"Le casse du Louvre n'est que le symptôme d'un pays qui ne sait plus protéger son patrimoine"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous avez réagi de quelle manière au cambriolage du Louvre ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Ce cambriolage est-il le symptôme d'un système de sécurité défaillant ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le rapport de la Cour des comptes pointait des défaillances au Louvre. Comment l'expliquer ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il voir un lien entre ce vol et l'incendie de Notre-Dame ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La ministre de la Culture a-t-elle failli selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le président a promis de retrouver les auteurs. Est-ce réaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:00François-Xavier BellamyFait
« Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France. »
- 25:00François-Xavier BellamyFait
« Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Il est 8h28 sur RMC et sur BFM TV. Bonjour François Xavier, Beli. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes député européen, vice-président délégué des des Républicains. On va évidemment parler du budget puisque la discussion, le débat budgétaire commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale en commission des finances. Mais d'abord, je vais vous interroger sur ce cambriolage au Louvre que d'OCUN appellent déjà le 15 du siècle.
Un commando de quatre malfaiteurs qui s'introduit dans le musée du Louvre dimanche matin sur les coups de 9h30 pour emporter certains des joyaux de la couronne de France. Très honnêtement, dimanche quand vous avez entendu cette information, vous avez réagi de quelle manière ? On est tous, je crois, incrédules devant ce qui s'est passé.
C'est c'est ça c'est moins le cas du siècle que la que la défaillance historique qui marque. La défaillance historique parce que la France n'est plus capable de protéger ce qu'elle a de plus précieux. Un patrimoine absolument exceptionnel.
Ce sont les joyeux de la couronne, c'est-à-dire le symbole de notre histoire. Ce sont des pièces qui ont été assemblées avec des éléments de patrimoine qui viennent de toute l'histoire de de de la couronne française. Et je crois que malheureusement ce ce cas ça a été d'une terrible simplicité parce qu'il exploite les vulnérabilités d'un système de sécurité qui est manifestement totalement défaillant.
à ce niveau-là, il n'y a pas d'accident, il n'y a qu'un symptôme et et c'est à ce symptôme qu'il va falloir apporter des réponses très concrètes aujourd'hui. Il se trouve qu'il y a eu un rapport un prérapport de la Cour des comptes qui pointait déjà un certain nombre de défaillances dans le cadre du musée du Louvre. Je vous lis ce qu'il y avait dans ce prrapport.
Ce prérapport pointait des retards considérables et persistants dans la mise aux normes des installations techniques du musée. Dans le secteur de nom, par exemple, la où il y a la fameuse galerie Apollon où a eu lieu ce cambriolage, mais où il y a aussi la la Joconde, un/3 des salles ne dispose pas de caméras de surveillance. Ce que vous êtes en train de nous dire au fond, c'est que bah quand on fait des économies, voilà le résultat.
C'est pas une question d'économie parce que pendant ce temps-là, un plan sur le Louvre nouvelle naissance a été annoncé par le président de la République avec force moyen dernier. Mais mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui.
C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps qui était en grève d'ailleurs au mois de juin dernier pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement qui nous a tous marqué.
On a vécu la renaissance de Notre-Dame de Paris, mais on a vécu aussi l'incendie de Notre-Dame de Paris. La cathédrale de Paris n'avait jamais été incendié en plusieurs siècles d'histoire. le Louvre, le plus grand musée du monde, le plus ancien musée du monde, le le lieu qui a fait naître l'idée même d'un musée n'avait jamais connu avait déjà connu des vols.
Donc vous dites en fait, il a fallu attendre l'incendie de Notre-Dame. De la même manière, il a fallu attendre ce cambriolage formidable, incroyable au Louvre pour prendre les mesures qui s'imposent. Mais moi, moi ce que je constate c'est que même sur l'incendie de Notredame, le le laçon des négligences n'a pas été vraiment tirée.
