La grande interview de Laurence Ferrari avec Marion Maréchal
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Europe 1 La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Marion Maréchal. Bonjour à vous. Bonjour. Députée européenne, présidente d'Identité Liberté, nous sommes face à une crise énergétique majeure. Malgré les dénégations du gouvernement, Marion Maréchal, quand vous entendez le Premier ministre Sébastien Lecornu parler de la façon dont il va utiliser les surplus fiscaux, tirer de la hausse des prix des carburants, une sorte de cagnotte dont il avait nié l'existence, vous vous dites quoi ?
Ils nous ont menti. Oui, ils nous ont menti, mais surtout ils sont quand même dans une forme d'immobilisme assez terrifiant. Parce que moi je regarde, vous dites, je suis députée européen, je regarde ce qui se passe en Europe, il y a énormément de pays qui ont pris des dispositions ou d'urgence ou par anticipation, je pense au Portugal, je pense à l'Espagne, je pense à l'Italie, je pense à la Hongrie, précisément pour protéger leurs citoyens de cette hausse massive des prix. Mais ils n'ont pas la même dette que nous. Oui, non mais d'accord, sauf que le problème c'est qu'on nous présente comme un cadeau le fait de simplement retirer ses mains de nos poches.
Parce qu'en fait, en l'occurrence, chaque fois que le prix augmente, l'État est un profiteur de crise, pour le coup l'expression de Marine Le Pen était tout à fait justifiée. Et donc baisser des taxes n'est pas un cadeau, c'est simplement une justice. Voilà, et donc... Est-ce que vous demandez, baisse de la TICPE ? Évidemment, en mesure d'urgence, ça me paraît être la chose la plus raisonnable, puisque je le rappelle, le prix du carburant c'est d'abord 60% de taxes.
Et à moyen terme, il faudrait évidemment mettre en place, c'est mon point de vue, une TICPE flottante, c'est-à-dire en fait une taxe variable qui s'adapte en fonction du prix, justement pour éviter que l'État devienne un profiteur de crise et que l'impact sur les ménages et les entreprises soit moins fort qu'aujourd'hui.
Mais cette cagnotte fiscale existe bien, alors que le gouvernement a dit « Mais non, pas du tout, nous ne nous enrichissons pas sur la hausse des prix du carburant. » Et ça va servir, tenez-vous bien, à l'électrification de notre économie pour diminuer notre dépendance au prix du pétrole d'ici 20 à 30 ans.
Oui, bon, ce n'est pas la première fois que le gouvernement fera la démonstration de son manque de sincérité à l'égard de la population, donc je ne suis pas absolument surprise.
Mais c'est vrai qu'on se demande s'il n'y a pas une forme de cynisme dans le fait de laisser aujourd'hui les Français confrontés à cette hausse massive des prix, comme s'ils voulaient d'une certaine manière pousser, accélérer justement l'électrification des usages et notamment de la voiture, puisque comme ils se sont bien rendus compte que le pari du tout électrique était un pari raté parce que le marché ne se déployait pas comme prévu, les Français n'ont pas les moyens d'acheter de l'électrique, on a le sentiment finalement qu'il crée une forme de pression financière pour que les Français soient contraints d'aller vers là, en oubliant que tous les Français n'ont pas 50 000, 60 000, 70 000 euros à mettre dans une voiture.
Marion Maréchal, on a aussi dit qu'il n'y aura aucun problème d'approvisionnement, résultat, il y a plus de 1200 stations-service qui sont en rupture de stock partiel. Là encore, on ne nous dit pas clairement les choses ?
Oui, il y a un problème d'anticipation, mais c'est un problème de vision générale d'ailleurs de ce gouvernement qui est dans la gestion à la petite semaine et c'est vrai que cette crise devrait nous amener à regarder plus loin et notamment à remettre en cause, je pense, à une loi qui existe en France et seulement en France d'ailleurs, en Europe, qui est la loi Hulot qui nous interdit aujourd'hui, sachez-le, d'explorer, d'explorer, je vais y arriver à exploiter nos ressources aujourd'hui en hydrocarbures ou en gaz. Donc fracturation, on est de la fracturation.
