Marine Tondelier : "le socle commun n'est pas un socle et il n'a plus rien de commun" (BFM TV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'à 22h18, vous dites qu'on s'en est encore rapprochés réellement ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe depuis le 7 juillet 2024, ce soir où nous avons remporté avec le nouveau Front populaire les élections législatives ?
- 2:27RelanceRéponse directe
Ça veut dire quoi très mal se terminer ?
- 2:50FerméeÉludée
Marine Pondelier, vous ne pouvez pas le forcer à partir ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Comment faites-vous pour gouverner alors que vous avez une troupe qui est quand même très limitée ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Comment faites-vous pour gouverner alors que vous avez une troupe qui est quand même très limitée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« ce soir où Emmanuel Macron les a nettement perdus. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Je ne comprends pas, puisque dans ces cas-là, on doit avoir une cohabitation. »
- 1:13Invité politiqueFait
« M. Barnier, le Premier ministre qui tombe le plus rapidement de la Ve République, c'était avant M. Lecornu. »
- 1:30Invité politiqueFait
« M. Lecornu qui démissionne avant même son discours de politique générale. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« Là, c'est un record du monde. »
- 1:54InvitéFait
« Le nouveau Front populaire est devenu fantomatique. »
- 2:13Invité politiqueFait
« lui, il a inventé la participation gouvernementale sans soutien au gouvernement. »
- 5:22Invité politiqueFait
« on ne peut pas gouverner un pays sans la première force parlementaire de gauche de ce pays. »
- 7:48Invité politiqueFait
« Alors, ce sera combien le SMIC ? Et alors les retraites ? Qu'est-ce qui va se passer ? »
- 8:25Invité politiqueChiffre
« les 42% de Français qui gagnent le SMIC ou moins, et qui se privent d'au moins un repas par jour pour des raisons financières. »
- 12:10InvitéFait
« On les connaît par cœur, ces méthodes, ça fait un an et une nix à deux. »
- 14:29PrésentateurFait
« si un Premier ministre de gauche arrive à Matignon, il peut, par ordonnance, bloquer les choses ? »
- 15:16Invité politiqueFait
« Il y a le 49-3 qui est abandonné. »
- 20:19Invité politiqueFait
« une dissolution ne donnera pas plus de budget à la France. »
- 20:30Invité politiqueFait
« Cette Assemblée nationale, elle n'est pas illégitime. Elle a été élue il y a un peu plus d'un an. »
- 23:33Invité politiqueFait
« J'ai actuellement une députée européenne écologiste qui est détenue par Israël parce que son bateau a été intercepté. »
Temps de parole
- Marine Tondelier63 %
- ?15 %
- Intervenant7 %
- Invité6 %
- Présentateur5 %
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On va en parler évidemment avec Edwige, avec vous Marine Tondelier. Je vais vous citer Marine Tondelier. Aujourd'hui, 13h51, vous avez déclaré qu'on n
'a
jamais été aussi proche d'avoir un Premier ministre de gauche et écologiste. Est-ce qu'à 22h18, vous dites qu'on s'en est encore rapprochés réellement ?
Je ne dirais pas qu'on s'en est rapprochés, mais je ne vois toujours pas quelles autres possibilités ils ont. Qu'est-ce qui se passe depuis le 7 juillet 2024, ce soir où nous avons remporté avec le nouveau Front populaire les élections législatives ? En tout cas, ce soir où Emmanuel Macron les a nettement perdus.
Vous êtes arrivé en tête.
D'accord. Vous me faites la remarque à chaque fois,
M. Tréhard. Oui, c'est vrai. Comme tout le monde. Vous ne
corrigez jamais le fait que M. Macron les ait perdus. On est d'accord là-dessus ?
Je peux
le dire. Tout
va bien. Donc, que fait un macroniste pour la troisième fois à Matignon ? Je ne comprends pas, puisque dans ces cas-là, on doit avoir une cohabitation.
C
'est
-à-dire
que le Premier ministre ne doit pas être de la couleur politique du Président de la République. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé depuis le 7 juillet dernier ? Les macronistes sont entrés en résistance. En résistance contre quoi ? En résistance contre le changement et contre le fait de rendre le pouvoir, de mettre quelqu'un d'autre qu'eux aux commandes. Et ça commence à se voir beaucoup. Le seul argument qui a été donné à l'époque, c'était l'argument de la stabilité. Vous vous rappelez ? On ne peut pas nommer la gauche,
c
'est trop dangereux. Nous,
on
a des solutions stables et pérennes. On l'a bien vu. M. Barnier, le Premier ministre qui tombe le plus rapidement de la Ve République, c'était avant M. Lecornu. François Bayrou qui innove lui aussi dans son style, c
'est
-à-dire que lui, il engage la confiance de son gouvernement devant le Parlement, qu'il la lui refuse et il tombe. Et puis là, M. Lecornu qui démissionne avant même son discours de politique
générale.
