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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 septembre 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesTransports

Budget 2027 : "Cette année, on présente un budget ou l’État sera exemplaire" (Vincent Jeanbrun)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures concrètes pour soulager les Français face à la crise des carburants ?

  • 1:16FerméeRéponse directe

    Faut-il doubler l'aide grand rouleur à 200 € ?

  • 1:53RelanceRéponse directe

    La suppression de la taxe C2E permettrait-elle une baisse immédiate des prix à la pompe ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Supprimer la C2E est-elle une bonne idée pour le logement ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Le gouvernement propose-t-il des aides ciblées malgré les contraintes budgétaires ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Le budget 2027 prévoit 54 milliards d'économies : votre ministère sera-t-il impacté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Vincent JeanbrunChiffre
    « Première chose 15 à 17 centimes d'euros en moins par litre d'essence. »
  • 3:51Vincent JeanbrunFait
    « On prend grandes entreprises très riches qui ont un impact fort sur l'environnement et on donne aux petits artisans et au passage, on aide les Français à rénover leur habitation. »
  • 5:38Vincent JeanbrunChiffre
    « 54 milliards d'euros d'économie, ça c'est le chiffre donné. »
  • 6:19Vincent JeanbrunFait
    « On demande à toutes les agences de l'État de logement, ça veut dire qu'on demande à à des structures comme l'Agence nationale de l'habitat, l'Agence nationale de la rénovation urbaine et de faire des économies de gestion partout où c'est possible. »
  • 6:56Vincent JeanbrunPromesse
    « On va évidemment pas les diminuer en revanche euh elles ne seront pas revalorisées l'année prochaine. »
  • 7:35Vincent JeanbrunPromesse
    « Un prêt zéro, un prêt à tau zéro famille, un préatau zéro parentalité qui va permettre de devenir propriétaire à l'arrivée d'un enfant. »
  • 9:26Vincent JeanbrunFait
    « Le budget courageux que présente le Premier ministre préserve l'investissement parce que quand on investit dans des grands projets comme la rénovation urbaine, on a des effets leviers extraordinaires. »
  • 10:06Vincent JeanbrunChiffre
    « C'est 12 milliards au départ. C'est un effet levier de 46 milliards à la fin. »
  • 12:36Vincent JeanbrunChiffre
    « Son poids a même plus que doublé dans les dépenses des Français en 60 ans. »
  • 13:16Vincent JeanbrunChiffre
    « 25 m² de pouvoir d'achat en terme de logement perdu en 10 15 ans. »
  • 14:27Vincent JeanbrunFait
    « Il faut qu'on relance la production de logement dans ce pays. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour Camille, bonjour Benjamin. Et bonjour Vincent Brin. Bonjour ministre de la ville et du logement. On va revenir avec vous sur les mesures que vous proposez pour faire face à la crise du logement que traverse notre pays. D'abord, une autre crise est aussi à la une de l'actualité encore ce weekend. La crise des carburants avec la flambée des prix à la pompe qui atteignent toujours des records. Le gouvernement dit de plus hier réfléchir à de nouveaux dispositifs pour aider les Français, notamment les plus précaires. Est-ce qu'on peut s'attendre à des propositions concrètes, rapides pour soulager les Français dans les prochains jours ? Il faut, on a aujourd'hui cette crise au Moyen-Orient qui impacte tous les pays dans le monde et particulièrement nos concitoyens. Il faut qu'on puisse

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d'abord prolonger les dispositifs qui avaient été mis en place jusqu'ici, que ce soit l'aide grand rouleur ou que ce soi les sujets plus sectoriel pour aider les pêcheurs, les agriculteurs ou les entreprises du BTP. Euh et puis effectivement, il faut qu'on regarde parce que cette crise semble pouvoir durer et donc on a travaillé, on a été réuni autour du premier ministre en fin de semaine. On va se réunir à nouveau lundi pour pouvoir faire dans les les prochaines semaines des propositions pour voir comment accompagner les Français les plus fragiles qui souffrent le plus de c pas d'annonce très concrète là auquel il faut s'attendre dès lundi de nouveaux dispositif faire des annonces c'est bien. Être capable de délivrer un accompagnement et une aide très concrète, c'est mieux. Et donc l'idée

