Meeting de campagne présidentielle de Nathalie Arthaud (3 avril 2022, Paris) [4K]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 42 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Invité politiqueFait
« il va falloir remettre en cause la façon dont on s'approvisionne en gaz et cetera et cetera »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« il y aura moins d'argent pour les hôpitaux y compris l'argent qu'on va qu'ils vont devoir trouver pour les engins de mort hein pour se réarmer »
- 20:18Invité politiquePromesse
« il faut des augmentations de 300, de 400, de 500 € sur les salaires pour ne pas être dans l'angoisse permanente »
- 32:10Invité politiqueChiffre
« En 9 mois seulement, le groupe a déjà annoncé 18 milliards d'euros de bénéfices net malgré la pandémie »
- 36:10Invité politiqueChiffre
« 5700 lits d'hôpitaux ont été fermés en 2020 »
- 52:50Invité politiqueChiffre
« En 5 ans, l'action safran a doublé »
- 53:35Invité politiqueChiffre
« la direction a annoncé en novembre dernier qu'elle accordé 1,5 % d'augmentation générale, soit 37 € brut »
- 1:10:46Invité politiqueFait
« ensemble et tous à leur échelle contribuent chaque jour à faire en sorte que le monde fonctionne. Nous dépendons tous les uns des autres. »
- 1:11:31Invité politiqueFait
« La pandémie l'a d'ailleurs parfaitement montré. Pour que les usines continuent de tourner, il a fallu que le gouvernement rouvre les écoles et permettent aux gardees d'enfants d'exercer. »
- 1:14:07Invité politiqueFait
« Je l'ai vécu avec mes camarades pendant la grève de PSA Holné en 2013, mais comme tant d'autres militants du mouvement ouvrier avant nous et surtout à une toute autre échelle. »
- 1:16:30Invité politiqueFait
« Être militant communiste révolutionnaire chez PSA à Bolloré, Arcelor, Renault, Airbus, ça veut dire s'affronter directement face-à-face aux membres de la classe sociale qui dirigent ce pays et qui dirige le monde. »
- 1:19:45Invité politiqueFait
« Être un travailleur conscient, cela veut dire ne plus seulement subir mais comprendre. Comprendre les rouages de l'exploitation, comprendre les questions économiques, comprendre la concurrence. »
- 1:20:29Invité politiqueFait
« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. »
- 1:23:29Invité politiqueFait
« Le mouvement ouvrier depuis le milieu du 19e siècle où il est né s'est bâti sur l'idée que la lutte pour les conditions de travail et les salaires ne pouvait pas ne devait pas être séparée de la lutte politique. »
- 1:24:14Invité politiqueFait
« Les communistes combattent pour les intérêts et les buts immédiats de la classe ouvrière, mais ils défendent et représentent en même temps l'avenir du mouvement, c'est-à-dire des perspectives historiques révolutionnaires. »
- 1:32:17Invité politiqueFait
« Biden et derrière lui, Macron et les autres dirigeants des pays de l'OTAN répètent qu'ils ne sont pas en guerre contre la Russie. Formellement, ils ne le sont pas, mais ils fournissent renseignements, missiles et drones à l'armée et aux miles et aux milices ukrainiennes après les avoir aidés et formés depuis 8 ans. »
- 1:33:44Invité politiqueFait
« Mais n'oublions pas que nos grands-parents, nos parents et les plus âgés d'entre nous ici ont connu la guerre, la guerre d'Algérie, la guerre d'Indochine voir la Seconde Guerre mondiale. »
- 1:34:25Invité politiqueFait
« Alors oui, la menace se rapproche parce que le capitalisme et la guerre sont indissociables. »
- 1:35:10Invité politiqueFait
« Il y a un bras de fer entre le camp impérialiste et la Russie de Poutine depuis des décennies. Depuis 30 ans, l'OTAN a exercé une pression constante pour que les pays voisins de la Russie adhèrent à l'OTAN. »
- 1:35:54Invité politiqueFait
« L'OTAN déploie ses bataillons un peu partout en Europe. Le porte-avion français est déployé en Méditerranée dans le cadre de cette guerre et tous les États sont en train de se réarmer. »
- 1:36:37Invité politiqueFait
« Jouant sur l'émotion et la révolte provoquée par les dévastations et la terreur ordonnée par le dictateur Poutine, les Biden Macron posent en démocrate et en champion de la paix. »
- 1:37:20Invité politiqueFait
« Au Rwanda en 1994, pour garder la zone d'influence française, l'État et le gouvernement français ont soutenu les génocidaires. »
- 1:38:04Invité politiqueFait
« n'oublions pas que les fauteurs de guerre sont aussi dans notre propre pays. Et n'oublions pas les paroles de Jores, le capitalisme porta en lui la guerre comme la nuée porte l'orage. »
- 1:39:05Invité politiqueFait
« Les sanctions contre la Russie vont aussi frapper de plein fouet les gens du peuple, les plus pauvres, ceux qui ont déjà du mal à vivre. Elles ne feront pas souffrir les oligarques russes. »
- 1:40:32Invité politiqueFait
« Cette guerre a déjà de lourdes répercussions sur le prix de l'énergie, du gaz, du pétrole, du blé. Parmi les victimes collatérales, il y aura des millions de femmes et d'hommes menacés de malnutrition et même de famines au Maghreb, en Égypte, en Inde. »
- 1:47:19Invité politiqueFait
« Nous basculons dans une période d'instabilité. Toutes les cartes sont en train d'être battues, les marchés bouleversés. C'est un facteur d'aggravation de la crise, d'intensification des rivalités. »
- 1:48:03Invité politiqueFait
« Macron annonce la couleur. Augmentation de la charge de travail pour les profs, apprentissage à partir de 12 ans, travail des bénéficiaires du RSA pour 7 € de l'heure. Report de l'âge de la retraite à 65 ans, c'est la grande marche arrière. »
- 1:52:43Invité politiqueFait
« Le capitalisme c'est la lutte des classes et la lutte des classes demain sera encore plus féroce. Le grand patronat il sait mener le combat. »
- 1:54:11Invité politiqueFait
« Ma candidature est un appel à la conscience et à la mobilisation. Je ne me présente pas pour dire qu'au pouvoir je ferais mieux que Macron. »
- 1:55:10Invité politiqueFait
« Toutes les explosions de colère et même une grève avec des objectifs limités porte en germe des possibilités de s'étendre et de se généraliser et de conduire donc à des mouvements de masse. »
- 1:56:49Invité politiqueFait
« Quand on discute entre nous de ce qu'il nous faudrait pour ne pas reculer et pour vivre à l'abri du besoin, tout le monde convient qu'il faudrait 300, 400, 500 € d'augmentation et que 2000 € de salaire net, c'est un minimum pour ne pas avoir à compter chaque euro. »
- 1:58:22Invité politiqueChiffre
« Cette proposition d'un minimum de 2000 € jugé souhaitable par 76 % des personnes sondées pendant l'émission. Souhaitable, mais 65 % ne la considérait pas réaliste. »
- 1:59:06Invité politiqueChiffre
« Pour eux, le réalisme, la normalité c'est que l'homme le plus riche de France, Bernard Arnaud, encaisse 3,8 millions d'euros par jour, c'est-à-dire deux SMIC à la minute. »
- 2:00:11Invité politiqueFait
« Augmenter le SMIC serait une fausse bonne idée parce que cela créerait du chômage pour les moins qualifiés. Quant à l'augmentation générale des salaires, ce serait une folie. Elle créerait une spirale inflationniste. »
- 2:00:55Invité politiqueFait
« L'inflation actuelle, elle n'est pas créée par les travailleurs et par leur revendication. Elle est créée par les spéculateurs, elle est créée par les capitalistes qui ont en effet des milliards à revendre et qui font entre autres flamber l'immobilier. »
- 2:03:04Invité politiqueFait
« Si les salariés, les contractuels et les intérimes ne sont pas contents de leurs horaires ou de leurs salaires, on leur répond qu'il y en a 10 qui attendent la place qu'ils n'ont qu'à bien tenir. »
- 2:03:48Invité politiqueFait
« Si les salariés, les contractuels et les intérimes ne sont pas contents de leurs horaires ou de leurs salaires, on leur répond qu'il y en a 10 qui attendent la place qu'ils n'ont qu'à bien tenir. »
- 2:06:40Invité politiqueFait
« Pour les travailleurs, c'est simple, il n'y a jamais d'argent. À l'autre pôle, un milliardaire né toutes les 26 heures, les profits explosent. »
- 2:09:39Invité politiqueFait
« Cette OMERTA qui a permis au groupe des pas d'Orpa d'organiser tout un système pour détourner l'argent public quit à maltraiter et même affamer ses résidents. »
- 2:11:16Invité politiqueFait
« Il n'y avait pas le moindre eurot en réserve pour faire fonctionner les hôpitaux. Il y a des centaines de milliards immédiatement disponibles pour des avions de guerre et des missiles pour le bonheur de Talè, de d'assaut et des autres marchands d'armes. »
- 2:12:01Invité politiqueFait
« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les profits des industriels. »
- 2:13:40Invité politiqueFait
« Les véritables experts dans cette société, ce sont les travailleuses et les travailleurs. »
- 2:14:59Invité politiqueFait
« Entre les mains des capitalistes, les multinationales agissent souvent de façon révoltante et aberrente. »
- 2:14:59Invité politiqueFait
« Les capitalistes dévoient les immenses possibilités scientifiques et techniques de la société et il les retourne contre les peuples. »
- 2:15:43Invité politiquePromesse
« Il faut que les travailleurs les exproprient. Entre leurs mains, ces mêmes groupes permettront de résoudre la plupart des problèmes essentiels de l'humanité. »
- 2:20:20Invité politiquePromesse
« Il faut revendiquer la liberté de circulation et d'installation pour tous les travailleurs de cette planète. »
- 2:21:58Invité politiqueFait
« Zemour ferait presque passer Le Pen pour respectable. »
- 2:25:18Invité politiqueFait
« Zemour et Le Pen étaient deux admirateurs du régime de Poutine. »
- 2:26:44Invité politiqueFait
« Le bulletin de vote n'a jamais changé la vie des travailleurs, encore moins aujourd'hui. »
- 2:27:28Invité politiqueFait
« C'est un vote de vérité et de conscience, un vote de courage et de responsabilité. »
- 2:29:36Invité politiqueFait
« Une idée révolutionnaire peut avoir des conséquences formidables. »
- 2:39:48Invité politiqueFait
« Nos vies valent plus que leur profit. »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud96 %
- non_speech4 %
≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ouais. Avance. [rires] l'essentiel en fait, je pense des journalistes vont couvrir le meeting, hein, parce que je ne compte pas faire un discours, vous l'imaginez bien, hein. Donc je vais d'abord et avant tout répondre à vos questions, simplement juste dire un peu le l'état d'esprit dans lequel nous sommes et puis finalement nos perspectives dans la période actuelle dans le cadre de cette campagne, c'est quand même de souligner d'abord que la situation elle s'aggrave.
Elle s'aggrave bah du fait de la guerre en Ukraine euh que depuis 2008 he finalement on va de crise en crise he 2008 on a connu un craque financier d'importance he une tempête qui a quand même sacrément secoué la société capitaliste. Ensuite, on a plongé dans une crise sanitaire et puis là, nous voilà en effet dans une guerre, hein, dont on ne sait pas et bien jusqu'où elle peut aller.
Et tout le monde le dit déjà, y compris Emmanuel Macron en tant que chef d'état quand quand il prend ses habits de guerre, il nous explique he que la situation est grave, que il y aura des conséquences importantes en terme économique, social puisqueil y aura plus d'inflation, puisqu'il y aura moins de croissance, puisque il va falloir remettre en cause la façon dont on s'approvisionne. en gaz et cetera et cetera.
Donc oui, en effet, là, on plonge en fait dans une situation de plus en plus grave et je crois que ce qui se passe là soulligne l'aspect dérisoire finalement de cette campagne électorale et de tout tous les catalogues électoraux que l'on peut nous servir et qui multiplie les promesses, les vœux-tu en voilà euh euh parce qu'en réalité euh le futur président de la République euh dès qu'il va arriver au pouvoir va nous expliquer que la situation euh est tellement grave hein que il faut d'abord faire des sacrifices. Voilà ce qui va se passer demain.
Et nous nous appelons les les nôtres, les femmes et les hommes du monde du travail non pas à regarder ces fameux programmes électoraux et à faire leur marché he de promesse électoral, mais nous les appelons à comprendre la situation, à regarder du côté justement des rapports de force militaire, économiqu, [musique] politique parce que notre sort dépend bien plus de de cela que de ce qui va se passer le 10 avril et le 24 avril dans les urnes. Donc pour nous, l'essentiel c'est de dire que il faut que le monde du travail se rassemble, qu'il s'organise et qui se prépare à se défendre parce que à chaque fois que les crises euh se sont là, on sait qui paye.
On sait que finalement ce sont toujours les petits gens, sont toujours les les travailleurs les plus pauvres qui à qui on demande des sacrifices. Jamais au grand patronat, jamais à la grande bourgeoisie. Donc nous très clairement euh nous défendons l'idée que l'essentiel ça sera que les travailleurs s'organisent et ils se préparent à se défendre. Et c'est comme cela qu'on a toujours vu ma candidature comme un appel à la mobilisation, un appel au rassemblement, un appel à à la conscience et un appel au combat.
Voilà, je sais, je le développerai dans le meeting hein, que pour beaucoup de femmes et d'hommes, la tâche paraît immense euh paraît immense, hein, cette tâche de euh bah de changer cette société, mais pour nous, c'est devenu une urgence. Tous les jours, on en mesure plus la nécessité. Et ce que nous avons envie de dire au monde du travail, c'est que cette tâche en fait, elle démarre et bien à partir des combats quotidien qu'on a amené.
Et c'est la raison pour laquelle nous nous pensons qu'il faut que les travailleurs soient munis d'un programme de lutte pour défendre leurs conditions d'existence et que c'est à partir de ce de ce combat là que les travailleurs seront en mesure de prendre confiance dans leur force et capable nous le penson et en tout cas ça sera notre politique capable de contester le pouvoir à la grande bourgeoisie qui domine aujourd'hui que qui nous emmène dans le mur. Voilà nos perspectives et en résumé ce que nous portons dans cette campagne. Je vous laisse je vous laisse poser les questions si vous le souhaitez ce message principal en tout cas de ce meeting comme ça ça marche. Pas compte. OK.
C'est vraiment de dire de à vos électeurs que ce qui se joue c'est déjà l'après qu'il faut se préparer à au mois à venir qui peuvent être que potentiellement plus grave. C'est ça le dint. Pour moi, l'essentiel c'est de dire qu'ils ne doivent pas croire dans ces fausses promesses, que la crise est en train de s'aggraver brutalement, brutalement, qu'on replonge à nouveau dans une période où on va nous demander toujours plus de sacrifices, des efforts, des efforts de guerre de la même façon que au moment de la pandémie, on nous en a déjà demandé. Et donc oui oui, il faut qu'il réalise que euh finalement tous ceux qui grainent leurs belles promesses mente mente.
La réalité c'est que encore une fois il y aura moins d'argent pour les hôpitaux y compris l'argent qu'on va qu'ils vont devoir trouver pour les engins de mort hein pour se réarmer puisque désormais tout le monde réarme hein et il faudrait applaudir à ça. Donc en effet, la situation elle va être que l'argent qui manque temps aux hôpitaux, qui manqueant à l'éducation, qui manqueant pour les retraites, et bien il va aller encore une fois dans des capitalistes, hein. Donc oui, voilà, c'est nous voulons nous prévenir le monde du travail alerté hein de ce qui va se passer demain.
pas pour comment dire euh pas pour démoraliser, pas pour être comment dire des oiseaux de mauvais augure, mais précisément [musique] pour qu'on soit prêt à se défendre, pour qu'on soit lucide, pour qu'on soit conscient et pour qu'on soit prêt à parer les coups pour pour qu'on soit prêt à dire non non à ces tous ces sacrifices, non à cet effort de guerre hein derrière une politique des dirigeants dans lesquels on a aucune dans lequelle on peut pas avoir confiance. Euh donc euh voilà, il faut avoir notre politique et nos perspectives.
Je passe le micro simplement euh au NBA Philippeou, il disait notamment encore rappelé que ce qui se passe aussi c'est qu'il faut quel que soit le candidat élu, il va y avoir une logique de confrontation qui va devoir se mettre en place. Je suis désolé, j'ai jamais parlé avec un défaut, je suis complètement bref euh et donc du coup est-ce que c'est ça aussi c'est faut aussi s'organiser peut-être potentiellement avec d'autres pour la suite le rapport de force sociale qui peut s'engager dès le début d'un nouveau groupe une confrontation sans aucun doute. Cette confrontation elle a lieu tous les jours dans les entreprises en réalité parce que la lutte de classe c'est tous les jours.
C'est en période comment dire normale si on peut dire et aussi en période de guerre. Mais en période de guerre et en période d'aggravation de la crise cette lutte de cette lutte des classes est encore plus féroce. Donc oui, bien sûr que c'est une confrontation qu'il faut mener. Il y a une guerre sociale permanente. C'est ça le capitalisme, hein. Le capitalisme, une guerre sociale permanente. Permanente entre en effet les exploités et les exploiteurs, entre les travailleurs et la grande bourgeoisie, mais plus encore dans les périodes de crise, dans les périodes d'aggravation comme celle que l'on connaît aujourd'hui.
