaudissements] Le travail de fond. c'est de s'adresser à l'intelligence des gens.

Nous devons convaincre toutes les catégories sociales que leur intérêt est la protection commune de l'écosystème et que ceci passe par le fait qu'il faut faire taire le marché et augmenter la solidarité humaine. [acclamation] Voilà de quoi nous devons convaincre [applaudissements] et on fera avec ce travail mis en commun. Mais ça ne suffit pas.

Il y a la mobilisation populaire. Je ne vais pas tourner autour du pot, surtout à la fête de l'humanité où je me suis déjà exprimé une ou deux fois avec assez de franchise pour que tout le monde comprenne bien. Dites-vous bien définitivement qu'on ne peut pas compter sur les insoumis pour se taire et que quand ils ont acquis la conviction d'un sujet, ils n'hésitent pas à le partager.

Nous avons un problème maous. On ne peut pas continuer la politique d'un côté, le social de l'autre parce que à la fin on est divisé parce qu'on y perd en efficacité et on arrive à ce résultat invraisemblable qu'après avoir mobilisé 91 % de la population contre la retraite à 64 ans, après que par l'action déterminée dans l'Assemblée nationale, on a réussi à faire en sorte que cette loi maudite n'a jamais été voté par personne et n'a donc aucune légitimité démocratique en France, pays républicain et démocratique. Comment se fait-il après qu'on ait mobilisé tant de monde dans les rues qu'à la fin nous ayons perdu ?

Je vous pose la question. Je vous demande d'y réfléchir chacun pour soi-même. Ne manifestons d'aucune façon ici quelque chose qui puisse être mal vécu par l'un ou par l'autre.

Il est incroyable que nous ayons perdu alors que nous avons nous avions tous les arguments pour gagner. Et si aujourd'hui tant de gens se regroupent avec nous au Nouveau Front populaire et avec les insoumis qui parle clair et net sur le sujet, c'est parce que personne n'a accepté dans ce pays la condamnation à 2 ans de travail supplémentaire par le fait d'un seul homme [applaudissements] et parce que personne n'a accepté qu'on ramène la retraite au niveau où elle était au moment de sa création en 1910. Oui, la retraite à 64 65 ans, c'est le niveau auquel on l'a établi pour la première fois en 1910.

Tant de temps après, nous ferions ce recul dans le temps et on nous dit "On vit plus longtemps." Bah oui, gros ballot, on vit plus longtemps parce qu'on part à la retraite plus vite, parce qu'on est mieux soigné, parce qu'on est éduqué. [applaudissements] Qu'est-ce que vous nous demandez de mourir plutôt ? [applaudissements] la mobilisation populaire.

Vous êtes appelé le 21 septembre à retourner dans la rue, à vous regrouper avec les organisations de jeunesse partout, vous le pouvez sur les places de la République. Rappelez-vous que le 21 septembre est un jour magique. La veille pour la première fois des Français qui ne parlaient pas la même langue, une partie d'entre eux n'était même pas armé et se trouvaient dans une situation invraisemblable militaire. où c'était eux qui se trouvaient en face et les Prussiens qui se trouvaient devant Paris.

Et pendant 6 heures sous la canonade, des gens qui de leur vie n'avaient vu un canon ni un boulet tomber ont tenu bon et tout le long n'étant pas des sujets mais déjà des citoyens, n'étant pas donc les membres d'un royaume mais déjà des citoyens. Tout le long, il criait vive la nation. Vive la nation.

Ce n'était pas du nationalisme, c'était de la citoyenneté active. Ils étaient là, ils ont tenu bon et à la fin de la soirée, c'est les Prussiens qui sont partis. Et le lendemain, la nouvelle est arrivée à Paris.

Et quand elle est arrivée à Paris et dans l'Assemblée de partout, sur tous les bords, partout, tout le monde criait aussi "Vive la nation !" Et la République a commencé le 21 septembre grâce à cette bataille, à cet héroïme. Alors vous [applaudissements] qui ne risquez pas la mitraille, le 21 septembre, [applaudissements] vous devez descendre dans la rue pour dire que nous voulons la destitution de monsieur et madame Veto, que nous ne voulons plus du nouveau Louis X qu'on nous a imposé, que nous voulons la République, une et indivisible, une et indivisible.

C'est pas une affaire de frontière, c'est une affaire de peuple. Une est indivisible. Ça veut dire quelle que soit la couleur, quel que soit le genre, quel que soit la religion, tous nous sommes égaux, citoyens et tu n'as pas de droit supérieur au [applaudissements] par là que je vais finir. [applaudissements] Je vous ai dit comment nous, les insoumis, dans notre diversité, nous voyons ce nouveau front populaire. cette unité, cette union, l'union pour nous ça n'a de sens que si c'est l'unité du peuple.

