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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 19 mars 2025ComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Débrief de l’interview politique de Bruno Retailleau avec Maxime Lledo et Jean-François Achilli

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a raison sur cette fermeté ? Il répond aussi sur l'immigration, on va revoir ça.

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il peut être candidat à la présidentielle et être ministre ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il a raison, qu'il doit y avoir de la neutralité dans le sport comme à l'école ?

  • 18:00RelanceÉludée

    Sur la politique pure, là, il est obligé de botter en touche. Sur quoi ?

  • 25:00RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui fait que la sécurité des Français n'est pas en jeu ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Sur l'Algérie, parce que c'est assez important, bien sûr, c'est le dossier chaud du moment. Il a dit très clairement qu'il est lui-même la cible du pouvoir algérien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Bruno RetailleauFait
    « Mon obsession, c'est ça, c'est la sécurité. »
  • 6:00Bruno RetailleauFait
    « Le gouvernement est solidaire et sur la même ligne aujourd'hui par rapport à l'Algérie. »
  • 17:00Bruno RetailleauFait
    « Moi, ce qui me préoccupe, c'est la sécurité des Français. Et c'est ce que je mets dans la balance. »
  • 36:00Bruno RetailleauFait
    « M. Tebboune, aujourd'hui, a une seule chose en tête. Ça ne nous a pas échappé. Laquelle ? Ma démission. »
  • 42:00Bruno RetailleauFait
    « Le voile c'est un étendard. Le voile c'est la soumission de la femme par rapport aux hommes. »
  • 54:00Bruno RetailleauFait
    « Si les enquêteurs avaient pu avoir accès aux messageries cryptées, on aurait pu déjouer des attentats. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La priorité, Sud Radio. La première, Bretta Birland. La vérité en face.

La deuxième, Bretta Birland. Patrick Roger. La troisième, Bretta Birland.

C'est un peu ce qu'il a dit ce matin, Bruno Retailleau, invité exceptionnel de Jean-Jacques Bordin. Une interview d'une demi-heure que vous pouvez retrouver sur notre site internet, je le disais. Des extraits sur les réseaux sociaux et bien sûr sur notre chaîne YouTube où vous êtes plus d'un million d'abonnés.

On va y revenir, on va la décrypter et vous allez réagir. Qu'est-ce que vous en avez pensé de cette interview ? Et surtout des propos de Bruno Retailleau.

Il veut une ligne sécuritaire. Mon obsession, c'est ça, c'est la sécurité. Le gouvernement est solidaire et sur la même ligne aujourd'hui par rapport à l'Algérie.

C'est ce qu'il a dit. Est-ce qu'il a raison sur cette fermeté ? Il répond aussi sur l'immigration, on va revoir ça.

Mais est-ce qu'il peut être candidat à la présidentielle et être ministre ? Est-ce que Laurent Wauquiez dit non, on ne peut pas faire les deux. Il dit, moi, mon obsession, c'est toujours aussi cette répondre aux besoins des Français.

Et l'une des réponses, c'est la droite a repris des couleurs. Pour la suite, on verra. Il y a beaucoup de choses aussi sur l'immigration, sur la stratégie des frères musulmans, sur l'interdiction des signes religieux dans le sport.

Il est assez ferme. Est-ce que vous pensez qu'il a raison, qu'il doit y avoir de la neutralité dans le sport comme à l'école ? A-t-il dit ?

Nous allons y revenir avec Jean-François Aquili, Maxime Liedot et vous 0826 300 300 et d'autres choses qui n'ont peut-être pas été dites et que vous regrettez, qu'il n'ait pas pu s'exprimer sur certains autres sujets. Eh bien, vous avez la parole, Radio Libre, vous le savez, évidemment sur Sud Radio. Jean-François Aquili, Maxime Liedot, un point quand même sur cette interview et la tonalité en tant que telle du ministre de l'Intérieur.

Écoutez, moi je dirais, ce qui ressort de cette demi-heure d'interview, c'est une forme de clarté de la part de Bruno Retailleau et de fermeté. Effectivement, le discours est extrêmement sécuritaire et il répond quelque part, et les enquêtes d'opinion le démontrent régulièrement, une forme d'attente des Français. Il est assez clair sur tous les sujets, avec une forme de clairvoyance aussi.

Quand il parle de M. Tebboune, le président algérien, il dit qu'il n'a qu'une obsession, c'est ma démission. Il se place même en première ligne sur ce dossier qui est éminemment, qui relève de la compétence, notamment de l'Elysée, du président de la République.

Lui se met en première ligne, il est très clair aussi sur des questions qui sont, vous savez, toujours un peu ambiguës sur le port du voile dans le sport. Et lui, il dit clairement qu'il veut interdire les ports des signes religieux dans les compétitions sportives. C'est clair, c'est carré, c'est carré sur tous les sujets.

Et effectivement...

C'est carré sur tous les sujets, selon vous, Jean-François. Oui, mais sur la politique pure, là, il est obligé de botter en touche. Il est obligé de dire...

Sur quoi ? Sur la présidentielle ? L'obsession présidentielle, personne n'y croit.

Enfin, tout le monde se dit que si d'aventure...

Il avance à tâtons aussi. Il sait très bien que la donne est compliquée, parce qu'il a plusieurs adversaires. Je disais, il y a Laurent Wauquiez, qui est son ami, son ami, ami intime.

Alors, son ami intime, oui, c'est ça. Son ami très cher, oui, mais il ne peut pas dire, oui, je suis candidat à l'action présidentielle. Parce qu'on va dire, bon, finalement, ce que vous faites à la place Beauvau, c'est juste pour servir vos propres intérêts.

Donc, ça, c'est un vieux classique de la politique. C'est, je sers d'abord les Français, puis après, on verra, on discute. Son impensé ou son arrière-pensé, il le dit avec le sourire.

Tout le monde a bien compris que s'il y a une possibilité d'eux, il ira. Maxime Liedau ? D'Ombre, en tout cas, sur cette interview.

Ça concerne, si vous voulez, l'argument pour rester au gouvernement. Quand il dit, moi, ce qui me préoccupe, c'est la sécurité des Français. Et c'est ce que je mets dans la balance.

