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InterviewYannick Jadot 2022· 1 mars 2022 29 minComplaisantFond programmatiqueSantéEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Le Grand Oral de Yannick Jadot - Place de la Santé - Mutualité Française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:35OuverteRéponse directe

    Vous parlez de prévention, nous avons une question à ce sujet : que proposez-vous contre les addictions (écrans, jeux, etc.) avec quels moyens et à quel horizon ?

  • 14:08OuverteRéponse partielle

    Vous proposez une sécurité sociale alimentaire. Pouvez-vous préciser ?

  • 16:17RelanceRéponse directe

    Concernant les déserts médicaux, vous proposez de supprimer le numerus clausus et des mesures coercitives. Ne risquez-vous pas de décourager les jeunes médecins ?

  • 21:20OuverteRéponse directe

    Reconnaissez-vous que le conventionnement sélectif est une question sensible ?

  • 22:04OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous prévenir la perte d'autonomie pour 4 millions de Français d'ici 2050 ?

  • 24:16OuverteRéponse directe

    Votre proposition de mettre fin aux EHPAD à but lucratif est-elle réaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:46yannick_jadotFait
    « l'hôpital public était considérée comme une entreprise qui devait être rentable vous savez la tarification à l'acte la réduction des lits les baisses de budget »
  • 2:29yannick_jadotChiffre
    « près de soixante mille 180 mille selon les estimations postes vacants »
  • 3:57yannick_jadotChiffre
    « plus 40 cents ans dix ans d'affections de longue durée »
  • 4:42yannick_jadotChiffre
    « le budget de prévention la politique de santé qui s'élèvent à un demi pour cent »
  • 5:26yannick_jadotFait
    « les cadres qui partent à la retraite ont une espérance de vie de 10 ans supérieurs en bonne santé par rapport aux ouvriers »
  • 9:03yannick_jadotFait
    « nous sommes le pays le plus répressif et nous sommes le pays où la consommation est l'une des plus importantes de la planète »
  • 16:59yannick_jadotChiffre
    « près de 8 millions de nos concitoyens n'ont pas accès à une santé basiques n'ont pas accès à un médecin sur leur territoire »
  • 17:42yannick_jadotChiffre
    « c'est près d'une commune sur trois »
  • 18:26yannick_jadotChiffre
    « moins de 2,2 de ruptures de soins liés à l'absence de médecin »
  • 22:04yannick_jadotChiffre
    « 4 millions de français en situation de perte d'autonomie à l'horizon 2050 »
  • 22:49yannick_jadotChiffre
    « 48000 et 100000 morts liés à la pollution de l'air par an »
  • 27:14yannick_jadotChiffre
    « les aides à domicile sont traités dans notre pays avec une moyenne qui doit être de 700 euros par mois »
  • 14:49yannick_jadotPromesse
    « un revenu citoyen qui fera en sorte que pas une personne habitant dans notre pays ne soit en dessous de 920 euros »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

il s'agit du candidat écologiste yannick jadot

0:05
Non speech

[Musique]

