Vaccination : Macron dans la seringue #cdanslair 31.12.2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 56 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse partielle
Pourquoi la vaccination avance-t-elle au ralenti en France ?
- 0:55OuverteRéponse partielle
Se trompe-t-elle de stratégie ? Le président va-t-il accélérer ?
- 2:10OuverteRéponse partielle
Pourquoi est-ce qu'on a pris un tel retard, Bruno Jeudy ?
- 4:44RelanceRéponse partielle
Le ministre de la Santé dit « Attention, c'est une stratégie, on a décidé de ne pas se hâter ».
- 7:06OuverteRéponse partielle
Vous posez des questions sur le rythme de la campagne de vaccination.
- 8:45RelanceRéponse partielle
C'est précisément ce que dit Axel Kahn : « On va convaincre les Français que si on va lentement, c'est qu'il y a un problème et un danger ».
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00PrésentateurChiffre
« 300 personnes à peu près vaccinées en France. 130 000 en Allemagne. On a commencé le même jour. »
- 2:41InvitéPromesse
« Le calendrier est connu, 1 million de personnes en janvier, 14 millions d'ici le printemps. »
- 3:48InvitéFait
« La France a fait le choix que ce soit les vaccins qui aillent vers les patients en EHPAD, et pas les patients qui aillent vers le vaccin. »
- 15:22InvitéChiffre
« La France et ses quelques 330 doses administrées fait pâle figure. »
- 17:10InvitéPromesse
« Un excès de prudence, alors que l'objectif est de vacciner un million de personnes d'ici la fin février 2021. »
- 18:24InvitéFait
« Nous faisons partie des pays les plus hésitants vis-à-vis du vaccin. »
- 25:43InvitéFait
« L'immunité générale sera atteinte quand on sera autour de 60% des Français. »
- 25:51PrésentateurChiffre
« 15% sur l'ensemble de la France, 25% à Paris. »
- 34:34InvitéFait
« Je ne fais pas la police des mœurs quand quelqu'un s'en canaille dans ce cas précis. »
- 34:37InvitéFait
« Je n'avais donné aucun mandat évidemment. »
- 39:57PrésentateurChiffre
« Sa popularité a bondi de 7 points en 2020. »
- 40:19InvitéChiffre
« Il a un peu baissé en décembre mais globalement c'est un plus 8 ou un plus 10. »
- 52:59InvitéFait
« Les inégalités aujourd'hui c'est la première des préoccupations des Français. »
- 58:57InvitéFait
« un choix délocalisé : on amène les doses vers les EHPAD »
- 59:04InvitéChiffre
« l'Allemagne a investi près de 60 millions pour ouvrir des vaccinodromes »
Temps de parole
- Présentateur20 %
- Invité20 %
- Invité 219 %
- Invité 316 %
- Invité 415 %
- Invité 54 %
- ?3 %
≈ 11,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions au SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Ce soir à 20h, Emmanuel Macron devra d'une manière ou d'une autre répondre à une question. Pourquoi la vaccination avance-t-elle au ralenti en France ? La pression monte, elle vient de la classe politique, de la droite, de la gauche, des élus locaux, mais surtout de la communauté scientifique. Comme cette interpellation de l'Académie de médecine aujourd'hui qui dénonce elle aussi un démarrage trop lent. Alors il n'est plus temps d'attendre, disent les médecins, qui voient la vaccination accélérée à l'étranger.
L'épidémie, naturellement, plombe encore les perspectives pour 2021 avec un début d'année qui va commencer pour certains avec un couvre-feu à partir de 18h. Alors pourquoi la France prend-elle son temps en matière de vaccination ? Se trompe-t-elle de stratégie ? Le président va-t-il entendre l'appel et peut-être accélérer ? Que faut-il attendre de ses voeux ? Vaccination Macron dans la seringue, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef au service politique de Paris Match. Dans votre dernier numéro, on peut retrouver un dossier sur les premiers vaccinés français.
Et puis nos pensées ce soir vont à la famille et aux proches et à l'ensemble de la rédaction de Paris Match. Et au proche d'Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris Match, souvent invité danser dans l'air et décédé la
nuit dernière.
Brice Tinturier, vous êtes directeur général délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Avec nous ce soir, Yves Tréa, vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Votre édito de lundi était consacré à la campagne de vaccination. Avec ce titre, un immense défi. Vous nous direz si vous considérez qu'il est relevé dans les minutes qui viennent. Soazie Kemener, vous êtes rédactrice en chef au service politique de Marianne. Bonsoir à tous les quatre. Merci
de participer
à cette émission en direct. 300 personnes à peu près vaccinées en France. 130 000 en Allemagne. On a commencé le même jour. Plus de 2 millions aux Etats-Unis, naturellement. Ils ont commencé un peu avant nous. Pourquoi est-ce qu'on a pris un tel retard, Bruno, jeudi
?
Alors d'abord, il paraît que c'est normal, puisque le gouvernement assume cette lenteur, qu'il y a du calage à faire, du rodage, mais que ça devrait aller mieux lundi. On s'interroge, en tous les cas, on l'espère fortement, parce qu'il ne faudrait pas, en plus, après avoir planté les masques et les tests, planter les vaccins. Donc c'est très important. Normalement, lundi, on vérifiera, on nous parle de 15 000 vaccinés par jour, puisque c'est le rythme qu'il faut tenir pour pouvoir être dans les clous des objectifs gouvernementaux, puisque le calendrier est connu, 1 million de personnes en janvier, 14 millions d'ici le printemps. Donc il n
'y a
pas de temps à perdre. Alors pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que c'est vrai que depuis 2-3 jours, on est tous un peu surpris, pour ne pas dire atterrés, par le fait qu'en France, on n'arriverait pas à transporter les doses. Alain Fischer, le monsieur vaccin du gouvernement, nous dit que c'est difficile à transporter, que
c
'est difficile à conserver, que ça prend du temps pour acheminer les doses de vaccins, et que c'est compliqué. On espère que ce n
'est
pas le cas, parce que les Allemands arriveraient donc, les Italiens, les Espagnols arriveraient à les transporter, et pas nous. Je crois qu'il
y a
d'autres pays où ça ne se passe pas très très bien aussi, donc il faut le dire. Par ailleurs, il semble que les grands frigos que le gouvernement a commandés, selon un préfet que j'ai eu, ils soient encore en attente d'homologation.
Donc en fait, ce serait lié à un problème un peu administratif, sans doute, et c'est pour cela que les doses ne seraient pour l'instant pas acheminées en nombre suffisant vers les départements, puisque c'est quand même une opération où la France a fait le choix que ce soit les vaccins qui aillent vers les patients en EHPAD, et pas les patients qui aillent vers le vaccin, ce qui est quand même le cas de l'Allemagne, où au fond, les gens se déplacent pour aller se faire vacciner, alors que là, c'est le vaccin
qui se déplace.
Oui,
mais on
nous avait dit qu'il ne fallait pas faire ce qu'on avait fait au moment de la grippe H1N1, que ça n'avait pas marché, etc.
Moi, j'ai le sentiment que la stratégie française a beaucoup reposé sur les leçons qui ont été tirées d'H1N1, peut-être trop, je crois que c'est deux situations qui ne sont peut-être pas comparables, parce que le choc en France a été tel avec le nombre de victimes, ça n'a rien à voir, et peut-être que le gouvernement a peut-être un peu trop les hésitations des Français à se faire vacciner, se transforme peut-être en hésitations finalement gouvernementales, et à vouloir trop écouter peut-être les gens qui sont réticents, on va peut-être créer de l'impatience du côté de ceux qui ont envie de se faire vacciner, et qui sont quand même très nombreux.
Le
problème, Yves Tréhard, c'est qu'on a le ministre de la Santé qui dit « Attention, c'est une stratégie, on a décidé de ne pas se hâter, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. »
Ce
n
'est
pas parce qu'on ne serait pas prêt, ce n
'est
pas parce qu'on serait mal organisé, ce n
'est
pas parce qu
'on
n'aurait pas les frigos, ou même qu
'on
n'arriverait pas à gérer un vaccin qu'il faut stocker à moins 80, c'est parce qu'on l'aurait choisi.
Oui, c'est effectivement parce qu'on l'aura choisi, c'est ce qu'il essaye de nous faire croire, et on veut le croire simplement. Ce retard vaccinal donne de l'eau au moulin de tous ceux qui participent à cette visitation vaccinale. On sait que la France est un des pays au monde où la vaccination est la plus mal, je dirais, considérée, où il y a beaucoup d'hésitation. Et donc, en étant trop prudent, trop patient, on fait passer aussi un message que ce vaccin n'est peut-être pas très sûr et qu'on attend de voir s'il n'y
a
pas des effets secondaires qui pourraient se faire ressentir. Or, je pense que c'est une mauvaise stratégie, que la bonne stratégie, effectivement, c'était d'ouvrir des vaccinodromes comme en Allemagne. On a vu le précédent, effectivement, de la grippe H1N1 qui nous avait refroidi et qui avait refroidi les autorités en disant que
ce
n
'est
peut-être pas comme ça qu'il faut aller. Mais je pense qu'aujourd'hui,
il
y a une grosse interrogation dans la population. Quand on regarde ce qui se passe aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie même, on s'aperçoit qu'il y a, puisque cette épidémie est en train de plomber complètement la marche des pays, des nations et l'économie mondiale, eh bien, on aurait pu s'attendre à ce que cette campagne vaccinale aille beaucoup plus vite. Et puis, il ne
faut
pas oublier que le gouvernement est vraiment sous pression parce que l'affaire des masques est restée dans les mémoires. Ça a été un échec, un raté complet qui a confiné quasiment au mensonge d'État. Et puis, l'opération de dépistage a été aussi assez chaotique. Elle n'a pas vraiment marché. Le tester, tracer, isoler n'a pas marché aussi bien en France que dans d'autres pays. Donc là, je dirais que si lundi prochain, les chiffres montrent que la vaccination progresse beaucoup plus qu'elle ne le fait aujourd'hui, tant mieux. Mais en attendant, on peut se poser pas mal de questions.
