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Podcast / conversationC à vous - France Télévisions· 8 mai 2026 52 minComplaisantMixteInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSanté

La dernière année de mandat d’Emmanuel Macron - C à Vous l’intégrale - 08/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Quelles sont les futures annonces d'Emmanuel Macron ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quelle est sa stratégie pour sa dernière année ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Cette présence française à Sétif est une image forte ?

  • 5:43OuverteRéponse directe

    Derrière tout ça, il n'y a pas que des bons sentiments ?

  • 7:53RelanceRéponse directe

    Ces gestes sont-ils suffisants pour résorber la fracture ?

  • 9:21OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron avait traité de 'maboules' ceux qui veulent se fâcher avec l'Algérie. C'était sa réponse au président des Républicains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05E.MacronFait
    « C'est une affaire de passion. Je n'ai pas fait de politique avant et je n'en ferai pas après. »
  • 2:05E.MacronFait
    « En recevant cette décoration imminente, nous avons la conviction que nous sommes là pour vous servir. Nous croyons ensemble au droit international, l'ordre international. »
  • 4:15Y.GooszChiffre
    « En Algérie, on parle de 45 000 victimes. Les historiens hésitent entre 15 000 et 30 000. »
  • 4:59Y.GooszFait
    « Le 12 novembre 2025, la grâce via une médiation allemande de l'écrivain B.Sansal. »
  • 10:03L.VigogneFait
    « Il y a eu des laissez-passer consulaires qui ont été délivrés par Alger afin que des OQTF puissent faire leur retour sur le territoire algérien. »
  • 12:09D.ReyniéFait
    « Depuis 2022, il est clair qu'il ne pourra pas se représenter en 2027. C'est le 1er président à se retrouver dans cette situation. »
  • 12:53D.ReyniéChiffre
    « Nous avons une croissance qui est nulle, des prix qui vont augmenter, le chômage qui va augmenter. »
  • 15:44M.BouhafsiFait
    « La loi sur la fin de vie, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le service militaire volontaire en France... 3 sujets de société qui lui permettent de garder le cap sur la scène nationale. »
  • 16:26D.ReyniéFait
    « Sur les retraites, il a dû abandonner. C'était peut-être une de ses grandes réussites. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

-Pour un résultat couleur - M.Bouhafsi: Bonsoir. Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h. On est en direct avec toute l'équipe. A la une de l'actualité: E.Macron rentre dans sa dernière année de mandat. - E.Macron: C'est une affaire de passion. Je n'ai pas fait de politique avant et je n'en ferai pas après. - M.Bouhafsi: Y.Goosz, au menu? - Y.Goosz: Un agenda très chargé. - M.Bouhafsi: Quelles sont les futures annonces d'E.Macron? On en parle avec D.Reynié et L.Vigogne. Les images les plus marquantes, c'est dans le 5/5. L'appel d'un maire du Finistère au roi d'Angleterre. - E.Eméyé: Sur l'île d'Ouessant, les élus demandent l'aide de Charles III.

1:21

- Il y a un vrai lien entre Ouessant et la famille d'Angleterre. - M.Bouhafsi: Vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité. Le succès des enseignes de restauration rapide de poulet. - Ca fait de la pub à l'enseigne. - J'étais curieux. Le bad buzz alimente. - J'ai appris toute l'affaire. - Ca lui a fait une pub gratuite. - P.Larrouturou: Ce phénomène s'explique par la qualité, le prix et la satiété. - M.Bouhafsi: Après 20h, vos recommandations. - A.Bégot: Ces book clubs qui redonnent le goût de la lecture. - M.Bouhafsi: Diane, vous aurez la responsabilité de conclure l'émission en beauté. Vous êtes aux côtés de L.Winandy. - D.Segard: Elle va préparer le péché mignon de L.Voulzy. - L.Winandy: On va aller en Guadeloupe

2:05

avec un colombo de poulet. - D.Segard: J'adore! - M.Bouhafsi: On va se régaler avec vous. A 20h, on retrouvera l'icône de la musique L.Voulzy, puis X.de Moulins et A.Massenet. Dans un an, E.Macron aura passé 10 ans à l'Elysée. Il devra en laisser les clés à un nouveau locataire pour 5 ans. Quelle est sa stratégie pour sa dernière année? Quelles sont ses futures annonces? Envisage-t-il une nouvelle vie en dehors de la politique? D'ici là, il impose sa marque à l'étranger. - E.Macron: En recevant cette décoration imminente, nous avons la conviction que nous sommes là pour vous servir. Nous croyons ensemble au droit international, l'ordre international.

2:47

... La Bohème... N'oubliez jamais que la France vous aime! - M.Bouhafsi: D.Reynié, politologue, et L.Vigogne, journaliste politique, sont les invités de "C à vous". Bonsoir. Merci à tous les 2. Avant de vous donner la parole, l'édito de Y.Goosz. C'est l'image du jour: le signe d'un dégel entre Paris et Alger. Rappelé en France il y a un an, l'ambassadeur S.Romatet est de retour. Il était aux côtés d'A.Rufo pour commémorer un autre 8 mai 1945. - Y.Goosz: Le 8 mai, en Algérie, c'est la Journée de la mémoire. A Sétif, la foule fête la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie. Aux côtés du drapeau français, il y a un drapeau algérien et on entend une clameur: "Vive l'Algérie indépendante!" Le préfet donne l'ordre de stopper ces messages.