0:17
Locuteur

bonjour yannick jadot bonjour vous êtes député européen depuis 2002 est aussi un candidat écologiste dans cette élection présidentielle vous avez maintenant à 7 minutes pour présenter à les grands axes de votre programme et sept minutes donc pour convaincre asie merci infiniment merci de votre invitation mesdames et messieurs bonjour évidemment avec la pandémie et son cortège de drames humains la santé est redevenu un sujet majeur de politique publique un sujet majeur de débat public et c'est une bonne nouvelle vous le savez la sentait toujours été une des priorités du projet écologiste et on voit bien aujourd'hui à quel point ce que nous défendions depuis des années le concept d'une santé faisant le lien entre santé humaine santé animale santé environnementale est aujourd'hui un élément structurant de la réflexion du débat et des politiques publiques que nous devons mener dans les années qui viennent j'aurai dans mon projet trois priorités la première priorité c'est évidemment de remettre l'hôpital public au coeur de notre politique de santé est en état pour donner à chacune et à chacun un accès complet libre et facile à la santé publique et donc à l'hôpital public pendant plusieurs quinquennat maintenant l'hôpital public était considérée comme une entreprise qui devait être rentable vous savez la tarification à l'acte la réduction des lits les baisses de budget un nom dame qui réduisait année après année les moyens de l'hôpital public considérée comme la variable d'ajustement de notre système de santé évidemment nous devons sortir profondément de cette logique pour remettre l'hôpital public au coeur de notre politique publique et de lui donner les moyens nécessaires pour nous c'est un sursaut d'attractivité le recrutement de cent mille infirmières infirmiers on sait aujourd'hui que ya près de soixante mille 180 mille selon les estimations postes vacants de ce point de vue là c'est dire à quel point il faut ce sursaut d'attractivité qui passe par des conditions de travail qui passe par une augmentation évidemment des salaires et qui passe par une conception totalement différente de l'hôpital public et de notre système de santé où l'enjeu n'est pas combien ça coûte mais comment on répond aux besoins à partir des territoires on aura l'occasion je pense d'en reparler dans le débat deuxième priorité la question de la santé environnementale le président l'a dit aujourd'hui plus personne ne peut s'exonérer d'intégrer totalement la question de l'environnement et de toutes les maladies chroniques que les pollutions les l'exposition aux produits chimiques l'exposition pesticides à la pollution de l'air peut générer sur notre système de santé et donc pour nous mettre la santé environnementale au coeur de notre projet de santé c'est évidemment sortir du déni c'est évidemment travailler sur l'exposition y compris l'exposition au cocktail de molécules ou de de pau lyon on le voit sur la question et même de l'interprétation de l'évaluation des cancers pédiatriques on le voit sur l'explosion des maladies chroniques plus 40 cents ans dix ans d'affections de longue durée donc on voit à quel point la santé environnementale doit être au coeur de notre politique de santé déjà pour évidemment éviter l'ensemble des polluants qui fracasse notre système de santé nos organismes mais c'est aussi vous l'avez bien compris m la prévention au coeur de notre de notre politique de santé parce que jusqu'à maintenant on a quand même une politique de santé qui est d'abord une politique de soins et dans notre le gic c'est aussi la vôtre je sais c'est de ne pas tomber malade ça peut paraître idiot ça peut paraître basique mais on sait à quel point quand on a le budget de prévention la politique de santé qui s'élèvent à un demi pour cent on voit bien la disproportion entre le l'accent qui est mis sur la prévention et l'accent qui est mis sur le soin c'est évidemment quand on parle de 100 environnementale je reprenais votre publication très réussi sur la question du climat et on a eu leurs aveux le deuxième rapport du giec hier sur les impacts majeurs du dérèglement climatique sur l'ensemble de nos conditions de vie sur l'ensemble de l'habitabilité de la planète et on voit bien à quel point le dérèglement climatique va être un enjeu absolument majeur aussi de nos politiques de santé il vous reste deux minutes yannick jadot merci vous des comtés dans votre intervention valorise tout est décompté d'accord troisième point la question de la santé au travail nous avons eu pendant ce quinquennat une régression incontestable de la prise en compte de la pénibilité et qui fait qu'on se retrouve dans une situation d'injustice profonde les cadres qui partent à la retraite ont une espérance de vie de 10 ans supérieurs en bonne santé par rapport aux ouvriers c'est absolument