Identifier et lutter contre l'antistiganisme | #Amfis2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour camarades, merci à toutes et tous d'être là. Donc je suis Hercilia Soué, député à la fille de Sanmar. Et euh j'aimerais vous poser une question, c'est est-ce que vous avez conscience que autour de nous, il y a un nombre épouvantable de personnes qui n'ont ni accès à l'eau ni accès à l'électricité et parmi ces personnes, de nombreux voyageurs.
Alors, je j'utilise le terme de voyageur. Il paraît que le terme administratif, c'est gens du voyage, mais les premiers concernés ne l'apprécient pas trop ce terme. C'est la raison aussi pour laquelle je ne tiens pas spécialement à l'utiliser.
Ne pas avoir accès à l'eau, ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire ne pas pouvoir boire, ne pas pouvoir se doucher et donc par ricochet arriver crotter à l'école, arriver cotter au travail et être stigmatisé. Ne pas avoir accès à l'électricité, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire ne pas avoir de chauffage pendant l'hiver. Ça veut dire ne pas pouvoir se faire à manger chaud. Ça veut dire ne pas pouvoir se connecter à un ordinateur pour travailler, pour faire ses devoirs, pour aller pour aller sur le KNED.
Alors après ce qu'on nous dit souvent c'est que ces voyageurs qui n'ont accès ni à l'eau ni à l'électricité c'est parce que ils sont installés de façon illégale comme si ça justifiait le fait de ne pas avoir accès à des droits les plus élémentaires. Sauf que pourquoi les voyageurs souvent se retrouvent installés de façon illégale ? C'est pas par choix, c'est parce qu'ils y sont contraints.
Ils y sont contraints parce que les lois ne sont pas respectées. Qui est responsable de cette situation ? Les responsables politiques.
Qu'est-ce qu'ils font pour y remédier ? Ah, ils sont très actifs, très actifs sur le sujet, mais uniquement pour aggraver la situation. Il s'aggrave la situation en disant que bon, on va augmenter les amendes.
C'est vrai que le portefeuille des voyageurs, il est très conséquent. C'est vrai que si on augmente les amendes, les voyageurs vont pouvoir payer ces amendes. Ils vont même jusqu'à dire "On va les en tôle parce qu'ils sont installés de façon illégale." Alors, c'est toute façon de régler le sujet, de régler le problème, hein.
Si on les fout en tôle, c'est sûr que il y aura plus personne. Donc, on dira qu'il y a plus de problème. Les voyageurs n'ont ni envie de payer des amendes à répétition, ni envie d'être expulsé à répétition, ni envie d'être mis en toile.
Et donc s'ils sont installés de façon illégale, en fait c'est qu'ils ont pas le choix. Et quand ils ne sont pas installés de façon illégale, ils se retrouvent dans des zones qui sont inhabitables pour n'importe quel être humain. 80 % des aires d'accueil actuel sont installées dans des zones extrêmement polluées.
Alors moi j'ai interpellé dernièrement Retillot, je sais pas si vous l'avez vu, il est venu dans cart, je me suis dit chic, je en profiter pour aller lui parler un petit peu puisqueil apparemment il s'intéresse beaucoup à la question des voyageurs. Monsieur Retillot, il n'arrête pas d'en parler, il a même lancé une circulaire là pendant l'été et donc je lui ai dit "Monsieur Retaillo, j'ai un petit courrier pour vous parce que en fait juste avant cela, j'avais vu une association de voyageurs qui justement voulait lui demander à le rencontrer. Monsieur Retayot, puisque vous parlez beaucoup de nous, bah rencontrons-nous.
Donc je me suis dit tiens, je vais aller donner la petite lettre à monsieur Retaillot. J'ai dû me faire violence. J'ai dû serrer la main de monsieur Retaillot.
Je lui ai donné cette lettre qu'il a tenu du bout des doigts comme si c'était un déchet. Il l'a donné à son assistant et il m'a juste répondu ces mots. Les voyageurs doivent respecter la loi.
D'accord, monsieur Retailloto. Les voyageurs doivent respecter la loi. Mais enfin, les voyageurs surtout ne sont pas des sous-citoyens.
Les voyageurs sont des citoyens comme les autres. Et les voyageurs parce qu'ils sont des citoyens comme les autres et bien ils ont des droits que l'État doit respecter. L'éto l'État doit respecter la loi.
Vous dites que les voyageurs doivent respecter la loi. Commencez déjà vous par respecter la loi. Et c'est parce que je pense que c'est important de le marteler.
Je pense que c'est important que la gauche saisisse vraiment de ce sujet que j'ai tenu à faire venir aujourd'hui. Donc deux invités qui sont deux premiers concernés. Donc à ma droite Sou Hélène de Mestre qui est directrice de l'association d'Assovas qui est une association en fait à Lille qui voilà qui justement lutte pour la dignité des voyageurs qui lutte contre le racisme environnemental que subissent les voyageurs.
Elle pourra vous en parler de façon plus détaillée et je tiens à dire vraiment toute l'admiration que j'ai pour Sou Hélène. Soulè en fait pour l'anecdote, je l'ai rencontré à 2 ans. Il y a des gens de 2 ans ici d'ailleurs.
On s'est rencontré à l'occasion d'une marche justement une marche pour la paix, une marche pour la dignité des voyageurs suite à en fait une action scandaleuse de la part de la mère de Denin qui en fait avait fait un appel sur les réseaux sociaux. Elle avait fait un appel euh à à l'intention de ses habitants pour leur dire attention, il y a des gens du voyage qui arrive, faisons tout pour faire en sorte qu'il ne s'installent pas. Bref, une incitation à la haine quoi.
Et euh et face à cette attitude haineuse, tout ce que l'association d'assovas a tout ce que l'association d'assovas a répondu, c'est par des roses et des mots d'amour. Et moi ça, ça m'a vraiment beaucoup touché. [Applaudissements] Et à ma gauche, j'ai Antoine Saur qui euh est un voisin puisque fait il est de de Saintmarne, même s'il va drouiller un petit peu.
Euh et euh et en fait Antoine, je l'ai rencontré justement dans ces circonstances là. Il m'a fait visiter plusieurs plusieurs sites d'installation Lego ou illégaux. Il est lui-même en situation d'illégalité.
Euh donc il pourra justement vous expliquer à quel point ce n'est pas un choix. Ça lui a même voilà c'est ça qui m'a il y a une chose qui m'avait particulièrement touché justement dans ce que tu m'avais raconté Antoine, c'était euh qu'en fait Antoine c'était un très bon élève et en fait il a pas pu aller au bout. Et moi ça me touche parce qu'en fait je suis prof à la base.
Je suis pas voilà avant d'être député, je suis prof. Et Antoine il avait vraiment envie de pouvoir continuer ses études. Il était vraiment bon.
Tous ses profs étaient fiers de lui et il a dû arrêter. Pourquoi ? Parce qu'il était expulsé tout le temps d'un lieu à un autre.
Et c'est impossible d'avoir une scolarité de façon continuelle quand on est expulsé expulsé en permanence. Et vraiment, je pense que c'est une façon de marginaliser les gens, de les marginaliser, de les mettre à l'écart de la société, de faire en sorte qu'ils ne puissent pas se battre pour leur droit. Mais Antoine, lui, il a rien lâché.
Il a rien lâché. C'est pour ça qu'il est là aujourd'hui. Et voilà.
