Meeting de Ségolène Royal, candidate à la primaire du PS pour la présidentielle 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:47Invité politiqueChiffre
« 16 écoles, il manquait le jour de la rentrée. Six directeurs d'école et sep professeurs des écoles. »
- 20:31Invité politiqueChiffre
« L'État se fait chaque année 25 milliards les poches lui-même pour restituer la taxe d'habitation à 2019 indexé sur l'inflation. »
- 42:15Invité politiqueChiffre
« Un jeune sur 10 à l'issue du confinement Covid a pensé au suicide un jeune sur 10. »
- 55:27Invité politiquePromesse
« Lutter contre la vie chère, c'est d'abord baisser bien évidemment les prix de la consommation courante et bien sûr les prix de l'électricité, du gaz et des carburants. »
- 59:30Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qu'on économise lorsqu'on renonce à prévenir une maladie ? Quel est le bilan d'un enfant laissé sans accompagnement ? »
Temps de parole
- Ségolène Royal99 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Alforville. Bel bonsoir bel bonsoir à toutes et à tous. Mes chers amis, je suis Béatrice Bélé, première secrétaire de la Fédération socialiste de Martinique, député de la Martinique sur la circonscription de Fort de France, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Et je vous dis et je vous dis à toutes et à toutes merci, merci d'être présent. est présent aussi nombreux pour cette première réunion publique de madame Ségolen Royal.
Et avant d'accueillir celle pour laquelle nous sommes réunis ce soir, je voudrais que nous prenions quelques minutes pour parler de celui qui nous accueille parce que nous sommes ici chez lui ou plutôt et Luc ne me démentira pas évidemment nous sommes chez vous Alfort Vilaise et Alfor Villais. Alors cher Luc, je veux commencer par te dire merci. Merci de nous accueillir dans cette ville que tu aimes. Merci pour ton amitié. Je veux également et surtout dire quelque chose de toi parce que c'est quelque chose qui est suffisamment rare en politique pour que l'on puisse l'évoquer. Je veux parler là de ta constance.
Merci pour ta constance car s'il y a un mot que j'associe à Luc Carvounas, c'est bien celui-là. La constance des convictions, des combats, la constance dans l'amitié, la constance dans la loyauté. Nous faisons aujourd'hui partie d'une même aventure et je m'en réjouis. Nous sommes tous les deux porte-parole de Colem Royal dans cette primaire. notre candidate et toi Luc de campagne. Mais je veux dire aussi
[applaudissements]
je veux dire aussi que notre amitié n'a pas commencé ces derniers temps et pourtant cette campagne vous l'avez vu. Cette mobilisation qui est là ce soir est extraordinaire parce que il n'y a pas si longtemps que nous nous sommes embarqués dans ce train. À peine depuis fin août, une semaine après, Ces Golenes avaient déjà ses parénages et nous voilà à peine 3 semaines après et vous êtes toutes et tous là. Merci. Merci pour cette mobilisation. Merci.
[applaudissements]
et elle est à l'image du maire de cette commune parce qu'en toi Luc, j'ai toujours trouvé un camarade attentif, respectueux, fidèle et la Martiniica que je suis doit ajouter quelque chose parce que vous m'entendrez parler un peu de la Martinique ce soir. Luc aime la Martinique. Il aime la Martinique, il y vient, il y revient. Il vient juste de me dire d'ailleurs qu'il y serait probablement en fin d'année et je serai naturellement là pour l'accueillir. Il connaît la Martinique et ceux qui connaissent notre île et ceux qui connaissent nos pays des océans savent que les Martiniquets font très vite la différence entre ceux qui viennent nous voir et ceux qui viennent vraiment nous rencontrer.
Luc fait partie des seconds. Mais il y a évidemment une autre terre que Luc aime profondément, c'est la France. Et je crois que c'est aussi l'une des choses qui te rapproche viscéralement profondément de ces golemes. Vous avez en commun cet amour presque charnel de la France. pas une France réduite à des institutions, à ses frontières ou à ses symboles, mais la France, celle des Françaises et des Français, de toutes les Françaises et les Françaises, la France des communes, la France des quartiers, la France des familles, la France qui travaille, la France où l'on peut vieillir, la France où l'on peut la France de ceux qui élèvent leurs enfants seuls, de ceux qui investissent la France.
aussi de ceux qui ont besoin à un moment de leur vie de la République et que cette République leur tende la main. Et cela Luc Carvounas ne le dit pas seulement, il ne le procrame pas seulement, il le pratique. Cadre territorial de profession élu départemental, sénateur de Valde Marne puis député de la nation. Il aurait pu choisir les ordres de la République, mais il a choisi la commune, il a choisi la ville et il est revenu à Alforville.
[applaudissements]
Il est revenu à cette chose merveilleuse qui est une mairie dans la République parce qu'amè est une mairie, une ville. C'est peut-être l'endroit où la politique est la plus vraie. Ah oui, on peut faire de grands discours. Mais quand une école ne fonctionne pas, le maire le sait. Quand une famille bascule dans la précarité, le maire le sait, le CCAS le sait. Quand un quartier se transforme, quand une association cherche un local, quand une personne âgée, une âgée se retrouve seule, quand une famille cherche un logement, le maire est là. Et c'est là que la politique prend de la hauteur. Elle se met à la hauteur des femmes et des hommes d'un territoire.
Et c'est peut-être au fond plus que jamais cela d'être socialiste. Considérer que la République commence au moment précis où quelqu'un refuse de laisser un autre sur le bord du chemin. Cette conviction Luc lapporte au-delà d'Alforge. Depuis 2020, il préside l'Union nationale des centres communaux d'action sociales derrière ce sigle un peu administratif. Il y a une réalité extrêmement concrète. Des milliers de communes mobilisées au quotidien contre la précarité, l'isolement, le malogement et toutes les fragilités de la vie. Et je n'oublie pas que sous sa présidence, les 10 outres ma pays des océans ont été placés parmi les priorités de ce réseau national avec une exigence simple.