Vous
posez des questions, vous aussi, Brice Tinturier, comme nous tous, sur le rythme de la campagne de vaccination. On rappelle qu'on l'a attendu, ce vaccin, qu'on a anticipé, qu'on nous expliquait qu'il
y
avait la présentation de la stratégie de vaccination, que tout ça était évidemment calé avant l'arrivée du vaccin.
Non, mais bien sûr qu'on voit bien que la France est en retard par rapport à de nombreux pays. On en a cité quelques-uns. Israël aussi a déjà vacciné plus
de 360 000 personnes.
Le taux, d'ailleurs, rapporté à la population globale, en fait le pays qui s
'est
le plus vite vacciné. Donc il se passe quelque chose de spécifique en France qui a trait aux choix. Ce sont des choix, effectivement. Le choix d'aller dans les EHPAD d'abord, c'est pas le choix qu'ont fait tous les pays non plus. Donc il y a ces éléments
-là. Qui est
contesté, ce choix,
désormais. Qui est
contesté,
tout à fait. Par les
soignants, notamment.
Les
soignants qui ne seront dans la première vague de vacciner qu'à partir de 50 ans, alors qu'ils sont quand même en front line et les plus susceptibles d'être contaminés. Donc à 48 ans, vous pouvez quand même avoir quelques séquelles si vous êtes soignant. Donc il y a des choix. Et puis je pense qu'il y a une erreur de diagnostic sur l'état de l'opinion. Parce qu'il est vrai que nous sommes un des pays les plus hésitants par rapport à ce vaccin.
Mais ce qu'on oublie de dire à chaque fois, donc que je m'efforce de rappeler, c'est que les Français, ces mêmes Français qui vous disent « Non, je ne suis pas sûr de me faire vacciner ou je ne veux pas me faire vacciner », sont aussi de tous les pays ceux qui doutent le plus
d
'eux-mêmes, de leur choix. Ils sont les moins sûrs de leur choix. Donc c'est en réalité une catégorie de la population qui peut rebasculer. Moi, je ne pense pas du tout que nous aurons uniquement 44% ou 50% de Français qui se vaccineront. Simplement, ils se posent des questions. Et le fait d'attendre à ce point et de ne
pas
en rendre tant de précautions, à mon avis, produit un effet inverse.
C'est précisément ce que dit Axel Kahn. Il dit « On va convaincre les Français que si on va lentement, c'est qu
'il
y
a
un problème et un danger
».
Et là, je crois qu'il y
a
eu une crainte de la part du gouvernement de vouloir trop brusquer une opinion publique présentée comme rétive. Elle est hésitante, c'est incontestable, mais c'est plutôt l'effet d'entraînement, l'effet de preuve qu'elle attend. Plus il y aura de gens vaccinés, plus les Français, comme les autres habitants, se rendront compte qu'il n'y a pas d'effet secondaire, et plus ça les incitera à se faire vacciner.
Vous parliez de précautions, Swazik-MNR, dans la déclaration de l'Académie de médecine. Il y avait l'idée qu'on n'avançait pas assez vite. Et puis il y avait aussi cette phrase « L'Académie de médecine dénonce le démarrage trop lent et des précautions excessives, y compris sur la façon dont les choses se passent dans les EHPAD, avec cette période de consentement avant la vaccination, cette consultation avec les médecins.
» Oui,
et ça c'est vraiment une spécificité française. C'est aussi ce qui fait le fossé entre les chiffres français et les chiffres allemands, par exemple. Et ce qui est très étonnant, en fait, c'est que si on reprend le premier discours de Jean Castex du 3 décembre sur la stratégie vaccinale, il se gargarise, il explique que la France a été leader puisqu'elle a demandé à ce qu'il
y ait
une «
task
force » vaccin pour l'achat de vaccins, mais de manière à l'échelle européenne, pour ne
pas
qu'il y ait de distorsion de prix, notamment entre les différents pays. Et il explique bien que du coup, les vaccins livrés à chaque pays arrivent au même moment pour des quantités fixées au prorata de la population. Donc nous,
c
'est 15% de toutes les doses européennes, c'est 15% pour la France. Donc ça veut dire que tout le monde part sur le même pied d'égalité en fonction de son pourcentage de population. Donc c'est vraiment, les chiffres qu'on a aujourd'hui, c'est vraiment, en toute transparence, les choix gouvernementaux. Donc on voit bien la
stratégie... Mais qui sont par deux des mois, je
vous coupe, Soazie Kemener, vous parlez de choix gouvernementaux. À l'heure où on se parle, après, ces prises de position de l'Académie de médecine, mais il y en a eu d'autres, il y
a
eu des prises de position à droite, à gauche, Anne Hidalgo, cet après-midi, qui dit « Nous sommes prêts, j'espère que ça va aller plus vite, la maire de Paris ». Est-ce que là, on est toujours dans ce qu'a déclaré Olivier Véran cette semaine ? C'est-à-dire, on assume, on prend notre temps. Ou est-ce que vous sentez que les choses sont en train de bouger un petit peu
? Alors,
l'agacement d'Emmanuel Macron est en train de fuiter, parce qu'il sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur. C'est ce que rappelait Yves Tréhard tout à l'heure. C'est-à-dire que ce
n
'est pas la première étape de cette épidémie, ce n
'est
pas la première étape de gestion remise en cause de cette épidémie. Donc, il sait qu'il n
'a
pas le droit à l'erreur. Il
y
a certains de ses conseillers qui lui ont dit, à partir du moment où on a su qu'on allait avoir accès à un vaccin, qu'ils lui ont dit que s'il ratait la vaccination, il ratait l'élection présidentielle. Donc, il sait que c'est une étape vraiment cruciale
dans
la manière dont il peut réinstaurer la confiance sanitaire des Français. Donc, c'est en train de bouger un petit peu, dans le sens où on entend qu'il va y avoir des prises de parole.
Alors,
Emmanuel Macron va bien entendu s'exprimer ce soir, mais ça devrait être assez bref, on le verra tout à l'heure. Mais il y a des ministres qui vont s'exprimer dans la foulée, pas aujourd'hui, mais sans doute demain, justement pour donner des précisions, parce qu'on sent bien au gouvernement que l'opposition est en train de s'engouffrer dans la brèche, que les diagrammes qu'on peut voir sont vraiment éloquents, et que même si c'est difficile de comparer avec, par exemple, ce qui se passe au Royaume-Uni, puisque la vaccination a commencé le 8 décembre, c'est vraiment avec l'Allemagne ou même l'Italie que le problème se pose, et c'est vraiment visible pour tous.
Et il y a vraiment la crainte qu'à un moment, les Français se disent, mais on a encore raté ça, le sentiment
de
déclassement, on n'arrivait pas à avoir des masques, on n'arrivait pas à avoir des blouses, et maintenant, on n'arrive pas à distribuer ce vaccin qu'on possède pourtant, même si ce n
'est
pas en quantité évidemment suffisante, au moment où je vous parle, pour faire, et c'est pareil en Allemagne d'ailleurs, pour qu'il
y ait
une stratégie de vaccination globale, évidemment, tout de suite, puisqu'on est soumis à la production des
différents vaccins. – En sachant que l'argument massue des scientifiques et des médecins, c'est de dire, il y a des vies au bout du compte, c'est pour ça qu'il
y a
cette course contre la montre, ce
n
'est pas juste de la posture. On parlait à l'instant d'Emmanuel Macron et peut-être de cet entrefilet dans le canard enchaîné, laissant entendre que le président, et on verra ce qu'il en dit ce soir, était agacé par le fait que ça n'aille pas assez vite.
– C'est-à-dire qu'il a bien compris d'abord l'enjeu d'image, qui est qu'il est en train au moins de brouiller le début de cette campagne vaccinale. Or, ça vient d'être dit, elle est fondamentale. J'allais dire, après, la gestion sanitaire est critiquée depuis le début, mais au fond, les Français se rendent bien compte que ce n
'est
pas si facile, que oui, il y a eu les masques, mais ailleurs, ce n'était pas si simple. Là, sur la vaccination, j'allais dire, c'est l'occasion peut-être pour lui de faire un reset et d'effacer ce qui s'est passé avant, et en la réussissant, il peut, au fond, j'allais dire, rafler la mise et se mettre dans une position qui sera à son avantage, au moins sur le plan sanitaire. Après, il y aura la stratégie économique. Donc, c'est pour ça qu
'il
ne doit pas rater. Dernier point, les ministres eux-mêmes commencent à s'interroger. Certains ministres, et une d'entre elles que j'ai eue cet après-midi, veulent proposer à Emmanuel Macron que tous ceux qui ont plus de 60 ans se fassent vacciner pour montrer l'exemplarité aussi du gouvernement, parce que finalement, les gens se disent, mais s'ils n
'y
vont pas, ça alimente le côté, mais est
-ce
qu'il est si bien que ça, ce vaccin ?
