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InterviewRadio J· 19 décembre 2024 13 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

Syrie : "Il faut que l’Europe, les Etats-Unis et la Turquie, puissent jouer un rôle important"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    David Amiel, bienvenue. Vous parlez de coalition modérée, mais est-ce vraiment utile ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Pour faire quoi une coalition ? On n'a pas de ligne commune.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Quelles urgences partagées par ces partis ?

  • 1:51FerméeRéponse directe

    Seriez-vous prêt à céder sur certaines augmentations d'impôts pour remplir les caisses de l'État ?

  • 2:29FerméeRéponse directe

    La France n'a pas de budget. Accepteriez-vous une suspension de la réforme des retraites ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Comment améliorer la réforme des retraites sans l'arrêter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:16Fait
    « il faut absolument éviter que la France ne vive les prochains mois sans être même capable d'avoir un budget »
  • 1:51Fait
    « on a besoin d'avoir un budget faut quand même partir de là »
  • 2:29Fait
    « la loi spéciale qui a été voté en début de semaine à l'Assemblée nationale n'est pas un budget »
  • 3:05Fait
    « il y a des manières d'améliorer la réforme des retraites »
  • 11:06Fait
    « c'est une bonne nouvelle que le renversement de Bachar al-Assad c'est une bonne nouvelle pour les Syriens »
  • 12:24Fait
    « il a encore réitéré des menaces en ce qui concernait l'appartenance des États-Unis à l'OTAN »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:02
Locuteur

David Amiel bienvenue député Renaissance ensemble pour la République de Paris la 13e circonscription c'est un beau morceau du 15e arrondissement tout à fait c'est le sud du 15e arrondissement alors cet après-midi à 14h les les partis politiques sont invités à matinion parfis en Baayou une réunion de plus mais est-ce vraiment utile c'est surtout indispensable moi je regrette que depuis le mois de juin depuis le mois de juillet depuis la dissolution on a tant de mal à faire ce qui serait quand même le plus logique c'est-à-dire une coalition provisoire temporaire jusqu'aux prochaines élections entre la gauche modérée la droite modérée et le centre puisque ce serait la seule manière mathématique de mettre hors de capacité de paralyser l'Assemblée nationale là la France insoumise d'un côté le rassemblement national de l'autre c'est ce qu'on observerait dans n'importe quel autre pays européens mis dans une même situation alors c'est ce que les Français souhaitent ce rassemblement des bonnes volontés des des socio-démocrates jusqu'au jusqu'au LR mais pour faire quoi on n pas de ligne commune mais je crois qu'on peut se mettre d'accord sur un certain nombre d'urgenence parce que les partis que l'on cite ont effectivement des désaccords sur un certain nombre de sujets mais ils partagent aussi des valeurs essentielles ce sont des partis pro-européens ça fait déjà une différence avec la France insoumise et avec le rassemblement national dans la période dans laquelle on est on va avoir besoin de poursuivre l'aide à l'Ukraine de pouvoir renforcer la politique économique européenne face aux États-Unis à la Chine c'est extrêmement important ce sont des partis qui ont exercé des responsabilités au gouvernement ils sont donc attachés à la stabilité de nos finances publiques on a un budget à voter il faut absolument éviter que la France ne vive les prochains mois sans être même capable d'avoir un budget je crois qu'on a un certain nombre d'urgences sur lesquelles des personnes de bonne volonté peuvent se mettre d'accord quit à remettre à plus tard aux prochaines élections d'autres débats qu'il faudra trancher par le vote par exemple sur le budget est-ce que vous du côté des macronistes vous seriez prêt à céder sur certaines augmentations d'impôts et certaines suppressions d'aide aux entreprises bah pour remplir les caisses de l'État pas trop pour pas abîmer la dynamique de l'emploi mais un peu quand même bah on a besoin d'avoir un budget faut quand même partir de là et d'ailleurs dans le budget de Michel Barnier il y avait des augmentations d'impôts on ne les avait pas demandé on aurait préféré avoir certaines alternatives mais on les avait accepté précisément en tant dans la main pour pouvoir forger des compromis c'était la contribution sur les plus hauts revenus c'était la surtaxe temporaire à l'impôt sur les sociétés donc