Macron doit renoncer à sa réforme des retraites !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Le 49.3 est-il le déclencheur de la colère actuelle ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les violences contre les élus sont-elles nouvelles ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La Ve République est-elle en crise ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
La réforme des retraites a-t-elle une légitimité démocratique ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Les motions de censure peuvent-elles aboutir ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La dissolution est-elle une solution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Manuel BompardFait
« Le pouvoir a coupé tous les canaux qui permettent à la colère de s'exprimer d'un point de vue démocratique. »
- 15:00Manuel BompardChiffre
« Un salarié aujourd'hui produit autant de richesses que trois salariés dans les années 70. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'actualité évidemment c'est la contestation contre la réforme des retraites et les violences qui ont découle avec ces dernières 24 heures des faits assez marquants donc la permanence d'eriki à Nice a été vandalisée on pourrait citer celle de Guillaume Gouffier chat qui est lui aussi et lyonnaissances tout comme brigitte Klinkert ancienne de ministre et lui Renaissance également la sénatrice amalgaquer qui est membre de l'Union sont tristes toutes ces permanences ont été taguées abîmées etc etc je pourrais vous citer le député car l'olive qui est venu aujourd'hui chez RMC accompagné de protection policière je pourrais également vous faire part du message d'Agnès Séverine sur les réseaux sociaux on va le voir elle publie une des menaces de mort qu'elle reçoit Alain Duhamel il y a [Musique] [Musique] sociaux parce que sur les réseaux sociaux ce qui pour le coup au début de la cinquième République ne jouait pas sous les réseaux sociaux il y a un déferlement non seulement d'appel à la violence mais de haine viscérale qu'il a ne vient pas des partis politiques ça vient pas des élus ça vient de des lecteurs ça vient de groupe etc et puis on voit aussi ça m'a frappé plusieurs fois à Lyon à Nantes à Rennes etc des petits groupes qui ne relèvent pas des partis qui sont des petits groupes extrémistes certains qui sont extrêmes gauche d'autres par exemple à Lyon ou à Bordeaux qui sont visiblement d'extrême droite et pour qui la violence est un moyen d'expression toutes ces choses là de toute façon depuis les gilets jaunes il y a dans l'atmosphère bon la France n'a jamais été un pays paisible jamais été un pays unique sont vraiment des cas exceptionnels bon après tout on a eu 15 constitutions en un siècle et demi ce qui veut dire que 14 on a renvoyé les régimes donc ça n'est pas doux la France pas un doux pays bon mais je trouve que depuis les gilets jaunes il y a une espèce de retour de la haine alors que ça s'était quand même plutôt estomper malgré les changements de majorité les oppositions dans les vingt années précédentes et là je trouve que ça prend des proportions qui sont assez alarmantes Emmanuel Bompard première prise de parole et Alain Duhamel a déjà pointé le comportement de la France insoumise dans l'hémicycle mais bref pas seulement je veux pas mettre en cause sa mémoire mais monsieur Duhamel je pense que vous réécrivez un petit peu l'histoire quand vous dites que ce qui s'est passé ces derniers mois à l'Assemblée nationale et kinédit le mot assassin par exemple ouais mais même depuis 1958 le mot assassin par exemple a déjà été prononcé par des députés de droite à l'époque du débat sur le mariage pour tous c'est absolument ça date pas de il y a quelques semaines absolument et il y a eu des scènes il y a eu des moments dans l'histoire de l'Assemblée nationale beaucoup plus violent à mon avis que ce qui s'est passé ces derniers quand monsieur à courrier qui était Président de l'Assemblée nationale à l'époque a été obligé de courir dans les couloirs pour aller se réfugier dans ses appartements parce qu'il y avait des gens qui ne sont pas heureusement on en est pas arrivé là pour une raison technique on a un problème de son donc on va tout faire en direct c'est direct on va gérer ça on va faire rentrer voilà pour il suffit de lever un micro hop on baisse l'autre ça ça dure 10 secondes et c'est réglé merci beaucoup d'être intervenu aussi rapidement merci beaucoup non je vous disais il me semble que il me semble que voilà dans le dans l'histoire de l'Assemblée nationale il y a déjà eu des moments durs 47 mais ah en 47 c'était le cas effectivement mais même plus récemment je veux donner l'exemple de monsieur aquaie qui a été obligé de courir à l'époque dans les couloirs de l'Assemblée nationale pour aller se réfugier je suis d'accord avec vous ça a été très dur au moment du mariage pour tous ça a été encore plus dur quand il s'agissait de l'avortement mais ça n'était pas que ça tout le temps avec cette intensité mais d'ailleurs il y a une raison quand même qui est factuelle qui est que jamais il y a eu deux oppositions aussi fortes aussi contradictoires avec au milieu une majorité aussi étroite ça c'est un fait c'est c'est pas je pense qu'il y a une situation particulière spécifique dans cette mandature qui est le fait d'avoir que président de la République ne dispose pas de majorité absolue que les les votes sont très serrées il y a eu des votes qui ont été perdus parfois à une voix dans une direction ou dans l'autre et ça clairement ça crée du suspense ça crée de l'attention mais je pense qu'il faut pas tout mélanger ce qui se passe à l'Assemblée nationale même parfois si ça peut être vindicatif même si ça peut être des mots durs je pense que ça a aussi un rôle de catharsis entre guillemets de la violence qui peut exister dans la société au contraire je ne le crois pas moi je pense qu'au contraire si elle a des des canal des canaux pour s'exprimer je pense que c'est plutôt une bonne chose ensuite il y a un deuxième sujet qu'est-ce qui se passe dans le pays en ce moment et là bon il faut quand même dire les choses franchement on avait prévenu les organisations syndicales avaient dit attention vous êtes face à une mobilisation sociale qui est la plus dans ce pays depuis 50 ans si on en croit les chiffres de la police comme les chiffres des organisations syndicales et vous avez un pouvoir qui n'écoute rien et qui ne bouge pas et donc même si je le regrette parce que personnellement j'ai toujours considéré que la violence n'était pas l'outil pour gagner je suis obligé de dire que le pouvoir a coupé tous les canaux qui permettent à la colère de s'exprimer d'un point de vue démocratique avec aujourd'hui une peur alors vous nous direz d'ailleurs si vous vous sentez concerné mais je vous parlais de carlolif qui est donc venu sous protection je vous propose d'écouter