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interviewLCP - Assemblée nationale· 20 juin 2023 9 min

Yaël Braun-Pivet invite Thomas Pesquet pour célébrer le 50e anniversaire du programme spatial Ariane

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors vous allez trouver ça un peu bizarre mais il y a quelqu'un qui vient d'atterrir là en plein milieu de la cour de l'Assemblée nationale et c'est pas n'importe qui c'est Thomas Pesquet on va aller lui poser quelques questions Thomas Pesquet si euh vous avez pris beaucoup de photos depuis l'espace est-ce que vous avez pris l'Assemblée nationale depuis l'espace souvent vous avez alors oui je l'ai prise j'ai pris Paris en fait surtout depuis l'espace tu sais le le périmètre d'une photo c'est à peu près 15 km sur 20 km de la station spatiale donc on voit Paris on voit du détail on voit l'Assemblée nationale j'ai pas centré la photo sur l'Assemblée nationale cela vous la prochaine fois il y a le brune pivée la votre question bête aussi c'est avec quel député vous accepteriez de partir 9 mois en mission sans pouvoir revenir vous voulez pas vous présenter un élection législative donc la première des choses c'est pour bien planter le décor Thomas Pesquet comment le spatial a un impact en fait dans la vie de tout le monde comment pour monsieur madame tout le monde comment ils peuvent se rendre compte de l'impact que le spatial a pour eux ouais mais c'est vrai que parfois on se dit c'est assez virtuel mais en fait ça n'est pas du tout on sert tous les jours des technologies spatiales il y a des choses évidentes on connaît la météo notre seule manière d'avoir la météo c'est de la regarder depuis l'espace les télécommunications la navigation par satellite aujourd'hui tout le monde en son smartphone en permanence utilise des flottes de satellites qu'on soupçonne même pas donc il y a vraiment des choses qui sont très directes très faciles à comprendre il y a évidemment toutes les améliorations technologiques qui découlent dans la société du fait que c'est des choses difficiles d'envoyer des choses dans l'espace et qu'il faut innover qu'il faut être plus performant avoir des meilleurs métaux des choses comme ça ensuite ça passe dans l'aviation dans la voiture dans tout ce qu'on peut imaginer après il y a quelque chose d'un petit peu plus lointain qui est quand même important qui est le côté recherche en fait qu'on fait dans la station spatiale c'est essayer d'avoir des découvertes sur qu'on peut pas faire sur Terre en médecine en physiologie en sciences des matériaux en chimie des choses comme ça et puis vraiment le dernier c'est la partie la plus long terme c'est pourquoi on envoie des sons un peu plus loin pour comprendre notre univers comment tout ça s'est formé d'où on vient où on va ces questions un peu plus fondamentales mais qui sont importantes si aujourd'hui on connaît plus notre place dans l'univers qu'il y a 50 ans et a fort sur évidemment qu'il y a 2000 ans c'est parce qu'on a pris ce recul et qu'on s'est donné les moyens d'aller voir un peu plus loin du coup comme justement c'est quoi le lien en fait entre l'Assemblée nationale et le spatial parce que c'est pas forcément évident de premier abord c'est quoi le lien entre les alors l'Assemblée nationale c'est toujours intéressé à la technologie aux sciences et cela guide nos choix et nos interventions et parfois nos votes puisque nous votons un certain nombre de budgets qui concernent directement l'activité spatiale française donc il est important que nos choix soient éclairés nous avons un office des choix technologiques qui est bicaméral et qui existent depuis 40 ans et nous allons fêter son anniversaire au mois de juillet et c'est très important que les parlementaires donc s'impliquent après moi j'ai souhaité ouvrir l'Assemblée nationale le plus largement possible et le plus largement possible aux citoyen et à son époque finalement et avec la célébration des 50 ans du programme Ariane il m'a paru intéressant partenariat avec le CNES l'agence spatiale de pouvoir célébrer cet anniversaire dignement au sein de l'Assemblée nationale coeur de notre vie démocratique donc nous avons exposé un certain nombre alors une maquette Ariane un petit robot qui va sur Mars et puis peut-être un module lunaire et puis nous avons organisé cette conférence ce soir et je suis ravie de voir que il y a beaucoup de citoyens qui viennent y participer et puis que nous avons des invités prestigieux qui viennent ce qui montre aussi que l'Assemblée nationale est un lieu où il se passe des choses loin du tumulte parfois de ce qui peut se passer dans l'hémicycle et je rebondis Thomas parce que je vous poserai la même question juste après aujourd'hui parmi les acteurs du spatial il y a beaucoup d'acteurs alors du public