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interviewCNEWS· 8 juin 2026 20 min

La Grande Interview : Marion Maréchal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Et notre invitée ce matin dans la grande interview au CNews et Européens, c'est Marion Maréchal. Bonjour à vous. Bonjour. Eurodéputée, présidente d'Identité, Liberté, la mort de la petite Liana dans le Gers bouleverse les Français. Florence est une ville en colère dans un pays en colère, a dit hier le maire de la commune, cette petite commune du Gers, lors de la marche blanche qui a réuni 6 000 personnes autour de la famille de Liana. Ce soir, ce sont des milliers de Français qui sont appelés à se rassembler devant les tribunaux de tout le pays pour dire leur colère. Est-ce que vous en serez ? Est-ce que vous aurez manifesté ce soir, Marion Maréchal ?

0:30
Marion Maréchal

Écoutez, oui, je pense que je vais me joindre à ces manifestations, parce qu'en tant que maman, j'ai évidemment l'estomac retourné devant cette affaire. On n'a pas les mots. Moi, je vais vous dire, je n'attendais pas des excuses de Gérald Darmanin. J'attendais une démission. Je vois ces excuses. Ça aurait changé quoi ? Un peu de dignité en politique, ça fait du bien de temps en temps, parce qu'il faille attendre le viol et le meurtre, énième viol et meurtre d'une enfant, pour que d'un coup, le ministre de la Justice tape du poing sur la table et puis découvre qu'il faille peut-être en effet faire en sorte que les 70 000 plaintes en attente pour pédophilie soient prioritaires.

C'est quand même malheureux. Voilà. Moi, je considère que Gérald Darmanin fait des excuses politiciennes, parce qu'en réalité, ce ministre aurait dû démissionner 20 fois. Il aurait dû démissionner dans l'affaire Lola, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et que l'OQTF, l'obligation de quitter le territoire français, n'avait pas été appliquée. Il aurait dû démissionner au moment de la finale de la Ligue des Champions, quand il y a eu des débordements et des violences dans lesquelles il a accusé, souvenez-vous-en, les supporters anglais. Il aurait dû démissionner au moment où il a accueilli le bateau de clandestin de l'Océane Viking à Toulon contre la volonté de Giorgia Meloni.

1:29
Présentateur

– C'est le moment de faire de la politique ce matin. – Excusez-moi, non, non, je ne veux pas de la politique.

1:31
Marion Maréchal

– Mais on parle du cas d'une petite fille, et là, on essaie de savoir comment on peut améliorer le français. – Précisément, excusez-moi, parce que dans toutes ces affaires, ce sont chaque fois des Français qui sont victimes. Voilà, et précisément ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné, la responsabilité et la dignité politique, c'est aussi de tirer les conséquences de son inefficacité, de son action, parce qu'on est face dans cette affaire à un scandale d'État.

On est face à une faillite, une défaillance de toute la chaîne judiciaire et policière, parce qu'on est dans un département où on a manifestement pris plus de temps à convoquer, à mettre en garde à vue, à auditionner 40 agriculteurs parce qu'ils avaient fait des postes Facebook ou manifesté ou déposé du purin, plutôt que de traiter le cas d'un homme qui manifestement depuis 10 ans, 10 ans, avait de très nombreuses affaires liées à des cas de pédophilie, et qu'il avait même été renvoyé de certaines fonctions pour des soupçons de pédophilie. Donc oui, je suis désolée, à un moment donné, j'attends des actes plus forts que ça.

2:24
Présentateur

Très bien. Alors, est-ce qu'au lieu de démissionner Gérald Darmanin, ordonne une revue de 70 000 plaintes impliquant les enfants d'ici au 14 juillet ? Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce qu'on valide cela ?

2:34
Marion Maréchal

C'est le moins qui puisse être fait. Je veux dire que les affaires pédocriminelles soient prioritaires sur le bureau du juge, sur le bureau de la gendarmerie, c'est le minimum évidemment qui doivent être faits. Il faut aussi poser, il faut bien le dire, la question de la responsabilité professionnelle des magistrats en cause, procureurs, pour savoir s'il doit y avoir des sanctions professionnelles qui doivent être prises. Je rappelle que dans ce pays, les sanctions pour fautes professionnelles décidées par le Conseil supérieur de la magistrature sont extrêmement rares. 10 à 15 par an. Voilà, extrêmement rares.