Et donc, c'est pour ça aussi que je voudrais que vous l'applaudissiez. Et je vais pas être longue. Voilà.
Et justement, je vais donner la parole à Antoine. Bonjour à tous et à toutes. Très heureux d'être parmi vous aujourd'hui pour pouvoir vous expliquer tout ce que notre communauté notre communauté pardon subit de jour en jour, de mois en mois et d'année en année depuis des générations en génération.
Donc comme Hercilia m'a présenté, je n'ai plus grand-chose à dire. Je suis le fondateur de l'association ARGV, association représentative des gens du voyage. Alors, je suis pas le seul représentant des gens du voyage.
Il y a beaucoup de d'associations qui travaillent dans ce sens comme Hélène et beaucoup d'autres. Et euh j'ai eu à cœur de pouvoir fonder cette association parce que j'avais été sollicité par les villes qui m'entouraient pour pouvoir euh voilà mener des médiations euh contre les installations illicites qui entouraient les communes voisines de ma ville. Donc j'ai commencé à être médiateur social d'un centre social situé à Drancy en Senny et euh à la suite d'être médiateur social, j'étais un peu enfermé dans un cercle et je pouvais pas avancer où je voulais et puis j'étais soumis à une direction, à un salaire et cetera.
Donc, j'ai décidé de voilà faire une demande de rupture conventionnelle au centre social et euh de me retrouver au chômage pour pouvoir voilà afficher les problématiques qu'on rencontrait parce que je pouvais pas les afficher en tant que salarié. Donc, j'ai décidé de monter une association avec des jeunes voyageurs de la région parisienne pour pouvoir afficher tout ce qu'on subit aujourd'hui. Et puis aujourd'hui, ben je me retrouve à Valence.
J'ai quitté mon secteur pour pouvoir vous expliquer tout ce qu'on subit. Donc aujourd'hui, j'aimerais vous dire quand même qu'on est entre 500000 voire jusqu'à 1 million de gens du voyage sur le pays, c'est pas un petit nombre, c'est quand même assez important et on est présent sur tous les départements de France. Donc ce qui n'est pas facile pour notre communauté comme Hercia nous l'a dit.
Euh on a beaucoup d'appellations, donc gens du voyage, ça parle un peu plus mais on est l'une des communautés les plus discriminées en France que ce soit dans les activités économiques. Je vous explique une petite anecdote pour vous détendre. J'ai un de mes collègues qui avait sonné à une porte pour démarcher et la dame a dit non, il avait une tête un peu plus brun que les autres.
Il lui a dit "Non non, vous êtes gitan, je veux pas vous faire travailler chez moi." Donc il est parti et puis un autre membre de la communauté a sonné quelques jours plus tard, mais il était un peu plus blanc, un peu il passait un peu mieux. Et ben la dame l'a fait travailler et à la fin quand elle l'a payé, elle lui a dit "Bah écoutez monsieur, je suis bien content que vous avez fait le travail chez moi.
Tout est bien fait, c'est propre, tout est bien parce que il y a un gitan qui est passé il y a quelques jours. Heureusement que je l'ai pas fait travailler." Alors il a il a encaissé le pognon puis lui a dit "Ben écoutez madame, vous avez pas fait travailler le premier gitan, mais vous avez fait travailler le deuxième." Donc voilà, on subit ça euh en cours de journée, en cours de mois, en cours de semaine, en continue.
Et euh que ce soit pour les enfants avec la scolarisation, je l'ai vécu dans ma famille et en étant médiateur social, j'ai assisté à la scolarisation des enfants qu'ils avaient été refusés quelques semaines auparavant. Et ben dans la suite, je me suis rendu en mairie et puis j'ai fait un peu le scandale en expliquant que on est presque des prioritaires pour la scolarité des enfants, nous les voyageurs parce qu'il y a beaucoup de décrochats scolaires par rapport au mode de vie qu'on a. Et puis voilà.
Et puis bon, on a réussi à faire scolariser les enfants en forçant un peu la mairie à les scolariser parce que vu que c'était des voyageurs, ils avaient soi-disant pas l'accès à la scolarité comme un habitant de la ville. Bon, on a réussi quand même à scolariser les enfants, mais on subit ça un peu chaque jour. On reçoit beaucoup d'appels pour pouvoir pousser les mairies à scolariser les enfants et je pense qu'e un pays comme la France, on aurait devrait pas avoir besoin de pousser les mairies à scolariser les enfants.
Que ce soit aussi pour les médecins dès qu'on arrive et qui voient qu'on est les gens du voyage, ben il est complet, il y a plus de place où il poussent le rendez-vous 3 mois plus tard, 4 mois plus tard, 6 mois plus tard jusqu'àattend que la mort frappe et puis que c'est terminé quoi. C'est pareil pour des restaurants. Il y a des vidéos qui circulent un peu sur les réseaux sociaux.
Une dame, une directrice de restaurant a refusé l'accès à une famille qui était là pour manger, rien d'autre. Vous êtes gens du voyage, vous ne pouvez pas rentrer au restaurant. Alors la famille a filmé et puis a fait circuler ça sur les réseaux parce que c'était des gens du voyage, ils avaient pas le droit de manger.
Donc et c'est pareil pour la maltraitance vis-à-vis de la communauté des gens du voyage quand une cinquantaine de policiers pour une dizaine de caravanes ce qui fait 20 personnes arrivent cagoulé armé avec les casques et puis la tortue ninja qui est devant nous. C'est pas très agréable mais on vit on vit ça assez souvent. Moi, je le vis euh assez régulièrement et euh même en voyant des panceaux, c'est la première chose et c'est pour ça que je dis que les la communauté des gens du voyage, c'est l'une des communautés les plus discriminées.
Il y a des panneaux qui existent. Alors, on lutte avec des associations pour les faire supprimer des communes, mais il y a une caravane qui est qui est sur le panneau, il est barré et en dessous, il y a écrit interdit aux gens du voyage. Donc voilà, c'est ce qu'on subit assez assez souvent.
Donc en voyant tous ces choses, j'ai eu à cœur de pouvoir fonder cette association pour pouvoir combattre tous ces idées de racisme envers ma communauté parce que je le vis en continu. J'ai pas quitté le mode de vie des gens du voyage pour être tranquille. Au contraire, je veux le vivre encore plus pour pouvoir le vivre encore plus et pouvoir combattre encore plus.
Alors aujourd'hui, rien n'est acquis mais on lutte contre toutes ces discriminations envers les enfants, envers les personnes âgées, envers les foyers, envers envers les femmes seules, envers les veufes, les veuves, envers toute personne qui subit ces discriminations dans notre communauté. et on veut se faire entendre de plus en plus avec madame Soué. On a eu beaucoup d'auditions à l'Assemblée pour pouvoir faire comprendre qu'aujourd'hui il n'est plus temps de vivre ces discrimination.
Mais au contraire, on est sur un pays qui on dit souvent liberté, égalité, fraternité. C'est écrit au-dessus de toutes nos mairies, mais malheureusement c'est pas très respecté. Donc j'aime le dire, je suis négitant et je mourir gitant, même si la le pays commencerait à mettre des lois très répressifes et ça arrive.
On n' pas peur d'une loi, c'est pas c'est pas ça le souci. On est né gitant et je le dis, on mourira gitant. Donc je peux pas vous parler des gens du voyage sans vous parler du génocide qu'on a connu à travers les temps.