En tous les cas, les responsabilités n'ont pas été assumées et je pense que c'est le symptôme d'un pays qui ne sait plus protéger son patrimoine. Et combien dans le silence, combien de de cathédrales de Paris, combien de de joyeux de la couronne sont en train de s'abîmer parce que notre patrimoine est en danger dans tant de villes et de villages de France. Ça n'est pas seulement le Louvre, c'est la réalité de notre dire que la ministre de la culture a sans doute faillé.
Mais c'est c'est la question c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui ? Je le redis n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de de percer une porte-fenêtre.
C'est surtout l'incroyable simplicité. Il y a une responsabilité de la ministre de la culture à vos yeux. Mais en tous les cas, il faut que les responsabilités soient établies.
Et dans un pays normal, quand ce type de situation arrive, comme l'incendie de Notre Dame de Paris, on identifie la chaîne de responsabilité qui a échoué et qui a conduit à ce type de situation. Et ce qui me marque le plus, c'est qu'aujourd'hui, mais je le redis, c'est pas seulement au Louvre et c'est pas seulement à Notre Dame parce que ça tout le monde le voit, mais notre patrimoine, il est menacé partout en France aujourd'hui par la négligence de bien des dirigeants qui auraient pour mission de le protéger. Et c'est cette perte, c'est cette crise de la transmission qui caractérise notre pays et à laquelle il faut mettre fin. faisaitz référence à l'incendie de Notre Dame.
Tout de suite après cet incendie, le président de la République a dit "On reconstruira dans les 5 ans." Là, dès hier, le président de la République a annoncé qu'on retrouverait le butin et les auteurs, qu'il serait traduit en justice et condamné à la hauteur de de de ce qui de l'infraction qui a été qui a été commise. Il prend il prend un risque en disant une telle chose ou il a raison au contraire de le dire ?
Non, mais c'est très important de dire qu'on va pas se résigner et toute la France est derrière les forces de police et de gendarmerie qui vont mener cette enquête maintenant. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est pas parce que Notre Dame a été restaurée par l'extraordinaire aventure des des compagnons qui l'ont remise euh debout, c'est pas parce qu'on retrouvera, j'espère demain, grâce aux policiers et aux gendarmes ceux qui ont commis ce vol, que que ça annule la défaillance incroyable à laquelle nous avons assisté à travers ces événements spectaculaires et cette défaillance qui n'est que le symptôme à laquelle nous avons assisté à travers ces événements spectaculaires et cette défaillance qui n'est que le symptôme d'autres autres abandons, plus discrets, plus silencieux. Je suis frappé quand même que sur un sujet pareil, on arrive quand même à avoir des polémiques politiciennes.
J'ai écouté hier Jordan Bardella qui dénonce, je cite, une insupportable humiliation pour notre pays. Même sur un sujet comme celui-là, on arrive à se bagarrer sur le terrain politique. Mais donc le random, on devrait dire voilà, tout est normal, c'est pas grave. les bijoux de la couronne qui ont été préservés, certains d'entre eux datent de plusieurs siècles qui sont le témoin de notre histoire, ont été volés par un par un par un gang de de malfra qui qui rentre avec un véhicule de déménagement et on devrait dire "Ah ben rien ne s'est passé, tout va bien, non, fermez les yeux comme j'ai vu que le président Hollande dit non, surtout pas de polémique mais attendez, il y a un moment où la politique ça consiste aussi à regarder en face la réalité d'une crise dont des événements comme cela sont le symptôme, je le redis, c'est le symptôme d'un problème bien plus grand. ce que notre pays a de plus important nous échappe.
Et ça c'est le résultat d'une négligence qui doit prendre fin maintenant. Alors il y a un autre sujet évidemment qui fait polémique, qui va faire polémique, qui va faire débat, c'est le débat budgétaire qui commence ce matin à 9h en commission des des finances. Avant d'en parler, je voudrais revenir juste un instant sur la tribune que vous avez publié dans le Figaro.