Frédéric meunier elle est élue des républicains voilà ce qu'elle dit de ce qu'elle ressent aujourd'hui on a l'impression que les capitaux c'est terrible quoi c'est c'est on a on a un vrai stress on peut plus exprimer on peut plus rien dire parce que on se dit qui va être menacé demain qui va être taille assez demain et pourquoi ne vont-ils pas s'en prendre à notre famille pourquoi ne ça ne va pas dégrader dans tous les sens c'est il faut que les gens le sachent c'est c'est terrible on ne peut plus aujourd'hui s'exprimer dans notre pays ce mot ils sont très très fort c'était lui elle dit on a l'impression qu'ils vont nous décapiter on ne peut plus s'exprimer alors ce qu'en tout cas on ne peut pas contester dans la montée de la violence c'est la violence contre les élus de de toute tendance d'ailleurs il y a eu des insoumis qui ont été menacés ça fait longtemps que ça ne s'était pas produit en tout cas ça ne s'était évidemment pas produit dans ses proportions là parce que maintenant ce qui change tout ce sont les réseaux sociaux parce que les réseaux sociaux ça permet à n'importe qui d'exalter et d'exhaler d'exalter de la haine de l'intolérance de l'appel à la violence enfin n'importe quoi ça c'est un phénomène qui n'a pas existé tout au long de la Cinquième République et a fortiori pas avant et ça crée ça je pense ça pèse sur le climat bon je suis d'accord avec vous sur un point c'est que il est évident que la façon dont les choses se sont passées avec la réforme des retraites ça crée un terrain ça on peut pas dire le contraire ça serait idiot de le faire je suis moins d'accord sur le fait que le gouvernement n'est pas bougé je suis pas pour cette réforme je l'ai dit mille fois donc je suis pas suspect mais bien sûr que je pense que je veux et vous aussi est-ce que je veux dire c'est pour que ceux qui nous écoutent n'est pas d'ambiguïté là-dessus je pense qu'il faut être clair mais depuis septembre il y a eu un certain nombre de modifications qui ont été passés de 65 à 64 ans on peut pas dire que ça n'est pas une modification on viendra sur le fond pardonnez-moi de ce qui a bougé ce qui n'a pas bougé dans le fond oui non mais c'est très très important mais l'autre sujet l'est aussi est-ce que vous vous sentez en danger parfois manuel Bompard ce qui me met un peu j'ai envie de dire dans ce qui est en train de se passer ces derniers jours c'est que j'ai l'impression qu'il y a des gens qui font mines de découvrir que les élus reçoivent des insultes sur les réseaux sociaux depuis mon élection j'en reçois quotidiennement que il y a des gens qui font mines de découvrir qu'il y a des permanences de parlementaires qui sont agressés ma collègue par exemple pour vous donner un exemple Catherine couturier qui est député de la Creuse et il y a deux mois de ça vu ça permanence muret sans que personne ne s'en soit ému à l'époque donc oui malheureusement ça existe sans doute que les réseaux sociaux sans doute que les réseaux sociaux l'exacerbes c'est je suis plutôt d'accord avec ce diagnostic mais je pense que si on en reste à cette utilise là on manque le coeur du sujet le cœur du sujet c'est qu'on a un système démocratique à mon avis est à bout de souffle que on a une cinquième République à mon avis est en pleine effondrement qu'on a des gens qui ne se retrouvent plus dans les institutions telles qu'elles existent aujourd'hui qu'on a l'impression que leurs paroles elle est pas entendu j'ai l'impression qu'on tient pas compte de ce qu'il pense et malheureusement ça peut conduire à l'idée que ben on va insulter on va mépriser et cetera je pense que faut pas louper cette partie là de l'analyse peut-être qu'on y reviendra institutions mais qui est responsable alors et qui peut-être tenu responsable de ce qui se passe là en ce moment moi ma thèse qui veut ce qu'elle vaut c'est qu'on n'est pas dans une crise institutionnelle qu'on est à la fois dans une crise politique et dans une crise de société est-ce que je crois c'est que les gilets jaunes est-ce que ça exprimé et exprimer à la surprise de beaucoup de gens dont moi d'ailleurs mais est-ce que ça a exprimé et aussi ce qu'on a découvert au passage comme savait pas plus le covid et le traumatisme social que ça a provoqué un traumatisme tellement fort que il y a encore presque un tiers des gens qui se considèrent comme en situation anormale et qu'on a bien vu que les rapports entre le français les Français et le travail ont changé depuis le covid donc c'est pas simplement quelque chose c'est pas saisonnier c'est pas superficiel c'est pour ça que je dis on est au bord d'une vraie crise de société et alors qui a un scepticisme général vis-à-vis du système politique oui moi je pense que ce sont pas les institutions après tout on n'a jamais jamais sous la Cinquième République eu un parlement aussi enfin une Assemblée nationale plutôt aussi représentative des différentes sensibilités de façon aussi équitable et avec la possibilité de discuter les gens ne peuvent pas dire il y a personne qui me ressemble à l'Assemblée comme c'était le cas avant maintenant c'est alors je ne sais pas si ça durera mais maintenant c'est les gens se sentent peuvent se sentir s'ils veulent représenter mais en réalité il y a je crois à scepticisme une défiance et même un rejet sans doute de alors c'est ça n'est pas exprimé de façon explicite ou encore moins totalement rationnel mais vis-à-vis de l'évolution générale de la société je pense que les Français n'aiment pas la société qui se dessine chez eux et qu'est-ce qu'il veut je veux dire dans notre pays alors qu'est-ce qui était l'étincelle je vous donne la parole dans un instant monsieur Bompard je voudrais vous montrer cette image c'est en direct le musée des Beaux-Arts à Lyon on vous a montré il y a quelques instants la permanence d'Éric Ciotti à Nice ce qui se passe là à Lyon il y a 500 personnes en gros nous disent les équipes de BFM Lyon sur place il y a des mobilisations un peu partout depuis jeudi et l'utilisation du 49-3 c'est ça pour vous qui met ces gens dans la rue c'est ça qui est responsable de cette colère ou l'étincelle de la alimentation expliquée par Alain Duhamel à quelques instants non mais je crois que l'utilisation de l'article 49-3 je dis à jouer comme un déclencheur quelque chose qui a fait sortir dans la rue des gens qui sans doute sont mobilisés depuis un certain nombre de semaines et mois qui le faisait dans un cadre qui était un cadre de des manifestations à l'appel des organisations syndicales qui étaient très puissantes et à là ils se sont dit mais en plus ils ont l'intention vraiment de passer en force et donc je pense que ça a déclenché une vague de de colère et et d'indignation qui quand même faut le dire parce que moi j'ai dit ce que je pensais sur les permanences attaquer etc je dis que je pensais que c'était pas la solution donc mais quand même mais je