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InterviewFrançois Fillon· 5 septembre 2016 14 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asileSanté

François Fillon répond aux auditeurs de RTL - 5/09

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Si vous n'êtes pas qualifié pour le second tour, donnerez-vous une consigne de vote ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos idées pour la fonction publique et l'avenir des fonctionnaires ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il de votre projet d'abolir le droit du sol ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre la désertification médicale ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous resté Premier ministre de Sarkozy 5 ans ?

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Que proposez-vous pour les pensions des retraités bloquées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20François FillonFait
    « Je n'envisage pas de ne pas être qualifié pour la finale. »
  • 10:20François FillonFait
    « Il faut passer l'âge de la retraite à 65 ans le plus rapidement possible. »
  • 11:00François FillonChiffre
    « Mon gouvernement avait revalorisé le minimum vieillesse de 25 %. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] 8h20 sur RTL François Filliant, merci d'être resté avec nous pour dialoguer avec nos auditeurs. Ellisabeth Martichou est bien entendu avec nous et on va tout de suite donner la parole à Jeun Viève qui vous appelle du département du Menéloire. Bonjour Jeun Viève.

François Fillon vous écoute. Oui, bonjour monsieur Fillon. Bonjour.

Voilà, j'ai toujours soutenu votre cause. Je vous admire. J'espère que vous passerez au primaire de tout mon cœur.

Mais si vous passez pas au primaire et que nous retrouvons avec monsieur Jupé, monsieur Sarkozi, nous donnerez-vous des conseils pour voter ? Parce que moi en aucun cas je ne voterai pour monsieur Sarkozy ainsi que beaucoup de mes amis. On l'a vécu 5 ans.

Vous avez été un bon premier ministre, très dévoué, même parfois trop dévoué. Vous avez eu tout à fait raison de dire ce que vous avez dit la semaine dernière. Qu'offrons-nous si vous passez pas au premier tour ?

Alors voilà, la question, pardonnez-moi, c'est pour être très précis. Donnerez-vous une consigne de vote si vous n'étiez pas qualifié pour la finale ? D'abord, je n'envisage pas de ne pas être qualifié pour la finale.

Je sais que cette réponse ne va pas satisfaire notre interlocutrice du département du Ménéoir que je salue. Mais moi, je suis dans une bataille dans une bataille, dans une compétition, on se met en situation de la gagner. Voilà.

Bon, si ça se produisait, évidemment que je donnerai des consignes de vote, mais c'est vraiment très prématuré et je comprends la la préoccupation qui est évoquée par notre interlocutrice. C'est la préoccupation de de ne pas se retrouver dans le remake de 2012. Je pense que la France a des difficultés considérables à résoudre.

Elle ne peut pas les résoudre en refaisant le match de 2012. Merci Jeun Viè d'avoir appelé RTL au 3210. On donne maintenant la parole à Jean qui dit vous appelle du département du Cher.

Bonjour Jean. Bonjour monsieur Calvi. Bonjour monsieur François Fillon.

Bonjour. Membr du parti les républicains, je vous soutiens donc à la primaire et je pense comme vous venez de lire que vous serez qualifié pour le second tour. Mais soyons France, ce qui m'interpelle un peu en tant que fonctionnaire de l'État, ce sont vos déclarations sur la fonction publique.

Nous les fonctionnaires, nous avons un petit peu le sentiment peut-être à d'être toujours sur la cet, d'être toujours mal considéré, toujours faire l'objet d'un discours négatif. Alors, monsieur Fillon, rassurez-moi, rassurez-nous, j'aimerais connaître vos idées sur la fonction publique et l'avenir de ces momes qui ont choisi ce métier pour avant tout au mieux service. Dites aux fonctionnaires que vous les aimez François Fillon, surtout quand il votent pour vous.

Non, non seulement je les aime, j'ai travaillé avec eux, je et ils sont à l'origine pour une très large part de de la force de ce pays, de la manière dont il s'est organisé, dont il s'est structuré. simplement aujourd'hui, on a 5 millions d'emplois publics en France et on a 2200 milliards de dettes. C'est insoutenable.

Je je suis l'un des seuls à le dire. On a l'impression au fond d'être dans un véhicule qui fonce dans le brouillard avec des conducteurs qui ne se préoccupent pas de savoir ce qu'il y a derrière la nappe de brouillard. Ben moi, je dis que derrière la nape de brouillard, il y a un choc frontal avec la dette publique.