L'égalité sociale maintenant, partout, partout sur le territoire national. Merci Luc de Voilà aussi pourquoi nous nous comprenons tant parce que l'égalité républicaine ne peut s'arrêter à la porte d'un quartier, ne peut également s'arrêter à la porte d'un territoire insulaire futile à 7000 km. Il y a une chose encore plus extraordinaire, une reconnaissance extraordinaire. En démocratie, on peut raconter beaucoup de choses sur un ému. Il existe toujours pourtant un juge que nous ne pouvons pas contourner. Ce juge, c'est vous. C'est le suffrage universel. Alors, regardons les chiffres ensemble.
En 2020, les Alforvillais et les Alforvillet placent la lite conduite par Luc dès le premier tour avec près de 57 % des suffrages. Exprimé, plié. 6 années passent, 6 années d'exercice du pouvoir 6 années de décision 6 années pendant lesquelles la population a tout loisir de regarder, de juger, de jauger, d'approuver ou de sanctionner. Et en mars dernier, Luc Carvounas et son équipe retournent devant les électeurs. Résultat 76,3 % des et des électeurs. [applaudissements][acclamation] Bravo en bravo ! [applaudissements] Mes chers amis, je vais pas vous expliquer ce que signifie ce résultat. Je vais simplement constater ceci.
Et après avoir exercé le pouvoir, après avoir dû arbitrer, décider, rendre des comptes, après avoir rendu des compte, plus de trois électeurs sur quatre ont exprimé par ce suffrage leur volonté de garder ce maire à la tête de cette ville et ont choisi la liste qu'il conduisait. Cela dit quelque chose du lien de ce mère avec sa ville et cela dit quelque chose de ce que la gauche peut faire et ne doit jamais oublier. Quand la gauche agit, quand elle protège, quand elle transforme concrètement la vie, elle peut créer la confiance. Et Luc et Segolen appartiennent à cette tradition là.
Une gauche qui n'a pas honte d'être à gauche, une gauche républicaine, une gauche sociale, une gauche féministe, une gauche humaniste aussi. Je veux rappeler qu'en 2019, alors député Lucé une proposition de loi visant à instruire à inscrire le droit à l'interruption volontaire de grossesse dans notre Constitution. À l'époque, certains pensaient que ce combat n'était plus nécessaire. L'histoire a malheureusement appris à beaucoup combien cet instinct, cette vision a été prémonitoire. Luc, je te reconnais dans tous tes combats et dans la gestion que tu fais de cette ville. Tu es un ami fidèle. Tu es un fidèle à ses idées. Tu es fidèle à ta famille politique. Tu es fidèle à tes amis.
Et parmi ces fidélités, il y en a une qui nous rassemble ce soir. C'est Ségolen.
[applaudissements]
Ségolen, c'estenoline
[applaudissements]
votre histoire parce que c'est une histoire de fidélité ne commence pas aujourd'hui. Elle n'est pas née d'une opportunité électorale, elle vient de loin. Et en politique, les fidélités qui traversent les années, les victoires, les défaites, les changements d'époque, les changements de rapport de force sont rares. Car il est très facile d'être fidèle à la victoire. La fidélité en fait se mesure dans les traversées. Alors oui, Luc, ce soir nous sommes à Forville et ce n'est pas tout à fait un hasard.
parce que une campagne nationale commence toujours quelque part et je te laisserai rappeler ce que rappelle et ce qu'est ce symbole aujourd'hui de cet endroit où nous sommes et commencer ici dans une ville populaire diverse profondément républicaine au cœur de cette banlieu qui raconte une part de la France. Cela a un sens. commencer chez un maire, commencer chez un militant, commencer chez un ami, cela a du sens. C'est pour cela que nous sommes ici ce soir.
Et avant de t'accueillir, je voulais encore et tout simplement te dire, cher Luc, il y a des fidélités qui emprisonne et puis il y a celle qui donne de la force et puis il y a celle aussi comme la tienne qui inspire, qui continue à inspirer parce que je te demande de continuer d'être ce maire passionné, de continuer d'être ce maire de gauche, de continuer d'être un ami fidèle et puisque nous partons ont désormais une responsabilité commune auprès de ces golemes.
Permettez-moi de terminer en disant simplement cher Luc, nous là nous abordil embarqués embarqués dans une aventure qui parlera de la France de ses blessures, de ses colères mais surtout de ce que nous pouvons construire tous ensemble. Une France qui protège, une France qui rassemble, une France juste, une France qui n'abandonne aucun et je dis bien aucun de ces enfants, qu'il vivent ici à Halfordville dans nos campagnes, dans nos quartiers populaires à 7000 km ou à 12000 km dans nos pays des océans comme chez moi. C'est cette France là que Luc aime. C'est cette France là que Ces Golem aiment. C'est cette France là que nous aimons.
Et c'est autour de ces golem que nous allons porter cet idéal qui nous réunit ce soir. C'est pour elle que nous sommes là. C'est pour elle que Luc est là. Et je vous demande de bien vouloir accueillir sous un tonner d'applaudissement monsieur le maire Lucas. Merci. [acclamation]
[applaudissements] [musique]
Mes chers amis, là nous sommes à une réunion publique. J'insiste sur la notion de réunion publique mais quand même pour celles et ceux qui nous regardent sur la chaîne YouTube et Facebook, faites plus de bruit [acclamation] car je le disais aux journalistes présents ce soir nous faisons une campagne joyeuse avec ces goles royales. Nous avons démarré cette campagne, tu l'as rappelé Béatrice il y a très peu, le dimanche 30 août, une semaine après, nous avions nos parrainages 3 semaines en fuite. Nous sommes là ce soir à cette belle région publique qui nous rassemble parce que nous croyons que Seggen Royal peut devenir la première femme présidente de la République française.
Et c'est ce que nous rassemble. On me dit comment vous définissez ces gens royales ? Mais de la manière la plus simple qui soit. C'est une femme qui a du bon sens populaire. C'est une femme d'état. Elle est de tous les candidats. Celle qui a connu François Viteran. d'abord comme collaboratrice, ensuite députée des deuxè et puis ministre du président Mitteran. Elle est celle de tous les candidats qui a su euh assumer une campagne présidentielle et emmener la gauche jusqu'au second tour et faire un débat d'entre deux tours. Elle est prête, elle est sereine, elle va nous emmener les amis à la victoire. Alors, je vais vous faire une confidence, nous ne sommes pas dans n'importe quel lieu.