Et il n'y a pas eu de réclusion pour fautes professionnelles depuis plus de 15 ans. Parce que nous ne sommes pas une institution qui est très corporatiste, ce sont les juges qui jugent les juges, et qu'il est interdit dans notre pays, quasiment pour des raisons morales, de poser la responsabilité d'un juge. On l'a vu dans l'affaire Elias, où il y avait là encore manifestement une très grave défaillance du discernement d'une décision judiciaire qui a permis la remise en liberté des criminels qui ont tué Elias. Et là encore, on attend toujours qu'il puisse y avoir une responsabilité posée. Plus largement, d'ailleurs, se pose aussi la question de l'adaptation, peut-être, du texte législatif.

Enfin, quand on viole un enfant dans ce pays, un mineur, on ne peut pas prendre plus de 20 ans de réclusion criminelle. Il faudrait probablement la perpétuité réelle. Pas probablement, d'ailleurs très certainement, parce que je ne sais pas quelle est la capacité de réinsertion de gens qui violent et qui tuent des enfants. Voilà, en tout cas, pour ma part, je suis très peu optimiste et je préfère qu'il soit mis définitivement hors d'état de nuire.

3:56
Présentateur

Marion Maréchal, est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de fond ? C'est-à-dire, c'est ce qu'a dit le maire de Florence, et on nie la parole des enfants. Est-ce qu'il ne faut pas sanctuariser la parole des enfants et rendre imprescriptibles aussi les crimes commis contre eux ?

4:07
Marion Maréchal

Ce qui est vrai, c'est qu'il y a probablement, et les chiffres le démontrent d'ailleurs, trop peu aujourd'hui de gendarmes, de policiers qui sont formés à la réception de la parole de ces enfants. Donc ça, il y a vraisemblablement des efforts à faire. Il faut dire que depuis quelques années, on peut se féliciter la parole des enfants et davantage écouter, sanctuariser, et c'est heureux. Mais je veux dire, notre système judiciaire, il faut aussi le rappeler, et souffre d'une forme d'embolie. Je veux dire, on a aujourd'hui 100 000 plaintes non traitées en attente, une embolie qui est liée, pardon de le rappeler, mais à l'explosion aussi de la criminalité étrangère.

Je rappelle que les étrangers sont surreprésentés dans tous les crimes et délits dans notre pays. 25% des détenus sont des détenus de nationalité étrangère. Donc on est là aussi victime. Enfin, c'est l'une des conséquences de cette immigration incontrôlée, de masse et notamment clandestine, qui pèse très lourdement sur un système judiciaire totalement débordé, notamment par les mineurs isolés, là encore, qui participent de l'aggravation de la criminalité. Donc c'est une réponse transversale qu'il faut apporter. Et j'irai même plus loin.

Il faut se poser aussi, me semble-t-il, la question de l'accessibilité des dossiers, des fichiers plus exactement, de prédateurs criminels et notamment pédophiles, peut-être sur le modèle de la Grande-Bretagne, puisque un citoyen peut, à travers la police, au commissariat, demander à accéder à ce fichier lorsqu'il a un doute sur un profil, ce qui permettrait peut-être de s'épargner les scandales que nous voyons, notamment dans le périscolaire parisien, où là, manifestement, on recrute des gens sans même connaître la dangerosité de ces profils.

5:34
Présentateur

Prenons le cas de ces 70 000 plaintes impliquées à des enfants d'ici au 14 juillet, elles vont être revues. Personne ne partit en vacances, ça dit le garde des Sceaux. Qu'est-ce qu'on fait après ? Est-ce qu'on met 30 000 personnes en prison ? Vous savez parfaitement qu'il n'y a pas de place dans les prisons, que nous sommes le pays d'Europe où la surpopulation carcérale est la plus importante.

5:51
Marion Maréchal

Oui, mais là encore, c'est-à-dire que oui, nous manquons à minima de 40 000 places de prison dans ce pays. Notre président, Emmanuel Macron, en avait promis 15 000, à peine 3 500 ont été construites. Alors là encore, Gérald Darmanin, on a fait des tonnes sur la construction des prisons à très haute sécurité. À un moment donné, il y a une question de volonté politique. Je veux dire, quelle est la priorité dans ce pays ? Manifestement, ça n'est pas celle-ci.