4:15

Un jeune homme refuse d'obéir et de baisser le drapeau algérien. La police tire. C'est l'émeute et l'insurrection gagne d'autres villes et des campagnes. Des jours d'horreur. La répression vire au bain de sang. En Algérie, on parle de 45 000 victimes. Les historiens hésitent entre 15 000 et 30 000. 99 condamnations à mort. - M.Bouhafsi: Cette présence française à Sétif est une image forte? - Y.Goosz: Oui, après le soutien de la France au Maroc dans sa souveraineté sur le Sahara occidental... Le 12 novembre 2025, la grâce via une médiation allemande de l'écrivain B.Sansal. Le 16 février dernier, L.Nunez est reçu à Alger

4:59

par le président Tebboune. Le 16 mars, 1er coup de fil depuis des mois entre J.-N.Barrot et son homologue algérien. Le 29 avril, la nouvelle présidente de l'Institut du monde arabe se rend à son tour en Algérie. - M.Bouhafsi: A quoi bon ce dégel avec un régime qui, régulièrement, s'en prend à la France? - Y.Goosz: C'est aux antipodes de la fermeté qu'assume l'ex-ministre de l'Intérieur B.Retailleau, pour qui E.Macron fait preuve de faiblesse. Tout ça, dans la foulée d'un déplacement présidentiel dans un hôpital de l'Ariège,

5:43

où E.Macron s'en est pris à tous ces "maboules qui compliquent la vie des médecins étrangers diplômés en dehors de l'UE", dont les Algériens, alors qu'on manque de docteurs en France. Ce matin, l'Elysée a justifié cette visite à Sétif au nom de "la lucidité". - M.Bouhafsi: Derrière tout ça, il n'y a pas que des bons sentiments? - Y.Goosz: Il en va de la libération de notre confrère C.Gleizes. Ses parents répondent à notre micro. - C'est très lié. Ca dépend de la qualité des relations entre la France et l'Algérie. La libération de Christophe serait une résultante de ce travail de rapprochement avec l'Algérie. - Y.Goosz: C.Gleizes renonce à se pourvoir en cassation. Ca pourrait ouvrir la voie à une grâce du président Tebboune.

6:24

Reporters sans frontières salue ce réchauffement diplomatique. Se brouiller avec l'Algérie, c'est ne plus pouvoir y expulser les OQTF les plus dangereux. C'est se priver d'une protection face aux djihadistes très actifs dans le Sahel. B.Stora, historien, a répondu à nos questions depuis l'Algérie. - L'Algérie, c'est devenu le plus grand pays d'Afrique. C'est le plus grand pays du Sahara qui a 5 frontières différentes. Sur les questions migratoires et sécuritaires, ce pays joue un rôle décisif. L'Algérie est un grand pays producteur de gaz. Cette interruption des relations, pour toutes les raisons que je viens d'indiquer,

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ne pouvait que reprendre. - Y.Goosz: Ce réchauffement ne fera pas consensus à l'aube de la présidentielle. L'Algérie est agitée par certains candidats. Des propos d'estrade dont raffole le régime algérien pour continuer, à tort, à se poser en victime. - M.Bouhafsi: D.Reynié, vous êtes politologue. L.Vigogne, vous êtes journaliste politique à "La Tribune Dimanche". Les massacres de Sétif... Cette date comme le retour de l'ambassadeur de France en Algérie... Ce sont des gestes suffisants pour résorber la fracture? - D.Reynié: Mon sentiment est que la France fait ce qu'il faut. C'est à l'Algérie d'apporter la preuve de sa volonté. Il y a un indicateur très simple... A plusieurs reprises, nous avons cru que les relations allaient s'améliorer. C'est les OQTF. Il n'y en a presque aucune qui a été exécutée entre avril 2024 et avril 2025. Aujourd'hui, il y a à peu près 23 000 OQTF qui sont prononcées mais ne sont pas exécutées. Je crois qu'il y en a eu 19 d'exécutées récemment. Il y a des dizaines de milliers d'OQTF en attente. C'est interdit par le droit international

8:36

de ne pas reprendre un expulsé. Il faudrait que l'Algérie se conforme au droit international et montre, par des laissez-passer consulaires, des autorisations de retrouver ses ressortissants sur son territoire, qu'elle le montre de façon très nette pour que le signe soit la réponse à ce que fait la France aujourd'hui. C'est une nécessité. Le sort de C.Gleizes est entre les mains de cette situation. Ca a été dit dans le reportage. Il faut trouver une issue, de manière générale plus structurelle, et stabiliser les relations entre ces 2 pays, qui sont très proches par l'histoire, même si elle a été dramatique.

9:21

- M.Bouhafsi: E.Macron avait traité de "maboules" ceux qui veulent se fâcher avec l'Algérie. Il avait visé B.Retailleau, qui lui a répondu qu'il était l'otage des chantages mémoriels de l'Algérie. Ce retour de l'ambassadeur de France à Alger, c'est sa réponse au président des Républicains? - L.Vigogne: C'était un point de désaccord très fort entre eux quand B.Retailleau était ministre de l'Intérieur. Il y avait une manière différente d'aborder la relation avec l'Algérie. Le fait que B.Retailleau ne soit plus ministre de l'Intérieur, et que ce soit L.Nunez, qui soit un proche du président de la République, qui est convaincu du bien-fondé de la réconciliation franco-algérienne, ça a tout changé. Quand L.Nunez est allé à Alger en précurseur, au mois de février, ça a porté quelques fruits.

10:03

Il y a eu des laissez-passer consulaires qui ont été délivrés par Alger afin que des OQTF puissent faire leur retour sur le territoire algérien. En termes de lutte contre le narcotrafic, ça a eu des conséquences. Quand L.Nunez était là-bas, les autorités algériennes lui ont fait savoir qu'un des responsables de la DZ Mafia était présent sur le territoire algérien. Les autorités françaises avaient perdu tout signe de vie de ce dirigeant. - M.Bouhafsi: Ce matin, E.Macron a présidé pour la dernière fois les cérémonies du 8-Mai. En tout cas, seul...

