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Podcast / conversationMatthieu Stefani - Génération Do It Yourself· 7 août 2026 9 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & élections

La DISSOLUTION de l'Assemblée nationale, racontée par sa PRÉSIDENTE - Yaël Braun-Pivet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:55Yaël Braun-PivetFait
    « La constitution vous impose de consulter la présidente de l'Assemblée nationale que je suis. »
  • 4:22Yaël Braun-PivetFait
    « On peut construire une coalition avec les républicains. À avec nous et eux, on aura une majorité absolue. »
  • 5:06Yaël Braun-PivetFait
    « Je lui propose ça. Je lui dis il y a un moyen de faire autrement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Est-ce que tu peux me dire quand et comment tu as appris la dissolution de l'assemblée ? Euh quand alors c'était à la suite de de journées assez délirante. Vendredi donc les l'avant-veille de la dissolution, je reçois Volodim Zélinski à l'Assemblée nationale en toute simplicité. En toute simplicité euh on est en 2024. On est en 2024. entretien en tête à tête avec Volodimir Zelinski que j'avais rencontré à plusieurs reprises quand j'ai étais en Ukraine. Discours dans l'hémicycle de Volodimir Zelenski après le matin, le midi, en toute simplicité aussi, c'était le le soir, c'était les 80 ans du débarquement. En toute simplicité, je reçois à l'Assemblée nationale une délégation de congressman

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américain qui est leidée par excusez du peu, Nancy Pelosi. Hm. OK. Que je connais aussi par que j'avais rencontré dans des G7 mais Nancy Pelosi. À chaque fois que tu vois Nancy Pelosi, tu te sens tout petit tellement c'est une grande dame. Vendredi, 80 ans du débarquement, célébration et cetera. Le samedi mais ça c'est vendredi samedi dîner à l'Élysée dîner d'état Biden donc tu es je suis au dîner d'état avec mon mari tu vois Biden tu vois John McKenre et tout ça enfin voilà donc tu es un gamin tu fais des photos et tout ça tu es super content waouh et là on me dit c'est Colère qui me dit elle ça serait bien que tu viennes demain à 19h pour les résultats des européennes

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et là mais conne que je suis mais je te jure jure, je me dis mais je suis d'une naïveté encore. Je me dis enfin il m'invite à ce genre de de réunion quand il y a des résultats d'élection et tout. Je fais partie enfin du club, tu vois. Je suis enfin accepté. Je te jure que c'est ce que je me dis, c'est un boys club évidemment. Et puis comme moi, j'ai toujours été un peu de côté, tu vois, j'ai pas je suis pas une femme de partie, donc j'ai jamais été dans ces cercles là du pouvoir. Donc là, je me dis yes ! [rires] Je suis con mais tu peux pas. Et donc le dimanche soir, j'arrive à 19h, je les vois réunis, ferant ses journées

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d'arrmanin et cetera et puis le président arrive, il nous assoit autour d'une table un peu plus grande que celle-là et donc en face de lui, il y a Gabriel Atal, moi je suis à droite. Et il nous annonce qu'il dis sous [rires] interdiction de rire. Je te jure, c'est comme ça que moi je la prends. Et là, moi je suis verte, je pense. Alors, je sais pas, je pense oui, Colère savait. Atal venait de la prendre, il avait eu un entretien préalable avec le président de la République. Et là, le président nous explique pendant 5 minutes pourquoi et il donne la parole à Gabriel. Gabriel dit un truc, je sais plus ce qu'il a dit, il me donne la parole à moi. Et là, moi je le regarde et je suis

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estomaqué. Et je lui dis "Mais monsieur le président, la Constitution, je me souviens très bien, je dis cette phrase la très solennelle, je dis "La constitution vous impose de consulter la présidente de l'Assemblée nationale que je suis." Là, silence, tout le monde autour de la table. Le président, il me regarde et il me dit "Mais c'est ce que je suis en train de faire maintenant." Et là, je le regarde et je lui tiens tête. Et je lui dis "Non, ça n'est pas la consultation prévue par la Constitution. Je demande à ce qu'elle ait lieu." Et il me répond, il me dit "Bon bah écoute, OK, donc on finit le tour, je passe la parole aux autres et on va on va se parler." Et donc il fait il finit le tour de table, on se lève,

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on va dans le jardin, on s'assoit et on se parle. 20 minutes à peu près. Et euh et je sais à l'époque et après il y a il y a plusieurs ministres qui étaient autour de la table qui m'ont dit "Mais tu as été la seule à ce moment-là à tenir tête au président de la République qui plusait en public." Mais euh et là c'est moi, mais c'est aussi la présidente. Moi je je suis très attachée aux institutions, je suis très attachée au fonctionnement de notre démocratie, pas pour moi, pour nous, pour tous les citoyens. Et donc à ce moment-là, ça va pas. Et donc euh donc on sort dehors. Qu'est-ce qui s'est dit ? Ben j'essaie de lui dire mais il faut dissuader. J'essaie de le dissuader en lui disant mais en fait président euh on peut y arriver, on peut et là tu vois je

