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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

"Les nappes phréatiques sont toutes au plus bas", regrette Jean-Pierre Girod, vice-président du Ceser

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Comment on explique ce genre de phénomène soudain ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    C'est pas normal quand même, quand on est normand, d'attendre comme ça pendant des semaines que la pluie tombe ?

  • 2:22FerméeRéponse directe

    Un mois de septembre, c'est combien pour un mois de septembre ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que toute la pluie tombée ces dernières heures, notamment hier, ça va permettre de recharger les cours d'eau et de recharger les nappes phréatiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:53Invité politiqueChiffre
    « Moins de 10 millimètres. On était à 8 millimètres de moyenne. »
  • 1:57Invité politiqueChiffre
    « Sur le mois d'août, c'est encore pire. »
  • 2:15Invité politiqueChiffre
    « En septembre, on n'avait que 10, 11, pas tout à fait 11 millimètres. On avait 10,7 millimètres d'eau. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « la consommation des touristes est deux fois plus importante que quelqu'un qui habite sur place. »
  • 5:19Invité politiqueChiffre
    « On a 0,02% à 0,04% d'humidité, alors que normalement, on devrait être à 0,14%, 0,20% à cette période-là. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Invité17 %
  • Présentateur8 %
  • ?5 %

≈ 43,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Ici Normandie,

0:03
Locuteur

premier

0:03
Invité

sur l'actu locale en Normandie,

0:06
Présentateur

ici matin. La sécheresse des sols a atteint un niveau historique en septembre en France, quasiment aucune pluie. 93 départements ont été concernés en septembre par des restrictions de l'usage de l'eau, c'est le cas d'une partie de l'heure. Pour en parler ce matin, Jean-Pierre Giraud, ingénieur agricole, vice-président du Conseil économique, social et environnemental de Normandie, vous êtes l'invité d'ici Normandie et vous répondez à Charlotte Coutard. Bonjour

0:31
Locuteur

Jean

0:31
Invité

-Pierre Giraud.

0:32
Locuteur

Hier,

0:32
Invité

il y

0:32
Locuteur

a

0:32
Invité

eu une sorte de mini-tornade à Ouassel et Tourville-la-Rivière au sud de Rouen, des dégâts sur une centaine de maisons à Ouassel, principalement des tuiles arrachées. Comment on explique ce genre de phénomène soudain ?

0:44
Invité politique

Alors, on l'explique pour plusieurs raisons. La première, ça a été rappelé, les sols étaient très chauds.

0:50
Locuteur

On

0:50
Invité politique

a eu une pluviométrie exceptionnelle par rapport à tout ce qu'on a eu jusqu'à maintenant. sur la nuit de mercredi et toute la journée de jeudi, sur un sol très

1:02
Locuteur

chaud. De la nuit de

1:02
Invité

mardi à mercredi,

1:03
Locuteur

tout ça. Mardi, mercredi,

1:05
Invité politique

voilà. Et d'autre part, on a un sol qui est très chaud.

1:09
Locuteur

On

1:09
Invité politique

a eu une nuit où on était à 20 degrés.

1:12
Locuteur

Et

1:12
Invité politique

donc, ça conduit à une grande évapotranspiration. Et il suffit que toute cette évapotranspiration rencontre une masse d'air extrêmement froide. Et ça déclenche des phénomènes complètement anormaux, dont des tornades.

1:27
Invité

Donc, des vents tourbillonnants comme ceci. Voilà. Parce qu'il a beaucoup plu.

1:31
Locuteur

Donc,

1:31
Invité

hier, on attendait la pluie un peu avec impatience. C'est pas normal quand même, quand on est normand, d'attendre comme ça pendant des semaines que la pluie tombe ?

1:40
Invité politique

Oui, puisqu'on a eu une pluviométrie extrêmement très faible. C'est-à-dire, en termes de millimètres, au mois de juillet, on avait des niveaux d'eau très très faibles. Moins de 10 millimètres. On était à 8 millimètres de moyenne. Sur le mois d'août, c'est encore pire.

1:59
Locuteur

Et

2:00
Invité politique

au mois de septembre, on n'a presque pas eu de pluie non plus.

2:03
Locuteur

Et

2:04
Invité politique

les pluies, on les a eues qu'à partir de la nuit du 29 au 30.

2:09
Locuteur

Et

2:09
Invité politique

donc, effectivement, par rapport à ce que connaît la Normandie d'habitude, on est complètement out. C'est-à-dire, en septembre, on n'avait que 10, 11, pas tout à fait 11 millimètres. On avait 10,7 millimètres

2:21
Locuteur

d'eau. Et normalement, c

2:22
Invité

'est combien pour un mois de septembre ?

2:23
Invité politique

Un mois de septembre,

2:24
Locuteur

c

2:24
Invité politique

'est autour de 50 à 60 minimum. Donc,

2:26
Locuteur

c'est 5 à 6

2:27
Invité

fois moins que normalement.