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c'est que ce soit très structuré et très concret pour que dans les prochains jours on y aille. Je le dis simplement, l'aide grand rouleur, elle a touché un peu plus de d'un million de personnes alors qu'elle pouvait toucher potentiellement 3 millions. Donc le guichet est toujours ouvert jusqu'au 30 septembre. N'hésitez pas si vous faites partie de ces Français qui travaillent qui sont des grands rouleurs à à solliciter cette aide. Vincent Jambrin, elle est aussi de 100 €. Il faut la doubler selon vous. Le le sujet c'est de de d'avoir le dispositif le plus ajusté possible. On voit que la crise des carburants qui n'est pas lié à une décision mais elle est là et l'impact les Français. Est-ce que ces 100 € sont suffisants subit tous par rapport à à ce climat

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international ? on doit regarder au plus près. L'idée, c'est aussi de ne pas faire n'importe quoi. On ne peut pas promettre des des montants qu'on ne sait plus investir. Donc, il faut aider les plus fragiles pour faire en sorte notamment que les Français qui travaillent puissent continuer à le faire. Et c'est important parce que il y a des territoires ou des métiers où il y a vraiment besoin de sa voiture. Il a pas le choix sur des kilomètres et des kilomètres et donc là, on doit être au rendez-vous pour les accompagner. Alors Vincent Jeanbrin, il y a une proposition dans le débat, elle est portée par Bruno Rotaillot, le patron du parti des Républicains, le parti dont vous êtes issu. Il propose de baisser le prix à la pompe en supprimant une taxe avec un nom

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assez technique, la C2E. Ce sont des certificats d'économie d'énergie. Et cette taxe, elle finance la rénovation thermique des habitations par exemple. Ça vous concerne donc en premier lieu en tant que ministre du logement. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée de supprimer cette taxe ? Non, je comprends la tentation de dire il suffit de supprimer un prélèvement pour avoir un ticket de caisse un peu plus bas. Première chose 15 à 17 centimes d'euros en moins par litre d'essence. Chose première chose, ça n'aurait aucun impact immédiat parce que c'est pas une taxe comme les autres, c'est un contrat que passent les grandes entreprises qui ont un impact sur l'environnement pour dire un peu simplement les entreprises qui polluent le plus et elles vont

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cotiser avec ces contrats pour pouvoir financer ensuite des choses positives sur l'environnement. C'est le principe pollueur payeur. C'est ça. C'est l'esprit comme la prime rénov qui dépend de mon ministère qui permet euh d'aider mais aussi le leasing social sur les voitures électriques, aussi le leasing social qu'on veut faire sur les pompes à chaleur. Bref, il y a une utilité très concrète mais surtout comme c'est des contrats, ils sont passés sur des mois voire des années. Ça veut dire que si on essayait aujourd'hui là de supprimer les C2, tous les contrats sont en train de courir. Donc ça aurait au mieux un impact en février prochain ou peut-être même en mai prochain. Donc c'est pas du tout le sujet aujourd'hui. Et en vrai pour une fois qu'on a, j'allais dire une taxe un

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peu Robin des bois où on prend aux plus riches pour les données aux plus pauvres, c'est important. Et je vais vous dire qui craint fortement qu'on supprime le C2, ce sont nos petits artisans. Parce que vous l'avez dit, qu'est-ce qu'on fait avec ces C2 ? On finance la rénovation des maisons, des bâtiments pour les plus modestes. C'est des chantiers pour nos artisans partout sur le territoire national. Toucher au C2E, c'est toucher à la capacité de financer des travaux et donc à la capacité de nos artisans d'avoir des contrats. Donc je ne pense pas que ce soit une bonne idée. En revanche, des aides ciblées, c'est évidemment nécessaire et il faut qu'on accompagne les Français dans cette crise internationale qui nous frappe. Juste pour compléter, on entend bien

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votre attachement euh à cette taxe et que c'est une mauvaise idée, mais donc vous dites aussi que Bruno Retaillot en fait a dit un petit peu n'importe quoi parce que ça ne permettrait pas aux Français d'avoir une une baisse directement sur le le prix du plein à la P. Bruno Rota soulligne un point que beaucoup de Français partagent. C'està dire que au fond quand sur 2 € d'essence on a 1 € de taxe, c'est vrai qu'on on se dit est-ce qu'on pourrait pas soulager un petit peu la pression fiscale ? Maintenant les C2 œufs c'est facile de les attaquer parce que c'est un truc complexe. Les Français se disent "Comment ça marche ce trucl ?" C'est vrai que c'est assez technique mais je veux leur dire très simplement aujourd'hui c'est un système un mécanisme que j'appelle Robin des Bois.