Tous les jours, la ligne est claire sur le gouvernement. Mais je rappelle que la liste d'influenceurs, la liste, pardon, de personnes estimées excessivement dangereuses, la soixantaine de personnes, une liste adressée à l'Algérie dans le week-end, c'était en réaction à l'attentat de l'Umu-Mulouz. Et c'était déjà, si vous voulez, la condition que l'Algérie devait les reprendre.

Et c'était des personnes extrêmement dangereuses. À partir du moment, si vous voulez, où l'Algérie, déjà, vient de refuser ces personnes extrêmement dangereuses. Qu'est-ce qui fait que là, déjà, la sécurité des Français n'est pas en jeu ?

Donc, moi, c'est vraiment sur cet argument où je trouve qu'on manque, malheureusement, de puissance. Parce que Jean-François l'a très bien dit, c'est ce qu'on appelle la politique. Mais là-dessus, Maxime, si je puis me permettre, j'ajoute, il est quand même assez précis également.

Il dit, tant que la ligne du gouvernement, c'est la mienne, grosso modo, il le dit en substance, moi, ça me va. C'est-à-dire que là, pour ce qui est du cas...

Oui, c'est ça, le gouvernement est solidaire sur l'Aiming. Parce qu'on a cru qu'il y avait des dissensions entre...

Mais il y en a eu. Il y en a eu au sein du gouvernement, et puis avec l'Élysée, surtout. Là, sur l'expulsion, c'est Alger qui pose problème.

C'est pas le gouvernement, c'est pas François Bayrou ou Emmanuel Macron. Bien sûr, Jean-François, j'entends, mais quand vous avez le ministre de l'Intérieur, à juste titre, qui dit, moi, ce que je mets dans la balance tous les jours, c'est le jour où la sécurité des Français sera mise en jeu. Quand malheureusement vous vous engagez avec une liste d'individus très dangereux, en réaction à un attentat, et que l'Algérie refuse.

À partir de maintenant, il y a déjà un problème concernant la sécurité des Français. Donc je trouve que cette ligne-là est parfois complexe à tenir, même si une fois plus, j'entends, ça s'appelle la grande solidarité gouvernementale. Et j'ajoute qu'il parle aussi à ses électeurs.

Alors, vous prenez l'exemple du port des signes religieux dans la pratique du sport et les compétitions sportives. Là où les uns et les autres évoquent les signes religieux, lui, il cite la stratégie des frères musulmans. Ah oui !

Il peut s'envoyer plus d'années dans un instant. Sur l'impression de l'interview, c'est qu'il met des mots précis et des actions précises, avec des mots clairs. Bon, on va y revenir.

Sur l'Algérie, parce que c'est assez important, bien sûr, c'est le dossier chaud du moment. Il a dit très clairement qu'il est lui-même la cible du pouvoir algérien. On le réécoute.

Je vois bien que M. Tebboune, aujourd'hui, a une seule chose en tête. Ça ne nous a pas échappé.

Laquelle ? Ma démission. Chaque jour, je fais la une de la presse algérienne.

Avec, évidemment, des articles très agressifs. Et ceux qui souhaitent le plus ma démission aujourd'hui, c'est le régime algérien. Il le dit, clairement, c'est le pouvoir algérien qui veut ma tête.

Comme en France, on y reviendra aussi tout à l'heure, il est la cible, il est la cible aussi de la France insoumise. D'ailleurs, il existe sur des affiches, dit il est raciste, fasciste, etc. Sur l'Algérie, on va poursuivre dans un instant.

Et nous serons aussi avec l'ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driancourt. Driancourt, parce qu'il y a un point qui est assez important, c'est que sur Boilem sans salle, est-ce qu'il a des nouvelles ? Non, aucune.

Aucune, c'est ce qu'il a dit. Nous voyons ça dans un instant. Nous allons continuer à y revenir et décrypter.

Et je vais vous donner la parole, comme chaque matin, bien sûr, tout à l'heure. Et on va résumer aussi tout à l'heure, dans quelques instants, si vous avez raté cette interview d'une demi-heure, où il y a énormément de choses qui ont été dites au micro de Jean-Jacques Bourdin, de Bruno Retailleau. On va voir ça avec Maxime Retailleau.

Avec Maxime Trouleau. Trouleau Retailleau. Oui, ça se termine de la même manière.

Bien sûr, tout à l'heure, on va revenir sur les principales phrases. Dans La Vérité en Face. 9h10h, Sud Radio, La Vérité en Face.

Patrick Roger. La Vérité en Face, nous revenons jusqu'à 10h. Sur cette interview de Bruno Retailleau, qui était avec Jean-Jacques Bourdin, il y a eu énormément de choses.

Il a été interviewé sur tous les sujets, sur l'Algérie, on en a parlé, sur la campagne présidentielle, sur l'immigration, sur le rapport qui va être déclassifié bientôt, il l'a annoncé, sur la stratégie des frères musulmans, stratégie de l'entrisme. Il a dit très clairement sur les signes religieux dans le sport, sur la sécurisation aussi, sur les lieux sportifs. 30% des forces de l'ordre affecté à la sécurisation des matchs de football le week-end.

Et s'il le faut, on va dissoudre des groupes d'ultra. Et puis, bien sûr, sur le voile, le racisme anti-blanc. A-t-il dit ?

Ça existe. Il ne faut pas le nier. Bon, d'accord.

Et puis le narcotrafic, on y reviendra tout à l'heure. Avant ça, nous étions sur l'Algérie. Xavier Drillet, et puis Jean-François Aquilly et Maxime Liedot sont toujours avec moi jusqu'à 10h pour décrypter et y revenir.

Bien sûr, Xavier Drillancourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie, est avec nous. Bonjour, Xavier Drillancourt. Oui, bonjour.

Merci d'être avec nous. Déjà sur ce qu'il a dit, tout à l'heure, on vient de réécouter un extrait. Monsieur Tebboune, l'Algérie, le pouvoir, m'a pris pour cible et veut ma démission.

Vous lisez aussi comme ça, vous, ce qui se passe dans ce rapport entre la France et l'Algérie aujourd'hui ? Oui, je crois que ce n'est pas... c'est loin d'être faux.