Là, c'est un record du monde. Et donc,
quand
j'entends M. Lecornu ce soir nous dire, nous reparler du socle commun, qui n'est pas un socle et qui n'a plus rien de commun, nous dire que ce socle commun est, je note, c
'est
avant ça ma surprise, une plateforme de stabilité. Mais de qui se moque-t-il ? Combien de temps encore va durer cette fable qui fait croire aux Français que la stabilité, ce sont
ces gens quand même qui ont fait... Le nouveau Front populaire est
devenu fantomatique.
Je
m'attendais à ça, M. Jody, ne vous inquiétez pas, j'ai des réponses pour vous aussi. Mais on a quand même un gouvernement qui n'a même pas été censuré, qui a implosé parce que son ministre de l'Ontérieur a inventé, non pas le soutien sans participation, ça vous voulez dire, vous n
'êtes
pas un gouvernement,
mais
vous
souvenez,
lui, il a inventé la participation gouvernementale sans soutien au
gouvernement. Mais donc là, vous dites Marine Pondelier, Marine Pondelier, dans le 7 figure. C'est navrant, ils
en sont responsables, et s'ils osent, je vais vous le dire, s'ils osent demain, ou vendredi, ou tous les jours qui suivront, renommer l'un des leurs à Matignon, je vais vous dire que ça va très mal se terminer.
Ça veut
dire quoi très mal se terminer
? Mais parce
qu'à un moment, s'ils s'obstinent à refuser une cohabitation, Emmanuel Macron devra partir, et je le dis
très
solennellement. Mais ça, ce n
'est
pas
du tout l'actualité, vous l'avez entendu. M. Macron,
vous avez perdu, vous faites tourner ce pays en rond depuis maintenant un an, on a assez perdu de temps, tous, sur
la base des émissions de la CFE, sur les investissements des entreprises, surtout. Marine Pondelier, vous ne pouvez pas le forcer à
partir ? Écoutez, même Édouard
Philippe... La motion de l'institution déposée par la gauche, ça a été jugé. Vous savez, le socle commun, il y a des trucs
très très très solides. C'est vrai.
Il ne l'est
pas. Lui, il l'a redit encore ce soir. Mais d'accord, il s'accroche comme une moule à son rocher, on l'a compris. Mais il n
'y a
plus que 17% des
Français qui le soutiennent. C'est une catastrophe.
Et ça nous fait tourner en
rond.
Il
y a un problème
quand même, où on aimerait vous entendre, c'est que pour que vous occupiez Matignon et que vous ayez un gouvernement, certes, le socle commun a volé en éclats, il est de plus en plus faible, de plus en plus écartelé. Mais vous, vous n'avez pas la France insoumise avec vous, si jamais vous êtes appelé au gouvernement. Donc vous êtes plus faible que jamais aussi.
Alors je vais être très tranquille avec
vous. C'est la concurrence des faibles. Et votre question, M.
Tréhard, me fait plaisir. Parce
que si nous avions la France insoumise avec
nous, qui disait on veut gouverner, on veut démiser un gouvernement d'Olivier Faure ou de Jeanne Sédcky, vous seriez en train de me dire, comment ? Vous voulez gouverner avec des insoumises, c'est inadmissible.
Et donc en fait,
M. Tréhard, j'ai compris que vous ne vouliez pas qu'on ait le pouvoir. Je le sais, je sais pourquoi et je sais comment vous faites. Mais il faut savoir, vous voulez que les insoumis soient avec nous
? Ou quand
ils
ne sont pas avec nous, vous êtes
tristes et vous dites comment vous allez faire sans eux ? Les choses sont simples, il
y
a deux questions différentes.
Je vous pose une question de journaliste. Les
gens vous connaissent, ils vous regardent tous les soirs à
la télé et ils me connaissent aussi. Je vous pose une question de journaliste. Je vais répondre avec grand plaisir.
Comment faites-vous pour gouverner alors que vous avez
une
troupe qui est quand même très limitée ?
M. Tréhard, notre troupe est bien organisée. Premièrement, on a besoin d'un périmètre de gouvernement. Et ce périmètre de gouvernement, il doit être très cohérent, compact, parce qu'on a besoin d'un gouvernement d'action. Et dans ce gouvernement d'action, il me semble que la France insoumise a été très claire sur le fait qu
'ils
ne voulaient pas y participer. Et que les socialistes ont été tout aussi clairs pour dire qu'ils ne voulaient pas être dans ce gouvernement avec le France insoumise. Voyez-vous, c'est mon naturel optimiste, au moins un sujet sur lequel ils sont d'accord. Ça
nous
en fait un. Une fois que ce gouvernement est nommé...