Je crois que c'était vendredi où vous dites, vous disiez "Si j'étais député, je voterai la censure." Mais dans ce contexte qu'on est en train de vivre d'incertitude politique où la note de la France vient d'être dégradée, c'est responsable d'appeler à la censure de ce gouvernement. Mais elle a été dégradée pourquoi Laurent Noman ?
À cause de l'incertitude politique, entre autres. Oui, mais essentiellement, pourquoi est-ce que SNP a accéléré le calendrier de cette notation ? Parce que nous avons suspendu la réforme des retraites.
Et pourquoi la réforme des retraites a-t-elle été suspendue ? Parce qu'il fallait que le gouvernement évite la censure. Principale motivation surtout, c'est de dire il y a de l'incertitude politique, on ne sait même pas si un budget sera voté et vous vous appelez à la censure qui veut dire des semaines d'incertitude peut-être une dissolution.
On ne sait même plus si ce pays peut se réformer aujourd'hui. C'est ça la vraie incertitude qui pèse sur la vie politique française. Il y aurait eu bien sûr un coût de la censure, mais il y a je crois un coût plus grand encore sans doute d'une non censure qui s'est gagée sur le fait de céder une folie totale pour l'avenir aux socialistes dans la démagogie absolue qui caractérise le moment politique que nous connaissons aujourd'hui.
Parce que ça les Français le savent. suspendre la réforme des retraites le randoman c'était mettre en danger notre système de retraite pas pour les les années qui viennent mais mais pour les mois qui viennent peut-être les semaines qui viennent et le le le fait que la France a été dégradée par SNP en est une preuve supplémentaire. Sauf François Xavier Bellami que cette suspension de la réforme d'ê c'était la seule solution pour éviter encore de nouvelles semaines d'incertitude.
Et quand je vous écoute, quand je vous lis, vous dites que c'est une soumission, ce sont vos mots, hein, pas les miens. Une soumission à une gauche minoritaire. En fait, quand je vous lis, quand je vous écoute, j'ai l'impression que vous êtes aussi intransigent que que la gauche.
En fait, c'est votre programme. Rien que votre programme, je je rappelle quand même que vous n'êtes que 50 députés à la Bien sûr. C'est pour ça qu'on a jamais revendiqué d'exercer le pouvoir aujourd'hui et je pense que le problème aujourd'hui, c'est que donc chacun doit faire des concessions et peut-être que cette suspension là en est.
On a fait d'immenses concessions, Laurent Noman, le cœur de notre projet ce serait de baisser massivement la dépense publique et de baisser massivement la fiscalité. Ça fait 1 an qu'on essaie à l'Assemblée nationale de tout faire simplement pour éviter d'aggraver la fiscalité et d'aggraver la dépense publique. Le jour où nous aurons une majorité, on n'en restera pas là.
On ira tout justement soyons concret ce matin. Euh on va parler des impôts. Justement, j'ai compris évidemment que vous n'étiez pas favorable à la taxe Zucmane, que vous n'étiez pas favorable à un retour de l'impôt sur la fortune.
Mais alors la question, elle est simple, comment fait-on ? Qu'est-ce que vous vous êtes prêt à accepter pour que les plus riches bah participent à hauteur de leur revenus et de leur patrimoine ? Qu'est-ce que vous êtes prêt à accepter dans le débat ?
Ah oui, d'abord il y a quelque chose qui est totalement faussé dans cette discussion, c'est que nous avons aujourd'hui le pays de l'OCDE où les impôts sont les plus élevés. Nous sommes le champion du monde des prélèvements obligatoires. Consid considérer que la France est un paradis fiscal où les riches ne payent pas d'impôts.
C'est une folie. Mais dans ce système, les plus riches ne payent pas à proportion de leurs revenus, en tout cas beaucoup moins que les moins aisés. Mais est-ce est-ce qu'on veut bien regarder en face la réalité ?