Pas nécessairement de la fracturation, pas nécessairement seulement le gaz de schiste, je peux penser exactement à du pétrole, à du gaz que nous avons dans nos sous-sols, sur nos territoires et que nous n'avons pas le droit aujourd'hui d'exploiter du fait de cette loi alors même qu'un certain nombre de pays aujourd'hui, on pense aux Etats-Unis, sont devenus indépendants sur le plan énergétique grâce au gaz de schiste. Et donc c'est vrai que de ce point de vue-là, pourquoi s'interdire ? Pourquoi en fait finalement rester dépendant de ces hydrocarbures du Moyen-Orient alors que nous aurions les capacités probablement de pouvoir nous fournir nous-mêmes au moins en partie ?
Et c'est vrai qu'on pourrait développer le sujet de la géothermie et de tous ces sujets qui finalement sont complètement hors champ parce qu'on a un gouvernement qui est incapable de se projeter sur les 10 et les 15 ans à venir.
Alors ils le font mais sur d'autres sujets. Il y a de nouvelles mobilisations des transporteurs routiers, tous ceux qui sont évidemment liés à la hausse et impactés par la hausse des prix des carburants. Est-ce qu'on pourrait se retrouver dans une situation pré-gilet jaune à votre avis ?
Ce qui est sûr, c'est qu'à un moment donné, quand les Français sont dans une situation où ils ne peuvent plus boucler les fins de mois, ils ne peuvent plus prendre la voiture pour aller travailler parce que ce que ce gouvernement oublie, parce qu'ils vivent dans les grands centres urbains et en particulier à Paris, c'est que pour un grand nombre de Français, la voiture n'est pas un confort, ça n'est pas un luxe. C'est un moyen vital de pouvoir se rendre au travail, aller chez le médecin, déposer les enfants aux activités.
Et donc c'est vrai que s'il n'y a pas des mesures d'urgence qui sont prises dans un contexte, rappelons-le aussi, économique qui est dramatique, puisqu'on a un record aujourd'hui d'entreprises qui sont en faillite. Les entreprises françaises n'ont plus de trésorerie, elles croulent sous les prélèvements obligatoires, elles ne sont plus compétitives. Et donc évidemment, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
J'étais moi-même récemment avec une entreprise de transport routier en France, une filière qui là encore est en grande, grande, grande souffrance, et dont il nous expliquait qu'en plus de la concurrence étrangère qui s'abat sur eux, de la surtransposition des normes européennes, évidemment l'explosion du coût du carburant pourrait leur être définitivement fatale.
Combien de temps ça peut tenir ? Donald Trump cette nuit a dit que les bombardements dureraient encore deux à trois semaines, donc ça veut dire deux à trois semaines très compliquées pour les Français avec la crise énergétique qui est à venir, selon l'Agence internationale de l'énergie. S'il n'y a pas d'aide directe, vous pensez, pour le pouvoir d'achat, il peut y avoir cette exploitation sociale ?
En mesure d'urgence, je ne vois pas d'autre solution aujourd'hui que de baisser les taxes immédiatement, puisque l'État français a la main là-dessus, que c'est un impact sur le prix qui serait direct et immédiat, et que ça m'apparaîtrait beaucoup plus sain qu'une nouvelle et une énième distribution de chèques dont on connaît à la fois le coût, la complexité, et bien souvent l'inefficacité, parce que ces chèques sont bien souvent orientés prioritairement vers les personnes les plus précaires, ce qui est logique, mais laissent de côté les classes moyennes, les familles et les entreprises.
Mais nous n'avons plus les moyens, Mario Maréchal, l'État est à sec, il serait creusé encore un gouffre à Missal qui est notre tête. Une fois plus, on parle d'un surplus, puisque quand je vous disais tout à l'heure que l'État était profiteur de crise, l'augmentation du prix fait qu'ils vont toucher davantage que ce qui était prévu. Donc ça n'est pas un manque à gagner, c'est simplement renoncer à un surplus, donc rester finalement dans la prévision budgétaire qui était celle initialement prévue. Et puis par ailleurs, si on devait rentrer aujourd'hui dans le détail des mesures d'économie possibles, croyez-moi qu'il y en aurait beaucoup à faire.
Encore faut-il avoir un peu de courage politique pour cela. Par exemple, quelles mesures d'économie immédiates ? Oui, il y a des grandes réformes structurelles, évidemment, mais sur les dépenses même de fonctionnement de l'État, pardonnez-moi de vous dire, quand on découvre encore récemment, puisqu'on devait parler d'une politique d'actualité, la manière dont sont distribuées aujourd'hui les aides du CNC, par exemple, dans le domaine culturel, dont on voit en réalité qu'elles servent tout un écosystème finalement de gauche radicale avec l'argent du contribuable, typiquement une petite mesure d'économie qui pourrait être prise immédiatement.