10:42

Dans un an, il devrait être accompagné de son successeur. Vous avez signé une longue enquête passionnante sur "le Roi-Soleil couchant". Le compte à rebours est enclenché pour E.Macron. - L.Vigogne: Le 13 mai 2027, ce sera la fin de 10 années d'E.Macron à l'Elysée. Un compte à rebours s'est enclenché. Ce 8-Mai était son dernier 8-Mai. Il y aura un dernier 14-Juillet, un dernier déplacement aux Etats-Unis, en Chine, en outre-mer... On va égrainer une série de "derniers". Ce sera l'occasion pour E.Macron de dresser son bilan, d'envoyer des messages aux Français mais aussi d'écrire la suite. - M.Bouhafsi: E.Macron est dans une situation inédite dans la Ve République. Il ne peut pas se représenter pour un nouveau mandat. Cela change l'ambiance des tout derniers mois. On parle d'ambiance crépusculaire. - D.Reynié: C'est une nouvelle règle depuis 2008. Depuis 2022, il est clair qu'il ne pourra pas se représenter en 2027. C'est le 1er président à se retrouver dans cette situation. Ce sont les institutions qui l'en empêchent. Par son âge, par son énergie, par sa volonté, il pourrait, mais ça ne sera pas possible. C'est sans doute un exercice très difficile pour lui.

12:09

D'autant plus que le pays est dans un état lui-même de grande inquiétude et d'angoisse. C'est un peu la généralisation de cette impression crépusculaire. Il y a aussi le fait que le paysage politique est dynamité. Il n'y a pas de majorité. On ne sait pas comment on va gouverner jusqu'en 2027. La situation se dégrade beaucoup à cause de la situation géopolitique. On a de vraies angoisses, des craintes importantes sur le plan économique en raison du conflit au proche et au Moyen-Orient. Nous avons une croissance qui est nulle,

12:53

des prix qui vont augmenter, le chômage qui va augmenter. Ca ne sont pas des prophéties que je fais là. Malheureusement, ce sont des conséquences logiques qui vont se produire. La marche vers la présidentielle, ce sera une situation économique plus compliquée. Une France qui va de plus en plus penser au futur président et de moins en moins à l'actuel. On parlera de lui comme quelqu'un qui s'en va. A l'international aussi, on le recevra... Pour l'Otan en Turquie, aux Etats-Unis en décembre 2026, on le recevra comme quelqu'un qui s'en va. - M.Bouhafsi: Son agenda... Demain, il sera en Egypte. Dimanche au Kenya. La guerre au Moyen-Orient n'est pas réglée.

13:37

La situation internationale, ça lui permet d'éviter l'effacement? - L.Vigogne: Oui. Ca lui permet de rester au 1er plan. E.Macron a tout de suite compris, quand D.Trump a été réélu à la Maison-Blanche à l'automne 2024, que c'était ce qui allait être le moyen pour lui de rester au 1er plan, d'avoir un peu d'oxygène. Il a compris que le retour de D.Trump allait générer beaucoup de crises. Il est très présent. Il a ensuite su à certains moments prononcer des discours qui ont marqué. On se souvient de celui de Davos où il dénonce la loi du plus fort. Dans les mois qui viennent,

14:22

il va encore avoir des moments où il va pouvoir jouer l'hôte de la planète, l'hôte des maîtres du monde. Il y aura le G7 à Evian mi-juin, un 14-Juillet où il veut inviter l'ensemble des leaders européens et V.Zelensky. - M.Bouhafsi: Le plus gros 14-Juillet qu'on n'ait jamais connu? - L.Vigogne: A l'Elysée, on nous dit qu'il y aura beaucoup de forces militaires engagées sur l'extérieur et, forcément, les troupes ne seront pas là. - Y.Goosz: Ce qui va être intéressant, c'est le 4 juillet, les 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis. Le 14 juillet, E.Macron voudra répondre à D.Trump. - L.Vigogne: C'est symbolique. Il veut se montrer en chef de la nation, des armées, et en leader d'une 3e voie face aux Etats-Unis et à la Chine.

15:44

- M.Bouhafsi: La loi sur la fin de vie, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le service militaire volontaire en France... 3 sujets de société qui lui permettent de garder le cap sur la scène nationale. Il montre qu'il veut réformer jusqu'au bout? - D.Reynié: Pour le moment, il n'y a pas eu beaucoup de réformes car il n'y a pas de majorité. Ca le contraint à se débattre dans un environnement politique très hostile. Il y a aussi le problème très prégnant... - M.Bouhafsi: C'est parce qu'il n'y a pas de majorité en France qu'il veut se concentrer sur l'étranger? - D.Reynié: C'est sans doute une des raisons. Mais pour finir son mandat, il a quand même besoin d'acter la réalisation d'un programme ou d'une partie de son programme de 2022. Il y a la question de la fin de vie.

16:26

Je ne sais pas si c'est là-dessus qu'on termine en beauté un mandat. Sur les retraites, il a dû abandonner. C'était peut-être une de ses grandes réussites. La crainte, pour lui, c'est de savoir à qui il va passer le pouvoir. Il a été élu 2 fois au 2d tour face à M.Le Pen. En 10 ans, il n'est pas parvenu à réduire la pression et la menace populistes. La situation qui va sortir des élections de 2027 sera, à mon avis, le vrai couperet sur ce qu'on va retenir de son mandat. Non pas qu'il se réduira à sa succession, mais le moment de sa succession va sonner comme un coup terrible sur le bilan de 10 années de présidence.