Et ça,
on
va y revenir, parce qu
'il
y
a
eu un appel des maires qui va précisément dans ce sens-là. Cinq jours après le début de la campagne de vaccination en France, on l'a bien compris, depuis le début de l'émission, la pression monte sur le gouvernement et sur le président de la République, la classe politique, les élus locaux, mais aussi ce matin, l'Académie de médecine qui dénonce donc la lenteur de la campagne de vaccination et des précautions excessives. Ce sont les mots utilisés. Le ministre de la Santé, lui, assume une stratégie qui repose avant tout sur la prudence et la confiance. Rémi Barjavel, Nicolas Baudry-Dasson.
À
Bobigny, en Seine-Saint-Denis, 40 résidents de cet EHPAD ont été vaccinés hier sur plus de 80.
Pour
le personnel soignant,
il
faut convaincre et ça prend du temps.
Ils
ont aussi l'impression d'être cobayes. C'est-à-dire, ça y est, ça arrive, c'est tout nouveau, on sert de cobayes. Donc là, de nouveau, on leur explique, non, les cobayes, en fait, c'était les 43 000 personnes qui ont participé à l'étude, déjà. Il faut prendre le temps d'expliquer.
Lancée
depuis dimanche dernier, la campagne de vaccination française prend son temps. Les doses sont distribuées au compte-gouttes par rapport à d'autres pays. Les Etats-Unis, par exemple, ont déjà administré plus de 2 700 000 doses de vaccins contre le Covid-19.
Le
Royaume-Uni, 800 000. L'Allemagne, 130 000. La France et ses quelques 330 doses administrées fait pâle figure. Des chiffres et une stratégie assumée par le ministre de la Santé mardi. Les Allemands ont fait un choix, ils ont mis en place des grands vaccinodromes. On avait essayé en 2011 en France, ça n'avait pas marché. Et nous avons fait en France un autre choix que je revendique, qui est de nous appuyer sur les médecins, sur les professionnels de santé et de vacciner les personnes âgées en EHPAD et non pas de les faire se déplacer, par exemple. Et donc, ça prend un peu plus de temps au démarrage. Ce délai, je l'assume, il est même revendiqué.
Une stratégie largement critiquée dans l'opposition. À droite, Damien Abad et Eric Ciotti demandent l'audition en urgence du ministre de la Santé au Parlement. La France perd trop de temps, selon eux.
La
France ne peut être l'un des derniers pays à se faire vacciner. C'est pourtant cette perspective qui se dessine aujourd'hui.
À
gauche, le sénateur PS, Rachid Temal, pointe une fois encore la défaillance du gouvernement.
Pourquoi
ce retard en France
?
Après les masques, les tests, voici venu le temps du vaccin. Ce gouvernement aura toujours été en retard.
Pas
de retard pour Alain Fischer, le monsieur vaccin du gouvernement, qui défend cette première étape de vaccination en douceur dans les EHPAD.
La
deuxième étape commencera en janvier. La vaccination sera alors élargie aux professionnels de santé âgés de 50 ans et plus
ou
qui souffrent de maladies.
Ce
qui est, à mon avis, sage, c'est de commencer cette campagne progressivement, ce qui permet de faire en sorte qu'elle se passe dans les meilleures conditions de sécurité, les meilleures conditions aussi éthiques, par exemple, que les personnes vaccinées aient le temps de donner leur consentement à ce qui constitue cet espoir.
Un
excès de prudence, alors que l'objectif est de vacciner un million de personnes d'ici la fin février 2021. C'est ce que pense le généticien Axel Kahn qui regrette le manque d'allant du gouvernement. Certes, il faut jouer la prudence, la transparence. Il faut naturellement ne pas rendre obligatoire la vaccination. Mais de l'enthousiasme, que diant, de l'enthousiasme
!
Faire preuve d'enthousiasme, alors que les Français sont plus que jamais méfiants. La communication du gouvernement n'est pas la bonne pour certains élus locaux. Dans une tribune, 200 maires de tous bords politiques déclarent vouloir se faire vacciner pour donner l'exemple. Dimanche, sur le marché de centre-ville de la ville de Poissy, sur 10 personnes rencontrées, il y
en
a 6 qui me demandent première question, « Monsieur le maire, est-ce que vous allez vous faire vacciner ? » Donc l'idée, c'est de constater d'abord qu'il y a plus d'un Français sur deux qui ne veut pas se faire vacciner et que si nous pouvons être, comme nous l'avons été depuis le début de cette épidémie, des courroies de transmission et pas des chaînes de déraillement, alors je pense qu'il
n'y a
aucun état d'âme à avoir. Pour les voeux traditionnels de fin d'année, Emmanuel Macron s'adresse ce soir aux Français avec un défi, celui de les convaincre aussi. Selon un récent sondage, ses chers compatriotes sont les plus réticents d'Europe à se faire vacciner.
Avec la nuance que vous aviez expliquée tout
à l'heure. Avec la nuance,
tout à fait. C'est une enquête Ipsos qu'on a réalisée dans le monde et en Europe. Donc effectivement, nous faisons partie des pays les plus hésitants vis-à-vis du vaccin, mais ceux qui hésitent ne sont pas sûrs de leur choix. C'est-à
-dire
qu'ils sont aussi, de tous les pays, ceux qui sont les moins
sûrs de leur choix. Ils demandent à être
convaincus,
en fait.
Ils se posent des questions, ils demandent à être convaincus. L'écart entre le socle irréductible d'anti-vaccin et ce que nous mesurons aujourd'hui, il est dû à cette hésitation. Mais ça veut dire qu
'il
n'est pas irréductible, que vous pouvez avoir un basculement dès qu'on aura de plus en plus de preuves de toute une partie de ces gens qui aujourd'hui hésitent. Et c'est pour ça, à mon avis, qu'il faut au contraire activer, accélérer les choses pour prouver, pour démontrer que ça se passe bien. C
'est toute la problématique du gouvernement. Comment les convaincre, ceux-ci ? Est-ce qu'il faut, comme le laissait Antoine tout à l'heure Bruno Jeudy, par exemple, mettre en scène la vaccination ? 200 maires disent « Vaccinez-nous ! » Comme ça, les gens verront qu'ils peuvent avoir confiance. Est-ce que ça, le fait qu'il
y
ait des ministres, des élus, qui se fassent vacciner devant les caméras, est
-ce
qu'à votre avis, ça peut les convaincre ?
Ça peut aider. Moi, je pense que les 200 maires ont raison qu'il
y a
une valeur d'exemplarité du politique qui peut aider. Alors, bien sûr, on voit le procès qui pourrait leur être fait.
Ils
ne font pas partie des personnes prioritaires. Donc, pourquoi, eux, se feraient vacciner avant d'autres qui pourraient en avoir plus besoin ? Mais il y a quand même là une valeur d'exemplarité qui est très importante. Je crois que pour les Français, par rapport à la période de mars, il y a quelque chose de radicalement différent. En mars, on ne savait pas énormément de choses sur ce virus. Et les Français l'avaient bien compris, cet état d'incertitude de la science, de la transmission, etc. Donc, ils pouvaient être déjà un peu plus indulgents et ils ne l'étaient pas beaucoup. Mais aujourd'hui, sur le vaccin, il n'y a pas d'incertitude.
On sait, pardon de le dire de manière aussi, peut-être péremptoire, mais les essais cliniques ont eu lieu. La vaccination à grande échelle se fait. Et donc, je pense que le jugement de l'opinion, s'il y a un retard grandissant, peut être beaucoup plus sévère encore.
Et vous voyez, pendant qu'on parle de la stratégie du gouvernement sur la vaccination, Olivier Véran vient de déclarer à l'instant que, dès février, il y aura l'ouverture de 100 centres de vaccination. Et à partir de lundi, vous le disiez à l'instant sur les soignants, les soignants de plus de 50 ans seront vaccinés. Donc, Yves Tréhard, vous voulez peut-être commenter ces annonces d'Olivier Véran. On voit bien qu'ils font rapidement un virage sur l'aile, comme on dit.
Il
y a un virage sur l'aile parce que je pense qu'effectivement, il y a le début, si vous voulez, d'un doute qui s'installe au cœur du gouvernement. Ce qui est terrible,
c
'est qu'on a l'impression que décidément, le pouvoir exécutif, et ce n
'est
pas une nouveauté, a peur de l'opinion publique. Ils avaient peur, effectivement, de cette hésitation vaccinale
qui
traverse le pays, même si les explications de Brice
viennent
tempérer cette hésitation vaccinale. mais quand même, elle est très très présente et on sent qu'il
y
a une peur de l'opinion publique qui est grave parce que ça ajoute à la défiance qui se creuse dans notre pays entre d'une part les décideurs et d'autre part la population. Et ça, c'est politiquement tragique.
Pardon,
pourquoi vous dites ça,
Yves Tréhard ? Les gens qui vous écoutent ce soir peuvent se dire qu
'ils
ont peur ou alors qu'ils écoutent l'opinion publique
? Non,
je pense que là, en l'occurrence, si vous voulez, ils écoutent, mais ils n'entendent pas aussi l'opinion publique. Et cette opinion publique, on est parti avec cette a priori d'hésitation vaccinale et comme le dit Brice, cette hésitation vaccinale, elle est peut-être beaucoup moins prégnante qu'on ne le croit dans le pays. Et même si vous avez une petite minorité d'anti-vaccins, vous avez des gens qui se disent, écoutez, on en a assez de ce Covid, on en a assez de cette épidémie, on est en train de mourir économiquement, il faut impérativement que notre pays reparte.
