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interviewBFMTV· 26 mai 2026 17 min

Manuel Bompard, député LFI, assure que le parti prépare "sérieusement" la présidentielle de 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, qui nous rejoint sur ce plateau. Député des Bouches-du-Rhône, on va parler des solutions des insoumis face à la crise des carburants dans quelques instants, mais aussi des candidats de leurs propositions dans ce début de campagne. Bonsoir Manuel Bompard.

Bonsoir. Un mot d D'abord, sur cette canicule, on en parlait il y a quelques minutes, sans précédent à ce moment de l'année en France. On va atteindre les 40 degrés dans les jours qui viennent.

Est-ce qu'il faut s'habituer ou est-ce qu'il faut s'adapter ? Ou les deux ? Il Il faut s'adapter et il faut lutter contre le réchauffement climatique parce que l'augmentation de ces événements climatiques extrêmes est liée à l'augmentation de la température et donc au réchauffement climatique.

Quelle est la mesure que vous prendriez tout de suite, qui n'a pas encore été prise. Ah, il y en a beaucoup, mais par exemple...

La mesure. Non, mais par exemple, il y a quelque chose de très simple et qui devrait normalement réunir tout le monde. C'est qu'aujourd'hui, on a un rythme de rénovation thermique des logements. qui n'est pas du tout à la hauteur de la situation.

On estime qu'il faudrait rénover autour de 600 000 logements par an. On rénove 100 000, 200 000 logements par an chaque année, depuis des années et des années. C'est une mesure d'eau à laquelle tout le monde aurait un intérêt.

Mais ça coûte très Oui, mais à un moment, il faut faire des priorités budgétaires. Vous réduisez les bouilloires thermiques, c'est-à-dire ces logements dans lesquels les gens vivent alors qu'ils sont mal isolés. Évidemment, ça a un intérêt climatique et écologique.

Et ça a un intérêt économique puisque c'est des entreprises le secteur du bâtiment que vous relancez à qui vous donner une activité pendant des années et des années donc la priorité des insoumis sur le climat ce serait la rénovation s'il en fallait une je vous donne je vous donne celle-là mais il y a beaucoup d'autres choses à faire. Il faut évidemment avoir une politique de lutte contre le réchauffement climatique, ça en fait partie, la transition énergétique est nécessaire, sortir des énergies carbonées, et il faut une politique d'adaptation au changement climatique, parce qu'on sait qu'une partie du réchauffement climatique, on ne pourra pas l'annuler aujourd'hui. C'est irréversible.

Il faut lutter contre la dépendance au pétrole ? Évidemment. Il faut préparer l'après-pétrole.

Est-ce que bloquer les prix des carburants, c'est lutter contre la dépendance puisque je rappelle que c'est la mesure que vous préponisez. Je comprends sincèrement votre question, mais vous devez distinguer...

Il y a quelque chose d'un peu paradoxal ? Non, enfin je crois pas, je crois qu'il faut que vous distinguiez dans les réponses politiques. Les réponses politiques, elles sont de l'ordre du court terme, c'est-à dire des gens aujourd'hui qui n'ont pas d'alternative et qui sont obligés d'utiliser leur voiture qui fonctionne avec du carburant et donc issu du pétrole, vous pouvez pas du jour au lendemain leur dire bah désolé vos voitures elles vont plus pouvoir rouler.

Et ensuite avoir une politique à moyen et à long terme qui effectivement électrifie, qui sort de la dépendance aux énergies carbonées. Il faut faire les deux choses. Ce qui est quand même assez surprenant c'est que vous avez un gouvernement qui attend qu'on soit dans une crise terrible d'augmentation des prix du carburant pour commencer à se poser la question de l'électrification.

Il fallait peut-être y penser avant, précisément quand on va se retrouver dans cette situation. Sur votre mesure sur le blocage des carburants, le gouvernement et pas que lui d'ailleurs certains économistes aussi vous disent le blocage des prix c'est la pénurie. Donc on aura des prix bloqués moins cher mais il n'y aura plus de carburant à la pompe.