17:06

Après avoir été confronté 2 fois à une candidature populiste, il faut espérer qu'en 2027, ce sera une élection normale, qui permettra de dire "ça, j'y ai mis fin". - A.Bégot: Plus on va s'approcher de la présidentielle, plus E.Macron risque de devoir s'impliquer. Il a dit qu'il voulait être le président de tous les Français jusqu'à la dernière minute. Il ne va soutenir personne? - L.Vigogne: Difficile de répondre un an avant à cette question. Dans un 1er temps, il peut se tenir assez loin de l'élection présidentielle qui vient. D'abord pour se concentrer sur ce qu'il a à faire, décider de son propre avenir, car aujourd'hui, dans le casting,

17:50

personne ne lui convient. Ca s'est un peu réchauffé avec E.Philippe, mais ce n'est pas son candidat de coeur. Avec G.Attal, c'est glacial. Avec B.Retailleau, les relations sont exécrables. Le président aimerait que J.Castex soit le candidat, mais personne n'y croit vraiment. J.Castex ne montre pas de volonté dans ce sens. Pour l'instant, le président laisse chacun se développer, mener campagne. Et en mars prochain, il verra s'il prend position. Il aura sans doute un discours à un moment donné contre les extrêmes. Ce sera difficile pour lui de faire autrement. - A.Bégot: Il sera obligé de soutenir quelqu'un, à un moment ou à un autre.

18:34

- D.Reynié: En se demandant si le fait de le soutenir ne sera pas au désavantage de la personne qu'il va désigner. Il y a un risque que ce soit utilisé comme cela. Ce qui est frappant, c'est qu'il se retrouve sans héritier. Ca aura des effets sur son comportement dans les 11 mois qui viennent. Est-ce qu'il n'a pas d'héritier car il considère que ce n'est pas fini et, auquel cas, il peut revenir en 2032... Il n'a pas intérêt à dire qu'il a un héritier, mais il faut faire très attention à la manière dont la fin va se passer.

19:16

C'est une voie étroite pour lui. Dans un monde très dangereux, on peut considérer que c'est une 3e guerre mondiale qui est en cours d'une façon assez atypique. Avec une France en difficulté sociale et économique, le paysage est sombre. Il faudra qu'il trouve la bonne mesure pour peser sans influencer extrêmement le débat. - M.Bouhafsi: Vous parlez d'héritage dans votre enquête dimanche dernier. Vous parlez d'une envie, de 2 camps au sein de l'Elysée sur un livre pour tracer un chemin et dresser un bilan. - L.Vigogne: Il y a une réflexion autour du chef de l'Etat.

20:00

Est-ce qu'il ne faut pas écrire un manifeste du macronisme avant le départ du chef de l'Etat, afin que celui-ci remette un peu en perspective son action? - M.Bouhafsi: Avant l'élection? - L.Vigogne: Oui. C'est un projet qui a déjà fleuri plusieurs fois à l'Elysée ces dernières années. E.Macron a plusieurs fois émis l'hypothèse de sortir un tel livre. Au moment du départ de F.Bayrou de l'Elysée, à son arrivée, à l'hiver 24, il avait déjà cette idée-là. Ce n'est pas une évidence. Pour lui, ce serait aussi un moyen de peser un peu dans la campagne,

20:43

faire en sorte qu'au moment où les lumières vont s'éteindre, de contrôler le récit. C'est ce que certains lui conseillent. S'il n'écrit pas son histoire, d'autres le feront, et le feront peut-être dans un sens qui ne lui plaira pas. - E.Eméyé: E.Macron s'est invité par surprise au 10e anniversaire des Jeunes avec Macron. Dans un 1er temps, il leur demande leur soutien jusqu'à la fin de son mandat. Il faut écouter la fin de sa phrase... - E.Macron: Je suis là pour vous dire que j'ai encore besoin de vous. Je compte sur vous. Pour les 2 ans qui viennent, chaque jour, pour dans 2 ans,

21:25

mais j'ai aussi besoin de vous pour dans 2 ans, pour dans 5 ans, pour dans 10 ans, parce que vous serez là et parce que, comptez sur moi, je serai là avec vous. - E.Eméyé: "J'ai besoin de vous pour dans 5 ans, pour dans 10 ans." C'est une manière de laisser la porte ouverte pour 2032. - D.Reynié: C'est une manière de le faire. Il n'y a pas un président en état physique de poursuivre qui n'ait pas souhaité ardemment poursuivre ou revenir. Jusqu'à présent, aucun n'y est parvenu. E.Philippe faisait remarquer que comme personne ne l'avait jamais fait, c'est aussi une des raisons pour lesquelles

22:10

E.Macron pouvait le souhaiter. Sur le bouquin, il y a 2 écueils à éviter: que ça fasse testament et qu'en exposant une espèce de bilan, il embarque des candidats à la présidentielle sur la justification de ce bilan. Le Premier ministre E.Philippe, d'autres qui ont été membres de gouvernement... Et qu'ils viennent parasiter la campagne en obligeant à faire un débat sur la présidence Macron. Ca ne serait pas à l'avantage d'autres candidats. Peut-être que ça tournerait mal pour le président sortant. - M.Bouhafsi: C'est bien de terminer avec des chiffres. La cote de popularité d'E.Macron est d'environ 21-22 %.