Le palais des sports Émil Ruis Vasquez du nom d'une personnalité sportive importante de la commune, ce palais des sports est le berceau qui a vu naître en 1969 le Parti socialiste. La ICFO laisser la place au Parti socialiste. François Mitteran, Gaston de Fer, Joseph Franiski était dans cette salle et ont créé le Parti socialiste français.
Quel notre héritage et quel plus beau symbole que de faire la première réunion publique avec ses gueulen royal dans ce joyau du socialisme qui je le dis quand on regarde son parcours, elle avait quand même raison avant tout le monde présidente de la région Poitouchar ou [applaudissements] elle a lancé avec EZ la fameuse voiture électrique Mia à l'époque on disait mais qu'est-ce que c'est que cette pubie madame la prés présidente. Aujourd'hui, 40 % des véhicules qui sont vendus en France sont des véhicules électriques.
Elle avait raison avant tout le monde quand elle parlait avant même tout des violences faites aux femmes qui disaient "Moi président de la République, je ferai une grande loi pour protéger les femmes violentées." D'ailleurs, elle dans cette campagne avec cette royale, ce sera zéro tolérance, zéro impunité pour celles et ceux qui frappent leurs épouses, leurs compagnes, leurs conjointes, qui frappent leurs enfants. C'est terminé. C'est terminé cette société de brutalité et nous allons remettre de la France tranquille. Nous allons avec l'ordre juste faire en sorte que ce pays n'a pas vocation à se déliter. Que nos services publics nos services publics mais 1500 milliards de dettes.
Mes amis, où est passé l'argent ? Où est passé l'argent ? Il y a des incendies méga dans le pays. On demande à l'Australie un avion. On en est là. Où on est la sécurité civile ? Où on est l'hôpital ? où on est l'éducation nationale. J'ai fait la pire rentrée scolaire depuis que je suis maire. 16 écoles, il manquait le jour de la rentrée. Six directeurs d'école et sep professeurs des écoles. C'est ça l'éducation nationale aujourd'hui. Où est passé l'argent ? Il faut maintenant reprendre.
[applaudissements]
Alors, on l'a bien compris, nous dit "Mais quel est son programme ? Vous allez en entendre parler." Elle est évidemment la la mieux placée la mieux placée pour parler de la transition climatique. Elle a coprésidé la COP 21. Elle est une des mieux placées pour parler de transition démographique. Et je vous le dis dans cette campagne présidentielle, si on veut que le sol de natalité redevienne positif, il va falloir construire des logements. Il va falloir pouvoir donner envie aux parents de d'agrandir la famille en accueillant des enfants. Il va falloir donner envie au maire de signer des permis de construire.
Et je veux que dans ce débat présidentiel, on puisse reposer la question de la taxe d'habitation. 25 milliards. L'État se fait chaque année 25 milliards les poches lui-même pour restituer la taxe d'habitation à 2019 indexé sur l'inflation. Est-ce que vous croyez normal que dans une ville comme Alforville, une ville Béatrice l'a rappelé populaire que 63 % des résidents sont des locataires est très bien mais nous faisons peser la charge du service public sur 37 % de propriétaires. Et quand vous en avez tous les bailleurs sociaux, c'est 25 %. Et donc il va falloir avoir avec honnêteté ce débat là.
Je crois que si on veut avoir une équité face au service public, il faut que tout le monde puisse y contribuer. Alors moi, j'imagine SG Royal devant président de la République et ben elle va m'aider. Et bien va vous aider à quoi monsieur le maire ? Et ben, elle va m'aider contre l'usine d'incinération de Vitrice sur scène. Elle m'aider pour faire cette usine qui va nous amener de la pollution. Elle va m'aider parce qu'elle donnera instruction au préfet de supprimer ce projet. Alors oui, on a besoin de Sol Royal, président de la République. Alors, je vous le dis hein, ne soyons pas pessimistes. Notre campagne, c'est une campagne joyeuse. Elle est avec vous ce soir.
Elle est pas en train avec une équipe de bâchoter son débat, son premier débat de demain soir. Pourquoi ? C'est parce qu'elle est prête. C'est parce que au travers de son parcours, de sa carrière, elle peut pouvoir avoir réponse sur tous les sujets qu'on pourra demain soir lui poser questions. Et ça fait du bien. Ça fait du bien. Moi, je me souviens, Emmanuel Macron nous disait, enfin, il disait à ses troupes, il faut être fier d'être des amateurs. Bah non, en fait, quand on dirige le pays, on peut pas être fier d'être un amateur. Et quand on veut diriger le pays, il faut être fier d'être des professionnels de la politique où on sait où on veut emmener nos citoyens pour qu'une France.
Alors cette France c'est la France tranquille. Oui, la France tranquille. Ça nous rappelle de bons des bons souvenirs. Ben moi, j'y crois. Si nous sommes aussi nombreux ce soir, c'est qu'on y croit tous. Alors oui mes amis avec ce guel royal pour l'avenir on désire l'ordre juste pour l'avenir on désire une France tranquille pour l'avenir on désire une planète protégée. Pour l'avenir on désire que la prochaine génération ne soit pas sacrifiée. Pour l'avenir on désire un peuple respecté. Alors mes amis, les 9 et 10 octobre prochain, faisons la surprise, envoyons nos amis voter, participer à ce grand projet qui est le nôtre pour la France et pour la République. Je vous remercie.
[applaudissements]
Merci. Merci Luc pour tes mots, pour ton enthousiasme contagieux, ton sérieux exemplaire et ton engagement. Mes chers amis, il y a des femmes et des hommes politiques que l'on rencontre. Il y en a que l'on soutient. Il y a ceux avec lesquels on partage des convictions, des combats, parfois des victoires, parfois des défaites. Et puis il y a celles et ceux qui bien avant que nous puissions les rencontrer ont déjà changé quelque chose de nos vies. Pour beaucoup de femmes de ma génération, la Jen X, ça le fait Jen X. Ouais, il y a la Gen Z. Mais juste avant les années 70, c'était la Jen X. Il y a une femme qui a changé beaucoup et elle a changé pour beaucoup de femmes beaucoup de choses.