Alors le temps a passé mais pendant les les guerres sur notre pays, plus de 500000anes sont morts dans les camps de concentration que ce soit des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées dans d'horribles souffrances. Et euh donc on veut encore afficher que la France en est pour une cause et rien n'a été reconnu par rapport à ce génocide que tout le monde connaît parce que comme on parle de génocide et des camps de concentration, c'est les ziganes qui ressortent tout de suite parce que c'est nous qui ét victime de ce génocide. Donc comme certains policiers le disent en venant nous expulser après 24 heures d'installation avec des nourrissons, avec des personnes âgées, des personnes malades, on l'entend souvent qu'itler n'a pas assez exterminé de zigan.
Donc bon, Hicler a essayé d'exterminer plus de 500000 zigan. Aujourd'hui, comme je l'ai dit tout à l'heure, on est voir 1 million de zigan en France. Donc il a pas réussi à faire ce beau travail qu'il voulait faire soi-disant. aujourd'hui en perdure dans le temps et j'aime le dire comme la France veut détruire une communauté ou une population bah au contraire elle échoue parce qu'on mute encore plus.
Alors aujourd'hui, on avait eu une un entretien avec une un préfet qui nous avait dit "Faut y aller molo vous les gitan faut faire moins d'enfants." Je dis "Pourquoi ?" "Ah ben parce que il faut Ah ben j'ai dit on vous demande pas de faire moins d'enfants.
Si vous en avez dit, je vais pas vous dire d'en faire moins." Donc on subit ces choses-là pour essayer de nous faire disparaître. Mais heureusement que on a des associations qui se sont montées depuis ces dernières années qui luttent comme Suelen et bien tant d'autres à pouvoir durer dans le temps.
Donc je tiens quand même à remercier madame Soué de cette engagée. Voilà, elle est la présidente comme elle l'a dit tout à l'heure du groupe Jean du Voyage de l'Assemblée nationale et ces derniers mois, ces dernières années, elle nous a fait pénétrer à l'Assemblée nationale comme si c'était chez nous pour pouvoir se faire entendre auprès des différents partis politiques et voilà en essayant de faire appliquer la loi qui a été écrite par ces politiques et qui n'est pas respectée. Donc on a travaillé sur un beau projet de la reconnaissance du génocide Zigan en France.
Donc qui comprend les Romes, les manouches, les voyageurs, c'est beaucoup de on s'appelle les gens du voyage mais on est beaucoup de groupes dans les gens du voyage. Donc c'est un travail qu'on a fait euh avec un peu de mal, c'est vrai. Mais bon, le la loi est écrite.
Alors, on sait pas jusqu'à où ça va aller, mais voilà, on croise les doigts et on espère que voilà, tout le monde sera mobilisé pour pouvoir reconnaître ce génocide qui a pas été facile pour nous. Nous, on ne l'a pas connu mais nos anciens nous ont transmis ça et on a ça dans nos gênes en voyant nos grands-parents pleurer en expliquant les souffrances qu'ils ont vu leurs parents mourir ou leurs frères mourir, leurs sœurs, leur famille. Donc on a grandi avec ces ces émotions.
Donc madame Soudé ne s'est pas arrêté là. On a elle a fait une tournée nationale pour entendre pas seulement la voix des voyageurs parisiens ou les voyageurs lillois mais elle est partie un peu partout en France pour pouvoir connaître toutes les les problématiques que les voyageurs au niveau national rencontrent. Donc, j'aimerais vous le dire parce que je sais pas si tout le monde maîtrise un peu le sujet gens du voyage, mais sur les schémas des il y a il y a trois sortes de de il y a trois grosses catégories pour les gens du voyage.
Il y a les voyageurs qui sont sédentarisés, les gens du voyage sédentarisés, donc ceux qu' ont un peu réussi dans la vie, qu's ont arrivé à acheter de maison, c'est pas tous les voyageurs malheureusement, ou ceux qui ont bénéficié de logements sociaux qui est qui est inscrit au schéma au schéma départemental. Il y a les voyageurs qui ont réussi à saisir les aires d'accueil. Toutes les communes de plus de 5000 habitants en France sont dans l'obligation et c'est pas un choix qu'on leur laisse, ils sont obligés de réaliser des aires d'accueil pour pouvoir nous accueillir.
Donc qu'il veuille ou qu'ils veulent pas, normalement obligé ça veut dire obligé. Et il y a les voyageurs comme moi qui vit les rances forcées. Alors pourquoi je dis les rances forcées ?
Parce que c'est pas désiré. On voyage, il y a aucun souci. Mais les ran c'est une ça se subit, ça ne se vit pas.
C'est-à-dire que les enfants ne peuvent pas être scolarisés, on peut pas avoir un suivi correct. Là, je vous voilà, je vous fais une petite faveur de vous expliquer ma vie privée, mais là actuellement, ma caravane, elle a abandonné sur un parking avec ma femme et mes parents où personne peut conduire la caravane pour que je puisse vous venir vous expliquer les difficultés qu'on rencontre parce qu'on est sur un terrain illicite. Donc, c'est pour vous dire qu'on subit ça, on continue et on continue.
Si demain j'ai un rendez-vous au cardiologue pour ma santé et que je suis expulsé le matin, ben je peux pas y aller. Donc, on subit ça assez souvent. Les enfants peuvent pas être scolarisés, c'est-à-dire de l'idé le triste en continu.
Les enfants peuvent pas lire, peuvent pas écrire. C'est un handicap. Et pourquoi ?
Parce que ben l'État a décidé, messieurs les préfets, messieurs, mesdames les maires ont décidé de ne pas respecter la loi qui date de 90, la loi Baisson, à accueillir les gens du voyage sur leur commune pour pouvoir leur faciliter un peu la vie économique, sociale et cetera. Donc voilà les trois grands groupes qui découlent des gens du voyage. Donc en vous parlant de tout ce système d'érance forcé et je le vis et madame Soué l'a vu euh il y a pas que mois comme je le dis on est plus de 500000 en France et une grande majorité subissent l'érance forcée sur le niveau national pas au niveau local ou départemental mais au niveau national.
Donc ça se joue à la grande échelle et euh tous les enfants de la communauté, tous les personnes âgées subissent les mêmes conséquences et c'est pas appelé à disparaître, j'ai l'impression, si ça continue comme ça, c'est appelé à s'aggraver. Donc je j'aime le dire que le temps est venu euh à faire changer les choses. Alors nous, on est mobilisé.
Alors, malgré que les lois ne sont pas respectées, je vais vous donner un peu de chiffre pour vous mettre un peu voilà dans le bain. On a 95 départements en France et on a seulement sur les 83 schémas départementaux en schémas départementaux respectés. Donc là, on parle pas de 50 % ou 30 %, c'est vraiment rien du tout quoi.
Donc c'est pour ça que la situation est si mal. Aujourd'hui, vous avez peut-être entendu parler que pendant les 3 mois qu'ils ont passés, les gens du voyage ont été les number one du des journaux. Gens du voyage, gens du voyage, gens du voyage, pas dans un bon sens seulement pour nous critiquer.
Donc nous ce qui nous reste à faire à part se mobiliser et nous faire entendre, on n' pas les moyens d'agir. Donc on compte sur tous ceux qui veulent bien nous écouter, de nous aider, de relayer. Alors, il y a des personnes qui connaissent pas grand-chose des gens du voyage.
