10 septembre : "Je participerai à ma place, c'est-à-dire en arrière-plan", assure Sandrine Rousseau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. Le contexte diplomatique est électrique entre la France et Israël.
Une lettre de Benjamin Netaniaou. Le premier ministre de l'État hébreu accuse Emmanuel Macron d'alimenter, je cite, un feu antisémite en France. L'Élysée parle d'un argumentaire abject et erroné.
Vous dites la même chose. Surtout, je pense qu'il faut qu'on monte la pression vis-à-vis d'Israël et que il faut remettre en cause les fondamentaux comme l'accord entre l'Union européenne et Israël. Il faut prendre des sanctions contre les colons en 6 Jordanie et il faut faire preuve de fermeté dans le fait de reconnaître l'état de Palestine.
Enfin, je veux dire là dans dans la situation dans laquelle se trouve Gaza avec les décisions qui ont été prises hier au Parlement à la CNT, il est très très important qu'Emmanuel Macron non seulement ne se laisse pas intimider mais mon pleton. Justement cette reconnaissance annoncée par la France de l'État de Palestine à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre, ce n'est pas assez selon vous. Il faut aller encore plus loin aller encore plus loin notamment sur les sanctions et particulièrement sur les sanctions économiques et l'Union européenne devrait mettre sur la table la question de la suspension de l'accord avec Israël.
Est-ce que quand même vous félicitez pas de de cette acte de ce geste symbolique historique que s'apprête à faire Emmanuel Macron au mois de septembre ? Ça devait être fait en juin ça avait été reporté. Si si il faut reconnaître l'état de Palestine.
C'est ce que nous demandons depuis des mois maintenant. simplement il va reconnaître l'état de Palestine au moment où il y a plus de possibilité d'avoir d'état de Palestine. Donc c'est un sujet c'estàd comment c'est c'est trop c'est presque trop tard.
C'estàd que maintenant euh la situation est telle que reconnaître un état qui n'a plus de possibilité d'exister euh c'est enfin il y a quelque chose d'assez contradictoire et inutile en fait un peu futile dans cette affaire. J'entends bien que vous dites de nouvelles sanctions surtout au regard de ce qui se passe avec ces 60000 réservistes rappelés pour cette offensive sur Gazaville. Mais comment on fait pression sur Benjamine Netho ?
Comment c'est possible de le faire craquer si j'ose dire de de le ramener vers la paix, de le ramener vers quelque chose de de réaliste ? Mais Netaniau était un dirigeant d'extrême droite et en fait on a tardé à mettre la pression sur ce dirigeant et il fait une politique suprémaciste en fait. Enfin, pardon de le poser comme ça mais c'est je pense qu'il faut le poser les mots tels qu'ils sont.
C'est-à-dire que c'est une politique suprémaciste et euh et là aujourd'hui les les l'Europe n'a été que trop absente de ce conflit, n'a été que trop absente dans le la montée du rapport de force vis-à-vis de de Netaniaahu. Et encore une fois, nous avons une mesure possible qui est cet accord UE Israël qu'il faut absolument remettre en question. On voit des manifestations monstres dans les rues de Tel Aviv notamment l'opposition l'opposition à Benjamin Netaniaahu au sein même de l'État d'Israël.
Ces manifestations sont monstres et pourtant on sent que Benjamin Netaniaahou n'y est pas vraiment sensible. Est-ce que vous pensez que des sanctions européennes seraient plus puissantes que la rue israélienne à laquelle il ne cède pas ? Mais déjà, je voudrais saluer ces manifestations parce que elles disent à quel point euh Netaniaaho ne représente pas l'opinion publique de son pays ou du moins pas la totalité de l'opinion publique de son pays.
Et euh et en fait euh Netaniaou est un dirigeant en difficulté depuis euh maintenant de nombreux mois et euh il va dans une espèce de fuite en avant de la violence pour essayer de se maintenir au pouvoir et de maintenir sa légitimité par cette espèce de d'effort national de guerre. Pardon, mais ça veut dire que il règle vis-à-vis d'Emmanuel Macron des problèmes de politique intérieure. Si je vous suis, c'est ça que vous nous dites ?