l'ai toujours dit bon mais mais disons franchement les choses la grande partie l'essentiel des manifestations y compris des manifestations spontanées qui ont lieu depuis jeudi se déroulent comme à l'ère de se dérouler cette manifestation dans le calme avec des gens qui viennent pour exprimer leur indignation qu'ils le font sur des places parfois il y a même des rassemblements devant les permanences qui se passent sans violence et ça c'est pas interdit la question c'est de savoir comment ça va évoluer parce que vous avez dit vous-même tout à l'heure nous avons prévenu nous avons prévenu que ça pouvait dégénérer les syndicats ont prévenu en plus il risque d'y avoir si j'ose dire une troisième couche on l'a première c'était l'annonce de la réforme la deuxième c'était le 49-3 la troisième c'est si l'émotion de censure sont rejetées donc si la loi est promulguée la semaine prochaine il risque d'y avoir disons la cristallisation de colère de rejet de refus etc et je pense que les semaines qui viennent vont être de ce point de vue agité jusqu'à présent je suis totalement d'accord les les syndicats ont été très corrects dans la mesure où ils ont organisé des manifestations organiser des grèves qui ont moins bien marché que les manifestations d'ailleurs pour des raisons essentiellement financières non non mais pour des raisons essentiellement financières bon oui non mais bien sûr ça dépend des secteurs on peut dire que les manifestations ont rassemblé beaucoup de monde et l'essentiel et que ces manifestations ont été ordonnés ont été pas paisibles mais ont été comme doivent l'être une manifestation dans les semaines qui viennent je pense qu'il y a des risques qui seront des risques de groupe forcément minoritaires mais qui peuvent faire des dégâts et peut y avoir des affrontements est-ce que je redoute c'est que on retrouve ce qui s'était passé au moment des gilets jaunes c'est à dire une brutalité réciproque entre la police et une minorité de manifestants décidés à en découdre mais que et que ça dans un pays comme la France qui en plus est assez ruptif quand même on ne sait pas sur quoi ça débouche donc il y a je pense que il va y avoir des mauvaises semaines ben monsieur Jamel c'est là où je pense que quand même le pouvoir actuel a une responsabilité sur ce qui va se passer vous le savez quel que soit ce qu'on pense d'une d'une réforme je sais pas vous je pense que j'ai besoin de faire cette démonstration gouverner c'est un art c'est pas juste une formalité administrative c'est pas parce que j'ai le pouvoir de faire passer en force ma réforme en utilisant le 49-3 la promulguant que je dois le faire c'est pas seulement administratif c'est constitutionnel mais on peut dire que c'est constitutionnel plus que démocratique mais monsieur Duhamel honnêtement regardez en 1995 le Premier ministre qui a décidé de reculer c'était pas un premier ministre de ma famille politique c'était un premier ministre de droite en 2006 à l'époque du contrat sur la première embauche qui avait été passé par 49-3 le président de la République qui a décidé finalement d'abandonner c'était un président de la République de droite c'était monsieur Chirac c'était pas des gens de ma famille politique c'était des gens qui considéraient que ces réformes elles étaient utiles mais qui ont considéré à un moment qu'elle se heurtait à une telle opposition dans le pays quand quelque sorte on allait abîmer le pays en passant en force et qui va aller mieux renoncer et puis essayer de refaire passer leurs idées d'une autre manière et je pense que là le pouvoir en place actuellement il a une très lourde responsabilité il doit être en capacité de dire bon on lui demande pas de changer d'avis il pense qu'il faut apporter l'âge de départ à la retraite moi je ne le pense pas mais il le pense il a le droit de le penser mais on voit bien qu'il n'arrive pas à convaincre et donc ça abîme la démocratie de passer en force il pourrait tout à fait dire bon je me suis rendu compte que c'était pas possible ça ne passe pas je recule et puis après il va y avoir des élections et au moment de ces élections j'essaierai d'avoir un mandat clair sur ce sujet donc si on veut pas qu'il se passe des semaines difficiles comme vous le redoutez je pense que là le pouvoir politique actuel a une responsabilité vous le redoutez vous aussi ben moi je ce que je j'ai des violences que ça dégénère dans la semaine qui vient mais moi je considère que si on veut gagner mon objectif c'est de gagner et gagner ça veut dire quoi ça veut dire dans le cas à présent obtenir le retrait de cette réforme ça reste le mot d'ordre la revendication que j'appuie et que je soutiens je considère que si on veut gagner j'ai jamais considéré que si vous voulez la violence c'était une manière efficace de l'emporter voilà je ne pense que ça ne fonctionne pas je pense que personne n'a intérêt à une bataille rangée comme vous le dites entre d'un côté des manifestants de l'autre des forces de l'ordre qui appliquent des directives qui sont des directives du ministère de je pense que on n'a pas intérêt collectivement à aller dans cette situation mais qu'est-ce que vous allez dire aux gens c'est le pouvoir n'écoute pas si le pouvoir ne recule pas vous allez leur dire rester à la maison et accepter ce que vous vivez comme une injustice non je ne le dirai pas alors d'une part c'est ce qui s'est passé en 95 ça s'est passé quand même après un mois qui avait été un mois impressionnant alors pour le coup pas seulement de manifestation bien que j'étais très nombreuses mais de grève différent de la situation d'aujourd'hui mais ce qui sera peut-être la solution démocratique à la situation actuelle c'est l'initiative du référendum d'initiative partagée parce que à ce moment-là ça donne à la fois un calendrier une possibilité et surtout les les gens qui le souhaitent je suis sûr qu'ils seront nombreux vont y être associés tout de suite parce que la récolte dans un mois la récolte des signatures va commencer comme c'est Alain pour expliquer les spectateurs c'est un texte c'est un dispositif qui existe à l'initiative d'élus la de gauche je crois Fabien Roussel notamment le Parti communiste parlementaires voilà et un dixième des électeurs donc ça fait 5 millions bon donc il faut presque 1 million de signature mais l'idée c'est intéressant parce que on a entendu aujourd'hui là on parle pas dans l'abstrait aujourd'hui à la fois Philippe Martinez pour la CGT et Laurent Berger pour la CFDT qui l'un et l'autre disait qu'il fallait s'associer à la récolte des signatures vous imaginez à l'échelle de la France que ça peut donner ça peut donner des centaines de milliers de militants proposant aux gens de signer quelque chose pour le coup ça serait un exercice démocratique quand même et peut-être ça donne à 9 mois une perspective qui est que si ça passe il y a plus de réforme bah si