Aujourd'hui, dans ce pays, vous avez 10 % des foyers fiscaux qui payent 70 % de l'impôt sur le revenu. On est le pays le plus redistributif du monde. Est-ce que la France est en train de crever parce qu'elle n'a pas assez d'impôts ou est-ce que ce qui l'a fait crever, c'est qu'à chaque fois qu'on a un problème, on cherche à inventer des impôts ?
C'est ça pour moi le problème majeur et c'est ça qu'on va défendre dans ce budget. Évidemment et s'il y a des impôts, vous ne voterez pas le budget. Notre ligne rouge a été depuis des mois le fait qu'il fallait refuser toute augmentation globale.
Pose ma question a des hausses d'impôts, quel qu'ell soit, vous ne voterez pas le budget. refuser toute augmentation globale de la pression fiscale. C'estàd que si jamais il devait y avoir euh des impôts qui évoluent dans un sens quelque part, il faut qu'il baisse ailleurs.
Mais la vérité, je le redis, c'est qu'à terme, il faudra que dans ce pays, on baisse massivement les impôts. Aujourd'hui, malheureusement, vous avez à l'Assemblée nationale une majorité qui est d'accord pour continuer de les augmenter. Et cette majorité, elle est constituée des socialistes, des écologistes, de la France insoumise, du Rassemblement national qui lui aussi veut créer des impôts supplémentaires.
Et donc nous, on va essayer de tenir la dig comme on pourra. C'est ce que dit Philippe Juvain qui est rapporteur général du budget qui vient de notre famille politique et qui dit maintenant il faut arrêter avec cette surenchère fiscale. Encore encore une question.
Euh Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale a relancé le débat sur la la taxation des héritages, des gros héritages, a-t-elle précisé euh cette taxation des successions pour les plus gros patrimoines, c'est une hypothèse qu'il faut envisager ou pour vous c'est un tabou total, même sujet, on augmente pas les impôts. Donc ça, on n'y touche pas non plus. Mais d'abord, redisons-le.
Ce qui va sortir la France de la crise, c'est de baisser la dépense publique, de baisser la dépense de l'État. Celui qui doit faire des efforts aujourd'hui, c'est l'État. Les Français sont déjà écrasé d'impôt.
Et pardon de le dire, mais tout le débat actuel qu'on a sur la taxation des héritages, sur la taxation des holdings les holdings, on aurait pu imaginer des mesures techniques pour éviter les abus. On est en train de faire une sorte de vol généralisé sur l'eur c'est les holding c'est tout ça tout ça mais tout ça qu'est-ce que ça produit ? Ça fait que aujourd'hui dans ce climat où tous ceux qui réussissent tous ceux qui essayent de réussir tous ceux qui essayent de travailler de créer de la valeur et de l'emploi tous cela sont en train de partir.
C'est ça la vérité. Donc si on veut aggraver l'appauvrissement du pays on continue exactement comme madame Bron Pivet. Qu'est-ce qu'elle dit madame Bron Pivet ?
Elle dit "Oh là là les héritages qui d'un seul coup tombent du ciel." C'est son expression tombe du ciel. Mais mais c'est pas de l'argent tomber du ciel.
C'est de l'argent qui est le produit du travail, qui est le produit de l'effort, qui est le produit d'une euh euh volonté d'entreprendre qui a déjà été taxé à de très nombreuses reprises. L'héritage, c'est ça. Et donc moi, je dis que tant qu'on continuera d'alimenter le concours l'épine des impôts et des taxes, on va continuer d'aggraver.
Ou en même temps, vous faites partie d'une famille politique qui dit à juste titre que il faut que les revenus du que le travail paye mieux. Quand vous touchez 100 € de vos revenus du travail, vous ne touchez que 54. Quand vous touchez 100 € d'une succession, vous touchez 90.