Qu'est-ce que vous répondez là-dessus ? Que le blocage des prix ça existe dans les départements et territoires d'outre -mer aujourd'hui. On a un blocage des prix et un blocage des marges.

Mais ce n'est pas un blocage des prix en Outre-mer. Il y a un plafonnement des prix qui est revu tous les mois par le préfet. J'ai regardé les chiffres avant de vous recevoir parce que c'est vrai que depuis des semaines, vous citez notamment le cas de la Réunion, de la Guadeloupe et de la Martinique.

Mais moins rapidement que...

Tous les mois, le préfet là-bas rehausse. Vous savez ce qui s'est passé en Guadeloupe et en Martinique le mois dernier ? 31 centimes de plus pour le gazole et 17 centimes pour le super.

Là où je vous donne le point, là où c'est vrai, c'est qu'il reste moins cher qu'en métropole. Mais...

Ah ça augmente quand même et ça augmente le mois d'après. Je vous remercie d'avoir fait ce travail parce qu'aucun de vos collègues quasiment l'avait fait pour l'instant. C'est à force de vous entendre dire ça.

Je vous remercie de l'avoir fait. Mais c'est pas un blocage. Attendez, si, si, c'est un blocage des prix.

C'est juste que le blocage des prix, c'est fixer un prix et cette fixation du prix, elle a lieu chaque mois dans une réunion. Ça augmente avec un mois de retard et ça baisse avec un mois de retard. Vous avez raison.

Il y a des mesures de contrôle des prix et des mesures d'encadrement des marges. Ce qu'il faut dire, c'est que les prix sont aujourd plus bas que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone et que la hausse, elle a mis beaucoup plus de temps. Un mois.

Elle a mis un mois à se répercuter. Mais un mois, c'est pas négligeable. Mais ce sera peut-être la même chose à la baisse.

Donc au final, dans la poche des automobilistes de La Réunion ou de Guadeloupe, je pense qu'aujourd'hui, les automobilistes de La Réunion ou de Guadeloupe, ils sont contents de voir que les prix du carburant sont plus faibles que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone. Ensuite, est-ce que cette mesure-là, elle est parfaitement appliquée ? Est-ce qu'on ne peut pas faire mieux ?

Je pense qu'on peut faire bien mieux, c'est-à dire que même ces mesures de contrôle et de fixation du prix, elles pourraient permettre de s'en prendre davantage aux marges. Parce que pourquoi on veut fixer le prix ? C'est parce qu'aujourd'hui, il faut que tout le monde qui nous écoute le comprenne.

Ça ne coûte pas plus cher de produire un litre de carburant aujourd qu'avant le déclenchement de la guerre. Ça ne coûte pas plus cher, vous êtes d'accord ? Si aujourd'hui les prix sont plus importants...

Ça dépend si on le produit ou si on l'achète sur les marchés. Sur les marchés, ils coûtent plus cher. À la production, ça ne coûte pas plus cher.

Il n'y a pas eu quelque chose qui fait que c'est...

Pourquoi ? Parce qu'il y a des mécanismes de spéculation au milieu. Bon, donc la question d'une mesure de contrôle des prix, c'est face à des mécanismes spéculatifs.

Arrêtez cette situation dans laquelle vous avez l'immense majorité des Français qui tirent la langue, qui se serrent la ceinture, qui n'arrivent pas à s'en sortir, qui réduit y compris ses déplacements, et de l'autre côté des grandes entreprises qui font, vous entendez bien, chaque jour en France, les pétroliers, 12 millions d'euros de super profit. Chaque jour. Pendant que de l'autre côté, vous avez des gens qui ne vont plus se déplacer, qui ont des difficultés pour aller travailler.

Cette situation est inacceptable. Donc la seule mesure pour répondre à ça, c'est le blocage des prix. Et c'est la seule mesure qui coûte 0 euro à l'État.