Ils se permettent de parler et c'est ce que je déteste parce que comme on connaît pas un domaine, il faut jeter l'éponge et laisser les autres parler du domaine. Donc, j'aime le dire, il y a 3,6 % des communes qu's ont une aire d'accueil pour les gens du voyage. 3,6 % des communes qui ont une aire d'accueil pour les gens du voyage. 3 %, c'est pas grand-chose.
Donc 96,4 % des communes qui n'ont rien pour accueillir les gens du voyage. Presque 100 % quoi. De plus de 5000 habitants.
Alors je vous vu que vous me relancez sur le sujet, j'avais passé mais voilà, il y a 34955 communes en France et seulement 2879 communes ont plus de 5000 habitants. Alors je répète, il y a 34955 communes en France. on va dire 35000 et il y a que 3000 communes qui font 5000 habitants en France.
Donc le calcul pour la loi Besson n'est pas terrible mais bon on s'applique là-dessus. Il devrait y avoir 2879 aires d'accueil et on en a que 1358. Voilà pourquoi les voyageurs s'installent illitement et risquent de mourir à tout.
Moi, j'ai vu une scène de crime devant moi, je vais vous la raconter. On s'est installé sur un parking parce que la commune devait réaliser une aire d'accueil selon le schéma départemental. Elle avait reçu des subvention et malheureusement c'est passé dans autre chose.
L'aire d'accueil n'a pas été faite. On s'est installé licitement sur un parking. Madame la première adjointe au maire est venue nous voir et elle me connaissait.
Elle m'a dit "Monsieur Sauser, il y a pas de problème, vous restez là." Ah mais je lui dis "Pour quelqu'un est de bonne foi, c'est pas mal." Alors, je lui ai dit, "Excusez-moi madame, mais vous allez nous mettre des containers pour les ordures et le service technique va venir nous brancher l'électricité et l'eau pour pouvoir se doucher." C'est possible. "Ah ben vous avez l'habitude, monsieur Saer." Mais je dis, "On est pas électricien madame, mais vous avez l'habitude." Ben je dis "Écoutez, on va se débrouiller." Madame première adjointomer est partie et puis trois profes gens du voyage sont rentrés dans la centrale électrique et vous savez ce qui s'est passé ?
La centrale a explosé. Donc les hélicoptères sont venus chercher les trois personnes, un à Lille sont des grands brûlés, un à Tour et un à Paris seulement pour vouloir se doucher parce que les municipalités ne sont pas mobilisées comme on s'installe à nous aider parce que le service technique est là pour aider les habitants mais malheureusement on est passé à l'AS donc on essaie de faire au mieux mais malheureusement ça n'avance pas. Donc je vous donne un petit exemple pour le département des Alpes Maritimes.
On n'est pas très loin, on est sur la route là. Alors il y a 1500000 habitants sur les départements des Alpes Maritimes. Et vous savez combien d'art d'accueil ?
On a que trois. Alors si on joue un peu avec la loi, il devrait en avoir 33. Et on s'aperçoit que nous voyons qu'après 25 ans de travail, il y en a trois sur 33.
C'est pas énorme. Donc si on s'applique vraiment aux 5000 habitants par commune, on est loin du compte. Donc j'aime le dire dans les Alpes Maritimes, il y a un quota de 60 gitans et pas plus.
Alors, je pense que dans peu de temps dans les Alpes Maritimes, on verra un quota de 60 ans interdit à 61 gitans dans les Alpes Maritime. Et j'aime préciser quand même que les ADAC ne sont pas gratuites, hein. Tout est payant.
Ça tourne entre 450 et 500 € par mois. Et si on prend la douche et qu'il fait froid, faut sortir dehors. C'est pas les meilleures isolation, c'est pas les meilleures constructions, c'est du premier niveau.
Donc je tiens à appuyer que les aires d'accueil, comme certains le pensent, c'est pas le contribuable qui les paye. C'est nous. Et si on a l'encre rouge, on a l'encre rouge.
Alors, j'aime préciser quand même que les membres de la communauté et les gens du voyage sont pas décisionnaire sur la loi et souvent les collectivités, ils veulent faire passer les victimes pour les coupables. J'ai écrit plus de 30 courriers madame Soué le sait à des agglomérations, à des maires, à des préfets, à tout ce que vous voulez là, tous les gros bonnets. J'ai jamais trouvé une solution.
Et demain comment je m'installe sur un terrain, ils me disent "Ah ben vous êtes vraiment hors la loi hein." Bah si nous on est hors la loi. Je sais pas ce qui ce qu'ils sont eux hein.
Donc on subit de la discrimination continue. Je vous fais un petit point sur la caravane parce que vous savez que les gitans vivent en caravane. Vous voyez ce que c'est une caravane ?
Ah ben 96 % des documentations d'urbanisme interdisent de manière absolue et générale le stationnement sur l'ensemble des zonesages et le mieux des mieux. Vous savez quoi ? Sur les zones urbaines par an, on a le droit à stationner 3 mois avec notre caravane.
Mais comme on dort dans la caravane et qu'on se lave dans la caravane et qu'on fait tout dans la caravane, on passe 3 mois dans la caravane et après on va où ? change de système. Donc uniquement 3 mois par an sur des zones urbaines, c'est-à-dire habitable normalement.
Mais la caravane, c'est pas considérée comme une habitation pour ceux qui le savaient pas, hein. Donc, j'aime le dire que la souffrance continue parmi le peuple du voyage parce qu'on est privé de famille. Des fois, on est obligé de se séparer des parents et des enfants.
On est obligé de se séparer parce que quand on a une place pour mettre cinq caravanes, là, je suis prêt à trouver une place pour une caravane et je me mets tout seul. parce que c'est tellement difficile, c'est tellement compliqué qu'on est prêt à tout abandonner. Et c'est ce qu'on a subi pendant les les génocides qu'on a vécu.
Nos familles étaient séparées. Le père à droite, la mère à gauche et les enfants devant puis l'autre derrière. La vie économique à chute, madame Chouc, on peut pas travailler.
On est expulsé en continu et en continu on peut pas laisser les femmes et les enfants tout seul parce qu'il y a de la violence policière. Donc les hommes ils se mettent devant pour prendre le coup de bombe macogène. C'est plus facile que les femmes et les enfants les protègent.
La santé de nos proches, je l'ai expliqué tout à l'heure à madame Soué. On a eu un décès sur les bras d'une cousine. La police est venue pour nous expulser.
Alors j'ai ouvert la porte mais je lui dis entrez. Vous allez voir si c'est beau là-dedans. Elle était décédée.
On peut pas partir avec les caravanes sur la route avec un un mort même. Donc on subit ça, on continue sans parler de la déscolarisation de nos enfants qui est obligatoire. Donc voilà, malgré tous ces difficultés que nous rencontrons, le gouvernement actuel attaque sans cesse la communauté.
Comme madame Souet l'a dit, une circulaire arrive pour l'automne pour geler les cartes grises des caravanes qui sont en installation illicite mais il ne précise pas qu'on a pas d'emplacement pour se mettre. Donc ça va de pire en pire et ça va pas de progrès en progrès. Donc on essaie par tous les moyens, on voilà, on essaie de négocier, de trouver des solutions, de mener des médiations à bien mais malheureusement le gouvernement actuel ne veut pas nous écouter.
Donc vous avez peut-être entendu parler de monsieur Albertini du groupe Horizon. Le 3 avril 2025, il a amené une proposition de loi très très répressive envers les voyageurs. Ah bah lui, il veut carrément nous mettre en prison.