Et je lis moi également la presse algérienne et je vois que le ministre d'État, le ministre de l'Intérieur est ciblé effectivement par la presse algérienne. Moi aussi, j'ajoute, parce que nous tenons lui comme moi une position assez ferme vis-à-vis de l'Algérie. Et je crois que l'Algérie veut effectivement la démission du ministre de l'Intérieur et je crains qu'il ne se passe pas grand-chose jusqu'à cette démission, malheureusement.

Ah bon, pourquoi ? Parce que vous pensez qu'il n'y aura...

à la liste qui a été envoyée par Brune Retailleau et puis la riposte graduée, vous pensez qu'il n'y aura pas beaucoup de suites, finalement ? Écoutez, là, le rejet de la liste des 60 noms est quand même étonnant. Alors, ce qu'il faut voir, c'est que l'Algérie, dans son refus, parce que j'ai lu attentivement le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, l'Algérie n'a même pas examiné la liste des noms.

Elle le rejette pour une question de procédure, en disant simplement qu'il fallait respecter la convention consulaire de 1974 et surtout l'accord franco-algérien de 1994, qui est un accord confidentiel qui n'est pas publié au journal officiel, mais qui donne un certain nombre de facilités aux consulats algériens pour récupérer leurs ressortissants et pour travailler avec les préfectures. Et en gros, l'Algérie dit, vous nous avez transmis une liste globale alors que vous auriez dû nous envoyer 60 noms par l'intermédiaire des consulats et de vos préfectures. Donc, on voit qu'ils jouent sur les mots.

Ils jouent sur les mots. Ils sont décidés, pour des simples questions de procédure, à enquiquiner le gouvernement français et à enquiquiner le ministre de l'Intérieur. Mais pour aller jusqu'où ?

Alors, la démission, vous dites, est dans les rapports avec la France quand même ? Parce que ça ne peut pas tenir éternellement, bien sûr, ça ne peut pas tenir non plus trop longtemps. On a trop de relations entre la France et l'Algérie, entre les Algériens qui sont en France d'origine, les autres qui ont la double nationalité, les rapports que l'on a d'un point de vue économique.

C'est une situation qui est intenable quand même, non ? Oui. Personnellement, je suis très pessimiste parce que, si vous voulez, on est arrivé à un stade qui est extrêmement compliqué dans la relation avec l'Algérie.

Nous avons besoin de cette relation et l'Algérie a besoin également d'une relation avec la France. Mais je trouve que depuis six mois, depuis plusieurs mois, cette affaire a été assez mal gérée. Parce que nous n'avons pas réagi pendant plusieurs mois.

La décision française de reconnaître...

Alors là, qui n'a pas bien géré ? C'est le gouvernement précédent ? C'est...

Gérald Darmanin qui était au ministère. En même temps, ça dépend de la diplomatie. C'est plus le quai dans le fait.

C'est le gouvernement, le président de la République, le gouvernement précédent. Je trouve que c'est en juillet qu'il y a eu la décision de reconnaître le Sahara occidental. Et pendant plusieurs mois, jusqu'à l'arrestation de Boilem Sansal, en gros, à la fin du mois de novembre, nous n'avons rien fait.

Et nous avons laissé l'Algérie prendre l'initiative. Et nous avons en plus envoyé des signaux contradictoires, une divergence entre M. Barraud et M.

Retailleau, apparemment. Et puis, il y a trois semaines, un mois, Mme Dati, ministre de la Culture, est allée au Sahara occidental, ce qui est le chiffon rouge pour Alger. Donc, c'est pour ça que je dis, nous n'avons pas très bien géré cette crise.

Et aujourd'hui, nous sommes au point où c'est l'Algérie qui a l'initiative. Un dernier mot concernant Boilem Sansal. Le ministre a dit, je n'ai pas de nouvelles.

On s'y cache que ça. Oui, c'est exact. C'est exact, oui.

Personne n'a de nouvelles. Personne n'a de nouvelles. Et c'est inquiétant, quand même, quoi.

Parce qu'on peut se dire qu'il y aurait un...

C'est très inquiétant. C'est très inquiétant. Et c'est inadmissible de la part du gouvernement algérien de ne pas accepter que Boilem Sansal, qui est également citoyen français, ne bénéficie pas de la protection consulaire.

Oui, absolument. Merci, Xavier Driancourt, d'avoir été avec nous. Jean-François Aquili veut ajouter un mot.

Juste un mot pour répondre à ce que vous disiez tout à l'heure, Patrick Roger. Ce n'est pas Alger, évidemment, qui décide de la composition du gouvernement français. Et la présence ou la persistance de Bruno Retailleau ne sera pas forcément un frein à la reprise du dialogue avec Alger.

Parce qu'au fond, le problème, ce n'est pas Bruno Retailleau. L'origine, l'élément déclenchant, ça a été dit, c'est le Sahara occidental. Quand vous regardez ce qui se passe au sein de l'Union Européenne, nos voisins et amis italiens, Giorgia Meloni entretient, les Italiens entretiennent d'excellentes relations avec l'Algérie.

Aujourd'hui, c'est peut-être même un canal de discussion possible via Rome, parce que l'Italie...

Ah bah, t'entendez, c'est dingue, ce que vous dites. Non mais oui, c'est dingue. Mais vous avez un partenaire européen haut de gamme, comme d'Italie, qui entretient d'excellentes relations avec l'Algérie.

Et aujourd'hui, c'est quelque chose qui relève d'un passé, voire d'un passif avec la France qu'il faut résoudre. Ce sera la voie diplomatique, avec effectivement les 700 000 ou 800 000 expatriés algériens en France, et la diaspora qui s'en suit. Donc on ne peut pas rester comme ça.

Mais le problème, ce n'est pas Bruno Retailleau. C'est une relation ancienne et un différent qui remonte à très loin. Le problème n'est pas Bruno Retailleau, mais ça a été aussi, ça a été très bien rappelé par l'ambassadeur de Riancourt, ça a été aussi, pendant de longs mois, une sorte d'attente, quand, rappelez-vous, on a remis dans l'hymne algérien un couplet odieux sur la France.