Et je vais vous parler oui là de Solen Royale. Je vais vous parler de Ségoline royale avec émotion et depuis la Martinique parce qu'entre Solen Royale et la Martinique, il y a une histoire. Et les Martiniquais ont la mémoire de cette histoire, une histoire longue. Ils se souviennent, ils savent que Segolen a vécu sur notre île lorsqu'elle était jeune. Ils savent bien avant les campagnes électorales, ils savent que bien avant les ministères, bien avant les plateaux télévision, il y avait déjà dans sa vie un peu de cette terre martiniquaise. Alors lorsque Solen revient en Martinique, elle n'arrive jamais tout à fait dans un territoire étranger.
Elle retrouve des paysages qu'elle a connu, une lumière qu'elle a connu des odeurs qu'elle a connu, des accents qu'elle a connu. Et peut-être est-ce pour cela que les Martiniicais ont lié ont noué avec elle au fil des années quelque chose qui dépasse la simple connaissance politique ? Mais il y a surtout une rencontre, une rencontre que nous Martiniicais et Martiniquais n'avons pas oublié. C'est celle qu'elle a eu avec Aimé Céser. Vous savez ce que représente Céser pour nous, pour la France, pour l'humanité. Il n'est pas seulement un grand poète. Il n'est pas seulement celui qui a porté la voix de la Martinique au-delà du monde.
Il n'est pas seulement l'homme qui a siégé plus de 50 années à l'Assemblée nationale et qui a dirigé la ville de Fort de France pendant 56 ans. Céser est une conscience et Cés n'accordait pas son estime à la légère. En 2007, Segolen Royale est candidate à la présidence de la République. Elle vient à Port de France, elle rencontre Cés et ce jour-là quelque chose se passe et M César décide et accepte de présider son comité de soutien. Et Golen racontera d'ailleurs cette scène magnifique. À la fin de leur rencontre, le vieil homme lui prend la main, il l'accompagne jusqu'au ponron de la mairie. Il ne le faisait plus, presque plus, égard à son grand âge.
Et ce jour-là, à petit pas, Céser a mis sa main dans la main de ses golem et l'a accompagné. C'est une main qui prend une autre main. C'était Mé Céser, c'était Solen. Ségolen, c'est aussi une main qui a pris une autre main, celle des femmes. C'est des marches, des chemins qui ont été gravis et des voies qui ont été ouvertes pour les femmes comme moi. Je suis née à Ville dans le 93. J'ai grandi à trembler en France. Elle a été pour moi une inspiration.
celle de la confiance que l'on peut avoir lorsqu'on est une enfant de la République, celle que l'on peut avoir lorsqu'on est une femme politique parce que Segolen a ouvert des chemins et elle les a ouverts en prenant tous les coups qu'elle nous a à nous toutes qui avons suivi épargné. Alors ce soir, Alforville, sympathisant, amis, camarades, je vous demande de prendre cette main qui a choisi de nous accompagner sur cette primaire et je l'espère sur cette présidentielle de prendre cette main qui est là pour Une France juste, une France calme, une France qui sait ce qu'elle a à faire dans son territoire, mais même au-delà. Là où les temps grondent, il faut une parole de vérité.
Et cette parole de vérité sollè là. Ce soir, je vous demande de prendre la main de ses golemed et de l'accueillir également. sous un tonner d'applaudissement. C'est Golen. Ségolen. Merci merci transformation. Osez [applaudissements][acclamation] vivre l'avenir d'attent vous et vous êtes sa chance. Elle arrête de
[musique] [musique] [musique] [musique]
du chemin seigneur [acclamation] ligne [acclamation]
[applaudissements] [musique]
du [acclamation] Bonjour Alparville. Merci à mes amis, merci à Luc, merci à Luc et à Béatrice d'être si enthousiasmé à mes côtés. Merci Luc de nous accueillir à Alforville et d'avoir organisé en si peu de temps cette réunion publique de ce soir. C'est vraiment un bonheur de vous retrouver et un bonheur d'être au côté de Lux, directeur de campagne exceptionnel. et Béatrice Béatrice venu directement de de Martinique, ce territoire océanique qui m cher aussi parce que j'ai, vous savez, j'étais fille de militaire et j'ai habité quelques années dans en Vartinique justement et le hasard a fait que Béatrice a rejoint cette campagne et en est aujourd'hui la porte-parole.
L'ordre juste dans une France tranquille, cela consistera d'abord à rétablir le bon fonctionnement de l'État et des institutions. Le macronisme nous laisse un état en délicence. On avait déjà dû subir l'enfermement pendant le Covid, faute de capacité hospitalière supprimée à la hache. On a subi cet été le désespoir des pompiers et des habitants face aux terribles incendies et à la carence de moyens matériels et humains. On est révolté par les révélations sur les violences sexuelles faites aux enfants impunies et qualifié de stock en attente. On déplore en cette rentrée et Luc Carvouna cela dit.
le nombre de classes sans enseignant ont subi tous les jours les menaces liées à la dette qu'ils ont creusé et bien d'autres dégâts qui auraient pu être évités. Agriculteurs, éleveurs, infirmières, pompiers, pas écoutés, donc révoltés puis réprimés avec férocité. Le monde entier médusé par ces images n'a plus reconnu la France pays des droits humains. Alors l'ordre juste que je propose, c'est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l'État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires et la France tranquille commence par là.
L'ordre juste dans une France tranquille, c'est aussi garantir aux jeunes générations qu'elles n'auront pas apporté seul le poids des crises ni la fatalité du déclin. C'est le droit à l'insouciance pour les enfants, protégé des violences et devenu adulte, le droit de se construire un avenir enthousiasmant avec la liberté d'être libre. Car nous n'avons pas le droit de laisser s'épuiser les jeunes générations. Nous devons les aimer, les soutenir pour ne rien perdre de cette énergie qui relèvera notre pays. Les écouter et les respecter comme leurs aînés. C'est la promesse d'un avenir où leur réussite de ces jeunes générations devient celle du pays tout entier.
Oui, nous devons réparer le climat de la terre et le climat social. Ce sont deux fronts d'un même combat pour la justice avec tolérance zéro pour les les inégalités et les violences faites aux femmes. Car c'est cela la promesse du socialisme. Donner à chacun les moyens éducatifs et culturels de surmonter les crises pour se construire un avenir créatif et heureux. Les blessures de la France sont là. Elles sont dans ce sentiment de ne plus compter, d'être juste utile quand il faut travailler, mais invisible quand il faut décider. d'être appelé à faire des efforts sans jamais savoir où sont passés ceux que l'on a déjà consenti.