insupportable et donc au coeur de notre politique de santé nous aurons évidemment la reconstruction d'un d'un compte personnel de prévention des risques de pénibilité parce que encore une fois on le voit bien que la santé au travail même si elle est un enjeu majeur de nos concitoyens aujourd'hui n'est plus intégrée sérieusement dans les politiques publiques et enfin quatrième point la question évidemment d'une protection sociale démocratiser vous avez un rôle majeur à jouer et au fond la légitimité du rôle des complémentaires des mutuelles dans notre système de santé pour moi doit se construire ou se reconstruire totalement sur la question de la prévention sur la question de l'autonomie sur la question de l'accompagnement sur la question de la relation aux françaises et aux français si on veut garder ce système avec l'assurance maladie d'un côté les mutuelles de l'autre la question pour moi de la prévente de la prévention la question de l'ancrage dans les territoires de votre présence de votre action doit être au coeur de la réforme et de la reconstruction d'une politique de santé forte une politique de santé qui répondent aux préoccupations de nos concitoyens et nos concitoyens et une politique de santé qui nous permettra d'aborder toutes les questions de vie avec davantage de sérénité et de bienveillance merci merci à yves jadot d'avoir tenu les délais vous parlez de prévention justement nous avons une question à ce sujet une question d'une mutualistes il s'agit de catherine grandpierre membres du bureau de la mutualité française on écoute dans notre société les sources d'addiction se multiplient amplifié par celle plus récente de l'addiction aux écrans aux jeux en ligne etc la mutualité française défend la mise en place d'actions et de plans de prévention des risques en matière d'addiction dans ce domaine que proposez vous avec quels moyens et à quel horizon merci infiniment bonjour madame je vois que vous êtes juste là derrière l'écran où vous apparaissez les questions des addictions est évidemment un sujet absolument majeur aujourd'hui pour notre système de santé il y en a évidemment de plusieurs types on pourrait revenir sur les addictions qui pourtant sur lesquels pourtant sur lesquels les politiques de santé engagés depuis longtemps la question du tabac la question de l'alcool mais qui sont quand même autour de 110 mille morts parent donc ça reste les addictions lourde et qu'on n'a toujours pas totalement résolu et puis il ya les addictions pour lesquelles on est dans le déni dans le béni des politiques publiques je pense notamment à la question des drogues si nous voulons légaliser le cannabis que ce soit en production comme en consommation c'est évidemment un enjeu de sécurité publique comment sortir des quartiers entiers de la mafia du deal mais c'est d'abord un sujet de santé publique est donc formé légaliser former les producteurs comme les vendeurs à la question des addictions c'est enfin sortir du déni nous sommes le pays le plus répressif et nous sommes le pays où la consommation est l'une des plus importantes de la planète et où les addictions sont en train de monter en puissance sans que l'on se donne les moyens d'y mettre fin donc évidemment la légalisation du cannabis pour traiter aussi la question les addictions et particulièrement les additions des jeunes la question évidemment des drogues dures et là il faut aussi sortir d'une logique totalement dramatique du point de vue de la santé du point de vue de l'espace public du point de vue de la sécurité qui est de faire des consommateurs de drogues dures on peut penser au cas du krach des délinquants avant de les considérer comme des malades et tout ce qui peut aller évidemment des grandes politiques d'accompagnement qui vont depuis la prévention les haltes soit un diction jusqu'au postcure pour justement traiter la question des addictions est la seule politique efficace c'est pas simplement la seule politique humaine c'est la seule politique efficace sur ce type d'addiction les expériences internationales le démontre là aussi notre pays continuait dans l'addiction et dans la stigmatisation d'une population qui sont déjà qu'ils sont d'abord des personnes malades enfin je traiterai aussi de l'addiction aux aux écrans nous voulons mettre en place une politique que vous savez en fonction des âges 3 6 9 12 pour faire en sorte qu évidemment on sorte de l'addiction il faut éviter les écrans dans trois ans est une nécessité absolue il faut évidemment dès l'école qu'il y ait à la fois des enjeux parce que c'est un secteur d'avenir le numérique de codage de la formation tout ça mais il faut surtout traiter la question des addictions avec les autorisations parentales sur les les smartphones sur des tablettes sur les ordinateurs avec une nouvelle relation y compris des exigences