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On prend grandes entreprises très riches qui ont un impact fort sur l'environnement et on donne aux petits artisans et au passage, on aide les Français à rénover leur habitation et à avoir des voitures électriques moins chères. Ça serait dommage de s'en priver. Vincent Jambrin, cette crise des carburants, elle s'inscrit dans un contexte de contrainte budgétaire très forte et c'est aussi la raison pour laquelle c'est difficile d'y répondre pour le gouvernement. Sébastien Lecnu, premier ministre, a présenté de premières grandes lignes pour le futur budget. 54 milliards d'euros d'économie, ça c'est le chiffre donné. Pour l'instant, avec les différentes pistes annoncées, on narrive pas tout à fait à 54 milliards d'euros concernant votre ministère, le ministère du logement, où

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est-ce que vous allez devoir faire des coupes vous ? En fait, comme tous les ministères, on va faire beaucoup d'économie, tout sauf les ministères régaliens, la défense, la justice, évidemment la sécurité, le ministère de l'intérieur. Mais ce qu'il faut déjà retenir, c'est que cette année, on présente un budget où l'État sera exemplaire. C'est-à-dire que l'État demandera le plus d'efforts à lui-même et c'est essentiel parce que pour pouvoir demander des efforts aux Français et aux autres structures, que ce soit les collectivités locales ou autres, il faut qu'on soit exemplaire. Et donc effectivement, on sert les budgets, on sert les budgets de fonctionnement, on demande à toutes les agences de l'État de logement, ça veut dire qu'on demande à à des structures comme l'Agence nationale de

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l'habitat, l'Agence nationale de la rénovation urbaine et de faire des économies de gestion partout où c'est possible. Combien d'économie vous devez faire sur votre ministère du logement ? On a eu ce qu'on appelle dans le jargon les lettres plafond, c'est-à-dire une lettre de mission. On dit attention dans telle et telle enveloppe budgétaire, faut pas dépasser temps et cetera. Donc bien sûr qu'on fait des économies. Une économie qui chez nous est est substantielle, ce sont le fait de geler les APL. C'est-à-dire que on va évidemment pas les diminuer en revanche euh elles ne seront pas revalorisées l'année prochaine. C'est un con du logement importante. Les certains français ont du mal à se loger. Ce qu'il y a pas vous défendez un accès plus simple au logement pour les Français.

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Est-ce que le gel de ces appels contradic c'est que justement il faut qu'on finance des dispositifs qui recréent un choc d'offre. C'est pas une économie énorme non plus le gel des appels. Mais en tout cas on demande un petit effort à tout le monde et et vous avez raison de le dire. L'idée c'est pas de dire on va faire un énorme effort à un endroit, on fait des efforts un peu partout pour essayer de s'en sortir. C'est pour les Français les plus précaires et qui donc font le plus face à cette prise du logement. Ça accompagne beaucoup de français et l'idée encore une fois c'est de les préserver hein. Je jeux aujourd'hui on veut préserver ces ces ces aides essentielles mais simplement elles seront pas revalorisées au niveau de l'inflation ce qui permet de dégager des marges de manœuvre pour

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d'autres dispositifs notamment faciliter l'accession à la propriété. Vous l'avez vu dans le budget, on propose une vraie nouveauté, ce qui est une très bonne nouvelle pour les familles françaises. Un prêt zéro, un prêt à tau zéro famille, un préatau zéro parentalité qui va permettre de devenir propriétaire à l'arrivée d'un enfant. C'est pas rien parce que aujourd'hui dans notre pays la crise du logement fait que vous avez des gens qui renoncent à faire à un enfant, ce qui pour moi est totalement inacceptable et injuste parce qu'ils se disent on pourra pas acheter le l'appartement qui nous permettra d'accueillir cet enfant dans de bonnes conditions. Et donc au même titre que le préato 0 fonctionne très bien et qu'on souhaite prolonger dans le temps, on va