À cette blessure, nous répondrons par du respect, par des décisions justes, par une parole qui engage. Nous devons retrouver le sens de la maison commune. Dans une maison, quand le toit fuit, on répare le toit. On ne demande pas aux enfants de s'habituer à la pluie. Quand les fondations sont fragilisées, on les répare et on les consolide. Et lorsqu'une pièce est laissée dans le froid, on ne prétend pas que toute la maison va bien. Oui, la France est notre maison commune et personne ne doit y vivre comme un intru.
ni celui qui habite loin des grandes villes, ni celle qui élève seul ses enfants, ni le jeune que son nom ou son adresse enferme dans un préjugé, ni la personne handicapée à laquelle on oppose toujours un obstacle de plus, ni les agriculteurs et les éleveurs qui se demandent tous les jours s'ils ne sont pas de trop. Chacun doit pouvoir y tenir debout dans cette maison commune, y trouver sa place et y apporter sa part. Et réparer, ce n'est pas revenir à une France d'hier, c'est préparer une France dans laquelle nos enfants auront envie de vivre. Nous ne leur demandons pas de recopier nos vies.
Nous voulons qu'ils puissent inventer la leur, un ordre juste dans lequel les règles valent pour tous et où les responsabilités grandissent avec le pouvoir que l'on détient. C'est cela l'ordre juste qui protège les personnes, qui respecte le travail, qui fait reculer les privilèges indus et qui ne laisse pas les catégories moyennes ou modestes payer pour les fautes des plus puissants. Il faut de l'autorité pour cela. Une autorité juste, solide, constante qui n'a besoin ni de brutalité ni de spectacle.
Une France tranquille, c'est une France où l'on peut faire des projets, où l'on peut rentrer chez soi sans crainte, travailler sans se détruire, être jeune et être entendu, puis avancer en âge sans être licencié ou mise au rebut. Aimer quand on le souhaite sans être menacé. Exprimer un désaccord sans devenir un ennemi. Ne plus jamais être victime de racisme ni d'antisémitisme. Cette tranquillitélà demandera du courage politique. Elle demandera de transformer ce qui entretient l'angoisse, de s'attaquer aux intérêts qui prospèrent sur le désordre et d'obtenir des résultats. La tranquillité des Français exige beaucoup d'efforts de ceux qui les gouvernent.
Et ces efforts, nous allons les faire ensemble. Avec moi, il y aura zéro tolérance pour les violentes les violences faites aux enfants. Une enfance blessée Une enfance blessée n'attend pas la fin d'une procédure administrative. Un enfant maltraité n'a pas une autre enfance en réserve. Chacun devra prendre les phrases qui consolent un enfant qui parle. Je te crois. Je suis désolé de ce qui t'est arrivé. Ce n'est pas de ta faute. Tu as bien fait de parler. Désormais, tu vas être protégé et celui qui t'a fait cela sera puni. Ton corps, c'est ton corps. Tu as le droit de dire non. Tu n'es pas à jouer même pour tes parents.
Nous devons à tous ces enfants ouvrir une porte, entendre la parole, le mettre à l'abri. Nous devons donner aux professionnels qui le protègent les moyens de faire leur travail et une responsabilité claire. Aucune alerte grave ne se perdra entre les services. La protection des enfants doit passer avant la protection des réputations des adultes toujours. Et la parole d'un enfant doit rencontrer un adulte formé, disponible, capable d'agir. Car leur droit à l'insouciance leur droit à l'insouciance est notre tout premier devoir.
Éloigner toutes leur peur, le droit de jouer sans avoir peur, d'apprendre sans être sans être humilié, de découvrir le monde sans que des violences dans la famille, à l'école ou sur un écran viennent dévorer leur confiance. Nous devons aussi soutenir les parents, leur permettre de demander de l'aide sans honte, de trouver un conseil, un relais du temps. Élever un enfant ne doit jamais être une solitude. Et cette exigence de protection, je la porte avec la même force contre les violences faites aux femmes. Aucune violence ne doit être excusée par une tradition, un milieu social, une notoriété ou une prétendue passion.
Quand une femme dit qu'elle a peur, la puissance publique doit être capable de lui proposer une protection réelle. Elle ne doit pas avoir à choisir entre le danger et la rue. La tolérance zéro. La tolérance zéro pour les violences faites aux femmes se mesurera à ce que nous aurons empêché, à celle que nous aurons protégé, aux vies qu'elles auront pu reconstruire. Nous voulons une France où la liberté d'une femme ne se négocie pas. [cri] Une France où nos filles grandissent avec des rêves, pas avec une liste d'endroits évités.
Et je me tiens au côté des associations féministes qui se sont battues pour la loi intégrale et qui n'ont jamais baissé la garde ni laisser étouffer la parole des femmes. Lui vient ce moment de la vie où les jeunes veulent prendre leur élan, souhaitent apprendre un métier, poursuivre des études, gagner leur vie, quitter la chambre de son enfance, aimer, créer, s'engager, fonder une famille. Ce sont des désirs simples. Il dessine pourtant toute la grandeur de la promesse républicaine pouvoir devenir soi-même. Or, aujourd'hui, les jeunes sont inquiets, déboussolés, fragilisés. C'est toute une énergie dont on se prive.
Un jeune sur 10 à l'issue du confinement Covid a pensé au suicide un jeune sur 10. Alors, les aimer, cela veut dire leur donner des moyens d'agir. Les respecter, cela veut dire les écouter sans leur expliquer d'avance ce qu'ils sont censés penser. La jeunesse a le droit d'inventer autre chose que nos habitudes. Elle a de le droit de réussir autrement que nous. Elle a le droit de reprendre un chemin après s'être trompée. Elle a le droit d'être ambitieuse sans être condamnée à la compétition de tous contre tous. C'est cette liberté que nous voulons garantir, la liberté d'être libre. Et cette liberté commence à l'école.
