🟠 JUSTICE FISCALE, FRONT POPULAIRE 2027 - Clémentine Autain sur France Info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
On parle d'optimisation fiscale poussée des grandes entreprises. Comment changer la loi ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Faut-il nationaliser Total ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Emmanuel Macron a évoqué une réponse européenne aux profits pétroliers excessifs. Qu'en pensez-vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La primaire de gauche est-elle encore possible ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon peut-il être le candidat unique de la gauche ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Olivier Fort a-t-il donné sa position sur la primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:30Clémentine AutainPromesse
« Je crois à l'Union des gauches et des écologistes comme stratégie pour pouvoir gagner. »
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Louis Clémentine Autin. Bon, on parle de de technique qui relèv, on dit de l'optimisation fiscale, optimisation fiscale poussée et beaucoup de de grandes entreprises qui s'y livrent. Il y a rien d'illégal.
Mais c'est bien le problème. Il faut donc changer la loi. C'est ça le le la conclusion.
Pendant que les gens qui sont contraints de prendre leur voiture sont des vachets à la pompe et doivent payer plus de 2 € le litre avant même les effets du blocage du D3 d'Ormous parce qu'on sait que les pétroliers ont engrangé des profits et augmenté les prix immédiatement avant même les effets concrets. Bon nous nous sommes les vachais et nous engraissons des entreprises comme total. Vous l'avez dit, 6 milliards de bénéfices sur un trimestre, c'est + 51 % par rapport à l'année dernière. + 51 %.
Donc c'est c'est colossal pendant que nous nous sommes à la pompe, celles et ceux qui devons nous serrer la ceinture. C'est insupportable. Sauf que ces bénéfices, ils sont parti en Suisse et ils sont impos écoutez ce sont des mécanismes et d'ailleurs vous l'avez effleuré parce c'est une question de temps mais en fait ce sont des mécanismes c'estàd on dit on fait pas de profil mais on crée l'entreprise à un tel endroit on voyez c'est c'est en fait c'est du c'est du des des mécanismes qui sont certes possibles mais qui ne permettent pas que Total paye un impôt juste en proportion de son chiffre d'affaires en France et donc moi j'avais déposé à l'Assemblée nationale au moment du dernier budget.
La proposition qui est encore celle de Gabriel Zucman. Vous savez que je me suis beaucoup battu pour la taxe Zucman sur les hauts patrimoines avec ce chiffre de 2 % mais j'ai une autre bataille qui est celle de taxer par exemple total, c'est-à-dire les entreprises multinationales qui échappent à l'impôt en France. et bien de faire en sorte que on regarde ses bénéfices mondiaux, on voit quelle est la part de son chiffre d'affaires en France.
Donc là par exemple, c'est 22,8 % euh en France de chiffre d'affaires réalisé par par total. Et bien il faut prendre une taxe sur les bénéfices mondiaux en rapport avec ces 22,8 %. Et donc ça c'est possible de le faire.
On a eu le débat avec Amélie de de Montchalin qui nous expliquait que ça a supposé de renégocier. Exactement à l'époque c au moment du budget, elle était encore là euh comme ministre et euh elle nous expliquait que c'était pas possible que c'était euh trop de conventions à renégocier. Mais il faut renégocier les conventions.
On ne peut pas accepter ce contournement de l'impôt, cette injustice crass que des multinationales ne paient même pas autant d'impôts que des entreprises françaises. C'est même déloyal d'un point de vue concurrentiel de base. Donc moi, je me bats pour que nous puissions faire en sorte que Total n'échappe pas l'impôt et qu'on taxe les super profits.
Et je suis scandalisé de ce qu'a dit Emmanuel Macron aujourd'hui. Ça c'est insensé. J'ai lu les Européens doivent, je cite, répondre en cas de profit pétrolier excessif et on y est.
C'est maintenant. Donc qu'est-ce qu'il va faire un numéro vert ? Et tout à l'heure, je l'entendais sur votre antenne.