bien sûr de notre côté il n'y a pas de tabou avec Gabriel Atal on avait proposé dès l'été un pacte d'action pour les Français en proposant aux autres forces politiques un certain nombre de pistes sur lesquelles avancer et on évoquait précisément la question de la justice fiscal comme étant un des enjeux sur lesquels on pouvait faire des compromis je voudrais vraiment insister sur ce point à l'heure actuelle la France n'a pas de budget la loi spéciale qui a été voté en début de semaine à l'Assemblée nationale n'est pas un budget elle permet simplement d'éviter d'éteindre la lumière dans les administrations le premier janvier et elle permet d'emprunter quand on a besoin la CC ou à l'étard un des dossiers et il a un impact sur les finances publiques c'est la réforme des retraites est-ce que vous accepteriez une suspension la réforme des retraites on on on l'arrête on la broche pas on l'arrête on fait une une conférence de financement pour voir comment l'améliorer et puis en 2027 tout ça sera tranché par la présidentielle je crois qu'il y a des manières d'améliorer la réforme des retraites je pense qu'en particulier sur la question de l'emploi des seiors on sait que ça faisait partie des craintes qui avaient été soulevées à juste titre au moment de la réforme des retraites sur la question des carrières des femmes dont on sait qu'elles peuvent être plus ché plus fracturé que Cell des hommes et que ça peut créer des inégalités au moment de la retraite probablement que sur la question de la pénibilité on peut encore améliorer les choses en revanche moi j'appelle vraiment à la vigilance sur tout ce qui pourrait conduire à dégrader massivement notre déficit et notre dette publique l'améliore sans l'arrêter cette réforme oui je crois qu'il faut mieux l'améliorer plutôt que l'arrêter il n'y a vous savez c'est quand même très frappant quand on regarde les dernières décennies jamais un parti qui n'arrivé au pouvoir quand bien même c'était le Parti socialiste par exemple n'a abreugé une réforme des retraites précédentes Jospin n'a pas abreugé la réforme baladure François Hollande n'a pas abreugé les réformes de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy au contraire il en a fait une supplémentaire qui était la réforme de Marie solour nous-même n'avons pas abreoger la réforme de marieol Touren pourquoi parce qu'on sait que quand l'espérance de vie augmente il faut augmenter la durée du travail en revanche il y a des injustices sociales il y a des métiers pénibles il y a des métiers difficiles ils avaient déjà été pris en compte dans la première version de la réforme des retraites mais sans doute peut-on continuer à améliorer les choses à défaut d'avoir ce ce grand gouvernement de coalition est-ce qu'on peut espérer encore avoir un Pact de non censure bah vous avez raison c'est la version dégradée d'un accord de coalition mais je suis quand même frappé notamment quand je regarde les socialistes de voir que au fond certains semblent avoir peur de confronter leurs idées leurs opinions ce qu'ils expriment quand ils sont dans l'opposition à l'exercice des responsabilité et on a une classe politique qui se précipite pour être élu et qui se cache sous la table quand on évoque des participations au gouvernement mais c'est quand même la responsabilité d'élu et particulièr de force qui se disent de gouvernement que de prendre leur part responsabilité de vouir appliqu un ils considèent qu'ils ont gagné donc ils vouit matigon ou rien bah c'est précisément un problème c'est avec Gabriel àal on a fait le choix exactement inverse puisque nous dès l'été on a dit on ne renonce à matinon on ne demande pas à ce qu'un premier ministre soit issu de notre groupe qui est pourtant le plus important hein au sein du bloc central parce qu'on ne veut pas que ce soit un élément de blocage en revanche on contribuera à cette coalition et on met sur la table des propositions concrètes pour avancer les républicains semblent divisés certains veulent continuer à participer au gouvernement donc d'autres sont plus rétifs attentistes comment vous les sentez dans ce dialogue pour une coalition je crois qu'on est précisément dans des jours où chacun négocie à la fois des PO tique publique des contours de périmètres ministériel et cetera donc je pense qu'il faut accepter cette période là moi je trouve que c'est surtout très important de pouvoir commencer par le fond des choses avant de passer au casting ministériel et en ce sens je trouve que ce que le président de la République a fait la semaine dernière ce que le premier ministre fait