Ça coûte 0 euro à l'État, ça met en contribution les marges des profiteurs de crise. Manuel Bompard, l'immigration, est-ce qu'il faut un moratoire de trois ans sur l'immigration légale en France comme le propose Gérald Darmanin ? D'abord je vous fais remarquer que monsieur Darmanin lui-même a reculé sur sa propre proposition, c'est-à-dire que dimanche dernier il nous disait il faut qu'il y ait un moratoire c'est à dire tous les gens qui avaient entendu cette proposition plus aucune immigration en france et je l'ai écouté je l'ai entendu ce matin à la radio dire non non mais le moratoire c'est pas vraiment pour c'est sur le regroupement familial alors voilà on pour les familles de ceux qui sont venus travailler en France il l'avait c'était déjà dans l'interview dimanche dernier mais c'est vrai qu'il l'a expliqué mais c'était écrit dimanche c'est pas un moratoire un moratoire ça revient à dire on arrête bon donc c'est la première chose c'est juste pour montrer que monsieur Darmanin fait de la communication et qu'ensuite la mesure qui propose ne correspond évidemment pas à un moratoire et bien heureusement parce qu'un moratoire c'est absolument impossible quant à la proposition qui consiste à demander à des gens qui viennent légalement sur le territoire français avec un titre de séjour au titre du travail, c'est-à-dire des gens qui travaillent en situation régulière.

De leur dire « C'est sympa, vous venez travailler et occuper des emplois existentiels en situation régulière, mais vous n'allez pas pouvoir avoir vos enfants ou votre famille. Et prétendre que cette mesure-là, elle va faciliter l'intégration des personnes qui sont immigrées et qui travaillent en France, c'est absolument absurde. Je suis absolument en désaccord avec cette mesure.

Je la trouve absolument inhumaine et absolument contre-productif. Demandez à des gens de venir travailler en situation régulière en France. Je ne sais pas, peut-être que les gens qui nous écoutent, je sais qu'il est de bon ton aujourd'hui, je ne parle pas de vous, de crasher sur les immigrés à longueur d'antenne, mais peut-être que quelqu'un s'imagine une minute qu'il peut aller travaillé dans un autre pays et qu'il n'a pas le droit de faire venir sa famille et ses enfants.

C'est des êtres humains, en fait, qui ont des relations familiales, qui ont des enfants, etc. Peut-être qu'on peut le prendre en compte un peu dans nos propositions. Il n'est pas le seul, aujourd'hui, Gérald Darmanin, à dire qu'il faut réguler, diminuer l'immigration.

Gabriel Attal veut des quotas. Raphaël Glucksmann dit qu'il y aura une convention citoyenne sur l'immigration. Et François Ruffin, qui est de votre camp, peut-être même de votre famille politique, dit « je ne veux plus d'immigration de travail ».

Je ne veux plus d'immigration de travail parce que quand on fait venir un médecin à l'hôpital, on pille son pays d'origine et en plus on fait baisser les salaires. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui là-dessus Non, mais François Ruffin ne dit pas que ça. Et ce qui a décloché la polémique, c'est ce qu'il a dit autour de cette proposition.

François Ruffin a dit en gros on va pas faire comme les services, je cite sa citation, la même chose que ce qu'on a fait pour l'industrie, qui revenait en quelque sorte à expliquer que toutes les personnes qui vivent en France aujourd'hui ou qui ont eu des enfants, qui sont français et qui sont issus d'une histoire de l'immigration liée notamment à l'industrie, de tous ces gens qui sont venus pour travailler dans les mines, dans les usines, de la sidérurgie, etc. En gros c'était un problème de les avoir sur le territoire français. C'est ça qui était inacceptable dans les propos de François Ruffin et qui a produit, je crois, une polémique.

Sur le fond, sur l'immigration au travail. Mais moi, pour le reste, sur le fond, je vais vous dire, notre position, elle est très claire. Il y a des gens qui partent, et qui qui partent parce qu'ils sont conduits à partir de leur pays d'origine.

Et la première chose qu'on pourrait se poser comme question, c'est de savoir comment on fait en sorte qu'ils n'aient pas besoin de partir. Parce qu'en fait, ce n'est jamais un bonheur de partir de son pays. Vous n'alignerez jamais les salaires dans un pays d'origine avec ce en France.

