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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 2 juin 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

Philippe de Villiers : "Référendum de 2005 : la fracture"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « Moi, mon nom est un nom d'abord de survie parce que je ne veux pas que la France perde la maîtrise de ces lois. C'est l'article 6 du texte de constitution. »
  • 5:00Philippe de VilliersFait
    « Ils vont mieux interrompre une négociation Patrick Pove Darvor avant qu'elle ait commencé plutôt que de l'interrompre quand elle est terminée. »
  • 6:00Philippe de VilliersFait
    « une Europe qui soit protectrice, je pense en cet instant au textile européen, qui soit protectrice de nos emplois et de notre sécurité et non pas une Europe passoire. »
  • 7:00Philippe de VilliersFait
    « Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes. »
  • 9:00Philippe de VilliersFait
    « Il y a eu la lune de Libération qui rappelle le plombier polonais. Plombier polonais, c'est moi en fait la directive Bolkenstein. »
  • 10:00Philippe de VilliersFait
    « la signature de Abdulagul, le premier ministre turc à Rome sur le texte de la du traité constitutionnel dans l'acte final. »

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Philippe de Villiers

Vous avez été l'un des acteurs de cette victoire du nom référendum en 2005. Euh et alors, j'ai retrouvé un débat. Je vous ai demandé avant la publicité, est-ce que vous vous en souvenez ? Ah bah, on va avoir une petite piqûure de rappel dans un instant. C'est important puisque c'était le 9 mai 2005, c'était donc une quinzaine de jours avant le référendum. 20 jours pardon. Débat entre les barons de la politique dont vous étiez autour de la table. face à vous, non pas Jufroid le jeûne mais les partisans du Oui. Donc je François Bairou était en face de vous. À côté de François Bairou, il y avait François Hollande et puis à côté de François Hollande, il y avait quand même Nicolas Sarkozi.

Puis à côté de vous, il y avait si je dis pas de bêtises marié George Buffet, Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancn. Philippe Devilier à l'époque, on est le 9 mai 2005. Moi, mon nom est un nom d'abord de survie parce que je ne veux pas que la France perde la maîtrise de ces lois. C'est l'article 6 du texte de constitution. La maîtrise de ses frontières, de son territoire, c'est l'article 265, la maîtrise de sa politique étrangère et cetera, c'est-à-dire la maîtrise de son destin. Donc, un nom de survie pour la France et un nom de projet d'avenir pour l'Europe.

Moi, je veux une Europe qui soit remise d'aplom, c'est-à-dire une Europe qui soit vraiment européenne, donc sans la Turquie, qui figure à la page 165 en toute lettre de l'acte final de cette constitution, mais pas pour dire qu'elle doit rentrer. Elle est elle est dans l'acte final. Et l'acte final, c'est l'instrument juridique qui autordifie un texte qu'on article 10 de la convention de Vienne sur les traités.

Donc ça veut dire que c'est une grave imprudence pour ceux qui aujourd'hui nous disent comme Jacques Chirac, "Ah mais la Turquie c'est dans 15 c'est pour plus tard al" Alors que la négociation va commencer le 3 octobre prochain à Bruxelles et que la seule manière de suspendre cette négociation, moi je préfère qu'on la suspende tout de suite que trop tard. Ils vont mieux interrompre une négociation Patrick Pove Darvor avant qu'elle ait commencé plutôt que de l'interrompre quand elle est terminée.

Donc une Europe qui soit européenne, une Europe qui soit démocratique, si on veut baisser la TVA, je vois pas pourquoi on est tous tournés vers Bruxelles, on le fait notre parlement ou alors on n'est plus une démocratie. Et troisièmement, une Europe qui soit protectrice, je pense en cet instant au textile européen, qui soit protectrice de nos emplois et de notre sécurité et non pas une Europe passoire. Alors avant de donner la parole à Geofroid, ce qui me fascine c'est que quand on voit les deux images, même ben dans l'oreillette me disait "Vous avez pas bougé, vous avez pas bougé.