Nous n'avons pas réagi. Quand en mi-décembre, le président Tebboune s'est exprimé devant les parlements en ayant des propos sur la colonisation, en faisant des comparaisons absolument abjectes, on n'a pas entendu, et je ne parle pas forcément de Bruno Retailleau, mais on n'a pas entendu notamment le ministre des Affaires étrangères. Et puisqu'on parle de Jean-Noël Barraud, on parle de la ligne du gouvernement qui serait impeccable, quand Jean-Noël Barraud, hier soir, se rend à la grande mosquée de Paris, qui est gérée par le grand recteur qui était l'organisateur de la campagne en France du président algérien, pour faire la fameuse rupture du jeune avec certains ambassadeurs de pays musulmans, c'est problématique.

Est-ce que le ministre des Affaires étrangères doit se mettre avec celui qui était le coordinateur de la campagne, le grand recteur de la mosquée de Paris, dont on a su, il y a quelques semaines, en plus, qu'il y avait tout un système au PAC sur toute une diplomatie qui ne s'exprime pas en public ? Je ne supporte plus, pardon Jean-François, cet argument, on ne peut plus en permanence, quand ça dure depuis autant de temps, non mais autant de temps, si vous voulez, mais la diplomatie, moi j'entends et j'ai voulu croire jusqu'au bout, si vous voulez, soit disant à la diplomatie souterraine, à la diplomatie du sous-terrain. C'est vrai qu'on est trop fermé à la cave.

Oui, et le problème c'est que si on m'avait dit, regardez, regardez depuis quelques temps, on a retrouvé des discussions sur tel sujet, on a retrouvé des discussions, même par exemple des experts de sécurité, parce que pendant très longtemps, ça a été l'argument de ceux qui défendaient Jean-Noël Barrault et la fameuse diplomatie souterraine, en disant, mais enfin attendez, au niveau sécurité, sur les renseignements, etc., ce sont, on va dire, des sources extraordinaires, même aujourd'hui les experts de sécurité, quand vous discutez avec eux, dites, bon, on est quand même très contents d'avoir nos amis marocains, parce que même les contacts avec les services de sécurité algériens sont compliqués. Un dernier mot aussi, avant de remercier Xavier Driancourt, quelle est la ligne aussi maintenant, parce qu'on l'a bien compris, le gouvernement est sur la même ligne, a dit Bruno Retailleau, sur l'Algérie, et l'Elysée alors ?

Est-ce que, parce qu'à un moment donné, Emmanuel Macron a dit, oui, non mais je ne suis pas tout à fait sur la même ligne, etc., aujourd'hui ? Alors, Emmanuel Macron est quand même plus, moins avancé, plus prudent, plus publiquement, plus flottant sur la question algérienne, parce que, dans des places incertains, il y a la diplomatie qui tente de renouer les fils du dialogue, parce que ça se passe comme ça, toujours, ça s'est toujours passé comme ça, et ça se passera toujours comme ça, la diplomatie est censée prendre le relais, mais pour l'instant, on voit bien que ça bloque, ça ne fonctionne pas, l'élément de blocage majeur, c'est Bolem Sansal, sa détention, tant qu'il est derrière les barreaux, aucun message public, aucun accord public n'est audible, c'est ça, enfin, c'est ce qu'il me semble.

Merci Jean-François Aquili, Maxime Liedot, on poursuit dans un instant pour décrypter cette interview de Bruno Rotaillot, qui était invité ce matin de Sud Radio avec Jean-Jacques Bordin, on va écouter des extraits, on va y revenir, bien sûr. Merci Xavier Driancourt d'avoir été avec nous, ancien ambassadeur de France en Algérie, La Vérité en Face, c'est jusqu'à 10h sur Sud Radio. 9h10, Sud Radio, La Vérité en Face, Patrick Roger.

La Vérité en Face, évidemment, sur Sud Radio, jusqu'à 10h pour tout se dire, et ce matin, c'est une émission un petit peu spéciale, parce que nous décryptons, on continuera à le faire d'ailleurs tout au long de la journée sur Sud Radio, l'interview de Bruno Rotaillot, pas simplement parce que c'était l'interview au micro de Jean-Jacques Bordin et tout, mais parce qu'il y a eu énormément de choses. Jean-Jacques Bordin l'a interrogé sur plein de dossiers, et il a répondu sans se dérober, ou alors de temps en botant en touche, comme par exemple, tiens, vous l'avez dit Jean-François Aquili sur la présidentielle. Alors, pour les auditeurs qui nous rejoignent, Maxime Troulot, redites-nous un petit peu quand même, c'est les principales déclarations, en dehors de l'Algérie, que l'on vient d'aborder évidemment pendant un quart d'heure.

Oui, on a beaucoup parlé de l'Algérie, et aussi évoqué Bruno Rotaillot, la question du voile, on le sait que ça fait polémique depuis quelques jours. Bruno Rotaillot qui s'est dit non seulement contre le port du voile dans les compétitions sportives, mais il est pour une loi, il veut légiférer sur cette question. Il a parlé effectivement sur les terrains de sport, mais aussi à l'école.

Il veut interdire le voile au sein des écoles, ça ok, mais aussi en dehors des murs, lors des sorties scolaires, indiquant que sur ce sujet, il n'y avait pas d'accord au sein du gouvernement. Bruno Rotaillot qui a évoqué aussi cette question des messageries cryptées. Et on sait qu'en ce moment, à l'Assemblée nationale, il y a débat sur la loi contre les narco-trafics.

Le gouvernement qui souhaite permettre aux enquêteurs de pouvoir accéder aux messageries cryptées, comme WhatsApp par exemple, il a annoncé, Bruno Rotaillot ce matin, sur l'antenne de Sud Radio, que si les enquêteurs avaient pu avoir accès aux messageries cryptées, on aurait pu déjouer des attentats. C'est ce qu'il explique, notamment si les policiers avaient pu avoir accès à ces messageries cryptées. Sur Boilem Sansal, il a évoqué également le cas de Boilem Sansal, on en a parlé.