Un mot, Marion Maréchal, du climat politique qui règne en France depuis les municipales. On assiste à une véritable zizanie à droite comme à gauche. Chez les LR, les portes claques. David Lysnard quitte le navire. Bruno Rotaillou confirme sa candidature en 2027. Il refuse une primaire dans le bloc central. On a l'impression que c'est le concours à la primaire. C'est bien ça ? Écoutez, moi je vais devenir une espèce rare en politique
puisque je ne suis pas candidate à l'élection présidentielle. C'est une annonce. Voilà, et dans un moment où nous avons en effet au centre droit une déclaration à la présidentielle par jour, c'est en effet original. Maintenant j'aimerais qu'on pose les choses sur le schéma qui se présente à nous pour les grandes échéances à venir. Tout indique dans les sondages qu'il y a un choix clair qui devra être fait, à peu d'ailleurs, puisque nous avons à peu près 50% de chance à l'heure où nous parlons d'avoir une reconduction du macronisme à travers la personne d'Edouard Philippe. Par les derniers sondages qui le donnent au coude à coude avec Jordan Bardella.
Exactement, entre Jordan Bardella et Edouard Philippe et 50% de chance de pouvoir obtenir une véritable alternance à travers l'arrivée au pouvoir du corps national. Vous écartez déjà Marine Le Pen ? Non, je dis le corps national au sens large parce qu'on ne sait pas... Les chiffres ne sont pas les mêmes en fonction de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Oui, enfin à très peu, vous l'admettrez, puisque la différence entre Marine Le Pen et Jordan Bardella est de très peu. Mais ce qui est intéressant, c'est que c'est là que se joue en fait le gros enjeu au centre et à droite.
Donc tous ceux qui aujourd'hui défendent une primaire ouverte, une primaire fermée, une semi-primaire en réalité, ne font que permettre et favoriser finalement la poursuite et l'assurance-vie d'une forme de néo-macronisme. Et donc moi je ne peux qu'appeler tous ceux aujourd'hui qui se perdent dans des aventures sans lendemain parce que tout indique que les aventures de M. David Lissnard, M. Bruno Retailleau, pour qui j'ai beaucoup de respect par ailleurs, ne peuvent déboucher in fine que ou à un ralliement à Adouard Philippe ou à une rupture d'alliance pour se tourner vers le corps national.
Donc gagnons du temps, créons de suite une dynamique et allons ensemble à ces échéances sous la forme d'une coalition. Il n'en mêle pas, il l'a redit hier Bruno Retailleau, il était à votre place. J'ai bien compris, mais j'ai bien compris d'ailleurs que cette primaire n'avait vocation qu'à se faire que sans le camp national et donc contre le camp national. Et donc il n'avait vocation in fine qu'à servir le centre.
Mais moi je le dis, puisque j'ai entendu beaucoup de bêtises sur l'union des droites ces dernières semaines, notamment à l'occasion de ces élections municipales, l'union des droites sans la droite nationale, sans le camp national, ce n'est pas l'union des droites, c'est l'union des centres. C'est ce que nous avons actuellement au pouvoir. C'est le bilan de dix ans de macronisme. Et j'aimerais que les Français comprennent ce qui va se jouer à ces élections présidentielles et législatives.
Parce que nous avons vu à l'occasion des élections municipales ce qui s'est passé à Roubaix, à Creil, à la Courneuve, avec aujourd'hui l'arrivée massive d'un vote communautaire qui a porté LFI et sa radicalité, sa dangerosité au pouvoir. Demain, si un néo-macronisme devait l'emporter une fois de plus, ce ne serait pas un Roubaix, un Courneuve ou un Creil, ce serait des centaines et peut-être même des milliers de villes qui pourraient être concernés aujourd'hui par cette bascule et par l'arrivée de ce que Jean-Luc Mélenchon appelle la Nouvelle France qui en fait est l'anti-France. Et on va en parler dans un instant.
Donc j'aimerais qu'on mesure ce à quoi et qu'on ne se perde pas dans des votes aujourd'hui qui sont sans issue. Et moi j'appelle à la fois ces candidats et ces électeurs à nous rejoindre au sein du camp national dans cette coalition qui existe déjà.
Vous la réclamez cette coalition, Marion Bachal. Mais Marine Le Pen n'en veut pas. Elle n'en veut pas.