cette semaine c'est-à-dire de recevoir à plusieurs reprises les forces politiques pour parler du fond et très important c'est peut-être ce qui avait aussi été manqué en septembre lors de la constitution du gouvernement de Michel Barnier pour des raisons qu'on peut comprendre parce qu'il y avait une urgence à l'époque à déposer un projet de loi de finance initiale mais qui je crois a ensuite créer des difficultés dans les semaines qui ont suivi le fond Bruno rotaillot en a parlé il dit écoutez moi j'ai pas besoin d'une loi retaillot sur l'immigration mais j'ai besoin de de mesures pratique est-ce que ça ça vous convient ah ben je crois qu'il faut effectivement des mesures pratiques les premières mesures pratiques à prendre sur l'immigration c'est d'abord de faire que la loi de Gérald daranin que nous avons voté il y a à peine un an puisse s'appliquer aujourd'hui il y a seulement un/4 des décrets d'application comme on dit qui sont pris c'est-à-dire que les 3/4s des mesures qui étaient prévues dans la loi pour lutter contre l'immigration irrégulière pour pouvoir expulser les étrangers délinquants ne sont pas encore rentrés en application donc ça c'est la première urgence et puis la deuxième urgence en matière migratoire ce sera de transcrire dans le droit national dans le droit français l'accord qu'on a obtenu au niveau européen parce qu'on a voté beaucoup de lois en France pour pouvoir expulser plus facilement les personnes qui se situent sur notre territoire qui n'ont pas le droit à l'asile et qui sont en situation irréguli hier mais on manque de dispositifs pour contrôler l'arrivée en France traverser des frontières europées l'accord qu'on a obtenu au niveau européen permet de le faire il a été négocié par Emmanuel Macron il faut maintenant qu'on puisse le mettre dans notre droit national c'est la deuxième de des priorités en la matière la première semaine de François Baayou suscite beaucoup de critiques il est lunaire disent les uns il est il est à côté de la plaque disent lesautres quel est votre jugement personnel sur cette première semaine mais moi j'ai surtout une grande inquiétude sur la situation politique dans laquelle on se trouve j'ai l'impression qu'il y a quand même une forme de nihilisme dans une une partie de la classe politique française où au fond dès qu'un premier ministre est nommé quel qu'il soit on se met à tirer à boulet rouge sur lui comme si on Espit comme si on espérait au fond qu'il tombe le plus vite possible pour passer à un autre avec lequel la situation se reproduira donc je pense qu'il faut quand même un ressaisissement des forces politiques on est dans une situation qui n'est pas sans rappeler les pires moments de la 4e République la seule différence c'est qu'on n pas le général de Gaulle en ambuscadee on a le rassemblement national et la France insoumise et donc ceux qui ne veulent pas que la situation se termine en 2027 par un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen doivent quand même se ressaisir et contribuer à ce que les forces modéré puissent montrer qu'elles sont capables d'exercer le pouvoir en 2027 ou avant parce que le LFI explicitement et Marine Le Pen tacitement souhaite cette démission du président Macron ah bah il est évident que le rassemblement national et la France insoumise font tout pour provoquer une crise de régime c'est d'ailleurs un démenti cruel à tous ceux qui nous expliquaient que le rassemblement national devenait un parti de gouvernement comme les autres re responsable parce qu'il portait des cravates en réalité Marine Le Pen comme Jean-Luc Mélenchon souhaitent tout faire pour renverser les institution parce que une démission du président de la République serait une atteinte extrêmement grave à nos institutions et d'ailleurs c'est la raison pour laquelle pourquoi deg la démissionné en 69 on n est pas mort non il y a une différence énorme entre la situation que vous évoquez et celle d'aujourd'hui c'est que le Président de la République a été élu il y a 2 ans il a été élu largement d'ailleurs réélu il a obtenu une majorité relative aux élections législative et on ne peut pas exiger qu'un blocage parlementaire puisque c'est la situation d'aujourd'hui se traduise par une démission du président de la République le blocage aujourd'hui il est au Parlement donc on attend la dissolution il faut surtout attendre un ressaisissement des forces politiques s'il y avait une dissolution aujourd'hui le plus grand risque ou la plus grande probabilité serait qu'on est à nouveau une Assemblée nationale fragmentée alors derrière le fantasme de