Pas de nouvelles, aujourd'hui, Boilem Sansal qui est toujours en Algérie. Il a parlé du meurtre de Thomas, du côté de Crépole, indiquant que oui, il y a un racisme anti-blanc, c'est ce qu'il explique, alors qu'un livre est sorti récemment sur cette question. Aujourd'hui, ce livre, avec une enquête où on voit que ce n'est pas aussi clair que ça, quand même.

Ça a dégénéré, etc. Mais c'est intéressant ce livre, j'espère recevoir justement Jean-Michel Ducugis qui l'a rédigé. Et il a évoqué aussi les tribunes, on sait que Bruno Rotaillot souhaite bannir certains supporters ultra de certains clubs, notamment Saint-Etienne ou Strasbourg.

Et il a indiqué, il n'y a rien qu'un chiffre qui a interpellé nos auditeurs sur notre compte Twitter, notamment 30% des forces de l'ordre sont aujourd'hui mobilisées pour assurer la sécurité des matchs de football. Ça paraît... 30% ?

Alors ça doit être sur le week-end, les forces de sécurité probablement. En tout cas, 30% des forces mobilisables sont mobilisées pour les matchs de football. Et alors est-ce qu'il en reste pour lutter contre le narcotrafic ?

D'ailleurs, il y a un papier qui est assez intéressant ce matin dans le Canard enchaîné qui dit qu'il y a des endroits où aujourd'hui il n'y a pas suffisamment d'enquêteurs, notamment sur le narcotrafic pour remonter un petit peu les filières. Qu'est-ce que vous en avez pensé, vous, de cette interview de Bruno Rotaillot ? Jean-François Aguilly, Maxime Liedot sont avec moi pour décrypter, dans la vérité, en face, jusqu'à 10h.

C'est Muriel qui est avec nous au 0826 300 300. Bonjour Muriel ! Eh bien bonjour tout le monde !

Et puis bonjour M. Roger. Oui, bon.

Appelez-moi Patrick. Patrick, d'accord. Bon, nous ne sommes pas intimes quand même !

Non, non, non, ça c'est vrai. Non, mais je ne voulais pas vous vexer. Non, non, non, mais pas du tout.

Bien au contraire, nous sommes une radio de proximité. On va faire ça. Voilà, etc.

Bon, Muriel, qu'est-ce que vous pensez, qu'est-ce que vous avez pensé peut-être de l'interview et puis de Bruno Rotaillot en tant que tel ? Alors, moi je vais vous dire, vous savez que je suis au LR. Ah, vous êtes au LR, oui.

Eh oui. Alors, donc, nous, nous avons...

Moi, je suis provoqué et j'ai beaucoup d'admiration pour Bruno Rotaillot. Tant qu'il était sénateur, bon, il est rentré au gouvernement, c'est très bien. On a une parole, mais une parole qui est muselée quand même, parce qu'il ne peut pas dire et s'opposer complètement.

Il dit des choses, mais il sera pieds et maliés. Pour l'Algérie, Macron, il n'ira jamais dans le sens de ce que veulent les Républicains, c'est tout. Ben, il met quand même la pression, beaucoup.

Oui, mais la pression, mais enfin...

Ah, vous pensez que ce ne sont que des paroles. Ça ne vous fait pas changer. Vous restez provoqué ou vous hésitez ?

Oui, oui, tout à fait, tout à fait. Moi, je l'ai écouté ce matin sur...

Une autre antenne, oui. Une autre antenne, voilà. Et puis, moi, je les ai rencontrés, je les connais depuis des années.

Je vous dis, c'est deux hommes que j'admire énormément. Pour une fois, on a des gens qui vont nous ressortir un peu la tête de l'eau. Mais là, tout le monde essaye, encore une fois, à l'intérieur, de les opposer, etc.

Les journalistes, ils vont...

Ben, attendez, c'est eux-mêmes aussi, puisqu'il y a le Congrès, qui se présentent tous les deux pour la tête. Ben oui, il faut qu'on élise l'un président. On leur a voté, mais on leur a voté, c'est bon, c'est coup.

Oui, oui, oui, oui. Et alors, vous, vous restez quand même provoqué, alors que vous êtes impressionné, me semble-t-il, dans vos propos, par Bruno Retailleau. Je ne suis pas impressionnée, je trouve que c'est un homme, si vous l'avez étudié depuis quelques années, il parle sans papier, il est brillant.

Qui ? Retailleau ? Retailleau, oui.

Et je trouve qu'un parti qui sera tenu par deux hommes de cette trempe, moi, ça me va très très bien. Par contre, il y en a un qui peut dire, il a la parole libre, comme il l'a dit, comme a dit Wauquiez, en étant à l'extérieur, c'est-à-dire député. Et puis, vous avez l'autre qui est à l'intérieur du gouvernement, il peut faire des effets de manche, mais il ne sera pas suivi par Bayrou, qui est à gauche, et puis par Macron, qui ne bouge pas d'un millimètre.

Ah, oui, oui, oui. Vous voyez qu'il va faire, sur l'Algérie, pardon, je termine, vous pensez que Macron, il va rentrer dans ce truc ? Il n'a pas assez de...

Voilà, je ne dirais pas le mot, parce que je vais être impoli. Mais bon, oui, en même temps, nous verrons, parce qu'il a un peu varié. Jean-François Achille, c'est intéressant, ça.

Très intéressant. Oui, ce que dit donc Muriel, qui est une provoquée, mais qui, quand même un peu...

Voilà. Je vais compléter ce que vous dites, Muriel, à l'instant. D'abord, dans la vie politique, il n'est plus dit, depuis Emmanuel Macron, que le chef du parti ou d'un parti, nécessairement, sera le candidat légitime et susceptible de l'emporter.

Bruno Retailleau est face à Laurent Wauquiez, vous l'avez souligné, vous soutenez Laurent Wauquiez vous-même. Il y a aussi d'autres adversaires qui vont en sortir. Il y a Gérald Darmanin qui tente de faire concurrence aujourd'hui, notamment Bruno Retailleau.