Et quand on voit et quand on se compare, parce que c'est toujours quand on se compare, généralement, on se console, et là, quand on se compare, on s'envole.
On
se désole, parce que quand on se compare avec l'Allemagne, avec l'Italie, avec Israël, avec les États-Unis, avec la Grande-Bretagne, qui ont aussi, eux, connu des ratés dans la gestion du Covid, et bien nous, on se dit que cette troisième étape, elle est capitale. Les Français en ont tout à fait conscience. Et je pense que le gouvernement doit accélérer, accélérer grandement, parce que de nous dire qu'il y
aura
un million de vaccinés d'ici au mois de février, ce n
'est
pas satisfaisant. C'est maintenant qu'il faut agir.
Est
-ce que la question qu'on peut se poser ce soir, Bruno Jeudy, c'est est-ce que c'est une forme de réactivité, justement parce que les choses s'annoncent plutôt de manière trop lente, une campagne de vaccination trop lente, est-ce que c'est de la réactivité ou c'est un gouvernement qui navigue à vue
? On
peut l'entendre aussi, cette critique-là, qui est portée notamment par la droite, qui trouve qu'il
y a
beaucoup d'improvisation dans la gestion de cette crise. Et d'ailleurs, pardon, ça fait une question un peu longue, mais je rajoute celle de Gérard dans les Bouches du Rhône, qui dit, après les masques, les tests, va-t-on démontrer notre incapacité à gérer les vaccinations
?
Je crains, pour répondre à votre question, que ce soit un peu les deux, parce que notre formidable administration de la santé n'est pas exemple de reproche, c'est le moins qu'on puisse dire, sur la première partie de la crise sanitaire. D'où l'inquiétude qu'on peut avoir avec ces débuts extrêmement cafouilleux de la campagne vaccinale. Alors ça se passe pendant les fêtes, on va peut-être mettre ça sur le compte d'une administration qui est insuffisamment mobilisée peut-être. Il y a l'histoire des frigos, qui n'est sans doute pas neutre, ils ont acquis des frigos, ils ne sont pas encore homologués, donc ça aussi,
ça
semble... Puis il
y
a la question vraiment du transport. Mais après, moi je suis très surpris par l'absence totale finalement de véritables campagnes de pédagogie pour expliquer, pour rassurer sur ce vaccin. Au fond, c'est vrai qu'en France, il
y
a une minorité d'anti-vaccins. Ça n
'a
rien de s'occuper d'eux, finalement, ils seront contre, ils seront contre. Après, Brice, c'est bien expliqué, il y a toute une partie de la population qui veut se faire vacciner,
qui est impatiente,
et puis après,
il
y
a
une partie hésitante. Cette partie, il faut la convaincre. Et pour la convaincre, il faut employer tous les moyens. Or là, on a l'impression que le gouvernement est tellement hésitant qu'il est en train de fabriquer lui-même l
'impatience des... Mais hésitant pour quoi,
Bruno ?
Je
dis
pas qu'il doute du vaccin ?
Hésitant, je vais vous dire. Hésitant pourquoi ? Parce qu'on est en train de découvrir à la faveur de cette crise sanitaire que nous vivons dans un pays un peu fou où la précaution est devenue la règle de manière excessive, où aussi les responsables de ce pays vivent avec la menace judiciaire. Donc ils prennent beaucoup de précautions, beaucoup, beaucoup. L'histoire du consentement, c'est assez fou parce qu'il y a des précautions qui sont prises qui sans doute alourdissent les procédures. Et tout ça combiné fait que cette campagne, elle se met en place, j'allais dire, difficilement, dans la douleur, avec sans doute du temps.
Il faut vraiment espérer qu'en début de semaine prochaine, on soit pied au plancher, ce qu'on n
'est
pas aujourd'hui, contrairement à la plupart de nos voisins, même si encore une fois, il faut le redire, il faut toujours tempérer aussi nos jugements en France, dans certains pays, ça ne fonctionne pas si bien que ça, le début de la campagne vaccinale.
Et quand vous entendez parler, je le disais à l'instant, de l'annonce de centre de vaccination de la part d'Olivier Véran
?
Ça, ça va plutôt dans le bon sens. C'est-à-dire qu'on se rend compte qu'il va falloir aussi que le vaccin, ce n
'est
pas les vaccins qui doivent aller vers les Français, mais les Français qui vont devoir aller vers le vaccin. Si on veut faire une campagne massive, encore une fois, on nous parle de millions de gens à vacciner. Je rappelle que l'immunité générale sera atteinte quand on sera autour de 60% des Français. Donc, on en est quand même loin. 15% sur l'ensemble de la France, 25% à Paris.
Brice Tinturier,
est
-ce qu'il tient non rigueur à votre avis les Français de la même manière au gouvernement pour les masques, les tests et à la fois cette campagne de vaccination ? Est-ce que les choses sont un peu différentes selon les sujets
?
Moi, je pense qu'elles seront encore plus radicales.
C
'est-à-dire que là, pour le coup, sur la question de la vaccination, le gouvernement a encore moins le droit à l'erreur qu'au tout début de la période de la pandémie où il y avait, encore une fois, beaucoup d'incertitudes. L'incertitude, elle est vectrice d'anxiété. Mais elle est compréhensible par les Français si on leur explique qu'effectivement, il y a beaucoup de choses nouvelles qui déboulent et qu
'on
ne sait pas. Aujourd'hui, encore une fois, sur la question du vaccin, il y a un consensus scientifique. Ce qui n'était pas le cas sur d'autres aspects. Souvenez-vous, pour les masques, tout au début, l'OMS, elles-mêmes disaient « Non, les masques,
je
pense que l'opinion pardonnera moins si vraiment on est très en retard parce que ça se paye en mort. Il faut aussi revenir à la réalité, c'est plus de morts potentielles qu'elle pardonnera encore moins des hésitations ou un principe trop précautionneux si on a une solution. Quand on se dit qu'il va falloir 6, 7, 8 mois alors qu'on a la solution technique pour que le pays soit vacciné dans des proportions suffisantes pour sortir de cette période à laquelle les Français tous aspirent à sortir, c'est quand même un décalage temporel qui est phénoménal et qui sera difficilement je crois pardonnable s
'il
n
'y a
pas une accélération et une montée en puissance pour sortir de cette période.