Lui dit qu'à priori, on n'y est pas hein. Je l'entendais sur votre antenne et il dit "J'espère que les entreprises pétrolière ne vont pas répercuter trop euh les effets de la guerre." Bon, ça c'est pas possible.
Vous parlez de votre loi, mais est-ce que selon vous, il faudrait aller jusqu'à nationaliser total ? Oui. Oui.
S'il le faut, il faut nationaliser total comme Arcelor. Qu'est-ce qu'on fait quand vous avez des grands groupes qui se jouent des salariés comme avec Arceol ? parce qu'ils font du dumping, ils pensent que c'est mieux d'aller en Inde parce que il y a les normes sociales et environnementales sont plus basses.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous vous laissez faire ? Vous dites "C'est pas possible ?
Ça coû ça coû ça coûterait 170 milliards et et oui mais pas bien sûr qu'on peut les bien sûr qu'on peut les avoir et vous avez une proposition de loi qui a été déposée à l'Assemblée nationale c'est très précis et vous savez investir dans le secteur de l'acier peut faire partie d'une stratégie industrielle qui regardez les autoroutes quand on les a privatisé qu'est-ce qui s'est passé ensuite bah la réalité c'est que les entreprises elles elles se sont gavées et sur le dos de qui de ceux qui prennent les autoroutes et qui paient bien au-delà du prix de rendement des investissements qui ont été fait. Maintenant, on peut plus revenir en arrière. Et bah si, on peut toujours revenir en arrière.
Bien sûr qu'on peut revenir en arrière. Il suffit de renationaliser les autoroutes comme Margarette Tatcher a fait avec le rail, vous savez, dans les années 80, elle a privatisé les chemins de fer, ça a été une telle catastrophe, c'est-à-dire qu'il y a eu des retards, des accidents et au point que il y a quelques temps, on en est revenu à la renationalisation du chemin de fer, c'est exactement le sens du projet que je veux proposer aux Français. Ça suffisation de tout.
Bah précisément là, je vais vous dire si on taxe les super profits juste de total, Oxfam nous dit on peut trouver tout de suite 2 milliards. 2 milliards total renationaliser total en les super profits. Là je vous parle des super profits.
Ce que je veux vous dire c'est que mais moi je vous parle de recettes. Vous me dites on peut pas faire tout ça parce qu'on a pas d'argent. Moi je vous dis que si les multinationales et les très gros patrimoines paient leurs impôts, leurs justes impôts, d'accord ? comme vous, moi, celles et ceux qui nous regardent et bien vous verrez que nous aurons de l'argent public pour investir dans le bien commun.
C'est cette logique là qui doit maintenant prendre le pas, c'est-à-dire ce que j'appelle moi l'esprit public. Le risque est que les multinationales en question s'en aillent, se délocalisent. Quitte la France français.
Présentez, vous croyez que quand on total fait 22,8 % de son chiffre d'affaires en France, il va délocaliser juste parce qu'on lui demande de payer ses impôts ? Vous plaisantez ? Je n'y crois pas. ou alors si on a cette logique-là, même les super profits, c'est pas possible.
Et il y a un moment donné où il faut dire stop et se faire respecter. Le fait que d'autres pays européens et pas la France mais d'autres pays européens ont dit qu'il fallait taxer enfin les super profits montre le chemin et je suis à Bassourdi qu'Emmanuel Macron protège comme toujours en fait hein le monde de la finance, la logique du profit qui est à l'œuvre et qui montre aujourd'hui à quel point c'est une catastrophe sociale mais aussi une catastrophe environnementale. rediscuter les conventions fiscales, peut-être nationaliser certaines entreprises, c'est une solution plutôt à long ou à moyen terme.