Bah, en tous les cas, je pense que ça joue dans sa dans sa réponse à à Emmanuel Macron et que Emmanuel Macron ne doit pas se laisser ni intimider, ni influencer par cela, qu'il soit en difficulté dans son propre pays parce que la politique qu'il mène n'est pas légitime aux yeux de nombreux d'Israéliens. Et j'ai envie de vous dire, c'est très rassurant, c'est très bien. C'estàd que ça permet de de poser euh les ce qui ce qu'aurait dû être posé depuis le début, c'est-à-dire la ligne politique de Netaniaahu, les décisions politiques de Netaniaahu de son gouvernement avec ses ministres d'extrême droite.
Enfin, en fait, on a on a imaginé une unité nationale qui a existé pendant un moment en Israël et qui aujourd'hui est normalement qui Oui. et qui aujourd'hui est profondément remise en cause. On voit que les coups se serrent tout de même en Israël.
Récemment, il y avait eu cette vidéo, on se rappelle des images abject d'un otage qui était dans un dans un tunnel. On sent qu'il y a tout de même une unité nationale. Les otages, il y a aucun doute là-dessus.
Bien sûr. Non, non, mais on sent que malgré l'opposition interne en Israël, Benjamin Netaniou parvient parfois à faire l'unité autour de lui quand on voit ce qui peut se passer à Gaza. Il aurait pas réussi à faire tout ce qu'il a fait aujourd'hui.
Mais euh on a on a le regard sur Gaza. Il y a aussi la S Jordanie qui a été le lieu de violence importante ces ces derniers mois et qui aujourd'hui fait l'objet d'une conquête territoriale, ni plus ni moins. Là aussi, il faut prendre de nouvelles sanctions contre les colons dit tout à l'heure, il y a des sanctions à prendre sur les colons.
Je pense que là le rapport de force doit être extrêmement clair. Sandrine Rousseau, dans l'actualité, ça s'arrête en fait, il faut que ça s'arrête. Dans l'actualité internationale, il y a un autre conflit qui cherche une issue, c'est celui en Ukraine.
On a vu ces derniers jours les pourparlés entre Vladimir Poutine et Donald Trump, Volodimir Zelenski qui a été reçu à la Maison Blanche au côté des principaux leaders de l'Union européenne qui sont venus faire front avec lui. Est-ce que vous saluez cette image de l'Europe unie des leaders qui se mettent vraiment que je salue l'action d'Emmanuel Macron à l'international ? Je vais avoir du mal quand même à le faire hein.
Je vous vois bien venir mais euh alors les leaders européens se sont euh enfin se sont euh ajouté, je sais pas comment le dire mais à sont invités voilà dans les négociations et c'est bien de l'avoir fait, c'est quand même le minimum. Après, ce qui se passe en Ukraine est est une prédation de ressources, est une forme de de conquête territoriale pour aller chercher des ressources. Et en fait euh il y a quelque chose de d'impensé qui est comment on fait en sorte que euh l'Ukraine retrouve son autonomie territoriale, comment elle a une capacité à s'autodéterminer, mais surtout aussi comment on protège euh de la prédation les ressources ukrainiennes parce qu'en fait la conquête de Poutine est là.
Et quand je vois que Donald Trump a été le premier à signer des accords avec l'Ukraine, quand je vois l'humiliation qu'il y a eu de Zelandski à la à la Maison Blanche, tout cela finalement a un espèce de fondement économique, de fondement, j'ai envie de dire. Ça ça vous met mal à l'aise un peu tout tout ça. Tout ça me met assez mal à l'aise en effet parce que j'ai l'impression qu'on fait une sorte de partage économique d'un territoire un peu au détriment du peuple qui vit.
Malgré votre votre malaise que que j'entends, est-ce que vous dites il faut que Vladimir Poutine et Volodimir Zeninski se parlent se rencontrent à à Genève ou à Moscou ou ailleurs. Mais vous encourez un neutre de préférence parce que j'ai vu que euh Poutine avait invité Zelinski en à Moscou Moscou. On parlait d'Emmanuel Macron.