Elle le dit à longueur d'interview. Mais non, c'est faux. C'est faux. Excusez-moi de vous dire qu'à ces élections municipales, les seuls candidats qui ont systématiquement tendu la main notamment aux candidatures LR c'est le Rassemblement National et ses alliés dans toutes les villes où c'était possible. Et c'est les LR qui ont donné consigne à leurs candidats de refuser cette main tendue. Si demain, soyons réalistes et raisonnables, si demain David Lysnard ou Bruno Retailleau appelaient Marine Le Pen pour lui dire j'aimerais travailler à vos côtés mais jamais Marine Le Pen ne refuserait.
Je ne veux pas plus qu'elle ne l'a refusé avec Eric Ciotti ou d'ailleurs avec moi-même qui suis aujourd'hui son allié. Et arrêtons avec cet argument de l'étiquette de je suis de droite ou je ne suis pas de droite. Ce qui compte, pardonnez-moi, ce sont les propositions, ce sont les mesures. Et de ce point de vue-là, évidemment qu'il y a des points de convergence majeurs sur très nombreux sujets entre les Républicains et entre le Rassemblement National.
Donc concentrons-nous quand même sur l'essentiel parce que moi je veux bien que tous ces gens nous expliquent qu'aujourd'hui ce qu'on a vu au pouvoir ressemble à la droite mais la droite ça ne peut pas être l'effondrement de l'économie telle qu'on le connaît aujourd'hui, ça ne peut pas être l'explosion de la dette telle qu'on le connaît aujourd'hui, ça ne peut pas être l'islamisation galopante, le perte totale de contrôle de l'immigration parce que c'est ça aujourd'hui le bilan de ceux qui sont au pouvoir. Donc on ne me dise pas que ça c'est la droite et que Marine Le Pen ne l'est pas, c'est ridicule. Édouard Philippe est-il de droite ?
Il apprécise son programme pour l'immigration, immigration de travail choisi et contrôlé, regroupement familial limité, normalisation des relations avec l'Algérie. Ça vous va ?
Écoutez, Édouard Philippe, il est de fait bien l'héritier d'Emmanuel Macron donc on est dans une forme d'en même temps. On veut à la fois augmenter l'immigration et en même temps la réduire en se concentrant sur la fameuse immigration de travail mais pardonnez-moi qui est un problème mineur parce que l'immigration de travail en France c'est 13% de l'immigration.
90% de l'immigration, c'est de l'immigration familiale, c'est de l'immigration sanitaire, c'est de l'immigration étudiante, c'est de l'immigration clandestine et de ce point de vue-là, il n'y a rien dans les propositions d'Édouard Philippe qui relève de la rupture ou d'une véritable réponse structurelle et massive et d'ailleurs j'en veux pour preuve, pardonnez-moi parce que moi je suis au Parlement européen, jeudi dernier, il y a un vote qui a été apporté au sein de l'hémicycle, qui est un vote sur la directive retour qui est donc un nouveau cadre législatif européen pour faciliter l'expulsion des clandestins.
Eh bien Nathalie Loiseau qui est membre du parti d'Édouard Philippe, qui est vice-présidente même de mémoire du parti d'Édouard Philippe, elle ne l'a pas voté pour ce texte.
Donc on voit bien une fois de plus le double discours permanent et je le dis, de ce que je vois aujourd'hui d'Édouard Philippe qui nous explique qu'en réalité il faut continuer avec l'immigration de travail alors qu'on se rend compte que le taux de chômage chez les étrangers en France est deux fois plus important que chez les Français, ça n'est que finalement l'aveu qu'il ne fera rien sur le reste et qu'il augmentera en réalité cette immigration pour avoir un bilan global qui sera encore plus désastreux que ce que nous connaissons aujourd'hui.
Marion Maréchal, vous avez évoqué le Parlement européen cette semaine. Plusieurs maires et reines ont retiré le drapeau européen du fronton de leur mairie. Marine Le Pen estime que cette décision relève de leur liberté de choix. Est-ce que ça vous choque ?
Non, ça ne me choque pas du tout. D'ailleurs, j'ai écrit un texte à ce sujet qui n'est en rien un reproche mais plutôt une réflexion parce que moi je partage l'agacement et la contestation que ces maires, dont j'en connais un certain nombre, ont à l'égard d'une Union européenne qui est européenne. Oui, mais ils prennent les subventions de l'Union européenne et ils enlèvent le banco. Je vais y venir, mais une Union européenne qui est technocratique, qui est à l'avant-garde du progressisme, bien souvent antinational.