Il y a peut-être un rééquilibrage à faire. Mais le renomman, l'argent d'une succession, c'est de l'argent du travail qui a déjà été taxé. Il a déjà été taxé.
C'est de l'argent qu'on taxe deux fois. Donc la vraie question encore une fois, c'est comment on sort de cette folie ? Dans le pays, c'est pas très compliqué à retenir.
Le plus taxé du monde développé, le plus taxé de l'OCDE, est-ce que encore une fois, est-ce que ce qui fait la différence de la France, c'est qu'on a pas assez d'impôts ? Bien sûr que non, c'est le contraire. Juste une question par oui ou par non.
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont demandé au gouvernement une lettre rectificative sur le budget parce qu'il craent qu'il y a une entoureloupe sur la la suspension de la réforme des retraites. Vous êtes pour ou contre ? Mais ça leur fait un beau combat commun.
Évidemment contre parce que si on fait si si le premier ministre décide de faire cette lettre rectificative, ça veut dire que la suspension de la réforme des retraites, elle est elle est donnée dès maintenant par évidence avant même la discussion budgétaire. à tout le moins qu'on nous concède que la suspension de la réforme des retraites, elle doit s'inscrire dans le débat budgétaire, que c'est pas quelque chose qui flotte en l'air et qu'on devrait accepter avant de parler du budget. C'est quelque chose qui doit au moins faire partie de la discussion dans son ensemble.
Je profite de vous avoir en face de moi ce matin pour essayer de comprendre deux trois choses que franchement je je n'ai pas bien compris. Rashida Dati par exemple est toujours votre candidate LR à la mairie de Paris parce que j'ai cru comprendre que la direction des LR voulait exclure du parti tous les ministres LR qui sont allés donc au gouvernement dont Rachid Adati Vincent Jambrin Annie Jonev et puis j'ai entendu Gérard Larchet qui dit "Attendez attendez stop vite on fera ça après le budget il faut pas les exclure." C'est quoi la ligne ?
Ah mais nous ce qu'on a dit aux ministres qui viennent de notre formation politique, c'est d'abord vous ne représentez pas notre parti puisque à son écrasante majorité le bureau politique qui est l'instance qui dirige qui gouverne notre parti a voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Nos adhérons à une écrasante majorité ont voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Ils sont exclus ou pas exclus ?
Bah d'une certaine manière, ils se sont exclus d'eux-même. Et nous nous leur avons dit et Oman Nasrou, notre secrétaire général, leur a écrit en leur disant "Vous avez encore la possibilité de quitter ce gouvernement parce qu'on ne doute pas à un instant que quand vous avez fait le choix d'y rentrer ou d'y rester, c'était sans savoir que la première mesure de ce gouvernement, ce serait de suspendre la réforme des retraites et de mettre gravement en danger la trajectoire budgétaire du pays. Donc s'ils veulent revenir maintenant, ben la main est tendue bien sûr, mais la clé c'est de garantir la clarté.
Les républicains ne participent pas à ce moment. Non, c'est pas très clair. Je suis d'accord avec vous malheureusement et vous savez malheureusement mais j'ai même cru comprendre qu'il y avait une différence de ligne entre l'archer et Retaillot.
Donc c'est d'exclusion, elle a été engagée. Elle suppose juridiquement l'exercice d'un contradictoire et donc on a fait le choix de leur écrire en leur demandant s'il ne voulaient pas assumer désormais de tenir la ligne de notre famille politique qui consiste à quitter le gouvernement. Un autre éclaircissement.
Est-ce que vous êtes favorable ? que vous faites partie de ceux qui seraient d'accord pour travailler vos républicains avec le Rassemblement national. Je vous pose la question parce que Eric Sioti a écrit à Bruno Rotaillot pour lui proposer une union sincère.
Jordan Bardella qui était à ce micro il y a quelques jours, bah disait que s'il lui manquait quelques députés, il tendrai la main au républicain pour faire une éventuelle majorité pour aller à Maton. Est-ce que vous vo Est-ce que vous êtes prêt à travailler avec le Rassemblement national ? Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint.
Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France et tous les électeurs plus largement qui veulent que la France se sorte de la crise actuelle. Et la crise actuelle, elle a été produite par quoi ? Par un excès de dépenses publiques et un excès de fiscalité.
On le disait à l'instant sur le sujet que nous évoquons aujourd'hui. Marine Le Pen est d'accord, vous le rappeliez avec Jean-Luc Mélenchon. Vous non mais vous vous est-ce que vous êtes d'accord pour travailler avec eux ?
Je vous pose la question, je vais être plus précis. Bruno Rotaillot a soutenu un candidat lui-même soutenu par le Rassemblement national dans le tarnet Gueron. David Lissard, votre ami pardon, est-ce qu'on peut ne pas tout confondre ?
Bruno Rota il a appelé dans cette élection législative à tout faire pour empêcher que la gauche mélanchonisée ne gagne un siège de plus et il a eu parfaitement raison. Et votre ami député Alexandre Martin qui vient de voter la censure du gouvernement le cornu dit que la droite ça va jusqu'à Sara Knafo et Marion Maréchal. D'où ma question vous-même vous avez censuré avec Jordan Bardella à Bruxelles la présidente de la Commission européenne.
Je vous repose la question. Est-ce que vous êtes prêt à travailler avec le rassemblement national ? Est-ce que le le rapprochement n'a pas commencé d'une certaine manière, on met beaucoup de choses ensemble et je comprends que les électeurs soient un peu perdus mais pour moi, une seule chose compte, c'est de défendre la ligne politique que nous avons toujours défendu.
Toujours. Comment ne pas voir qu'aujourd'hui il y a dans ce pays une immense majorité d'électeurs de droite ? Et comment ne pas voir que dans ce pays où les idées de la droite, la nécessité de rétablir l'ordre, la nécessité de mettre fin à l'immigration débridé qui met en danger notre équilibre social, la nécessité de remettre de l'équilibre dans nos comptes publics, tout cela une écrasante majorité de Français le partage aujourd'hui.
Notre devoir, c'est de reconstruire le parti politique qui réunira tous les électeurs de droite pour leur rendre une majorité et relever ce François Xavier Bami. Demain, Nicolas Sarkozi entre en prison à la prison de de la santé. Euh vous irez manifester au côté de ses amis, à l'appel de ses enfants demain matin.
Je serai au Parlement à Strasbourg mais ça ne m'empêche pas d'être profondément marqué par ce que notre pays traverse parce que derrière la condamnation et l'incarcération de Nicolas Sarkozi, il y a une vraie question qui est posée à notre système judiciaire. Moi, je ne comprends pas, je l'ai dit, je le redis, je ne comprends pas le principe de l'exécution provisoire de cette sanction. Nicolas Sarkozi a été condamné en première instance comme tout justiciable.
Il a droit de faire appel et ordinairement l'appel est suspensif. Je ne vois pas en quoi il y avait un risque de récidive, en quoi il y avait un risque qui pesait sur la sécurité du pays. Si Nicolas Sarkozy devait faire appel et que les juges devaient attendre que l'appel confirme ou non la sentence qu'ils avaient pré.
Un dernier mot, Gérald Drmanin, le ministre de la justice, a dit ce matin qu'il irait voir Nicolas Sarkozi en prison. C'est son rôle ? Oui, Nicolas Sarkozi est un ancien président de la République.
Je pense qu'il est fondamental notamment que sa sécurité soit correctement assurée en détention. Il a, remarquez-le, il n'a demandé aucune forme d'exception, mais il est pourtant nécessaire que son cas particulier soit correctement pris en compte par le ministère de la justice. Merci François Bellami d'être venu répondre à mes questions.
Il est 8h47 sur RMC et sur BFM TV.
François-Xavier Bellamy