cette démission il y a une autre idée chez Marine Le Pen il a le macronisme c'est fini le macronisme c'està-dire le en même temps une certaine attitude vis-à-vis des sujets de société un libéralisme pro-entreprise vous avez l'impression que c'est fini aussi que c'est épuisé bah je crois qu'en tout cas on a très clairement aujourd'hui en France une tripartition de la vie politique française on a un bloc de la France insoumise qui est très puissant très dangereux on a un bloc du rassemblement national qui est est également et donc si on narrive pas à faire travailler d'une manière ou d'une autre sans doute d'ailleurs d'une forme différente de celle de 2017 mais des forces modérées alors on ira dans le mur avec cet affrontement apocalyptique au second tour une élection présidentielle aujourd' dès aujourd'hui dès aujourd'hui le rassemblement national et la France insoumise qui sont des alliés pour paralyser le fonctionnement de nos institutions à propos d'institution un ancien président de la République condamné à porter un bracelet électronique comment vous portez un regard sur ce jugement qui a frappé Nicolas Sarkozi vous savez par principe j'ésvite de commenter des décisions de justice qu'elle concne d'ailleurs mon camp celui de mes opposants celui de partenaire c'est évidemment grave d'ailleurs j'ai trouvé la réaction de Nicolas Sarkozi tout à fait digne je comprends qu'il fait un recours auprès de la Cour Européenne des drois de l'homme on verra ce qu'elle en dit et il y a une mission diplomatique française qui a été envoyée en Syrie on voit d'ailleurs tous les pays se mettre à prendre contact avec le nouveau pouvoir syrien avez-vous confiance dans ce nouveau pouvoir bah d'abord je crois qu'il faut quand même souligner que c'est une bonne nouvelle que le renversement de Bachar al-Assad c'est une bonne nouvelle pour les Syriens d'abord qui sortent de décennies de dictature d'une dictature atroce je rappelle qu'elle avait même été inspirée par des méthodes d'ancien nazi qui avaient trouvé refuge pendant des décennies en Syrie on se rappelle tous d'Alois Brunner et d'autres et puis c'est une bonne nouvelle pour le proche orient puisqu'on sait très bien que la Syrie était la courroie de transmission de l'Iran notamment vers le hzbollah et vers le Liban c'est ce qu'ils appelaient l'axe de la résistance avec tous les guillemets qu'on peut mettre à ce terme on se rappelle d'ailleurs des frappes israéliennes qui avaient eu lieu en Syrie pour rompre les chaînes d'approvisionnement du hzbollah mais il est vrai qu' il faut maintenant s'assurer que le nouveau pouvoir en Syrie ne soit pas un pouvoir djihadiste ù qu'on évite d'avoir la situation qu'on a par exemple en li c'està dire non bien sûr c'est pour ça qu'il faut une mobilisation diplomatique intense on sait que la Turquie aura évidemment un rôle important à jouer donc il faut que l'Europe les États-Unis en dialogue avec les puissances régionales à commencé par la Turquie qui est très influente notamment auprès des des sunnites syriens puissent jouer un rôle important pour trouver une stabilité à la Syrie est-ce que l'arrivée de Trump au pouvoir le retour de Trump va être un facteur de de catalyse de solution pour les différentes crises internationales ou est-ce que ça va jouer du Cho Chao ajouter du Chao chaos Donald Trump est imprévisible je crois que ça a quand même été sa marque de fabrique des premières années de son premier mandat et donc il faut évidemment être très prudent la première inquiétude qu'on a en tant qu'Européen c'est c'est l'Ukraine puisque il a eu des déclarations inquiétantes sur le sujet il a encore réitéré des menaces en ce qui concernait l'appartenance des États-Unis à l'OTAN c'est quand même pas rien donc je crois que le Président de la République a eu raison de pouvoir avoir des entretiens dès aujourd'hui avec Donald Trump sa venue à Paris était un moment important et j'ai trouvé très crucial que la France réussisse à obtenir cet entretien avec le président Zelenski qui je crois peut marquer un début d'inflexion de la position de Donald Trump à l'égard de l'Ukraine dont on a impérativement besoin David Amiel bonnes vacances parlementaires parce que les parlementaires partent jusqu'au 14 janvier merci beaucoup et puis en 2025 on se retrouve bonne année vous merci bonne année et Merci à VOUS Christophe Barbier on vous retrouve dès demain qu'on une idée de de l'invité de demain ah demain on ira vers l'histoire avec Marie lur buisson qui a écrit un livre espionne dont une espionne israélienne absolument formidable parfait alors