Si l'union politique c'était par exemple, je ne sais pas moi puisque certains l'ont proposé, l'union avec des macronistes pour faire un gouvernement d'union nationale sur le modèle de ce qu'on a vu en Allemagne quand le SPD a gouverné avec la droite sur le modèle de J'arrête la liste. Vous avez compris ? Et bien là, vous nous diriez quoi ?

Tu nous demandes de voter pour ça ? Jamais de la vie. Vous ne seriez pas d'accord.

Et l'unité du peuple qui est là de toutes sortes de métiers, de toutes sortes de générations serait instantanément rompu parce que vous avez tous un cerveau et votre engagement politique, il a un contenu, il a une direction. Vous allez dans un sens. Vous n'êtes pas là parce que l'orateur vous convient.

Vous êtes là parce que vous avez décidé d'aider à ce que l'orateur est en train de mettre en mot et que vous en êtes de partie prenante. Même si ici là vous diriez les choses autrement. L'unité du peuple n'est possible que si le programme correspond à l'intérêt général du peuple.

Voilà pourquoi nous sommes pour l'union parce que c'est le chemin le plus court mais pas pour faire le contraire. sans nous jamais dans la combination. Dès lors, nous devons bien comprendre une règle fondamentale.

Tout est bon qui aide à l'unité du peuple. Et vous avez compris le mot unité comme il doit être compris. unité sur ses revendications, unité sur ses aspirations, non seulement à mieux vivre socialement, mais dans leur respect de la dignité des personnes, par leur travail ou par le fait qu'ils s'occupent des leur, le respect de la dignité.

Ça inclut aussi le droit pour chacun d'avoir la religion qu'il veut sans qu'on aille le persécuter et le montrer du doigt du moment qu'il ne contrevient à aucune loi. [applaudissements] Et en ce moment, oui, vous devez comprendre que l'unité du peuple est menacé par un poison violent parce que après avoir répandu dans la droite, il a commencé à lécher les pieds dans la gauche et on a commencé à voir des gens qui se réclament de la gauche tenir les propos ineptes de ce qu'on appelle le printemps républicain qui est un ramassi de racisme. Existe un mot fol.

Oui, vous avez raison de dire où et je me joins à vous. Quoi que ça soit pas très esthétique de le faire ici. Oui.

Ou parce que c'est la négation de ce qui est le cœur de ce que je vous ai dit au début. Les êtres humains étant semblables par leurs besoins, ils sont égaux en droit. C'est la négation de l'universalisme comme nous le comprenons nous.

L'universalisme, c'est pas la manière de dire aux gens pas "Pas toi, pas toi, pas toi, pas toi, pas toi, tu es pas assez universel. L'universalisme concret, c'est celui qui rapproche les êtres humains et va créer entre eux une communauté. C'est pourquoi j'ai parlé de créolisation.

Et pourquoi je trouve ce mot si beau ? C'est parce qu'il a été inventé par nos compatriotes à l'époque où ils étaient en esclavage comme moyen en créant une langue nouvelle de se comprendre entre eux et d'échapper à leur statut de choses qui les séparaient parce qu'il ne parlaient pas la même langue et parce que les maîtres pouvaient les persécuter. La créolisation c'est la forme concrète de l'universel. [applaudissements] Le racisme.

Ne croyez pas que ce soit juste un mauvais penchant, des gens qui sont pas malins. Non, non, c'est clair qu'ils sont pas malins. Le racisme est une idéologie globale et ne croyez pas ce qu'il vous disent.

Il suffit de dire à quelqu'un viens, on va se battre pour je sais pas quoi la meilleure paye pour qu'aussitôt il se disent "Ah, du coup, je ne suis plus raciste." Non. Je vais me battre ensemble avec toi pour un bon service de santé.

Et vous croyez qu'il va dire aussitôt ah ben je ne suis plus raciste. Non, va dire attends un bon système de santé. Oui, mais oh !

Pas d'aide médicale gratuite pour les malades qui ont pas la bonne couleur ou qui viennent pas du bon pays. Et puis l'école, Ah bah oui, d'accord, mais enfin quand même, faut pas abuser. Vous connaissez ça.

C'est pourquoi je vous dis le racisme est une idéologie globale. Elle doit être il doit être combattu comme une idéologie globale. Et il est vrai que des fois, moi comme les autres, j'ai commis l'erreur de penser qu'on pouvait voter fachaotud alors qu'on était juste fâché.

Non, celui qui vote fachaud prend la responsabilité morale de voter pour le racisme, de voter contre [applaudissements] l'unité et l'indivisibilité du peuple français. Mes amis, [acclamation] la barrière au racisme, [applaudissements] c'est chacun d'entre vous, chacun d'entre nous, chaque conscience qui proteste, chaque personne qui interdise qu'on fasse des blagues pourries, chaque personne qui prend l'argument pour démontrer que ce que raconte le raciste n'a pas de sens. Et faites-leur la mauvaise surprise de leur vie, de leur dire "Vous voulez qu'il s'en aille, mais qui c'est qui va bosser à leur place ?" C'est vous.