Depuis des années, il faut bien le dire, il y a quand même une idéologie dominante au sein de l'institution judiciaire, mais aussi dans le cœur du monde politique, qui consiste à dire que la prison, c'est l'école de la récidive, que tout vaut mieux que finalement les peines privatives de liberté, qu'il faut favoriser les peines alternatives. Madame Dati en a été l'une des plus grandes chantres. Et en effet, on gère aujourd'hui la pénurie.

Donc oui, de fait, je suis désolée de vous dire, que ce type de crime devait être prioritairement traité par des peines privatives de liberté, et pas, comme on le voit trop souvent, des peines privatives qui interviennent déjà, un, très tardivement après les crimes commis, mais surtout dont la plupart ne vont jamais au bout.

Parce que la spécialité quand même de notre système judiciaire, c'est de condamner à des peines, et que la plupart du temps, ces peines ne sont pas réalisées pour moitié, parce que le juge d'application des peines intervient derrière, on nous a expliqué qu'il a fait de la poterie, qu'il s'est bien tenu en prison, qu'il a été agenti avec son co-détenu, et que donc il n'a plus rien à faire en prison. Donc oui, oui, je suis d'accord avec vous, il n'y a pas de baguette magique, mais à un moment donné, sur ce type de crime et de délit, il faut être capable de dire, on priorise et on ne peut pas se permettre de laisser ces gens en liberté. Ce n'est pas possible.

7:21
Présentateur

Marion Maréchal, Bruno Rotailleau propose de créer une cour disciplinaire de la magistrature, parce qu'il dit que les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas. Est-ce que vous soutenez cette proposition ? Est-ce qu'il faut remplacer le Conseil supérieur de la magistrature par une cour disciplinaire comme il le propose ? Tous les hommes politiques ont des propositions à faire en la matière.

7:38
Marion Maréchal

Oui, je l'ai dit tout à l'heure, ce qui est sûr, c'est qu'il faut revoir la composition aujourd'hui du Conseil supérieur de la magistrature. On peut lui donner un nouveau nom, on peut, voilà, tout ce qu'on veut, mais il y a quand même un sujet sur le fait que ce soit les juges qui jugent les juges. Voilà, il y a forcément un réflexe corporatiste. On le voit bien, on l'a vu, comme je l'ai dit. C'est comme dans tous les instances, policiers, ordres des médecins. C'est précisément pour ça qu'il faut probablement élargir la composition à des citoyens, avec des gens de la société civile.

8:04
Présentateur

Qui jugeraient des magistrats ?

8:05
Marion Maréchal

Et qui, en effet, pourraient, extérieurs, différents, non corporatistes, et non pas moins avisés, d'ailleurs, sur, y a-t-il eu une défaillance manifeste, une faute professionnelle, une erreur de jugement très grave, et qui devrait pouvoir conduire à ce qu'on puisse récuser, en effet, des juges dans ce pays. Il n'y a pas, la justice est indépendante, mais elle n'est pas irresponsable, à un moment donné. Et quand il y a une défaillance comme ça, successive, il faut que les Français puissent avoir une réponse. Voilà, c'est trop grave pour laisser ça sans lendemain.

Et c'est vrai qu'on a eu tendance, ces dernières années, à vouloir, à s'interdire même de poser la question, de la responsabilité individuelle. Donc, les politiques sont responsables, ils doivent rendre des comptes, mais les magistrats aussi ont une grande responsabilité.

8:46
Présentateur

Et face à une telle, comme vous disiez, une affaire d'une telle importance, est-ce qu'il ne faudrait pas que les politiques se mettent d'accord ? Et qu'il y a une espèce de programme commun sur la réforme de la justice, et au moins, vous ne vous rentrez pas dans les polémiques sur ce sujet qui est majeur pour tous les Français qui nous regardent ?

9:00
Marion Maréchal

Mais il ne s'agit pas de polémiques, il s'agit justement d'apporter une réponse politique, que, évidemment, la lutte contre la pédocriminalité puisse de manière transversale nous rassembler, je ne peux que le souhaiter. Voilà, maintenant, ce qui est vrai, c'est que nous nous heurtons aussi à une forme de gouvernement des juges qui fait que, maintenant, nous avons un Conseil constitutionnel qui n'a de cesse de censurer la plupart des grandes initiatives législatives qui ont été portées. On l'a vu notamment récemment sur la délinquance des mineurs, on l'a vu sur la loi d'immigration qui est passée.

