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interviewBFM TV (sur YouTube)· 1 janvier 2025 8 min

Urgences saturées, formation...Yannick Neuder, ministre de la Santé, rend visite aux soignants

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors tout d'abord moi ma première visite sur le territoire métropolitain puisque vous savez que j'arrive de de maotte où j'étais à Mayotte avec le Premier ministre ma première visite ce matin c'est pour surtout rendre hommage à l'ensemble des professionnels de santé ici à l'hôpital dans les hôpitaux publics dans les hôpitaux privés dans les dans les structures les les libéraux pour pouvoir rendre hommage parce que c'est grâce à eux que les patients et c'est surtout le le sens de mon action c'est que les patients tous les patients qui ont eu un problème cette nuit cette nuit de la Saint de la Saint-Sylvestre mais aussi les patients âgés handicapés les enfants les urgences psychiatriques tous les patients dont on ne parle pas et bien on puisse aussi être à leur écoute pour que nous puissions apporter des solutions pour leur leur prise en charge et je pense que surtout les paroles que j'ai entendu ce matin c'est de voir que la communauté des soignant reste mobilisé qu'il faut savoir par contre être à son écoute favoriser les décisions très territo au niveau des territoires en lien avec les élus locaux avec les directeurs d'hôpitaux avec les soignants pour trouver la meilleure prise en charge sur un territoire donné parce que tous les territoires ne sont pas identiques ici on est dans le 13e arrondissement de Paris c'est pas du tout la même chose que en zone de montagne qu'en zone rurale chez moi dans ma plaine de Bièvre en iser donc il faut vraiment qu'on fasse confiance à l'ensemble des acteurs du système de santé qui avec les élus locaux les élus locaux et les administrations peuvent trouver la meilleure façon de s'organiser pour prendre en charge après naturellement dans un dans un deuxième point il y a des questions de moyens mais il y a aussi des questions de formation et c'est surtout ça aussi que j'ai entendu ce matin nous avons une population plus importante 15 millions d'habitants par rapport à à 1970 et quasiment le même nombre de formations de soignants donc il y a vraiment besoin de former plus de former mieux de pouvoir accompagner cette formation le rapport aussi au travail a changé médecin actuellement ne travaille pas comme un médecin il y a 30 ans pareil pour les paramédicaux donc on doit accompagner ces changements et former davantage de professionnels de santé pour s'occuper de de des patients et je crois que c'est surtout ça dont on a besoin aujourd'hui en France c'est des sujets qui à mon avis dépassent leséclivage politique de gauche de droite la santé est est un bien précieux c'est la préoccupation principale des Français ce n'est pas des sujets de droite de gauche c'est des sujets de bon sens et moi je souhaite porter une action collective avec l'ensemble naturellement des parlementaires quel que soit leur couleur politique dans l'intérêt des patients des patients pour pouvoir améliorer ces conditions de prise en charge je crois que c'est l'action qui nous est demandée et c'est l'action sur lesquell on veut s'engager les urgences sont saturées certains services de faire gre quelles sont les réponses du gouvernement et ben je crois qu'il faut regarder étape par étape pour pouvoir apporter ses meilleures solutions ces meilleures solutions passent a possible par une formation davantage de professionnels de santé mais aussi des mesures d'attractivité avec notamment les rythmes les les le temps de travail les conditions de travail aussi la sécurité au sein du travail c'est tous ces facteurs qui peuvent être travaillés secteur par secteur territoire par territoire et puis encore une fois c'est un c'est un projet de longue haleine mais à force de ne jamais le mettre en place il faut qu'on forme davantage de professionnel de santé et puis qu'on puisse aussi partager la tâche avec l'ensemble de la communauté des soignants et puis surtout aussi activer un autre facteur qui n'est pas dans l'urgence de la question mais qui est aussi tout le secteur de la prévention je pense qu'on a beaucoup de secteurs sur lequels on peut investir naturellement en en cardiologie alors je suis cardiologue vous le savez mais on peut améliorer la prise en