22:54

Celle de Sarko à la même époque était de 30 % et celle de F.Hollande de 14 %. N.Sarkozy et F.Hollande n'ont fait qu'un mandat. Il est dans la moyenne? - L.Vigogne: Une moyenne faible, mais dans une moyenne. Il s'est un peu refait après la dissolution. Elle aurait pu vraiment menacer toute son autorité politique. Il a repris un peu d'oxygène grâce à l'international, mais aussi parce qu'il a désormais à Matignon un Premier ministre avec qui ça se passe bien, avec qui le partage des rôles est très clair. Ce n'est pas un Premier ministre qui lui prend toute la lumière comme G.Attal, qui lui prend la manette des mains comme M.Barnier. Il ne le fait pas plonger dans l'impopularité comme F.Bayrou.

23:36

Il a trouvé son créneau. S'il ne prend pas d'initiative politique intempestive, il peut encore grappiller un peu de points jusqu'au 13 mai 2027. - A.Bégot: On n'a toujours pas la date... - M.Bouhafsi: Il y a 2 scénarios. Merci à vous, D.Reynié. Je rappelle votre essai. L.Vigogne, on prend énormément de plaisir à vous lire chaque dimanche dans "La Tribune Dimanche". Restez avec nous. - C'est pas cher. - C'est pas cher. - Pour 10 euros, il y a de quoi manger.

24:21

- On a une offre assez gourmande, motivante, qui pousse n'importe quel consommateur à tester. - P.Larrouturou: Je vous emmène en immersion à Saint-Ouen, dans cette guerre du poulet et des symboles. D'un côté, ce poulet grillé halal pas cher. K.Bouamrane n'en veut pas. Il accuse ce poulet de dégrader la vie des riverains et de promouvoir la malbouffe. Le bras de fer est devenu surréaliste. Des blocs de béton devant le restaurant, des pots de fleurs orange. Le tribunal administratif est saisi et arrive ce spot sur les réseaux sociaux dopé aux hormones de l'IA.

25:05

- Les pots de fleurs, c'est terminé. - P.Larrouturou: Nous sommes donc devant ce restaurant à Saint-Ouen qui ne s'est pas envolé. En voulant empêcher l'ouverture de ce 36e restaurant en France, le maire a fait venir des clients. - Toute cette histoire a fait de la pub à l'enseigne. - J'étais curieux. Le bad buzz alimente le buzz. - J'ai appris toute l'affaire et je me suis dit: "Pourquoi pas tester cet endroit?" - Ca lui a fait de la pub gratuite. - P.Larrouturou: Pour ces 4 pilons, cette saucisse au poulet, cette espèce de beignet au poulet, 8,50 euros. Tout ça à 8,50 euros! On va prendre un peu de hauteur avec un expert. Les enseignes de fast-food traditionnelles sont devenues trop chères. Les jeunes veulent payer pas cher pour manger. - C'est une enseigne qui fait du poulet, qui est une protéine

26:32

moins chère. Ca permet d'avoir des petites barquettes avec des suppléments riz, frites ou soda en dessous du ticket moyen de 10 euros. Aujourd'hui, les enseignes de fast-food plus traditionnelles ont un ticket autour de 12 euros. Elles sont normalisées. Ces enseignes, c'est plutôt des jeunes consommateurs. - P.Larrouturou: D'où vient ce poulet? Principalement de Pologne ou d'Espagne. Tous les clients viennent pour manger pas cher, surtout beaucoup. - Des petits pilons, des barquettes de pâtes...

27:16

12 euros. On va bien manger. - 3 pilons de poulet, une escalope et des pâtes au poulet. Simple, pour 9,50 euros. - C'est halal. Ca touche une grande majorité des personnes de Saint-Ouen. - C'est pas cher. - On a faim. Si on veut vraiment manger pour s'allumer le bide, on en aura pour 10 euros. En 2026, pour vraiment bien manger, ça va. - Ca cale. - C'est pas un truc gourmet, mais ça passe. - P.Larrouturou: Ouvrons le dictionnaire. "Satiété": état d'une personne dont l'appétit est pleinement satisfait.

27:49

C'est une nouvelle tendance. - Dans la logique du quotidien du consommateur, c'est intégrer ce rapport qualité-prix-satiété. Je regarde la quantité dans l'assiette. On est rassasiés. C'est un nouveau facteur. - P.Larrouturou: C'est une satiété parfaitement instagrammable. Nous avons contacté l'enseigne. Elle nous répond. ... - M.Bouhafsi: J'aime bien le "relativement saine". Vous avez testé? - D.Reynié: Non! - P.Larrouturou: Allez-y. - D.Reynié: Moi, je me demande pourquoi ça vient de Pologne et d'Espagne? Pourquoi la France ne fait pas des poulets à aussi bas prix? Il y a le transport, en plus. Ca interroge notre modèle. - M.Bouhafsi: La qualité des poulets... - Y.Goosz: Comment les poulets sont nourris... - D.Reynié: En Pologne et en Espagne, c'est plus industriel, comme production. - P.Larrouturou: Ce ne sont pas les mêmes critères. - D.Reynié: C'est dommage de ne pas avoir une production plus fermière. - M.Bouhafsi: Merci, P.Larrouturou.

29:17

L'OMS rassure: ce n'est pas un nouveau covid mais ça réveille de nouvelles angoisses. Sur un bateau de croisière, un nouveau foyer de hantavirus. 8 cas signalés dont 5 confirmés et 3 morts. Le bateau est attendu dimanche aux Canaries pour une évacuation très encadrée des passagers. Sur place, l'arrivée du bateau inquiète les habitants. ... - Un collègue qui travaille sur le port m'a demandé ce qu'il devait faire si un passager le touchait. Nous n'avons aucune information. On ne sait pas comment ça se transmet. - M.Bouhafsi: Bonsoir, G.Pialoux. Est-ce qu'on vous en parle, de l'hantavirus? - Pr G.Pialoux: A moi? Toutes les 5 minutes. Notamment vos collègues. Les gens sont particulièrement inquiets. Contrairement à certains spécialistes, on s'intéresse pas aux hantavirus que depuis cet épisode. Ce sont différents types de maladies.

