Révélations sur Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09InvitéFait
« En 2012, le site d'information indépendant accuse le ministre du Budget de détenir un compte non déclaré à l'étranger. »
- 0:30InvitéFait
« Jérôme Cahuzac, finalement contraint de démissionner, sera aussi condamné à deux ans de prison ferme. »
- 0:59InvitéFait
« Juillet 2019, les photos de homard et les bouteilles de grand cru consommées par le président de l'Assemblée et sa famille font la une de Mediapart. »
- 1:52InvitéFait
« L'ex-comptable de Liliane Bettencourt affirme qu'Erivert aurait reçu 150 000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. »
- 2:18InvitéFait
« Il aurait fait financer une partie de sa campagne par le dictateur libyen Kadhafi. »
- 3:29InvitéChiffre
« Sur 700 enquêtes et plus de 340 procédures en diffamation, le site d'information indépendant a été condamné cinq fois. »
- 4:32InvitéChiffre
« Est-ce que Mediapart compte feuilletonner l'affaire Bardella jusqu'à plus soif ? »
- 5:17InvitéFait
« Fabrice Arfi, qui n'était pas un rubricard qui subit le Rassemblement national, soit en train d'enquêter sur le Rassemblement national. »
- 6:11InvitéFait
« Quand on révèle le compte Twitter anonyme utilisé par Jordan Bardella, donc Repnat du ghetto, on fait face à un tir de barrage immense du Rassemblement national. »
- 7:24InvitéFait
« Jordan Bardella est très précieux parce que ça peut arriver à tout le monde de passer sous un camion, ça peut m'arriver à moi, ça peut vous arriver à vous aussi. »
- 8:17InvitéFait
« La présentation de son projet de budget pour 2027 et de sa stratégie pluriannuelle. »
- 8:35InvitéFait
« Beaucoup de pays, mais la France en particulier, extrêmement fragile. On est à deux pas d'une crise financière. »
- 8:59InvitéFait
« Des déconcentrations de ministères entiers en province. »
Temps de parole
- Invité30 %
- Invité 218 %
- Invité 314 %
- Invité 413 %
- Invité 58 %
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≈ 22,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C
'est l'un des visages qui a fait la réputation de Mediapart bien à ses dépens. Jérôme Cahuzac, dont la carrière politique a brutalement pris fin. En 2012, le site d'information indépendant accuse le ministre du Budget de détenir un compte non déclaré à l'étranger. Un soupçon de fraude fiscale qu'il nie pendant plusieurs semaines, allant même jusqu'à mentir devant l'Assemblée nationale.
Je
n'ai pas, monsieur le député, je n'ai jamais eu
de
compte à l'étranger,
ni
maintenant, ni avant. Jérôme Cahuzac, finalement contraint de démissionner, sera aussi condamné à deux ans de prison ferme.
C
'est une conséquence politique qui n'appartient pas à Mediapart, qui leur appartient. Mais c'est une conséquence politique, oui, de la concrétisation et de la validation du sérieux des informations publiées depuis trois mois par Mediapart dans ce qui est devenu l'affaire Cahuzac. Le scrutin est ouvert. Autre déflagration, autre démission, celle de François de Rugy. Juillet 2019, les photos de homard et les bouteilles de grand cru consommées par le président de l'Assemblée et sa famille font la une de Mediapart. Des dîners fastueux aux frais du contribuable que celui devenu ministre peine bien à justifier.
Ça
vous surprend qu'à l'Assemblée nationale, on puisse être amené à servir du homard ? Moi je n'aime pas ça, je n'en mange pas, j'ai une intolérance aux crustacés, aux fruits de mer. Mediapart, c'est l'histoire d'un site d'information créé en 2008. Le pari d'une indépendance totale est très vite des enquêtes qui exaspèrent la classe politique de tous bords. C'est pas chiant de bosser à Mediapart, ça fait dix ans que vous faites les mêmes sujets, ça doit être un peu chiant. À 22h30, ce torchon Mediapart a lancé un truc dégoûtant dont je vais vous parler maintenant.
Car
bien souvent, Mediapart feuilletonne ses révélations. Un exemple emblématique, l'affaire Bettencourt en 2010. L'ex-comptable de Liliane Bettencourt affirme qu'Erivert aurait reçu 150 000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Des
témoignages en cascade recueillis par les journalistes d'investigation qui conduiront à la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse. Au final, un non-lieu, mais l'ex-président n'en a pas fini avec Mediapart. En 2012, le site lâche un autre scoop. Il aurait fait financer une partie de sa campagne par le dictateur libyen Kadhafi.