Et c'est vrai que ça pose une autre question qui est celle de la latitude laissée aujourd'hui à la politique et qui implique, me semble-t-il, en 2027, la nécessité d'une grande réforme constitutionnelle. Parce que si on veut reprendre, comment dire, un véritable pouvoir pour une réponse judiciaire et pénale et carcérale efficace, on ne passera pas à côté de la nécessité... Par quel biais le référendum, à ce moment-là ? Absolument, la nécessité, une réforme constitutionnelle par le biais parlementaire. Mais là, vous avez raison, ça veut dire qu'il faut que les LR prennent aussi, à un moment donné, leur responsabilité.

Parce que tant que les LR continueront à préférer leurs alliances avec la Macronie, qui sont quand même tributaires de ce bilan-là, je crains que les Français n'obtiendront pas la rupture qu'ils attendent et le grand changement qu'ils attendent dans les échéances à venir. Emmanuel Macron a dit

10:11
Présentateur

à l'occasion de cette affaire dramatique qu'on sera intraitable. Il l'avait déjà dit, il trouve ça inacceptable. Est-ce que, encore une fois, le régalien n'est pas l'angle mort de ces deux quinquennats ? De fait, vous voyez bien

10:22
Marion Maréchal

que vous l'avez dit vous-même, d'ailleurs, il l'a dit, il l'avait déjà dit, la présidentielle est totalement démonétisée. Parce que c'est quand même le triomphe permanent de la communication. Et le drame, si vous voulez, c'est qu'on voit d'ailleurs toutes ces affaires s'accumuler. Chaque fois, quand il y a un peu d'émotion populaire, une reprise médiatique, le politique va aller faire des grandes annonces et puis dans une semaine, on passera à autre chose. Et puis, dans un mois ou dans deux mois ou dans six mois, on aura une affaire similaire et on découvrira que, comme c'était le cas manifestement, les circulaires n'avaient pas été respectés.

Donc, si vous voulez, je conclue de tout ça qu'à un moment donné, même s'il faut faire le maximum dans le temps qui nous est imparti. Et je pense qu'on ne pourra pas dire que tous les élus du corps national, RN, alliés, dont je fais partie, ne sont pas disposés à travailler sur ces sujets à l'Assemblée nationale pour voter les textes. Je crois que le grand sujet est quand même de changer la génération politique qui nous a mis dans cette panade. Pour que l'État protège ses enfants, pour que l'État protège ses concitoyens, ce qu'il n'y a pas de pas aujourd'hui. Mais oui, nous ne protégeons pas nos enfants dans ce pays. Voilà, nous ne les protégeons pas.

Quand on y pense, d'ailleurs, le fait que le scandale dramatique des affaires pédo-criminelles dans le périscolaire parisien ait fait si peu de bruit, finalement, au point, imaginez quand même, que finalement, cette majorité a été reconduite aux affaires à Paris. Bon, voilà, sans que ça fasse plus de bruit que cela. Alors qu'on parle de dizaines d'affaires d'agressions sexuelles. Bon, voilà, manifestement, les enfants ne votent pas. Comme les enfants ne votent pas, bon, ça intéresse moins, semble-t-il. Vous en ferez une priorité ? Ah ben, ça devrait être une priorité. Si on a un minimum d'humanité, ça devrait être une priorité. Mais une fois de plus, c'est une réponse transversale.

Parce que c'est la question de l'insécurité plus largement qui frappe aussi nos enfants. Il y a les affaires pédo-criminelles, mais il y a aussi l'insécurité du quotidien, les violences, les agressions. Et c'est vrai que, je vais vous dire, j'ai été frappée, moi, par une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. On voit une magistrate qui regarde une vidéo dans laquelle un jeune homme est agressé par d'autres mineurs. C'est une vidéo extrêmement violente. Et la magistrate est quasiment en train de se demander oui, mais bon, est-ce qu'on poursuit ? Est-ce que c'est si grave ?

Elle a un interlocuteur au téléphone qui, je pense, est un policier qui lui dit quand même, l'enfant s'est fait fracasser par terre. Oui, mais moi, c'est vrai que je suis un peu immunisée. Vous vous rendez compte à quel point on s'est habitué à cette espèce de surviolence ? Et donc, tout l'enjeu, c'est de ne pas s'habituer et de revenir au bon sens élémentaire.