Mais j'ai écouté Darmanin la dernière fois, il nous a dit qu'il y a plus de place en prison. Donc on craint rien. Mais voilà, le combat ne s'arrête pas là.
Euh comme je vous le dis, la circulaire arrive. On est en plein dent là et coûte que coûte, on se défendra, on s'expliquera, on se mobilisera. On est dans un pays de liberté, d'égalité et de fraternité et on ira jusqu'au bout pour pouvoir faire appliquer les lois qui nous sont du et ils doivent reconnaître tout ce qu'ils nous ont fait subir depuis tant d'années.
Depuis tant d'années. Alors, ils mettent toujours la madame Soué est témoin. Une députée du Rassemblement national m'avait posé une question.
Pourtant, c'était pas la cause. On parlait de des installations icite et elle m'a dit "Qu'est-ce qu'il en est de la délinquence chez les gens du voyage ?" Ah mais je lui dis "Excusez-moi madame la députée mais c'est pas l'ordre du jour." Donc vous voyez, on subit des choses comme ça.
Ils essayent de nous troubler et puis nous alarmer mais bon pourtant je reste un gitant. Mais vous me comprenez, je parle français hein. Donc voilà donc on reste mobilisé pour ça.
Merci de votre écoute et puis voilà. J'espère que vous avez compris. Ah, j'ai une petite phrase finale.
Voilà. Alors, comme vous le savez, pour la majorité des gens du voyage, il ne votent pas. J'en discuté tout à l'heure avec madame Soudé.
Sur tous les programmes que je lis, les gens du gens du voyage n'existent pas malheureusement. Pourtant, BFM TV, parle de nous. France 3, j'étais sur France 3 il y a quelques jours, parle de nous.
Tout le monde parle de nous mais sur les programmes politiques, on nexiste pas. Donc les voyageurs ne votent pas. C'est logique.
Si ça nous concentre pas, on peut pas voter. Alors, j'aimerais le dire que pour les politiques qui nous écoutent et qui ont à cœur notre situation et qui veulent nous aider, ben j'aimerais le dire et je l'ai noté là juste ici. Si les si les politiques s'engagent envers la communauté qui veulent nous aider, qui veulent qu'on s'en sorte, vous savez ce qu'ils feront les voyageurs ?
Ils diront à voter. Merci beaucoup Antoine. Et puis en fait, c'est vrai que justement pour revenir rebondir rapidement sur la loi Albertini quand elle a été débattue à l'Assemblée nationale et bien les voyageurs justement ont fait un beaucoup de force et en fait les voyageurs se sont beaucoup mobilisés notamment justement pour venir écouter les débats ce jour-là.
Ils étaient en tribune et je peux vous dire qu'ils ont bien été remarqués et là voilà là la pression elle a bien été sentie. Les députés ont bien pu se rendre compte que ah bon les voyageurs s'intéressent à la politique. Ah bah merde.
Exactement. Et juste aussi un petit mot sur parce que comme tu as parlé du groupe d'études sur les gens du voyage, je tenais à dire un mot là-dessus rapidement parce qu'effectivement j'en suis la présidente mais je dois quand même souligner que c'est quand même une dinguerie d'avoir à l'Assemblée nationale un groupe d'études sur les gens du voyage. Je sais pas si vous imaginez un groupe d'études sur les noirs, un groupe d'études sur les juifs.
Enfin en fait ça ça ne viendrait à l'esprit de personne. Et une voyageuse m'a très justement dit "Mais en fait avec ce groupe d'étude, on a l'impression d'être des trucs là qu'on étudie là dans un musée." Je fais Oui oui, effectivement ça donne un peu cette impression-là que les gens du voyage sont des choses qu'on étudie de loin.
Et d'ailleurs pendant très longtemps, ce groupe d'études a été utilisé euh de cette façon-là. C'est-à-dire qu'en vérité, on y parlait beaucoup de gens du voyage mais pas avec les gens du voyage. Ça veut dire qu'en gros, on y faisait venir voilà des maires, des préfets et cetera pour se plaindre des gens du voyage.
Mais on ne parlait jamais avec les principaux concernés. Et vraiment, c'est ce que j'ai essayé de faire moi en devenant la présidente de ce groupe d'étude, c'est d'inverser complètement la chose et de dire ici en fait on va pas étudier les gens du voyage, on va donner la parole aux gens du voyage pour voir concrètement ce qu'on peut faire pour que leur droit soit respecté. Merci beaucoup et je donne la parole à Souhélène.
Merci beaucoup. Ben je dois rapprocher. Merci beaucoup vraiment à toi.
Déjà, je voudrais remercier Irc la soudé parce que c'est la seule députée qui a qui a fait ce qu'il fallait pour nous les gens du voyage. Avant de me présenter avant de présenter, je voudrais déjà mettre ce point-là en évidence. Faut savoir que les gens du voyage à l'assemblée, ils ne savaient même pas ce que c'était l'assemblée ou vraiment de loin.
Les gens du voyage quand on voyageait, quand on a été libre de vivre nous-même la politique, on laissait ça aux autres parce qu'on avait pas l'obligation, on voyait pas l'intérêt de s'approcher de ça parce qu'on avait notre liberté. Mais de notre liberté, elle a été privée et justement les gens du voyage maintenant pour la plupart sont sédentarisés et dans des conditions de vie qui sont inhumain. Et on a compris que les dirigeants bah dirigent le monde et que si on veut que nous aussi les premiers concernés qu'on soit écouté, on doit faire partie de ça.
Donc voilà, merci beaucoup à toi. Merci à tout le monde. Déjà Antoine, il a été très fort, il a expliqué tout ce qu'il y avait à expliquer.
Je suis super contente. Moi, je vais vous parler des aires d'accueil. Les air d'accueil, bah comme le disait Antoine, c'est des aires d'accueil mais qui sont pas du tout accueillants.
Pour la plupart, ils sont énormément pollués, discriminés et surpeuplés. Faut savoir que dans la métropole lilloise, notre lutte, elle a commencé par rapport à une ère d'accueil. l'aire d'accueil Ranchin.
Elle est énormément médiatisée. Ça fait des années, l'État la connaît jusqu'à l'Assemblée. Mais dans ces terres, qu'est-ce qu'il y a de particulier ?
C'est que les personnes y meurent. Et c'est une réalité queon dénonce depuis des années, une réalité qui nous touche car nous vivons dans cette ère d'accueil depuis autant d'années. Vous pouvez me dire pourquoi vous êtes pas partis ?
Bah parce qu'on n pas les moyens. Et comme le disait Antoine, alors les gens du voyage ont deux choix. Soit on subit les procès qu'on a, on paye 35 € par jour parce qu'on stationne là, soit on meurt dans des aires d'accueil, dans des conditions de vie qui sont horribles.
Donc et c'est vraiment ce qui se passe. On le dénonce assez avec notre association. Le fait qu'on soit là devant vous aujourd'hui pour nous c'est pas amusant.
C'est pas c'est vraiment pas un spectacle. C'est quelque chose qu'on veut mettre en lumière parce que c'est notre vie. C'est ce qu'on subit.
L'antipsyganisme existe et on le subit tous les jours, croyez-moi. Pour notre vie à nous, c'est dès qu'on se lève dès jusqu'au soir, on se bat. C'est ça.
Il y a pas d'autres mots parce que qu'on se soit dans les aires d'accueil ou dans l'érance, c'est au quotidien qu'on doit se justifier. Il faut savoir que la lutte et le combat que nous menons avec notre association, elle touche. Nous luttons pour l'habitat digne des gens du voyage.