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j'essaie d'être je suis toujours logique et cohérente. Je dis on peut construire une coalition. On peut construire une coalition avec les républicains. À avec nous et eux, on aura une majorité absolue. Mettons-nous d'accord sur un programme de gouvernement avec quelques points d'action commune. On laisse de côté nos dissensus majeurs qui seront réglés par la prochaine présidentielle en 2027. Mais en attendant, on peut avancer ensemble sur un certain nombre de points, définissons-le. Et je lui dis et puis même si vous êtes n'êtes pas convaincu que ça peut marcher, on essaye. On est en juin. Vous confiez cette mission à qui vous voulez, soit au parti, soit un facilitateur, soit

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l'archer et moi de d'essayer de construire ça pendant l'été. Et en septembre, soit on y arrive et il y aura vous nommez un nouveau gouvernement avec ce programme de travail et cette majorité là, soit on n'y arrive pas et vous pourrez prendre acte de cet échec de la construction de coalition et vous ferez votre dissolution en septembre. Et je lui propose ça. Je lui dis il y a un moyen de faire autrement. Et il me dit mais non, on y arrivera jamais machin. Et je et j'ai beau là, c'est l'avocate qui revient et qui essaie de le convaincre, de le convaincre, de le convaincre. et je trouve pas les arguments nécessaires. Peut-être que j'aurais réussi à le convaincre 3 semaines avant, un mois avant, mais là c'est trop tard, la décision, elle est prise, on est dans le

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toboggan. Il y a voilà la la locution est prête. Enfin, il a déjà envoyé des des des ministres sur les plateaux télé et cetera. C'est trop tard. Mais et c'est là où j'ai été en fait, c'est un des regrets que j'ai et pas des reproches mais quoique c'est que j'aurais tellement aimé qu'il me consulte avant quand il a construit sa décision, quand il a réfléchi avec d'autres puisqueaprès moi j'ai lu les bouquins. Est-ce que c'était Gérald ? Est-ce que c'est ses conseillers ? J'en sais rien. Je sais pas, je sauraai jamais la vérité, je crois. Sauf si le président nous la livre vraiment sur comment il a décidé. Mais ce qui m'a déçu, c'est que moi je suis une en fait sans être de son de son serrail, sans être du club, je suis une fidèle parmi les fidèles. J'ai j'étais en je suis

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rentrée en politique pour lui. J'ai toujours été d'une loyauté exemplaire à son endroit. J'avais la meilleure place pour juger de la capacité de cette assemblée nationale à fonctionner ou pas. Je travaille très bien avec Gérard Larch et donc je crois que j'étais bien placée en tout cas pour l'éclairer dans sa décision. juste pour l'éclairer et en fait il n'a pas jugé utile de m'inclure dans sa réflexion. Et ça en fait même personnellement ça m'a blessé parce que je me suis dit bah en fait tu vois je suis toujours pas considérée comme étant quelqu'un dont la vie compte et ça c'est vexant c'est et puis je trouve que c'est tu parlé des institutions, tu es aussi le 4e personnage de l'État. C'est pas

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c'est pas et de son camp en plus. Donc c'est c'est pas de son camp. Tu es rentré chez toi, tu peux en parler à ton mari à ce moment-là. Alors ouais alors ouais, j'en parle à mon mari, j'en parle à mes enfants, j'en ai quatre qui sont là sur place, il y en a un 5è qui est pas là et je débouche une bouteille. [rires] Mais non mais tu bois un coup quoi. [rires] Tu Non mais tu vois, faut digérer en fait le truc jours là. Waouh ! Tu dis faut digérer, faut voilà, c'est 3 jours où tu as vécu des trucs complètement extraordinaires, incroyables, c'est les montagnes russe et tout et puis là en fait la dissolution, il faut bien comprendre que c'est tout qui s'arrête. Ça veut dire que tous tes collaborateurs sont virés du jour au lendemain. On était on je

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l'ai pas dit dans mon ma folle journée du vendredi, mais il y a on était sur la fin de vie aussi. Donc enfin voilà, c'est tout qui qui explose et euh et puis le saut dans l'inconnu. Et donc ouais, faut digérer et puis après on a dit j'ai discuté beaucoup avec mes enfants pour savoir est-ce que j'y retourne, est-ce que j'y retourne pas et cetera et puis et puis les enfants m'ont tous dit "Non mais tu vas tu retournes au combat." Et puis ce qui m'a fait marrer, c'est ma fille le lendemain, elle rentre à la maison. celle qui était pas là, elle avait 20 ans à l'époque et quand j'arrive, elle était déjà là et elle me fout euh la chanson de Véronique Sanson, chanson sur la drôle de vie à fond la caisse et elle me prend et elle danse avec moi dans le salon pour voilà

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pour me pour me faire repartir aussi pour me redonner de l'énergie en me disant "Non mais maman ça s'arrête pas. Allez, on repart au combat. Voilà, on y est, on retrouve la gnac".