Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAlexandre Basquin· 13 octobre 2025 7 min

Pourquoi il faut créer un pôle public pour traiter les déchets contenant de l'amiante

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

rappeler quelques éléments fondamentaux. Le premier c'est que en 1997 évidemment il y a eu cette interdiction de l'usage de la miante qui est inavancée puisque l'amiante a été classée cancérogène dès 1977 et de très nombreux salariés ont été exposés pendant de très nombreuses années à la miante. Certains en sont malheureusement décédés.

Euh je vais pas rentrer dans le détail mais vous connaissez hein les cancers du poumon, les cancers de la plèvre, d'autres moins connus qui sont les cancers de l'eau vert, du larinx mais qui sont des cancers avérés et puis euh les cancers color, du pharinx, du risptoma qui sont aussi des cancers possibles euh liés à la miande. Donc c'est un un scandale sanitaire d'importance. Et aujourd'hui, la miante est encore malheureusement très présente autour de nous puisqu'on a utilisé la miante pendant plus d'un siècle jusqu'à atteindre une utilisation de 150000 tonnes par an dans les années 70.

Et aujourd'hui encore, 28 ans après l'interdiction de l'usage de la miante, la miante est responsable de la deuxième cause des maladies professionnelles. C'est la première cause des décès liés au travail encore aujourd'hui hors accident de travail. Et puis cette présence, on la constate tous les jours au quotidien dans les bâtiments publics et notamment les bâtiments scolaires puisque enquête et c'est ça aussi qui a guidé notre action, une enquête qui a été révélée en faite par le ministère de l'éducation nationale qui a été révélée en décembre 2024 porte des conclusions assez effarentes puisque plus de 80 % des bâtis scolaires ont sont potentiellement concernés par la présence d'amiante.

Aujourd'hui, on compte encore 36000 km de canalisation d'eau potable qui contiendrait de l'amiante sur le territoire national. Les collectivités locales aussi qui sont très fortement impacté notamment dans leur bâtis mais aussi impacté par des dépôts sauvages qui se multiplient. On compte 5000 cas de maladie professionnelle par an.

Selon l'Ardeva qui est une association de défense des victimes de la me du nordpalais, la fibre tueuse puisque c'est comme ça qu'on la nomme est responsable de 10 décès par jour encore aujourd'hui. Il y a eu des politiques publiques qui ont été menées depuis 97. Il y a eu des plans intergouvernementaux qui se sont succédés évidemment, mais on a considéré avec Michel Gréum, avec le groupe que les politiques publiques n'étaient pas à la hauteur des enjeux puisqueaujourd'hui entre 300000 et 600000 tonnes d'amiantes par an traités, mais 97 % de ces tonnes récoltées sont malheureusement enfouies, faute d'alternative, ce qui est pour nous une véritable bombe à retardement, ce qui un scandale sanitaire qui va se rajouter un scandale sanitaire.

L'amiante, c'est imputressible. Ça va remonter dans les décennies et les siècles à venir. C'est extrêmement dangereux.

Il ne reste il n'y a pardon qu'une seule entreprise en France dans les landes qui utilise une un procédé, je veux pas rentrer dans la technique mais qui utilise la torche à plasma qui en fusion la viande se détruit et donc les déchets sont inertes. C'est ce qu'on appelle la vitrification. Et ces déchets d'ailleurs euh peuvent être réutilisés, réemployés dans le bâtiment et les travaux publics.

Mais ceci dit, il n'y a qu'une entreprise qui procède de ce de ce principe et qui traite 6000 à 8000 tonnes par an. Comparé au 600000 tonnes. On voit bien que il y a encore beaucoup d'efforts à faire. le secteur privé n'investiss n'investit pas malheureusement parce que c'est extrêmement frayeux, les procédés sont très lourds financièrement et très peu rentable.

Et donc on voit bien qu'encore une fois si on veut faire preuve d'une réelle efficacité dans l'éradication de l'amiante, on n' pas d'autre choix que de créer un pôle public. Et c'est ça l'objet de notre proposition de loi. Un pôle public chargé de coordonner toute une filière qui va de la détection au traitement jusqu'à l'éradication.

L'OMS et je vais la citer énonce que l'action au niveau national devrait viser à créer un environnement politique, réglementaire et social et un cadre institutionnel approprié de nature à favoriser l'élimination des maladies liées à l'amiante. Et on considère avec Michel et le groupe qu'on répond pleinement aux directives de l'OMS avec la création d'un pôle public. Son objectif pour être très concret, c'est tout d'abord de faire une cartographie affinée de la présence d'Amant sur le territoire national parce qu'aujourd'hui on est infichu de connaître la présence où se trouve la mante manière très concrète, très pragmatique.

On trouve scandaleux qu'on ait pas d'autre choix que d'enfuire l'allente aujourd'hui par manque d'investissement et notamment d'investissement public. Donc ce pôle public devrait permettre notamment démultiplier le processus de vitrification mais aussi de relancer la recherche dans des modalités qui permettent d'éviter l'enfuissement. Euh je voudrais simplement ajouter à vos propos que on ne découvre euh l'asvestos que 30 ans après l'exposition, ce qui en fait vraiment une maladie insidie puisque euh les gens travaillent et ils ne sont pas malades sur le coup et c'est après. pour que ceux qui ont travaillé encore dans les dernières années d'éternite vont seulement peut-être développer ce forme de cette forme de cancer et c'est c'est très inquiétant quand même.

On peut pas dire que rien n'a été fait par les collectivités territoriales parce que la plupart du temps les agglomérations, ils ont quand même mis en place certaines façons de faire pour récupérer la miante. Sauf que ce on le voit, on le constate, ce n'est pas suffisant. Donc aujourd'hui, nous si on se bat pour pour ça, c'est déjà parce que ici dans le territoire, on est quand même fortement touché hein.

On a tout ce qui s'agit, l'industrie, le ferroviaire, l'acier. On a eu la verbelotte, elle a fermée, l'éternité a fermé mais on se rend compte que au bout de 30 ans, ce n'est pas seulement euh qu'on a plus le droit d'utiliser, on a interdit de revendre la de vendre de la mihe, on est interdit d'exporter de la miante. Donc au bout de 30 ans déjà trouver un des personnes qui puissent prouver qu'on que telle personne a travaillé dans le secteur de la miande pour pouvoir être connu.

Vous savez très bien comme moi, c'est très très difficile d'être connu en maladie professionnelle avec l'amiante. Aujourd'hui, dès 1900, on savait que la miante était cancérigène et que on a toujours laissé faire. l'éternite a été en pleine prospérité alors que les patrons savaient bien que il y avait danger.

Il va falloir nous on veut donner un petit coup dans la fourmilière et dire voilà c'est important ici sur notre secteur il faut faire quelque chose même pour toute la France mais au moins nous on relève cette problématique ici qu'on qu'on voit régulièrement sur nos territoires.