Donc
avec des
socialistes, des communistes et des écologistes.
Et
c'est
tout. La
société
civile, mais pas
de macronistes.
Vous perdez le premier parti quand même de cet ensemble.
Mais c
'est exactement pour ça,
sans
vouloir
choquer M. Tréhard, que nous étions encore avec les insoumis cet après-midi. Pourquoi ?
Parce
qu
'on
ne peut pas gouverner un pays sans la première force parlementaire de gauche de ce pays. Et donc ça ne veut pas dire qu'ils seront au gouvernement. Mais ça veut bien dire que nous aurons besoin
de haut parlement. Tout comme nous aurons besoin
d'autres groupes parlementaires. Je sais qu'au Modem, j'étais avec M. Ramos assez ce soir. Je ne
sais
même plus quel soir on était. C'était hier ou avant-hier, on ne sait plus quel jour on est. Avant-hier, je crois. Qui me disait que déjà une quinzaine de députés au sein du groupe Modem en avaient ras-le-bol de tout ça. Et qu'ils préféraient avoir un premier ministre de gauche écologiste avec lequel au moins ce soit clair. Je sais qu'au sein du groupe EPR, il a été rendu public. Je m'étais retrouvée dans une loge maquillage
avec Gabriel Attal et
Olivier Faure par un hasard de circonstance. Puisque je sortais d'une chaîne et eux de la même chaîne qui étaient dans le même bâtiment. Et que je vois bien que M. Attali bouge,
je vois aussi qu
'Elisabeth Bornelle bouge. Tout le monde bouge, sauf vous,
M. Tréhard.
Mais non, vous
êtes en train
de nous dire que vous allez rallier
des
élus, des députés du Bloc central.
Pas pour aller au gouvernement, vous m'avez
dit, mais
je pense que beaucoup de députés au sein du camp présidentiel préfèrent un premier ministre écologiste et de gauche qui évite une dissolution plutôt que d'être dissous. Et donc je leur dis droit dans les yeux, ainsi qu'à M. Lecornu et à M. Macron, si vous voulez éviter une dissolution ou une destitution, une démission ou tous les scénarios qui ne vont pas,
choisissez la pérennation. M. Antoine Léaumont, ça
ne règle pas le problème des insoumis qui vous censureront.
Exactement.
Ils
ne nous censureront pas.
On avait Antoine
Léaumont...
Je m'apprends quelqu'un du socle commun.
Vous allez faire quoi ?
Alors, je réponds sur la
censure d'abord.
J'entends des personnes, vous parlez de la France insoumise, mais j'ai entendu Marine Le Pen également, dire, alors là, si c'est un premier ministre de gauche écologiste, on censure. Donc en fait, ils censurent tous,
tout
le monde.
Arlady, je censure tout, Marine Le Pen.
M. Antoine Léaumont, vous savez que j'y habite, et qui est la députée de la circonscription ? Marine Le Pen. J'étais dans un bar, je jouais au flipper, pour tout vous dire, détendre, et dans le bar,
il
y avait beaucoup d'électeurs, évidemment, du Rassemblement National, qui venaient me dire, « Ah, Madame Tandonnée, on est contente de vous voir ! » On a entendu là que peut-être la gauche allait être nommée. Alors, ce sera combien le SMIC ?
Et alors les
retraites ? Qu'est
-ce
qui va se passer
? Vous
avez fait strike alors, double strike. J'ai marqué beaucoup de points, sur tous
les sens du terme. Mais vous voyez bien que les personnes que Mme Le Pen est censée défendre, parce qu'elle dit toujours qu'elle est en soutien du peuple, moi je sais qu'elle est surtout en soutien des ultra-riches, qu'elle ne leur fera pas la table Zuckmann, tout comme elle avait voté contre le secret des affaires au Parlement européen. Avec ces gens-là, vraiment, les intérêts du peuple sont bien gardés. Les vrais électeurs populaires de Marine Le Pen, à qui elle ment tout le temps, vous pensez qu'ils veulent une censure d'un gouvernement de gauche, ou vous pensez qu
'ils
veulent des gains immédiats
?
Les 42% de Français qui gagnent le SMIC ou moins, et qui se privent d'au moins un repas par jour pour des
raisons financières, les 9% de l'humour des pauvres. Marine Tandonnier, pour être très claire ce soir, et pour la France
insoumise, c'est pareil.
Je pense que leurs électeurs ne comprendraient pas
une censure d'un
gouvernement qui peut changer leur vie vraiment. Pour être très
claire ce soir, et puisque vous dites, oui, Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix que d'appeler un Premier ministre de gauche. Vous nous dites, le gouvernement, ce sera socialiste, écolo et communiste.