En
tout cas, dans la classe politique et auprès de la communauté scientifique, la réaction est arrivée très vite puisqu'on a commencé la vaccination il y a 5 jours seulement et l'impatience elle s'est exprimée dès aujourd'hui. Swazik Kemener, est-ce qu'il
y a
un changement de stratégie dans la gestion de la pandémie avec l'idée d'un couvre-feu qui débuterait après la Saint-Sylvestre le 2 janvier à 18h pour des zones localisées et un gouvernement qui dit il n
'y
aura plus de reconfinement national
? Alors
pour l'instant Olivier Véran dit effectivement qu'on est dans cette approche-là c'est ce qu'il a annoncé mardi dernier sur France 2 en revanche on n'a pas de certitude absolue sur les décisions qui peuvent être prises la semaine prochaine puisqu'on sait bien qu'on va attendre que le temps soit passé après les fêtes de Noël pour savoir où on en est ce qu'on donnait comme date possible c'était autour du 10 janvier on saura exactement où on en est et là on pourra prendre des décisions parce qu'évidemment toute la question c'est qu'on va arriver à un moment où il va y avoir une pression sur les vaccins peut-être pas assez de vaccins et puis peut-être à gérer l'éventualité d'un nouveau confinement donc ça ça va être un moment politique assez difficile à passer c'est d'ailleurs pour ça qu'on voit qu'il y
a
une réaction aujourd'hui politique même avant l'intervention d'Emmanuel Macron réaction d'Olivier Véran ça fait quand même 4-5 jours ça fait depuis lundi que la petite musique 4 jours que la petite musique monte ils ont réagi plus vite qu'ils ne le faisaient au début du quinquennat mais ils ont quand même mis du temps à réagir donc ça c'est quand même des signaux politiques qu'il faut observer pour ce qui est de la pandémie les chiffres les scientifiques le disent ne sont pas rassurants on est encore dans l'hiver Angela Merkel a fait des voeux aujourd'hui qui sont très très pessimistes en disant que l'année elle est très difficile pour les Allemands aussi on a du mal à imaginer qu'Emmanuel Macron évoque ce soir des jours heureux donc il y a encore tout ça à gérer c'est-à-dire qu'il
y a
le vaccin mais il y a encore tout le reste c'est-à-dire qu'on est une nouvelle année il y a une dépêche AFP aujourd'hui qui s'appelait comme ça elle disait nouvelle année mais ancien problème c'est-à-dire c'est encore les problèmes de 2020 plus le problème de la vaccination en plus à gérer donc effectivement là on est sur des confinements locaux parce que c'est une nouveauté il y a une demande des élus on sait que les mesures différenciées c'était fait un peu contre les Marseillais quand ça avait été annoncé à la fin de l'été là c'est une nouveauté il
y
a une forte demande des élus de l'Est pour qu
'il
se passe quelque chose alors ça n
'a
pas été un confinement c'est un couvre-feu mais c'est mieux accepté dans la mesure où les élus l
'ont
demandé que ce soit dans l'Est ou dans les Alpes-Maritimes d'ailleurs Christian Estrosi avait demandé ce confinement c'est réjoui de ce confinement donc il y
a
un soutien des élus sur ce point là précis qui n'était pas présent à la fin de l'été
effectivement c'est un changement de stratégie ou est-ce que c'est un ajustement le fait de passer par des mesures davantage locales vous parliez de Christian Estrosi il a plutôt rendu hommage lui à la gestion de la crise en disant que le ministre de la Santé était à notre écoute il a obtenu le couvre-feu anticipé et le lancement d'une campagne de vaccination
c
'est à dire que la sortie de cette deuxième vague on n'est pas encore tout à fait on voit bien que la carte de France est assez nette vous avez en gros des Ardennes des Alpes-Maritimes où le taux d'incidence reste élevé et puis vous avez tout le littoral atlantique toute cette partie ouest de la France qui coupe pratiquement la France du nord au sud où les taux sont beaucoup plus faibles voire même très bas dans certains départements donc tout le monde sous la même jauge ça va quand même être compliqué à un moment surtout que ça a quand même des conséquences économiques et sociales extrêmement fortes et du coup on a vu cette semaine quelque chose en parler à l'instant qui est même surréaliste les élus qui disaient confinez-nous donc au début de l'automne c'était exactement le contraire donc Jean Castex qui a été très traumatisé par l'affaire marseillaise où on avait tenté de faire un couvre-feu du jour au lendemain et les élus étaient partis en guerre contre Paris on a mis un peu le couple maire-préfet sous les ténoirs mais peut-être que là à la faveur de cette sortie de couvre-feu sortie de confinement sortie de deuxième vague peut-être que ça va être une solution possible
ça
ne veut pas dire que le confinement national s'il est utile pour lutter contre la pandémie ne sera pas dégainé à un moment ou à un autre
l'effet Thanksgiving c'est-à-dire l'effet Noël on le saura à la fin de semaine prochaine et là des mesures seront sans doute annoncées ou pas en fonction des résultats sanitaires
Brice Tinturier on dit souvent qu'on est un pays qui aime l'égalité et que c'est pour ça que ça avait été si difficile de faire passer des mesures localisées plus précises pour contenir la pandémie vous pensez que désormais justement parce qu'on a tenté de gérer cette crise au mieux on est prêt collectivement à assumer qu'un département ou une région soit sous le coup d'un couvre-feu à 18h et pas les autres
oui
je le pense d'abord on est un pays qui aime l'égalité mais on est aussi un pays qui est très contre le pouvoir central et qui s'enflamme assez vite en disant il faut s'adapter aux réalités locales et pourquoi est-ce Paris qui décide pour tout le monde au même niveau et puis je crois qu'il
y
a tout simplement un effet extrêmement puissant de lassitude d'inquiétude et que du coup ça ça conduit les français à regarder les choses aussi au niveau territorial et à se dire mais si chez moi on peut faire un peu différemment à 400 km bien sûr qu'il faut le faire donc normalement ça n'aide pas la lisibilité des actions c'est compliqué pour le gouvernement d'avoir à gérer des actions différentes sur le territoire
mais
c'est quelque chose je crois globalement qui est plutôt bien accepté par les français
Yves
Tréard vous l'est dit Raman
Oui
cette régionalisation moi je suis beaucoup plus dubitatif si vous voulez parce que même si elle est réclamée cette fois par les élus ce qui n'avait pas été le cas de l'exemple marseillais
puisque
c'est le pouvoir central qui avait décrété le couvre-feu il ne
faut
pas oublier il
ne faut pas oublier qu
'il y a aussi tout le tissu économique et moi je ne suis pas du tout persuadé que les chefs d'entreprise les commerçants les artisans dans certaines régions soient d'accord pour que le couvre-feu soit avancé à 17 ou 18 heures c'est loin d'être partagé par tout le monde même si certains élus locaux le demandent donc ça j'attends de voir si vous voulez si vous avez un chef d'entreprise à Strasbourg qui ne peut pas travailler comme son concurrent qui est à Brest je ne suis pas persuadé que ça passe très bien
En
tout cas réussir la campagne de vaccination et plus généralement la gestion de la crise s'invitera sans doute dans la prochaine présidentielle ce sera sans doute un enjeu je pense que vous êtes d'accord avec ça Bristin Thurier et en coulisses d'ailleurs les manœuvres pour la prochaine présidentielle ont déjà commencé un déjeuner entre un conseiller de l'Elysée et Marion Maréchal-Le Pen a bien eu du mal à passer au sein de la majorité
c
'est Magalina Creuse et Julien Lhonnet
C
'était il y a deux mois à l'époque où les restaurants étaient encore ouverts à l'abri des regards dans un salon privé de cet établissement parisien
Bruno
Roger Petit le conseiller mémoire du président est attablé avec Marion Maréchal figure de l'extrême droite
ils
ressortent aussi discrètement qu'ils sont entrés mais voilà que le déjeuner secret sort dans le monde
le
conseiller de l'Elysée invoque une initiative personnelle
je
voulais savoir ce qu'elle avait à dire et si elle était en résonance avec l'état de l'opinion ce qui n'est pas le cas
quelques jours plus tard le président réagit en privé propos rapportés par le canard enchaîné
je
ne fais pas la police des mœurs quand quelqu'un s'en canaille dans ce cas précis je n'avais donné aucun mandat évidemment et pour moi cette rencontre n'a aucune existence ni aucun sens politique
circuler il n'y a rien à voir sauf que pour l'opposition la rencontre n'est pas anodine et fait réagir à gauche
on
y voit à mon avis beaucoup de trous beaucoup d'interrogations beaucoup de tests tactiques sans doute adeptes de ce qu'ils appellent la triangulation c'est à dire brouiller les frontières mais moi il
y a
un principe en République c'est qu'on ne brouille pas les frontières avec l'extrême droite et tous les présidents quels qu'ils soient et leurs collaborateurs aussi avaient fait attention à ça je crois qu'il serait vraiment extrêmement important que cette coutume revienne
dans
la famille politique du président aussi le déjeuner d'octobre ne passe pas
pour
le vice-président de l'Assemblée nationale
avec
l'extrême droite on ne discute pas on ne transige pas on la combat
même son de
cloche pour la trésorière nationale et cofondatrice de la République En Marche il y a des gens qu'on ne sonde pas à titre personnel on les combat à titre collectif Marion Maréchal et toute sa clique en font clairement partie Emmanuel
Macron était-il au courant de cette rencontre la ligne de crête politique et officielle de la République En Marche a-t-elle été franchie ?
à
la veille des élections européennes l'année dernière le discours du président sur le rassemblement national a été pourtant très clair
moi
je suis patriote français et européen
eux
ils sont nationalistes
c
'est différent
et
le nationalisme comme le disait François Mitterrand dans l'un de ses derniers discours
le
nationalisme c'est la guerre
une
position bien compliquée à revendiquer aujourd'hui estime la France insoumise
le
macronisme face à l'extrême droite un rempart non un rencard
alors
faut-il y voir les coulisses d'une stratégie politique d'Emmanuel Macron à l'horizon 2022 depuis quelque temps les signaux d'un virage bien à droite semble s'installer
il
a toujours emprunté à toutes les formations politiques des références des termes des concepts particulièrement à droite mais ce qui est surprenant c
'est
qu'il le fait effectivement à l'extrême droite cette rencontre s'inscrit dans une série de signaux depuis l'interview à Valeurs Actuelles sur l'immigration accordée il y a un an jusqu'aux références très surprenantes à Pétain et à Maurras faites par Emmanuel Macron dans son interview à l'Express donc on a tout un ensemble de signaux qui parlent aux nationalistes à la frange de droite souverainiste qui sont semés au fur et à mesure
Avant
le lancement officiel de la campagne présidentielle les tractations politiques en coulisses devraient rester un peu plus discrètes en 2021
jusqu
'à la réouverture des restaurants Malgré tout malgré la pandémie malgré la crise sanitaire et la crise peut-être sociale qui arrive la politique et la politique aérie continue Bruno Joli
Oui c'est une surprise parce qu'on aurait pu imaginer que ce pouvoir vierge de passé qui voulait tourner la page de l'ancien monde on ne pouvait pas le soupçonner de cette politique en cuisine qui voilà c'est pas nouveau que dans le passé on a connu ça sous Mitterrand sous Pasqua le flirt ou essayer d'organiser des coups tordus avec des adversaires et cette fois-ci l'extrême droite ça a déjà existé mais de ce pouvoir on pouvait difficilement le soupçonner et bien non pendant la crise sanitaire un conseiller du président de la République n'a pas mieux à faire que d'aller déjeuner avec une représentante de l'extrême droite Marion Maréchal Le Pen alors dans ce genre d'affaires il ne faut pas se faire choper comme dit l'hôte et là le problème c'est que ça s'est su alors bon l'endroit n'était peut
-être
pas le plus discret c'est une grande brassie parisienne pour expliquer à nos téléspectateurs à l'arrivée la triangulation puisque vous savez c'est le mot on va un peu chez l'adversaire pour essayer de montrer à leurs électeurs qu'on n'est pas totalement qu'on les écoute au moins donc là c'est un petit peu ce qu'a voulu faire le conseiller du président de
la République Mais c'est aussi ce que fait le chef
de l'État des clins d'œil à l'extrême droite
?