Donc il faut réduire le nombre d'emplois public. Dans quelle proportion ? Et moi, j'ai fait des propositions qui consistent en fait à augmenter le temps de travail, à négocier une des améliorations de salaires et surtout des améliorations de perspective de carrière en échange de l'augmentation du temps de travail. ce qui consisterait d'ailleurs simplement à revenir à la situation de l'an 2000 qui n'était pas si catastrophique que ça en terme de de charge de travail mais sur le nombre et et ça conduit si euh dans dans mon dans le projet que je propose à une suppression d'environ 500000 emplois sur la durée euh du quinquena.

Ce qui est grosso modo ce qu'on fait dans le même temps euh nos voisins britanniques et nos voisins allemands toute proportion gardée pour permettre le redressement de l'économie du pays. Vous az dit ce weekend vous avez dit on va passer la fonction publique à la paille de faire le statut la fonction publique la paille de faire c'est pas précisément un message d'amour parce qu'il y a des choses et je suis sûr que la personne qui vient de s'exprimer ne fait pas partie des catégories que j'ai évoqué. J'ai évoqué les person les fonctionnaires qui ont commis des fautes et qui sont réintégrés dans leur corps d'origine.

J'ai évoqué toutes les mises à disposition qui n'ont rien à voir avec l'intérêt général. J'ai dit que il faudrait que les fonctionnaires qui se présentent aux élections législatives ou sénatoriales démissionnent de la fonction publique. Voilà, c'est des choses qui doivent aujourd'hui euh recadrer un statut de la fonction publique qui a été fait pour protéger les fonctionnaires contre pour assurer leur indépendance et qui a besoin d'être mis à au goût du jour.

Jean, je pense qu'on a répondu très clairement à votre question. J'imagine que vous auriez envie d'en débattre avec François Fillon, mais j'essaie de de prendre le plus grand nombre d'auditeurs ce matin sur notre antenne. Et maintenant, nous allons écouter Marie-Françoise qu'elle vous appelle aussi l'humain et Loire de la région d'Anger.

Bonjour Marie-Françoise. Bonjour monsieur Calvi. Bonjour monsieur Fillon.

Bonjour madame. Monsieur Fillon, qu'en est-il de votre projet d'abolir le droit du sol qui est une mesure urgentissime, une façon de lutter pacifiquement contre les illusions de ces pauvres migrants que je plains beaucoup et de ramener le calme surtout à Mayotte et à Cayenne. Oui, moi j'ai toujours défendu, je défends pas la la un changement de passage du droit du sol ou droit du sang.

Je dis que les jeunes nés en France de parents étrangers devraient faire une démarche pour acquérir à 18 ans, pour choisir à 18 ans leur nationalité. C'est d'ailleurs une voilà, c'était d'ailleurs une disposition que nous avons nous avions mis en place euh lors de Quinquena précédent. Euh ça s'appelait la loi Pasquois, ça a été abrogé.

Euh et bien il faut y revenir euh et faire en sorte que euh quand on est sur le sol français deux parents étrangers euh on puisse choisir décider de devenir français. Et si on décide de devenir français, ça veut dire naturellement qu'on accepte euh ce qui est prévu dans le code civil, hein. Dans le code civil français, on prévoit que pour accueillir la nationalité française, faut faire la démonstration de son assimilation.

Vous comptez aller à Calais ? J'ai je suis en contact fréquent avec la mère de Calais et j'aurai certainement l'occasion encore de parler avec elle. Simplement moi je ne vais pas me me promener pas promener au milieu des migrants avec les caméras.

Voilà, c'est tout. Et cette situation est insupportable. Elle elle elle pose d'abord le problème de nos frontières.

C'est-à-dire que avant de parler de Cala, faut essayer de réfléchir comment est-ce que on arrive à Calais. si on arrive à Calest parce qu'il y a aucun contrôle des frontières européennes. C'est pour ça que je réclame des frontières européennes qui soient euh contrôlées.

Et puis après, il faut régler la question de Caleb parce que les les les décisions pour l'avenir ne règlent pas le il faut prendre les migrants les il faut prendre les migrants les uns après les autres, regarder leur cas particulier, réexpédier chez eux un grand nombre de migrants qui à l'évidence ne sont pas des demandeurs d'asile et traiter la question des demandeurs d'asile. Et puis il faut avoir avec la Grande-Bretagne cette discussion que semble-t-il le gouvernement ne veut pas avoir pour remettre en cause les accords qui ont été passés et qui aujourd'hui sont insupportables compte tenu de la pression migratoire. Vous savez que c'est pas honteux de dire qu'éventuellement Nicolas Sarkozi a une bonne idée si elle est bonne.