Mais c'est vrai qu'il y a une forme de paradoxe puisque moi je défends une Union européenne qui serait d'abord et avant tout le prolongement politique de notre civilisation, donc qui soit là pour défendre notre identité aussi en tant qu'Europe. Et le paradoxe avec ce drapeau, c'est que c'est peut-être la seule référence, l'une des très rares références qui justement porte un peu de l'âme européenne puisqu'il fait précisément référence à la couronne des douze étoiles de la Vierge Marie. Pour ça que Jean-Luc Mélenchon avait demandé qu'on le retire de l'Assemblée nationale.
Jean-Luc Mélenchon avait attaqué ce drapeau donc moi je trouverais plus intelligent finalement de se l'approprier plutôt que de le retirer pour défendre cette vision identitaire que nous aurions de l'Europe. Maintenant je trouve que l'argument avancé par les macronistes dans une forme d'hystérie générale expliquant à ses maires qu'il toucherait des subventions européennes, pardon, il touche des subventions françaises parce que je le rappelle une fois de plus la France est contributeur net de l'Union Européenne donc elle verse plus ce qu'elle ne reçoit donc ça n'est jamais que de l'argent français qui est redistribué aux conditions européennes. La France insoumise
on évoque Jean-Luc Mélenchon hier Raphaël Arnaud a fait sa rentrée à l'Assemblée nationale c'est la présidente de son groupe Mathilde Panot le défend Raphaël Arnaud a toute sa place à l'Assemblée nationale pleurer les fachos a-t-elle tweeté ? Ça s'adresse à qui ?
À votre camp ?
Non mais je vais vous dire on ne sait plus que dire devant l'indécence et même j'ai envie de dire l'âge mental de ses élus parce qu'après la mort de Quentin que la présidente du groupe Quentin de Rencq à Lyon que la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale n'ait rien d'autre à dire que pleurer les fachos alors que ceux qui sont en train de pleurer aujourd'hui ce sont précisément les parents de Quentin et ses amis c'est absolument insupportable cette femme défend un homme qui est le chef des assassins de Quentin de Rencq le chef d'une milice dont tout démontre aujourd'hui qu'elle a organisé un guet-apens ce sont d'ailleurs vos confrères de BFM qui ont fait un reportage à ce sujet toutes les premières indications de l'enquête montrent que Jacques-Éli Favreau qui est donc l'un des collaborateurs de Raphaël Arnaud était l'un des chefs de bande dans la commission de cet assassinat donc c'est vrai qu'on ne peut que demander aujourd'hui la démission de Raphaël Arnaud parce qu'on ne peut pas avoir aujourd'hui siégé dans les bancs de l'Assemblée nationale un homme qui est une fois de plus le chef d'une bande d'assassins ça n'est pas digne de notre République et donc je ne peux qu'en appeler aujourd'hui à la décence et à la morale voilà il estime lui
Raphaël Arnaud que c'est une instrumentalisation politique pour éteindre la gauche qu'est-ce que vous lui répondez ?