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rajouter un prê zéro parentalité qui permet à la naissance d'un enfant supplémentaire d'avoir à nouveau accès à un prê zéro pour pouvoir acheter plus grand même si on a déjà acheté avant d'avoir l'enfant. On reviendra à ces pistes éventuellement juste après Vincent Gervin d'un mot à nouveau sur les économies qu'on va vous demander à votre ministère. C'est lié si vous permettez parce que c'est parce qu'on va faire des économies à certains endroits qu'on peut créer des dispositifs nouveaux de cette nature. Arrêé assez vite sur les les économies justement qu'il allit qui qu' qu'il allait falloir faire pour votre pour votre ministère. Est-ce que c'est est-ce que est-ce qu'il y a des pistes qui sont un peu plus précises que ça ? En fait, c'est ce que j'ai essayé de vous dire le

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plus simplement du monde, c'est que on a été interpellé chaque direction d'administration, chaque direction d'agence en disant il va falloir dégager des économies. Et vous avez parlé de blanue par exemple, l'Agence nationale de la rénovation urbaine qui doivent qui doivent faire des économies. Est-ce que ça veut dire moins de programmes de rénovation urbaine à l'avenir ? C'est Merci de poser la question pour le préciser. C'est c'est surtout dans les la gestion, c'est-à-dire dans les frais par exemple de communication. Vous aviez des budgets de communication importants dans les ministères. Ils sont réduits de manière drastique. Euh, on fait des économies sur nos nos propres cabinets, nos propres équipes. C'est du fonctionnement, c'est pas sur le fond des projets.

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Exactement. Et justement le le budget courageux que présente le Premier ministre préserve l'investissement parce que quand on investit dans des grands projets comme la rénovation urbaine, on a des effets leviers extraordinaires. Pour vous donner juste un exemple, le tout le programme numéro 2, ce qu'on appelle l'an rue 2 porté par l'Agence nationale de rénovation urbaine, c'est 12 milliards au départ. C'est un effet levier de 46 milliards à la fin. C'est énorme en fait. Et ces 46 milliards, ils vont ils vont dans l'économie, ils vont dans le BTP, ils vont dans nos nos artisans, nos constructeurs. Donc c'est de l'emploi non délocalisable et donc ça il faut évidemment le préserver. Et justement Vincent Jeanbrin, vous portez un troisème programme de de l'en rue he

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c'est c'est ces programmes qui permettent de faire de la rénovation urbaine dans différents quartiers dans des zones urbaines dites difficiles mais dans le le projet que vous portez également ça ça concerne les villes moyennes et l'outreem c'est 5 milliards d'euros vous nous dites ce matin que ça ne va pas être impacté ce budget ces 5 milliards d'euros sont préservés malgré les efforts demandés par le premier ministre c'est même un tout petit peu plus compliqué que ça parce qu'en fait tant le projet de loi, non mais tant que le projet de loi n'est pas [rires] voté, il y a pas d'en rue 3. Donc pour l'instant euh ça n'impacte pas le budget 2027. Mais mais c'est important de se de montrer justement que parce qu'on fait des économies sur le fonctionnement

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aujourd'hui, sur les dépenses courantes de l'État, on va pouvoir avoir des projets ambitieux que celui que vous venez d'évoquer pour pouvoir transformer encore des centaines de quartiers dans notre pays qui en ont besoin, que ce soit les quartiers avec les grands ensembles ou les villes plus moyennes ou nos nos villes en outreem. Euh cette ambition d'investir beaucoup, elle dépend de notre capacité à faire des économies sur le fonctionnement aujourd'hui. Et c'est pour ça que moi je suis fier de faire partie d'une équipe qui est courageuse dans la présentation de ce budget. Après, vous le savez aussi, c'est un budget que propose le gouvernement qui sera ensuite débattu avec les parlementaires. Et permettez-moi d'insister là-dessus parce que il y a aussi une petite musique qui