Donc est-ce que vous pensez que le centre qu'il préconise en Grande-Bretagne serait une bonne chose ? Non mais il faut que les Anglais l'acceptent. C'est c'est pour ça que je dis qu'il faut renégocier ce qu'on appelle les accords du Touquet et il faut discuter et c'est bien sûr que c'est une bonne idée.

Bien sûr, bien sûr que c'est une bonne idée mais simplement une bonne idée pour qu'elle soit mis en œuvre suppose que les deux parties soient d'accord et donc il y a une discussion avec les anglais, c'est pas gagné. Merci Marie-Françoise et bonjour Véronique. Vous nous appelez du puit envelet.

François Fillon vous écoute. Oui, bonjour monsieur Fillon Véronique. Donc je vous appelle, j'ai une petite entreprise de recrutement de personnel médical et je m'occupe essentiellement de ce qu'on appelle les déserts médicaux.

Ma question était au gré de mon expérience, je m'aperçois que c'est pas tant qu'on manque de médecin, c'est qu'il manque d'une d'une envie de s'installer en libéral. C'est vraiment une chose qui on les a dégoûté. Les les lois successives les ont dégoûté de de s'installer en libéral.

Euh on fait des maisons médicales dans des dans des zones où euh ben il y a manifestement pas de médecin. On fait des on dépense moi je vois des mairies qui dépensent des fortunes pour faire des bâtiments mais ils ont pas de médecin. Donc le problème il est pas résolu, il en est loin.

Qu'est-ce que vous pouvez faire ? Moi j'ai travaille je travaille avec des médecins français et quelques médecins étrangers mais je veux dire c'est aberrant. Au nombre de médecins sortants en France, on devrait avoir assez quasiment assez de monde pour s'installer.

Que peut-on faire pour lutter contre la désertification médicale ? Je me permets de résumer un peu votre question V d'abord une question de nombre de médecins qui a été évoqué qui est en cours de de faire être dans le 17e arrondissement apparemment. Oui, enfin il y a un problème, on en revient à une question fondamentale, il y a un problème de liberté, c'est-à-dire que pour que les médecins s'installent en libéral, d'abord faut qu'ils puissent gagner leur vie.

Donc il y a un problème de rémunération des médecins. C'est pas absurde de dire que c'est étrange que la l'acte médical soit beaucoup moins bien rémunéré que n'importe quel service que vous allez demander à un artisan à votre domicile. Deuxièmement, il faut pas encadrer les médecins dans tous les sens.

L'exemple des maisons médicales est très très intéressant. La maison médicale, c'est quoi ? C'est des médecins qui s'associent pour travailler ensemble.

La première maison médicale de l'histoire a été créée dans les années 30 à Sablé sur Sart. Voilà. Ah bah voilà tiens, j'en profite au passage pour le dire.

Euh euh donc c'est une très bonne idée mais l'administration immédiatement l'a encadré de normes de surface de contraintes qui fait que les maisons médicales sont progressivement devenues des monstres qui sont trop coûteux dans lesquels les médecins veulent pas aller euh et qui ne correspondent pas euh à cette liberté d'association qui devrait être la leure. Donc vous favoriserez-vous la libéralisation au sens le plus premier du terme du métier de médecin ? Il faut avec les médecins comme avec le reste de la société passer des contrats de confiance.

C'est-à-dire, on se fixe des objectifs et puis ensuite on laisse les professions décider elles-mêmes des moyens d'atteindre ses objectifs. On marque une première pause si vous le voulez bien. François Fillon 8h32.

François Fillon est toujours avec nous. Une question arrivée sur le site RTL.fr.

Je l'aime bien dans sa simplicité cette question. Pourquoi êtes-vous resté premier ministre de Nicolas Sarkozy durant 5 ans ? C'est Nathalie qui vous pose cette question.

Pour une raison simple, c'est que je pense que quand on est au service de son pays, qu'il est en plus en pleine crise, on est loyal et on va jusqu'au bout du mandat qui vous a été confié. Moi, j'ai eu des désaccords avec le l'ancien président de la République, mais contrairement à monsieur Macron, je les ai jamais mis sur la place publique. Donc, c'est pas parce que vous précisément vous n'avez pas osé faire ce qu'Emmanuel Macron a fait avec François.