oui mais il y a un scandale dans le scandale donc je veux dire il aurait mieux fait d'ailleurs de rester terré dans le trou dans lequel il était caché depuis deux mois parce qu'aujourd'hui revenir donc inverser totalement l'accusation dans un média qui d'ailleurs est un média antifa financé là encore par l'argent public parce que dans cette affaire on découvre qu'il y a en fait toute une économie circulaire antifa largement financée et bien par l'argent des français c'est doublement indécent mais voilà on sait à quoi s'en tenir aujourd'hui avec la France insoumise Jean-Luc Mélenchon animalise l'adversaire fascise l'adversaire légitime la violence est à deux doigts d'ailleurs dans cette affaire de légitimer le meurtre bon bah comprenne la mesure donc de la menace que représente aujourd'hui ce courant politique qui disons-le quand même aujourd'hui n'est pas totalement exclu de la course ce qui doit d'autant plus amener la droite à prendre ses responsabilités et à se rassembler c'est la France insoumise qui est responsable
du climat politique délétère qu'on a vu après les municipales avec ses maires hués, conspués sortis de leur mairie pratiquement sous les menaces
de fait de fait on a assisté dans les mairies remportées par les LFI une véritable prise d'assaut physique des locaux de la mairie avec des drapeaux étrangers imaginez l'indignation si des mairies avaient été prises avec l'affichage de drapeaux russes je pense que tout le monde s'en serait indigné en l'occurrence on a vu des drapeaux algériens et des drapeaux palestiniens et puis on a vu surtout pris à partie violemment insultés conspués hués des maires sortants bon bah si c'est ça la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon manifestement ça n'est pas une France démocratique Laurent Nouniez
le ministre de l'Intérieur le 12 mars dernier depuis la grande mosquée Marion Maréchal de Paris prit la défense du port du voile chez les mineurs en tant que ministre des cultes je ne serais pas a-t-il dit celui qui ira expliquer à des enfants portant le voile qu'elles menacent le vivre ensemble républicain il dit être comme le président de la république attaché à mieux faire connaître l'islam et à le développer comment vous voulez
j'ai rarement vu un tel état d'ailleurs de soumission de la part d'un membre du gouvernement c'est extrêmement inquiétant parce que personne ne lui demande d'ailleurs de prendre à partie ces jeunes filles en revanche on lui demande de prendre à partie les islamistes qui voilent ces jeunes filles parce que ce sont les islamistes qui voilent les enfants et donc on aurait davantage attendu de Laurent Nunez qu'il envoie un signal clair à toutes ces hommes et ces femmes islamistes qui imposent à ces jeunes filles de porter le voile qui donc entravent finalement leur liberté et le message le plus sain aurait été de leur dire qu'ils n'ont rien à faire en France voilà au lieu de ça il est en train de nous expliquer qu'il va accompagner finalement le port de voile de ses fillettes en est-on surpris quand on voit de toute façon en général le bilan de la Macronie dans cette matière
dans le même temps Aurore Berger elle souhaite l'interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans qui croire dans ce gouvernement ?
C'est la bonne question c'est la représentation du en même temps mais disons-le quand même le en même temps qui aboutit bien davantage à accepter l'islamisation galopante et qui ne fait pas grand chose disons-le face à la menace islamiste et face à la perte de contrôle de l'immigration qu'une réponse durable et ferme face à ce phénomène donc j'ai tendance à croire que malheureusement le bilan ira plutôt du côté de Laurent Nunez heureusement d'ici quelques mois nous aurons l'occasion de sortir de cette impuissance et de sa compromission Les accusations de fascisme
les accusations de racisme fleurent et explose pour tous ceux qui critiquent les mères et les filles c'est le lot quotidien que nous aurons à vivre pendant les prochains mois ? Il faudra faire un bilan de ce qui se passe
dans les mairies et les filles ?
Je pense que nous allons vivre une campagne extrêmement violente ça c'est de fait nous avons la France insoumise qui veut radicaliser sa base qui comme je vous l'ai dit tout à l'heure fait l'apologie légitime la violence politique il faut comprendre que quand on fascise l'adversaire on donne un droit de tuer parce que si l'autre est un fasciste si l'autre serait un nazi donc on a le droit de le faire taire on a le droit de l'intimider on a le droit de l'agresser et on a le droit de le tuer Et pareil pour le racisme Evidemment de fait donc c'est une rhétorique qui est extrêmement dangereuse et je m'étonne d'ailleurs que d'une certaine manière l'extrême centre macroniste accompagne plus ou de moins cette rhétorique puisque quand elle explique in fine que ceux qui pourraient être dissous seraient non pas les bourreaux mais les victimes je parle en l'occurrence de ce collectif némésiste de jeunes femmes qui avait été pris à partie ce jour-là ce jour de la mort de Quentin Déranque bon bah on s'étonne de voir que finalement il accompagne l'inversion accusatoire de la même manière que dans l'affaire CNews qui est aujourd'hui attaquée par la France insoumise et bien il est partie prenante finalement de cette dénonciation et de cette cible qui est mise dans le dos des journalistes de CNews
Absolument Merci beaucoup Marie-Marie Chal d'être venue ce matin dans notre émission sur CNews et sur Europe 1 le titre de votre livre aux éditions Fayard Si tu te sens Le Pen je crois que vous partez en dédicace aujourd'hui Absolument on carpentra Merci bonne journée à vous sur CNews et sur Europe 1 Merci Marion Maréchal Merci Laurence Ferrari Vos signatures Europe 1 du jeudi dans un instant à commencer par Charlotte Dornelas A tout de suite
Marion Maréchal