Vous ne parlez pas d'aligner les salaires, mais je vous dis que s'il y a des gens qui partent aujourd'hui, c'est parce que par exemple il y a des accords commerciaux qui sont passés entre la France et un certain nombre de pays qui sont très inégaux pour ces pays, parce qu'il y a des situations de guerre, parce qu'il y a des situations de conflits, il y a des gens qui fuient la misère, qui fuient la situation économique, qui fuient la guerre. Vous dites quoi ? On ne peut pas dire ça et être de gauche.

On ne peut pas être contre l'immigration de travail et être de gauche. Non mais j'essaye de voir jusqu'où pour vous ça discrédite François Ruffin. Non mais c'est les électrices et les électeurs qui le décideront.

Moi ma position c'est d'essayer de faire en sorte que les gens, quand ils le peuvent, n'aient pas besoin de partir parce que ce n'est jamais un bonheur l'exil. Et par contre les gens qui sont sur le territoire national, il faut leur donner des papiers. parce que, que tout le monde comprenne, il y a des gens aujourd'hui qui arrivent ici et qui se retrouvent confrontés à des difficultés administratives qui en vérité posent des problèmes.

Les gens sont obligés pour travailler, ils sont obligés de contourner, alors qu'on leur donne un titre de séjour qu'on les régularise et en plus vous le savez y compris d'un point de vue économique ça va aider nos caisses, nos comptes sociaux être à l'équilibre, ça rapporte de l'argent les personnes qui travaillent aujourd'hui et qui sont des immigrés donc il faut arrêter de les pointer du doigt il faut peut-être commencer par les et remercier. Bien souvent, ils occupent des emplois qui sont essentiels à la vie de la nation. – Manuel Loupard, est-ce qu'il faut vous appeler M. le Premier ministre ? – Non, je suis député, coordinateur de la France Insoumise, et je suis en campagne présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon.

J'en suis très heureux. Vous avez sans doute lu les papiers partout dans la presse ces derniers jours, ces dernières semaines qui disent que Jean-Luc Mélenchon est tellement sûr de lui cette fois-ci que chez les insoumis on commence même à essayer de voir qui sera à Matignon qui sera mis c'est le cas ou pas ? Non mais on n'est pas sûr de nous on prépare une campagne présidentielle et peut-être contrairement à d'autres on la prépare sérieusement et quand on prépare...

Jean-Luc Mélenchon à la liste déjà aujourd'hui vous l'avez vous ? Non personne n'a de liste, il n'y a pas de liste composée, il y a une réflexion et il y a...

Ce ne serait pas honteux Marine Le Pen a dit si j'arrive à l'Elysée Jordan Bardella est à Matignon. Il n'y aurait rien de honteux monsieur Fauvel mais ça ne correspond pas à la réalité par contre ce qui est certain c'est que Jean-Luc Mélenchon dans cette campagne de l'élection présidentielle est entourée d'une équipe unie, soudée avec des personnes de grande qualité, de grand talent et qu'il est et qu'on a parmi les militantes et les militants, les élus de la France Insoumise et celles et et ceux qui voudront nous rejoindre, de quoi composer plusieurs gouvernements de grande qualité. Ça c'est certain.

Maintenant la composition du gouvernement, c'est après la victoire aux élections présidentielles. D'accord ? Donc il faut prendre les choses étape par étape.

Théodora, la chanteuse, Léna de l'influenceuse squeezy le youtubeur et yannick noah l'ancien vainqueur dans ces noms là le parisien nous dit ce matin que vous cherchez à aller je suis obligé d'aller recruter dans une sorte de comité de soutien people c'est le cas non je suis obligé de vous Je veux dire que je ne sais pas d'où sortent ces informations. Vous les connaissez ? Les personnalités dont vous avez cité le nom, oui.

Vous aimeriez le soutien de Théodora ? Je suis obligé de vous dire que contrairement à ce que dit le Parisien, je suis désolé pour eux, les informations qui font état de prise de contact de notre part auprès de ces personnalités, ce sont absolument fausses. Donc j'en suis désolé pour eux.

Si on les appelle, si demain certains journaux les appellent, ils confirmeront qu'il n'y a pas eu de contact avec les insoumis ? Je ne veux pas les mettre en difficulté, mais j'imagine qu'ils le confirmeront, puisqu'en l'occurrence il n'y a pas eu de contact avec eux maintenant, que les choses soient claires. Et ça concerne ses personnalités comme d'autres.