D'ailleurs, en tant que garde des Sceaux, en empiétant sur des domaines qui parlent beaucoup, on va dire, qui résonnent beaucoup de l'intérieur. Quand la sécurité, les prisons, même si la justice, c'est le programme immobilier, certes, mais il y a Gérald Darmanin, il y aura Xavier Bertrand qui va revenir sur le tapis. Vous allez avoir aussi en piste, bizarrement, même Dominique de Villepin, même si c'est comme un spectre italien, il partira dès les premiers lacets, sur le Tour de France, c'est pareil.

Donc si vous voulez, vous avez une concurrence à droite qui est très forte. Les messages ce matin de Bruno Retailleau, ça a été dit...

Et puis il y a Édouard Philippe, donc, vous l'avez dit. Édouard Philippe, éminemment, Édouard Philippe qui est le favori. C'est pas tout, parce qu'il y a des messages, regardez, il y a un racisme anti-blanc.

Les prestations sociales non contributives ne sont pas induces. C'est ce que dit Bruno Retailleau ce matin. Il y a son message sur la stratégie des frères musulmans.

Il parle, Bruno Retailleau, à son électorat de droite. Je rappelle tout de même qu'en termes de concurrence, vous avez Marine Le Pen, si elle n'est pas empêchée par la justice, et vous avez Jordan Bardella qui est aussi un grand favori, je dirais, sur l'arc, quelque part à droite et au-delà. Donc cette concurrence-là, c'est la plus forte, avec 11 millions d'électeurs.

Et donc Bruno Retailleau, il est face comme les autres, à une concurrence majeure, tous asylute. Ce n'est pas simplement un face-à-face avec Laurent Wauquiez. Ce que j'ai cru quand même aussi entendre dans l'appel de Muriel, c'est surtout, mine de rien, le respect pour un homme de droite qui n'a par principe pas beaucoup d'acquaintance avec Emmanuel Macron, mais qui a accepté de mettre les mains dans le cambouis.

Ce que n'a pas voulu faire non plus Laurent Wauquiez, en jouant dans un premier temps, si vous voulez, totalement au fond de cours dans sa région. Il voulait quand même à l'intérieur, il ne voulait pas Bercy. Oui, c'est ça, mais donc il a essayé de se décider entre choix des princes.

Mais le fait est que, écoutez, peu importe, l'effet, il n'a pas changé grand-chose. Il n'a pas servi à faire bouger beaucoup les lignes, Laurent Wauquiez. Et aujourd'hui, il se retrouve quand même dans une position délicate, à être plus qu'inélégant avec en effet Bruno Retailleau.

On est même en train de se demander un ami cher, on a bien compris ce que ça voulait dire. Et puis, même dans certains rangs actuellement des Républicains, de la droite républicaine, le groupe que préside Laurent Wauquiez à l'Assemblée nationale, on se demande comment Laurent Wauquiez va essayer de torpiller la loi sur le narcotrafic. Donc, je ne trouve pas ça très sain.

Et objectivement, on peut avoir potentiellement tous les désaccords du monde avec Bruno Retailleau, mais il faut absolument lui reconnaître de mettre les mains dans le cambouis dans une situation compliquée. Il y a un petit effet nouveauté, il est plus jeune, Laurent Wauquiez, mais Bruno Retailleau est neuf. Oui, ah bah oui, oui.

Même s'il a longtemps été patron du...

Mais ça ne vous fait pas penser d'un mot aussi quand même à Chirac-Baladur ? Oui, parce que Chirac était, même chose, distancé, Baladur était au gouvernement, Chirac a fait la tournée des popotes, il est allé un petit peu sur le terrain, alors ce n'était pas pour la prise du parti, c'était différent, mais tout de même, et c'est ce que fait un peu Laurent Wauquiez, il paraît qu'il va prendre du rosé-pêche, là, un petit peu dans tout, là, un peu partout, là, il fait sa petite tournée. Sauf qu'il y avait à l'époque un accord tacite entre Chirac et Baladur, et Chirac a accusé Baladur d'avoir trahi l'accord en question.

Oui, mais, bonjour, c'est pas...

Pardon, cher Jean-François, rappelez-vous que la sortie de Laurent Wauquiez, tant de dire...

On nous est en mis d'accord avec Bruno Retailleau. Juste avant aussi, je voudrais avoir Eric Henry, qui est le délégué national Alliance Police Nationale, qui est avec nous, pour décrypter un petit peu ce qu'a dit Bruno Retailleau. Bonjour Eric Henry.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, il est moins revenu sur toutes les questions de sécurité, sauf que quand même, il a dit, et là, ça nous a un peu surpris, 30% des forces de l'ordre sont affectées à la sécurisation des matchs de football.

Vous confirmez ça ? Il y a effectivement un gros pourcentage de collègues qui sont mis à disposition sur la sécurisation des matchs, et notamment des matchs à haut risque. Comme vous le savez, il y a...

Vous ne le savez pas, enfin je vous le dis là, également pour l'auditeur, les matchs sont classés de 1 à 5 quant à l'échelle de risque. Et plus, évidemment, on se rapproche de 5, plus le match est dit à risque, et donc dangereux, et nécessite d'importantes forces de sécurité intérieure. Oui, oui.

En effet, c'est un vrai sujet parmi tant d'autres. Et c'est pour ça qu'il a dit que s'il y a besoin, si c'est nécessaire, il ira à la dissolution de groupes d'ultra qui menacent la sécurité publique dans ces conditions et qui mobilisent toutes ces forces de l'ordre. Je pense que c'est 30% des forces de l'ordre qui sont mobilisées le week-end.

Ce n'est peut-être pas sur l'ensemble de la semaine. Oui, c'est ça. C'est 30% des forces de l'ordre qui sont mobilisées pour chaque match à risque.

Évidemment, pas toute la semaine, pas H24. Heureusement, parce que je ne sais pas comment on ferait pour rassurer la sécurité au quotidien. Alors, il a dit autre chose d'assez important, et Jean-François le rappelait tout à l'heure, ou Maxime, sur le narcotrafic, la lutte contre le narcotrafic.

Il dit qu'il doit y avoir un amendement pour avoir recours au déchiffrage des messageries privées, comme pour le terrorisme, parce que sinon, on n'y arrivera pas. Et nous n'avons pas pu jouer des attaques mortelles, nous a-t-il dit, des attentats. On aurait pu le faire si nous avions eu accès à ces messageries.