12:42
Présentateur

Marion Maréchal, Jean-Luc Mélenchon a été hier, vous ne l'avez pas manqué en meeting pour sa campagne présidentielle à Saint-Denis devant la nécropole royale des rois de France. Les rois morts, dit-il, face au peuple vivant, c'est un symbole. Il a aussi estimé qu'en France, le suprémacisme est porté par le RN. Est-ce que vous voulez répondre ?

12:58
Marion Maréchal

Oui, écoutez, je suis un peu étonnée par le commentaire médiatique parce que le commentaire médiatique, c'est d'expliquer oh là là, il y avait beaucoup de monde, il a repris le leadership sur la gauche. Voilà, on continue comme si rien ne s'était passé ces derniers mois sur les braises du racisme anti-blanc, sur les braises du communautarisme islamisme, entre autres choses, sur les braises de la légitimation de la violence antifa. Et puis d'un coup, il a repris ses habits de candidat à la présidentielle comme à chaque fois, habits qui se veulent... Vous n'êtes pas étonnée, c'est à chaque fois la même chose. Non, non, non, voilà.

Donc il reprend les habits de l'anticapitalisme, voilà, des démagogiques habituels en oubliant quand même de rappeler que la nouvelle France dont il présente le visage comme celui de M. Bali Bagayoko qui lui-même est intervenu, voilà, c'est un homme qui derrière le sourire Tasti Crousti va défendre le port du voile dans le sport, le burkini à l'école, va sur des chaînes islamistes aux côtés de candidats du parti islamiste tunisien aux côtés du recteur de la mosquée qui avait relayé les attaques à l'égard de Samuel Paty. Donc c'est un homme si vous voulez qui veut interdire CNews par exemple, M. Bali Bagayoko.

Donc c'est un profit en fait radical et rien de tout cela n'est commenté et moi je vais simplement faire un commentaire très simple. Moi je prends la candidature de Jean-Luc Mélenchon très au sérieux. Je pense que Jean-Luc Mélenchon peut être qualifié au second tour. Il est toujours très... Face au RN ? Face au RN, bien sûr. Et donc je crois qu'il n'y a plus de temps pour les candidatures d'égo, les aventures personnelles, les petits calculs politiciens de tactique à court terme.

Je pense que toute la droite doit se rassembler face à ce danger terrible que représente Jean-Luc Mélenchon et qu'aujourd'hui la seule affiche manifestement qui se présente et qui nous assure une victoire face à cette menace c'est celle de la candidature du camp national. Voilà. Et donc moi je ne peux qu'inviter tous les électeurs à ne pas perdre de temps et à être à nos côtés pour combattre ce projet mortifère qu'est la Nouvelle-France puisque Jean-Luc Mélenchon qu'est-ce qu'il veut ? Il veut combattre la France qu'il considère comme rance et dépassée. Il veut la régénérer et la purifier par l'immigration. Ce sont quasiment ses mots.

Bon ben donc je crois que ça n'est ni un projet bienveillant ni tolérant ni inclusif.

15:08
Présentateur

Quand il accuse le RN de suprémacisme quand il dit M. Bardella en bon Trumpiste veut même supprimer le droit du sol de naissance ce serait un crime antinational né en France français.

15:19
Marion Maréchal

Ah bah oui supprimions le droit du sol Jean-Luc Mélenchon perdrait manifestement une grande partie de ses électeurs. Voilà donc je comprends qu'il s'y oppose mais le seul qui a aujourd'hui un projet racialiste c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui a fait finalement du vote communautaire ethno-religieux la base finalement de sa base arrière électorale sans et contre le peuple de souche sans et contre les immigrés assimilés sans et contre les juifs. Donc je crois que de ce point de vue là on n'a pas de leçons à recevoir de cet homme là. En tout cas

15:48
Présentateur

sa proposition est claire son message est clair l'est-il autant du côté du Rassemblement national ? On sait que la ligne politique sera différente si elle est portée par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella ce sont les juges là encore qui en décideront le 7 juillet prochain. Est-ce qu'il y a deux lignes au RN

16:02
Marion Maréchal

Marine Maréchal ? Non je ne crois pas qu'il puisse y avoir deux lignes. En revanche ce qui est vrai c'est que Jordan Bardella n'est pas Marine Le Pen ils ont vraisemblablement ce qui serait logique peut-être des sensibilités différentes des sujets d'intérêt qui peuvent varier.