Oui oui, il va falloir et c'est vrai dans toutes les entreprises hein s'organiser et être en mesure de riposter de ripost et il faut trouver le chemin pour se rassembler pour être le plus nombreux possible pour être fort. La raison pour laquelle combattre l'extrême droite, combattre le poison du racisme, disyé par les candidats d'extrême droite aujourd'hui hein, mais qui continuera de d'être disyé après l'élection et bien est une est quelque chose aussi de vital pour le monde du travail. On est à une semaine du premier tour. Vous tenez meeting ici au Zénit. C'est une façon vraiment de marquer le le sprint final dans la course à l'Élysée, de vraiment marquer le Ouais.
en finale entre guillemets de de cette campagne qui qui s'achève. Pour nous, les meetings et les rassemblements ont toujours été des moments forts parce qu'on fait une meeting, comment dire, on fait une campagne en effet de de terrain, on fait une campagne très militante et se rassembler, pouvoir là c'est en fait c'est le seul meeting que je fais où il n'y aura pas de discussion, où il n'y aura pas de prise de parole et d'échange avec la salle parce que là on est effectivement sur un grand rassemblement. Mais sinon, j'ai tenu pendant toute la campagne à animer un certain nombre de discussions.
Je suis sans doute, je pense celle qui a fait le plus de réunions publiques et de meetings en fait depuis le début de la campagne puisque j'étais à trois à quatre même des fois par par semaine. Donc pour nous c'est l'essentiel, c'est pour nous notre campagne elle voilà c'est une campagne de vis-à-vis du du monde du travail. C'est une campagne de proximité pour discuter, pour faire réfléchir aussi. Pour faire réfléchir aussi parce que vous le savez, nous sommes à contre-courant. Nous sommes à contre-courant et nous avons en effet des des bien des choses à expliquer, bien des choses à discuter et tout ça se fait ça se fait au travers bah justement des des réunions publiques.
Alors nous pour nous ce rassemblement national c'est effectivement un peu le point d'or. C'est une façon de se retrouver avant la fête la fête annuelle qui va se tenir pour nous à l'ascension. Mais c'est un moment donc oui important de la campagne où on va j'espère recharger les batteries pour terminer la dernière la dernière semaine de façon à être le plus nombreux possible à voter et à militer pour faire voter pour la candidature. C'est votre troisème candidature. Vous en quoi la France a changé depuis votre première candidature et en quoi votre campagne a évolué depuis votre première candidature ? Où est-ce que rien n'a changé ?
Et donc on fait toujours la même campagne, les choses ont changé. Elles ont changé en pire. Elles ont changé en pire. Et vous savez euh cette année, on a pu je pense encore plus facilement que les autres années, expliquer que cette société capitaliste nous menait dans le mur parce que le mur il se rapproche et c'est visible pour des millions de femmes et d'hommes. C'est visible parce que c'est visible avec cette difficulté que nous avons quand on travaille à vivre, à faire son plein d'essence, à se nourrir, à payer son loyer. C'est visible parce que c'est les inégalités sont ahurissantes. C'est visible parce qu'il y a cette crise climatique et c'est visible parce qu'il y a la guerre.
Le mur se rapproche et le mur se rapproche. On se rapproche du mur, je sais pas. Mais en tout cas, c'est palpable, vous voyez. Et effectivement, ceux avec qui nous discutons sentent bien que c'est pas qu'une question de président de la République, c'est pas qu'une question d'institution, c'est pas qu'une question de personne et de politique décidé à l'Élysée. C'est une question de système. Nous sommes confrontés à un système aveugle, un système il y a que le fric qui compte, que les rivalités économiques, que cette guerre économique incessante et c'est cela qui nous condamne en réalité. C'est quelque chose, je crois qui est touché du doigt.
maintenant par de plus en plus de femmes et d'hommes et qui nous permet y compris dans cette campagne ben de nous expliquer sur ce terrainlà et d'affirmer avec fierté que oui, cette perspective de renverser le capitalisme, il faut il faut la défendre plus que jamais. Plus que jamais. Je c'est une des différences sans doute avec la campagne de 2017 et de 2012. Oui, parce que bah la gravité de la situation est belle et bien là. Bonjour. Alors justement Emmanuel Macron hier durant son a évoqué sa volonté d'avoir une fibre plus sociale et il a repris cette phrase nos guurit. Comment est-ce que vous réagissez par rapport à ça ? Bah j'ai envie de dire que il ose tout. Voilà hein.
C'est c'est comme les h il ose tout. Voilà. Euh bah voilà, c'est enfin je sais pas il nous a fait quoi l'école du rire. Non mais voilà, on c'est hallucinant franchement. Celui qui est allé chercher le dernier centime là dans la poche des étudiants à qui il a baissé les APL, celui qui a baissé les allocations au chômage, celui qui a fermé d'pitaux, celui qu'est-ce qu'il nous raconte aujourd'hui ? Non, mais c'est une blague. C'est une blague. Vous savez, moi je suis convaincu que plus il parlent ces gens-là, plus ils font monter la colère et plus on se rapproche de l'explosion sociale. Bonjour.
Euh donc dans votre dans votre programme, si on peut appeler un un programme, vous parlez donc des des travailleurs. Nous, on voulait s'intéresser aux travailleurs ruraux. comment vous les enfin de quelle manière vous les incl dans dans la lutte.
Je fais campagne au nom du camp des travailleurs pour précisément faire en sorte que cette conscience que quand on doit gagner sa vie, donc aller travailler pour gagner sa vie, qu'on soit travailleur ruraux, qu'on soit travailleur des champs, qu'on soit travailleur des villes, qu'on soit travailleur dans l'industrie, dans le commerce, dans dans la santé, pour l'état patron, conçoit y compris, travailleur un jour au chômage de lendemain travailleur en invalidité ou à la retraite, on est dans le même camp, dans la même galère, dans le même camp et on est confronté à la même classe sociale et au même politicien qui qui la servent.
Et il faut avoir cette conscience là que voilà au-delà des différences euh dans nos vies hein. Mais vous savez des différence ? Bah on est tous différents. On est tous différents. Voilà, on a des métiers différents, on a des salaires différents, on a des statuts différents, on travaille dans des secteurs différents. Mais la réalité c'est que c'est de plus en plus dur pour tous de vivre. C'est de plus en plus dur le boulot, les cadences, la précarité. Voilà, on est de plus en plus inquiet de ce qui se passe. On voit pour nos enfants, tous nos enfants, que ils vont hériter de quelle planète ? De quelle planète ? Comment allons-nous vivre demain dans cette planète là ?
Et puis la guerre, la guerre mais la guerre et ses souffrances. Regardez en Ukraine, qu'on soit ingénieur, qu'on soit pilote d'avion, qu'on soit ouvrier, quand la bombe elle tombe, elle tombe. Là, il y a plus de différence. Alors, il faut réaliser justement que toutes ces différences là, souvent le patronat, les dirigeants les utilisent pour créer des divisions. Mais nous, dans notre tête, il faut les combattre ces divisions. Il faut réaliser qu'on doit se constituer en camp et qu'on qu'on a cette force là, cette puissance là que si on retrouve en effet le chemin des luttes, on peut la changer, on peut changer toute la société.
Peut-être une dernière question et puis euh mais je vois que vous attendez sans doute le meeting et c'est l'essentiel. En effet, une dernière question. Euh, on voit la l'avance l'extrême droite dans les sondages. On parle beaucoup de vote utiles. Euh, selon vous, comment est-ce qu'il faudrait faire justement pour essayer de faire barrage à l'extrême droite et comment est-ce que vous prenez justement cette question de voix utile et le fait que vous soyez désigné entre autres avec Philippe Poutou comme les petits candidats alors qu'on a vu hier justement que Philippe Poutou a rempli le circuit d'hiver et qu'aujourd'hui vous vous faites un z carrément repris le circuit d'hiver.
Bon, on n pas encore repris ni le circuit d'hiver ni le zénite, mais ça va, ça viendra peut-être un jour. Philippe rempli le circuit. Ah pardon, d'accord. OK. Voyez, je suis dans je suis déjà dans avec un esprit de conquête. Non mais euh moi ce que j'ai envie de dire c'est que l'extrême droite, on n jamais fait barrage à l'extrême droite dans les urnes. Ça fait 20 ans qu'on nous explique qu'il faut faire barrage à l'extrême droite dans les urnes. Et regardez où nous en sommes aujourd'hui. Nous en sommes à voilà maintenant on n pas un candidat d'expose, on en a deux.
Et quand je dis deux, je suis gentille parce que euh en tout cas leurs idées ont déjà pas mal colonisé l'esprit de beaucoup de politiciens, d'autres politiciens. Donc on peut pas faire barrage dans les yeux. C'est pas comme ça que cela va se passer. Et nous, nous savons que dans le monde du travail, hein, la meilleure façon de combattre ces idées d'extrême droite, cette division, ce poison du racisme, ces préjugés, et bien c'est de se battre ensemble. mon camarade Jean-Pierre euh Aurélie pourrait le raconter hein dans leur entreprise et bien voilà, il y a des femmes et des hommes qui viennent de tous les pays du monde.
De tous les pays du monde et la peine au travail, les difficultés au travail sont les mêmes. Quelle que soit sa couleur de peau, son origine, sa nationalité et y compris sa révolte est la même. Alors oui, il faut que cette révolte là, elle se traduise, elle débouche en lutte collective et c'est dans ces luttes collectives, vous savez, qu'on apprend à se connaître et qu'on fait tomber toutes ces barrières, toutes ces vieilles ries, toutes ces vieilles le nationalisme, le racisme, hein, toutes ces arrièrations là qui mériteraient une chose, une seule, c'est d'être foutu à la poubelle. Je vais parler des poubelles tout à l'heure. C'est bon pour vous ? OK.
Bah écoutez, rendez-vous au meeting, j'espère. chanter vous pouvez faire ce que vous voulez on va installer les cabales en attendant que la vidéo tourne n'hésitez pas travailleur dis oui bien sûr bienvenue aux réfugiés et je dis clairement bienvenue à tous les réfugiés y compris ceux que l'on appelle les migrants quand vous êtes riche
[applaudissements]
vous pouvez acheter n'importe Quel passeport ? Quand vous êtes millionnaire, milliardaire, vous pouvez passer n'importe quelle frontière. C'est un détail administratif. En fait, les frontières, elles sont là pour les pauvres, elles sont là pour les travailleurs. Écoutez, la guerre économique hein, c'est ce qu'on nous inculque. On est en guerre, en guerre économique et il faut aller prendre les parts de marché. Il faut s'étendre pousser toujours plus loin. Et bien c'est cette guerre économique permanente qui est la société capitaliste. Elle nous plonge régulièrement dans des guerre tout court de la part de ceux qui prétendent être aujourd'hui précisément les sauveurs des Ukrainiens.
J'ai aucune compléance. Vous avez Poutine. C'est pas moi qui l'ai qui l' de part. Mais on va où ? Les salariés, les travailleurs, tous ceux qui sont à la retraite mais qui ont bossé toute leur vie, ils ne demandent pas la charité. Ils veulent pas l'omone, ils veulent pouvoir vivre des miettes. Il faut des augmentations de 300, de 400, de 500 € sur les salaires pour ne pas être dans l'angoisse permanente de se retrouver dans l'incapacité de pire.
[musique]
Congo [musique] le comunismo eter communisme et la libertà.
[applaudissements]
Applaudissement. Ils viennent des quatre coins. Ils viennent des quatre coins de ce pays [applaudissements] du nord du sud de l'est de l'ouest dans différentes entreprises. L'automobile,
[applaudissements]
les hôpitaux, les chantiers navals, la SCCF. Safran, Renault [applaudissements] et de nombreuses entreprises. On peut les accueillir, on peut les ovner.
[applaudissements]
Les porte-paroles de Nathalie Arto
[applaudissements]
dans les différentes entreprises de ce territoire. musique.
[applaudissements]
Allez, n'hésitons pas à envoyer la musique.
[applaudissements]
Il y a pas de musique, c'est pas grave. Il y a pas de musique du coup c'est vous la musique [applaudissements] le rume c'est la lutte
[applaudissements]
pour lou et demain la terre nationale sera le temps on peut chanter un coup de plus on a le tempsus et demain la terre nationale sera le temps humain.
[applaudissements]
Les pores-paroles de Nathalie dans les différents territoires. J'attends instamment J'attends instamment un coup de téléphone de quasiment Nathalie Areto qui devrait venir à ce meeting normalement. Et quand elle va arriver,
[musique]
alors ça c'est la musique qui va arriver tout à l'heure. On peut chanter ça ensemble ? Le texte est écrit sur l'écran pour la [musique] bonne pour le genre humain
[musique]
si d'autres sont les pass sur notre chem la jeune garde la jeune garde qui descend sur pas gérer la c'est la lutte finale qui commence c'est la revanche de tous les meur c'est [musique] la révolution qui s'avance c'est la bataille contre tous les copains. Pren les gar prenez gard à la salle class. [musique]
[musique]
Au fond de la misère [musique] de fa nous sommes et révolter nous vangerons nos [musique] frères que des prisons exploités nous ne voulons plus de famille
[musique]
à qui travaille il faut du pain demain nous prendrons les usines [musique] nous sommes des hommes et non des chiens M pour les savoir les bourgeois les cad je garde la jeune garde qui descend sur le paris [musique] c'est la lutte finale qui commence c'est la revance de [musique] tous les pain c'est la révolution qui s'avance c'est la bataille contre [musique] tous les coins.
[musique]
Nous ne voulons plus de guerre car nous aimons l'humanité. [musique] Tous les hommes sont nos frères. Nous clamons la fraternité, [musique] la République universelle [musique] tirant et rois tout son tant pis [musique] après la f le temp est prenez gar prenez gar les saurs, les [musique] gés la jeune gar la jeune qui descend sur le passé. C'est la lutte [musique] finale qui commence. C'est la revance de tous les meurs de [musique] c'est la révolution qui s'avance. C'est [musique] la basaille contre tous les cocas les gars.
[musique] [applaudissements]
Et bien oui chers camarades êtes venus de tout le territoire. On avait pas fini d'appeler les gens qui venaient de Perpignan.
[applaudissements]
Il y a même des gens qui viennent, des camarades qui viennent de Belgique et il y en a même qui viennent juste à côté d'ici à Pentin. [applaudissements] Et bien Nathalie Arto m'attend est prête à venir. Je vais vous demander de l'accueillir mais attention euh il faut l'accueillir en étant avec elle. Elle a dit que cette campagne c'était pas seulement la sienne mais celle de nous tous. On a tous fait une campagne et maintenant il va falloir la porter jusqu'à la tribune sous vos applaudissements. Il va falloir crier, il va falloir hurler pour qu'elle l'évite jusqu'à la tribune sous un flot d'encouragement. Camarade Nathalie Arta, porte-parole de l'Utouvoyer.
[applaudissements] [applaudissements]
le le salut
[applaudissements]
Se la
[applaudissements]
Bonjour à tous. [applaudissements] Donc bienvenue à notre grand meeting de soutien à notre camarade et candidate Nathalie Arta. [applaudissements] pour faire entendre le temps des travailleurs dans ces élections.
[applaudissements]
Donc, je me présente, je suis Aurélie Jochot, je suis infirmière à l'hôpital Saint-Antoine et c'est moi [applaudissements] et c'est moi donc qui va assurer la présidence de ce meeting.
[applaudissements]
Donc bienvenue et merci à tous les camarades qui ont tenu à être présents aujourd'hui et aussi à certains qui viennent de très loin comme ceux de Marseille,
[applaudissements]
ceux de Montpellier,
[applaudissements]
de Derk, de Toulouse, [applaudissements] de Montbéliard et de Lyon.
[applaudissements]
Et il y en a aussi qui sont venus de Bruxelles.
[applaudissements]
Bon, soyez rassurés, je ne vais pas énumérer toutes les villes, sinon on n'est pas là, on sera là jusqu'à demain matin. En tout cas, nous sommes très contents et ça fait chaud au cœur de se retrouver à nombreux aujourd'hui aux élites de Paris. [applaudissements] Donc cette campagne, cette campagne c'est une campagne militante que nous menons dans les quartier où nous vivons, dans les entreprises où nous travaillons. Nous sommes les seuls à parler des intérêts des travailleurs. Nous sommes les seuls à défendre les idées communistes et révolutionnaires. Nous sommes fiers de nos idées que nous défendons avec énergie quotidiennement.
Et nous sommes aussi fiers de notre candidate qui porte nos idées dans les médias avec acharnement.
[applaudissements] [applaudissements]
Alors avant de passer la parole à Nathalie Artau, plusieurs camarades qui sont présents sur scène, qui militent dans différentes entreprises et sur l'ensemble du territoire vont prendre la parole. Donc nous allons commencer. Je vous souhaite à tous un très bon meeting et maintenant je passe la parole à Éric.
[applaudissements]
Je m'appelle Éric Peker et je travaille chez Toyota près de Valencienne dans le Nord. [applaudissements] [applaudissements] On est plus de 5000 dans cette usine un/ers d'intérim CDD sous-traitant et les autres en CDI. Toyota, c'est 400000 salariés dans le monde, 70 usines d'assemblage et des centaines d'usines sous-traitantes sous contrôle direct d'une poignée d'actionnaires. D'avril à décembre 2021, en 9 mois seulement, le groupe a déjà annoncé 18 milliards d'euros de bénéfices net malgré la pandémie, la pénurie de composants électroniques, malgré les hausses des prix du transport maritime et des matières premières. Malgré une production globale en baisse de près de 15 %.
Comme beaucoup d'autres, Toyota a dû stopper toute une partie de sa production l'été dernier à cause de la pénurie de semi-conducteur. Nous, on s'est retrouvé avec des salaires amputés et Toyota n'a quasiment rien déboursé. Le chômage partiel, c'est peut-être une béquille essentielle quand on est un petit artisan, mais ça devient très rentable quand on est un trust mondial. Car depuis la fin de l'année dernière, les journées de chômage partiel deviennent la règle tous les mois. Bien sûr, la direction prétexte toujours la pénurie de composant, mais la réalité, c'est que chaque mois, le plan de production est calculé sur 18 ou 19 jours au lieu de 20 ou 22.