Alors le chef de l'État il n
'est
pas toujours très clair aussi parce que lui-même s'est aventuré sur ce terrain il a téléphoné à Éric Zemmour un jour il a donné une interview une grande interview à Valeurs Actuelles bon il y
avait
peut-être d'autres médias pour le faire moi je n
'ai
rien contre Valeurs Actuelles et puis il multiplie les clins d'œil comme ça vers ce public alors bon c'est de la politique à l'ancienne voilà Macron fait de la politique à l'ancienne il faut le savoir je trouve que cette affaire de Marion Maréchal à l'arrivée elle n'est pas très positive pour lui pourquoi ? parce que ça rapporte plus à Marion Maréchal qui dirige une école qui marche mal qui est quand même plus ou moins en lisière de la politique et qui aujourd'hui ne pèse pas grand chose donc je ne
vois
pas trop le bénéfice pour Emmanuel Macron sinon d'une mauvaise polémique pendant les fêtes en pleine crise sanitaire il y a peut-être autre chose à faire
Christian Thurier ils ne sont pas mauvais les sondages si
on
met de côté cette affaire-là et qu'on revient sur la gestion de la crise sanitaire et la polémique autour de la vaccination sa cote de confiance Emmanuel Macron elle reste table à 49% sa popularité a bondi de 7 points en 2020 avec une crise sanitaire majeure malgré quelques accidents de parcours en tout cas c'est pas lui qui est tenu pour responsable de ses échecs
il sort renforcé en termes de popularité en termes de soutien il sort aujourd'hui renforcé de la crise du Covid qui a faibli et il a pris suivant les différents indicateurs de mes confrères et les indicateurs d'Ipsos entre 8 et 10 points avant l'entrée dans la période du Covid jusqu'à aujourd'hui il a un peu baissé en décembre mais globalement c'est un plus 8 ou un plus 10 et il est bien plus populaire que Nicolas Sarkozy ou que François Hollande trois ans et demi après son arrivée au pouvoir donc incontestablement le réflexe d'unité le fait aussi que les réformes se sont arrêtées il ne faut jamais l'oublier on est polarisé sur le Covid la protection la lutte contre le danger sanitaire le soutien économique et on a mis de côté les réformes qui clivaient les français sur les retraites sur l'assurance chômage etc.
donc tout cela a servi pour l'instant le chef de l'Etat
et
cette affaire Marion Maréchal-Le Pen déjeuner avec son conseiller apparaît
assez
grotesque dans le contexte actuel on ne voit pas quel est le bénéfice escompté ça fait effectivement politique partisane et puis ça renvoie ce concept de triangulation à quelque chose qui est pour le coup assez détestable aussi pour une grande partie de la population cette idée qu'on va aller chercher délibérément des thèmes des références des symboles dans le camp adverse pour embarrasser ses adversaires c'est la négation des convictions c
'est la négation c'est le en même
temps c'est la stratégie d'Emmanuel
Macron c'est
pire
que le que
le
en même temps je pense que ce n'est pas le en même temps c'est une forme de cynisme en politique c'est je vais aller chercher des thèmes qui ne sont pas les miens qui sont ceux de mes adversaires pour pouvoir embarrasser mes adversaires c'est pas une conviction qui vous amène à dire je vais prendre ceci à droite et à gauche parce que j'estime que c'est bien et ça c'est à l'opposé de ce qu'était la promesse macronienne de faire de la politique autrement
si
nous revenons à ce Emmanuel Macron dans la seringue puisque c
'est
le titre de notre émission Yves Tréard et au vœu de ce soir est-ce que cette fois-ci c'est sa neuvième intervention il a beaucoup parlé aux français pendant cette crise sanitaire que peut-il leur dire de plus
?
bah écoutez je pense qu'il va en fait l'année 2020 elle a été marquée par trois crises vous avez la crise sanitaire dans laquelle nous sommes et qui n'a pas toujours été bien gérée même si c'est un peu pareil à l'étranger mais avec ce défi de la vaccination il va sans doute en toucher un mot parce qu'il le sait il y a une impatience dans ce pays à laquelle les autorités et le gouvernement ne répondent pas et donc il va être obligé de rassurer sur ce plan-là il va être obligé de rassurer sur une deuxième crise qui est la crise sécuritaire avec la France qui a été touchée par trois attentats depuis les vacances d'été des attentats absolument horribles dont la décapitation du professeur Samuel Paty et puis on le voit avec la mort dans le Sahel dans une guerre contre un ennemi quasi invisible qui est difficile à appréhender et la France est là-bas depuis sept ans donc il va être obligé de parler de cette crise sécuritaire parce que les Français ont une autre raison d'avoir peur c'est aussi le terrorisme et puis il
y a
une troisième crise qui n'a pas été réglée et c'est la crise sociale puisqu'il y a eu les gilets jaunes en 2019 mais je vous rappelle que quand le Covid est arrivé en France et bien nous étions en plein dans le débat sur la réforme des retraites et donc il y a une partie des Français qui étaient très en colère qui ne voulaient pas de cette réforme et donc le gouvernement et Emmanuel Macron lui-même et je dirais face à un pays qui est quand même très éruptif
qui
est un pays qui a peur
et
qui est un pays qui ne réserve pas sa confiance même si les sondages montrent que pour Emmanuel Macron et bien il est à un bon niveau de popularité je pense quand même qu'il y a dans ce pays aussi cette défiance donc ça fait quand même beaucoup de choses que le président de la République beaucoup de sujets que le président de la République doit aborder parce qu'il va sans doute nous dire que ce n
'est
pas parce qu'il y
a
le Covid qu'il ne faut pas continuer à réformer et il va sans doute nous parler de réforme à venir donc il va avoir un message qu'il faudra bien calibrer et qui risque d'être quand même qui aura une résonance quoi qu
'il arrive Vous
pensez Yves Tréhard qu'il peut arriver avec un message volontariste en matière de réforme et qu'il est attendu là-dessus en ce moment
?
Oui parce que je pense que je ne sais pas s'il est attendu là-dessus mais ce que redoute par-dessus tout le président de la République c'est que finalement son quinquennat se résume à la gestion de cette crise sanitaire or je vous rappelle qu'il était arrivé en France au pouvoir pour changer les choses pour faire en sorte que ce pays se transforme et il ne veut certainement pas arriver à l'élection présidentielle de 2022 avec une gestion sanitaire qui on va voir avec la vaccination mais qui fait l'objet de beaucoup de critiques et il veut montrer qu'il avance et qu'il ne se fait pas je dirais qu'il n'est pas intimidé par cette
crise
sanitaire qu'il n'est pas empêché par cette crise sanitaire
Une question pour vous sur Azique MNR de Gérard dans les Vosges il nous dit est-ce un président en campagne pour sa réélection qui va nous parler ce soir
? Oui
alors effectivement je rejoins tout à fait ce que disait Yves Tréard c'est qu'il a besoin de tracer des perspectives Emmanuel Macron parce que son projet politique c'était de réformer de réformer la France l'émancipation individuelle un optimisme c'est très dur d'apporter de l'optimisme dans une période comme celle-là mais en même temps c'est ça c'est raison d'être politique donc toute la difficulté pour lui ce soir c'est de ne
pas
nier la crise sanitaire qui va continuer encore pendant une bonne partie de l'année 2021 et en même temps commencer à ébaucher ce qu'il a envie de dire aux Français pour 2022 il a lui-même sous-entendu lors de son interview aux médias en ligne brut quand il a dit peut-être que je ne pourrais pas me représenter parce que j'aurais fait des réformes trop dures dans la dernière partie de mon quinquennat mais l'idée c'était de dire j'ai fait quelque chose dans la dernière partie de mon quinquennat et c'est ce que disait Clément Beaune d'ailleurs ce matin il est secrétaire d'État aux affaires européennes et c'est un des proches des proches de l'Élysée et il expliquait qu'il ne fallait pas parler de Covid matin, midi et soir donc il y a la nécessité de réinstaller un récit alors en même temps c'est ce qui avait été tenté souvenez-vous cet été en disant on va rentrer avec cette idée de la relance et donc on va revenir aux fondamentaux du macronisme tout ce qui s'est passé c'est-à-dire le plan de soutien c'est hors doctrine en revanche le plan de relance c'est vraiment la doctrine du macronisme on retrouve nos essentiels on retrouve exactement ce qu'on voulait faire de la France et donc on voit bien que pendant toute la crise sanitaire le président est empêché de faire ce qu
'il
voulait faire on parle un peu de l'assurance chômage et puis on repart en arrière on parle un peu de la réforme des retraites via notamment Bruno Le Maire qui a relancé le débat il
y
a quelques semaines et puis on repart en arrière on est dans des allers-retours permanents parce que vraiment la tentative ce qu'essaie de faire Emmanuel Macron c'est de faire revenir son programme sur le devant qui est finalement assez peu changé par rapport à 2017 il disait je vais me réinventer nous allons nous réinventer et moi le premier c'est ce qu'il avait dit lors de l'une de ses interventions au moment de cette crise mais pour l'instant la volonté c'est toujours à la fin de faire à nouveau surnager ce projet de 2017 ce projet d'émancipation collective à la fois mérites républicains émancipation individuelle mérites républicains donc ça va être ce qu'il va tenter de faire entendre même si c'est très difficile de passer entre les gouttes de la crise
alors
il paraît que ce soir il y
aura