Je veux que l'école publique retrouve une promesse lisible pour chaque famille. Chaque enfant accueilli, instruit, encouragé. ses difficultés prises en charge, ces capacités même imparfaites valorisées, le savoir, le savoir faire, le savoir vivre, le savoir être. Voici les trois dimensions de l'éducation qui se complètent. Et nous devons impérativement remettre du temps humain là où il manque, du temps pour enseigner, du temps pour accompagner, du temps pour déceler un décrochage avant qu'il ne devienne une rupture et rendre aux enseignants la confiance, le respect, les conditions d'exercice que leur mission exige.
La dégrolade du classement de la France est une honte pour ceux qui l'ont laissé faire. Mais je vous le dis, ce n'est pas une fatalité et nous devrons remonter la pente. Apprendre à lire, à écrire, à raisonner, à compter, à mémoriser. Ce sont les premières clés. Mais nous devons aussi pour la réussite scolaire ouvrir les portes de la musique, de la culture, de la science, du sport, de la beauté, de la nature. Le droit d'accès à la beauté doit devenir universel car un enfant auquel on donne le doute de comprendre devient plus difficile à manipuler. Un enfant auquel on permet de créer découvre qu'il peut agir sur le monde. et pour les jeunes adultes ensuite.
Je veux que notre action se concentre sur les obstacles qui bloquent le départ, le logement, les ressources pendant la formation, la santé, l'accès à premier emploi digne. Nous devons rendre les parcours plus simples, les droits accessibles et les possibilités de recommencer réelles. Nous n'avons pas le droit d'abandonner les jeunes générations dans la fatalité d'un déclin. Nous leur devons une vie ouverte à tous les rêves et à tous les imaginaires. On leur a tant demandé de tenir, de serrer les rangs, de s'adapter comme si cette liberté était une vertu magique que les jeunes pourraient puiser indéfiniment en eux-mêmes, indépendamment de ce que la société leur donne ou leur retire.
Mais je le sais l'expérience. La résilience, c'est-à-dire le nouvel équilibre, n'est pas une ressource illimitée. Elle ne se commande pas, elle se cultive. Elle naît dans un terreau de bienveillance et de temps donner au temps. Elle s'épanouit lorsque les jeunes savent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils peuvent s'appuyer sur un socle solide, celui d'une société qui tient ses promesses. Et ce courage des jeunes force le respect. Mais il ne doit pas masquer les blessures profondes. Anxiété écologique, violence sexiste et sexuelle, isolement numérique, exposition à la pornographie, précarité des logements, manque d'accès à la culture et aux soins.
Et donc la vraie politique de la jeunesse commence par nommer ces blessures pour pouvoir y répondre concrètement. Protéger la capacité de s'en sortir, ce n'est pas demander aux jeunes d'être plus fort, c'est rendre la société plus fidèle à ses devoirs. Et c'est à cette condition que l'on pourra leur demander des efforts, des engagements, du courage, du travail, leur donner la motivation pour qu'il n'it plus envie de se plaindre afin qu'ils se demandent non pas ce que leur pays leur doit, mais ce qu'ils peuvent lui apporter de meilleur avec leur travail, leur passion, leur volonté, leur imagination.
et nous leur devons un environnement protecteur et exigeant, une école où l'excellence va de père avec la bienveillance, où la lutte contre le harcèlement est ferme et constante, où la santé mentale est suivie comme une priorité nationale et où chaque élève, quel que soit son milieu, peut, je le répète, accéder à la beauté de la culture et de la nature, car ils veulent aussi une transition écologique vécu pas seulement apprise des cantines bio et locales, des logements familiaux rénovés, des transports accessible des projets de terrain où les jeunes participent à réparer le monde au lieu de se contenter de l'étudier.
un numérique régulé et sûr, l'interdiction effective des contenus violents, sexistes et pornographiques, l'éducation au médias dès le primaire, le droit au répis face à l'algorithme qui épuise. une justice sociale réelle notamment pour les étudiants avec des logements étudiants abordables, des stages rémunérés décemment des aides simples à obtenir et une reconnaissance publique des engagements solidaires ou écologiques. Et protéger cette liberté, c'est aussi leur donner voix ou chapitre.
Trop souvent, on consulte la jeunesse comme un décor puis on décide sans elle, il faut l'inverse des budgets participatif de jeunesse, des instances où leur proposition deviennent des lois locales, des évaluations de politique publiques faites par celles et ceux qui en subissent les conséquences. Voilà la promesse que nous devons tenir. Car protéger la liberté d'être libre des jeunes générations, c'est leur promettre qu'ils n'auront pas apporté seul le poids des crises. C'est leur garantir que les adultes, parents, enseignants, élus, citoyens se tiendront debout à leur côté. C'est leur rendre le droit à l'insouciance quand ils sont enfants et le droit à l'espoir quand ils deviennent adultes.
Je le dis avec gravité mais avec densité. Si nous laissons s'épuiser cette force de la jeunesse, nous perdrons plus qu'une génération. Mais si nous la nourrissons, elle deviendra l'énergie même qui relèvera notre pays. Car une jeunesse protégée, respectée et écoutée, c'est la promesse tenue d'un avenir où leur réussite n'est est plus qu'une défense individuelle, mais une victoire collective. Je veux dire à nos jeunes, vous n'êtes pas seul dans la tempête. Nous avons le devoir de réparer le climat de la terre. et le climat social qui vous entoure. Ce sont deux fronts d'un même combat.
Nourrir votre désir de réussite, garantir cette liberté, c'est défendre à la fois la planète qui vous portera et la République qui vous protégera. C'est le même élan, c'est la même urgence et surtout c'est la même promesse vous offrir un avenir où la vie pourra continuer de croître malgré les tempêtes et les crises. Et l'inégalité, je le répète, devant la beauté est une blessure silencieuse. Là où certains enfants apprennent à lire avec prév ou à chanter avec grâce, à jouer d'un instrument ou à comprendre les chef-dœuvres de la peinture, d'autres grandiss sans autres horizons que les écrans saturés d'images violentes.
Les écoles maternelles et primaires sont des joyaux de ce point de vue par tout ce qu'elles apprennent et transmettent aux enfants en création artistique sur la nature. Le collège et le lycée doivent renforcer inlassablement cette force culturelle. D'ailleurs, s'il fallait citer des actions dont nous avons été particulièrement heureux en poitrouche charante, ce fur la création des nuits romanes pour apporter dans tous les villages la culture vivante et les concerts en utilisant les édifices romans comme écrain.