Et société civile.
Et société civile.
Nous ne manquons
pas de gens de talent.
Qui
a Matignon
?
Ça, ce n
'est
pas à moi que la décision revient. Vous avez fait
campagne pendant des mois pour
Lucie Casté, par exemple.
C
'était
très clair. Pourquoi nous avons
nommé Lucie Casté ? Parce que toutes les minutes, vous nous demandiez un nom. On vous a donné un nom.
Je
vous redemande
un nom. Olivier Faure a dit qu'il serait candidat. Est-ce que vous êtes candidat à
Matignon
?
On a bien compris que le fait de donner un nom ne changeait rien à l'entêtement d'Emmanuel Macron.
Olivier Faure l
'a fait. Donc c'est lui qui nommera qui il le souhaite. Il nomme qui il veut, au sein de la gauche et des écologistes, critères quand même supplémentaires, avoir fait quand même la campagne au Front populaire. C'est mieux.
Vous vous
sentez prête
?
Vous voulez à tout prix que je dise que je suis candidat.
Je vous le
dis si vous voulez, mais ça ne change rien.
Non, mais est-ce que vous
vous sentez prête ?
Vous
voulez faire votre petite dépêche.
Je ne vous dirai pas.
Mais donc,
vous n'êtes pas prête ? Après,
ils vont dire, mais pour qui se prend-elle ? Déjà, c'est une femme, elle est jeune, elle n
'est
pas telle, elle est écologiste.
Et
en plus, maintenant, elle va être première.
Vous ne verrez pour la cela.
Les écologistes ne refuseront jamais
d'assumer leur responsabilité.
C'est ce que nous faisons d'ailleurs depuis un an et on est un peu seul.
Et vous non
plus, vous ne fuirez pas vos responsabilités s'ils vous appellent.
Mais on ne refusera rien du tout.
Vous, Marine Tandelier, vous ne fuirez pas vos responsabilités.
Mais
moi ou Cyriel Châtelain ou Guillaume Gontard, nos présidents du groupe parlementaire, qui vous voulez ? Les écologistes ne se défileront pas.
Si c'est un
technicien, mais de sensibilité de gauche. Comme qui
?
Par exemple, Pierre Moscovici.
Je ne suis
pas sûre que vous ayez la même définition du mot gauche que moi, déjà. Pierre
Moscovici, c'est rassurant. On parle
la même langue, non ? Je crois. Donc, est-ce que ça, ça pourrait être possible pour vous ?
Mais
quand nous avons croisé
M. Attal avec Olivier Faure, qui commence progressivement à basculer en disant, bon,
considérons,
et si on mettait un Premier ministre de gauche et écologiste ? C'est quand même pas rien d'entendre...
Il est redevenu de gauche, il n'y a rien d'entendre. C'est ce qu'il vous dit, c'est ce qu'il vous dit. Mais c'est pas rien
qu'il dise ça.
C'est ce qu'il vous dit. Il vous dit, admettons. Il
tâtonne, tout le monde, tâtonne. Il tâtonne un truc qu'il n'avait pas tâtonné avant. Bon, ce
que nous l'expliquons, il tâtonne
qu'il n'avait pas tâtonné avant.
On a perdu Maxime Zuitek.
On va devoir envoyer une pub pour qu'il
puisse
se
remettre de son échange. Pardon, j'ai l'image dans
la
loge.
Donc, une fois que
nous avons fait ça,
la question suivante, c'est pourquoi faire ? Et ce que nous l'avons dit d'emblée avec Olivier Faure, c'est qu'on va se dire tout de suite, un premier ou une première ministre de gauche ou écologiste, qui serait nommée pour faire une politique de droite ? Ça n'a aucun sens, nous ne le ferons pas. Nous n'irons que si c'est pour gouverner à gauche. Alors, est-ce qu'on pourra mettre en place tout le programme, rien que le programme ? Ça fait un an qu'on en débat. Nous, on vous a tout de suite dit que non. On le sait. Notre objectif, c'est le programme du NFP. Pour les écologistes, ça n'a pas bougé. Peut-être qu'il faut rajouter des choses dans ce programme, mais nous n'avons rien à en
tirer. Les socialistes
eux-mêmes ne sont pas tout à fait d'accord avec ce programme
du NFP. Excusez-moi,
l'ensemble des députés socialistes, sauf Jérôme Guedge, ont été élus sur ce programme.
Oui, mais depuis, les choses ont changé. Il y a une
petite fracture
qui s'est quand même
créée entre
la France commune et l'État. Ils ont été élus sur ce programme, ils en
sont comptables devant les électeurs. Donc,
nous devons gouverner sur ce programme. On ne les entend plus parler d'abrogation, hein, Tondelier. Mais on
ne sera pas passé des
mesures.