trois mots clés c'est ce qu'a laissé entendre l'Elysée dans les papiers et dans la presse ce matin vérité espoir et unité on attendra 20h les oppositions politiques ont bien du mal à se faire entendre pendant cette période à gauche avant de trouver les mots pour affronter Emmanuel Macron lors de la prochaine présidentielle on cherche avant tout une stratégie pour relever un défi essentiel pour l'électorat de gauche bâtir une candidature unique et vous allez voir c'est pas gagné Laura Radeau et David Lemarchand
il
nous faut une candidature
unique d
'un rassemblement qui va entre Mélenchon et Macron il faut rassembler à la fois le parti socialiste les verts peut-être d'autres il faudra ensuite rassembler la gauche
le
rassemblement ils n'ont que ce mot à la bouche
avant
les régionales de juin prochain et surtout à 18 mois de la présidentielle la gauche veut se mettre en ordre de bataille pour une écrasante majorité des sympathisants 72% la question est tranchée une candidature unique s'impose en 2022 mais alors qui pour incarner cette alliance dans la course à l'Elysée lui est officiellement candidat de la France insoumise
oui
bien sûr je vous l'ai dit je m'étais engagé
dès
lors que cette investiture populaire serait réunie à le faire et bien je le suis
et
puis il y a celui qui ne se cache pratiquement plus l'eurodéputé Yannick Jadot se verrait bien porter les couleurs des écologistes
je
m'y prépare parce que je pense que nous avons besoin dans notre pays en 2022
d
'une alternative qui soit une alternative enthousiasmante
dans
la famille des présidentiables il y a aussi ceux qui tâtent le terrain la première dame parisienne notamment portée par son succès au municipal elle a multiplié récemment des signes d'intérêt pour la fonction suprême
ce
que j'ai toujours dit c'est que en tous les cas je prendrai ma part et ce que je fais ici je me dis si ça peut être utile à ma famille politique au pays aussi pour se donner des alternatives moi je ne veux pas qu
'on
rentre dans l'élection de 2022 en se disant il n
'y a
pas d'autres alternatives et si la maire de Paris paraît encore hésiter d'autres socialistes se chargent de l'encourager je considère que Anne Hidalgo à l'étoffe pour être à la fois une bonne candidate et une bonne présidente de la République
Anne
Hidalgo une candidate sérieuse qui arrive pourtant chez les électeurs de gauche derrière Christiane Taubira la très populaire ex-garde des Sceaux qui préfère pour le moment garder le silence depuis sa Guyane natale
mais
alors que les appétits s'aiguisent l'unité politique se fissure la dernière offensive est venue d'Anne Hidalgo justement contre ses alliés écologistes
à
qui elle a reproché des positions confuses sur la laïcité
c
'est souvent cette discussion avec eux et je leur dis moi j'ai un problème c'est votre rapport à la République ce problème de rapport à la République il doit être clarifié une
attaque
qui a provoqué la fureur des responsables d'Europe Ecologie Les Verts
nous
nous demandons des excuses de la part d'Anne Hidalgo elle doit retirer ses propos il n'y
a
aucune ambiguïté sur la République pour les écologistes je ne sais pas si c'est parce qu'elle pense à 2022 des Verts qui engagent aussi la discussion avec la France Insoumise
mais
pour le parti de Jean-Luc Mélenchon le chemin vers des listes communes aux prochaines élections est un parcours semé d'embûches
l
'unité n'est pas un programme si on doit se retrouver pour faire équipe il faut que ce soit à la condition de la clarté absolue parce que cette clarté est une nécessité face à l'abstention et pour que les gens sachent clairement où nous allons et que ça ne soit pas la tambouille politique des accords finalement autour d'un coin de table compliqué également de choisir un champion en pleine crise sanitaire quand aucune voix n'arrive véritablement à se faire entendre à gauche
à
l'image des déclarations de Yannick Jadot sur le vaccin à rebours de la position de son parti
il
faut qu'il soit obligatoire
oui on
ne peut pas se permettre aujourd'hui d'allonger la période de confinement la période d'affaissement culturel social économique de notre pays la gauche qui aura également tenté de critiquer la politique jugée liberticide d'Emmanuel Macron
avec
la crise sanitaire le président décide seul dans le bunker du conseil de défense notre démocratie ne peut pas être ainsi mise sous cloche et il y a enfin les communistes
après
avoir fêté son centenaire le parti de Fabien Roussel plaide pour sa propre candidature en 2022
et
cette question 2021 sera-t-elle l'année des faillites de la grogne et des petits commerces du retour des gilets jaunes une question de Brice de Paris je précise que ce n'est pas vous
qui
en vous vous envoyez vos propres questions Brice Mathurier non
non ça ne me fait pas mais oui bien sûr la question centrale va être une question aussi sociale avec la possibilité d'une reprise de la grogne notamment de ceux qui auront le plus souffert de la crise du Covid et on n'est absolument pas à l'abri d'un mouvement social puissant je rappelle que les inégalités aujourd'hui c'est la première des préoccupations des français c'est pas un souci ou une demande de transformation ou de réforme c'est plutôt un souci de consolidation de la protection et de réponse à des inégalités qui se creusent donc on peut avoir encore des mouvements sociaux de revendications de contestations de protestations extrêmement puissantes
et
ça ça donne un espace à la gauche
oui
moi je trouve aujourd'hui que dans ce moment politique au fond qui est un peu gelé parce que finalement cette année 2020 ce coronavirus aura gelé un peu l'espace politique même si Boris le rappelait tout à l'heure Emmanuel Macron a progressé dans les sondages mais globalement personne n'a émergé en revanche le président de
la
république s'est déplacé vers sa droite et à mon avis il a ouvert quand même le champ des possibles à gauche alors personne pour l'instant n'émerge vraiment mais on voit bien que sur les derniers mois il y
a
quelqu'un à mon avis qui commence un peu à frapper à la porte ou en tous les cas à
se
positionner à faire des interviews assez intéressantes ça reste quand même Anne Hidalgo qui a un potentiel qui est à la fois un espoir pour la gauche qui est la candidate écolo si demain elle décide d'être candidate parce que c'est la mère qui met le plus en oeuvre des mesures écologistes qu
'on
soit pour ou qu'on soit contre là n'est pas la question et je pense que Emmanuel Macron a sans doute ouvert un espace à gauche que sur le social son bilan sera quand même discutable il n'a pas une mesure importante il n'a pas une mesure sociétale ni une mesure sociale très importante à faire valoir il a pris le risque de dégager ce flanc là on verra ce qu'il en est je n'exclus pas que d'ici la fin du mandat il tente quelque chose sur ce terrain là parce qu'il sait bien qu'Israël le disait tout à l'heure son quinquennat ne peut pas se résumer à celui des crises or aujourd'hui qu'est-ce qu'on retient du mandat d'Emmanuel Macron les crises il n
'y
a pas une mesure forte on se dit tiens Hollande on savait qu'il
y avait
ça Sarkozy on savait qu'il y
avait
ça et les autres précédemment aussi
Swazik Kemener survient juste un instant sur la question de la vaccination et des oppositions politiques on a moins entendu la gauche sur ce sujet là sur la lenteur de la campagne de vaccination est-ce que c'est parce qu'ils étaient moins présents dans le débat politique ces derniers jours ou est-ce que c'est un sujet sur lequel ils avancent ça n
'a
pas compté
alors effectivement il y a une prudence qui est finalement assez proche de la prudence de la première prudence gouvernementale il y a toujours l'inquiétude de savoir comment ceux qui sont contre le vaccin vont réagir en fonction devant des positions pro-vaccin ou qui demandent une accélération il y
a
quand même Valérie Rabot qui est la présidente du groupe PS à l'Assemblée qui s'est exprimé sur la question en me demandant d'accélérer mais on est dans une opposition c'est vrai assez mesurée de son côté la France Insoumise elle réclame de la planification depuis déjà le début de la pandémie donc on est toujours sur un discours qui se ressemble un petit peu mais c'est toute la difficulté qui était exposée tout à l'heure c'est-à-dire qu'il est très difficile pour l'opposition de se faire entendre à moins d'être vraiment dans une opposition frontale dans une crise Emmanuel Macron il est central dans cette crise puisqu'il est évidemment le président de
la
République il est en plus le président d'une cinquième République il est en plus un président qui a décidé de prendre directement les commandes de la réponse à cette pandémie via le Conseil de Défense donc il y a très très peu de place pour que l'opposition soit entendue on parlait tout à l'heure de la manière dont le paysage politique est gelé c'est aussi lié à ça mais il y a aussi une volonté manifeste d'Emmanuel Macron en parlant de cette façon-là à la droite aussi de bloquer toute sortie politique et puis à gauche c'est vrai qu'ils sont de toute façon les responsables de gauche dans une stratégie d'empêchement qui empêche qui le PC empêche Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon empêche le reste de la gauche donc c'est ce qui permet Emmanuel Macron d'être assez serein finalement sur ce flanc-là
Yves
Tréhard on a entendu la gauche taper sur des mesures qui étaient liberticides et puis finalement ça n'a pas pris on a entendu la droite dire il va falloir à un moment donné se poser la question des finances publiques et puis ils ont lâché prise tout à l'heure l'expression a été utilisée par Bruno Jeudy qui disait le débat politique est gelé elle va être compliquée à construire cette prochaine campagne présidentielle pour ces partis politiques-là