La mise en place d'animateurs culturels dans tous les lycées afin de donner accès aux pratiques culturelles avec un soin particulier pour les lycées professionnels et ruraux éloignés de tout. Aujourd'hui encore, j'en reçois des témoignages de gratitude dans tous les domaines, les arts, les monuments, la pratique musicale, les cultures populaire, les institutions, les sciences, les créations de la nature, les savoir-faires ancestraux comme les nouveautés créatrices elles aussi d'un monde commun qui a du sens et qui permet de lutter contre les inquiétudes, les solitudes et la perte de sens. Alors, c'est un message de volonté et de combat. que j'adresse aux jeunes générations.
Car ceux qui nous gouvernent vous ont tout pris. Ils vous ont pris l'insouciance, la certitude d'un avenir ouvert, parfois même le droit de rêver. Il vous transmettent des dettes, des blessures, des horizons abîmés. Mais je vous le dis, vous n'êtes pas condamné. Vous êtes les générations qui peuvent transformer l'injustice en levier, la lucidité en force et la colère en énergie créatrice. Ne croyez pas ceux qui vous disent que tout est perdu. Ils ont peur de votre puissance. Ne croyez pas ceux qui vous traitent de rêveurs. Ce sont les rêves collectifs qui font les grandes transformations positive. Vous êtes la génération de la réparation et de l'invention.
Malgré les dettes qu'il vous laissent, l'avenir est entre vos mains et vous êtes sa plus grande chance. À vous, génération dépossédée, je veux parler sans détour. Oui, vous grandissez dans un monde où les dettes s'accumulent sur vos épaules. Les dettes financières, les dettes écologiques, les dettes sociales, les dettes morales, les dettes de confiance. Ils vous ont transmis moins que ce qu'ils ont reçu et c'est une faute grave. Ils vous ont privé de certitude et c'est une faute grave. Vous avez l'impression d'arriver après la fête dans une maison en désordre où l'air est lourd et où les promesses sont usées avant même d'avoir été tenu. Mais je veux vous dire qu'il n'y a pas de fatalité.
Chaque génération a dû affronter ses épreuves. Les vôtres héritent de blessures profondes mais aussi d'outils inédits. Jamais la conscience écologique n'a été aussi vive. Jamais les moyens de communication n'ont été aussi puissants. Jamais la créativité n'a circulé si vite d'un bout du monde à l'autre. Vous êtes blessé mais vous êtes aussi relié. Vous avez devant vous non seulement le poids des héritages mais aussi la chance de réinventer l'avenir et donc de le désirer. Et ne laissez pas ceux qui vous ont dépossédé vous voler aussi l'espérance. Résistez au cynisme, refusez la résignation. Je vous y aiderai, nous vous y aiderons.
Il n'y a pas de plus grande victoire que de transformer une injustice en levier de changement. C'est à vous qu'il revient de dire "Nous ne voulons plus de ce monde abîmé. Nous allons en bâtir un autre." Et ce jour-là, croyez-moi, personne ne pourra vous arrêter et je vous y aiderai. Vous avez alors génération dépossédé. Relevez-vous. Prenez en main ce qui vous a été refusé. Ne vous contentez pas de survivre. osser vivre, inventer, transformer. L'avenir n'attend que vous et vous êtes sa chance la plus éclatante. Nous devons dans le même mouvement réparer le climat de la terre et le climat social. deux fronts d'un même combat pour la justice.
Lutter contre la vie chère, c'est d'abord baisser bien évidemment les prix de la consommation courante et bien sûr les prix de l'électricité, du gaz et des carburants. Car se chauffer, s'éclairer, cuisiner, aller travailler, l'énergie de tous les jours accompagne les gestes ordinaires de nos vies. son prix entre dans le même budget que le loyer, les courses, les besoins des enfants. Derrière une facture, il y a une famille qui fait ses comptes. Derrière un plein, un trajet jusqu'au travail. Et pour les artisans, les agriculteurs, les entreprises, il y a aussi le coût de leur activité. Alors, écoutez-moi bien, je refuse et j'ai toujours refusé l'écologie punitive.
Je refuse une écologie qui demanderait des sacrifices à ceux auxquels on n'offre aucune solution. Il faut rendre les transformations possibles dans la vie réelle avant de faire payer ceux qui n'ont pas le choix. L'écologie doit entrer dans la vie des Français parce qu'elle améliore les logements, les transports adaptés au territoire, l'énergie accessible, les villes comme les campagnes préparées au bouleversement du climat.
Voilà des travaux qui protègent, qui créent de l'activité, qui préparent l'avenir comme j'ai eu le bonheur de le prouver avec toutes les équipes du ministère de l'environnement puis au moment de la COP 21 et dans ma région en en faisant un territoire d'excellence environnementale. Alors, je sais que c'est possible d'avoir une maison dans laquelle on a plus froid parce qu'on aura aidé aux travaux d'isolation. Une cour d'école ombragée, une eau que l'on protège, une terre qui reste féconde, une alimentation saine. Nous avons besoin de toutes nos forces, des chercheurs, des ingénieurs, des ouvriers, des agriculteurs, des élus locaux, des associations et des citoyens.
Et au cœur de cela pour l'alimentation que nos agriculteurs et nos éleveurs qui sont aujourd'hui désespérés et que l'on entend plus tellement ils sont épuisés, puissent vivre de leur métier et être accompagnés dans les transformations qu'on leur demande, respecter comme des acteurs essentiels de notre alimentation, de nos racines et de nos identités territoriales. Et je veux que la protection de l'eau, des sols et du vivant soit pensée dans la durée avec la connaissance scientifique et avec ceux qui vivent tous les jours et qui observent depuis des années les dégâts du dérèglement climatique.
L'avenir écologique se construit par des décisions, des investissements, de la persévérance et nous ne réglerons pas cette responsabilité en demandant aux plus jeunes de devenir les surveillants de notre mauvaise conscience. Nous devons assumer notre part pour que leur amour du monde soit plus fort que la peur de le perdre. Bien sûr qu'il faut faire des choix. Bien sûr qu'il faut diminuer la dette. Bien sûr qu'il faut établir des priorités. Mais ce que se demandent les Français alors qu'on leur demande encore des efforts, c'est où est passé l'argent ? Mais qu'en ont-ils fait ? Le sérieux budgétaire fait partie du respect du haut citoyens. Un eurodépensé doit être un euro utile.