Tondelier, sur la réforme des retraites, ils ne parlent plus d'abrogation aujourd'hui, les
socialistes qui viennent sur le plateau.
Mais attendez, vous
confondez deux choses. Vous confondez ce qu'ils
veulent et ce qu'ils pensent pouvoir obtenir. Parce que, quand on dit
ça, peut-être qu'on est dans la négociation
déjà, de s'il
y
a un Premier ministre Macroniste, comment on fait ? Mais vous, vous
restez
sur
l'abrogation, ils
essaient d
'être... Non, mais est-ce
que vous,
vous
restez sur l'abrogation ? Est-ce que la suspension à débat qui sera organisée, comme l'a dit ce
soir le Premier ministre... À débat, non, les débats, je pense qu'ils ont déjà eu lieu. Et que vous savez
ce qu'ils allaient donner, c'est pour ça qu
'il
n
'y a
pas eu de vote. Avant novembre, vous savez, parce qu'il faut quand même, ça rentre dans le cadre du projet de loi de finances.
Arrêtons de faire perdre du temps aux Français. On les connaît par cœur, ces méthodes, ça fait un an et une nix à deux. Est-ce que vous, vous restez sur l
'abrogation ? Mon objectif, c'est l'abrogation. Si, dans tout ce qui va se passer là, on arrive à une suspension, ce serait déjà ça de pris. Et c'est mieux que rien. Ces trimestres gagnés, c'est des personnes qui mourront après l'âge de leur retraite, plutôt qu'être morts au travail sans pouvoir en profiter un seul trimestre. Oui, ça changera la vie de personne. Est-ce que ça me satisfait et que ça me suffit ? Évidemment, non. Voilà. Mais donc, ne confondez pas les objectifs d'un gouvernement et ce qu'il pourra obtenir à l'Assemblée. Mais moi, je le dis très franchement, si nous étions nommés, ce serait pour aller se battre sur
chaque mesure à l'Assemblée nationale. Mais est-ce que vous avez intérêt ? Sur la
taxe Zuckman, par exemple, je vous rappelle
que 92% des électeurs macronistes
sont pour et que 86% des chefs
en chocs qui sont pour.
Qui seront les députés qui votent en contre ? On les regarde.
En
termes de méthodologie,
madame
Tondelier, est-ce que vous avez intérêt à y aller frontalement alors que le président de la République n'est pas du tout disposé à partir sur la taxe Zuckman, sur un tas de dispositions fiscales que vous souhaiteriez, ou plutôt d'y aller à pas compter en disant « on va commencer par le débat sur les retraites »
et
si on arrive à le convaincre là-dessus et qu'on arrive à avoir un Premier ministre de gauche ou réputé de gauche,
et
bien une fois qu'on sera dans la place, et bien là on peut y aller.
Est
-ce que vous n'êtes pas un peu trop bagarreuse ?
Peut-être que certains ne le sont pas assez, mais ce que vous dites là, c'est exactement pourquoi sur la réforme des retraites, on n'aboutit pas en réalité. Je me mets à leur place, ils se disent « si on leur lâche ça aujourd'hui, demain ils vont nous demander autre chose
». Et
donc il y
a
une sorte de, vous savez, ce qui se passe en ce moment, c
'est
l'épreuve des poteaux de Koh-Lanta en fait, c'est-à-dire que ça se joue au mental, et qu'il ne
faut
pas lâcher en premier. Sauf que c'est l'inverse si je puis me permettre.
Et tout le monde est un peu fort à se
jouer quand même en ce moment. C'est d'abord le budget, dans le calendrier, c'est d'abord le budget, donc là, savoir si c
'est
taxe Zuckman, taxe sur les riches ou pas, justice fiscale, et puis ensuite, dans un deuxième temps, un mois après, ça sera la question des retraites.
Il y
a
des choses qui peuvent se faire avant même tout vote au Parlement. Quand vous êtes au gouvernement,
vous le savez, c'est-à-dire la raison
pour laquelle Emmanuel Macron ne nous a pas nommés.
S'il pensait qu'on a risqué, c'est de bloquer la retraite par ordonnance. S'il ne nous
nomme pas, c'est qui sait ce qu
'on
pourrait faire,
et donc je le dis aux Français.
Il vous prie de beaucoup de choses.
Ce
que vous dites là, c'est que si un Premier ministre de gauche arrive à Matignon, il peut, par ordonnance, bloquer les choses
?
Alors, sur la réforme des retraites, le décret d'abrogation, c'est un décret à double signature. Donc il faut, vous voyez qu'on a vraiment bien tout étudié, il faut la signature
du
Premier ministre. Moi, oui, j'arrête pas. On
y revient.