Alors, on produit à fond pendant 18 jours avec des rythmes de dingue sur les lignes de production et puis on se retrouve de tr voire 5 jours au chômage partiel avec des salaires diminués. C'est jackpot pour Toyota. En plus, la direction continue de supprimer des postes de travail pour surcharger ce qui reste. Alors, un simple calcul permet de comprendre que chaque jour de chômage partiel imposé par Toyota lui permet d'augmenter la productivité de 5 %. Alors, quand il y en a trois ou quatre, c'est bingo. Vous allez me dire "Oui, d'accord, mais il y a l'augmentation des prix de l'électricité, de l'acier et cetera et cetera. Ça complique les choses tout de même ?" Bah, pas du tout.
La solution a été trouvée et elle n'est pas nouvelle. Toyota a augmenté le prix des voitures, plus 450 € pour le petit modèle, plus 600 € pour le plus gros. Ça lui rapporte 100 millions d'euros supplémentaires en un an, juste sur la production de l'usine. De quoi doubler tous les salaires. Alors, quand on vit tout ça, il est évident que ce n'est pas une fatalité de subir le chômage partiel. Non, ce n'est pas une fatalité de se bousiller la santé en faisant quotidiennement le travail de deux ou trois personnes avec des journées à rallonge entrecoupé de jours de chômage sous-payés.
Il n'est pas acceptable de crever sous le boulot alors que des milliers d'autres dans nos familles, nos amis, nos voisins crèvent de ne pas en avoir. Travailleer moins pour travailler tous avec des salaires qui permettent de vivre dignement. C'est possible, l'argent existe pour cela. C'est un problème de rapport de force. [applaudissements] C'est le problème de qui impose ses intérêts dans la société. le grand capital ou le camp des travailleurs.
[applaudissements] [applaudissements]
Bonjour, je m'appelle Pierre Rocher et je travaille à l'hôpital de Dijon.
[applaudissements]
Il y a maintenant 2 ans, la première vague de Covid a déferlé sur les hôpitaux et du jour au lendemain, nous avons basculé dans la médecine de catastrophe. Les malades affluaient, leur état empirait et personne ne pouvait dire si nous allions être submergés. Il a fallu faire face alors que les médecins eux-mêmes ignoraient tout du virus sans savoir s'en prémunir ni comment le soigner. Un désastre avec ces moments dramatiques. Beaucoup de patients mouraient seuls sans pouvoir dire au revoir à leurs proches. Nos propres collègues tombaient malades. Les hôpitaux ont manqué de tout. de blouses, de masques, de respirateurs, mais surtout de lit et de personnel qualifiés.
Ces manques, nous les vivions depuis des années et beaucoup d'entre nous ne réalisaient pas que la moindre épidémie serait une catastrophe. Et cette fois, on y était. On n'a pas pu accueillir à la fois le Covid et les autres malades et des patients sont morts faute de pouvoir être opéré au 21e siècle dans un des pays les plus riches de la planète. Pendant cette première vague, on pouvait encore se dire qu'on gérait l'urgence avec les moyens du bord. Mais ensuite, rien n'a été fait.
Avec les applaudissements de 20h, les promesses du Ségure, les discours sur l'importance de ce qu'on était en train d'accomplir, on ne pouvait pas imaginer après un tel marasme que tout allait continuer comme si de rien n'était. Et bien, en plein Covid, 5700 lits d'hôpitaux ont été fermés en 2020. En pleine pandémie, les trust pharmaceutiques, Pfizer, Moderna ont fait des surprofits, sont devenus milliardaires, ont continué à se faire du fric sans le moindre scrupule. Pendant la guerre, les affaires continuent et bien pendant la pandémie aussi. Et aujourd'hui, le gouvernement, les directions hospitalières continuent à nous enlever des moyens et des bras.
Ils savent que cela prépare des catastrophes encore plus grandes et ils s'en fichent. Ils nous ont envoyé au front et sans armes et maintenant ils nous racontent des bobars sur les économies à faire, sur la modernisation de la santé. Ils nous baratinent mais ce sont des assassins cyniques et nous on a été tellement naïfs. [applaudissements] Alors évidemment évidemment [applaudissements] il y a des soignants qui se démoralisent, qui démissionnent. Il y a de quoi. On s'est fait tellement abuser, aveuglé par une confiance complaisante à l'égard des décideurs de la santé. Et bien, nous sommes obligés maintenant d'en être conscients. Ils n'en ont rien à faire.
Ils continueront quit à tous nous faire crever, à faire passer leur profit avant tout le reste parce que leur monde marche comme ça, parce qu'ils ne savent et ne veulent rien faire d'autre. Et parce que pour eux, les populations n'existent que de façon comptable dans leur maladie, dans leur vieillesse et même dans leur mort. Et bien les dirigeants de ce monde capitaliste, leur gouvernement et tous ceux qui les soutiennent sont des assassins indignes, criminel et si on veut retrouver un peu de notre humanité, il faudra les empêcher de nuire et cette société, il faudra la changer.
[applaudissements] [applaudissements]
Bonjour. Alors, je m'appelle Michel Pot et je travaille chez Renault Trucks à Vénieux dans la banlieue lyonnaise.
[applaudissements]
J'espère que c'est pas Renault troll ce que vous applaudissez parce que alors dans cette usine, c'est le règne de la précarité et de la flexibilité. La flexibilité, nos patrons l'appellent agilité. Un nouveau terme pour cacher une vieille réalité. augmenter l'exploitation pour augmenter les profits. De ce côté-là, on peut dire qu'ils sont agiles malgré la crise des semi-conducteurs, l'explosion des prix des matières premières et de l'acier, le Covid, ils enchaînent les années historiques.
La flexibilité, c'est un jour des heures supres et le lendemain chômage partiel parce qu'il n'y a plus de pièces, parce qu'un camion est en retard, qu'un bateau n'a pas été déchargé à temps ou comme plus récemment parce qu'un avion est introuvable. La direction ne savait même pas dans quel aéroport il avait atterri.
[applaudissements]
Avec avec le flux tendu et la réduction des stocks au minimum, le moindre grain de de sable vient griper la machine et ceux qui font tourner la machine s'arrache les cheveux. Chez Renault Trucks, il y a même des urgentistes, c'est pas c'est pas une blague qui sautent dans les camions pour trouver les pièces qui doivent être monté sur la ligne quelques minutes plus tard. À tous les étages, sans les travailleurs, rien ne fonctionne.
[applaudissements]
Alors, à la flexibilité s'ajoute la précarité car si vous passez devant l'entreprise, vous voyez marqué en gros Renault Trucks. Mais au-dessus des lignes de montage, il faudrait plutôt afficher Manpower ou ADCO. Certaines lignes ou certains ateliers tournent avec plus de 80 % d'intérim. Les agences d'intérim ont leur bureau au sein même de l'entreprise et tout un symbole, leurs locaux sont installés dans l'ancien bureau d'embauche de Renault Trucks. Cette précarité est bien sûr une arme aux mains de la direction contre l'ensemble des travailleurs car elle pensent que les précaires sont corvébles à Merci mais ça ne marche pas à tous les coups.
Lors de lors des dernières réunions sur les salaires, la direction de l'usine moteur pensait être bien tranquille au vu du taux d'intérim présent sur les lignes. Elle pensait que malgré les appels à la grève, cela ne freinerait pas la production. Et bien mal lui en a pris car la production a été arrêtée pendant plusieurs heures notamment sur une ligne où embauché comme intérêt ma mère ont débrillé.
[applaudissements]
Alors [applaudissements] alors ces débrayages n'ont pas permis d'obtenir ce dont nous avons besoin pour vivre. Mais voir la tête des membres de la direction qui pensaient que leur seule présence en bout de ligne allait empêcher les travailleurs de faire grève était réjouissant. Et relever la tête ensemble embaucher ou intérimaire est un gage pour l'avenir.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
C'est
[applaudissements] [applaudissements]
Bonjour, je m'appelle Louise Fève et je suis chemin contractuel en garde de Strasbourgare
[applaudissements]
où arrivent des voyageurs venants de toute l'Europe. Il y a quelques semaines, la guerre en Ukraine s'est traduite par des centaines de réfugiés ukrainiens par jour arrivant par train. Des adultes épuisé avec des enfants en pyjama dans les bras. Les chemineaux ont pu voir une des conséquences de la guerre, une population civile la fuyant. Très vite, Farandou, le PDG de la SNCF, a emboîé le pas à la Deu Chebane en déclarant la gratuité des transport pour les réfugiés ukrainiens. Ce laisser passer n'est donné qu'au réfugiés ukrainiens. Mais tous les autres pauvres de la planète dans une situation similaire ne sont pas logés à la même enseigne.
Les bombes françaises tuent aux quatre coins du monde, mais elles ne donnent pas le droit au même document. les conséquences de la guerre.
[applaudissements]
Les conséquences de la guerre, on les voit aussi quand il y a 10 jours en garde ancienne, un jeune éitréen est mort électrocuté en montant sur un wagon parce qu'il vouit voulait pardon voyager sans être refoulé. On meurt aussi en France faute de papier. Dans les médias, la SNCF se drape d'humanisme mais ce sont en fait les associations qui se chargent de l'accueil des réfugiés. À Strasbourg, la plupart de ces voyageurs sont en transit après avoir parcouru des milliers de kilomètres. La SNCF n'a mis à disposition de ses réfugiés aucune salle d'accueil, aucun sanitaire.
Elle se dédouine en expliquant que c'est d'abord du ressort de la préfecture et elle n'hésite pas à rappeler aux équipes de l'escale que les gares doivent rester fermé la nuit car je cite "Elles n'ont pas vocation à accueillir les migrants". comme le confirme d'ailleurs la présence quotidienne de la police des frontières en gare. En ce qui concerne les chemineaux, pour attaquer nos conditions de travail et nos salaires, la SNCF et les patrons du transport organisent la concurrence entre contractuel, sous-traitant, entre chemins, allemands, italiens, marocain, alors même que nous travaillons côte à côte et que nous effectuons le même travail.
à travers la le monde pardon nous bossons pour traîn Italia la reine fé Keolis Transdèvre Colastraille et bien d'autres demain avec l'ouverture à la concurrence de la SNCF certains d'entre nous seront transférés dans des filiales ou des entreprises du secteur privé quel que soit notre contrat de travail ou notre patron c'est nous qui conduisons les trains, les réparons, accueillons les voyageurs et nettoyons les gares. Nous avons continué à transporter voyageurs et marchandises durant le Covid et aujourd'hui nous achevons les produits de première nécessité jusqu'en Ukraine.
Alors, c'est à nous de décider et si c'était le cas, on n'attendrait pas 4 semaines pour mettre à disposition une salle pour des réfugié et on n'attendrait pas une seule minute pour embaucher dans tous les services.
[applaudissements] [applaudissements]
Alors pour organiser les transports pour les besoins de la population, il faudra que les chemineaux en prennent le contrôle et pour ça entre nous tous, il faudra tisser des liens au-delà des frontières. [applaudissements]
[applaudissements]
Bonjour, je suis Sébastien Benoît et je travaille comme chaudronier au chantier naval de Saint-Lazer. [applaudissements] Ce chantier compte plus de 9000 travailleurs. On y fabrique des paqu et bien et bientôt des superotes pour les plus riches mais aussi des navires de guerre. D'ailleurs, en 2015, la livraison à la Russie de deux navires de guerre avait été annulée au dernier moment du fait de l'annexion de la Crimée par Poutine. Ils ont finalement été vendus au régime égyptien, pas plus démocratique que Poutine. Le chantier naval où je travaille est situé à côté d'un terminal métannier.
Et bien une des dernières livraisons de gaz en a surpris plus d'un puisque c'était un méthanier russe qui livrait du gaz de schiste américain. On le voit pendant la guerre, les affaires continuent pour les capitalistes et quand la guerre quant à la guerre sociale contre le monde du travail, elle n'a jamais jamais cessé.
[applaudissements]
La direction des chantiers naval dont l'actionnaire principal et rappelons-le l'État français sous-traite sur le site à plus de 300 entreprises différentes. Ça lui permet de mettre en concurrence les salariés et d'aggraver la pression sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi. Parmi ces travailleurs autour de moi, plus de 600 viennent d'Ukraine tout simplement. Parce que le salaire mensuel de 200 à 300 € en Ukraine est l'un des plus faibles de toute l'Europe de l'Est. Il y a aussi plus d'une centaine de travailleurs russes et biorusses sur le site.
Ukrainiens, russes ou français, les semaines à rallonge, les conditions de travail dégradé dans les ateliers ou à bord des navires sont notre lot commun. Et sans nous connaître, nous avons au final tous le même employeur. Alors, il faut être fier de ne pas rentrer dans le jeu de la division orchestrée par les patrons et les politiciens qui les servent.
[applaudissements]
D'une semaine à l'autre, d'une semaine à l'autre, les travailleurs ukrainiens présents au chantier ont dû faire face à une guerre subie par leur famille, leurs amis, organiser leur évacuation des zones de guerre et de leur pays pour longtemps peut-être. On l'a tous ressenti dès le début de cette guerre. Rien ne protège les travailleurs en France d'un tel sort. Alors oui, il y a une solidarité qui doit s'exprimer avec les travailleurs ukrainiens ou russes, nos frères de classe, nos frères d'exploitation
[applaudissements]
et une solidarité une solidarité exprimée avec les travailleurs de tous les pays en guerre, y compris là où la France intervient violemment, notamment en Afrique pour l'intérêt de ces [applaudissements] industriels. Nous sommes la même classe ouvrière.
[applaudissements]
C'est bien la concurrence que se font à travers le monde nos propres exploiteurs qui est la cause des guerres. Alors, il faut continuer à affirmer que c'est la lutte des travailleurs pour leurs intérêts communs qui pourra y mettre fin. [applaudissements]
[applaudissements] [applaudissements]
Bonjour à tous,
[applaudissements]
je m'appelle Cathy Vanine, je suis ouvrière dans une usine de Cénémarne où 600 ouvriers et ten technicien et ingénieur conçoivent et mon des moteurs d'avion pour le groupe Safran.
[applaudissements]
La crise sanitaire et son impact sur l'industrie aéronautique n'aura été qu'une parenthèse car les carnets de commande sont à nouveau plein à craquer. En 5 ans, l'action safran a doublé. Y a-t-il un seul salarié ici qui a vu son salaire doubler en 5 ans ? Voilà. Alors que les actionnaires ont augmenté leur capital de 100 %, la direction a annoncé en novembre dernier qu'elle accordé 1,5 % d'augmentation générale, soit 37 € brut. Et bien ça fait maintenant 8 semaines qu'à 200 ouvriers nous sommes en mouvement pour dire que ce que nous voulons nous ce ne sont pas des miettes mais 200 € d'augmentation de salaires net. [applaudissements]
[applaudissements]
Cette revendication, c'est nous les salariés qui l'avons dégagé dans des réunions. Comme l'a dit un jeune, j'ai fait mes comptes, il me manque 200 €. Après avoir démarré dans une autre usine de groupe, le mouvement de contestation a continué dans celle où je travaille. Depuis 8 semaines, tous les jours, nous débrayons une heure ou plus et nous montrons en défilant dans les atelier, en ralentissant la sortie des moteurs ou en bloquant le rond-point d'accès à l'usine.
[applaudissements]
La police, la police est intervenue et elle nous a demandé qui est le chef ? et les ouvriers ont répondu : "Et ben, nous sommes tous des chefs."
[applaudissements] [applaudissements]
Plus récemment, des cadres dirigeants organisant une réunion ont eu droit à une surprise. Une trentaine d'ouvriers d'un secteur sont montés sur la scène prévue par le diaporama patronal en ayant mis des t-shirt qu'ils avaient fait eux-mêmes avec écrit dessus 200 € net par mois.
[applaudissements]
Le directeur le [applaudissements] le directeur leur a dit "Je vous rappelle que nos troupes sont en guerre." Et oui, après cette servie de la pandémie pour essayer de nous mettre au garde à vous, maintenant ils utilisent la guerre. Voyant que les ouvriers ne renoncent pas, la direction a envoyé il y a de semaines une lettre à 200 d'entre nous. Lettre recommandée personnelle ou à nous rappeler à l'ordre. Si le but était d'impressionner, c'est raté. Beaucoup ont fièrement exhibé leur lettres sur les groupes WhatsApp
[applaudissements]
et ceux et ceux qui avaient été oubliés étaient très déçus en disant en disant bah pourquoi moi j'ai rien eu alors que je débreille ? Alors ce mouvement ce sont des débrayages et ça a ses limites. Il faut faudrait être bien plus nombreux. Il faudrait une vraie grève totale massive entraînant d'autres sites pour faire reculer le patronat sur les salaires.
[applaudissements]
Franchement, [applaudissements] mais franchement si vous m'avez demandé il y a 3 mois si on allait être en mouvement pendant 2 mois sur les salaires, je vous aurais dit toi tu as trop regardé les vidéos de Nathalie. Et bien chers camarades, 200 ouvriers tiennent tête au patron depuis 8 semaines parce que nous savons que notre revendication est plus que légitime parce que nous savons qu'il n'y a qu'une manière de préserver notre niveau de vie en nous battant tous ensemble.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
c'est
[applaudissements] [applaudissements]
c'est
[applaudissements] [applaudissements]
donc nos camarades des Antilles ne sont pas présents. physiquement avec nous dans la salle, mais ils sont quand même beaucoup à nous regarder en streaming.
[applaudissements]
[applaudissements] Et ils vous ont envoyé une vidéo de notre camarade de combat ouvrier, Giseline Joacha Arnaud qui est donc porte-parole de combat ouvrier. C'est une organisation qui en Martinique et en Guadeloupe défend les mêmes idées communistes et révolutionnaires que nous et les mè le même combat dans la classe ouvrière.