Ça, c'est essentiel pour vous, les forces de police, et l'ensemble des enquêteurs ? Complètement. Alors, la loi contre le narcotrafic est essentielle, et tout ce qui était prévu, qui avait été voté, d'ailleurs en première lecture par le Sénat, doit être voté par l'Assemblée nationale en termes identiques.

Malheureusement, comme vous le savez, il y a des amendements déposés, et pas sur des petites dispositions. Le dossier coffre, la messagerie cryptée, mais c'est essentiel. On ne peut plus faire comme a dit le ministre, les écoutes de grands-papas.

C'est pas possible. C'est ce qu'il a dit. Sauf qu'il y a la question des libertés individuelles, etc. qu'il faut quand même préserver.

Jusqu'où ? Jusqu'à quel niveau ? Un mot là-dessus, si vous arrêtez de m'entécrocher.

Le problème de cette disposition qui est réintroduite sous la forme d'un amendement, quand vous voyez à gauche, quand vous voyez dans les rangs de Renaissance, et quand vous voyez le Rassemblement National aussi, il y a une forme d'hostilité, parce que c'est jugé liberticide. Donc, ce n'est pas gagné, cette histoire. Plus que cet aspect-là, il est important de le dire, ça fonctionnera pour les messageries cryptées exactement comme ça marche actuellement pour les écoutes téléphoniques.

Donc, il n'y a aucune raison que le cadre change. Ce qui bloque en revanche beaucoup plus, et c'est là la véritable manifestation des avocats contre, c'est le fameux dossier coffre-fort. C'est-à-dire qu'en réalité, les juges seraient au courant de ce qu'il y a dans le dossier, mais certains avocats qui s'occupent de narcotrafiquants n'auraient pas accès au dossier.

Parce que Bruno Rotailleau juge que certains peuvent être corrompus. Donc, si on veut vraiment lutter contre, donc on fait un dossier coffre-fort. Et c'est là où c'est immense.

Il s'agirait les narcotrafiquants au bout de la chaîne. Mais exactement. Bon, merci à vous.

Merci Muriel qui était avec nous en ligne il y a quelques instants. Vous continuez de réagir. 0826 300 300.

Merci Eric Henry, délégué national Alliance Police Nationale. On va revenir aussi sur les déclarations dans un instant. Dans la vérité en face jusqu'à 10h, bien sûr.

Et sur la stratégie de l'antrisme des frères musulmans. Que faut-il faire ? Il dit qu'ils ont un agenda très précis.

Il y a un rapport qui va bientôt être déclassifié. Ils veulent que la charia s'installe en France. C'est fort.

On va les réécouter dans un instant et on va en débattre, bien sûr. 9h10 heure, Sud Radio, la vérité en face, Patrick Roger. La vérité en face avec Jean-François Akili, Maxime Liedot.

Et vous au 0826 300 300, vous continuez de réagir. Notamment sur cette petite phrase que nous décryptons, enfin, cette interview de Bruno Rotaillot qui était au micro de Jean-Jacques Bourdin ce matin, de 8h30 à 9h. Notamment sur le voile.

Puisque vous savez qu'il y a eu une polémique au sein du gouvernement. Il y a un clivage entre certains qui veulent interdire les signes religieux dans le sport et d'autres pas ou qui en tout cas sont réservés. Voici la déclaration très précise de Bruno Rotaillot tout à l'heure.

On doit interdire le port du voile dans les compétitions liées notamment avec les fédérations sportives en ce qu'elles ont une mission de service public. Le voile, je voudrais vraiment que les Françaises et les Français le sachent, c'est pas seulement un bout tissu. Le voile c'est un étendard.

Le voile c'est la soumission de la femme par rapport aux hommes. Il y a aujourd'hui des femmes qui meurent en Orient pour s'être dévoilées. Toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes.

Mais écoutez-moi bien, tous les islamistes, tous sans exception, veulent voiler les femmes. Voilà, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

Est-ce que le sport comme l'école doit être un terrain de neutralité ou alors est-ce que ça permet aussi à certains, en mettant le voile, je pense aux hijabeuses notamment dans le football, de jouer quand même et d'éviter qu'elles ne soient en fait à côté ? Qu'en pensez-vous ? 0-826-300-300, là j'aimerais vous entendre.

Allez-y, nous avons encore quelques minutes. Manu attend vos appels au standard. Maxime Liedot, Jean-François Akili.

Les hijabeuses, on a prouvé par A plus B, si vous voulez, que c'était davantage un message politique qu'autre chose. Mais il fallait écouter la totalité de l'interview chez Jean-Jacques Bourdin avec Bruno Rotaillot parce qu'il a pris le temps d'expliquer quelle était sa volonté. C'est-à-dire que, bien sûr, qu'à partir du moment où on était dans des compétitions sportives, où c'était géré par des fédérations, qui avaient une portée de service public, évidemment que la laïcité s'applique, donc évidemment que la neutralité était de mise.

Il n'a rien dit d'autre. Et ensuite, regardez ce qui se passe en Afghanistan, regardez ce qui se passe en Iran. Le voile est évidemment un objet de soumission politique.

Il n'a fait en réalité que rappeler l'essentiel. Mais le problème en réalité avec Bruno Rotaillot, c'est qu'il a tellement tenu la même ligne pendant longtemps, notamment, si vous voulez, face à une Macronie qui s'est toujours égarée en réalité sur des sujets comme la laïcité, sur des sujets comme l'islamisme, sur des sujets comme l'intrigisme. Qu'est-ce que vous entendez par égarer ?

C'est-à-dire qu'ils ont eu des positions. Je crois que le président de la République n'a jamais réellement saisi en réalité la gravité de faits comme celui-ci. Et qu'au sein du gouvernement, on le voit encore maintenant, les tentations, si vous voulez, d'alléger ce problème est réelle.

Donc aujourd'hui, quand quelqu'un comme Bruno Rotaillot rappelle ce qu'on appelle l'effet et il tient des propos de bon sens, en réalité, forcément, ça nous choque. Parce que selon vous, peut-être, mais peut-être pas...