Il faut la signature du ou de la
Première
ministre et celle du Président de la République. Eh bien,
en
fait, un Premier ministre de gauche qui est nommé doit pouvoir le signer et expliquer aux Français que le décret est sur le bureau du Président de la République. C
'est
le genre de choses que nous pouvons faire. Si on récapitule, vous dites qu'il faut un gouvernement de gauche avec PS, Écolo, Parti Communiste. Je suis ravie que ce message soit bien passé. Voilà, le message
est passé. Il n'y a plus que M. Macron qui n'a pas compris la demande.
Mais
il n'y a pas
même un plan B qui est un
gouvernement
de centre droit, qui
pourrait faire des
concessions. Ça fait 4 fois.
Parmi ces concessions, il y a donc ce débat sur les retraites qui est rouvert. Non, il n'y a plus de concessions. C'est
terminé.
Première
fois que Sébastien Lecornu en
parle ce soir. Leur heure est
terminé. Il y a le 49-3 qui est abandonné. C
'est fini.
Ça vous dit... Attendez. Le 49-3 abandonné. Nous l'avons proposé depuis le début. Alors justement, vous êtes contentes. Il nous expliquait d'ailleurs que nous, on ne pouvait pas gouverner parce qu
'on
n'avait pas de majorité absolue à l'Assemblée. On disait, nous, nous renoncerons au 49-3, ce qui est pour vous la preuve que vous ne nous faites pas un chèque en blanc puisque nous ne sommes pas majoritaires à l'Assemblée. Mais il ne nous nommait pas parce qu
'on
n'était pas majoritaires à l'Assemblée, donc ce n'était pas solide. Quand M. Lecornu renonce au 49-3, il renonce au 49-3 en disant « J'y renonce parce que j'acte, que je ne suis pas majoritaire à l'Assemblée. »
«
Ah bon, maintenant, on peut être nommé Premier ministre sans être majoritaire à l'Assemblée. »
Alors
pourquoi ne pas nous nommer, nous ? Vous voyez, tous ces débats tourneront. Macron n'arrête pas de se chercher des prétextes, des excuses
et de tout faire comme nous l'accrocher à son rocher pour ne pas lâcher le pouvoir. Mais c'est terminé. Vous n'allez quand même pas. Est-ce qu
'il y
a
quelqu'un sur ce plateau qui sérieusement va m'expliquer que ce ne serait pas une ultime provocation, vraiment le bout du bout de la crise démocratique, de l'enfer qui va faire tout exploser, de renommer un proche d'Emmanuel
Macron à Matignon ?
Vous avez dit, que
se passe
-t-il à ce moment-là ? Vous appelez à manifester, à bloquer
le pic ? Qu'est-ce qui se passe
? Mais il va le devoir partir à un moment, M. Macron, même au sein de sa propre majorité. Édouard Philippe le dit. Édouard Philippe, ce n
'est
pas un zadiste, Édouard Philippe. Ce n'est pas un gauchiste. Mais c
'est
un futur candidat pour 2027 qui prépare
un petit peu. C'est un chef de parti
horizon qui a été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
C'est plus proche, n'en peut plus. C'est un candidat à la présidentielle qui cherche aussi à se mettre en rue. Il paraît que même M.
Lecornu n'en peut plus. C'était une
rumeur de coulisses à
France Télévisions.
Mme
Tondelier,
vous
connaissez bien
votre
histoire politique. Édouard Philippe,
c
'est un candidat à la présidentielle qui se met en rupture avec le président de son camp. C'est une figure assez classique dans la 5e, Mme Tondelier.
Je note
quand même, chers éditorialistes, que certains, quand ils disent quelque chose, ça a l'air classe pour vous. Et quand c'est nous, ça a l'air complètement
irresponsable. Je vous donne une explication. Je
n'accepte plus, je n'accepte plus, je n'accepterai plus de leçons de morale en responsabilité, en appel, vous savez, à la crédibilité et à la responsabilité. Pendant un an, on nous a fait ce sketch-là. Il y
a
quelqu'un de nommé. Si ça avait été vous, on aurait respecté. Mais là, ce n
'est
pas vous, donc il faut que vous respectiez. On a été très respectueux. Je vous rappelle quand même que je suis écologiste. Vous connaissez mon parti, qui est quand même très entré à Grosche.
La responsabilité, c'est quand même de sauver les retraites.
Monsieur Jeudy, nous sommes allés faire des réunions animées par François Bayrou et une autre animée par Emmanuel Macron, en présence des Républicains pour trouver une solution pour ce pays. Vous ne trouvez pas qu'on est allé quand même un peu loin dans les concessions ? On me
l
'a beaucoup reproché, mais je l'ai fait et je savais pourquoi.