Donc c'est une première, on est la première association à faire ça et des premières concernées. Donc on est très fier de l'évolution que ça prend parce que justement les voyageurs, ils comprennent l'importance de leur droit. Avec notre association, on a réussi à mettre en lumière les droits des voyageurs, les droits fondamentaux français que tous les Français ont que nous parce que nous nous avons un mode de vie qui est différent, nous devons les réclamer, les arracher.
Ça c'est pas normal. Et c'est ce que nous avons réussi avec notre association à faire comprendre au voyageurs que ça suffit. Le fait de se faire écraser, de pas se faire reconnaître ses droits, de pas avoir droit à la justice comme tout le monde, de pas être reconnu.
La dignité, la dignité, quelque chose que tout le monde a, nous on doit se battre pour l'avoir. C'est ce qu'on a réussi à faire comprendre nos voyageurs avec notre association. Et maintenant, on a dans notre association sur la métropole lilloise 163 bénévoles et dans toute la France, on est sollicité et on espère vraiment faire monter d'autres associations comme la nôtre par les premiers concernés car on a compris justement que une association qui se soulève et qui fait comprendre aux gens qu'ils ont des droits, c'est comme ça qu'ils arrivent à comprendre.
On a travaillé avec la défenseuse des droits. On a on a mis en place un prospectus. un prospectus avec les droits des voyageurs.
Vous vous rendez compte ? Moi, j'en parle, c'est des trucs banales pour vous peut-être, mais pour nous, ça a été ce prospectus, on l'a on l'a distribué dans tous les aires d'accueil et on a fait comprendre aux voyageurs qu'ils avaient des droits. On l'a fait diffuser sur les réseaux sociaux, on a fait une large campagne.
Ça a très bien marché. Maintenant, les voyageurs, ils savent qu'ils ont des droits. Quand je le dis, ça me fait halluciner parce qu'à l'époque qu'on est, quand on dit aux gens "Vous avez des droits", c'est automatique, ils le savent.
Mais les voyageurs non, ils le savent pas. C'est vraiment c'est une réalité qui se passe. Et avec l'assaut, on a réussi à leur faire comprendre qu'ils avaient des droits qui pouvaient les mettre en place et qui pouvaient se défendre.
On a eu de très belles victoires. Notre lutte a commencé comme ça mais notre association a été créée par des femmes de la communauté des gens du voyage. On était un collectif.
On on a le collectif a été créé en 2013 par ma sœur qui est là présente, la présidente de notre association aujourd'hui. Le collectif a été créé par rapport à l'aire d'accueil LM Renchin. Comme je le disais, c'est une aire qui est très polluée.
En tout cas, quand l'air a été construit, comme on était dans les rances, comme l'expliquait Antoine, pour nous, on a vu que le ban côté, on a vu les sanitaires, tout ce qui était parce qu'on avait l'habitude des places d'herbes, ça nous allait, c'est notre vie, c'est le quotidien mais là on s'est dit ouais du confort super quoi. Mais en fait non, au bout de 2 ans de temps, avant de montrer dans les 2 ans, faut savoir que les gens du voyage de la métropole lilloise sont presque tous sédentarisés, donc ils ne voyagent plus. La liberté qu'on avait avant, on l'a pu.
Dans la métropole lilloise, les personnes qui vivent dans des aires d'accueil, si je le redis, sont dans des conditions horribles et c'est vraiment indigne. Mais l'airire d'accueil qui a été créé à la base, on ne savait pas. On est on s'est installé dedans tranquillement, les enfants scolarisés.
Au bout d'une première année, les problèmes de santé sont apparus. Il y a eu parce qu'il y avait une cimenterie à côté. Quand l'airire d'accueil a ouvert, la cimenterie était déjà là.
Faut vous, d'habitude les habitants, on on ne construit pas d'habitat à côté d'une usine. C'est interdit selon la loi à c à cause de la santé des gens. Mais nous, gens du voyage pour l'État, nous sommes considérés comme des déchets parce que c'est ce que ça a été fait.
Ils ont construit c cette aire d'accueil à côté d'une chimanterie. Les problèmes de santé ont commencé avec la peau. Il y a eu des gales de ciment à l'époque qu'on est quand même.
Il y a de ça en 2015 la galle de ciment a persisté pendant quand même 2 ans. On a alerté, on a mis en lumière tout ce qu'il fallait. Ça partait et ça revenait.
Mais on nous a le pire c'est qu'on nous a dit qu'on manquait du gène. Comment ils peuvent dire ça alors qu'on a vécu toute notre vie sur des places d'herbes avec le minimum d'eau de courant et c'est notre quotidien. Là, il y a une place, il y a des douches, il y a des sanitaires, tout est propre, on a on a des problèmes de peau alors qu'on a jamais eu.
Donc ça ça nous a déjà mis hors de nous. et plus de problèmes plus grave encore ça toucher les enfants. Les problèmes de branche les enfants sur 10 naissances dans l'air d'accueil et l'MRIN finisse aasmatique.
Et ça aussi c'est vraiment tout ce que je vous dis aujourd'hui je j'ai du mal à le dire parce que ça se passe vraiment et on perd énormément de personnes dans cette are d'accueil et c'est une réalité qui nous touche vraiment. Les enfants sont touchés et du coup les femmes du collectif ont décidé de monter un collectif pour dénoncer. Elles ont monté ce collectif, elles ont dénoncé, elles ont mis en lumière.
Elles ont fait un premier film qui est sur YouTube et qui s'appelle Nos poumons, c'est du béton. Je vous conseille d'aller le voir. Ça montre vraiment les vraies problématiques des gens du voyage.
C'est pas les reportages que vous allez voir sur M6, croyez-moi. C'est vraiment une réalité là qui va vous frapper. Le collectif a été créé par ces femmes-là.
J'ai rejoint le collectif parce que ma sœur m'a traîné. Je voulais pas. Je pensais pas un jour devant vous aujourd'hui, je l'aurais jamais cru, croyez-moi, parce que comme je le disais, notre vie à nous, c'est c'était normal, on le subissait, on le vivait.
J'aurais jamais pensé un jour me rebeller contre ça parce que pour moi c'était normal alors qu'aujourd'hui j'ai la rage. C'est pour vous dire que les filles, ma sœur m'a traîné là-dedans et la première fois où j'ai vu que vraiment on les prenait de haut et qu'on se foutait d'eux, ma sœur à chaque fois elle avait réussi avec le collectif à mettre en place des réunions avec la métropole parce que la métropole lilloise c'est eux qui gèrent les aires d'accueil. C'est avec eux qu'on doit avoir à faire si on veut changer le mode de vie des voyageurs.
Donc ils ont réussi à mettre en place cette réunion qui était tous les de tr mois. La première, elle était super contente. Elle m'a dit que ça s'était bien passé.
Donc elle a insisté pour que je vienne avec elle. Elle m'a traîné comme je dis. J'ai été et quand j'étais là, j'ai dit je parle pas, je dis rien.
Je vous entends parler. Mais en fait quand j'ai entendu les responsables vraiment les promesses qui leur avait fait 3 mois avant le relchement parce qu'ils ont fait une manifestation, elles ont bosser, on leur a promis le relâchement, on leur a promis la possibilité de se déplacer. Tout ce qui tout ce qu'elle voulait à la base, elle l'avait.