Je pense que bon chacun choisit la voix qui qui l'entend mais je pense que c'est pas une bonne solution que de quitter le navire au milieu de la crise qui était en plus notre cas puisque 2010-211 c'était des années extrêmement difficiles. Et alors que j'avais un soutien, contrairement à monsieur Macron, de la majorité totale. Voilà, j'ai toujours été complètement soutenu par la majorité parlementaire et je pensais à l'époque que c'était une que ça aurait été une forme de trahison que de quitter le gouvernement.

Bonjour Monique, vous nous appelez du département de l'essonne. François Fillon vous écoute. Oui, bonjour monsieur.

Ma question est la suivante : je suis retraitée, j'ai lu votre livre, je partage vos idées, je vous donne mon soutien. J'aurais voulu savoir ce que vous envisagez de faire pour les pensions des retraités qui sont bloquées depuis de nombreuses années alors que la vie augmente. Bah c'est à la fois assez simple et en même temps, je le reconnais difficile.

Il faut augmenter la durée de travail. Il faut passer l'âge de la retraite à 65 ans le plus rapidement possible. Euh c'est ce qui permettra d'équilibrer les régimes et de reprendre une capacité d'actualisation des des pensions. 65 ans, c'était l'âge de départ à la retraite avant 1980, à une époque où on vivait beaucoup moins longtemps. 65 ans, c'est l'âge de départ à la retraite de la quasi-totalité des pays européens, à l'exception de quelques pays d'Europe de l'Est qui n'y sont pas encore venus.

Euh et c'est donc un mouvement qui est un mouvement général euh que la France ne peut pas toute seule refuser. Euh et c'est pour moi la condition fondamentale de la solution des problèmes de retraite. Une fois qu'on sera passé à 65 ans, je pense qu'il faudra euh réfléchir à un système de retraite plus plus équilibré avec ce qu'on appelle la retraite par point avec une part de capitalisation.

Mais c'est une deuxième étape. Donc c'est en deux temps. On s'est bien compris. d'abord passerqu de retraite et permettre la la revalorisation des petites retraites.

Je rappelle d'ailleurs que mon gouvernement avait revalorisé le minimum vieillesse de 25 % et c'est tout à fait justifié quand on sait la faiblesse des pensions de certaines catégories de français. Je pense aux agriculteurs, aux veuves d'artisans et cetera. Merci Monique d'écouter RTL.

Maintenant, nous donnons la parole à Michel qui vous appelle de Toulon dans le département du Var bien entendu. Michel, on vous écoute. Oui, bonjour monsieur Fillon.

Voilà ma question. Je voudrais savoir si vous êtes élu euh président euh pensez-vous rétablir des relations diplomatiques avec la Russie de telle manière que l'embargo alimentaire soit levé ? D'après les chiffres Wikipédia, l'embargo, les exportations françaises avant étaient de 380 millions de dollars vers la Russie. sont passés à 23 millions de dollars.

Donc en rétablissement, peut-être que ça aiderait nos je suis pas sûr que les chiffres de Wikipédia soient tout à fait exact, mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a un énorme problème. Bon, on n pas suspendu les relations diplomatiques avec la Russie, heureusement, mais on a pris des décisions que je considère comme des décisions malheureuse en s'alignant sur la position des États-Unis, en décrétant un embargo qui n'a eu aucun résultat ou plutôt des résultats négatifs sur l'attitude du président russe et qui a handicapé l'agriculture française et l'agriculture européenne. Donc moi, je réclame la fin de ces sanctions.

D le gouvernement français avait annoncé que ces sanctions seraient sans doute levées pendant l'été. Je vois qu'il n'en est rien. Le président Hollande avait devant le Congrès à Versailles, après les attentats, annoncé qu'il reprendrait avec la Russie un dialogue sur la Syrie et sur l'avenir sur la lutte contre le totalitarisme islamique.

Ça ne s'est pas fait. Si j'étais président de la République, j'aurais une autre politique étrangère et je chercherai une alliance avec la Russie contre l'ennemi principal qui est aujourd'hui le totalitarisme islamique. Il faut donc une alliance avec la Russie.

C'est ce que vous venez de nous dire François Fillon au micro d' RTL. Merci beaucoup d'avoir dialogué avec nos auditeurs avec Ellisabeth Martichou. Mm.