On
a tout fait pour trouver des solutions et à chaque fois, nous nous sommes fait piétiner avec les résultats qu'on connaît. La méthode Macron, remettre des macronistes à Matignon, c'est tester et désapprouver trois fois.
Je
vais
reprendre votre hypothèse d'avoir un Premier ministre de gauche ce soir. Le problème, c'est que vous aurez face à vous, notamment, le Rassemblement national. On va retrouver Samy Sfaxi du côté du siège du Rassemblement national. L'ERN qui dit ce soir, notamment après les propos de Sébastien Lecornu, que de toute façon, l'ERN censurera tous les gouvernements à venir jusqu'à la dissolution.
Oui
Maxime, alors c'est vrai que s'il y a bien une phrase à retenir aujourd'hui, au-delà, vous l'avez dit, des mots de Sébastien Lecornu, c'est cette phrase de Marine Le Pen. La farce a assez duré, nous censurons tous les prochains Premier ministre. Voilà, dans ce brouillard politique, c'est vrai que la position de Marine Le Pen, elle est très claire. Que ce soit un Premier ministre de droite, de gauche, de centre-droite, de centre-gauche, de camp présidentiel, peu importe, il sera censuré. La seule issue pour Marine Le Pen dans cet impasse, c'est de retourner aux urnes, c'est d'aller soit vers une dissolution, soit vers la démission du président de la République.
Et vous savez, les cadres du ERN ici nous disaient qu'ils sont dans les starting blocks. On vous révélait il y a quelques semaines qu'ils avaient mandaté un cabinet pour passer au crible. Toutes les brebis galeuses du ERN, circonscription par circonscription, ils nous disent qu'ils sont prêts. Mais ce qui est intéressant, c'est que tout à l'heure, avec Sébastien Savoie qui m'accompagne, on a croisé Jordan Bardella ici au siège du ERN et puis on lui a posé cette question. Est-ce qu'il pourrait assumer devant ses électeurs de censurer un gouvernement qui abrogerait la réforme des retraites ? Il m'a répondu sans détour, avec un aplomb certain, qu'il connaissait parfaitement ses électeurs.
Est-ce qu'il y a bien une chose qu'il ne souhaiterait pas ? C'est justement d'avoir un gouvernement de gauche, quelles que soient finalement les réformes qui seraient posées sur la table.
–
Samy Sfaxi avec Sébastien Savoie, c'est l'un de vos gros problèmes quand même Marine Tondelier. C'est qu'avec un Premier ministre de gauche, on peut assez aisément trouver 350 députés pour vous renverser.
– Mais
on a quand même prouvé qu'avec un Premier ministre macroniste aussi. Donc à un moment, la charge de la responsabilité, elle incombe à 100% Emmanuel Macron. Il s'est accroché comme une moule à son rocher au pouvoir, il a malgré les urnes nommé trois fois un proche, ça a été testé, désapprouvé trois fois. Que voulez-vous que
je
vous dise qu'on le fasse une quatrième fois ? Mais on va continuer à tourner en rond.
– Dissolution ?
–
Eh bien si vous voulez. Mais je trouve que, moi je n
'ai
pas peur de la dissolution. Je vous dis juste qu'une dissolution ne donnera pas plus de budget à la France. Le budget d'examen doit commencer la semaine prochaine. Je vous dis par ailleurs que cette Assemblée nationale, elle n'est pas illégitime. Elle a été élue il y a un peu plus d'un an, c'est pas beaucoup, normalement un mandat dure cinq ans.
– Vous avez un peu
peur de la dissolution, non
?
– Absolument pas. –
Mais cette Assemblée nationale a été élue,
les macronistes peuvent avoir très peur par contre, parce que j'ai vu leur sommeil,
c
'est pas brillant. Non, on s'en sortira.
– Loin derrière leur Assemblée nationale.
– Donc je vous dis que cette Assemblée nationale n
'est
pas illégitime, qu'elle a été… –
Vous êtes certaine qu'il y aura une alliance.
– Vous êtes
certaine qu'il y
aura
une alliance,
vous allez vous retrouver avec les LFI. – Cette Assemblée nationale
est peut-être très divisée, pas facile à manier, mais enfin elle est représentative du vote des Français. Et donc nous, nous ne pensons pas que la priorité est de dissoudre, mais nous n'avons pas peur de la dissolution. Les macronistes en ont très peur, d'ailleurs vous avez vu M. Lecornu qui nous avait dit ce matin dans son bureau, « Ah moi dissolution, je suis d'accord avec vous,
il
ne
faut
pas en faire », qui se précipite au JT dans les toutes premières minutes. Il dit, « Ah, on écarte la dissolution,
j'ai vu tout son temps faire ».