Sa position est plutôt de dire il faut que ce soit en terrain neutre, il faut que ce soit il faut absolument que ce soit en terrain neutre. Et euh là aussi vis-à-vis de la Russie, nous n'avons pas utilisé tous les moyens de pression que nous avions, notamment euh les moyens de pression. économique encore une fois dont je précise quand même qu'ils sont un peu le nerf de la guerre et que si nous avions si nous nous étions passés du gaz russe autant que nous pourrions le faire, si nous nous si avions évité d'avoir recours aux ressources russes et bien probablement ne serions-nous pas dans cette situation. 19 paquets de sanctions tout de même ont été décidés par l'Union européenne et ces sanctions ont des conséquences aussi sur le portefeuille des des Français.
Si on se prive d'énergie, les prix montent. comment se permettre de faire la balance entre les sanctions et on est dans un cercle vicieux, c'est-à-dire comme on ne prend aucune mesure nous permettant de nous priver des ressources russes, et bien évidemment que tout embargo ou tout arrêt des des échanges avec la Russie a un impact sur le porte-monnaie des Français. Mais euh c'est l'absence de politique publique en France qui crée ça.
C'estàd à quel moment on se dit bon, on va avoir comme priorité d'être autonome, d'être indépendant, d'être résilient face aussi au réchauffement climatique dont on ne parle pas mais euh il y a quand même la moitié de l'Espagne et du Portugal qui est en feu et euh on vient de vivre une canicule euh extraordinaire. Donc je comment on se protège de cela parce que finalement il y a un lien commun entre tout cela qui est notre notre consommation de ressources et nos émissions de gaz à effet de serre. Et donc comment fait-on pour que pour mettre la pression sur la Russie en lui disant "Nous n'avons pas besoin de vos ressources, nous n'en avons plus besoin.
Si nous disions cela avec fermeté et si c'était suivi de des faits, alors probablement euh que Poutine ne serait pas aussi fort qu'il est sur la scène internationale." Juste d'un mot avant de passer à un autre sujet pour boucler notamment sur Volodimir Zelinski le président ukrainien. On a entendu cette semaine certaines figures politiques notamment de la gauche les insoumis pour ne pas les citer dire Volodimir Zelenski il est plus légitime, il faut qu'il s'en aille et que le conflit se règle sans lui.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Mais c'est le président de l'Ukraine et donc moi je ne pas Oui mais ça c'est et il se maintient au pouvoir compte tenu des circonstances dans son pays. Absolument.
Pour autant, aujourd'hui, c'est la figure de l'Ukraine et moi je ne souhaite pas que nous rentrions dans un débat sur la délégitimation de celui qui aujourd'hui est le représentant et le leader de l'Ukraine quand bien même en effet il y a un sujet démocratique. Voilà pour le volet international Sandrine Rousseau. Abordons désormais cette mort en live d'un streamer Jean Portmanov.
Des images incroyables. Il est mort en direct hein. C'était une figure du stream comme on dit.
Ces vidéos diffusé en direct sur internet. euh l'enquête des enquêtes de presse et les vidéos ont révélé qu'il était euh victime de violence et pourtant ça a été révélé pendant plusieurs mois. Il n'y a pas eu vraiment de réaction jusqu'à ce que la ministre du numérique euh vienne prendre partie dans cette affaire.
Est-ce que l'État est responsable de ce qui est arrivé à ce streamer ? Mais beaucoup de gens sont responsables de ce qui est arrivé à ce streamer. Il y a évidemment les personnes qui euh utilisaient euh ce streamer.
Il y a la plateforme KCI qui euh diffusait euh ses vidéos. Il y a les le ministre la ministre qui n'a pas regardé euh Clara Chap en l'occurrence. Clara Chapas qui n'a pas regardé avec suffisamment de de sévérité ce qui était en train de se passer.
Mais je vais vous dire que les réseaux sociaux sont un lieu de mise en scène de la cruauté. Alors là, il y a une personne qui est morte et ça émeux et donc euh c'est quelque part il y a euh quelque chose à en tirer. C'est-à-dire que ça n'est pas acceptable qu'on fasse cela, qu'on fasse des dons d'argent en plus pour que ces personnes soient soient torturées.