Là terme dans le courme clé, il y a cette crise, il y a les gens qui payent l'essence 2 € par litre. Il faut que ça s'arrête pour l'instant. La solution, enfin en tout cas la dernière mise en avant par le premier ministre hier, c'est de dire à Total, faites un effort supplémentaire parce qu'il faut quand même dire que Total euh est le est le seul à avoir mis en place un plafonnement des prix qui permet quand même aux Français de pouvoir bénéficier du d'une essence quand même moins chère que qu'il périte.
S'il y avait pas ce plafonnement, il leur dit Sébastien Lecnu, faites encore un effort. Non mais écoute, c'est c'est insensé. C'est-à-dire qu'on a la puissance publique qui dit à des acteurs privés "Oh s'il vous plaît, soyez gentils, faites un effort." Mais vous croyez quoi ?
Ça va marcher comme ça ? Pendant ce temps-là, on demande à ceux qui sont au RSA, on leur demande pas à eux de faire un effort immédiatement. On les traque, on va les chercher, on lutte contre la fraute fiscale.
Alors que ce sont des gens qui ont pas grand-chose. Eux, ils ont tout, ils ont tout et ils se gavent. et la puissance publique n'est pas capable d'intervenir et de faire la loi.
Et bien la loi, elle doit encadrer les marges et pas simplement d'ailleurs pour les pétroliers. Moi je le demande pour les entreprises pétrolières, mais il faut aussi s'intéresser par exemple aux marges dans l'industrie alimentaire, dans la grande distribution où là aussi on le sait qu'il y a des marges qui font que les prix de produits de première nécessité deviennent impossibles pour la majorité en quelque sorte d'administrer il faut retourner administré. C'est-à-dire simplement que euh la démocratie puisse vivre et que l'accès aux besoins essentiels pour les gens puisse être rendu possible par un état qui reprend la main sur nos vies.
C'est pas possible de laisser euh des besoins euh aussi essentiels que pouvoir se déplacer. Donc là pour le coup, c'est les l'essence mais enchaîne aussi l'électricité qui concerne également les TPE PME et puis enchaîne ensuite le coût de l'alimentation où là encore on a des intermédiaires qui profitent de la crise mais ils le font parce que l'État le permet et c'est pour ça que je dis que l'État doit reprendre la main et c'est possible de le faire et je ne crois pas que l'argument qui est sans cesse ressassé de mais sinon tout le monde va partir quand on regarde l'histoire à d'autres moments de l'histoire les prix ont été bloqués Les marges ont pu être encadrées, la fiscalité a pu être à des taux pour ce qui concerne les plus aisés, les grandes entreprises qui n'ont rien à voir avec ce qui est aujourd'hui. Donc, il faut arrêter de raconter que c'est l'effondrement. l'effondrement, il est là avec le système actuel où on laisse la logique du profit tout gérer et par ailleurs, les caisses publiques, elles ont été vidé que même on nous dit que c'est au nom de la dette qu'on a pas d'argent mais en vérité cette politique là qui ne se répercute pas de manière positive sur nos vies, elle vide les caisses publiques.
Donc ça marche pas du tout, c'est pas vertueux. Alors on voit bien que le le pouvoir d'achat sera évidemment un des thèmes principaux de la campagne présidentielle qui a commencé. Ça y est, on peut le on peut le dire depuis hier soir, il y a un candidat de plus officiellement, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Je suis candidat si vous voulez ce c'est le contexte et l'urgence qui ont fixé la décision insoumise. La discussion s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle esthétique, c'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. Et permettez que j'en dise un mot sans vouloir affoler mais pour être lucide.
Nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Vous avez été surprise par cette annonce Clémentin ? Non, cette annonce c'est pour moi un non événement et je vais vous expliquer pourquoi.
C'est-à-dire qu'en réalité, je sais depuis 2022 qu'il ne veut pas être remplacé. Depuis que nous avons été poussés vers la sortie et ce dès 2022 quand François Ruffin et moi ne sommes pas intégrés à la direction de la France insoumise, nous avons compris qu'il ne voulait pas qu'il y ait des candidats qui puissent prétendre en 2027 être candidat pour la France insoumise et pour la gauche. Et par ailleurs, l'un des points de désaccord que nous avions avec lui, c'était précisément sur l'Union de la gauche.