quand
il va falloir tirer les leçons d
'une
crise sanitaire et trouver autre chose à raconter aux Français
Elle est compliquée parce que comme on l'avait dit en 2017 Emmanuel Macron a fait imploser le paysage politique et ce paysage politique ne s'est pas reconstruit depuis et je dirais même qu'avec la crise sanitaire et bien ça a retardé si vous voulez la possibilité d'une reconstitution du paysage politique et je dirais que il y
a
même eu des moments où on était dans des instants d'union d'unité en tous les cas nationale en tous les cas au début de la crise qui avait complètement gelé tout débat voilà alors aujourd'hui
je
crois que effectivement moi je suis tout à fait d'accord avec mes trois confrères mes deux confrères frères consoeurs et Brice pour dire que Emmanuel Macron doit quand même faire attention à ce qui se passe à gauche effectivement moi je pense qu'il y
a
un grand espace à gauche entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon et que la figure tout à fait légitime pour conduire une gauche recomposée sociale-démocrate
de
la maire de Paris
est
en train petit à petit de gagner du terrain
et
nous revenons maintenant à vos questions
Pourquoi
le nombre de vaccinations pratiquées par jour en France paraît-il dérisoire voire risible comparé à nos voisins européens ? Bruno Jeudy
On
l'a dit une stratégie de lenteur d'explication de pédagogie ce sont les explications du gouvernement en réalité il y a sans doute un problème de logistique pour caler le début de cette campagne vaccinale ça tient aussi sans doute au choix qui a été fait c'est à dire un choix délocalisé on amène les doses vers les EHPAD alors que dans les autres pays l'Allemagne a investi près de 60 millions pour ouvrir des vaccinodromes ce qui est une différence fondamentale alors là tout à
l
'heure vous disiez qu
'Olivier Véran
apparemment allait ouvrir finalement des vaccinodromes ça sent quand même un peu la panique et on voit bien qu'Emmanuel Macron doit commencer à s'agacer de ce début de campagne cafouilleux pour ne
pas
dire pire
On rappelle que c'est fait sur Twitter deux heures avant l'intervention du président ça
sent la
panique
Allez
consentement visite médicale fichier de suivi n'y
a
-t-il pas de quoi achever de décourager les Français de se faire vacciner Christian Thuriel
C'est aussi un peu ce qu
'on
disait c'est que pour les hésitants moi je ne suis pas du tout certain que le fait de prendre autant de précautions soit un levier de lever du doute c'est tout l'inverse je pense qu'au contraire c'est l'accélération la preuve le fait de montrer que ça marche et que ça marche bien qui peut le plus efficacement lever ses doutes
Masque, test, vaccin appli anti-Covid peut-on dire que cette crise n'a pas été bien gérée ? C'est Frédéric dans le Maine-et-Loire qui se pose cette question Yves Tréhard
Oui
on peut toujours critiquer mais si vous voulez on voit que partout en Europe en tous les cas et aux Etats-Unis et bien ça a été cette crise a révélé des failles énormes
il y
a un pays me semble-t-il qui s'en sort un petit peu mieux où on a vu que la gestion était plus rigoureuse c'est l'Allemagne en fait on s'est aperçu d'une chose c'est qu'on a une médecine en France
qui
est une médecine de très très haut niveau avec des très grands professeurs de médecine mais que l'organisation médicale est excessivement lourde elle est bureaucratique là où en Allemagne vous avez deux soignants pour un administratif en France vous avez un administratif pour un soignant et là tout est dit et les Français ont découvert que leur capacité je dirais hospitalière était largement endommagée probablement faute de l'avoir réformée depuis longtemps et en tous les cas ils ont découvert que là on n'était pas au niveau d'une grande nation comme la France
Même
si vous faites bien de rappeler Yves Traer qu'au final les Français se sont rendus compte aussi pendant la gestion de cette crise que tous les exécutifs à un moment donné se sont retrouvés tour à tour en difficulté
Oui
c'est vrai mais ils sont plus sévères en France vis-à-vis de l'exécutif que dans les autres pays et puis je crois surtout que le gouvernement n'est pas parvenu à imposer une grille de lecture de son action en matière de lutte contre le Covid Cette grille de lecture ça pourrait être le nombre de morts ramenées à la population globale ça pourrait être la saturation ou pas le service hospitalier ça pourrait être la rapidité de mise en place un nombre de mesures Finalement elle n
'a
jamais été posée cette grille de lecture et c'est pour ça aussi que les jugements flottent et évoluent parce qu'il n
'y a
pas un critère qui est apparu comme le critère de lecture légitime de la qualité ou de la non-qualité de
l'action volontaire Le nombre de
morts ça ne suffit pas comme critère
de lecture ? Il n'a jamais
été posé comme ça mais je pense que le nombre de morts rapporté à la population globale pourrait être un des critères qu'il faudrait raffiner parce que quand vous êtes dans un pays comme le Mexique où vous avez des problèmes sociaux lourds bien évidemment on ne pouvait pas comparer le nombre de morts à un pays comme la France mais en tous les cas ça pourrait être un critère je remarque juste qu'il n
'y
a pas eu un élément comme ça qui s'est imposé
La
réélection d'Emmanuel Macron dépend-elle de la réussite de la campagne vaccinale ? Soazic Kamener C
'est en tout cas ce qu'il a entendu de la part de ses proches qui très tôt l'ont alerté en lui disant attention il y a des choses qui ont été ratées les Français ne sont pas prêts d'oublier ce qui s'est passé au début de l'épidémie pendant la première vague donc il faut faire très très attention à la vaccination mais en même temps le gouvernement était un peu pris de court c'est-à-dire qu
'il
ne s'attendait pas à ce qu'il y ait des résultats positifs parce que les résultats sont quand même très rapides quand on a appris la possibilité d'accéder à ce vaccin de Pfizer le gouvernement ne s'attendait pas à ce que ça vienne si vite donc très vite Emmanuel Macron a été alerté il faut faire très attention à la vaccination mais la stratégie qui a été mise en place sur la vaccination c'est une stratégie nationale comme si on n'allait pas voir ce qui se passait de l'autre côté des frontières donc quand on compare effectivement le différentiel de chiffres est énorme mais l'idée c'était d'avoir une campagne très éthique c'est-à
-dire
on prend le temps on va dans les EHPAD on sait que c'est compliqué qu'il
y
a peu de personnel dans les EHPAD il faut prendre qu'il
y a
un manque criant même de personnel dans les EHPAD donc il faut prendre le temps d'expliquer l'idée c'était ça c'était de dire on fait les choses en douceur auprès des aînés et ça ça n
'a
pas du tout marché comme modèle de communication
Comment Emmanuel Macron peut-il être aussi populaire alors que les réformes promises ne sont pas passées
? Parce
que la crise du Covid a tout écrasé et Emmanuel Macron s'est trouvé quand même confronté à cette crise comme l'avait été Valérie Giscard d'Estaing avec la hausse du pétrole comme l'avait été Nicolas Sarkozy avec la crise financière c'est cette crise qui a percuté le mandat d'Emmanuel Macron et qui fait que pour l'instant on ne le juge pas sur ces réformes ou non réformes
Comment expliquer aux restaurateurs dont les établissements seront fermés que l'on prend du temps pour vacciner
?
Ça c'est l'autre aspect Brice tout à l'heure disait avec le risque d'agrégation des colères en 2021 effectivement il y a des catégories de la population des métiers qui sont les plus sinistrés en quelque sorte le pouvoir a fait une croix sur ces catégories là alors pour l'instant elles sont soutenues financièrement je crois que le défi du gouvernement c'est lorsque le quoi qu'il en coûte le robinet du quoi qu'il en coûte va commencer à se fermer on dit que ça pourrait être à peu près autour du février-mars et là il y aura un vrai défi pour Emmanuel Macron est-ce qu'il va être capable de faire redébarrer le pays à ce moment-là ça lui sera crédité ou est-ce qu'on continuera à s'enfoncer dans la récession c'est le challenge de 2021 pour le président de la République
Les
voeux présidentiels seront-ils consacrés à la crise sanitaire ? Quel autre thème Emmanuel Macron abordera-t-il ? Allez, Yves Tréhard
À
mon avis il va accorder beaucoup de place à cette crise sanitaire parce qu'il va être obligé effectivement vous savez il y avait deux piliers dans la politique d'Emmanuel Macron c'était libérer et protéger là il est dans la protection protéger vis-à
-vis
de la crise sanitaire et protéger vis-à-vis de la crise sécuritaire aussi ça va être les deux à mon avis les deux points sur lesquels il va insister
Bon, gauche exempt la crise sanitaire est déjà assez difficile à gérer au quotidien si on nous impose des réformes sociales je ne le supporterai pas C
'est un peu ce que je disais une partie de l'explication de la popularité d'Emmanuel Macron c'est qu'il ne réforme pas donc ça ne clive pas mais en 2001 vous verrez que vous aurez le dégel moi je crois des oppositions qui vont revenir à la charge sur ces questions de réponses
Ce sera bientôt le dégel
des oppositions comme vous dites
Brice Tenturier Merci à tous les quatre d'avoir participé à cette émission en direct c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir très belle soirée à vous tous très beau réveillon et je laisse le soin à Bruno Duvic demain à 17h50 le choix de vous laisser de vous souhaiter à tous une très belle année