Parce que ce qu'on voit quand même, c'est qu'ils se prennent des gifles, qui sont privés euh de de sommeil et cetera. Donc, c'est une forme de torture que ces personnes-là puissent être ceux qui ont fait ça puissent être condamnés. C'est bien.
Maintenant, je voudrais dire qu'il y a d'autres formes de cruauté sur les réseaux sociaux. Je pense par exemple à l'affaire Jackie et Michel sur le sur le porno où il y a sur l'industrie pornographique où il va y avoir un procès pour des violents séries et de la cruauté vis-à-vis de femmes. Et en fait, qu'est-ce qu'on fait pour la régulation de ces réseaux sociaux ?
C'estàd plateformes sont basées à l'étranger, donc la législation française ne s'applique pas forcément. Comment on peut agir concrètement là-dessus ? ET bien il y a une possibilité d'avoir des accords internationaux et puis il y a une possibilité de ne pas diffuser en France.
C'est d'ailleurs on le voit puisque il y a eu la menace il y a eu la menace par exemple de ne pas ouvrir enfin de de fermer ses sites au moins de 16 ans. Donc je dire il y a des possibilités en France d'agir. Aujourd'hui les réseaux sociau ferme un site, l'URL change et on peut très vite contourner le blocage.
Non mais on on peut se dire qu'on ne peut rien faire et qu'on regarde la cruauté comme ça. On peut aussi se dire qu'on met tous les moyens en œuvre pour faire en sorte que ça diminue. Et les réseaux sociaux sont aujourd'hui un lieu de développement de la violence. les gens s'habituent à la violence notamment chez les jeunes via les réseaux sociaux.
C'est un lieu aussi de contrôle social extrêmement fort pour les plus vulnérables. Je pense aux personnes handicapées ou en vulnérabilité. Je pense aux femmes, je pense aux enfants.
Je rappelle quand même que les taux de tentative de suicide chez les jeunes explosent mais explosent littéralement et que les réseaux sociaux en sont une des raisons. Donc c'est un problème social, c'est un problème collectif. Au-delà de ce streamer et de du caractère dramatique de sa mort, je voudrais que nous prenions la mesure du danger que représente pour nos démocratie et pour nos vies ces réseaux sociaux.
Mais est-ce que vous n'êtes pas condamné à l'impuissance et condamné simplement à vous indigner sur ce genre de dossier ? Et vous parliez de Clara Chapaz, est-ce qu'elle doit démissionner ? Clara Chapaz doit, je sais pas si elle doit démissionner, j'ai pas encore mais oui oui bien sûr.
Mais en tous les cas, elle doit prendre la mesure de ce qui s'est passé sans doute démissionner. Moi, je voudrais que tout le gouvernement démissionne. Donc on la mettra dans on la mettra dans le le même lot que les autres.
Mais euh mais par contre là, il y a enfin aujourd'hui par exemple la police du numérique euh est largement sous-doté. C'est-à-dire qu'il y a un nombre d'inspecteurs, il y a un nombre de policiers qui regardent les réseaux sociaux qui est très inférieur aux besoins. Ça fait partie des mesures que nous devrions prendre parce que c'est c'est ce qui s'est passé là concernait quand même des personnes manifestement françaises sur d'un lieu français.
Et donc la la plateforme n'est pas la seule euh en cause là-dedans et les législations étrangères ne sont pas seules à gérer euh et à devoir gérer ce qui s'y passe. Sandrine Rousseau, député les écologistes de Paris, vous restez avec nous. Dans un instant, on va évoquer cette rentrée politique et cette possible euh motion de censure que vous évoquez à l'instant juste après le fil info à 8h46.
Julien Raymond. L'ARCOM échangera dans les prochains jours avec la plateforme Kick au sujet des CVIS subis en direct par le streamer Jean Portmanov JP décédé dans une vidéo en direct au début de la semaine. L'ARCOM explique avoir eu jusque-là des difficultés pour réguler kick.