Et Jean-Luc Mélenchon savait que si le Nouveau Front populaire qu'il a pourtant créé, toute la logique avant qui était celle de la NUPES perdurait, il n'était pas le candidat point d'équilibre de cette union. Et c'est l'une des raisons pour laquelle il n'a pas chéri en fait cette union. Et ce qui me frappe, et c'est la deuxième chose que je voudrais vous dire, c'est que il a l'air dans ces déclarations de minimiser considérablement le risque du Rassemblement national, c'est-à-dire de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite.
Il a dit euh sur TF1 que le RN sera peut-être pas au second tour. Et quand il est interviewé sur Brut face à Réi Buisine, il dit la question lui est posée, lui dit "Mais si vous êtes candidat, il va y avoir plusieurs candidats à gauche. ce que vous ne redoutez pas comme justement avec Lionel Jospin ce moment où il n'arrive pas à accéder au second tour.
Et là Jean-Luc Mélenchon dit et alors ? Bien ce et alors m'a frappé parce que précisément c'est cette idée que on ne doit pas réfléchir à gauche dans le contexte actuel de tripartition du champ politique. Vous avez l'extrême droite qui est très haute, le bloc central qui est en fait un bloc des droites et puis la gauche.
Et c'est pas comme autrefois où c'était droite gauche. Maintenant c'est un jeu à 3. Et c'est la raison pour laquelle sans l'union des gauches et des écologistes, nous affaiblissons considérablement nos chances d'être au second tour.
Nous ne l'avons pas été les deux dernières fois, donc on prend le risque de ne pas l'être une troisième fois. Et donc moi, je me bat pour cette union et d'ailleurs dès demain, il y aura le meeting à la belleise à Paris retransmis partout en France et sur les réseaux sociaux de Front Populaire 2027 qui est justement cette démarche pour une nature commune en 2027. Lui, il répond par avance d'une certaine manière à cet argument.
Il dit voilà, il y a une multiplication des candidatures à gauche, c'est pas clair. Chez moi, c'est clair, c'est carré. On a bien retenu que c'était le la formule, l'élément de langage.
Il y a une équipe, il y a un programme, il y a un candidat avec moi, c'est carré. C'est un argument qui peut marcher ça auprès du peuple de gauche. Surtout si le reste de la gauche n'est pas en ordre de marche.
C'est l'évidence. Si on continue d'être dépendant des attermoiements et des divisions au sein du Parti socialiste, si euh on ne fait pas avancer ce processus de primaire qui est la seule méthode qui peut nous permettre j'ai la foi du charbonnier, je vais vous dire s'il en reste une à la fin, ce sera moi. Parce que je crois à l'Union des gauches et des écologistes comme stratégie pour pouvoir gagner dans la situation politique actuelle.
Nous n'avons pas de plan B qui garantisent de manière aussi claire, aussi ferme notre possibilité d'être au second tour et de l'emporter. Il faut créer une dynamique avec le cœur de la gauche mobilisée dès le premier tour. Mais une primaire dont son absent en tout cas pour l'instant les grands enfin plusieurs figures importantes de la gauche et importante y compris aujourd'hui en terme de poids dans les dans les sondages.
Est-ce qu'elle a du sens ? Est-ce qu'elle ne participe pas finalement elle aussi à cet à cet affaiblissement dont vous parlez ? Écoutez moi ce que je veux c'est que toute la gauche et tous les écologistes se retrouvent dans cette primaire.
J'entends bien. Oui, mais on gagne les bataille qu'on mène. Donc je vais pas intérioriser toutes les difficultés en vous disant bah c'est c'est vrai, vous avez raison, c'est terminé, je vais me coucher.