Nous devons sans cesse évaluer les dépenses, supprimer celles qui ne servent plus leur objectif, combattre les gaspillages et les fraudes. Rendre les décisions compréhensibles tout en mesurant les conséquences complètes de nos choix. Qu'est-ce qu'on économise lorsqu'on renonce à prévenir une maladie ? Quel est le bilan d'un enfant laissé sans accompagnement ? Quel coût prépare-t-on lorsqu'on laisse ce dégrader un bâtiment public jusqu'à devoir le reconstruire ? Une économie immédiate peut devenir une charge plus lourde demain. Car comme le disait Victor Hugo, une école qui ouvre, c'est une prison qui ferme.
Et enfin, pour construire cet effort, il faudra radicalement changer le mode d'exercice du pouvoir. Il faut un pouvoir qui écoute avant que la colère n'explose. Avec moi, je l'ai dit, il n'y aura pas de mouvement social, né du mépris ou de l'abandon parce que les colères et les souffrances auront été entendues, pris au sérieux et à chaque fois qu'il le faut, réparer et anticiper, gouverner, c'est savoir entendre avant qu'il ne soit nécessaire de crier et même de risquer sa vie ou de risquer d'être mutilé dans les rues. Nous avons des histoires différentes, certes les uns et les autres, mais ce qui est essentiel, c'est de vouloir le même avenir.
Et c'est cet avenir commun que je vous propose de m'attir. Cher Luc, chère Béatrice, chers amis d'Alforville, je sais que la peur du déclin est là. Que la fatigue, le dégoût, la colère épuise des millions de citoyens qui ne croient plus à rien et sont prêts à à essayer l'extrême droite. Je vous le dis ici, Alforville, nous ne sommes pas condamnés à ce chaos. Et quand je vois votre énergie et vos sourires, je sais que vous y croyez aussi. Ni peur, ni déclin, ni fatigue de vivre qui finit par faire douter de tout.
Un pays peut être blessé sans être vaincu et nous avons encore tant de force à rassembler avec la patience de ceux qui enseignent, le dévouement de ceux qui soignent, l'invention de ceux qui cherchent, le savoir-faire de ceux qui produisent, la ténacité de ceux qui entreprennent, la générosité de ceux qui s'engagent au service du bien commun. Voilà les forces de la France, elles sont déjà là. Il faut leur donner une direction commune et la certitude que leur engagement et que leurs efforts ne sera pas trahi.
Une campagne présidentielle doit devenir le moment où nous recommençons à nous parler de ce que nous voulons accomplir ensemble avec générosité et fraternité au-delà des blessures, des colères et des déceptions avec notre histoire mais sans rester prisonnier de nos préjugés. Avec notre lucidité mais sans renoncer à notre espérance. Une France où la réussite et le rire d'un enfant deviennent une fierté pour le pays tout entier. Une France où on se sent assez protégé pour oser, assez respecté pour participer, assez libre pour inventer. Alors, écoutez-moi bien, nous avons reçu la France en héritage. Ceux qui nous dirigent nous l'ont mis en morceaux.
Alors, nous allons la soigner, la réparer, la remettre debout, solide et solidaire. généreuse et affectueuse pour un ordre juste décidé ensemble pour une France tranquille dans laquelle plus personne n'aura peur pour cette joie de vivre que nous allons transmettre avec amour comme un trésor avec vous j'y consacrerai toute mon expérience tout mon savoir-faire toute ma bienveillance et toutes mes forces Vive la République et vive la France.
[applaudissements]
[acclamation] grande transformation osez vivre l'avenir vous êtes sa chance de s'é pour l'espérance sour [acclamation] gagner la
[musique]
La venue sera au monde vous tous un monde que le jour de reste arrivé contre nous de terra [chant] son pardon tu peux répondre royale ce soir parce que je m' Je m' je m'interroge je m'intéresse à l'élection présidentielle et je regarde tous les différents programmes de chaque partie pour me faire une décision et j'ai beaucoup aimé son programme. Pourquoi ? Bah parce que sa priorité c'est les enfants et je pense que pour qu'une société va bien l'enfant doit aller bien. Donc c'est important l'école les hôpitaux et j'ai peut-être que je voterai pour elle. compte sur la victoire sera rendez-vous Vos impressions madame Royale ? Madame Royal vous une centaine ce soir.
Ah la lumière vos impressions ? Une centaine de ce soir est-ce que c'est un échec ? Non c'est pas vrai impression. C'est vrai qu'il y avait pas de foule comparé à au précédent. Il pas organise ça en quelques jours. C'est extraordinaire et puis de toute façon c'est sur les réseaux sociaux, c'est retransmitement. Je suis très contente. Les autres n'en font pas hein. Vous allez qu'est-ce que vous ressentez là à la veille du débat ? Qu'est-ce que vous ressentez là à la veille du débat ce soir ? Vous pensez que vous aurez un délan populaire derrière vous ? Je le pense oui, je le pense mais après les gens vont venir écouter. C'est ça qui est important. Ou oui.
Vous êtes pas déçu par le manque d'influence ce soir ? Non mais je crois je trouverais qu'il y a pas du tout manque d'influence. On attendait voilà, on a fait on a organisé ça en très peu de temps. Pourquoi ? Bah non, c'est pas faut pas mépriser ceux qui viennent un soir. Au contraire, c'est bien. Là, vous direz un peu à tout va dans ce début de campagne. Est-ce que la guerre est déclarée ? Non, pas du tout, pas du tout. Moi, je m'adresse au français comme vous avez pu voir. Et qu'est-ce que vous répondez à Jean-Christophe Corbadis qui vous demande de faire preuve de retenu fermement ? Qu'est-ce que vous répondez à Jean-Christ qui vous demande de faire preuve de retenu ? Dem ça fermement.
M'occupe pas de Je m'occupe pas de ça. Moi, je m'occupe des Français, je leur parle à eux. Voilà, je pense que les Français, ils ont besoin au contraire d'al d'al d'énergie, de dynamisme, de vérité et je sais que la vérité dérange, mais je continuerai à avancer avec une vérité qui dérange. dédicace parce
Ségolène Royal