Des risques de déchirures trop fragiles pour être transporté. Une pétition s'oppose auprès de la tapisserie de Bailleux au British Muséum l'année prochaine. 45000 personnes ont déjà signé contre cette annonce d'Emmanuel Macron.
Fait au début de l'été, la tapisserie de Bailleux a presque 1000 ans d'existence. Le chocolat contient une quantité non négligeable de métau lourd aux effets nocifs pour la santé. L'UFC que choisir avertit les consommateurs dans une nouvelle étude publiée ce matin.
L'association de défense des consommateurs préconise de modérer sa consommation en particulier chez les enfants. L'équipe de France masculine de volleyball double championne olympique en titre s'est imposé hier face à la Serbie 37 à1 à moins d'un mois du début du mondial. La compétition débutera aux Philippines, ce sera le 12 septembre prochain.
France info le 830 France info, Paul Barcelone, William Gek Costa. Toujours avec Sandrine Rousseau, député les écologistes de Paris. Est-ce que vous savez ce que vous ferez le 10 septembre Sandrine Rousseau ?
Genre d'appel à à manifester, à tout bloqué dans le pays, ces appels qui se multiplient, ces initiatives citoyennes, même sur les réseaux sociaux. Vous savez si vous participerez au mouvement de blocage ? Je participerai à ma place, c'est-à-dire en arrière-plan puisque c'est un mouvement citoyen, mais j'y participerai bien sûr.
Pourquoi ? Parce que c'est pas un peu de récupération politique. Pardon de mettre les pieds dans le plat, mais c'est c'est un peu facile d'aller en arrière-plan c'est un soutien.
En arrière-plan, c'est un soutien. Ça n'est pas une récupération. Et par ailleurs, là je j'alerte sur le fait que la la souffrance dans le pays augmente d'une manière tout à fait significative. la souffrance économique.
Je rappelle que les le niveau d'inégalité et la pauvreté en France a retrouvé les niveaux qu'on avait il y a 30 ans. Enfin, on a fait un un bon en arrière de 30 ans. Ça c'est le le résultat des politiques menées par Emmanuel Macron et ses et ses gouvernements successifs.
Et aujourd'hui, il y a des gens qui bah n'ont plus de médecin, n'ont pas n'ont pas de d'accès à des services publics, sont dans des lieux de de d'abandon littéralement de la puissance publique. Et puis il y a vraiment des gens qui ne savent pas de quoi demain sera fait. Il y a des gens qui sont en mode survie permanent.
Ça c'est pas possible. Donc moi je trouve que ce ce mouvement c'est un mouvement quelque part de de révolte pour la dignité pour vivre bien. Pou et vous lui reprochez pas un peu d'être cornaqué visiblement par rapport à l'extrême droite et les figures de l'extrême droite qui vous dit pas récupérer par exemple.
Ça c'est marrant parce que nous nous on est accusé de récupération mais par contre l'extrême droite jamais. Non mais ça c'est c'est le sujet c'est un peu comme Mais ça vous dérange pas ? Non mais c'est pas ça le sujet.
Le sujet c'est qu'il y a des gens qui qui souffrent encore une fois euh et ces gens sont allés manifester pour les retraites. Ça n'a rien donné. Ces gens ont voté, ça n'a rien donné.
Ces gens En fait, quelle est l'action aujourd'hui ? Parce que moi, j'entends qu'on critique ce mode d'action qui est un mode d'action euh euh un peu spontané comme ça, d'une révolte voilà sans sans véritablement de de colonnes vertébrales et de structures qui organisent. Mais euh quelles sont les possibilités aujourd'hui pour les personnes ?
Ils ont tout essayé, tout. Il y a eu des mouvements de protestation le weekend, il y a eu les gilets jaunes, il y a eu euh les grèves pour les retraites, il y a eu regardez tout ce qui s'est passé. Et tout cela tout cela a été euh reçu par l'Élysée comme des des agitations auxquelles il n'a pas été donné de réponse.