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consiste à dire bon de toute façon euh ils sont tentés par les ordonnances, vous savez c'est le côté on fait même pas le débat au parlement et tout ça et est et fait de manière un peu automatique et brutale. C'est pas la philosophie du gouvernement. Nous, on est là pour être au service de la France et des Français et donc on propose une copie de départ. On va la travailler avec les parlementaires qui voudront bien se donner la peine de la travailler avec nous. Et au même titre qu' l'année dernière, on a su voter intelligemment un projet de loi de finance pour la sécurité sociale et bien on doit pouvoir avoir ce même chemin ensemble. Dans les prochaines semaines, Vincent Janin, ministre de la ville et du logement, vous restez avec nous, on va évoquer vos pistes pour essayer de

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répondre à la crise du logement que traverse la France. Vincent Jeanbrin, ministre de la ville et du logement. Vous êtes notre invité ce matin du 830 France Info. Alors, je dis le ministre du logement, mais vous vous utilisez souvent cette expression le ministre de la crise du logement. Ce loger pèse plus que jamais he sur le budget des Français. Son poids a même plus que doublé dans les dépenses des Français en 60 ans. Comment est-ce que c'est possible qu'on en soit arrivé là ? Pourquoi est-ce que c'est devenu si cher, si compliqué de se loger pour les Français ? Il y a plein de raisons à cela. Ça va de déjà notre ambition commune de préserver nos fonciers, donc préserver nos terres agricoles, préserver nos terres naturelles. Donc s'il y a moins de fonciers disponibles,

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le prix du foncier du terrain monte. Euh ça va aussi du fait queon a voulu des normes beaucoup plus euh exigeantes sur la qualité, le confort thermique, sur la qualité environnementale et donc ça fait augmenter le coût de construction euh des biens. Euh et puis euh de façon générale euh on a moins euh rendu rentable le fait d'investir dans la pierre à tel point que parfois certains français qui voulaient investir dans un logement pour le mettre en location, on continue à le faire mais ailleurs en Europe par exemple. Donc il y a plein de raisons à cela, mais le vrai sujet c'est comment on trouve des solutions pour en sortir. Parce que vous l'avez dit, la crise, elle est majeure. On on a un chiffre qui parle de lui-même, mais 25 m² de pouvoir d'achat en terme de

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logement perdu en 10 15 ans, ça veut dire ça veut dire quoi concrètement pour les français ? Et ben 25 m², ça parle, ça veut dire que c'est la chambre que l'étudiant n'aura pas pour faire ses études à côté de l'université qui vient de décrocher. Moi j'ai eu des témoignages gens qui me disaient mais j'ai eu l'université dont je rêvais, j'ai pas pu faire mes études là-bas, je suis resté à côté de chez mes parents parce que je pouvais pas me loger. Pareil pour des jeunes actifs dans ma circonscription autour du marché de Ringis par exemple, vous avez des jeunes actifs qui décrochent un job et qui finalement après plusieurs semaines à dormir dans la voiture disent "Bah en fait, je vais pas pouvoir continuer." Tout à l'heure les les parents qui renoncent à faire

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des enfants. Enfin, je pense que ça c'est très important. d'utions commé parentalité que j'évoqué tout à l'heure et qui sera dans le budget. Vous présentez vous aussi un projet de loi de relance pour le logement Vincent Jambin qui a été adopté au Sénat qui doit être discuté maintenant à l'Assemblée nationale. Ça doit être quoi la priorité ? Là vous parlez beaucoup du foncier de la difficulté à construire. C'est ça la première urgence ? C'est de relancer la construction dans le pays. La première urgence c'est ça, c'est l'offre. Il faut qu'on relance la production de logement dans ce pays. Quand on parle de produire du logement, c'est construire du neuf. rénové de l'ancien à neuf. Et donc là, on marche sur deux jambes. J'allais même dire sur une troisième, c'est-à-dire logement

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privé comme logement social. Parce que dans notre pays, on a la chance d'avoir un parc de logements sociaux important, bien réparti sur le territoire mais qui lui aussi a besoin d'être rénové. Et donc toutes les mesures qui sont dans le projet de loi visent à ça. Ça passe par ramener de l'investissement et notamment des dispositifs fiscaux qui vont inciter les Français et rentabiliser le fait d'investir dans le neuf et d'investir dans l'ancien et de le rénover. Ça passe par un choc de simplification. C'est tellement long dans ce pays de construire. C'est juste incroyable. surtout trop de procédures, c'est pas tout à fait la même chose parce que les normes Vincent les normes les normes existent pour garantir euh la sécurité, garantir que les nouveaux bâtiments respectent l'environnement.