[applaudissements]
Nous sommes très contents de Martinique et de Guadeloupe d'être avec vous dans ce grand meeting de campagne. Un grand salut à vous tous camarades. [applaudissements] Martine des centaines de travailleurs de la santé sont en lutte car ils sont suspendus sans salaire. Des centaines de familles ont été plongées brutalement dans la misère. Il s'agit là de la punition infligée par Macron et son gouvernement à ceux qui refusent de se soumettre à la loi du 5 août 2021 sous l'obligation vaccinale. Car selon eux, les salariés doivent être dressés à obéir, à marcher au pas sur les ordres des représentants des exploiteurs capitalistes et de ceux qui gouvernent à leur service.
C'est un exemple de la dictature qui est exercée contre les travailleurs dans cette société. Cette situation a conduit à une véritable révolte en novembre et en décembre dernier. Derrière ces révoltes se sont exprimés également la colère contre le chômage de masse, la misère, la hausse du coup de la vie, le désarroie d'une grande partie de la jeunesse des quartiers. Face à une telle situation, le gouvernement ne répond à ceux qui se battent que par son mépris et ses tribunaux. Des jeunes et des militants syndicaux sont traduits en justice et punis pour s'être rivolté.
Alors le sentiment qui prévaut au sein de la population laborieuse, c'est celui d'une grande injustice renforcée par un ressenti de piétinement de leur dignité. Dans ces excolonies françaises, les séquelles du colonialisme sont tenace. Le chômage y est deux fois plus élevé que dans l'hexagone. Le coût de la vie, l'illétrisme, l'échec scolaire, le nombre de pauvres entre autres sont en constante augmentation. Les coupures d'eau accroissent les difficultés quotidiennes de la population. Les comorbidités aggravées par la pauvreté, diabète, hypertension, obésité, cancer dû à la chlore descone et autres pesticides sont bien plus importants que dans l'hexagone.
Associé à cela, associé à la COVID, elles sont à l'origine d'une summortalité endémique. Pour toutes ces raisons, les grèves et mouvements sociaux sont fréquents en Guadeloupe et en Martinique. Depuis 8 mois, les travailleurs de la santé manifestent devant leurs établissements dans les rues, les villes et les communes, tiennent des meetings, organise des actions de protestation. Concernant la Martinique, outre ceux de la santé et du médicocial, les ouvriers agricoles de la plantation choisi à Saint-Joseph, ceux de Carrefour, Marquetro François, ceux de l'ONF sont en grève pour certains depuis plusieurs mois.
En Guadeloupe, ce sont ceux de la poste du nord grander qui sont en grève depuis le 15 décembre. Ceux d'Assé l'orbital depuis le 5 septembre dernier. Depuis depuis plusieurs mois, 8 mois, les piquets de grève demeurent devant quasiment tous les établissements de santé. Alors camarades, nos explosions sociales, nos grèves, nos luttes, nous souhaitons qu'elles se répète et s'étendent partout. Elles sont le signe que les luttes de la classe ouvrière sont bien sur le chemin qui doit être le nôtre à tous et c'est bon pour le moral.
[applaudissements]
Je voudrais que c'éit se renforce en lutte collective générale offensive contre la classe des capitalistes et ses gouvernements successifs. Car c'est au cours de ces luttes que la conscience de classe peut se renforcer chez les travailleurs, chez toujours plus de travailleurs. C'est au cours de ces luttes que se construira le Parti communiste révolutionnaire des travailleurs. C'est au cours de telle lutte que se prépareront la révolution sociale et la prise du pouvoir politique des travailleurs qui changeront le monde.
Pour ces raisons, nous appelons tous les travailleurs et tous ceux qui défendent en priorité les intérêts de la classe ouvrière à voter et à faire voter pour notre candidate Nathalie en Guadelmoupe, en Martinique, en Guyane chez tous nos frères et sœurs de classe d'outre et de France. Voter [applaudissements] pour l'infarité affosité pour les bourgeoises des pays impérialistes. Les riches possédant de Martinique de Guadeloupe mais aussi les oligarques russes et ukrainiens doivent être renversés.
Voter pour Nathalie, c'est affirmer l'idée que c'est au train travailleur de prendre la direction des affaires pour se débarrasser pour débarrasser le monde de l'exploitation de classes, des crises économiques et des guerres. Voilà camarades [applaudissements] petite contribution à votre granding en direct. Nous sommes en direct de la gradoupe et la fin. [applaudissements] Je salue Nathalie et je vous salue tous et je vous souhaite une bonne dernière semaine de campagne et très
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Die C'est
[applaudissements]
c'est la travailleur c'est [applaudissements] travailleur c'est donc maintenant nous allons aussi écouter une vidéo de notre camarade Harlette Laguillet qui exceptionnellement ne peut pas être avec nous cet après-midi mais a tenu à nous transmettre, à nous adresser un message. Travailleuses, [applaudissements] travailleurs, chers camarades, chers amis, nous pouvons être parmi vous aujourd'hui, je vous adresse mon salut fraternel. Je suis très fière, très heureuse d'entendre Nathalie Artau pour suivre dans cette campagne le combat communiste et révolutionnaire qui est celui de toute ma vie.
Nathalie met avant les idées que j'ai toujours défendu dans ma vie militante et notamment lors de six élection présidentiell. Et combien de fois ai-je entendu les critiques qu'on adresse aujourd'hui à Nathalie ? Que nos idées seraient dépassées, que le capitalisme ne serait pas si mal, qu'on ne peut faire autrement que d'accepter les inégalités ou que la lutte de classe c'est du passé alors qu'elle est très actuelle. Aujourd'hui, tout démonte la faillite du capitalisme, l'incapacité de sa classe dirigeante à faire fonctionner la société pour le bien de tous.
Les menaces que font peser l'anarchie du marché, la spéculation, les crises économiques et les rivalités mortifères que se livrent les grandes puissances. Alors, je m'adresse en particulier au plus jeunes d'entre vous pour vous dire de ne pas brider votre révolte, de ne pas renoncer à vos idées et de vous engager pour changer le monde.
[applaudissements]
Ceux qui ce sont ceux qui lutent, écrivait paraît-il [applaudissements] Victor Hugo. Et bien, j'ai aujourd'hui 82 ans et je confirme. Bon, [applaudissements] bon courage pour cette fin de campagne et pour les lutes du monde de travail qui suivront inévitablement.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Et maintenant, je passe la parole à Jean-Pierre Mercier.
[applaudissements]
Bonjour à tous. Juste avant de commencer, je sais Harlette que tu nous écoutes, tu nous regardes. On t'envoie le salut fraternel. On est des milliers ici et on te donne rendez-vous à notre fête nationale après pendant le weekend de la de la pas de la pente coachôte justement. Ça commence bien le weekend de l'ascension et euh à très vite.
[applaudissements]
Camarades et amis, que ce soit l'explosion des prix, la baisse des salaires, les fermetures d'entreprises qui se succèdent, l'exploitation qui se durcit, la dégradation des conditions de vie ou que ce soit la guerre en Ukraine et ses conséquences dramatiques, tout nous conforte dans l'idée qu'il faut d'urgence reconstruire un parti communiste révolutionnaire, qu'il faut un parti et des militants dont la classe ouvrière qui pose la question clairement du renversement de cette société capitaliste complète. fol qui nous emmène collectivement trois dans le mur.
[applaudissements]
En tant que militant ouvrier, je veux pour ma part vous dire à quel point il m'apparaît nécessaire, indispensable, crucial pour notre avenir à tous que le courant communiste révolutionnaire s'implantent dans notre classe, la classe des travailleurs. Parler des de la classe des travailleurs, c'est déjà une façon de combattre toutes les tentatives qui sont faites par le patronat, les politiciens et les journalistes à leur service pour tenter de nous diviser. C'est tous les jours que l'on entend qu'il n qu'il n'y aurait rien de commun entre un ouvrier d'un groupe du 440 et celui d'une petite entreprise. Rien de commun entre une employée du ménage et un informaticien.
Rien de commun entre un travailleur du bâtiment et un chemineau entre une aide à domicile et un comptable. S'il cherchent à nous diviser, c'est parce qu'ils craignent par-dessus tout que nous retrouvions la conscience de ce qui fait notre force, la conscience de l'unité de nos intérêts fondamentaux. Car les travailleurs, au contraire ont derrière leur immensité diversité leur immense diversité l'essentiel en commun. D'abord parce qu'ils n'exploitent personne et non pour vivre que leur salaire, leurs pensions de retraite s'ils sont retraités, leur allocation s'ils sont privés d'emploi.
Ensuite parce que ce sont eux qui font tourner la société, ce sont eux qui dans leur ensemble et tous à leur échelle contribuent chaque jour à faire en sorte que le monde fonctionne. Nous dépendons tous les uns des autres. Aucun de nous ne pourrait travailler ni même vivre sans le travail des autres. C'est d'abord une évidence sur une chaîne de production d'une entreprise comme celle où je travaille où les voitures sont assemblées à partir de pièces qui arrivent non seulement des quatre coins du pays mais même des quatre coins du monde.
et où plus généralement, mes camarades et moi, ne pourrions pas travailler dans cette usine sans que d'autres travailleurs nous fournissent l'électricité, fabrique nos outils, nos bleus de travail, nos chaussures de sécurité, nous emmènent au boulot par le train ou le bus ou nous nourrissent tout simplement à la cantine. La pandémie l'a d'ailleurs parfaitement montré. Pour que les usines continuent de tourner, il a fallu que le gouvernement rouvre les écoles et permettent aux gardees d'enfants d'exercer. Il a fallu laisser les commerces ouverts parce que les travailleurs ont besoin de se nourrir. Il a fallu laisser rouler les bus et les trains pour qu'ils puissent aller au travail.
Non, il n'y a pas, comme on voudrait nous faire nous faire croire, des millions de travailleurs individuels isolés et éparpillés. Il y a une immense chaîne de travail dont chaque maillon dépend de tous les autres. Et c'est cette immense chaîne qui s'appelle la classe ouvrière. Oui, quel que soit notre métier, notre travail, notre nationalité, avec ou sans croyance, nous appartenons tous à une seule et même classe sociale. Nous faisons tous partie d'un seul camp et c'est celui que nous affichons chèement sur les affiches de notre campagne, le camp des travailleurs. [applaudissements]
[applaudissements]
Nous aspirons à être présents dans tous les secteurs de la classe ouvrière, dans les usines et les bureaux. les commerces et les chantiers, les transports et les services. Mais le terrain déterminant sur lequel se joueront les affrontements futur entre le grand patronat et la classe ouvrière, ce seront les grandes entreprises. Car les grandes entreprises sont les principales citadelles du capitalisme et c'est en prenant les citadelles que l'on gagne les grandes batailles. Les grandes entreprises et en particulier les usines sont des lieux où sont concentrés des milliers de travailleurs qui vivent ensemble aux mêmes heures jour après jour les mêmes conditions d'exploitation.
Ce sont des lieux où la contestation peut se répandre comme une traînée de poudre et entraîner d'un seul coup des milliers de femmes et d'hommes dans la lutte. Ce sont des moments rares, exceptionnels, mais ce sont ces moments-là qui comptent lorsque d'un coup, dans des ateliers où on ne s'entend même pas parler tellement le vacarme des machines est énorme, en quelques instants, le silence se fait d'un bout à l'autre de l'usine parce que les ouvriers ont arrêté les machines parce que c'est la grève.
Quand une telle grève éclate dans une grande entreprise, le retentissement en est toujours considérable parce que bloqué par la grève une grande entreprise, c'est paralyser l'économie d'une ville ou d'une région entière, c'est instaurer, un certain niveau de rapport de force parce que de ces grandes entreprises dépendent des dizaines de sous-traitants qui à leur tour peuvent être gagnés par la grève parce que ces grandes entreprises emploient suffisamment de travailleurs pour pouvoir envoyer des dizaines de groupes de grévistes, rencontrer ceux des autres boîtes.
Je l'ai vécu avec mes camarades pendant la grève de PSA Holné en 2013, mais comme tant d'autres militants du mouvement ouvrier avant nous et surtout à une toute autre échelle. Et parce que derrière ces milliers de travailleurs d'une grande entreprise, il y a les familles, les amis, les voisins, autant de travailleurs qui eux aussi seront d'une manière ou d'une autre touchés par la grève, la vivront au côté des grévistes et pourront être à leur tour gagnés par la contagion gréviste. Mais la grève, ce n'est qu'une première étape. Ce n'est qu'un moyen de se défendre et pas une fin en soi.
L'objectif fondamental des révolutionnaires, ce n'est pas d'arrêter la production, c'est que les travailleurs en aient la maîtrise, le contrôle. C'est que les travailleurs dirigent eux-mêmes les usines et au-delà la société toute entière. Et il y a une chose dont nous sommes bien certains, c'est qu'ils le feront bien mieux que ne pourra jamais le faire la bourgeoisie. Parce que les intérêts des travailleurs ne sont pas différents de ceux de toute la société. Parce que la société, nous la faisons déjà entièrement tourner. parce que les travailleurs sont bien plus compétents que les pseudos experts de la bourgeoisie.
Alors oui, camarades, le jour où les travailleurs dirigeront cette société, on peut être sûr qu'enfin elle arrêtera de marcher sur la tête.
[applaudissements] [applaudissements]
Le rôle fondamental d'un parti communiste révolutionnaire, c'est d'arder, c'est d'incarner justement ses perspectives. C'est d'abord d'exprimer la conscience que tous les travailleurs appartiennent à une même classe, de propager cette idée, d'en convaincre les camarades de travail de défendre au jour le jour la politique qui en découle. et c'est défendre la conviction que cette politique de classe doit avoir pour but le renversement du pouvoir de la bourgeoisie et l'émancipation des travailleurs. Le cœur de l'exploitation capitaliste, le cœur de la machine à profit, le lieu où se réalise l'essentiel des profits de la grande bourgeoisie, ce sont les grandes entreprises.
Être militant communiste révolutionnaire chez PSA à Bolloré, Arcelor, Renault, Airbus, ça veut dire s'affronter directement face- à face aux membres de la classe sociale qui dirigent ce pays et qui dirige le monde. Oh, ce n'est pas que les petits patrons soient meilleurs ou pire que les grands actionnaires du 440. Nous savons très bien que dans certaines toutes petites usines, les conditions d'exploitation sont souvent bien pire que dans les grandes parce qu'il n'y a pas de syndicat, pas d'inspection du travail, parce que le patron se sert du code du travail uniquement pour caler son bureau et ça donne dans ces petites boîtes des conditions de travail parfois dignes du 19e siècle.
Mais lorsque les travailleurs de ces petites boîtes entrent en lutte, ils ne s'affrontent qu'à leur patron individuellement. C'est déjà énorme. Ça demande infiniment de force et de détermination, mais cela ne pourra pas être décisif à l'échelle de l'économie toute entière. Quand on travaille et milite chez Toyota, Sanofi, au chantier de l'Atlantique, à Airbus, à Safran ou à Dassau. Et quand on y entraîne ses camarades dans la grève, c'est à la grande bourgeoisie que l'on s'affronte en direct. En direct, c'est au MEDEF, c'est au 440, c'est-à-dire à ceux qui dirigent la société dans son ensemble.
Alors oui, quand la classe ouvrière renoura avec les luttes, avec la conscience de classe, il sera vital que dans ces grandes entreprises, dans ces centres névralgiques du capitalisme, il y ait des militants communistes révolutionnaires, des militants ouvriers qui reçu qui auront su patiemment avec opinatâtreté s'y implanter et y faire vivre leurs idées.
[applaudissements] [applaudissements]
Militer politiquement dans une entreprise, ça veut dire trouver les moyens de s'exprimer malgré la répression et l'interdiction patronale. Vous savez, tout ce que je viens d'expliquer, les patrons le savent aussi bien que nous. Et c'est la raison pour laquelle il y a une chose qu'ils ne veulent surtout pas voir, c'est surtout pas, c'est voir les idées communistes s'implanter dans leurs usines. Nous le répétons souvent, la démocratie, cette démocratie dont Macron et ses semblables se gargarissent tous les jours, elle s'arrête aux portes des usines. Il est interdit de faire de la politique au sein des entreprises, interdit d'y diffuser des tractes ou d'organiser des réunions politiques.
Les patrons nous autorisent et encore de façon très encadrée à exprimer des revendications sur nos conditions de travail à travers les syndicat mais pas à nous préoccuper de politique, c'est-à-dire au-delà de ce qui se passe dans les ateliers et les bureaux de nous préoccuper de l'organisation générale de la société. Ce sont pourtant deux questions totalement indissociables. Les patrons ne gèrent pas leur entreprise individuellement comme si chacune d'entre elles était une petite île vivant en autarsie et coupée du monde. Leur politique en matière de salaire, de conditions de travail, d'embauche ou de licenciement dépend de facteurs qui sont communs à l'ensemble du patronat.
Ce sont ce sont toutes ces questions que les travailleurs doivent connaître et comprendre pour avoir, comme le disait le syndicaliste révolutionnaire Fernand Pelouier au début du 20e siècle pour avoir la science de leur malheur. Être un travailleur conscient, cela veut dire ne plus seulement subir mais comprendre.
Comprendre les rouages de l'exploitation, comprendre les questions économiques, comprendre la concurrence, comprendre en quoi les grandes questions internationales ont un retentissement direct sur nos conditions de vie, sur nos conditions de travail ici en France comme la guerre en Ukraine par exemple dont nous savons déjà qu'elle va conduire les patrons à tirer nos salaires vers le bas pour tenter de récupérer sur notre dos ce qu'ils vont perdre entre sanctions économiques et hausses de prix de l'énergie. C'est pour ça que les travailleurs doivent avoir une politique, leur politique, une politique de classe.