du privé on pense à Space X par exemple comment la France elle trouve sa place et le programme français trouve sa place au milieu de tout ça il est très important que la France soit souveraine quelle est un accès à l'espace et que la France et l'Europe est un accès autonome à l'espace indépendant parce qu'il y va aujourd'hui comme Thomas Pesquet le disait de toutes nos communications de notre capacité à voir le monde à analyser le climat communiquer et tant d'autres choses et donc il est important d'avoir cette souveraineté et donc la France et l'Europe singulièrement doivent pouvoir continuer à être des acteurs majeurs nous avons aussi la chance d'avoir des territoires d'outre-mer et la Guyane qui nous permet de pouvoir avoir une base de lancement ce qui n'est pas non plus l'apanage de l'ensemble des autres pays et donc cette spécificité c'est à tout que nous avons combiné avec une vraie volonté de souveraineté dans le domaine spatial doivent être encouragés réaffirmés et je crois que c'est ce que aujourd'hui aussi la représentation nationale doit pouvoir dire à l'ensemble des acteurs du monde spatial nous sommes avec vous nous sommes derrière vous parce que nous croyons dans la souveraineté de la France et l'Europe dans ce domaine là même question même question donc très bien non mais je pense qu'il faut effectivement c'est important de rappeler que le domaine spatial ça a toujours été un endroit où les volontés en fait des états driver les programmes en bon français poussaient les programmes il faut pas tomber dans le mirage du privé je pense que ce que fait Space X c'est fantastique mais en tant que fournisseur de services à la NASA il faut savoir que c'est des milliards de contrats de la NASA qui a demandé à SpaceX de développer des moyens d'accès à l'ISF des services réguliers de de cargo donc pour des masses quelques tonnes par véhicule qui arrive à l'ISS c'est essentiellement là dessus que se repose le développement de de SpaceX alors évidemment il y a de l'argent privé dedans mais c'est quand même une grosse majorité de de budget étatique c'est aujourd'hui la NASA qui décide des destinations et ensuite les entreprises privées sont là pour répondre à des demandes de réalisation technologique qui font très très bien excellent bien au sein on est bien d'accord et par contre c'est pas Elon Musk qui décide aujourd'hui des destinations d'exploration qu'on va faire par exemple dans les années qui viennent je pense que la France et l'Europe sont exactement dans cette logique là il faut comme nous rappeler la Présidente il faut être assis à cette à cette table de négociation on voit bien qu'il va y avoir beaucoup d'acteurs mais de chinois indiens d'autres encore dans le secteur spatial aujourd'hui on peut pas se permettre de pas être à cette pas être à cette table là le coup d'y participer il existe évidemment c'est pas des choses qui sont gratuites mais le coût de pas y participer qu'on paierait en conséquence dans quelques années qu'elle soit technologique qu'elle soit qu'elle soit sur du leadership et du soft power mais il serait beaucoup plus élevé ils sont justement d'un point pour parler de climat vous vous avez vu les les changements climatiques depuis là-haut le c'est préoccupations là maintenant elles sont au cœur du programme spatial comment ça comment ça rentre en compte oui je pense qu'elles le sont en fait alors c'est pas le la panache premier des astronautes vraiment nous on utilise la station comme la recherche en impesanteur l'observation de la Terre on a des flottes de satellites pour ça encore une fois que ce soit au niveau national au niveau de l'agence spatiale au niveau de l'Union européenne moi ce que j'ai fait c'est d'apporter mon regard en fait en regard assez humain mais on a aussi un regard qui est très scientifique en sous forme de données en fait répétitives sont tenus tous les jours par les satellites comme du programme Copernicus l'observation de la Terre ça a toujours été parmi les plus gros programmes des agences spatiales parce que c'est de l'espace qu'on peut se rendre compte du changement climatique c'est de l'espace qu'on peut à l'échelle d'une planète à l'échelle d'un océan comme l'océan Pacifique détecter des variations de température infime détecter des tendances détecter des choses comme ça la fonte des glaces la teneur en CO2 de l'atmosphère donc je pense que les agences spatiales c'est un peu les championnes de du de la lutte contre le changement climatique en générant toutes ces données en mettant à disposition gratuitement c'est important de le rappeler des thérapies de données à tous les scientifiques d'Europe et du monde qui leur permet à eux et bien de conclure et puis de d'amorcer le combat contre le changement climatique avec plaisir merci à vous