si ça passe alors il faut quand même dire les choses précisément le référendum d'initiative partagée si on remplit ces deux conditions 185 parlementaires 4,7 millions à peu près de signatures ça contraint le gouvernement soit examiner le texte à l'Assemblée nationale et au Sénat et s'il ne le fait pas de procéder par référendum alors vous avez raison c'est une c'est un outil qui est utile d'ailleurs que nous y sommes inédit dans ses proportions exactement nous nous sommes associés donc j'ai pas de difficulté avec cette initiative mais moi je dis franchement c'est à une échéance de temps dans un mois dans deux mois dans 9 mois qui à mon avis pas les chances de temps dans laquelle on est aujourd'hui ça commencerait très vite en réalité largement Alain Duhamel si le pouvoir veut une sortie démocratique il a pas besoin d'attendre le référendum d'initiative partagé il peut lui-même décider soit de soumettre à référendum soit de faire une dissolution de la sans conditionnelle pour que les les les électrices et les électeurs tranchent par les yeux alors ça la dissolution elle pourrait se avoir lieu dès demain si une motion de censure était signée c'est pas automatique non c'est une possibilité s'il y a une motion censure qu'il l'emporte c'est même une probabilité juste avant de de venir à la notion de censure et pour reprendre le la chronologie des faits ce qui explique que ces gens on vous montre ces images à Lyon d'ailleurs en train de danser à Lyon devant le Musée des Beaux-Arts je sais pas si on peut vous montrer l'image voilà et l'ensemble de ces mobilisations de depuis jeudi le 49-3 est sans doute un des éléments qui a conduit ces gens l'utilisation du 49-3 je propose d'écouter Bruno Le Maire il est sur France 3 ce midi il justifie lui l'utilisation de cette outil [Musique] je pense que quand on a une réforme aussi indispensable dans la situation financière économique ou et d'autres pays on la joue pas pile ou face on s'assure on s'assure qu'elle passe mais pour que nous engagions notre responsabilité parce que c'est un texte qui est indispensable c'est un texte qui est majeur pour nos grands équilibres financiers c'est un texte majeur indispensable on ne pouvait pas le jouer à pile ou face je veux que ça vous fait sourire Emmanuel Bompard non non c'est je trouve ça assez grave en fait parce que indispensable c'est contradictoires avec l'idée même de démocratie en démocratie à rien d'indispensable c'est les électrices et les électeurs qui tranchent pour savoir si un texte est nécessaire aussi ne l'est pas et cette manière de dire finalement on s'est assis sur le vote des parlementaires à l'Assemblée nationale parce que vous comprenez il y a des raisons supérieures d'une forme de de nécessité de caractère indispensable qui fait que en fait la démocratie elle est pour se prononcer sur le sujet de la responsabilité c'est ce qu'on appelle Bruno Le Maire c'est de dire on dégager donc si le Parlement votre contre nous mais on partira d'accord très bien mais moi ce que je dis c'est que Bruno Le Maire dit l'ensemble des étapes démocratiques ont été respectées moi je dis précisément dans ce cadre là aucune des étapes d'un processus démocratique normal n'ont été respectées je rappelle que le débat à l'Assemblée nationale et au Sénat c'est fait dans le cadre d'un projet de loi de finance de la sécurité sociale rectificatif avec 50 jours le 47 1 qui limite le temps des débats à 50 jours que le débat au Sénat c'est fait sous la la coupe d'un article qui qu'on appelle le vote bloqué qui a permis de limiter le droit du règlement du règlement du site mais certes mais je ne conteste pas que l'artine 47.1 soit dans la Constitution que l'article 49-3 le soit ou que tel article soit dans le règlement du Sénat je ne le conteste pas mais je dis que tout ça accumulé fait qu'à la fin ce processus démocratique de mon point de vue est un procès d'accord avec ça aucun aucune étape démocratique n'a été respectée non moi je ne dirais pas ça comme ça je reconnais tout à fait que ce sont toutes les contraintes les plus fortes qui ont été systématiquement utilisés mais des contraintes tout à fait constitutionnelles et qui pour certaines d'entre elles a commencé d'ailleurs par le 49-3 ont été utilisés très souvent à un moment où ça suscitait beaucoup moins de réactions de ce genre mais ce que je voulais dire c'est que j'ai essayé d'expliquer qu'il y avait un risque pendant les semaines qui viennent assez fort de de minorité violente qui auront été excitées et par le 49-3 et par l'éventuelle rejet des émotions de censure le nom vote d'émotion de censure ce que je voudrais dire c'est que inversement il est aussi possible c'est pour ça que je parlais déjà du référendum d'initiative partagée mais que la conjugaison des problèmes d'argent de des gens donc de la difficulté qu'il y a à se mettre en grève c'est plus difficile de se mettre en grève maintenant qui a 10 ans bon donc ça le fait que l'hypothèse du référendum on le saura vite si c'est possible ou pas possible on le saura dans le mois en tout cas et il y a un certain nombre de facteurs qui sont des facteurs d'apaisement et donc il est possible qu'il y ait trois quatre semaines qui soient très dures et il est possible que ensuite sur tous ces référendum est engagé d'initiative partagée il est possible que ensuite vous y pensez que c'est vraiment possible à l'un de récolter 4,7 millions de signatures bah écoutez je trouve que depuis quelques années le nombre de choses impossibles qui sont réalisées si on m'avait demandé il y a 5 ans de décrire le fonctionnement politique aujourd'hui tel qu'il est je crois que je me serais complètement trompé donc je c'est il y a on a deux logiques contradictoires et alors derrière ça il y a évidemment la la volonté du pouvoir politique qui est légitime je veux dire c'est ce pouvoir est légitime et là la volonté de ne pas retirer sa réforme parce que il pense qu'elle est indispensable bon on peut discuter ben j'aurais préféré de réforme moi j'étais tout à fait pour la réforme à pointe alors donc voilà justement excusez-moi c'est ce que j'allais dire parce que je savais que vous allez réagir comme ça la question de la légitimité d'Emmanuel Macron est typiquement sur cette réforme non mais je sais que c'est un sujet qui est sensible pour vous bah non mais c'est pas que c'est ça c'est pour moi c'est que je pense que toute personne qui regarde les choses de manière honnête sur ce qui s'est passé au moment de l'élection présidentielle c'est que le Président de la République n'a pas été élu avec un mandat populaire pour reporter l'âge de départ à la retraite à 64 ou à 65 ans si on est honnête c'est une c'est une réalité que personne ne peut contester au deuxième tour de l'élection présidentielle une grande partie des électrices et des électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron l'ont pas fait on a des ions à son programme d'ailleurs pour une raison très simple c'est que si ça avait été le cas vous auriez pas aujourd'hui des enquêtes d'opinion qui vous disent que les gens sont contre à 70 à 80% ou à plus de 90% pour les actifs donc je moi je ne remets pas en cause le fait que ce pouvoir ait été élu il a été élu c'est une réalité d'ailleurs tout le monde s'en est aperçu malheureusement bon mais la question est de savoir si elle a une légitimité l'alternative n'était pas plaisante bah au premier tour de l'élection présidentielle qui était plaisante pour moi par exemple monsieur bon pas excusez-moi Emmanuel Macron lui rappelle souvent qu'au premier tour il était encore mieux élu enfin mieux choisi que la recaltait plus de voix que 5 ans 5 ans auparavant donc en fait si on fait le comparaison et si on regarde au premier tour il va vous dire ben moi la réforme elle était dans mon programme et j'ai récolté encore plus de voix mais si c'était le cas si il y avait une un tel enthousiasme pour cette réforme pourquoi tout le monde est opposé aujourd'hui vous voyez bien que ça je voulais juste vous dire Monsieur diamètre parce que je pense ça fait un lien avec ce qu'on discutait tout à l'heure parmi les éléments qui à mon qui génère une cette forme de colère qui s'exprime parfois par de la violence il y a aussi ce sentiment quand même de d'être en permanence obligé de faire des choix qui sont des choix contraints au deuxième tour de l'élection présidentielle les gens ont l'impression finalement de pas vraiment avoir pu choisir parce qu'au deuxième taux ils sont retrouvés à soit c'était Marine Le Pen soit c'était Emmanuel Macron donc il y a des gens qui sont dit bah je suis obligé de faire un choix contre un vous disiez tout à l'heure l'Assemblée nationale est plus représentatif que jamais c'est pas faux d'un point de vue de sa composition mais sauf que les gens se disent ah bah au moins il y a des gens qui me représentent mais ma parole elle est pas davantage entendue parce que l'exécutif a un poids tel qui peut écraser la tête de du législatif en permanence quand le législatif est pas d'accord avec l'exécutif je pense que tout ça crée aussi beaucoup de frustrations et beaucoup de colère en mais il y a sûrement de la frustration de toute façon quand on présente une réforme des retraites qui a comme effet d'élever l'âge de la retraite de toute façon c'est extraordinairement un populaire bon c'est une attitude qui n'est d'ailleurs pas seulement française parce que même dans des pays qui se passe pour beaucoup plus raisonnable comment comme en Allemagne vu là aussi des manifestations très important de reporter l'âge de départ à la retraite non mais alors attendez attendez je je dis on ne peut pas élever l'âge de la retraite sans être un peu plus l'air c'est vrai en France comme ça a été vrai dans d'autres pays bon reste que il y a on peut je sais bien c'est votre cas à dire on pourrait revenir à la retraite à 60 ans etc il y a des réalités qui sont pas agréables mais qui existent et c'est réalité c'est que c'est vrai que à la fois on vit de plus en plus vieux et qui a proportionnellement de moins en moins de gens qui travaillent par rapport au retraités à partir du moment où on est dans un pays comme en France où ce sont ceux qui travaillent qui paient les recettes des retraités c'est évident que arithmétiquement bah si c'est ceux qui travaillent qui pèlerins d'accord bon à partir du moment où vous avez ce fonctionnement là guider selon laquelle on ne pourrait rien faire on pourrait garder le système tel qu'il est et que ça permettrait à la fois de ne pas demander plus de cotisations de ne pas baisser les pensions arithmétiquement simplement ça ne colle pas alors attends donnez-moi pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec ça alors d'abord parce que je pense qu'il y a un paramètre qui est jamais pris en compte dans ce débat qui est celui de la productivité du travail c'est à dire que un salarié aujourd'hui elle augmente plus en fait monsieur Jamel vous avez donné un argument qui est on vit plus longtemps et donc comme on vit plus longtemps on doit travailler plus longtemps parce que c'est notre système qui est comme ça moi je vous dis quelque chose qui est que et ça c'est des chiffres de l'INSEE qui le disent que un salarié aujourd'hui produit autant de richesses que trois salariés dans les années 70 ce qui veut dire pour les gens qui nous écoutent que 1h de travail aujourd'hui permet de produire autant de richesses que trois heures de travail dans les années 70 la seule question qui nous est posée c'est les deux heures de travail qu'on a plus besoin aujourd'hui pour produire la même quantité de richesse qui c'est qui en moi je dis ça doit profiter au salarié qui travaille moins longtemps dans la semaine qui travaille moins longtemps dans la vie et donc oui ramener l'âge de départ à la retraite à 60 ans d'autres disent ben les gains de productivité ils sont captés par les dividendes des actionnaires par les revenus du capital ça c'est deux choix de société mais ce qui est pas juste c'est de présenter le débat comme si finalement il y avait qu'une seule solution possible et toutes les autres solutions de ça excusez-moi ça n'est pas du tout ce que j'ai dit qu'avec une seule solution non mais Monsieur le Maire tout à l'heure oui je dis que il y a un problème qu'on ne peut pas éviter alors vous vous utilisez l'argument de l'augmentation de la productivité effectivement la productivité française a longtemps augmenté et d'ailleurs heureusement pendant longtemps les salariés en ont profité on peut débattre évidemment sur est-ce que ils en ont profité assez entre autres etc mais c'est un fait que le niveau de vie si on prend les 40 dernières années dieu merci s'est élevé grâce aux gains de productivité mais le problème c'est que maintenant en France il n'y a pratiquement plus de de productivité en ce moment d'espérance de vie monsieur Duhamel et d'espérance de vie elle est stagne elle est stabilisée enfin écoutez ça pas du tout parce que je suis assez attentif à l'espérance de vie à l'âge que j'ai non statistiquement vous l'avez dit vous-même bien sûr puisque j'essaye de ne pas mentir donc je pour l'instant il y a un ralentissement de l'allongement de l'espérance de vie bon en 1900 alors deux choses en 1945 quand on a organisé la retraite à 60 ans l'espérance de vie des ouvriers de à 65 ans l'espérance de vie des ouvriers c'était 65 ans aujourd'hui l'espérance de vie d'un ouvrier est inférieur à celle d'un cadre mais en moyenne il y a à peu près 10 ans de retraite possible ce qui est quand même un grand progrès social bon l'autre chose c'est bonne santé monsieur ça dépend qui heureusement l'espérance de vie en bonne santé entre 64 et je suis je vous laisse terminer je suis d'accord avec vous sur le fait que l'espérance de