Non, bien sûr que non. Ce pays a besoin de tout le monde et ce pays a fait la preuve qu'il est capable d'être la nation une et indivisible à laquelle nous aspirons. Les enfants d'aujourd'hui, les gens d'aujourd'hui ont aujourd'hui un sur qu un grand-parent étranger de montant c'était 1/ 10 1/ 4.

Qui sait qui renit son grand-père ou sa grand-mère ? Ceux qui sont arrivés ici, un des deux parfois ne savaient ni lire ni écrire et ensemble ont porté la famille. On fait que les enfants sont allés à l'école bien habillés, bien vêtu.

On a suivi ensuite les devoirs comme on pouvait où on les faisait suivre. Tantez si bien qu'en à peine une génération, les derniers arrivés dans ce pays ont rattrapé la répartition sociale moyenne des Français qui étaient là avant. Autrement dit, la classe sociale ascendante, c'est ceux dont les enfants sont pour la première fois des Bacheliers, pour la première fois des ingénieurs, pour la première fois des architectes, c'est-à-dire cette masse immense qui s'est doué vous au travail, à l'étude pour s'améliorer par le mérite. [acclamation] C'est eux que nous voulons. [applaudissements] C'est plus le moment, [applaudissements] mais je vous reparlerai. de ce projet que nous devons porter ensemble.

Savez-vous pourquoi ils sont obligés d'en venir au racisme ? Pourquoi ? Vous êtes trop jeune, vous avez pas connu avant.

Avant on disait "Ah bah tu as qu'à bien travailler à l'école et puis tu vas faire un bon métier puis avec ton bon métier et puis tu vas acheter la maison et puis quand tu auras chez la maison, tu auras ta voiture ou comme disait de la machine à laver." D'accord ? Bon et il y avait des gens demain ça allait mieux.

C'est fini. Des classes sociales ascendantes, je vous l'ai dit tout à l'heure, il y en a plus. Mais réfléchissons plus profondément.

La bourgeoisie, la droite, l'extrême droite qui est son larbin, ils n'ont plus comme braillé impudemment le président de la République. Notre projet, quel est votre projet ? Qu'est-ce que vous nous proposez de faire maintenant ?

à part nous serrer la ceinture pour payer la dette que personne ne payera jamais et nous le savons tous. Qu'est-ce que vous nous proposez ? Rien.

Il n'y a plus de projet lié à l'extension du capitalisme et de la marchandise à part vous dire consomm consommez pas trop parce que faut pas abuser. Vous avez pas la paye pour ça c'est tout. Mais de ça, aucun peuple, aucune humanité ne peut se contenter.

Si bien qu'aujourd'hui, vous autres, nous autres, je m'adresse aux générations, la mienne par exemple, on en a bavé des ronds de chapeau quand il nous expliquaiit que l'égalité ça existait pas. On en a bavé des ronds de chapeau quand il nous disait que l'écologiste était bien gentil mais que il fallait quand même produire des bagnoles et cetera et cetera bien sûr. Et maintenant nous voyons se lever des catégories sociales qui ont été reléguées.

J'ai parlé de l'immigration et de ses enfants. Mais c'est pas tout. La Nouvelle France c'est pas seulement la France des enfants de ceux qui viennent d'arriver et de ceux qui ont demandé à être français.

La Nouvelle France, c'est la France des femmes. Vous ne le savez pas, mais quand la 5e République [acclamation][applaudissements] quand la 5e République a été créée, quelle était la condition féminine ? Autorisation du mari pour travailler abrogé en 1965 seulement.

La contraception était interdite, abrogée en 1971 seulement. La puissance paternelle, c'était l'autorité parentale du père. Elle n'est conjointe que depuis 1970.

Le principe d'égalité des rémunérations 1972, l'avortement 1975 la fin du divorce unilatéral 1975 le viol reconnu comme un crime pour la première fois 1980. C'est donc les femmes que vous avez aujourd'hui qui sont là. Les jeunes femmes, leur mère et leur grand-mère sont la génération qui pour la première fois a connu tout ça et qui maintenant comme toujours parce que la conscience retarde toujours sur l'existence et notamment la conscience collective. maintenant réclame le reste, c'est-à-dire le droit absolu à l'égalité, la reconnaissance absolue du droit à la dignité. [applaudissements] Où sont-elles ?

Moi, je le sais. [applaudissements] Dieu comme je suis, je le sais. Le mouvement a insoumis à une présidente du groupe à l'Assemblée nationale, une présidente de la délégation au Parlement européen, une présidente [applaudissements][acclamation] du mouvement de la gauche au Parlement européen, une présidente pour l'institut, la Boessie et cetera.