Mais non, mais, Patrick, en Iran, en Afghanistan, vous...

La controverse démarre, faut-il le rappeler, par les propos de Marie Barzac, la ministre des Sports, qui estime que le port du voile, au fond, n'est pas prosélite. C'est ce qu'elle dit en substance. Or, la stratégie des frères musulmans, depuis toujours, depuis des décennies, est une stratégie à bas bruit.

Il n'y a pas d'action violente. Il suffit d'une façon d'imposer les idées de la manière la plus douce possible pour qu'elles puissent, on va dire, ruisseler au sein des sociétés occidentales. C'est ce que dénonce Bruno Rotaillot.

Et pour arbitrer la chose, il propose une loi. Il est pourtant passé par la loi, qui est le seul juge de paix, et qui permettra de, on va dire, de régler ce différent de Marie Barzac et d'autres, qui disent que le port du voile n'est pas de l'entrisme. Elle le dit clairement.

Or, c'est de l'entrisme. Et il a raison. Et il a raison Bruno Rotaillot.

Il pourrait être décassé. C'est ce qu'il a découvert, ce rapport, qui est arrivé quand il était. Il y a déjà eu un rapport à l'Assemblée nationale, une fois plus, il y a quelques semaines, sur l'entrisme dans le sport.

Je conseille à tous ceux qui nous écoutent d'aller le lire. Vous voyez comment, et ce n'est pas seulement des petits clubs de foot en banlieue, si vous voulez, c'est dans des grands clubs de basket, dans des grands clubs de tennis. Donc c'est ça que dénonce Bruno Rotaillot.

Et en effet, je pense que de la part de la Macronie durant les sept dernières années, il y a eu un tel flottement, ou une telle légèreté à ne pas voir ces sujets, que quand aujourd'hui, on a un ministre de l'Intérieur, non pas qui met des pieds dans le plat, mais qui traduit et qui exprime une volonté pure, dure, sincère de lutter contre ça, forcément, ça fait un peu mouche. 0826, 300, 300, Cédric est avec nous du côté de Narbonne pour réagir sur ce sujet. Bonjour Cédric.

Bonjour à vous tous. J'avais une question, parce qu'en fait, c'est vrai qu'on entend toujours des hijabeuses, des hijabeuses, des hijabeuses. C'est très bien.

Mais le hijab est un sport ? Non, je ne pense pas. Donc on appelle ça des footballeuses, ou des rugbymen, ou des rugbygirls.

Mais pourquoi des hijabeuses ? C'est vrai, c'est vrai. Elles portent le hijab, donc il faut arrêter de dire des hijabeuses, déjà, parce que ça n'existe pas.

Ce n'est pas un sport. C'est elle avec des associations derrière qui se sont autoproclamées. Vous avez raison de souligner, Cédric.

C'est que là, en fait, c'est la religion qui passe devant le sport, donc ça ne doit pas exister. Oui, oui, ça ne doit pas exister. C'est tout simple.

Donc vous, vous êtes pour cette neutralité totale dans le sport, comme à l'école. Je me suis rendu compte que maintenant, le rugby prend le dessus sur le football, parce qu'il y a beaucoup de gens qui aiment le rugby parce que c'est une passion, et surtout pas parce que c'est un sport qui est noble, même s'il y a un peu de violence sur le stade, mais c'est souvent pour déstabiliser l'adversaire plus qu'autre chose. Mais ce qui se passe au football ne se passe pas au rugby.

Et moi, je suis fier de mon sport de rugby. J'ai banni le football de toutes mes chaînes de télé. Je ne regarde plus un match du football.

C'est terminé. Ça fait cinq ans. C'est terminé.

Même les grands matchs, Cédric, en cachette. Même les grands matchs, je coupe du monde, de quoi que ce soit. Je ne regarde plus rien.

Ça a été...

C'est fini, fini, fini. C'est fini pour moi. Terminé.

Je trouve que c'est abusé. On se rend compte. Regardez ce qui s'est passé.

J'en ai entendu parler sur votre antenne avant-hier. Ce qui s'est passé entre Angers et Monaco. Mais on va aller où ?

Les Silicathoris font ça. Bien sûr. Montpellier, Saint-Etienne, c'était...

Bien sûr. Non, mais c'est vrai. On va où ?

En fait, la religion passe devant le sport. Non. Je pense que le sport a sa place.

Je ne dis pas qu'elle est mauvaise. Je ne dis pas qu'elle est bonne. Mais la religion doit rester à sa place.

C'est-à-dire dans l'enceinte de la mosquée, de l'église, de la paroisse. Mais non pas se retrouver dans des endroits tels que même dans les universités. Maintenant, ils vont prier dans les salles d'université.

Mais on va où ? On va où ? Merci beaucoup, Cédric.

Merci à vous, bien sûr, d'avoir décrypté cette interview de Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, qui était l'invité de Jean-Jacques Bourdain, Jean-François Akili, Maxime Liedot également. Bien sûr, nous allons y revenir. Tout à l'heure, avec Valérie Expert, dans ces débats, mettez-vous d'accord, vous le savez, c'est à partir de 10h30, 10h45, jusqu'à midi, avant de retrouver André Bercoff.

Avant cela, il y a la partie médias, dans un instant, de Gilles Gansman, Valérie Expert, qui vont probablement revenir sur ce qui fait beaucoup causer, aussi dans les médias, en fait, aujourd'hui. C'est la une de Paris Match. Que voit-on à une de Paris Match ?

Cyril Hanouna et Tiffaine Osière, donc la belle-fille du président, la fille de Brigitte Macron, eh bien, il y a une histoire entre eux, qui a commencé il y a quelques semaines, et c'est aujourd'hui à la une de certains médias. Nous allons voir ça avec Valérie Expert, Gilles Gansman, dans un instant, La Vérité en Face revient demain, Jean-Jacques Bordin aussi, puis ce soir, on continuera à décrypter, d'ailleurs, dans les vraies voix, bien sûr, avec Philippe David et Cécile Ménibus, cette interview de Bruno Rotaillot, parce qu'il y a énormément de choses, bien sûr.