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Enfin, il y a toute une liste de critères donc vouloir mettre à bas les normes et ben je moi je c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est dire comment on simplifie ce qui est simplifiable. D'abord vous avez des projets qui mettent aujourd'hui 8 ans à sortir de terre. Construire physiquement le bâtiment, c'est 2 ans, 2 ans et demi si c'est très compliqué. Tout le reste, c'est quoi ? C'est la procédure. Donc ça vous voulez le simplifier et ça on veut le simplifier comme on a su le faire pour les Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques du logement et le Notreame de la construction. Voilà, c'est c'est un bon emballage mais on comprend pas forcément ce qu'il y a derrière. Et ben en fait, on écrase les procédures administratives. Ensuite, sur les normes, vous avez raison, il y a des

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normes heureusement qu'elles sont là, elles nous protègent. norme incendie norme pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. C'est très important. Justement, il y a une norme parce que le le temps fil, il y a une norme sur laquelle je voudrais qu'on revienne ensemble dans une de vos propositions. Je voudrais quand même vous donner un exemple parce que il y a aussi des normes sur lesquelles il faut pouvoir revenir. Aujourd'hui, on se dit on veut pas consommer de foncier naturel. On a raison mais d'un autre côté il y a des bâtiments tertiaires, des bâtiments de bureau qui sont là en train de se vider. Il faudrait qu'on les convertisse. Vous savez quoi ? Les normes dans le bâtiment tertiaire sont pas les mêmes que dans le bâtiment de logement. Ça veut dire quoi

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? Ça veut dire que quand on achète un un bureau, faisons grand public, justement grand public, figurez-vous, mesdames et messieurs que les marches dans des bureau comme ici là, elles font pas la même taille que dans un bâtiment de logement. Donc quand on veut convertir un compque la situation dans les normes dans les normes notamment que que vous citez dans de votre projet de loi, vous voulez autoriser les propriétaires à pouvoir louer euh des habitations qui sont aujourd'hui ont une mauvaise note thermique, qui sont même considéré hein par l'État comme des passoirs thermiques. Vous voulez les remettre à la location ? Après les técaniculaires qu'on vient de vivre, est-ce que c'est vraiment une bonne idée Alors d'abord pour l'instant le DPE, il regarde surtout le confort d'hiver et

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pas vraiment le confort d'été. Euh donc ça ça pose un autre question, c'est comment on crée on crée vraiment un cahier cette question un cahier des charges pour l'été et comment on lutte contre les bouilloirs thermiques et ensuite pardon, je préférais dire ça autrement. Vous dites vous voulez remettre les logements classés F et G en location ? Non, moi je veux rénover passoir thermique. Moi et F aussi la réalité. Euh moi je je veux qu'on les rénove. Or, vous avez beaucoup de propriétaires si ils n'ont plus la capacité de mettre en location et qu'ils perdent ce revenu, ils sont pas solvables à la banque pour pouvoir financer les il pourrait les rénover avant de les mettre à la location à condition d'être solvable. Mais non, parce que beaucoup l'ont fait mais si

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vous avez une une mamie de 86 ans qui est propriétaire d'un logement et qu'elle va voir sa banque en disant "J'ai besoin d'un crédit pour le rénover et en plus j'ai même plus le loyer qui me permettait de rembourser le crédit", ça marche pas en fait. Donc il faut le faire. Et puis dernier point, ça représente 700000 logements. Là aujourd'hui avec la crise du logement dont on a parlé, vous voulez retirer 700000 logements du marché, ce sera une aberration. Ils seront obligés de rénover. Ils seront évidemment obligés de les rénover avec engagement auprès des entreprises. Merci beaucoup Vincent Gamb, ministre de la ville et du logement d'avoir été l'invité du 830 France ce matin. L'info continue sur France info. Restez avec nous. Yeah.