Donc cette réunion c'était juste pour obtenir ce qu'ils avaient gagné. Mais à la fin, on leur a dit que non, que c'était pas possible. On a sorti des propos, je ne sais pas d'où il venait.
Ce jour-là, j'ai pris la parole et depuis je l'ai plus lâcher. Donc je suis là. Merci beaucoup.
Mais ce que je voudrais aussi à travers ce message, c'est comprendre que l'association d'assovas, c'est pas sous-Hélène, pas du tout, vraiment pas. C'est c'est beaucoup de femmes chez nous, c'est beaucoup les femmes qui se sont battues en premier parce que ça a touché les enfants. Et comme vous savez, une mère on touche pas à son enfant. justement ben les femmes de chez nous c'est devenu des lionnes par rapport à ça et on s'est battu on a créé le collectif au début on a créé l'assaut ça fait seulement 3 ans parce qu'on a vu que on nous prenait pas en sérieux et qu'on a compris qu'en montant en assaut on existait administrativement et on pouvait réclamer nos droits.
C'est comme ça qu'on a réussi à à faire comprendre aux gens qu'ils avaient des droits et qu' pouvaient être là pour les défendre avec l'assaut. On a réussi à faire tout ça, mais il faut comprendre que les gens du voyage dans toute la métropole lilloise et au-dessus vivent dans ces aires d'accueil pollué, surpeuplé et discriminé. Et le pire, c'est que des lois sont mis en place pour construire des aires d'accueil.
Il y en a pas assez. Mais quand ils se décident à construire une aire d'accueil, ils construisent généralement sur un terrain pollué où personne n'en veut. parce que les gens du voyage pour l'État, ça a toujours été un déchet qui sont obligés de gérer.
On l'a toujours vu comme ça. Donc pour nous quand on a compris ça et le pire c'est que la loi baissant n'est pas respectée comme Antoine vous l'a expliqué, elle n'est pas du tout respectée et le fait qu'on demande à ce qu'elle soit respectée pour beaucoup plus d'air alors qu'elle correspond plus à notre demande. Notre mode de vie a changé.
Nous réclamons de l'habitat adapté. L'habitat adapté, c'est une petite maisonnette avec la possibilité de d'avoir le confort que tout le monde a, mais de garder son mode de vie, notre identité qui est notre caravane et d'avoir le droit aux aides, aux aides sociaux, APL et tous les droits sociaux dans les aires d'accueil, on les a pas parce que la caravane n'est pas considérée comme un logement. On paye pour prendre notre argent, ils sont d'accord mais pour nous donner les aides, c'est pareil, on doit se battre pour les avoir.
Donc l'habitat adapté, c'est ce qui correspond à aux réelles conditions de vie. maintenant des gens sélentarisés en tout cas dans la métropole lilloise autre c'est différent c'est ça aussi beaucoup de gens le réclament et c'est pas pris en compte parce que les premiers concernés n'ont n'ont jamais eu la possibilité de pouvoir s'exprimer c'est ce qu'on a réussi à faire avec notre association donc on est super fier de ça déjà je voudrais vous parler aussi d'une belle victoire qu'on a eu. On a réussi à mettre en place nos droits, comme je le disais dans les aires d'accueil mais c'était pas sans fin.
On a réussi à mettre en place une charte des droits fondamux avec notre avocate et nous avons réussi à faire signer une pétition dans tous les airs d'accueil et nous avons manifesté devant la métropole en réclamant nos droits. Nous avons réussi à rassembler 250 gens du voyage. C'est pas rien parce que les gens du voyage c'est tellement l'habitude de se sentir écrasés qui se sont pas en force de se relever.
On a réussi à leur faire comprendre qu'ils avaient des droits et qu'ils pouvaient se défendre. Avec cette manifestation, on a réussi à changer le règlement intérieur des aires d'accueil. C'est vraiment une très belle victoire pour nous et à mettre en place une réunion de conciliation.
C'est-à-dire, c'est parce que avant qu'on fasse ça, il y avait quand je vous parle de l'anticiganisme dans les aires d'accueil, il y a au quotidien parce que les gens, ils n'ont pas leurs droits étaient pas respectés. On rentrait dans leur caravane sans le demander leur avis. On leur empêchait de de de vivre dignement.
On on demandait pas leur avis pour venir. En fait, je peux pas vous expliquer, c'est il y a tellement de choses que les exemples se chamboulent dans ma tête que j'en ai même pas de de concret. Pour vous faire comprendre que c'est indigne.
Une fois, je vais vous expliquer ce qui nous a fait un déclic. Les enfants sont scolarisés dans l'aire d'accueil. Tous les aires d'accueil de la métropole lilloise sont tous sédentarisés.
Faut pas croire. Les gens croivent qu'on veut pas mettre nos enfants à l'école. C'est pas vrai.
On veut les mettre. On veut les pousser à aller à l'école. C'est donc dès qu'on a la possibilité de les mettre, on fait la scolarité comme il le faut.
Une fois, une gestionnaire d'une aire d'accueil est venue sur une aire d'accueil pour vérifier si l'enfant, une maman, son enfant dormait dans son lit. La jectionnaire en question est venue toquer à sa porte pour savoir si son enfant était scolarisé, s'il était à l'école ce jour-là. Elle a dit que oui, elle en avait deux.
Le plus grand était déjà à l'école et son bébé de 2 ans dormait. Elle a eu le culot de monter dans sa caravane, de vérifier si l'enfant dormait quand même. Vous vous rendez compte ?
Du coup, la maman en question, ben elle a réagi d'une façon que toutes les mères auraient réagi et ça a été le déclic pour nous. Il y a eu encore un autre, c'est une autre maman. C'est toujours des mamans.
C'est c'est ça horrible. En plus, il y a une autre maman, elle avait un chalet sur une aire d'accueil. Il faut savoir que les chalets dans les aires d'accueil, ils sont pas c'est pas on n pas le droit comme d'habitude.
Des fois, on les tolère parce que justement, il ne respecte pas la loi. On se donne nous-même le minimum de confort qu'on peut avoir et on arrive à se faire respecter au niveau de ça. Mais cette maman-là en question, sans chalet, qu'elle avait mis énormément d'argent dedans, elle l'avait aménagé pour ses enfants, bah on lui a dit que la dimension était trop grande alors qu'elle l'avait depuis des années. du jour en lirer tout son chalet.
Donc elle a dû casser tout jeter ses enfants. Il n'avaient plus de chambre où dormir. Elle s'est retrouvée toute seule avec ses enfants dans une caravane alors qu'elle avait une adolescente.
Parce qu'il faut savoir que les ados nous aussi les enfants, ils restent pas avec leurs parents, ils ont leur propre caravane pour avoir leur intimité. Ils ont aussi euh Snapchat et compagnie comme les vôtres hein, faut pas croire ça, ils le font tous hein. Donc en tout cas, c'est pour vous expliquer que tous ces exemples qui ont touché les aires d'accueil, c'est vraiment des petits des petits exemples.
Mais c'est pour vous dire que vraiment les aires d'accueil sont pollués, discriminé et énormément énormément indigne pour les gens du voyage. Nous voulons, nous réclamons toujours le relogement d'élè Branchin. Je me suis dispersée dans tous les sens.
J'espère que je vousole pas. En tout cas, je voudrais vous reparler vite fait d'Él Ranchin pour finir sur ce sujet-là. Nous avons réclamé le relogement d'Él Branchin et il faut savoir que les communes en question parce que LM Renchin est sur deux communes.