16:16
Présentateur

Ce serait légitime ce soit Marine Le Pen qui porte ses idées ?

16:17
Marion Maréchal

Mais ce qui est sûr c'est qu'un projet présidentiel n'est jamais le projet d'un parti politique et donc ce projet présidentiel est en train d'être réalisé il sera le fruit j'imagine d'abord et avant tout d'un consensus entre eux le fruit d'un travail commun également avec les alliés dont je fais partie pour offrir cette offre toujours dans les grands principes évidemment qui nous rassemblent au sein du camp national mais qui seront adaptés à la gravité de la situation budgétaire financière à laquelle nous devons faire face par la force des choses. Je vous posais la question sur les juges parce que ce sont les juges

16:45
Présentateur

qui vont décider est-ce qu'ils ont tous les pouvoirs dans ce pays au fond ?

16:48
Marion Maréchal

On en revient au début de notre conversation.

Ils en ont beaucoup et ce qui est vrai c'est que j'ai vu une initiative législative de madame Aurore Berger qui a été présentée hier et qui consiste à vouloir leur en donner d'autant plus puisque je trouve ça absolument scandaleux d'ailleurs au prétexte de vouloir lutter bien légitimement d'ailleurs contre la mentée de l'antisémitisme en France on est en train de nous préparer exactement on est en train de nous préparer en réalité un projet de loi qui pourrait dériver dans la criminalisation finalement de la critique de l'immigration et de l'islamisation avec un pouvoir supplémentaire donné aux associations d'extrême gauche avec des juges qui demain pourraient en peine complémentaire décider de l'inégibilité finalement de politique pour des délits d'opinion qui ne leur conviendraient pas Par exemple ça aurait concerné Éric Zemmour ?

Par exemple avec cette loi Éric Zemmour pourrait ne pas être candidat à l'élection présidentielle et quoi qu'on pense d'Éric Zemmour ce serait évidemment un scandale absolu et puis moi je tiens à dénoncer l'hypocrisie derrière cette initiative parce que si vraiment on voulait lutter contre l'antisémitisme dans notre pays on arrêterait finalement de promouvoir sa cause et sa cause c'est évidemment la montée de l'islam radical qui n'est lui-même que le fruit de l'immigration massive et donc c'est vrai qu'on voit bien qu'aujourd'hui il y a quand même cette tendance à donner un pouvoir au juge qui consiste à dorénavant expliquer au législateur ce qu'il a le droit de dire, de faire et de voter de plus en plus avec une interprétation très extensive de la constitution et du droit européen et dans le même temps de vouloir criminaliser la pensée parce qu'on voit bien que cette gauche perd pied n'arrive plus à imposer ses thèmes n'arrive plus à imposer la censure qui est la sienne perd pied électoralement et donc qu'est-ce qui lui reste ?

Eh bien il lui reste la possibilité de finalement criminaliser le débat et on voit à quoi ça aboutit ça aboutit à la mort d'Henri Novak en Angleterre victime de l'antiracisme

18:40
Présentateur

Marion Maréchal on le disait le 7 juillet les juges décideront si Marine Le Pen peut se présenter si il la condamne à une peine avec un bracelet électronique et qu'elle soit en capacité de se présenter doit-elle le faire selon vous ? Est-ce que vous l'encouragez ? Elle a dit pour l'instant qu'elle ne se présenterait pas s'élève à un bracelet électronique et techniquement

18:59
Marion Maréchal

elle pourrait se présenter Cette décision lui appartient c'est techniquement possible parce qu'évidemment on peut avoir des aménagements Je souhaite qu'elle soit candidate Moi je souhaite qu'elle soit candidate parce que Marine Le Pen se prépare à cela depuis des années c'est une femme qui est une femme d'une grande puissance politique qui a créé une relation extrêmement forte avec les français donc je ne peux que l'inviter et aller au bout parce que moi je considérerais que cette décision judiciaire serait un scandale démocratique absolu et qu'elle ne devrait pas permettre même avec un bracelet électronique à Marine Le Pen de s'empêcher de se présenter mais bon évidemment cette décision lui appartient elle sera prise en temps et en heure et une fois de plus quoi qu'il arrive nous serons derrière le candidat du RN à ses côtés pour porter la victoire nécessaire

19:37
Présentateur

en 2027 Marion Maréchal était notre invitée ce matin merci beaucoup bonne journée à vous sur CNews d'Europe