Ça ne suffit pas. Il faut que les institutions prennent en charge l'obligation absolue de la parité, [applaudissements] absolue. [acclamation] Et cetera.

Il faut [applaudissements] que le mouvement ouvrier comprenne quelle révolution lui aussi il doit faire. Le code du travail, camarade, est un code fait pour le corps des hommes. Il n'a jamais été rédigé en pensant aux particularités du corps des femmes.

Et c'est le moment de se demander comment on peut avoir un code du travail qui ne soit pas fait que pour les hommes. [applaudissements] C'est une révolution immense. Elle vient à votre génération les plus jeunes. [applaudissements] J'ai pris cet exemple, ces deux exemples pour vous montrer de quoi je parle quand je parle de la Nouvelle-Fance.

Nous ne sommes pas là seulement en train de dire "S'il vous plaît, ne nous discriminez pas, ne nous jugez pas différent des autres. Nous ne sommes pas là pour mendier, demander, supplier. Nous sommes là pour prendre notre place, toute notre place sans [acclamation] concession. [applaudissements] Le racisme, le sexisme, tout ça se tient dans l'idéologie d'extrême droite.

Si vous regardez ce qu'il raconte, vous verrez qu'ils en ont autant contre les femmes que contre les étrangers et contre les gens qui ne sont pas de la religion qui leur convient. Oui, le racisme est une idéologie globale, une idéologie qui frappe partout où il y a demande d'égalité parce qu'il y a similitude de besoins pour apporter des réponses qui divisent, qui séparent et qui amènent de la haine. Le racisme est une idéologie globale et nous devons la combattre sans lui laisser un centimètre d'espace.

Et je vous dis, c'est une lutte de classe. Vous m'entendez vous autres qui êtes à la fête de l'humanité. [applaudissements] C'est une lutte de classe car ceux dont je parle, ce sont les habitants des quartier populaires, ce sont les femmes quand ils sont là à faire le bec fin parce que 1600 € c'est trop qui montre qu'il ne comprennent pas la première règle d'économie qui est que de l'argent donné à ceux qui en ont besoin est immédiatement dépensé et que par conséquent le SMIC à 1600 € c'est le meilleur ami de l'écologie. parce que vous achetez des choses de meilleure qualité.

C'est le premier ami de l'activité, de la croissance, de l'emploi. Mais il y a surtout un aspect qu'ils oublient, qu'il ne citent jamais quand on en parle, c'est que 80 % des femmes salariées travaillent au SMIC et que c'est elle qui dans toute la famille sur le dos. Ils ne le disent pas.

Oui, c'est une lutte de classe [applaudissements] que l'égalité salariale, que le droit des femmes à être payé à égalité avec les hommes. [applaudissements] C'est de tout cela dont je vous parle quand je vous parle de la Nouvelle-Fance. C'est elle que nous voulons amener au pouvoir quand nous disons aux jeunes votez, votez avec nous.

Convainquez les camarades, les amis, si vous votez autant que le reste de la population, nous serons majoritaires et nous changerons de fond en comb cette société. Nous le disons aux femmes, nous le disons aux habitants des quartiers populaires. Nous autres les Français, même si c'est seulement depuis une, deux ou trois générations, deux dans mon cas, nous savons comment en changeant la règle du jeu, avec juste une déclaration des droits humains, il y a de siècles, nous avons changé le visage du monde parce que cette parole se répandait partout, parmi les esclaves, parmi les gens libres.

Et on disait une grande révolution arrive qui va rendre tous les êtres humains fraternel égau. C'est comme ça que ça se disait dans le nouveau monde et partout le message arrivait. Et souvenez-vous que tout à l'heure je vous parlais de la bataille de Valni.

Alors pas parce que c'est une bataille qu'on a gagné contre les Allemands. En général c'est nous qui gagnons. Mais bah oui à chaque fois.

Mais parce que c'était la lutte du peuple contre les seigneurs féodo qui venaient pour les inservir. Et il y avait ce jour-là un poète qui était là, beaucoup d'entre vous le savent, c'est le poète G qui est un allemand. et dit de ce jour est né l'air moderne dans le monde.

L'air moderne est toujours celle qui est collée, comme disait Victor Hugo, à l'identité révolutionnaire de la France, à sa capacité alors même qu'elle est capable des pires bassesse, d'être capable aussi du meilleur le plus incroyable, le nouveau front populaire, l'insoumission. Voilà les clés du futur qui règlent à la fois le social, le politique et l'écologique. Soyons pleinement des êtres humains.

Le 21 septembre, faites-en la démonstration en venant dans la rue protester contre le tyran. [applaudissements][acclamation] Ah. [applaudissements][acclamation] cette cela qui au citoy au maton marchons marchons en preuve [acclamation] [applaudissements]