Une politique de classe, c'est celle qui est résumée dans l'une des premières devises du mouvement ouvrier. L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. Le patronat voudrait que nous soyons simplement des exploités, des pauvres victimes qui se contentent de remettre leur sort entre les mains d'un faux sauveur suprême, mais surtout pas à réaliser que leur que leur émancipation dépend de leur lutte, de leur combat. C'est parce qu'il a peur de voir les idées de la lutte de classe s'implanter dans les ateliers, les bureaux que le patronat interdit la politique.
Et bien, il n'y est jamais arrivé et il n'y arrivera jamais parce que depuis le cap que le capitalisme existe, il s'est toujours trouvé des militants ouvriers pour braver les interdits et arriver quand même à militer dans la classe ouvrière. Au fil des hauts et des bas du mouvement ouvrier, cette petite flamme ne s'est jamais éteinte. Et bien même dans la période de recul que nous vivons, nous restons profondément convaincus que c'est cette petite flamme qui un jour mettra le feu à la plaine et embrasera le monde entier.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
C'est sous la pression des luttes du mouvement ouvrier que le patronat a dû céder le droit pour les travailleurs, en tout cas dans les pays riches, de former des syndicats et d'y adhérer. Mais il l'a fait selon ses règles, dans le cadre qu'il a lui-même fixé et uniquement dans celui-ci. Parce que c'est la bourgeoisie qui dirige la société, c'est elle qui fixe les règles du jeu. Et tant qu'il en sera ainsi, elle trouvera toujours le moyen de retourner contre les travailleurs leur propre conquête.
Les syndicats que les patrons craignaient tellement avant qu'ils existent et à leur début combatif, ils ont réussi à les retourner, à les dévoyer, à domestiquer leurs dirigeants et leurs appareils, à les intégrer à tel point que les directions des grandes confédérations syndicales ont fini par devenir à leur tour ouvertement pour les unes de façon dissimulée pour les autres des instruments de défense de l'ordre social existant.
Oui, dans les pays les plus riches, la bourgeoisie a offert aux appareils syndicaux opportunités, poste, responsabilité, respectabilité dans le seul but de leur renier les dents et les griffes et de finir par en faire des alliés et elle y est parvenue au point que même ces responsables syndicaux partagent depuis longtemps avec le patronat la volonté affirmée d'empêcher les travailleurs de faire de la politique, c'est tourner le dos à toute l'histoire du mouvement ouvrier.
Le mouvement ouvrier depuis le milieu du 19e siècle où il est né s'est bâti sur l'idée que la lutte pour les conditions de travail et les salaires ne pouvait pas ne devait pas être séparée de la lutte politique, de la lutte pour changer la société sur l'idée que lutter au quotidien pour l'augmentation des salaires n'est absolument pas contradictoire mais complémentaire avec le fait de lutter pour l'abolition du salariat et de la propriété privée. C'est Carl Marx d 1848 qui l'a exprimé en premier dans le fameux manifeste communiste. Je le cite.
Les communistes combattent pour les intérêts et les buts immédiats de la classe ouvrière, mais ils défendent et représentent en même temps l'avenir du mouvement, c'est-à-dire des perspectives historiques révolutionnaires.
Dans l'histoire de la construction du mouvement ouvrier, ce sont toujours des militants politiques qui ont créé et animé les syndicats, qu'ils soient anarchistes, socialistes ou communistes, qui ont estimé qu'il était bien sûr indispensable que les travailleurs s'organisent dans les syndicats pour leur pour les luttes au jour le jour, mais qu'il ne faut jamais perdre de vue l'avenir du mouvement, comme disait Marx, jamais manquer une occasion d'ouvrir les travailleurs à des perspectives bien plus larges, c'est-à-dire la perspective du renversement de la dictature. de la grande bourgeoisie sur la société.
Mais même dans les périodes de résignation, de recul du mouvement ouvrier organisé, de démoralisation des travailleurs comme celle que nous vivons aujourd'hui, il nous revient de maintenir ce flambeau et de garder nos idées bien vivantes. Et plus encore dans les périodes de remontée des luttes où la présence de militants communistes révolutionnaires sera décisive pour ne pas voir les combats des travailleurs menés dans une impasse. Le rôle des militants communistes que nous sommes est de populariser et faire connaître cette idée fondamentale que ce sont les travailleurs qui ont la force et le pouvoir de changer et de diriger le monde.
Et que cela commence aujourd'hui par le fait d'apprendre à diriger leurs propres lutte et leurs propres organisations. C'est pour cette raison qu'à lutte ouvrière, nous nous battrons toujours pour que dans les grèves et dans les syndicats, ce soi les travailleurs qui décident et non les grands chefs syndicaux. Nous nous batttrons toujours [applaudissements] pour que les GREs et les syndicats soient dirigés de bas en haut et non pas de haut en bas. [applaudissements]
[applaudissements] [applaudissements]
Ces idées, ces idées révolutionnaires, nous les défendons chaque jour dans les entreprises où nous militons, dans les quartiers où nous habitons et évidemment nous les défendons aussi dans le cadre d'une campagne électorale. Le fait que nous soyons révolutionnaires et que nous participions tout de même aux élections en étonne certain. Et c'est pourtant simple, nous faisons campagne justement pour convaincre les travailleurs de perdre leurs illusions dans les capacités des élections à changer leur sort pour les convaincre que leur avenir, l'avenir de toute la société ne dépend pas des urnes, mais de notre capacité collective à nous battre.
En nous présentant à l'élection présidentielle, nous voulons entre autres permettre à ceux qui se retrouvent dans nos idées de l'affirmer haut effort, sans ambiguité, sans calcul politicien. Nous voulons faire en sorte que ceux qui sont viscéralement révoltés par le capitalisme puissent avoir une occasion de le dire clairement en votant dimanche prochain pour Nathalie Harta.
[applaudissements] [applaudissements]
Le 25 avril, l'élection présidentielle sera terminée et pour la plupart des candidats, ça sera l'heure de ranger les affliches et les tractes. Pas pour nous. Parce que le combat contre les capitalistes, le combat pour implanter nos idées dans la classe ouvrière, il se déroule chaque jour, partout, tout le temps. Nous continuerons de méditer comme nous le faisons en permanence parce que les grandes messes électorales ne sont qu'un n épis phénomène dérisoire dans la marche de ce monde qui court vers le chaos. Nous continuerons de nous efforcer de gagner des femmes et des hommes à nos idées et de les convaincre de nous aider à les faire vivre, de dénoncer l'exploitation là où elle se déroule.
de défendre une politique révolutionnaire à travers notre presse d'entreprise, nos bulletins réguliers. Les forces de la classe ouvrière sont intacte. Il y a toujours des dizaines de millions de travailleurs dans ce pays qui représentent une force colossale par leur nombre d'abord et surtout parce qu'ils font tout tourner, tout fonctionner parce que sans le monde du travail, il n'y aurait pas une usine, pas une administration, pas un hôpital, pas une école, pas un bus, pas un commerce qui fonctionnerait. Ce qui manque à cette classe ouvrière, ce n'est pas le nombre, ce n'est pas la force. Ce qui manque, c'est la confiance dans sa force collective. Ce sont des idées.
Ce sont c'est la conscience politique. Et bien, il faut se battre pour restaurer cette conscience. Il faut se battre pour faire en sorte que dans les luttes de demain, il y ait suffisamment de militants communistes, de femmes et d'hommes pour que ces luttes ne soient pas trahies, dévoyées comme elles l'ont été tant de fois par le passé. Il faut se battre pour que lorsque des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs se lanceront demain dans la lutte, ils trouvent des militants qui les aideront à trouver leur chemin. La période que nous vivons, elle est dure, elle est lourde de menaces, mais nous avons toutes les raisons d'être fiers de nos idées.
Nous sommes fiers d'être des communistes dans cette société qui chantent les vertus de l'individualisme. Nous sommes fiers de continuer à défendre de toutes nos forces l'idée que la classe ouvrière et l'avenir du monde dans cette société nous voudrait nous faire croire que l'émancipation consiste à créer son entreprise. Nous sommes fiers de défendre tout simplement l'idée que le capitalisme n'est pas et ne peut pas être l'avenir du monde. Qu'il y a qu'il y aura un jour où la vie de l'humanité ne dépendra plus des cours de la bourse et de la folie des spéculateurs. notre classe, la classe ouvrière a mené depuis qu'elle est né d'extraordinaires combats pour son émancipation.
À peine constituée, elle s'est levée et elle s'est battue contre l'exploitation, contre l'oppression, contre la misère, contre la dictature des riches. Elle a connu peu de victoire et beaucoup de défaites. C'est vrai, mais cela n'entamment rien. Notre conscience inébranlable dans le fait que l'avenir lui appartient. Alors, soyons nombreux à reprendre le flambeau de ces luttes. Soyons nombreux à brandir chèrement notre drapeau rouge. Le drapeau du mouvement ouvrier, le drapeau de la révolution sociale, le drapeau de l'émancipation de l'humanité. Vive le communisme et vive la [applaudissements] classe ouvrière.
[applaudissements] [applaudissements]
Et maintenant, je passe la parole à [applaudissements] Nathalie.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Chers camarades, [applaudissements] chers camarades, [applaudissements] chers amis, travailleuses, travailleurs, regardons ce qui se passe en Ukraine. Ces femmes et ces hommes qui pleurent la mort de leurs proches, la destruction de leur maison, de leurs écoles, de leur villes par les bombes. Ils sont des millions à être poussés sur les routes de l'exil comme nous. Ils étaient ouvriers, caissières, infirmières, enseignants, agriculteurs, chômeurs ou à la retraite. Comme nous il y a 2 mois, ils étaient peut-être en colère contre l'inflation, contre les bass salaires, contre la misère. Il y a de mois, il n'imaginait pas qu'une telle guerre puisse se produire.
Aujourd'hui, ils doivent la subir et même la faire. Et bien, cela peut nous arriver à nous aussi. Biden et derrière lui, Macron et les autres dirigeants des pays de l'OTAN répètent qu'ils ne sont pas en guerre contre la Russie. Formellement, ils ne le sont pas, mais ils fournissent renseignements, missiles et drones à l'armée et aux miles et aux milices ukrainiennes après les avoir aidés et formés depuis 8 ans. Dans les faits, il mène la guerre contre la Russie avec la peau des Ukrainiens et nous risquons une escalade guerrière. escalade que réclame à corps et à cri nombre de politiciens ici même. Alors oui, cette guerre nous concerne. Nous avons même déjà un pied dedans.
Jusqu'à présent, la guerre était loin. Elle était en Irak, en Libye, en Syrie, en Afghanistan ou encore au Mali parce qu'elle se déroulait sur un autre continent parce que les morts, les destructions et les camps de réfugiés n'étaient que des images à la télévision. La guerre restait pour nous une abstraction. Et c'est le cas encore de la guerre sanglante qui se mène aujourd'hui au Yémen et qui se poursuit depuis 8 ans et qui a fait plus de 380000 morts. Mais n'oublions pas que nos grands-parents, nos parents et les plus âgés d'entre nous ici ont connu la guerre, la guerre d'Algérie, la guerre d'Indochine voir la Seconde Guerre mondiale.
Et il y a 30 ans, ce n'était pas Mariou Paul qui était Mombardier. Mais Sarayeva Brovnic et aussi Belgrade pilonné durant 78 jours par les avions de l'OTAN en 1999. Épisode dramatique de la guerre fratricide qui a fait exposer la Yugoslavie. Alors oui, la menace se rapproche parce que le capitalisme et la guerre sont indissociables. Parce qu'une société qui engendre des inégalités ahurissantes, un luxe inimaginable d'un côté, le dénument absolu de l'autre, une société où la concurrence et les rivalités sont les moteurs de l'économie ne peut vivre que par la guerre.
Depuis des années, les États-Unis et derrière eux les impérialismes de moindre importance dont la France prépare l'opinion à la possibilité d'une guerre contre la Chine. Et depuis 2014, au moins, l'idée d'une guerre impliquant la Russie était présente. La guerre dont le Dombas se poursuivait. Alors répéter en boucle aujourd'hui que Poutine est devenu fou et qu'on avait pas vu venir cette guerre est une réécriture de l'histoire. Il y a un bras de fer entre le camp impérialiste et la Russie de Poutine depuis des décennies. Depuis 30 ans, l'OTAN a exercé une pression constante pour que les pays voisins de la Russie adhèrent à l'OTAN.
L'OTAN a ceinturé la Russie de base militaire équipée de missiles. C'est la politique impérialiste des États-Unis, de l'OTAN et des puissances occidentales qui a fait de l'Ukraine le théâtre de leur bras de fer avec la Russie. Et que ce soit Poutine qui a pris l'initiative d'envahir l'Ukraine, n'y change rien. Maintenant, le nombre de soldats américains en Europe est passé de 70000 à 100000. L'OTAN déploie ses bataillons un peu partout en Europe. Le porte-avion français est déployé en Méditerranée dans le cadre de cette guerre et tous les États sont en train de se réarmer.
Cette course spectaculaire alarmement démontre que tous les pays impérialistes, leurs généraux, leurs diplomates préparent les futures boucheries. Ils sont les pires ennemis des travailleurs et ils essayent déjà de nous embrigader. Jouant sur l'émotion et la révolte provoquée par les dévastations et la terreur ordonnée par le dictateur Poutine, les Biden Macron posent en démocrate et en champion de la paix.
des bienfaiteurs de l'humanité, ceux qui ont colonisé et mis la planète en coupe réglée, des pacifistes, ceux qui du Vietnam à l'Irak n'ont pas hésité à détruire des pays entiers, des défenseurs du droit des peuples, ceux qui justifient les toutes les entreprises de colonisation de l'État d'Israël contre les Palestiniens. Et puis la France en connaît un rayon dans le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes avec la guerre la guerre d'Algérie. Au Rwanda en 1994, pour garder la zone d'influence française, l'État et le gouvernement français ont soutenu les génocidaires. Aujourd'hui, au Sahel, les troupes françaises ressemblent si peu à des libératrices qu'elles sont rejetées par la population.
Alors oui, on tue avec des bombes, mais on tue aussi en affamant. Et c'est ce que font aujourd'hui tous ceux qui spéculent et font flamber les courtes sur le blé. Et ces criminels là, ils ne sont pas à Moscou mais à New York, à Chicago, à Londres et à Paris. Alors, n'oublions pas [applaudissements] n'oublions pas que les fauteurs de guerre sont aussi dans notre propre pays. Et n'oublions pas les paroles de Jores, le capitalisme porta en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.
[applaudissements] [applaudissements]
Aujourd'hui, ce sont d'abord les Ukrainiens qui souffrent et leur vie déjà difficile avant la guerre sera plus dure après. Mais en Russie, des milliers de familles pleurent déjà un fils mort au combat dans une guerre qu'elles n'ont pas voulu. L'exacerbation du nationalisme et le fossé de sang qui est en train de se creuser oppose deux peuples frères, des femmes et des hommes qui vivent ensemble depuis des décennies. des familles, des amis se déchirent aujourd'hui et sont mobilisés les uns contre les autres. Combien d'années, combien de générations faudra-t-il pour qu'ils puissent revivre ensemble ? Et les souffrances ne se limitent pas aux bombes.
Les sanctions contre la Russie vont aussi frapper de plein fouet les gens du peuple, les plus pauvres, ceux qui ont déjà du mal à vivre. Elles ne feront pas souffrir les oligarques russes. Leurs milliards les protégeront toujours. Ils continueront eux d'être accueillis comme les rois du pétrole à Dubaï. Et de toute façon, les fortunes de ces oligarques continuera d'être alimentée par le pillage de l'économie russe. Par contre, des travailleurs n'auront plus de médicaments. Ils se retrouveront au chômage parce qu'un certain nombre d'usines ferment et c'est le cas déjà pour Renault, pour McDo. Des centaines de milliers de salariés vont se retrouver sans rien.
En Irak, dans les années 1990, 500000 enfants sont morts des conséquences de l'embargo. C'est ce que préparent nos dirigeants. C'est avec ce cynisme en punissant la population russe qu'il prétendent d'arrêter la guerre. Alors, nous sommes loin de réaliser la déstabilisation économique, sociale et politique de cette guerre sur la Russie et sur l'Ukraine. Quant aux conséquences pour les autres pays, elles seront graves aussi. Cette guerre a déjà de lourdes répercussions sur le prix de l'énergie, du gaz, du pétrole, du blé. Parmi les victimes collatérales, il y aura des millions de femmes et d'hommes menacés de malnutrition et même de famines au Maghreb, en Égypte, en Inde.
Ici, nous découvrons l'imbation de l'économie française avec celle de la Russie et d'Ukraine. Combien d'échanges interrompus, combien d'usines ralenties voir fermé ? Combien de travailleurs menacés à nouveau dans leur emploi ? Et même si la guerre n'arrive pas jusqu'ici, cela n'empêchera pas la France d'être entraîné sur d'autres champs de bataille avec pour conséquence des soldats tués comme au Mali peut-être en plus grand nombre avec la militarisation de la société, le bourrage de crâne, la censure, l'autoritarisme, toute chose qu'une guerre implique inévitablement. Alors, les travailleurs doivent doivent refuser d'être enrôlés par les discours va-tans guerre.
Nous devons refuser l'union sacrée derrière Macron parce qu'il se moque autant du peuple ukrainien que du sort des travailleurs ici. Et il faut denoncer tous les responsables de cette guerre, les fauteurs et les profiteurs de guerre. Et il faut affirmer la nécessité d'arracher le pouvoir aux dirigeants de ce monde capitaliste. [applaudissements]
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Toute l'histoire du capitalisme et de la bourgeoisie est l'histoire des guerres. Guerre d'extermination contre les Indiens pour l'ord de l'Amérique du Sud. traître traite des êtres humains et mise en esclavage des africains. Guerre d'unification nationale, guerre de lopium pour ouvrir les portes de la Chine, guerre coloniale. Plus les trustes grandissaient, plus ils étouffaient dans leur frontière nationale et plus les guerres étaient généralisées jusqu'à ce que toute l'humanité soit soit plongée dans deux guerres mondiales.