30:44

Ca me préoccupe depuis plusieurs années, car c'est un modèle de ce qu'on appelle le One Health. Si on s'occupe que de la santé humaine sans s'occuper de la santé animale... Il y a une inquiétude sur le fait que ça augmente les cas en Europe et en Chine avec une très faible mortalité. L'autre facteur d'inquiétude, c'est que les virus qui circulent avec très peu de cas dans les Amériques ont un taux de mortalité très important. Ca peut aller jusqu'à 45 %. - M.Bouhafsi: Le MV Hondius doit arriver dimanche matin à Tenerife. La France et les Etats-Unis ont annoncé un rapatriement

31:28

des passagers rapide. Pendant combien de temps faut-il surveiller les passagers et les cas contacts? - Pr G.Pialoux: C'est la particularité de ces virus ARN. Le temps d'incubation est assez long. Ca ne facilite pas le travail de tracing. Il va falloir tracer les personnes contacts, les dépister, les surveiller, évacuer les personnes symptomatiques vers des centres spécialisés... C'est au moins 6 semaines. - M.Bouhafsi: 45 jours. Vous comprenez l'inquiétude des habitants des Canaries? - Pr G.Pialoux: Oui. Il y a une part d'irrationnel, mais avant,

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il y a eu le SARS en 2003, Ebola, le covid... Le manque d'informations, le fait que les gens ne connaissent pas le virus, le fait que la situation ne soit pas circonscrite... Il faut qu'on puisse accepter qu'on dise qu'on ne sait pas. L'avantage des bateaux, c'est qu'on va tout savoir de ce qu'il s'est passé. Par définition, les gens vont être testés. On va savoir les contacts, les asymptomatiques. Des choses qu'on ne sait pas encore à ma connaissance. - A.Bégot: Ca réveille un certain nombre d'angoisses. Toute la semaine, j'ai entendu les auditeurs qui me disent: "On nous cache quelque chose. Ca va être comme le covid. On va découvrir au fur et à mesure." Comment vous expliquez ça?

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- Pr G.Pialoux: Je ne veux pas être dans les bêtisiers. A priori, il y a plus d'éléments de divergence par rapport au covid, le taux de transmission, le fait que ce soit plus transmissible... Il y a eu des expériences en Argentine qui ont été publiées, notamment en 2020, au début du covid... Une expérience en Patagonie où il y avait eu un cluster de 34 personnes contaminées pendant un anniversaire de 100 personnes. On sait un certain nombre d'éléments qui ne plaident pas en faveur d'une pandémie. Mais probablement que le bon référentiel, ce n'est

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pas le covid et les épidémies qui peuvent poser des problèmes à des services sanitaires. Je pensais au SRAS, au monkeypox... Personne n'en parlait. Il y avait des épidémies en Afrique. Ce n'est pas la même ampleur, le même taux de mortalité. Aux Etats-Unis, il y a eu en 2003 une épidémie liée à l'importation de rongeurs... Personne n'y a fait attention. Il y a eu, en 2022, 160 000 cas, quelques décès. On a quand même du mal, même si on a appris... Pour l'instant, on n'a pas les jumelles pour voir arriver le problème. - M.Bouhafsi: L'OMS veut rester rassurante. Le risque pour la population générale resterait faible.

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... - M.Bouhafsi: Est-ce que vous comprenez que la psychose ne s'éteint pas avec une simple déclaration de l'OMS? J'ai reçu plein de messages de gens qui me disent: "L'OMS avait dit la même chose pour le covid..." On est très heureux de vous recevoir. Ca va aussi nous remémorer de mauvais souvenirs, cependant! - Pr G.Pialoux: La personne qui m'a maquillé m'a dit: "Quand on vous voit, ce n'est pas bon signe." Je ne suis pas venu amener que de mauvaises nouvelles. On est préoccupés. Etre préoccupé, ça ne veut pas dire qu'il va se passer une pandémie. Mais on a appris la prudence. Ceux sur les plateaux télé qui disent "il ne se passera rien", c'est difficile de le dire. Le scénario le plus probable, c'est qu'il va y avoir des épidémies circonscrites de ces virus américains. Circonscrites en termes de chiffres, mais avec une mortalité importante.

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C'est ça, qui est inquiétant. - M.Bouhafsi: La souche des Andes est particulièrement mortelle. C'est la seule à se transmettre aussi d'humain à humain. Entre 20 à 40 %, c'est important. - Pr G.Pialoux: Dans l'échelle des maladies infectieuses, on est sur des Ebola... Le SRAS 2003, c'était 10 % de mortalité. - Y.Goosz: Et le covid? - Pr G.Pialoux: Quelques pourcents. Ca dépend des pays. - M.Bouhafsi: Ce qui est inquiétant aussi, c'est qu'une femme est désormais suivie comme cas contact. Elle était dans le même avion que la passagère néerlandaise morte à Johannesburg. Elle est à Alicante. Elle présente des symptômes légers. Une autre personne passée par Barcelone avant de repartir en Afrique du Sud est recherchée. L'hôtesse de l'air qui a été au contact de cette passagère est négative. Les gens sont partout, aujourd'hui. - Pr G.Pialoux: Les gens vont prendre des avions. On reviendra sur le risque dans un avion... On dit toujours le "R0". Pour l'instant, c'est probablement de l'ordre de 2 ou de 1,5. On contamine la personne à côté... Ce n'est pas la rougeole. - A.Bégot: Ce n'est pas l'avion entier.