Moi je considère que la campagne présidentielle qui vient va sans doute être une des plus importantes depuis plusieurs décennies. Et je trouve ça très bien si des personnalités engagées, des artistes, des personnes du monde de la culture, du monde des arts, du sport, des intellectuels décident de s'engager dans l'élection présidentielle et si certains veulent participer de la dynamique de notre campagne présidentielle ils sont évidemment les bienvenus. Moi je crois que cette campagne elle a bien démarré pour la France Insoumise et pour Jean-Luc Mélenchon.

Vous le savez on a déclenché, lancé notre candidature il y a un mois. On a déjà près de 300 000 soutiens sur le site mélenchon2027 .fr.

D'ailleurs j'invite les gens qui nous écoutent et qui veulent nous appuyer à aller soutenir. Et puis on a un grand rendez-vous à venir le 7 juin prochain, un meeting qu'aura lieu à Saint-Denis et là aussi j'invite les gens qui nous écoutent à venir y participer. Trois minutes et deux dossiers judiciaires.

D'abord l'affaire des assistants parlementaires de la France C'est celle qui a valu des ennuis judiciaires également au Modem ces dernières années et au Rassemblement national. On apprend aujourd'hui que les juges ont clôturé l'instruction sans mise en examen. C'est ce qu'on apprend de la France insoumise.

Le communiqué date d'il y a trois quarts d'heure. Il y en a peut-être eu un plus récent. Ça veut dire que vous vous attendez dans cette affaire qui a fait trembler d'autres partis politiques à un non-lieu maintenant ?

Alors, M. Fauvel, pour préciser les choses, pardonnez-moi, on nous a informé qu'il y avait une publication d'un article dans le canard enchaîné de demain, qui faisait cette annonce. Et donc on nous a demandé notre réaction et on a confirmé cette information.

Et effectivement il y a une clôture de l'instruction sans aucune mise en examen. Aucune mise en examen alors qu'il y a plusieurs juges d'instruction. C'est une affaire qui a duré pendant 8 ans, qui avait valu à Jean-Luc Mélenchon d'être entendu.

Parfois on aurait quand même été bien sali que la probité de Jean-Luc Mélenchon a été mise en cause dans cette affaire et aujourd'hui les juges d'instruction qui se sont succédés par cette closure d'instruction confirment qu'en gros, on avait raison de dire qu'il n'y avait en aucun cas des éléments permettant de nous attaquer sur cette affaire. Autre affaire, le parquet de Paris ouvre une enquête aujourd'hui sur une éventuelle ingérence étrangère visant des les candidats de la France insoumise aux municipales, pour être très clair. Qu'est-ce que c'est que cette ingérence qui a peut-être eu lieu pendant la campagne ?

De quoi on parle ? Il y a eu un rapport qui a été publié d'ailleurs, enfin pas encore publié mais qui est en cours par les instances de l'état qui surveillent ce qu'on appelle les ingérences étrangères c'est-à-dire des acteurs étrangers, qui sont pas français, qui interviennent dans le processus électoral. Par exemple pour vous donner un exemple c'est mon collègue Sébastien Delogu qui était tête de liste aux élections municipales à marseille et on a vu fleurir dans la ville des affiches d'une personne qui n'existe pas qu'il l'accusé de violences sexuelles et de viol c'était une personne qui n'existait pas sur un site qui n'existait pas avec des informations qui étaient absolument inexacte.

Et certains de vos collègues journalistes ont réussi à remonter le fait qu'il y avait une officine qui était derrière cette opération, qui s'appelle le Black Corps, qui est proche des services israéliens et à qui ils ont imputé l'initiative de cette ingérence étrangère. Des services proches ? C'est important parce que Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques jours, a dit les ingérences étrangères d'Israël contre les insoumis.

Elles sont à l'initiative d officines qui sont installées et qui sont de nationalité israélienne, oui. Mais ce n'est pas la même chose. Si une entreprise française est accusée d'eux, vous ne pourrez pas dire que c'est la France ?