Le prolétariat a donc toujours été confronté à la guerre, tantôt en régimenté dans les bannes industrielles, tantôt dans les armées, tantôt cher à profit, tantôt cher à canon. Les deux ont toujours été entremêlés. En France, la commune de Paris de 1871 n'aquie à l'issue d'une guerre entre le second empire de Napoléon 3 et la Prusse. Au cours du siège imposé à Paris, le petit peuple réalisa qu'il n'avait pas seulement pour ennemi la Prusse de Bismarc, mais aussi son propre gouvernement qui l'envoyait se faire tuer tout en négociant avec la Prusse et qui laissait le petit peuple mourir de faim.
Et le 18 mars 1871, ce fut l'insurrection qui donna naissance à la commune de Paris, le premier pouvoir ouvrier au monde qui se voulait une République universelle des travailleurs. Les paroles de l'international rédigées dans la foulée de cette guerre expriment les leçons politiques que les communards en avaient tiré. Des paroles que beaucoup ici connaissent. Paix entre nous, guerre aux tyrans. Appliquons la grève aux armées, cross en l'air et rompons les rangs. S'il s'obstent ces cannvales à faire [applaudissements] de nous des ronds, ils sauront bientôt que nos bacs sont pour nos propres généraux. Et [applaudissements] bien voilà notre profade.
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Quand nous affirmons Quand nous affirmons que la seule issue favorable pour les peuples viendra de la classe ouvrière, cette perspective n'est pas une chimère. Toutes les guerres prennent les travailleurs au dépourvu. Mais plus la guerre dure, plus les dégâts et les souffrances s'accumulent, plus les fauteurs et les profiteurs de guerre sont visibles aussi, suscitant la colère et la révolte. Plus celles et ceux qui payent la guerre de leur peau cherchent une issue par leur propre moyens. Oui, arrêter une guerre par une révolution, cela s'est déjà produit justement en Russie et en Ukraine il y a un peu plus de 100 ans.
Parce que oui, c'est la révolution des ouvriers, des soldats et des paysans de l'empire tiste qui a mis un terme au combat de la Première Guerre mondiale sur le front est. Un an plus tard, cette révolution contagieuse a contribué à la moutinerie des soldats et des marins allemands qui firent tomber l'empereur sonnant la fin de la boucherie qu'avait été la guerre de 141. La révolution russe a montré que les exploités pouvaient aussi décider du sort de la guerre parce que ceux qui ban les armes, la plupart du temps des hommes du peuple, des ouvriers, des exploités peuvent aussi décider de les faire terre.
Alors, non seulement les travailleurs sont capables d'arrêter les guerres, mais au cours de leur combat, ils sont capables d'établir leur propre pouvoir. Et à partir de ce pouvoir, ils peuvent mener une politique internationale non pas pour discuter et négocier avec les brigands qui dirige le monde, mais pour s'adresser aux travailleurs révoltés des autres pays et pour construire avec eux un tout autre monde.
[applaudissements] [applaudissements]
Alors, nous sommes loin de la campagne présidentielle, me direz-vous ? Et bien non, car le sens de ma candidature, c'est d'abord de dénoncer la société capitaliste, son inhumanité. Tant que la bourgeoisie dominera, nous irons droit à la catastrophe et le futur président de la République n'y changera rien. La guerre et toutes ces conséquences soullignent l'aspect dérisoire de cette campagne où les uns et les autres promettent des mil et d'essence s'ils sont élus. Mais en réalité, notre avenir ne dépend pas d'eux, mais de l'évolution des rapports de force militaires et économiques qui vont découler de la guerre entre les États-Unis, la Russie et la Chine et même entre pays européens.
Nous basculons dans une période d'instabilité. Toutes les cartes sont en train d'être battues, les marchés bouleversés. C'est un facteur d'aggravation de la crise, d'intensification des rivalités. Les profits que Décathlon, Renault ou LVMH ne feront plus en Russie, ils chercheront à les compenser dans la guerre économique sur le dos des travailleurs, sur notre dos. Et quel que soit le président de la République, et bien il sera du côté du grand patronat et des financiers. Le candidat le plus cynique et par par la même le plus sincère, c'est celui qui nous promet du sang et des larmes, c'est Emmanuel Macron. Parce que oui, lui il l'a dit et redit.
Demain, il y aura moins de croissance, plus d'inflation. Le choc sera aussi brutal que le choc pétrolier de 1973, a même son ministre de l'économie. Et c'est vrai, Macron annonce la couleur. Augmentation de la charge de travail pour les profs, apprentissage à partir de 12 ans, travail des bénéficiaires du RSA pour 7 € de l'heure. Report de l'âge de la retraite à 65 ans, c'est la grande marche arrière. Alors, n'en doutons pas. Comme la crise sanitaire, la guerre va être le prétexte à de nouvelles attaques contre les travailleurs.
Alors que la grande bourgeoisie profitera de cette guerre pour spéculer et pour accroître ses profits, et bien les sacrifices, il faudra les imposer à ceux qui peuvent les faire aux capitalistes. Plus que jamais, ce sera eux ou nous, leurs marchands de canon ou nos hôpitaux, leurs profits ou nos conditions de vie.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Dans ce nouveau contexte, quand on entend les candidats de gauche agrener leurs belles promesses et même parler de jours heureux, sans alerter le monde du travail, Quand on entend Jean-Luc Mélenchon affirmer qu'en votant pour lui, nous sauverons nos retraites sans avoir à manifester, à nous battre, il y a de quoi être en colère parce qu'il désarme ceux qui les écoutent. Même si un miracle électoral survenait et que Mélenchon arrive au pouvoir, il ne pourrait rien faire contre le grand patronat et contre les financiers sans la force sociale. Que représentent les travailleurs quand ils se battent.
Aucun homme seul, qu'il soit locataire de l'Élysée, de la Maison Blanche ou à la tête de je ne sais quel gouvernement ne peut incarner le rapport de force avec la grande bourgeoisie et se faire craindre d'elle. Seul le monde du travail, mobilisé par millions et conscient de sa force peut le réaliser. Alors, les travailleurs n'ont pas besoin de marchand d'illusion, [applaudissements] ils ont besoin de lucidité. Il faut dire aux autres, à l'opposé de tous ceux qui posent en sauveur suprême que nous, travailleuses et travailleurs avons la force de nous défendre. Nous avons la force de nous protéger. Nous avons nous-mêmes la force de changer notre sort.
[applaudissements] [applaudissements]
Notre force est collective, elle vient de ce que de ce que nous produisons, toutes les richesses, tous les profits et tous les capitaux que la bourgeoisie a qu'à part. Notre force est que nous faisons tourner toute la société. S'il y avait demain demain un nouveau variant du Covid, un variant sélectif s'attaquant qu'aux grands actionnaires parasite et les forçant à se confin à être isolé de toute la société, et bien elle continuerait de tourner sans eux, sans leurs spéculations, sans leur coup d'en rou [applaudissements] et elle tournerait mieux.
[applaudissements] [applaudissements]
résumé, notre pouvoir au vote, c'est renoncer à utiliser la force collective et sociale de la classe ouvrière. C'est remettre notre sort entre les mains des institutions et de l'État. C'est remettre finalement notre sort à la grande bourgeoisie qui domine tout l'édifice et c'est ne pas préparer les travailleurs au combat ce qui revient de fait à les livrer pieds et points liés à leur ennemi. Le capitalisme c'est la lutte des classes et la lutte des classes demain sera encore plus féroce. Le grand patronat il sait mener le combat. Il a son armada de chef, de sous-chef, son armada de politiciens professionnels qui sont toujours là pour justifier ces décisions.
Pour se protéger, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leur conscience, sur leur mobilisation et sur leur détermination. Et bien, le simple fait d'entendre des politiciens dire que tout cela n'est pas nécessaire et même dangereux est à l'opposé de leur entier. La lutte des classes dans les entreprises doit être notre boussole politique. Il n'y a pas de juste milieu. Le capitalisme ou bien on le combat jusqu'à sa destruction où on finit par s'y intégrer et par devenir un de ses rouages. C'est ce qui mène Mélenchon aujourd'hui à se réjouir que d' son ventre des avions rafales. C'est ce qui conduit Roussell et Hidalgo à être solidaire des efforts diplomatiques de Macron.
Et ceci et c'est ce qui convertit j'ado l'écologiste au verkaki de l'uniforme militaire. Alors la question [applaudissements] n'est pas quel président sortira du chapeau ? La question est de savoir si les travailleurs réussiront ou non à s'organiser pour défendre leur droit à l'existence. La perspective que je défends est celle de l'organisation des travailleurs. Ma candidature est un appel à la conscience et à la mobilisation. Je ne me présente pas pour dire qu'au pouvoir je ferais mieux que Macron. Je me présente pour dire que les travailleurs doivent viser le renversement de la grande bourgeoisie et de son état.
Ils doivent viser l'instauration de leur propre pouvoir, pas seulement pour assurer la retraite à 60 ans ou un meilleur salaire, mais pour changer toute la société.
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Nos contradicteurs nous reprochent souvent de tirer des plans sur la comète. Vous attendez le grand soir, mais pour ce qui est des problèmes immédiats des travailleurs, des urgences en matière de de pouvoir d'achat, de sal de salaire ou d'emploi, vous ne servez à rien en tenton souvent. comme si un président de la République avait déjà servi à quelque chose de significatif en matière de salaire et de chômage. Et surtout
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surtout ne posons pas le grand soit, c'est-à-dire la perspective révolutionnaire et les luttes quotidiennes. Toutes les explosions de colère et même une grève avec des objectifs limités porte en germe des possibilités de s'étendre et de se généraliser et de conduire donc à des mouvements de masse. Les premiers grèvistes de 1936 n'imaginez pas déclencher une grève générale qui forcerait le patronat à concéder les congés payés. Quant aux femmes russes qui le 8 mars 1917 ont manifesté pour réclamer du pain pour leurs enfants affamés par le rationnement de la guerre, aucune n'imaginait démarrer une révolution.
Mais elles l'ont fait parce qu'elles étaient déterminées à ramener ce pain à la maison et parce qu'elles n'ont pas reculé devant la police. Alors même si nous nous sentons dépassés par l'ampleur de la tâche, si nous nous sentons désarmés et impuissants face à la guerre et à ses conséquences, la première étape est de nous donner une politique et un parti capable de rassembler le monde du travail autour de l'idée qu'ils doivent se préparer à se défendre. La première étape est de nous munir du programme de lutte pour protéger nos conditions d'existence.
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Le grand patronat et ses portes flingues rejettent toutes les revendications ouvrières au prétexte de la compétitivité. À les entendre, la moindre des revendications risquerait de mettre toute l'économie par terre. Et puis nous nous ne sommes pas les plus malis, nous disent-ils. Il y a plus pauvres, plus malheureux que nous dans le monde. Et le gouvernement ne s'occupe ne s'occupe-t-il pas un peu des plus pauvres avec une petite remise parci par là, avec un petit chèque énergie ? Et bien, nous n'avons aucune raison d'accepter cette politique de l'omone. Il faut revendiquer ce qu'il nous est nécessaire pour vivre.
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Quand on discute entre nous de ce qu'il nous faudrait pour ne pas reculer et pour vivre à l'abri du besoin, tout le monde convient qu'il faudrait 300, 400, 500 € d'augmentation et que 2000 € de salaire net, c'est un minimum pour ne pas avoir à compter chaque euro et pour ne pas vivre dans l'angoisse, que sa voiture tombe en rade ou que l'on est un pépin de sentier. Sur un plateau de télé, j'ai eu l'occasion de défendre l'idée que la location adulte handicapée devait être aussi portée à 2000 € net.
Parce que si 2000 € c'est ce qu'il faut pour vivre décemment, et bien c'est vrai aussi pour les personnes handicapées et c'est vrai aussi bien sûr pour les retraités parce que le papier de pâte, [applaudissements] l'énergie, l'essence sont au même prix pour tout le monde. Que l'on soit en activité à la retraite en avalidisé ou handicapé, le loyer qui est demandé par le propriétaire c'est le même. Alors, cette proposition d'un minimum de 2000 € jugé souhaitable par 76 % des personnes sondées pendant l'émission. Souhaitable, mais 65 % ne la considérait pas réaliste. Ce n'est pas réaliste. Voilà ce que l'on entend toujours de la bouche des dirigeants patronaux.
Mais pour eux, le réalisme, la normalité c'est que l'homme le plus riche de France, Bernard Arnaud, encaisse 3,8 millions d'euros par jour, c'est-à-dire deux SMIC à la minute. Pour eux, la seule chose réaliste, pour eux, la seule chose réaliste, c'est que nous nous fassions petits pendant qu'ils se gavent de milliards. Alors encore une fois, nous n'avons pas à accepter l'omone ou à nous excuser de revendiquer ce qu'il nous faut pour vivre. Nous faisons tourner la société, nous créons toutes les richesses. Nous sommes essentiels. Nos intérêts doivent passer d'abord et avant tout.
Et si nous battons avec cette conscience là, et bien beaucoup de choses qui nous semblent aujourd'hui irréalistes deviendront demain tout à fait possible.
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La plupart des prétendus experts économiques rejettent l'idée même d'augmenter les salaires. Oh, il n'ose pas dire que les salaires sont bons. Mais que voulez-vous ? On serait coincé. À les entendre, augmenter le SMIC serait une fausse bonne idée parce que cela créerait du chômage pour les moins qualifiés. Quant à l'augmentation générale des salaires, ce serait une folie. Elle créerait une spirale inflationniste. Et bien voilà comment il bourre le crâne des travailleurs. D'abord parce que la spirale de l'inflation est là alors que les salaires sont quasiment bloqués. L'inflation actuelle, elle n'est pas créée par les travailleurs et par leur revendication.
Elle est créée par les spéculateurs, elle est créée par les capitalistes qui ont en effet des milliards à revendre et qui font entre autres flamber l'immobilier. Et bien que l'on prenne sur cet argent, que l'on prenne sur ces milliards pour augmenter les salaires, que l'on prenne sur leur marge bénéficiaire, que l'on prenne sur les grandes fortunes. [applaudissements]
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Face au retour de l'inflation, il faut remettre en avant une revendication forte du mouvement ouvrier, l'échelle mobile des salaires. Il faut indexer les salaires, les pensions et les allocations sur les prix mois après mois, semaine après semaine si nécessaire. Mais il ne faut pas accepter que les étiquettes valsent sans que notre seul moyen de vivre augmente dans les mêmes proportions. Tous les chefs d'entreprise ont ce pouvoir de répercuter l'augmentation de leurs charges sur leur prix de sorte que leur bénéfic ne soient pas amputés. Les salaires, les salariés eux ils n'ont pas ce pouvoir là.
Le seul moyen de protéger un peu leur pouvoir d'achat c'est donc l'indexation automatique des salaires sur les prix. Parce que dans tous les cas, ce n'est pas à nous travailleurs de faire les frais de leur économie complètement délirante.
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de l'argent. Il en a dans lesqu du patronat je il en a dans lesqu du [applaudissements] patronat il a du patronat
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c'est la
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depuis qu'il est à l'Élysée Macron a cessé de faire passer les chômeurs. pour des fé néons. Il a réduit leurs allocations parce qu'il sufférait de traverser la rue pour trouver du travail et il veut maintenant obliger les allocataires du RSA à travailler 15 ou 20 heures par semaine. Tout cela est fait pour laisser entendre que les chômeurs refusent de travailler. C'est aussi le but des campagnes du patronat prétendant qu'ils n'arrivent pas à recruter malgré leur très belle proposition d'emploi. En réalité, le maintien de plusieurs millions de travailleurs en dehors de l'emploi est une auubène pour les capitalistes.
Cela leur permet de tirer tous les salaires vers le bas et d'exercer un chantage permanent sur les travailleurs. Si les salariés, les contractuels et les intérimes ne sont pas contents de leurs horaires ou de leurs salaires, on leur répond qu'il y en a 10 qui attendent la place qu'ils n'ont qu'à bien tenir. Alors clairement le problème des représentants patronaux n'est pas de combattre le chômage. Pour nous travailleurs, c'est au contraire l'essentiel parce que pour nous et pour notre camp, le chômage est une absurdité.
Et si nous avions collectivement le pouvoir de diriger les entreprises, et bien je suis convaincu que l'on commencerait par cela, par se répartir le travail entre tous parce que du travail nous sommes nombreux à en avoir par-dessus la tête. Bien des travailleurs se retrouvent obligés de faire des heures supplémentaires, de travailler des samedis, des jours fériers, de faire le travail de deux parce que tel ou tel collègue parti à la retraite n'a jamais été remplacé. Et bien cette charge de travail là, il faut la répartir entre tous en imposant des embauches.
Si nous demandions au personnel des hôpitaux, des épades, de l'éducation, des transports publics d'établir une liste d'empauche dont ils auraient besoin et qui les soulagerait, et bien on arriverait à des centaines de milliers d'emplois utiles et indispensables à créer tout de suite. Alors oui, le monde du travail a une politique [applaudissements] à défendre en matière de chômage. C'est de répartir le travail entre tous. C'est d'arracher la baisse du temps de travail de façon à ce qu'il n'y ait plus aucun chômeur. Il faut travailler moi et travailler tous.