Vous n'avez pas bougé, vous êtes quasiment le quasiment le même." Résultat donc 9 mai 2005, 29 mai 2005, il y a 20 ans, le nom l'emporte 54 % pas plus de 54 % contre 45 pour le Oui, je crois le c'est une surprise énorme et c'est une victoire gigantesque pour vous. Qu'est-ce que vous pouvez nous raconter Philippe cette campagne au La campagne pour moi elle commence le 13 janvier 2005. Je suis dans le bureau de Jacques Chirac à l'Élysée et je lui pose deux questions. Monsieur le président, première question. Pourquoi vous voulez refuser euh que les racines chrétiennes figurent dans la Constitution européenne ?

et il me répond textuellement "Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes." Et là, je comprends qu'il veut faire rentrer la Turquie. Et deuxème question qui va susciter son ironie, pourquoi vous n'acceptez pourquoi vous acceptez que le droit européen, je sais plus dans quel article de la du projet de constitution soit supérieur au droit national ? parce que c'est dans ce traité que figure la supériorité du droit européen. Il me dit, il me regarde, il dépli, il replie, il regarde sa pendule qui se met à sonner à ce moment-là, petite pendule japonaise et il me dit "On s'en fout, c'est une histoire de juriste. Ça c'est du chirak." Après arrive la campagne.

Prend la campagne avec mes amis Christophe Baudelvin, Guillaume Peltier, on on a levé deux lièvres qui ont tout fait basculer. En fait, euh il y avait j'ai eu la lune la il y a eu la lune de Libération qui rappelle le plombier polonais. Plombier polonais, c'est moi en fait la directive Bolkenstein, j'ai pas le temps de raconter mais c'est merveilleux. qui dit le prestataire de service doit euh répondre aux droits du pays d'origine. Et donc ça veut dire que alors pourquoi je dis le plombier polonais ? Parce que c'est le Fernand Renault, vous savez le sketch, la dame qui dit qui c'est il répond c'est le plombier. Et j'ai dit bah c'est le plombier polonais. Voilà et c'est parti.

le plan polonais euh la directive Bolkenstein, j'avais dit Bolkenstein Frankenstein, ça avait été assez mal pris par la gauche. Et euh et deuxièmement, je débusque un truc incroyable, il y a la signature de Abdulagul, le premier ministre turc à Rome sur le texte de la du traité constitutionnel dans l'acte final. Dans l'acte final, ce que je dis d'ailleurs sur la la page 165. Et là, je brandis le traité et ils sont tous berniques parce que bah c'est vrai quoi, la Turquie, ça y est, elle va rentrer dans dans l'Europe. Le nom gagne. La la victoire du nom, c'est un séisme. Pourquoi ? Parce que cette victoire du nom a une signification euh d'abord juridique. C'est le refus de l'État fédéral.

C'est le refus de la souveraineté européenne chicher à Macron. C'est le euh bah c'est la souveraineté nationale qui va continuer malgré tout, malgré Maich. Donc c'est une grosse déconvenue pour les européistes. Deuxème signification, la signification sociologique. J'insiste là-dessus. Il y a eu un un édito merveilleux hier chez Christine Kell de Mathieu Bocoté sublime. Euh alors signification sociologique 100 % des partis présents à l'Assemblée nationale sont pour le Wish. 99 % des médias, il y avait pas c élites sont pour le Wish. Donc c'est c'est fait et le nom l'emporte. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c'est le début de la fracture.

Et c'est à ce moment-là que le cercle de la raison euh inaugure un mot qui va faire fortune, le populisme. Le populisme, ça veut dire regardez ce peuple polluant là, les ailes de feu et cetera. C'est là que ça commence la grande fracture, voyez. et la fracture sociologique autant que que politique. Et qu'est-ce qui se passe ? Le coup d'état, le traité de Lisbon, c'est-à-dire que le traité de Lison reprend la Constitution européenne pied né des élites au peuple à partir du principe de Bertel Bresche. Si le peuple se met à mal voter pour le gouvernement, il faut changer non pas de gouvernement mais de peuple.

Et depuis, on a un état profond, le nôtre, qui transpose les normes et on a un super état profond à Bruxelles qui fabrique les normes. Réfissez bien ce que je viens de dire. En plus, la déclaration que vous faites le 9 mai 2005, j'ai l'impression qu'on pourrait la faire le 9 mai 2025. Tout ce que vous avez dit hormis la Turquie, c'est évidemment produit et on envoie aujourd'hui les conséquences.