Elles viennent d'Israël aujourd'hui. Pour vous, c'est une ingérence d'Israël En tout cas, elles proviennent d'entreprises qui sont installées en Israël. Donc vous pouvez l'appeler comme vous voulez.

Maintenant, si la question que vous me posez, c'est est-ce que le commanditaire identifié est le gouvernement israélien ? Personnellement, je n'en sais rien et j'imagine que – On ne peut pas dire pardon, mais les mots sont abandants. Les ingérences étrangères d'Israël.

Si demain une entreprise française fait une ingérence, vous diriez je ne confonds pas l'entreprise et l'État. – Je dirais qu'elles viennent de France. Maintenant, Monsieur, là c'est vous qui jouez avec les mots Si je peux me permettre Pour essayer de construire une polémique Et à mon avis il n'y en a absolument aucune Donc vous n'avez pas idée du commanditaire Mais par définition personne ne peut le savoir Et j'imagine qu'y compris si le gouvernement israélien lui-même était à l initiative de cette opération, ils auraient pris les dispositions nécessaires pour qu'on ne puisse pas remonter sur eux, j'imagine.

Donc voilà, ce que j'observe, c'est qu'il y a une officine, que les personnes qui sont à la tête de cette officine sont des proches de M. Netanyahou et des services secrets israéliens. Ça, c'est documenté par certains de vos collègues.

Et ça me suffit, si vous voulez, pour imputer la responsabilité à des proches du gouvernement de M. Netanyahou. Et je pense que tout le monde comprendra que ce n'est pas déconnecter des prises de position qu'on a pu avoir depuis maintenant plusieurs mois pour dénoncer le génocide en four à Gaza.

Il y a une enquête, c'est une bonne chose qu'il y ait une enquête qui soit ouverte et j'espère qu'au-delà de cette enquête il y aura aussi des mesures qui seront prises par le pouvoir pour protéger l'élection présidentielle à venir de ces ingérences étrangères. Parce que c'est une question importante, vous avez raison, un mot parce qu'à chaque fois qu'on vous pose une question sur un plateau, et c'est mon cas depuis des mois, sur un sondage pas forcément favorable à Jean-Luc Mélenchon, vous dites que les sondages n'ont aucun sens, on ne les regarde pas, arrêtez, etc. Aujourd'hui il se trouve qu'il y a un sondage au Doxac qui est plutôt favorable à Jean-Luc Mélenchon, qu'il donne au coude à coude avec Édouard Philippe en 3ème place de l'élection présidentielle.

Et là Clémence Guettet, votre collègue, dit ça y est il se passe quelque chose, l'horoscope sondagé du jour un espoir se lève, nous ne sommes plus condamnés à subir ou à regarder faire. Finalement les sondages il y a les bons et les mauvais ça dépend des jours. Vous savez quoi ?

Je m'attendais absolument à votre question monsieur Fauvel mais je vais vous dire quelque chose. Moi j'ai toujours dit la même chose c'est que les sondeurs avaient l'habitude en élection présidentielle de nous sous-estimer. Et d'ailleurs le sondage Odoxa, puisqu'on parle de cette boîte, Odoxa, en 2022, Odoxa, la dernière fois qu'Odoxa a sondé Jean-Luc Mélenchon à 16%, vous savez quand c'était ?

C'était à 3 jours du premier tour de l'élection présidentielle de 2022. Et Jean-Luc Mélenchon avait fait 22%. Donc il était annoncé à 16, il avait fait à 22.

Donc là il nous annonce à 16, je vous dis pas que c'est le bon chiffre. Vous allez faire 30. J'espère qu'on fera plus.

Mais en tout cas, j'ai la même méfiance sur les sondages et c'est pas sur la base des sondages que je vois la dynamique de la belle campagne qui a engagé. Je donne rendez-vous à tout le monde le 7 jour au Saint-Denis et je les invite à signer sur Melenchon2027 .fr pour nous — Merci, Manuel Bompard.

Manuel Bompard, député LFI, assure que le parti prépare "sérieusement" la présidentielle de 2027 — Manuel Bompard · Pourquijevote