– Mais
eux là-dessus, ils
sont
très
clairs.
– Parce que là maintenant, aller avec des tracts macronistes sur les marchés, ça va quand même être un petit compliqué. – Mais vous,
au NFP,
il n'existe plus tellement. – Les seuls qui veulent
à tout prix éviter la dissolution, ils ont un nom, ce sont les soutiens de Macron. Et donc s'ils veulent éviter la
dissolution,
je n
'ai
qu'une seule solution pour eux, la cohabitation. On peut se répéter les choses autant qu'on veut ce soir, ils sont bloqués, soit Emmanuel
Macron doit partir, soit
ils font une dissolution, s'ils n'en veulent pas, alors ils font une cohabitation. La cohabitation de M. Retailleau, qui est responsable du BINS dans lequel nous sommes depuis 4 jours, je pense qu'il peut l'attendre longtemps. Surtout que sa cohabitation à Bruno Retailleau, c'est avec qui ? C'est avec le Rassemblement National. Donc excusez-moi…
–
Il n
'a
pas demandé une cohabitation avec le Rassemblement National.
– Il va la faire avec qui alors ?
– Mais
est-ce qu'un gouvernement, avec un Premier ministre de gauche, qu'il soit écologiste ou socialiste… –
Vous considérez un Premier ministre écologiste, maintenant je vous
fais l'issue de l'Orestre. – Ou communiste, vous avez dit que vous étiez candidate pour l'Orestre. – Vous avez
dit que vous étiez candidate. Avec un… –
Mais
extirpé des aveux. –
Avec des ministres qui ne soient pas tous estampillés, socialistes ou écologistes, est-ce que ça vous acceptez ? S'il y a quelques personnalités qui ne sont pas… – Des
ministres de
société civile qui croient dans notre projet, évidemment.
–
Des ministres macronistes, je pense que si nous faisons tout ça, c'est pour qu'ils ne soient plus là. Donc on va changer. Mais surtout, rendez-vous compte quand même qu'on a un camp macroniste qui continue de courir après une alliance bancale avec les Républicains. Donc tout le monde a compris que ça nous avait conduit dans un n'importe quoi. On a quand même un ministre démissionnaire qui a démissionné de sa fonction de ministre démissionnaire. On a un Premier ministre qui n'arrive pas à faire de gouvernement et qui en échange de cet échec, il est nommé préfigurateur pour faire un gouvernement, ce qu'il n
'a
pas réussi à faire. Et dont j'ai appris ce matin, je n'avais même pas ça en tête, que comme le ministre
des
Armées, mis à sa place, qui a ensuite été ministre démissionnaire, parce
que
le gouvernement était tombé, a démissionné de son poste de ministre démissionnaire. Devinez qui est le ministre démissionnaire
? Le Premier
ministre. Le préfigurateur.
Je ne comprends plus rien. Ça n'est pas sérieux, on est un pays en guerre. On a maintenant besoin d'un gouvernement qui fonctionne.
Où est-ce que vous avez vu qu'il reprenne 48 heures ? Alors que la solution qu'il avait ce soir, c'est de vous nommer.
Comment
?
On n'est
pas du tout un pays en guerre. Qu'est-ce que vous dites là ?
On n
'est pas un pays en guerre. Vous avez raison, je vous conseille ce point. Mais on
a quand même des Ukrainiens qui comptent sur nous. J'ai actuellement une députée européenne écologiste qui est détenue par Israël parce que son bateau a été intercepté parce que des militants ont le courage d'aller briser
le
blocus illégal, cruel et
moyen-âgeux à Gaza alors que ce serait à l'État de le faire. C'est différent. Alors
que ce serait à
l
'État de français de le faire avec
sa marine. Elle n'a pas pris une guerre. Et donc, ces gens ont un peu de travail.
On a besoin que ça fonctionne. Et là, aux armées, on n'a plus personne parce qu'il a dit tout à l'heure « j'expédie les affaires courantes ». On aimerait bien quelqu'un à la Défense qui fait autre chose qu'expédier les affaires courantes vu la priorité du dossier. On a besoin que ça tourne, que ça fonctionne, y compris les chefs d'entreprise qui affectionnent beaucoup apparemment Emmanuel Macron, il en parle toujours, disent « je ne sais pas remplir mon calais de commande, je ne sais pas si je peux embaucher, j'ai besoin d'un cap de savoir où on va. »
À
un moment, tout le
monde
veut
en
finir. Et donc, cette obstruction, cette stratégie de gauloir effractaire qu'a engagée maintenant Emmanuel Macron retranché l'Élysée depuis le 7 juillet 2024, a assez duré. Ça doit cesser et il doit nous nommer. Merci. Merci. Merci.
Marine Tondelier