Ou alors la seule réponse alors la seule réponse qui a été donnée c'était euh de la violence parce que je rappelle que sur les gilets jaunes, il y a eu des violences policières qui étaient inadmissibles. Inadmissibles trop facilement des milliards d'euros qui ont été investis dans les on l'oublie beaucoup trop facilement sur les sur les milliards d'euros suite aux gilets jaunes. tous n'ont pas été mis en œuvre.
Par ailleurs, il y a eu des annonces mais tous n'ont pas été mises en œuvre. Et en fait, il n'y a pas eu de modification de la ligne politique qui a été suivie. La seule chose, c'est qu'on continue parce qu'Emmanuel Macron n'entend pas pouvoir modifier sa politique.
Il fait ça contre la démocratie, contre l'esprit de la démocratie. Donc je rappelle que après la dissolution qu'il a lui-même euh décidé euh il n'a pas respecté le résultat des ures. Donc évidemment que cette colère devient ingérable dans la société et doit exploser d'une manière.
Je pense que le 17 septembre est la manifestation de cela. But quel but pour cette mobilisation ? Alors faire tomber le gouvernement Bairou le forcer le président de la République à démission.
But de cette manifestation me semble être vivre vivre vivre correctement vivre dignement. Bien sûr mais ça passera comment politiquement ? Alors après, il y a un deuxième temps qui est politique mais je ne voudrais pas que on fusionne les deux.
C'estàd qu'il y a ce temps et il faut laisser cette colère s'exprimer. Il faut laisser cette révolte s'exprimer parce qu'elle est indispensable à la prise de conscience de ce qui est en train de se passer en France et de de la vraiment je le répète de la souffrance. Aujourd'hui, il y a un salarié, il y a quatre salariés sur 10 près de la moitié des salariés qui sont en souffrance au travail.
En souffrance au travail. D'accord. Ça c'est le constat Sandrine Rousseau mais alors quelle est la conséquence politique que vous espérez pour pouvoir justement dans le second temps dans un second temps et à la rentrée politique le nous déposerons une motion de censure et j'appelle toutes les forces politiques à voter cette motion de censure de sorte qu'il y ait qu'il y ait non pas la dissolution mais la le renversement du gouvernement et si ça se poursue par une dissolution ça se poursuivra par une disolion pour quelle solution derrière forte chance tout laisse à penser aujourd'hui qu'Emmanuel Macron renommera quelqu'un de sa famille politique Et ben s'il fait ça, il est il est responsable de la crispation politique.
Enfin, ça suffit. Ça suffit qu'Emmanuel Macron ne comprenne pas ce qui est en train de se passer dans le dans le pays. Ça suffit qu'il soit complètement fermé et complètement aveuglé sourd à ce qui est en train de se passer.
Moi, je me souviens de cette phrase qui m'avait énormément choqué d'Emmanuel Macron où il a dit "Je je je crois commencer à comprendre le peuple français mais enfin ça va. Il est président de la République. Ça fait 7 ans qu'il est président de la République.
Il il est totalement euh hermétique à ce qui est en train de se passer. Il veut continuer sa politique parce qu'il a raison tout seul. Il y a personne qui a raison tout seul.
Personne. Et en l'occurrence, il y a une démocratie, il y a une constitution. Il l'a tordu, il l'a modifié.
Il a fait en sorte que d'utiliser tous les articles les moins utilisés de la Constitution pour empêcher le parlement de travailler, pour empêcher les Français de s'exprimer. En fait, ça suffit. Et je pense que cette colère, elle vient aussi de cela, c'est-à-dire ce cette incapacité qu'a président de la République à à comprendre son peuple et à en être et à en être quelque part une forme de de de représentant, il il dirige la France comme il dirigerait un CA d'entreprise.
Nous ne sommes pas une entreprise, nous sommes un pays et aujourd'hui ce pays se révolte. Et bien, je voudrais dire que je soutiens ce mouvement et que j'y serai. Merci Sandrine Rousseau d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin, député les écologistes de Paris.
Merci Paul Barcelone d'avoir été à mes côtés. L'info continue sur France Info. [Musique]
Sandrine Rousseau