Il
n'y a pas la moindre preuve, il n'y a pas le moindre élément, il n'y a pas le plus petit commencement d'une preuve.
Et
lorsque certains accusent Mediapart d'être une officine politique, son cofondateur Edoui Plenel répond.
Il
n'y
a
pas d'agenda caché et quelles que soient toutes les affaires qui ont dérangé la gauche, toutes les affaires qui ont dérangé l'extrême droite, toutes les affaires qui ont dérangé la droite,
c
'est nous. Je ne peux pas vous dire autre chose. Le site d'investigation est uniquement financé par le soutien des lecteurs, un gage d'indépendance selon lui.
Tout
l'ensemble de ces médias privés sont propriétés de milliardaires extérieurs à nos métiers
et
avec des dispositions qui hélas n'existent pas pour défendre les rédactions, etc. Donc nous, qu'est-ce que nous défendons ? Nous défendons un journalisme et un média qui est totalement indépendant de ça. Pas pour donner des leçons, pour donner du courage à tout le monde, parce qu'il faut résister à cela.
Aujourd
'hui, Mediapart compte plus de 260 000 abonnés. Sur 700 enquêtes et plus de 340 procédures en diffamation, le site d'information indépendant a été condamné cinq fois.
Et
on rappelle qu'Emmanuel Macron s'était exprimé également sur la violence des attaques de Marine Le Pen à l'encontre de Mediapart, considérant que c'était dangereux et escalatoire. Alors, là, il tient à rappeler qu'au fond, il faut préserver la liberté de la presse. Oui, voilà, quelles que soient les opinions de la presse, mais on voit bien qu'on est dans un engrenage aujourd'hui. Il faut choisir son camp. On est sommé et généralement, ça se fait un peu au détriment des journalistes.
Dans
le reportage, Edwip Lennel, c'est normal, dit qu'il n
'y a
pas d'agenda caché.
Il y
a malgré tout des agendas au moment des élections présidentielles. Vous ne pouvez pas enlever à Nicolas Sarkozy l'idée que le document libyen sort pendant la campagne présidentielle de 2012. Lui coûte peut-être en partie la présidentielle, ça on n'en sort à rien, mais... Marine Le Pen dit la même chose. Et Marine Le Pen dit la même chose. Vous ne
pouvez pas
empêcher un homme ou une femme politique de penser ça, lui qui est engagé dans une campagne où il joue sa vie politique. Un mot sur cette question de Catherine en Côte d'Or. Est-ce que Mediapart compte feuilletonner l'affaire Bardella jusqu'à plus soif ?
On
verra bien, ce que dit Fabrice Arfi, l'auteur de l'article, c'est qu'il a des éléments et qu
'il
va continuer à les mettre sur la table.
Si
Marine Le Pen et Jordan Bardella sont si violents sur Mediapart, c'est parce qu'ils savent aussi que Mediapart est redoutable. Qu'on l'aime ou qu
'on
ne
l
'aime pas, vous disiez, il n
'y a
que cinq fois sur des petites affaires en plus qu'il a été condamné, c'est ultra bétonné. Certes, c'est la campagne présidentielle, mais parce que c'est la campagne présidentielle, ils ont décidé de mettre les forces sur tous les candidats, je pense. Donc, que Fabrice Arfi, qui n'était pas un rubricard qui subit le Rassemblement national, soit en train d'enquêter sur le Rassemblement national, voilà, ils mettent leur force parce qu'il y a une attention dans une campagne présidentielle sur les candidats et que ça devait être normalement Jordan Bardella, le candidat du RN, donc il y avait une interrogation autour de lui. Mais ça fait des mois et des mois qu'ils enquêtent. C'est ce qu'ils
ont dit.
Voilà.
On
ne va pas mettre en risque la réputation de
la publication. Ils n'ont
pas donné les preuves aujourd'hui, il l'a dit hier à une émission sur France 5, c'est parce qu'il veut protéger ses sources aussi, que les sources, les gens qui lui ont parlé ont peur aujourd'hui. Donc, en gros, il essaye de voir comment donner des preuves sans mouiller ses sources. Mais sans doute que c'est solide. C'est pour ça aussi qu'il y a panique au Rassemblement national.