Il y a des difficultés, j'en suis pleinement consciente mais je continue de penser que ce scénario d'une primaire pour le rassemblement de la gauche et des écologistes, c'est le chemin de la victoire. Vous avez des signaux de rallimement possible de figure comme Raphael Luxman, il n'arrête pas de répéter que décidément non. Euh Kazu non plus, François Hollande encore moins.
Enfin bref, quel qu'est-ce qui vous donne quelles sont les raisons, disons pour vous d'espérer voir cette primaire prendre ? Ben déjà, nous avons un outil Front populaire 2027. Ça c'est la première chose.
Et d'ailleurs, demain à la Bellevilloise, vous aurez Olivier Fort, Marine Tondelier, François Ruffin, moi Benjamin Lucas, beaucoup de personnalités de la société civile et je l'espère des centaines voir des milliers de personnes à la fois à ce meeting et partout en France avec ensuite un élan. Et c'est de cet élan que dépend en effet notre capacité à convaincre. Ça c'est la première chose, c'est est-ce que nous sommes capables de créer de la dynamique ?
Est-ce que la base programmatique sur laquelle nous allons travailler va permettre de créer un socle solide ? Et est-ce que nous allons convaincre ceux qui nous disent que c'est pas la bonne méthode la primaire mais qui n'ont pas de méthode ? Vous savez, c'est une grande faiblesse, hein.
Quand vous critiquez une méthode mais que vous avez pas d'autres méthodes à mettre sur la table, c'est quand même une très très grande faiblesse. Et surtout, nous avons pour nous l'histoire. Demain, ce sont les 90 ans du Front populaire.
Qu'est-ce qui s'est passé en 36 ? save que avant 36, les socialistes et les communistes c'était un niveau d'insulte très supérieur, j'ai presque envie de dire, ou au moins équivalent à ce qu'on a connu ces derniers mois, très violent. Et pourtant, à un moment donné, les milices fascistes se manifestent et il y a un sursaut, une prise de conscience après le 6 février 34.
Et donc, on a enterré les cuites et cuites et assez rapidement, on a trouvé une solution. Et cette solution, elle a permis quoi ? Elle a permis les congés payés.
Elle a permis une augmentation des salaires de 10 %. Elle a permis la représentation des ouvriers. Je vous je vous fais pas toute la liste, mais vous voyez bien que ça a été un événement populaire avec des mobilisations dans la rue.
Et bien là, si vous me demandez ce à quoi je crois, je crois à l'irruption possible de la responsabilité. De la responsabilité. C'est ce que j'appelle de mes vœux et et je crois qu'on aurait vraiment tort de baisser les bras.
Et moi, j'ai la foi du charbonnier. Mais est-ce que vous excluez Est-ce que vous excluez totalement Clémentine Noutin euh malgré cette foi euh que vous continuez de de d'afficher sur cette primaire, que Jean-Luc Mélenchon puisse s'imposer euh comme le candidat le plus à même de représenter la gauche au second tour de l'élection présidentielle. Il a l'expérience, il a déjà fait trois campagnes.
Il est connu, il est connu des Français. Il y a peu de leaders de gauche aujourd'hui euh qui peuvent voilà se targuer. Il a une notoriété importante.
Vous savez que c'est une c'est une machine de campagne. C'est une bête de campagne. Il est lancé, vous connaissez bien J, il est lancé depuis hier euh quand il est en campagne.
Il est quasi inarrêtable. Face à ça, est-ce que vous pensez vraiment pouvoir incarner autre chose ? Est-ce que à un moment donné, je sais pas, je sais que vous allez pas répondre à cette question, mais j'ai je vais quand même vous la poser.