vie des cadres supérieurs est supérieur à l'espérance de vie des ouvriers des paysans et des salariés modestes c'est vrai parce qu'ils ont été mieux soignés parce que ils ont un ils ont eu des travaux qui sont moins physiquement fatiguant etc tout ça est vrai mais pour bien prouver que on n'est pas en train de d'imaginer ou de créer par une sorte de férocité sociale un problème qui n'existe pas ça n'est pas un hasard si tous les pays qui nous ressemblent le plus ont eu un âge de la retraite plus élevé que plus élevé que nous oui je dis bien c'est pas un hasard c'est c'est pas des gouvernements politiques j'entends arriver l'argument de la Suède non non j'allais pas vous parler de l'action la retraite est à 60 ans pour les femmes en Autriche c'est en Europe non mais je vous donne un exemple mais vous savez très bien que la structure démographique de la France n'est pas la même par exemple que la structure démographique de l'Allemagne donc il faut faire attention avec les comparaisons si on compare deux pays il faut comparer des pays qui sont structure des mots je n'ai pas comparer deux pays je nous ai comparé avec nos principaux voisins que ce soit les Allemands les Italiens les Britanniques les Espagnols bon qui sont ce qui nous ressemblent le plus quand même je vous ai dit en Allemagne la structure démographique est très différente et vous ça vous aura pas échappé par exemple aussi qu'en Allemagne le taux de retraité pauvre est deux fois plus important absolument pas en France attendez attendez je suis tout à fait d'accord avec vous je sais parfaitement que les retraites en Allemagne sont proportionnellement plus faibles qu'en France alors que les salaires de ceux qui travaillent sont plus élevés qu'en France ça prouve que ça prouve que leur démographie effectivement pèse terriblement et c'est une des d'ailleurs pour lequel ils prennent ils regardent le problème de l'immigration de façon très différente de nous je voudrais qu'on avance que j'ai évidemment sans doute comme téléspectatrices et les explicator très envie de vous entendre tous les deux sur ce qui va se passer demain vous vous y serez monsieur bon par vous serez un acteur de ce qui va se jouer demain dans l'Assemblée nationale deux motions vont donc être examinées je précise sous le au patronage d'un nom du ML qu'on ne vote que pour votre patron c'est vrai deux motion c'est très important ça que la majorité est celle absolument nombre de députés composant l'assemblée autrement dit que les abstentionnistes c'est comme si il votait pour le gouvernement vous avez raison et alors au cœur de tout il y a un groupe ils sont 61 ce sont les républicains et je vous propose d'écouter Yann Boucard il est élu les républicains il était de l'invité de BFM TV hier et voici ce qu'il dit de son action demain on n'est pas en accord ça sert à rien ça sert à rien de le nier mais je crois qu'aujourd'hui tout le monde intérêt à ce qu'on puisse passer cette séquence il y aura la motion de censure qui sera votée lundi moi je la voterai d'autres ne la voteront de la voteront pas puis ensuite il faudra qu'on qu'on évite les petites phrases des petites polémiques pour pouvoir retravailler ensemble à l'avenir moi j'ai pas de j'ai pas de comptage précis je tiens pas je tiens pas les comptages je sais qu'on est déjà un certain nombre à l'avoir à l'avoir officialisé avoir dit que nous voterions cette cette notion de censure je j'imagine qu'il y en a d'autres qui prennent aussi un peu plus le temps de la réflexion pour savoir ce qu'ils feront ce qu'ils feront ce qu'ils ne feront pas lundi est-ce que vous pensez que ça peut passer manuellement pas monsieur boucardi je vais le faire il dit aussi dans cette entretien ça passera pas on sera pas assez nombreux moi écoutez j'ai pas de boule de cristal je sais faire des calculs comme tout le monde c'est pour ça que bon en plus c'est pas des calculs très compliqué c'est des additions mais je crois que c'est très simple on connaît qui pour l'instant a prévu de voter en faveur de cette motion il est évident pour que pour cette motion puisse passer il faut qu'il y ait aller entre 20 et 30 voix il suce soit du les républicains soit de un des groupes composants la minorité présidentielle qui décident de voter pour cette motion pour que cette motion puisse être adoptée ça ça me paraît pas contestable à partir de ce moment-là bah chaque élu doit prendre ça responsabilité moi j'ai déjà dit je le redis notamment au député les républicains je connais nos divergences je connais nos différences on n'est pas d'accord sur cette réforme certains d'entre vous pensent qu'il faut reporter l'âge de départ à la retraite à 64 ou même à 65 ans voir 76 voire 67 peut-être mais je vous dis vous ne pouvez pas accepter qu'une telle réforme soit passé d'une telle manière que les parlementaires soient fouler au pied comme ils l'ont été à l'Assemblée nationale jeudi et donc je pense que votre responsabilité c'est de voter cette motion et ça ne vous fait pas changer d'avis sur le fond de ce que vous pensez d'une réforme des retraites nécessaires voilà moi après je peux pas faire beaucoup plus que ça et je dis comme les citoyens dans ce pays qui je les invite à interpeller leur parlementaire et à leur dire vous devez aussi nous rendre des comptes parce que c'est nous qui vous avons élu alors il rendront des comptes à la prochaine élection c'est vrai hein et toutes les gens probablement auront de la mémoire puisque c'est quelque chose qui les concerne directement moi j'étais d'ailleurs je l'ai dit souvent ici moi j'étais pour le vote normal et prendre le risque d'être battu sur le vote la semaine dernière [Musique] maintenant on a l'émotion de censure le plus vraisemblable est quand même qu'elle ne passeront pas mais on peut jamais rien exclure parce que il y a encore 10 jours on pensait qu'il pouvait y avoir une majorité pour voter positivement la loi donc il faut pas dire que l'histoire est écrite elle n'est pas écrite et on le verra demain si l'émotion de censure ne passe pas je pense que le texte sera promulgué très très vite ça rend aussi un effet elle sort un effet à la fois de colère et en même temps de dissuasion je répète de dissuasion surtout si l'histoire du référendum d'initiative partagé sans manche rapidement et de façon spectaculaire je voudrais rester quand même un instant s'il vous plaît sur ce qui va se passer demain et et j'apporte à vos échanges la déclaration de Jordan Bardella c'est un adversaire politique mais est-ce que cette semaine il n'a pas joué aussi pour vous est-ce que vous n'êtes pas là dans le même campagne Bompard je précise à noter les spectateurs il l'a proposé de ne pas mettre de candidats RN en cas de dissolution face aux élus des républicains parce que là aussi il faut l'expliquer c'est une des craintes des républicains qui sont qui ont perdu à 4 et demi pour cent