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- Pr G.Pialoux: Non. Il va y avoir des personnes qui sont descendues à Sainte-Hélène et il va y avoir celles qui ont pris l'avion, avec la femme du cas index... Cette femme est rentrée dans le bateau en avril. Elle est dans un avion de ligne classique. C'est le boulot des équipes sanitaires. Mais là, il n'y a pas de régulation. Il va y avoir des échanges européens, mais il n'y a pas au niveau européen une politique de régulation qui dit "la norme, c'est ça". - M.Bouhafsi: Ce n'est pas l'OMS qui doit faire ça? - Pr G.Pialoux: L'OMS fait ce qu'elle peut. L'OMS, elle a été amputée de 18 % de son budget grâce à Trump... C'est une petite structure. - Y.Goosz: On nous avait dit qu'on aurait une Europe sanitaire après le covid... - Pr G.Pialoux: Il n'y a pas d'Europe sanitaire. On a vu ça avec le vaccin du covid. C'était catastrophique. On peut s'entendre pour partager des informations, mais chaque pays va adopter des règles sanitaires. - M.Bouhafsi: On parle aussi de la situation internationale,

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avec le blocage du détroit d'Ormuz. Les chaînes d'approvisionnement sont mises sous pression. Au Royaume-Uni, les autorités ont demandé aux soignants d'économiser les gants en se lavant plus les mains. En Corée du Sud, la chasse aux seringues est lancée. Ca vous inquiète, quand on voit toutes ces préconisations? - Pr G.Pialoux: Ce qui m'inquiète, c'est qu'on est dans des systèmes sanitaires qui fonctionnent à 100 % et qui sont saturés. Tout élément qui vient s'additionner à ce qu'on a l'habitude de voir circuler, la grippe, les virus respiratoires... Il y a une marge de variation en fonction de l'agressivité,

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mais tout événement qui vient perturber... On l'a vu avec le SRAS. C'était 2 cas français. Les gens ne se rappellent pas le malaise que ça avait mis. Il y avait une parano totale sur les gens qui revenaient des zones d'endémie. Ca déstabilise un système de santé avec peu de cas ou des suspicions de cas, ou des cas contacts, qui est déjà en étranglement. Les Anglais, c'est pareil. Le système anglais est en difficulté. Ca vient se rajouter à tout le reste.

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- E.Eméyé: Pour ne pas déstabiliser plus le système de santé, l'Académie nationale de médecine veut rendre le vaccin pour la grippe obligatoire pour tous. Aujourd'hui, la recommandation est très peu suivie. Moins d'un cas des personnes vaccinées à l'hôpital ou en Ehpad. - Pr G.Pialoux: Je vais augmenter considérablement mes amis sur les réseaux sociaux. Ca fait 3 fois que l'Académie de médecine recommande ça. C'est une décision politique. On arrive à monter un peu plus que ce que vous dites, parce qu'on est un service de maladies infectieuses. Mais dans les autres services, les médecins, c'est 36 %...

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On n'y arrive pas par la pédagogie. En plus, quand vous rentrez dans une école d'infirmière, on vous impose des vaccins. Il ne faut pas penser vaccination covid, mais hépatite B. Il faut être vacciné, quand vous êtes soignant. Ca coûte moins cher de fournir les vaccins au personnel soignant que de soigner les grippes qui sont des grippes nosocomiales, apportées par les soignants, sans compter l'hôpital public, qui est malade. - M.Bouhafsi: On apprécie votre honnêteté, de dire "on ne sait pas tout sur tout". Pour avoir de bonnes nouvelles, on lit votre livre, "Admirations: sept héros de la médecine". C'est une plongée dans l'histoire des femmes et des hommes qui ont fait avancer la médecine. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot. D'abord, les commémorations du 8-Mai. - A.Bégot: Cérémonie présidée à Paris par le chef de l'Etat. Un dépôt de gerbe devant la statue du général de Gaulle. Puis, E.Macron a rejoint l'Arc de Triomphe, escorté par la Garde républicaine.

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Après la revue des troupes, il a déposé une gerbe devant la tombe du Soldat inconnu, puis a rallumé la flamme. Il y avait les membres du gouvernement, le président du Sénat et de l'Assemblée nationale ainsi que de nombreux anonymes, parfois inquiets du retour d'un conflit généralisé. - C'est un 8-Mai particulier. La situation n'a jamais été aussi incertaine que depuis des décennies. - Ca nous rappelle qu'on n'est pas à l'abri d'un nouvel événement terrible. - Il faut surtout conserver nos valeurs et protéger nos valeurs. On a une armée capable. - On a une très grande armée. On est bien protégés. - C'est un devoir de mémoire important.

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On devrait se rappeler ce qui était avant pour se projeter dans le futur. - A.Bégot: Ces Français qui assistaient à ce défilé, il y a une vraie inquiétude? - D.Reynié: La situation leur donne raison. Ce n'est pas un fantasme. Dans ce pays, où il y a une histoire militaire forte, ça n'a jamais tout à fait disparu, mais là, il y a une préoccupation plus intense. Ca pèsera aussi sur la présidentielle. - A.Bégot: Le général P.Schill a dévoilé les grandes lignes du tout nouveau service national qui entre en vigueur en septembre prochain.