charge cardio-vasculaire des patients en limitant les facteurs de risque le tabac l'alcool le diabète le cholestérol on peut faire aussi davantage de prévention dans le cancer pour pouvoir dépister plus dépister mieux de pouvoir éviter que tout les patients les urgences psychiatriques également qui sont des gros des gros volumes de pathologie et qui amè les patients à être moins malade si on les dépiste plusutôt questionov respirur de et pourant les su continu vous on va continuer à regarder en fait selon les région et qui va regarder financiers des TR dansé onérêan àur inérêt des Français à cœur je pense que en étant depuis plus de 25 ans médecin dans le système hospitalier public ça serait étonnant que je vous dise l'inverse après il faut trouver des solutions locales les sujets que vous évoquez étaient essentiellement des questions de souveraineté sanitaire c'est un des grands enseignements de la crise covid donc il faut effectivement c'est un problème de de réindustrialisation pour pouvoir effectivement fabriquer nos médicaments fabriquer nos nos respirateurs fabriquer ne pas dépendre d'autres pays pour la protection de nos populations qui est un autre sujet si vous me le permettez là on est vraiment dans un sujet de pouvoir prendre correctement les patients en France pour pouvoir apporter du soins ça ne se fera pas de façon immédiate mais on peut je l'espère trouver des moyens assez rapides des moyens pour pouvoir favoriser les conditions d'accès aux soins sur les territoires et encore une fois je pense que les élus locaux que j'ai cité notamment les maires les départements les régions avec euh les responsables euh des structures d'hospitalisation avec libéraux et les professionns de santé peuvent trouver euh chaque solution qui peut être différent d'un territoire euh à l'autre et on le voit bien je suis aussi issu d'une zone de montagne la médecine de montagne n'est pas la même que la médecine rurale ou ici au plein cœur de Paris une dernière question euh l'enquête sur la gestion de la pandémie a été euh euh a été abandonné par contre on voit que de l'autre côté de l'Atlantique euh la politique de Trump et de Kennedy c'est presque le contraire vousmême si je me trompe pas avez voté une mesure qui était à l'époque de réintégrer les aides soignant non vacciné qui était une décision difficile à l'époque pensez-vous que c'est une bonne idée que cette enquête a été abandonnée pensez-vous qu'il faut poser des questions difficiles par rapport à toutes cette GS moi je crois qu'il y a toujours besoin de transparence et et de clarté mais j'étais cette nuit dans l'avion j'arrive de Mayotte là je m'occupe des urgences donc si vous êtes d'accord je je répondrai à ces questions une fois que j'aurai pris aussi davantage connaissance des choses je crois que ce matin euh surtout le message que je dois délivrer c'est qu'au-delà des différences politiques on doit tous se retrouver pour améliorer la santé des Français et ça sera l'action du gouvernement auquel j'appartiens sur le cannabis thérapeutique l'expérimentation à frin hier qu'est-ce que vous en retenez est-ce que vous allez continuer les usages de ces produits en 2025 alors concernant ce sujet-là j'été informé c'est un sujet que je suivais en tant que député et ce que j'ai pris comme mesure avant hier soir donc 31 décembre et je crois que ça vous a été communiqué c'est que aucun patient qui actuellement dans l'expérimentation prend du cannabis thérapeutique pourra continuer à le prendre en attendant de réorganiser de consulter pour savoir effectivement si on fait une filière autour de cette nouvelle source de médicaments et je suis très clair sur la position c'est une position que j'avais déjà clairement exprimée je suis je pense qu'il faut étudier cette cette voie de cannabis thérapeutique parce que ça coure ouvre un champ de douleurs rebelles qui sont souvent pas soulagé par d'autres médicaments des douleurs dans la cancérologie dans les raideurs dans dans les algies faciales dans tout un tas de domaines donc on a peut-être besoin de cette nouvelle classe thérapeutique et je suis naturellement toujours contre le cannabis récréatif donc on peut très bien avoir une position très équilibrée sur une innovation possiblement thérapeutique pour l'accès des patients mais je ne suis pas favorable à la légalisation du cannabis récréatif une dernière question