à la présidentielle Valérie Pécresse et qui sont que 61 je dis que 61 c'est ceux qui ont le plus peur de la dissolution politique de l'extrême droite qui essaie de domestiquer les républicains c'est le ils font ce qu'ils veulent mais moi ça c'est pas un argument qui va poser chez eux très concrètement je pense que ce serait pas très respectueux pour les députés les républicains de penser qu'ils vont se poser seulement la question de quel est l'option qui leur garantit une éventuelle future réélection je pense que les gens ils peuvent aussi avoir une certaine conception de la démocratie une certaine conception de la manière avec laquelle il faut gouverner et je le disais tout à l'heure j'avais donné deux exemples la droite en tout cas une composante de la droite plutôt gaulliste qui a une certaine un certain état d'esprit qui considère que je me rappelais Michel debrélus même qui disait que à la fin du fin c'est le peuple qui est le souverain et qu'on peut pas non plus passer en force contre le peuple qui a organisé le parlementarisme ça ne m'a pas échappé mais je pense que oui il y avait un certain état excusez-moi tous les deux pardonnez-moi mais ce qui concerne vous avez sans doute raison de rappeler les idéaux et et et ce que représente le parlementarisme en France et cetera et cetera après vous n'allez pas nous faire croire Monsieur Bompard qui a pas de tactique il y a pas que personne ne se compte que on est au cœur à 24 heures de ce moment de votre dernier moment les plus tactiques de l'histoire de ce quinquennat sans doute une motion de censure comme d'ailleurs un vote positif bien sûr qu'il y a une part de tactique il y a aussi une part de conviction et puis il y a pas dit qu'il y en avait pas hein mais comment réalité le groupe au sein duquel tout va finalement se décider ce sont les républicains d'accord là-dessus bon les républicains ça n'est plus un groupe et les républicains ça n'est plus un parti il y a deux groupes et deux parties il y a il y a la tradition disons conservatrice libérale c'est quoi c'est l'initiative ça oui enfin il en représente une formule un peu extremiste mais oui c'est celle là c'est celle qui a la présidente de LR et c'est celle qui a la présidente du groupe parlementaire et puis il y a une tradition si on est très sympathique on dit social gaulliste social si on est moins sympathique on dit golius populiste c'est la tradition Pasqua bon qui est une autre tradition et qui est la tradition d'Aurélien Pradier laquelle des deux va grignoter ce qui grignote c'est forcément en ce moment les gaullistes type Pradier évidemment c'est eux qui grignotent des voix est-ce qu'ils ont grignoteront assez je crois a priori que non mais je répète ça n'est pas écrit ça n'est pas écrit vous demandez la dissolution enfin vous l'espérez en tout cas elle me fait pas peur après moi je peux c'est pas moi qui peut la décider mais évidemment il y a que le Président de la République moi écoutez je veux juste vous dire parce que vous avez raison moi j'ai ce kif pas le fait que ça existe la tactique la stratégie regardez je vous donne un exemple nous on aurait pu tout à fait décider de déposer notre propre motion de censure on a fait un choix qui est de faire en sorte que ça soit les le groupe liotes qui portent cette motion de censure en se disant si c'est le groupe lot qui porte cette motion de chaussures elle a peut-être plus de chance de passer parce qu'il y a des députés notamment et les républicains qui voudraient peut-être pas voter une motion de censure à l'initiative de la France insoumise ou de la nupcesse mais qui pourrait peut-être le faire à l'initiative du groupe là donc je pense qu'on a fait le maximum ce qui nous concerne pour essayer de faire en sorte que cette motion de censure puisse être voté pour le reste en ce qui concerne la dissolution il est évident que si cette motion de socio est adoptée bon ça il faut quand même le rappeler son la première conséquence c'est que le texte de loi sur les retraites n'est pas adopté c'est quand même d'abord ça et c'est la priorité et ensuite il n'y a pas d'obligation à dissoudre dans ce cas là mais il est évident que le Président de la République soit doit trouver une note majorité à l'intérieur de l'Assemblée nationale et on voit pas trop comment il pourrait le faire soit elle va chercher à voir quelle est la majorité qui se dessine dans le pays c'est lui-même qui a menacé de dissoudre en cas de Alain dites-moi j'observe qu'il la majorité du projet qui se dessinait donc au début de ce quinquennat là avec cette élection rikrak en terme de de parlementaire pour Emmanuel Macron elle a du mal à exister mais j'observe par ailleurs qu'il y a pas de majorité enfin en tout cas d'opposition de projet non plus alternative donc du coup on fait comment là c'est pour ça que moi je suis pour le système allemand et en partie d'ailleurs espagnol qui consiste à dire qu'on ne peut présenter une motion de censure que quand on a une majorité alternative constituée avec un leader c'est à dire un premier ministre virtuel désigné de la vie de tous ceux qui se mettent d'accord si si on avait ce système là il y aurait pas de motion de censure demain ça c'est certain parce que les groupes sont qui soutiennent l'émotion de censure sont en même temps des groupes d'accord contre la réforme parce que le rassemblement national est d'accord pour contre la réforme lui il est encore entre 60 et 62 ans vous vous êtes théoriquement pour 60 ans pas théoriquement comme j'ai beaucoup d'estime pour vos qualités de mathématiciens je pense que vous n'êtes au fond de vous-même peut-être un petit peu moins les 27 milliards 60 ans avec 40 minutes 27 milliards je voulais te dire [Musique] moi vous avez lu le rapport de enfin la note de la suite humaine vous avez vu la conclusion aussi donc tout le monde a pas lu excusez-moi donc c'est pas grave j'ai donné juste le donc du coup la majorité alternative en fait pourquoi je vous pose cette question et je vous la pose à tous les deux puisque vous êtes en responsable politique important monsieur Bompard Alain vous nous faites profiter de votre expérience et vous continuez de chroniquer cette vie politique il reste quatre ans à Emmanuel Macron il y a quatre années encore un gouverner il y a une loi travail à venir immigration s'il doit à chaque fois écologie aussi à venir oui mais je prenais les deux a priori les plus immédiates merci est-ce que c'est possible tu rentres dans ces conditions non mais d'abord c'est important que vous ayez précisé que en France il y a pas besoin de dessiner une majorité alternative quand on dépose une motion de censure et je vous remercie de l'avoir dit parce que ça permettra de de régler un peu le sort de ceux qui essayent en permanence de dire vous allez voter la même motion de censure que l'extrême droite donc c'est bien la preuve que finalement