2:29
Invité politique

Et donc, on a effectivement, ça a été rappelé sur Avriton, un arrêté de sécheresse parce qu'on est dans le rouge en termes de disponibilité de l'eau. Alors, le problème auquel on est confronté, c'est que les gens parlent souvent de moyenne.

2:47
Locuteur

Mais

2:47
Invité politique

ce qu'il faut voir, c'est la réalité. C'est-à-dire qu'on a

2:51
Locuteur

de

2:52
Invité politique

moins en moins d'eau et on n'a presque pas eu d'eau en juillet, août, septembre. Mais sachant que le mois de juin était très sec aussi,

3:00
Locuteur

et

3:01
Invité politique

que d'autre part, on a une demande en eau qui a augmenté. Parce qu'en plus, on a de plus en plus de touristes

3:06
Locuteur

qui

3:07
Invité politique

viennent. Et on sait que la consommation des touristes est deux fois plus importante que quelqu'un qui habite sur place.

3:12
Invité

Ce sera encore plus le cas dans les prochaines années, quand la Normandie deviendra un refuge pour les touristes l'été. Voilà.

3:17
Invité politique

Donc, on a un problème aussi de saisonnalité. Et d'ailleurs, au niveau du Césaire de l'Atlantique, parce qu'on a conduit une étude sur la disponibilité en eau. Et c'est ça, la grosse difficulté qu'on a sur tout le littoral, puisque ça comprend depuis la Nouvelle-Aquitaine jusqu'à la Normandie. C'est qu'on a de plus en plus de gens qui viennent l'été, ou de personnes retraitées qui viennent prendre leur retraite sur le littoral normand, mais autres.

3:46
Locuteur

Et

3:47
Invité politique

d'autre part, des disponibilités d'eau pendant la période d'estival qui sont de plus en plus faibles. Puisque si vous regardez,

3:54
Locuteur

les

3:55
Invité politique

mares étaient complètement à sec, ce qui est extrêmement rare. Les cours d'eau étaient au minimum des charges. Alors souvent, les gens disent « Oui, mais la Seine ». Alors, la Seine, c'est un petit peu différent, puisqu'on a des lacs en amont de Paris, qui permettent de soutenir le niveau d'eau de la Seine, pour permettre notamment la remontée des péniches.

4:17
Invité

Mais est-ce que toute la pluie tombée ces dernières heures, notamment hier, ça va permettre de recharger les cours d

4:22
Locuteur

'eau

4:22
Invité

et de recharger les nappes phréatiques ? Alors,

4:24
Invité politique

sur les cours d'eau, effectivement, ça va les recharger, parce que comme il y a eu une pluie très intense, etc., il y

4:29
Locuteur

a

4:29
Invité politique

eu du ruissellement, et donc on aura un soutien des étiages des cours d'eau. Mais il faut quand même rappeler que la Brêle, l'Ierre, le Brêle, l'Aune, étaient à des niveaux d'eau catastrophiques,

4:45
Locuteur

et

4:45
Invité politique

qui mettent en péril, y compris la vie aquatique.

4:48
Locuteur

Et

4:49
Invité politique

que d'autre part, l'Eure était en difficulté aussi. Donc on voit bien que globalement, je ne parle pas d'Avriton, parce que là, c'était la cata. Et donc on voit bien qu'on a

5:00
Locuteur

des

5:01
Invité politique

disponibilités d'eau qui sont extrêmement faibles, les nappes phréatiques sont toutes au plus bas.

5:08
Locuteur

Alors, pour

5:09
Invité politique

parler de recharge, le problème, c'est le sol.

5:12
Locuteur

Comme

5:12
Invité politique

l'a dit

5:13
Locuteur

très

5:14
Invité politique

justement Michel, c'est que nos sols sont extrêmement secs. Donc là, ça humidifie juste la

5:19
Locuteur

surface ? On a

5:19
Invité politique

0,02% à 0,04% d'humidité, alors que normalement, on devrait être à 0,14%, 0,20% à cette période-là. Donc, comme les sols sont très secs, l'eau a du mal à s'infiltrer. Et puis, si l'eau s'infiltre, elle est absorbée tout de suite par le sol, parce qu'il faut réhumidifier ce sol pour pouvoir conduire. Donc, pour l'instant, on n'a pas de charge

5:43
Locuteur

utile

5:44
Invité

pour les nappes. Donc, on va espérer qu'il pleuve progressivement, un petit peu, régulièrement, pour recharger, pour humidifier les sols et recharger les nappes phréatiques. Merci beaucoup, Jean-Pierre Giraud, vice-président du Césaire, le Conseil économique, social et environnemental de la Normandie, d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous.

6:01
Présentateur

Merci. C'était limpide comme de l'eau claire. Merci.