Comme l'expliquait Antoine, les communes sont dans l'obligation de construire une aire d'accueil mais il y a deux communes des fois ils se donnent l'accord de construire une aire d'accueil sur deux communes. Ils respectent la loi. C'est bien pour eux.
C'est ce qui se passe sur Elm Ranchin. Mais seulement depuis 2019 avec le collectif et l'assaut, nous avons réussi à leur faire comprendre que l'air d'accueil en question est pollué et que les gens meurent. Et du coup, on a réussi à obtenir le relâchement.
Dans le schéma départemental, c'est là où on décide des relogements et des terrains, des aires d'accueil et tout ça. Il y a écrit un passage en tout cas dans la métropole lilloise de 2019 à 2025, le relogement d'élè Branchien y est. Et vous savez quoi ?
Cette année, on nous a dit qu'ils avaient rien pour nous. Vous vous rendez compte ? C'est quand même hallucinant.
Donc cette année, l'association d'Assovas a décidé de se battre pour le relogement d'El branchin mais beaucoup plus fort que d'habitude. Nous avons commencé cet été en réclamant un refuge climatique en sortant de ces terres d'accueil. Nous l'avons obtenu.
Nous avons eu une très belle victoire en mettant en contact ben nos réseaux. Comme je vous le disais aussi, l'association a réussi à monter et nous avons réussi à obtenir beaucoup de soutien des élus locaux, des députés européens, des députés bah qui nous soutiennent comme aujourd'hui avec l'association, avec les soutiens qu'on a et qu'on a réussi à faire comprendre aux gens que nous aussi nous voulons décider pour nous. Nous aussi nous sommes là et c'est à nous de décider mais nous tout seul gens du voyage, on nous écoutera jamais.
Ça a toujours été comme ça et Antoine vous l'a dit, on a besoin de soutien des gens. On a besoin que les gens, surtout les dirigeants, comprennent que nous aussi nous sommes là, que vous on veut décider pour nous. Tout ce qui a été fait pour nous jusqu'à aujourd'hui n'a jamais été fait dans notre intérêt.
Ça a toujours été dans l'intérêt de l'État. Ça a toujours été pour cacher les gens du voyage. Je voulais vous parler aussi de ce qu'Antoine vous a dit par rapport au génocide des gens du voyage.
Le génocide, on a on l'a subi et dans notre enfance, moi j'avais mon oncle, il avait son numéro de déporté sur son avant-bras et quand on t'envoyait, on était enfant, on lui demandait qu'est-ce que c'était. Il nous l'expliquait d'une facilité et d'une naturalité. C'était normal en fait.
Il avait subi les aires d'accueil. Il nous expliquait comment est morte sa mère devant lui, comment mais on était des petites filles et il nous expliquait ça et c'était normal pour moi. C'était tout à fait normal que les gens de chez nous subissent ça parce que j'ai été élevé de cette façon quand j'ai grandi et que j'ai compris justement que c'était pas c'était même pire que normal.
Là, j'ai compris vraiment la gravité des choses. Nos enfants aujourd'hui, le génocide que nos anciens ont subi, pour eux c'est normal. Vous vous rendez compte ?
Alors que c'est pas normal. C'est pour ça que cette loi qu'on veut mettre en place et mettre en place en début septembre et la faire passer en loi transpartisane pour que vraiment elle passe, c'est pour que nos enfants comprennent que nos âgés retrouvent leur dignité. parce que c'est pas les camps de concentration, l'extermination, tout ce qu'on a subi.
Les aires d'accueil pour nous, ça nous fait penser exactement à la même chose parce que bien sûr qu'on nous tue plus gazé ou ce que vous voulez mais on continue à nous tuer parce qu'on veut pas on veut pas on veut pas prendre en compte notre dignité, nos droits, le droit de vivre même ça on nous l'a interdit. Donc c'est c'est pour ça que cette loi est très importante pour nous et qu'on veut la mettre en place. C'est le début de la dignité.
C'est le début à ce que l'État reconnaisse qu'on est vraiment là, qu'on est des Français, qu'on existe et qu'on réclame nos droits. Cette loi, il faut vraiment que l'État la reconnaisse pour que les gens du voyage et que nos enfants comprennent qu'ils ont des droits et qu'ils ont le droit à la dignité. C'est vraiment très important pour nous et nous transmettons aussi avec l'association, avec les enfants, on leur met.
On a aussi créé un collectif qui s'appelle le collectif Zor. Vraiment, c'est un collectif de tous les gens du voyage de partout en France. On veut vraiment l'agrandir.
Ce collectif, il nous tient à cœur parce que ça montre c'est le début. C'est des enfants, c'est des jeunes, c'est des ados. ils commencent, on leur fait comprendre qu'ils ont des droits, qu'ils ne doivent pas se laisser faire, que ça peut être un député de demain, que ça peut être un médecin de demain, que ça c'est ça qu'on veut faire avec Zor, c'est leur faire comprendre que c'est à eux de décider, que c'est leur vie qu'on veut plus se laisser faire écraser.
C'est impossible ça. À l'époque qu'on est, on sait qu'on a des droits, on est des gens du voyage, on a un mode de vie qui est différent. La différence fait peur aux gens, on le sait, puisqu'on l'a subi constamment. des exemples, je pourrais vous en donner 1000 mais je vais arrêter parce que Mais en tout cas, je voulais vous faire comprendre que l'association est arrivé aujourd'hui jusqu'ici parce qu'on s'est battu, parce qu'on a mis en place ce qu'il fallait pour nos droits, parce qu'on a fait comprendre à nos gens qu'ils ont des droits, c'est hallucinant quand je le redis et faire comprendre aux gens qui doivent se battre que c'est eux les premiers concernés et que c'est à nous de décider notre mode de vie.
Je pourrais vous parler pendant des heures. J'ai tellement de trucs à vous dire mais je crois que je vais arrêter pour ça. Merci.
Merci beaucoup SH. Alors juste à dire un chiffre parce que Souan vous dit qu'en fait les voyageurs ont le choix entre vivre dans les dans les rances forcées ou euh de mourir sur des aires d'accueil indigne. Euh je tiens à signaler que en fait l'espérance de vie des voyageurs, elle de 15 ans inférieure à celle des autres membres de la population.
Voilà, c'est pas juste un ressenti. Et donc ça, il faut vraiment en avoir conscience. Euh et après juste une petite anecdote parce que comme tu parlais enfin vous parlez tous les deux de la question de la reconnaissance du génocide subie par les voyageurs.
Il y a aussi une dote à avoir en tête. Alors ça a fait beaucoup jaser euh l'extrême droite sur les réseaux sociaux. Quand je dis que le génocide a duré de 39 à 46, on me dit "Ah madame Soudé, elle connaît pas les dates de la Seconde Guerre mondiale.
Ça n'a rien à voir." En fait, c'est quand la Seconde Guerre mondiale s'est officiellement arrêté, ben en fait les voyageurs, ils étaient toujours dans les camps de concentration. Oui.
On a on était pas très pressé de les faire sortir en fait et les derniers ne sont sortis qu'en 1946. Donc la guerre pour les voyageurs, elle ne s'est pas arrêtée le 8 mai 1945. Voilà, sur ces notes un peu sombres, je vais vous laisser un peu la parole pour voilà, on a une petite demi-heure où vous pouvez vous poser vos questions.
Hm.
Ersilia Soudais