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Et je le redis et je et je dis à tous ceux ceux qui est que ces objectifs, l'augmentation du salaire, leur indexation, la répartition du travail entre tous jusqu'à ce qu'il y ait zéro chômeur, tous ceux qui doutent que ces objectifs soient réalisables, tous ceux qui doutent qu'il y a de l'argent dans les caisses du grand patronat, et bien je leur dis, reprenez à votre compte la revendication de l'abolition du secret des affaires et du contrôle des travailleurs. Oui, toute l'économie fonctionne de façon opaque. Un pôle, les travailleurs à qui l'ont dit du matin au soir qu'il n'y a pas d'argent.
Pas d'argent pour les embauches, pas d'argent pour les salaires, pas d'argent pour améliorer les conditions de travail et parfois même pas d'argent pour acheter le matériel nécessaire pour faire le boulot. Pour les travailleurs, c'est simple, il n'y a jamais d'argent. À l'autre pôle, un milliardaire né toutes les 26 heures, les profits explosent. Les grandes fortunes doublent leur patrimoine. Ce n'est pas de la magie, c'est le fruit de l'exploitation de nous tous. Alors, par où passent les circuits de l'argent ? Comment tous ces grands groupes alors même qui n'ont pas produit plus de richesse sont parvenus à augmenter leur profit, le versement de dividendes à leurs actionnaires ?
Et bien, l'abolition du secret des affaires permettrait de faire la transparence sur ces circuits de l'argent. Cette transparence montrerait comment les gros se gavent sur les petits, comment les donneurs d'ordre augmentent leur marge en étranglant leur sous-traitant. Comment les grands groupes échappent aux impôts avec leurs savant édifice de filial de sous-filial ? Et cette transparence montrerait comment les banquiers se conduisent comme de véritables patrons vis-à-vis des artisans commerçants qui se croient indépendants mais qui passent leur vie à rembourser leur crédit.
L'abolition du secret des affaires est une revendication dans laquelle peuvent se retrouver beaucoup de travailleurs indépendants, beaucoup de petits patrons parce que eux aussi, ils sont baladés de mensonge en mensonge par le grand capital. Et cette revendication, elle sera décisive pour les salariés. Si les salariés s'emparent de cette revendication et se mobilisent pour exercer leur propre contrôle sur les comptabilités et sur les contrats des grandes entreprises, et bien ils mesureront l'ampleur de l'exploitation. Ils verront que les bas salaires ne sont là que pour assurer de gros profits et de gros dividendes.
Ils réaliseront que tout ce qui est jugé impossible aujourd'hui, embaucher, augmenter les salaires, ralentir les cadences ou travailler moins et payer les retraites est parfaitement réalisable. Avec l'abolition du secret des affaires, on met très fin à l'OMERTA dans les entreprises. Cette OMERTA qui a permis au groupe des pas d'Orpa d'organiser tout un système pour détourner l'argent public quit à maltraiter et même affamer ses résidents. Cet omerta qui permet au grand patronat de polluer, d'épuiser les ressources et de saccager la planète.
Et pour y mettre fin, nul besoin de commission d'enquête et autres autorités de contrôle, il suffira de s'appuyer sur ceux qui dans les entreprises ne sont pas aveuglés par la rentabilité du capital, c'est-à-dire les travailleurs. Alors oui à l'abolition du secret des affaires. Oui au contrôle des travailleurs. [applaudissements]
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Et à ce sujet aussi du contrôle des travailleurs, je veux revenir encore une fois sur la guerre en Ukraine. Trotki écrivait en 1938 à la veille de la Seconde Guerre mondiale : "La guerre est une gigantesque entreprise commerciale surtout pour l'industrie de guerre. À ce jour, dans ce pays, la principale contribution des classes populaires à l'effort de guerre, c'est le raquette quotidien qu'elles subissent sur le prix du pétrole et du gaz. Le secteur énergétique est une formidable source d'enrichissement et de spéculation pour la grande bourgeoisie aujourd'hui pour les tota LNJ leur concurrent et ils sont des profiteurs de guerre.
Aujourd'hui, pas un seul gaz auuc venu de Russie n'est coupé et c'est la même chose pour le pétrole. L'essence que l'on nous vend à la pompe a été acheté il y a plusieurs mois par les compagnies pétrolières mais les prix affichés à la pompe eux s'alignent sur le cours du baril de pétrole actuel. Rien ne justifie de telles hausses si ce n'est la spéculation. Alors, il est vital pour le monde du travail de connaître et de rendre public le détail de ces contrats commerciaux. Et ce qui vaut pour l'énergie est encore plus spectaculaire pour l'armement. Depuis le début de la guerre, tous les pays européens ont annoncé des augmentations de leur budget militaires.
Il n'y avait pas le moindre eurot en réserve pour faire fonctionner les hôpitaux. Il y a des centaines de milliards immédiatement disponibles pour des avions de guerre et des missiles pour le bonheur de Talè, de d'assaut et des autres marchands d'armes dont bien sûr le cours des actions se sont envolés et les 100 milliards de rallonges pour l'armée allemande donnent déjà lieu à une bataille entre d'asso et l'OKID Martin pour savoir qui aura le marché des avions de combat des rafales ou des F35 américains. Et plus que jamais, les chefs d'État se transforment en agents commerciaux des marchands d'armes.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Anatole France avait écrit "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les profits des industriels." Et bien pour ne pas mourir pour les profits des industriels, il faut populariser l'idée du contrôle ouvrier sur les capitalistes de l'énergie et sur ceux de l'industrie militaire. Pour s'opposer au sacrifice imposé au nom de l'Union sacrée, notre mot d'ordre doit être confiscation des bénéfices de guerre et expropriation des entreprises travaillant pour la guerre comme celles travaillant pour l'énergie. Pas 1 € pour les marchands [applaudissements] de Camon, pas 1 € pour gagner les actionnaires de Total.
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Regardez le scandale du cabinet Makins. Le gouvernement a loué l'expertise de consultants rémunéré grassement. Et pourquoi ? Pour justifier la retraite à point, pour baisser les APL, supprimer des lit d'hôpitaux. et pour enfumer la population après la mobilisation des gilets jaunes. Et bien l'écrasante majorité de la population n'a aucun intérêt à ce genre d'expertise qu'elle vienne d'ailleurs de cabinet privé ou de la haute fonction publique. Et puis qui d'autre que les soignants, les enseignants ou les salariés savent comment bien faire leur travail ? Qui d'autre que peuvent le mieux organiser le travail ?
et qui d'autre que les femmes et les hommes des classes populaires peuvent définir les besoins de la société. Les véritables experts dans cette société, ce sont les travailleuses et les travailleurs. Et au pouvoir, il ferait 1000 fois mieux que la bourgeoisie ses serviteurs politiques parce que ils ne seraient pas aveuglés par les profits et ils auraient à cœur de résoudre leurs problèmes et de satisfaire d'abord les besoins de tous et bien sûr aussi de préserver l'environnement.
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Les capitalistes [applaudissements] se moquent de répondre aux besoins de la population. On l'a vu avec les brevets sur les vaccins. La préoccupation des trusts pharmaceutiques, c'était leur profit d'abord et avant tout. Et c'est vrai dans tous les domaines de l'agroalimentaire jusqu'au secteur de l'énergie. Les capitalistes dévoient les immenses possibilités scientifiques et techniques de la société et il les retourne contre les peuples. C'est évident avec l'industrie militaire où les compétences des ingénieurs sont utilisées pour fabriquer des engins de guerre toujours plus perfectionnés. des missiles intelligents, des drones tueurs. Quel gâchi.
Alors que l'on manque d'hélicoptère pour les secours ou contre les feux de forêt, alors qu'il est urgent de réfléchir à l'amélioration des transports publics, à la rénovation thermique des bâtiments. Entre les mains des capitalistes, les multinationales agissent souvent de façon révoltante et aberrente. Mais la conclusion à en tirer n'est pas de rejeter la mondialisation comme certains le disent, encore moins d'espérer échapper au capitalisme en boycottant les multinationales et les banques. Non, il faut que les travailleurs les exproprient. Entre leurs mains, ces mêmes groupes permettront de résoudre la plupart des problèmes essentiels de l'humanité et de faire progresser toute la société.
Le progrès n'est pas de détruire les liens économiques, sociaux et humains tissés à l'échelle mondiale. C'est d'en faire des biens communs à l'humanité tout entière. Oui, je dis bien de l'humanité tout entière parce que raisonner à l'échelle d'un seul pays est complètement dépassé. C'est vrai pour la pandémie, c'est vrai pour la crise climatique. Et regardez comment aujourd'hui les dirigeants des pays européens ne peuvent pas couper les ponts économiques avec la Russie quand bien même il le voudrait. Alors les frontières ne sont pas la solution, elles sont le problème.
C'est précisément parce que la société capitaliste et tout dans les frontières nationales que l'on connaît des guerres depuis plus d'un siècle. La question de l'indépendance énergétique, c'est une vaste blague. Personne n'extrait de l'uranium dans le massif central, ni du pétrole en Bretagne. La souveraineté agricole, mais qui peut faire pousser des oranges et des ananas, du cacao ou du café en Normandie ou dans la bosse ? Le problème pour les travailleurs et pour toute la société, c'est la dépendance par rapport aux capitalistes qui imposent leur dictature sur l'économie et sur la société.
Alors, mettre réellement au service de l'ensemble de la société tous les moyens dont elle dispose en expropriant la classe capitaliste, doit être notre perspective politique. Que les travailleurs prennent le pouvoir doit être notre perspective. Le communisme doit être notre perspective.
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Vous l'avez compris, [applaudissements] vous l'avez compris, l'internationalisme est indissociable de notre combat et il commence par prendre le contre-pied qui transforme en Europe en forteresse. Vous avez vu que la guerre en Ukraine a déjà forcé plus de 4 millions de femmes et d'hommes à partir de chez eux. Et bien, c'est une raison de plus pour nous de réaffirmer notre solidarité de classe et de redire bienvenue au réfugiés et bienvenue à tous les réfugiés, y compris [applaudissements] à ceux que l'on appelle les migrants.
[applaudissements] [applaudissements]
J'insiste, j'insiste là-dessus [applaudissements] parce que ces dernières semaines, on a entendu des politiciens dire que les Ukrainiens seraient une immigration de qualité. façon de sous-entendre que les travailleuses et les travailleurs immigrés actuel donc ne le seraient pas. C'est d'un méprise sans nom pour toutes les travailleuses et les travailleurs immigrés exploités sans scrupules et sans lesquelles par un hôpital public, par une usine, par un chantier du bâtiment ne fonctionnerait pour nous [applaudissements] les travailleuses et les travailleurs. Quel que soit le pays dont ils sont issus font partie de [applaudissements] notre camp.
Oui, les travailleurs immigrés font partie de notre camp, le camp des travailleurs et leurs intérêts, leurs besoins sont aussi les nôtres.
[applaudissements] [applaudissements]
Vous avez peut-être entendu que Valérie PCR a fait la proposition de loger les réfugiés ukrainiens dans les villas et sur les yautes des oligarques russes qui ont été mis sous séquestre. Et bien c'est une idée à généraliser à tous les châteaux, les lofts et les immeubles inoccupés de la grande bourgeoisie bien française que l'on pourrait réquisitionner. pour loger [applaudissements] tous les réfugiés et tous les longers.
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Alors clairement Alors clairement il faut revendiquer la liberté de circulation et d'installation pour tous les travailleurs de cette planète. Il faut se battre pour revendiquer les mêmes droits pour tous les travailleurs, dont bien sûr le droit de vote pour les travailleurs étrangers. Et ce n'est pas qu'une question de solidarité, c'est affirmer contre tous nos exploiteurs, contre tous les diviseurs du monde du travail, travailleurs français et immigrés, même patron, même combat.
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Et je veux juste rajouter, je veux rajouter que c'est en se battant collectivement que l'on fera oui reculer le nationalisme, la xénophobie et racisme et c'est en et c'est en allant au bout du combat, c'est-à-dire en renversant le capitalisme que l'on renverra toutes ces vieilles dans les poubelles de l'histoire.
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Et quand je parle de poubelle, je ne peux m'empêcher de penser à Le Pen et Zemour. [applaudissements] Affiché Avec sa haine affichée des musulmans et des étrangers, Zemour ferait presque passer Le Pen pour respectable. Après son meeting au trocadero, les médias se sont indignés du fait que la foule qualifie Macron d'assassin. Mais qui s'est indigné des slogans on est chez nous ou alors de ce slogan les Arabes dehors. Et bien nous, c'est ça qui nous révolte. C'est ça qui nous révolte parce [applaudissements] que sans les travailleurs immigrés, personne ne ramasserait les poubelles de Zemour ou de Marion Maréchal.
Personne ne ferait leur ménage, ne conduirait leur taxi et personne ne s'occuperait d'eux ou de leur famille à l'hôpital ou à l'PPAD.
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Zemour vise les petits bourgeois réac qui trouvent maintenant le pentre gauchiste. Elle est déçu de la droite aussi un dite républicaine parce que Zemour est bien placé pour savoir qu'il n'y a jamais eu de frontière infranchissable entre la droite et l'extrême droite. Les crès, elle elle fait le chemin inverse mais cela ne marche pas trop parce que comme on dit les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie. Et oui, droite, extrême droite, tout cela finit par se mélanger parce que l'extrême droite comme la droite a toujours roulé pour le grand patronat. Elle a toujours défendu la propriété capitaliste. Elle a toujours défendu l'exploitation.
Aujourd'hui, ni Le Pen ni Zemour ne veulent toucher aux 160 milliards d'euros de bénéfices du CAC 40. ni l'un ni l'autre ne veulent imposer au patronat des augmentations de salair quand il parlent de pouvoir d'achat, ils ajoutent que l'État payera en réduisant les cotisations sociales. Autrement dit, des hausses de salaires seront payées par les contribuables, par nous-mêmes, pas par les capitalistes. Le Pen, c'est sûr, elle cherche le vote des travailleurs. Mais les travailleurs, elle les veut dociles, soumis, elle les veut aux autres.
Le vote d'extrême droite dans les classes populaires, c'est un vote de résignation et les travailleurs qui voteraient Le Penémour pour écarter Macron se tireraiit une balle dans le pied. Sur le fond, Zemour et Le Pen sont exactement pareils, tels les frères Bogdanov de la politique qui se disputerait l'héritage de l'extrême droite française. Et je le redis que les nostalgiques de Vichi, de l'Algérie française, les catholiques intégristes, les racistes bontin et les fachaot en culotte courte vote pour Zemmour, c'est dans l'ordre des choses mais pas les travailleurs. Dans les classes populaires, ceux qui sont attirés par les sirènes nationalistes se trompent de camp.
Et souvenons-nous que Zemour et Le Pen étaient deux admirateurs du régime de Poutine. Oh, ils admirent sa poigne, l'exacerbation du nationalisme. Et bien, regardez où nous mènent tous ces gens-là. Alors oui, l'extrême droite est une menace grave pour la société et par particulièrement pour le monde du travail qu'elle divise. Alors l'élection [applaudissements] est une péripétie mais la montée des idées nationalistes et des idées racistes en revanche qui dure depuis des années est un poison qu'il faudra continuer à combattre dans les usines, dans les quartiers et les cités populaires.
Et l'un l'unique antidote à la poussée de l'extrême droite, c'est que les travailleurs renou avec leur valeur politique la conscience de constituer le compte de ceux qui trient dur pour gagner leur vie quel que soit leur origine, leur couleur de peau et leurs croyances. Les xénophobes et les racistes mettent en avant la préférence nationale et disent "Les Français d'abord et bien soyons le plus nombreux possible à leur répondre. Les salaires d'abord les emplois d'abord les retraités les jeunes des classes populaires d'abord [applaudissements] le camp des travailleurs d'abord. Ah.
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Tout au long de cette campagne, mes interviewers m'ont demandé ce que je faisais dans cette élection, étant donné que les sondages me donnent moins de 1 %, mais aussi et surtout parce que j'assume ne pas chercher à être présidente de la République. Et bien je le redis à une semaine de l'élection, le bulletin de vote n'a jamais changé la vie des travailleurs, encore moins aujourd'hui. Alors que la crise économique et la guerre qui s'étend font planer de nouvelles menaces partout sur la planète. Alors pourquoi votez pour moi ?
Et bien parce qu'il faut affirmer la nécessité de se battre et de renverser le capitalisme parce que c'est un vote de vérité et de conscience, un vote de courage et de responsabilité. C'est un vote de résistance aussi contre les 1000 et une pressions qui s'exerce contre nous a commencé par les illusions électoraliste. Je sais qu'au dernier moment beaucoup de ceux qui sont d'accord avec l'idée que le capitalisme nous mène dans l'impasse choisiront de faire ce qu'il croit être un vote utile à gauche. Un peu comme on jette une bouteille à la mer en se disant que de toute façon ça ne peut pas faire de mal.
Et bien si ça peut faire du mal parce que le monde du travail se réveille toujours de ses illusions électoralistes avec la gueule de bois. L'électoralisme conduit à la résignation et à la passivité. Lorsqu'on est conscient que la force des travailleurs ne se trouve pas dans les urnes, il faut faire un vote militant, un vote pour montrer son camp, sa politique, ses perspectives aux autres travailleurs. Alors certes, nous sommes à contre-courant, mais à contre-courant de quoi ? De l'individualisme, du culte de l'argent, du nationalisme, de la guerre ? Et bien oui, 1000 fois oui, parce que l'avenir de la société n'est pas de ce côté-là.
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Nos idées ne peuvent devenir fortes que lorsqu'elles seront portées par les masses, mais il est vital de préparer l'avenir en les défendant contre vents et des marées et en étant capable de les exprimer en toute circonstan y compris lors d'une élection comme celle-ci. Et c'est dans ces périodes de troubles qu'il faut tenir. C'est le seul moyen d'offrir une perspective politique le moment venu. Et c'est ce qu'illustre l'histoire des révolutionnaires qui ont tenu le choc pendant la guerre de 14. D'abord emprisonné, ils sont sortis de prison pour se retrouver à la tête d'une révolution parce que oui, une idée révolutionnaire peut avoir des conséquences formidables.