43:21

C'est un service volontaire qui s'adresse aux 18-25 ans. Il dit avoir reçu 8000 candidatures pour 1800 postes. Les Etats-Unis disent avoir neutralisé 2 pétroliers iraniens. C'est une riposte à l'attaque quasi simultanée de 3 destroyers américains par l'Iran un peu plus tôt. Le chef de la diplomatie américaine dit attendre dans la journée une réponse des Iraniens à une proposition de paix qui semble désormais compromise. - M.Bouhafsi: En Ukraine, un incendie monstre à proximité de Tchernobyl. - A.Bégot: Ce feu s'est déclaré dans une forêt au nord du pays. Les autorités ukrainiennes ont pointé du doigt la Russie, malgré la trêve décrétée par Moscou. Les 2 pays continuent leurs attaques mutuelles. V.Zelensky dénonce une fausse trêve. ... - A.Bégot: Comme tous les 9 mai, un défilé est prévu demain sur la place Rouge à Moscou pour célébrer

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la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie. Celui de demain ne ressemblera pas à celui que vous voyez à l'image. Pour la 1re fois, pas de blindés ni de missiles. Le Kremlin invoque la menace de frappes ukrainiennes. ... - A.Bégot: Ces derniers jours, la sécurité autour du Kremlin a été renforcée. La presse évoque des craintes de coup d'Etat. - M.Bouhafsi: En France, les préparatifs de la finale de la Ligue des champions. - A.Bégot: Vous connaissez l'affiche PSG-Arsenal. Ce sera le 30 mai prochain à Budapest. Malgré les incidents de mercredi soir, 127 interpellations en Ile-de-France, le nouveau maire de Paris souhaite la mise en place d'une fan-zone dans la capitale. Il y travaille avec le PSG. Pas vraiment du goût du ministre de l'Intérieur, L.Nunez. - L.Nunez: Le maire de Paris a annoncé la création d'une fan-zone. Normalement, on discute avec le préfet de police. Ca n'a pas été le cas.

46:16

- A.Bégot: La soirée du 30 mai s'annonce bien chargée pour les forces de l'ordre. Pas moins de 3 gros concerts, dont celui d'A.Nakamura au Stade de France. On sera aussi en plein Roland-Garros. - M.Bouhafsi: Le maire d'Ouessant appelle le roi Charles III à l'aide. - A.Bégot: Pour sauver la seule église de cette île, qui tombe en ruine. Les toits s'effondrent, les murs s'effritent et la charpente se désagrège. La mairie a fermé les lieux. Le montant de ces travaux est estimé à plus de 1 million d'euros. L'association de sauvegarde du patrimoine religieux remue ciel et terre pour trouver des fonds et a donc écrit au roi Charles III.

47:00

L'histoire de cette église est en effet très liée à l'Angleterre. C'est la reine Victoria qui avait financé en partie le clocher. - En 1896, vous avez un paquebot britannique qui a sombré. Les corps ont été récupérés par les habitants de Molène et d'Ouessant. Ils ont été traités comme si c'était des membres de nos communautés respectives. De fait, les Anglais ont été très émus par cette action. Ils ont décidé de lancer une grande souscription nationale. La reine Victoria a participé.

47:32

Ca nous a permis d'avoir notre clocher sur Ouessant. Après "God Save the King", on espère "King Save the Church". - A.Bégot: Que voyez-vous sur cette image? - M.Bouhafsi: Une grosse vague. - A.Bégot: C'est un nuage! Un nuage rouleau. Phénomène extrêmement rare. Il a été observé au Brésil. C'est le résultat d'un choc thermique entre l'air froid de la mer et l'air chaud au sol. Autre nuage tout aussi spectaculaire et magnifique. Un nuage arc-en-ciel. C'est poétique!

48:16

Il est iridescent. C'est un phénomène météo très rare. Il a été observé en Indonésie. Et puis, peut-être que ça va vous étonner. La ville de Tokyo a décidé d'assouplir les règles vestimentaires au bureau. Laissez tomber le costume, messieurs. Optez pour une tenue légère. Objectif: faire des économies d'énergie, de climatisation, face à la hausse des prix de l'énergie. - M.Bouhafsi: Je refuse de vous voir en short, Y.Goosz! Ni short, ni tongs. Les shorts sont désormais interdits au lycée François-Arago de Perpignan. - A.Bégot: La direction a envoyé un courrier aux parents d'élèves les appelant à la vigilance en matière vestimentaire, sous peine d'être de se voir refuser l'entrée à l'établissement. Ca a fait réagir. Réactions des premiers intéressés.

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... - C'est vraiment n'importe quoi, de penser que les tenues n'aident pas à la concentration. C'est normal que ça fasse scandale. - M.Bouhafsi: Ca fait débat autour du plateau. Le short au lycée, ça craint? - E.Eméyé: Ca vous aurait empêché de vous concentrer? - M.Bouhafsi: Non, mais c'est bien d'avoir une tenue! On est à 34 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de foot. - A.Bégot: Ce sera le 11 juin. La polémique continue d'enfler autour du prix des billets. Même D.Trump s'y est mis. "Les billets sont trop chers", a dit le président américain. L'événement sera sportif, mais aussi très lucratif pour plein de marques qui sortent le grand jeu. Dernière en date, la célèbre marque de sport à 3 bandes qui a dévoilé un film publicitaire de plus de 5 minutes avec les plus grandes stars du foot.

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Le tout, chapeauté par T.Chalamet. - M.Bouhafsi: On va être champions du monde! Savez-vous ce qu'est un écuroduc? - E.Eméyé: Un écureuil qui est... - A.Bégot: Ca a un lien avec l'écureuil. C'est un petit pont en hauteur pour permettre aux écureuils de traverser sans se faire écraser. Il va y en avoir bientôt un installé au Touquet. C'est le cas déjà à Angers ou à Besançon.