vous êtes d'accord je trouve que c'est bien de rappeler cet argument parce que on peut voter une même motion de censure ça veut pas dire qu'on est d'accord sur le programme ou le projet politique après il y a une logique dans les institutions françaises je les combats je les je les conteste cette cinquième république mais il y a une logique c'est s'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale on dit souris on cherche à voir s'il existe une majoritaire alternative dans le pays c'est pour ça qu'il y a des dissolutions et c'est pour ça qu'ensuite il y a des élections législatives donc voilà moi si le président de la République se retrouve confronté à un gouvernement qui est censuré et puisqu'il me semble effectivement qu'il y a pas de majorité alternative à l'intérieur de l'Assemblée nationale alors il faut revenir devant les électrices et les électeurs clairement il n'a plus aujourd'hui la légitimité ou le soutien populaire pour pouvoir gouverner par nos quatre ans comme ça enfin moi je ne le crois pas donc il faut aller dans ce cas là devant les électrices et les électeurs quand il y a un point de blocage monsieur Duhamel dans la démocratie quand on est situé face à un conflit entre deux légitimités et la légitimité issue du gouvernement de l'exécutif de l'Assemblée nationale du pays bah on demande aux électrices et aux électeurs de trancher c'est ça la démocratie alors moi je ne faut pas que il n'a plus de légitimité je dirais qu'il n'a plus de popularité ce qui est déjà quelque chose de d'assez inhabituel danser les proportions actuelles elle est au plus bas depuis 2018 oui oui et puis peu de présidents de la 5ème République on eut ce niveau d'un popularité donc que ça soit même si comme je le crois demain la mention de censure n'est pas votée que ça soit une période très difficile pour le gouvernement et à forturé pour le président qui s'ouvre ça me paraît évident que chacune chacune des lois qui sera proposée maintenant fera l'objet effectivement d'une contestation qui risque l'incontestation d'être non pas homogène mais majoritaire et donc l'hypothèse d'une dissolution j'ai toujours cru à l'hypothèse a dissolution l'hypothèse d'une dissolution se rapproche et au fond la question de savoir demain si la motion de censure pas une passe pas c'est une question de calendrier plus que de fonds si elle passe demain il ira sans doute une dissolution très rapidement si elle ne passe pas demain il y aura d'autres motions de censure systématique contre les propositions les projets de loi qui seront présentés et il y aura disons une probabilité de dissolution effectivement qui existera au nord et ça lui a pas réussi il faut reconnaître ce qui est en revanche au général de Gaulle ça lui avait tout à fait réussi mais dans des conditions complètement différentes ça veut dire que on entre vraiment dans une période assez imprévisible et dont l'issue politique n'est pas écrite étant entendu que la logique ce serait que s'il y a une dissolution les bénéficiaires soient plutôt du côté du rassemblement national même si ça ne serait pas forcément au détriment de ce que représente aujourd'hui les insoumis ça vous inquiète ça ou pas monsieur j'entends beaucoup de gens dire ça mais je sais pas sur la base de quel élément précis monsieur Dumel les sondages que je prends toujours avec beaucoup de pincettes il y en a un seul qui a été publié sur des scénarios en cas de de nouvelles élections ce n'est même pas un sondage c'est c'est une hypothèse c'est pour ça que je le prends avec beaucoup ce qu'on appelle une projection je le prends avec beaucoup de bonheur dans cette projection là la le groupe politique qui est progressait le plus c'était le groupe politique de la nups de manière générale les différents groupes politiques de la nuit pêche donc je ne sais pas sur la base de quoi on peut dire ça d'autant plus qu'il faut quand même dire que dans cette bataille des retraites le rassemblement national a été extrêmement absent très peu présent à l'assemblée nationale ils n'ont rien fait il a fait comprendre qu'il était contre mais je ne comprends pas d'autre de le combat amener oui ben justement je crois pas que ça soit habile mais ça après c'est un débat entre nous moi je pense qu'à la fin les gens qui sont opposés à cette réforme ils ont compris de quel côté se trouver leurs alliés et leur représentants à l'Assemblée nationale et pour avoir fait un certain nombre de manifestations je crois qu'ils nous l'ont fait savoir mais ce que je crois c'est que plus le temps passe plus la probabilité d'une dissolution augmente mais quand on regarde les effets de la dissolution je pense que on arriverait à priori alors là je suis pas en train de faire mon choix entre les différents groupes où mon marché entre les différents groupes mais je pense que ceux qui perdraient le plus par nature ce sont ceux qui aujourd'hui constitue la minorité présidentielle autrement dit que la situation actuelle s'aggraverait parce que on aurait désoppositions antagonistes qui progresserait les unes comme les autres et ça devien drait encore plus un gouvernable autrement dit il y a une probabilité de dissolution qui augmente et une probabilité de majorité encore plus relative qui se dessine est-ce que c'est pas de l'eau de LFI qui veut une sixième république et la fin de la 5e parce que la réforme des institutions avec les législatives collés à la présidence et le quinquennat c'était justement pour éviter ce type de situation je pense que Manuel Bompard va vous dire oui et je suis certain que moi je vais vous dire non vous vous dites OUI et du coup vous dites NON Alain alors du coup depuis toujours parce que les systèmes parlementaires aujourd'hui où les choses sont tellement compliquées avec à la fois ce qui se dessine sur l'environnement avec les conditions épouvantables de compétition avec les États-Unis etc c'est tellement difficile que je crois pas du tout que ce soit un régime parlementaire qui est la bonne réponse en tout cas ils ont rarement été efficaces en France c'est un peu paradoxal parce que tout à l'heure vous disiez que vous trouviez ce que j'ai compris plutôt positif le fait qu'il y ait une donne un peu nouvelle à l'Assemblée nationale où les gens se sentent davantage représentés si on l'accueille positivement c'est qu'on signification politique il y a une réponse très simple à vous faire oui c'est que au lieu de passer d'un système néo-présidentiel un système parlementaire on introduit une dose importante de représentation proportionnelle sur un élément sur lequel on est d'accord moi je suis pour un système parlementaire mais aussi pour faire en sorte que on introduise plus qu'une dose de proportionnelle le système de 186 par exemple par département et pas un mauvais système ce n'est pas le plus bête merci à tous les deux merci beaucoup d'avoir été avec nous sur BFM TV