Alors le 10 avril prochain, et bien faites entendre le camp des travailleurs. En votant pour moi, vous direz que les emplois, les salaires, les pensions doivent passer avant les cours boursiers et les dividendes des grandes fortunes.
[applaudissements]
Vous direz [applaudissements] vous ne direz pas que ça. Vous direz aussi que l'argent doit aller au service util à la population, aux hôpitaux, aux maisons de retraite, aux écoles et aux universités, aux logements et au transport publics. Vous regretterez le racisme et le nationalisme. des idéologies qui dressent les travailleurs les uns contre les autres. contre les guerres. Vous affirmerez que le sort des peuples ne doit pas rester aux mains des gouvernements impérialistes, de leur diplomatie, de leurs états majors. Et contre cette société folle, vous direz à le système capitaliste qui ne profite qu'à une minorité privilégiée et qui nous pousse dans le mur.
[applaudissements] [applaudissements]
Alors, votez et faites voter autour de vous pour ma candidature. Il nous reste quelques jours pour convaincre le maximum de gens autour de nous. Et je veux dire à tous ceux qui s'apprêtent peut-être à s'abstenir parce qu'ils n'ont aucune illusion dans ce circle électoral, ne restez pas seul avec votre colère, ne restez pas isolé, impuissant et invisible politiquement. Rejoignez-nous et pas seulement dans le vote, mais aussi pour après, c'est-à-dire dans le parti qu'il faut construire parce que c'est cela qu'il compte qui comptera vraiment.
Dénoncer les attaques du grand patronat, donner un point de vue de classe et des perspectives politiques au travailleurs doit être fait quotidiennement dans le maximum d'entreprises, de quartiers populaires partout où c'est possible. Il faut que les travailleurs conscients de leurs intérêts comment et de la nécessité de lutter contre le capitalisme s'organise. Parce que sans organisation, on ne peut pas agir. Il nous faut un parti mais un parti indépendant de la bourgeoisie, un parti complètement différent de et aussi sur le front de la guerre sociale.
parti pour mener tous les combats contre l'exploitation jusqu'au combat pour prendre le pouvoir, c'est-à-dire renverser le capitalisme et son cortège d'arriération et de barbarie. Oui, la classe ouvrière a besoin d'un parti communiste révolutionnaire et chacun d'entre vous peut apporter sa pierre à l'édifice. Les jeunes avec leur énergie, leur enthousiasme, les anciens avec leur expérience et leur enthousiasme aussi. Et puis ceux qui sont entre deux âges et qui sont plongés au cœur de notre classe, là où précisément se dérouleront les combats décisifs du monde du travail. L'esprit de révolte n'a pas d'âge. C'est d'abord une question de conviction et d'engagement.
Chacun d'entre nous peut convaincre autour de soi et faire réfléchir les nôtres. Alors travailleuses et travailleurs, quelle que soit notre situation retraités, jeunes lycéens étudiants, le 10 avril, faisons entendre le camp des travailleurs et regroupons-nous pour construire le parti qu'il nous manque. Car plus nous serons nombreux, plus cela comptera quand la classe ouvrière retrouvera sa combativité. Nous sommes minoritaires mais dès qu'une épidémie de grève se déclencher ce sont ces idéesl qui amèneront les travailleurs à aller le plus loin possible dans le combat et ce combat il peut et il doit aller jusqu'à changer le monde entier.
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Donc bravo à tous et merci à Nathalie.
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Nous repartons pour cette dernière semaine de campagne gonflée à bloc. Après tout ce que nous avons entendu,
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utilisons ces derniers jours de campagne pour [applaudissements] convaincre avec encore plus de détermination de voter pour Nathalie Harta pour faire entendre le camp des travailleurs dans ces élections.
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Alors bien sûr, le combat, il va continuer dès le lendemain des élections. ça sera dans les entreprises, dans les usines, dans les ateliers. Donc si certains dans la salle ne sont pas encore en contact avec des camarades de lutte ouvrière dans leur entreprise ou dans leur ville, ils peuvent laisser leurs coordonnées s'ils souhaitent de la salle, enfin en sortant de la salle. Donc avant de nous quitter, je veux juste vous rappeler qu'à la sortie de la salle, vous trouverez des camarades tenant des drapeaux rouges vous appelant à nous soutenir financièrement, que ça soit pour la campagne des présidentiels, mais aussi celle des élections législatives qui aura lieu le 13 juin.
Nous y porterons les mêmes idées dans toutes les circonscriptions, y compris la Corse et la Réunion.
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Je suis donc convaincu que vous ne resterez pas sour à leur rappel.
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Entre ces deux élections pour changer un peu, se tiendra notre grande fête de lutte ouvrière après dans le Valdoise.
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Mais attention, c'est pas le weekend de la Pente-côte, c'est le weekend de l'ascension, soit le vendredi 27 mai, samedi 28 et dimanche 29 mai. Lors de cette f cette fête fraternelle, cela sera l'occasion de nous retrouver nombreux pour échanger, pour débattre, pour se cultiver et défendre l'idée qu'il faudra changer radicalement cette société
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nationale. C'est d'autant plus important, surtout dans la période actuelle où le nationalisme empoisonne les consciences.
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Debour les dames de la terre, debout les forces de la fin. La raison dans son crate, c'est l'éruption de la fin du passé. Faisons de rage pour l'espoir de vous debout le monde va changer de nous ne sommes rien soyons c'est la lutte finale. Ovons-nous et demain l'international sera le gen humain. C'est la lutte finale. et de l' nationale sera le temp humain.
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Alors, pourquoi est-ce que vous êtes venu aujourd'h Meeting ? En quoi c'était important pour vous d'être là aujourd'hui ? Bah, ça regonfle. Ça regonfle de voir tant de monde qui partage ses idées, d'affirmer qu'il faudra qu'on change cette société capitaliste. C'est les élections, ça sert aussi à ça, de se rassembler pour défendre cette idée. C'était un bel exemple aujourd'hui. Comment vous l'avez trouvé justement ce meeting aujourd'hui ? Super super hy enthousiasment on repart regonfler ça fait plaisir.
Et justement en parlant de de de capitalisme, je sais pas si vous avez vu hier Macron hier Emmanuel Macron pardon a évoqué sa volonté d'avoir une fibre plus sociociale et il a repris notamment ce cette phrase en parlant du sposal des Épades en disant que nos vies valaient plus que leur profit. Vo la démagogie ça les connaît quand même he ça en période électorale mais moi je lui fais aucune confiance et oui nos vies valent plus que leur profit mais Macron il est du côté de ceux qui pensent que les profits passent avant nos vies et moi je suis de l'autre camp et du coup ma dernière question là Nathalie Har l'a évoqué en fin de discours.
Euh on a beaucoup parlé de dernièrement du vote utile pour faire barrage à l'extrême droite. Euh en quoi pour vous ça reste pertinent de voter justement pour des candidats à gauche comme Nathalie Artou ou Philippeou ce genre de candidat ? Bah parce que moi j'ai la conviction qu'on fait pas barrage avec droite dans les urnes, c'est que c'est en se battant et que voter pour Natalie Arto, c'est se préparer à se battre contre cette société qui produit tout un tas d'idées et notamment le racisme et qui fait monter l'extrême droite. Extrême droite et un vote utile. C'est celui pour affirmer qu'il faut changer cette société capitaliste. Pourquoi est-ce que vous êtes venu à ce aujourd'hui ?
Pourquoi c'était important pour vous d'être là aujourd'hui ? C'était extrêmement important parce que je partage les idées que défendent à Staliarto. Voilà, ce système qui marche complètement sur la tête, qui n'est que la lutte pour le profit. Aujourd'hui, on voit bien d'ailleurs que ça nous mène aussi à la guerre. Bien, je suis profondément contre et je pense que c'est vraiment bah oui, le monde du travail qui fait tout tourner, qui peut changer les choses et je suis très contente qu'on puisse avoir cette candidature à la présidentielle pour défendre ces idéesl. Et justement, comment vous l'avez trouvé ce meeting aujourd'hui ?
Et euh comment comment est-ce que vous sentez cette élection là une semaine du du premier tour ? Je sais pas comment je sens l'élection. Ce que ce qui est sûr, c'est que nous on discute énormément autour de nous. Euh ça permet euh voilà euh ça permet de pouvoir discuter avec euh des salariés, avec des travailleurs qui euh bah voi bien hein que les conditions de travail sont en train de se dégradé, qui voit bien que bah oui he les salaires suivent pas la hausse des prix, qui voit aussi que la guerre bah oui, elle se rapproche et euh bah on passe tout ce temps-là à discuter avec les nôtres.
Euh et puis pour expliquer aussi, comme l'a dit Nathalie, c'est important aussi que nous on soit conscient de ce qui nous tombe sur la tête et qu'on subisse pas parce que déjà comprendre ce qui se passe bah c'est déjà ne plus subir. Voilà. Et alors du coup en parlant de capitalisme, Emmanuel Macron hier euh pendant son meeting a évoqué sa volonté d'avoir une fibre plus sociale et il a repris cette phrase en évoquant le le scandale des épades en disant "Nos vies valent plus que leur profit." Comment est-ce que vous prenez ça ? Bah, ce n'est que la chasse aux voies, hein. Enfin, je veux dire, on voit bien surtout la politique qu'il a amené depuis 5 ans.
D'abord, c'est une politique pour les patrons. Ça a été la chasse contre les chômeurs, ça a été le le les cadeaux aux plus riches. On voit bien que la crise du Covid, les les grands groupes ne l'ont absolument pas payé. Voilà, je trouve que c'était bien dénoncé aujourd'hui aussi he de rappeler que bah oui, bientôt maintenant, ils promettent des lits aujourd'hui mais c'est pas vrai. Enfin, on voit la la vraie situation dans les hôpitaux. C'est dramatique et ça c'est des années d'économie et ils ont même continué à en faire pendant le Covid.
Alors bah oui, c'est des belles paroles hein, mais euh nous on juge les actes et les actes on voit bien euh tous ces ces ces gouvernements que ça soit là à Macron, mais demain les autres, ils sont au service des plus riches derrière des jolis mots. Et alors du coup, ma dernière question euh Nathalie Art l'a évoqué là en fin de en fin de discours. Euh on a beaucoup parlé de vote utile euh pour faire barrage aller à à l'extrême droite. [rires] En quoi pour vous c'est pertinent aujourd'hui de voter pour quelqu'un comme Nathalie Art plutôt que quelqu'un comme Juc Mélenchon au risque justement de laisser la place Alexandro ? Alors, j'ai 45 ans. Donc des élections, c'est pas la première.
Le coût du vote utile, on nous le fait à tout à tout le temps. Hollande était un vote utile. Voilà. Qu'est-ce que Hollande a fait pour faire barrage à l'extrême droite ? Moi, je peux vous dire à l'époque déjà quand des des des collègues autour de moi voulaient voter Hollande parce qu'ils avaient l'impression que c'était une rempart aussi d'extrême droite et notamment les idées véhiculées par SarkoZi et ben moi je leur disais, vous allez voir, il y aura pas de combat à ce niveau-là.
le le PS, il laissera passer les extrêmes droite et puis il va il va il va comment dire il va décevoir et cette déception et ben ça démoralise et la démoralisation elle et ben justement elle nourrit ses idées de repli aujourd'hui. Donc ben non justement le vote utile c'est le vote conscient le vote qui fait que bah si on lutte pas on ne fait pas reculer aujourd'hui les extrême droite. Si on se vous savez en Grèce Typras qui est exactement la même chose que Mélenchon hein il a été au pouvoir. Avec qui on a aujourd'hui au pouvoir en Grèce ? Est-ce que les extrêmes droite elles ont baissé ? C'est la droite qui est au pouvoir, une droite dure au pouvoir en Grèce aujourd'hui. Voilà.
Donc non nous non c'est la combativité du monde du travail, la conscience qu'on a une seule classe sociale. Voilà. Pourquoi est-ce que vous êtes venu aujourd'hui sur le métier RARTO ? En quoi c'est important pour vous d'être là ? Alors, c'est important pour moi parce que déjà je en fait je fais les meetings de tous les candidats de gauche en particulier et en fait je c'est mon bord politique et en fait jusqu'à il y a quelques mois je savais pas vraiment encore pour qui vraiment voter et ça me tenait à cœur de voir tous les candidats qui représentent la gauche. Voilà. Du coup, comment vous l'avez trouvé ce meeting d'aujourd'hui ? Ben je l'ai trouvé très bien.
Il y a des choses avec lesquelles j'étais très d'accord, d'autres moins forcément, mais dans l'ensemble, je trouve que elle se bat, elle a des bonnes valeurs. Je la trouve très respectable. Donc non, j'ai ça m'a plu. Et alors du coup, vous parliez justement de de la gauche comme étant votre bar politique. On a beaucoup parler justement concernant des des candidats comme Nathalie Arou, Philippe Koutou, on les a désigné comme des petits candidats et on a parlé des votes utiles. En quoi pour vous c'est pertinent de voter pour pour des candidats pour une candidate comme Natalie Garcé plutôt que qu'un candidat comme Mélenchon euh pour entre eux faire barrage à l'extrême droite ?
Alors à titre personnel, je voterai plutôt pour pour Jean-Luc Mélenchon parce que c'est le vote fil et que je ne veux pas de Marine Le Pen contre contre Macron. Euh cependant, je peux comprendre quand même les gens qui votent pour Philippeou, Nathalie Harto parce que c'est quand même des candidats que je trouve très proches de nous euh que ce soit Philippe Outou, Nathalie, je les trouve vraiment beaucoup plus proche du peuple même que de Jean-Luc Mélenchon. pas forcément dans les programmes mais je même dans la façon dont il dont il parle pendant les meetings.
J'ai vu aussi Philippeou après un meeting qui échange avec les gens, qui prend des photos et ça ce serait pas le cas de Mélenchon par sa popularité et que ce serait moins moins réalisable. Mais je trouve que c'est vraiment des candidats pour le coup je m'identifie presque plus à Poutou et Arto qu'à Mélenchon. Donc c'est je peux je peux comprendre et je respecte les gens qui votent pour ces deuxlà. Et surtout que Nathalie Arto parlait surtout d'un vote militant. C'est ça. Donc c'est vrai que c'est bien sûr que on peut quand même penser qu'elle sera pas élue, mais c'est vrai que pour les gens qui la soutiennent, c'est vraiment pour la suite aussi que c'est important de voter pour elle.
Je pense en tout cas, je comprends les gens qui le font. Du coup, ma dernière question. Emmanuel Maon, hier durant son meeting a a exprimé sa volonté d'avoir une fibre plus sociale. Il a rappelé le scandale des épades et il a eu cette phrase qui est nos violent plus que leur profit qui est entre autres un des slogans du parti Philippe Poutou. Comment est-ce que vous prenez le fait que qu' MPOR reprenne cette phrasé ? Alors moi je trouve que c'est un peu se moquer du monde parce que déjà je pense que ça baissé à reprendre les slogans des ceux qui sont qualifiés comme petits candidats, c'est quand même pas très respectable de sa part.
Je pense que je pense que les petits candidats déjà sont peu médiatisés, sont doivent se battre beaucoup plus que les autres. Alors si en plus on reprend leur slogan de campagne, ça ça devient compliqué pour eux. Et puis Macron qui dit cette phrase là, c'est un peu quand même l'hôpital qui se fout de la charité pour moi. Donc je pense que il aurait jamais dû dire ça mais comme tant d'autres phrases qu'il a dit et qu'il n'aurait pas dû prononcer. Je suis venu parce que je trouvais important que voilà on se réunisse entre voilà les gens qui pensent qu'il faut changer la société, qui ont envie de la changer et qui comptent sur voilà le monde du travail pour la changer quoi.
Et des gens qui se laissent pas résigner aussi par l'ambiance lourde qu'il y a actuellement, qui se laissent pas écraser par les attaques qu'on suit. Et comment vous l'avez trouvé du coup le meeting aujourd'hui ? Un meeting je trouvais très réussi. Voilà, Nathalie Artau, tous les autres travailleurs qui ont pris la parole, voilà, ont bien expliqué les positions de lutte ouvrière et bien réaffirmer aussi que au-delà des élections, il va falloir lutter quoi pour améliorer les conditions de vie de la population, des travailleurs. Et justement, Nathalie Arto a parlé d'un vote militant en opposition au vote utile.
En quoi pour vous c'est pertinent de voter pour une candidate comme Natalie Arto au risque de de laisser un passage à l'extrême droite plutôt que de voter pour un candidat de de gauche comme Jean Jeanuc Mélenchon ? Moi je pense que ces candidats de gauche, c'est justement ceux qui ont fait monter l'extrême droite année après année à force de décevoir. Voilà. Moi je pense que le vote Natalto, c'est un vote qui dit que il va falloir lutter, que ça va dépendre de la force, de la volonté, des grèves, des travailleuses, des travailleurs et pas et pas des élections quoi. Qu'il faut pas compter sur un sauveur suprême pour pour améliorer la vie.
Et du coup, ma dernière question euh pendant son meeting, hier, Emmanuel Macron a évoqué sa volonté d'avoir une fille plus sociale et il a repris cette phrase en parlant du du scandale des ÉPAD. Il a dit nos vies valent plus que leur profit. Comment est-ce que vous prenez cette phrase de la part d'Emmanuel Macron ? Je trouve que de la part d'Emmanuel Macron, c'est ridicule mais bon de toute façon voilà quand on regarde les actes, on voit que c'est totalement l'inverse qu'il applique. Voilà, pendant tout son quinquena il est il a servi les grands patrons et pas du tout les travailleuses. De toute façon, un président ne peut pas le faire.
Donc voilà, il peut le dire mais c'est creux, c'est vide. Yeah.
Nathalie Arthaud