Ça me rappelle une situation que j'ai vécue avec complément d'enquête il y a deux ans, quand on révèle le compte Twitter anonyme utilisé par Jordan Bardella, donc Repnat du ghetto, on fait face à un tir de barrage immense du Rassemblement national, une campagne de dénigrement assez puissante, des menaces aussi sur les réseaux sociaux, etc. Et finalement,
en
fait, Jordan Bardella, je me souviens, avait fait une tournée médiatique en disant qu'il allait déposer plainte en diffamation, ce qu'il n'a jamais fait, ni contre l'émission Complément d'enquête, ni contre le livre qu'on avait édité ensuite. Donc, c'est une stratégie assez classique aussi de contre-feu, voilà, afficher la puissance. Et je voulais simplement revenir sur le fait que l'histoire de la violence ou de
l
'agressivité du Front national et du Rassemblement national contre les journalistes, ce n
'est
pas d'aujourd'hui, qu'on ne le découvre pas aujourd'hui avec cette expression hallucinante. Mettre
son
costard en Kevlar. Voilà. Le Kevlar, c'est ce qui est utilisé aussi dans les Gilets pare-balles. Absolument. Mais je connais personnellement des confrères qui ont été roués de coups il y a moins d'une décennie par le service d'ordre du Rassemblement national. Il y a de nombreux exemples de violences à l'égard des journalistes, même si ça s'est calmé ces dernières années. J'ai moi-même... C
'était
la même stratégie, justement, d'apaisement des débats publics. Voilà,
ça s'est
un
petit
peu calmé. Mais c'est vrai que c'est aussi très typique de Marine Le Pen. Quand j'avais eu l'occasion de l'interviewer, je l'agassa un petit peu avec mes questions, et au bout d'un moment, elle m
'a
dit, vous savez, Jordan Bardella est très précieux parce que ça peut arriver à tout le monde de passer sous un camion, ça peut m'arriver à moi, ça peut vous arriver à vous aussi. Les yeux dans les yeux, c'est enregistré, il y avait une caméra. Donc voilà, c'est quelque chose d'assez classique, finalement, cette réaction très épidermique et assez violente. En tout cas, il y a un acte 2 qui est annoncé d'ores et déjà par Mediapart, et c'est habituellement les méthodes de ce site d'investigation. C'est comme ça qu'il travaille en général. Et oui, c'est comme ça que Jérôme Cahuzac, qui a dit des
yeux dans les yeux qu
'il
n
'avait pas de compte, a dû reconnaître qu'il en avait un. Vous l'avez dit tout à l'heure rapidement, Cécile Cornudet, le rendez-vous outre cette séquence-là. On va voir comment les choses se terminent ou se poursuivent. L'autre séquence qui est essentielle pour Marine Le Pen, là aussi c'est une question de crédibilité et de peut-être élargir son électorat, c'est la partie économique, avec, vous l'avez dit rapidement tout à l'heure, la présentation de son projet de budget pour 2027 et de sa stratégie
pluriannuelle.
Quelle est la vraie différence avec les autres années ? C'est qu'elle pense gagner, cette fois. Elle pense gagner et qu'on est dans une situation financière. Beaucoup de pays, mais la France en particulier, extrêmement fragile. On est à deux pas d'une crise financière. Et elle veut essayer de
délier
la possibilité d'une victoire du RN avec une crise financière.
Elle
veut rassurer, en fait, et donc donner des gages qu'elle ne fera pas n'importe quoi budgétairement, présenter des économies, au-delà des habituelles économies du RN sur les étrangers et sur les fraudes. Là, il y a des choses manifestement assez massives, par exemple, des déconcentrations de ministères entiers en province. Donc, ils ont vraiment beaucoup travaillé pour essayer de présenter quelque chose qui tienne à peu près la route. Donc, c'est ça qui est en jeu le 6 mardi prochain. Parce qu'elles considèrent que c'est la dernière marche
?
La
crédibilité
économique par rapport au marché ? Électoralement, oui. Pour faire venir notamment les retraités, qui sont vraiment le plus gros bataillon électoral et celui qui a eu du mal à convaincre parce qu'ils avaient peur pour leur épargne. Les retraités, pourquoi ? Ils ont peur parce qu'ils ont de
l
'épargne et qui dit tension sur les marchés financiers, etc., dit fragilisation de leur épargne. Donc, elle était sortie de la question de l'euro pour les rassurer. Et là, c'est la deuxième phase. On va montrer qu'on est responsable sur un point de vue budgétaire pour ne pas créer de crise financière.
mais je te
remercie
de la jecan' pour количество valoir
?
A l
'aura de
la juw, je m'enlève un peu plus gros pour le rang. Sous-titrage ST' 501