Est-ce qu'à un moment donné, vous excluez totalement à un moment donné de le rejoindre, de vous ranger derrière lui et de dire "OK, on y va à un certain nombre de conditions peut-être, mais ça serait c'est possible encore." Je je constate que sa proposition politique dans le moment, elle est inadaptée parce que pour le moment non mais elle est inadaptée au sens où 80 % des électeurs et des électrices du Nouveau Front populaire veulent une candidature commune y compris chez les insoumis qui sont je crois à 77 % à gloire mais pour la candidature commune c'est Jean-Luc Mélenchon. Non, mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas une candidature commune et d'ailleurs la France insoumise dit "On va gagner et on va gouverner avec la France insoumise." C'est c'est une vaste blague.
Blague tout aussi juste pour les socialistes qui disent "Nous, on va gouverner et sans euh les insoumis." Ah bon ? Bah, ils vont gouverner avec qui ?
Avec les macronistes, ça marche pas. Gouver dans ce pays. Pardeelà la question de la présidentielle, la vérité c'est que si on veut gouverner, il faut bien qu'il y ait une union des députés de gauche, sinon il y aura pas de majorité.
Ça n'est pas vrai. Donc il faut qu'ils arrêtent leur cirque d'expliquer qu'ils peuvent pas s'entendre, que vraiment c'est impossible et que les uns vont gouverner tout seul et les autres vont gouverner tout seul. En fait ça ne marche pas.
Donc j'aimerais qu'on revienne à la raison. D'accord. Qu'on revienne à la raison.
Et moi, j'appelle en effet l'ensemble des dirigeants politiques qui comprennent cet enjeu à prendre leur responsabilité, à mener cette bataille. Et oui, je pense que nous devons et nous pouvons la gagner. Donc ça veut dire que le candidat ou la candidate qui sortira de votre primaire, quoi qu'il en soit, se maintiendra, sera là en vue du premier tour.
Imaginons, imaginons non, bien sûr, mais imaginons par exemple que à l'automne, on se retrouve avec un Luxman à 12 13 % dans les sondages, un Hollande à 89 et puis donc votre candidat ce serait évidemment Jean-Luc Mélenchon qui sera sur le terrain, vous restez déterminé à avoir votre le candidat issu de la primaire. Je pense que si nous réussissions à faire cette primaire, nous allons créer une très forte dynamique dans ce pays. Est-ce que Raphaël Gluxman pourrait être candidat ?
C'est pas sûr. Il n'a pas l'app C'est pas sûr. Il n'a pas l'appareil politique l'équivalent de Jean.
Vous pensez au parrainage, au financement mais voilà, il n'a pas il je ne sais pas quel sera son espace politique. Donc je crois à la dynamique de la primaire, d'accord, qu'elle elle peut créer quelque chose. Elle peut faire événement, irruption et devenir le vote efficace.
évident à gauche. C'est ça le paris politique que je fais. Vous dire est-ce qu'il va réussir ?
Je suis incapable. Qu'est-ce que je ferais si c'est l'éclatement ? Je suis pas capable de répondre à cette question et je j'ai envie de tout euh donner pour réussir ce scénario parce que ça me paraît être le plus efficace dans la période.
Et j'ai l'air de vous étonner. Mais non, je je vous je vous écoutais, j'étais en train de j'étais en train de me demander déjà si j'avais le temps de vous poser une dernière question et je pense que c'est oui. Est-ce que vous avez eu Olivier Fort récemment ?
Est-ce qu'il vous a donné sa position définitive sur cette question et la la position définitive du Parti socialiste puisque vous la le Parti socialiste est divisé. Exactement. Donc nous sommes aujourd'hui nous subissons effectivement les divisions internes et c'est très fatiguant d'avoir l'impression d'être prisonnier d'une sorte de congrès permanent du Parti socialiste.
Donc nous aussi on est là pour faire pression et dire aux socialistes réveillez-vous réveillez-vous. Et bien vous l'avez dit ce soir, merci d'être d'avoir été notre invité Clémentine Notin, député écologiste et social de SCEN, candidate à la primaire de gauche dont on verra si elle finira par avoir lieu. Normalement, elle est prévue en octobre.
Merci beaucoup Henry Vernet de m'avoir accompagné ce soir
Clémentine Autain