des fournisseurs pour éviter évidemment les contenus scandaleux épiler les la construction par des algorithmes de l'addition évidemment c'est lutter contre le harcèlement et le cyberharcèlement vous rendez compte qu'à l'école vous êtes harceler c'est une voie pour résoudre les problèmes vous êtes cyber a sonné c'est une autre voie tout ça est profondément ridicule et inefficace et puis c'est l'enseignement à la protection de sa vie privée il faut apprendre aux enfants à protéger leur vie privée parce que c'est un élément essentiel d'addiction enfin dernière addiction si je peux me permettre c'est l'addiction évidemment aux trop sucré trop salé trop gras ça aussi c'est une forme d'addiction qui est construite pas l'agroalimentaire qui construite qui est pensé pour rendre nos enfants addict à un certain nombre de produits vous savez combien les questions de diabète d'obésité de surpoids sont des questions très lourde aujourd'hui pour l'ensemble de la société et particulièrement pour nos enfants c'est pour ça que dans mon projet je veux faire de l'obésité une affection de longue durée totalement prise en charge en termes de soins par la sécurité sociale pour garantir encore une fois des parcours d'accompagnement et puis ça peut être comme solution au delà du traitement des addictions évidemment des solutions plus enthousiasmante ne serait ce que le sport garantir qu'ils aient une heure de sport à l'école pour tous les enfants tous les jours une demi-heure pour les adultes le fait de soutenir l'ensemble de l'enseignement l'ensemble des structures de sport associative sur l'ensemble du territoire est aussi une façon de sortir des addictions aux écrans des addictions ou des problèmes de malbouffe des problèmes de santé c'est reconstruire du collectif c'est sortir de l isolement et enfin dernier pilier de ce sujet là parce que c'est un sujet qui évidemment est une entrée pour l'ensemble d'un programme de santé c'est évidemment aussi la question de la santé mentale parce que derrière les addictions des problèmes de santé mentale et que l'on voit aujourd'hui que là aussi nos politiques publiques ont profondément régressé en matière de santé mentale en matière de personnel en matière d'effectifs en matière d'accompagnement nos enfants à l'école je veux créer 2000 postes de médecins d'infirmières aussi de deux personnels médico sociale dans les écoles pour être en capacité d'accompagner les enfants sur ce sujet ce qui allie à la fois à la prévention et l'alimentation on a observé un petit peu votre programme et vous proposez a notamment la création d'une sécurité sociale alimentaire c'est un sujet qui intéresse le réseau mutualiste est ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus aujourd'hui s'il vous plaît alors je suis pas aussi clair que vous le dites sur mon projet sur la sécurité sociale alimentaire c'est gentil de me poser cette question ça me permet de clarifier un certain nombre de choses la sécurité sociale alimentaire c'est notamment pour celles et ceux qui l'ont porté l'idée qu' un chèque alimentation de qualité bio local pour y compris les familles les plus vulnérables le gouvernement a essayé de le faire a pas réussi simplement pourquoi moi dans mon projet j'ai la mise en place d'un revenu citoyen qui fera en sorte que pas une personne habitant dans notre pays ne soit en dessous de 920 euros donc c'est l'éradication de la grande pauvreté et ce revenu citoyen fera accessit dès 18 ans ce qui est aussi un projet d'autonomie un grand projet d'autonomie pour la jeunesse en revanche pour ce qui relève moi je veux des deux veut négocier au niveau européen la tva 0% sur le bio je veux que la commande publique soit la hauteur de ses responsabilités en matière d'alimentation de qualité c'est d'ailleurs ce que font nos mères de s'orienter vers du 100 % bio dans les cantines il faut que le bio soit pas simplement dans les cantines scolaires vous savez combien dans nos hôpitaux parfois on fait un peu facile avec la sodexo parce que c'est pas cher et donc il faut que nos hôpitaux et aussi les moyens d'avoir une alimentation de qualité pour nos malades comme pour nos aînés oui nous voulons de une alimentation de qualité une alimentation bio pour nos aînés mais c'est un sujet que nous allons réaborder je crois merci pour ces précisions on accueille maintenant gabriel halpern vous êtes expert associé à la fondation jean jaurès vous avez plusieurs questions à poser aux candidats yannick jadot et la première concerne la démographie médicale bonjour monsieur bonjour concernant les déserts médicaux vous proposer de supprimer le numerus clausus on vous suggérez également des mesures coercitives sur le lieu d'installation des médecins ne pensez vous pas que les mesures que vous préconisez risque de décourager certains jeunes professionnels et comment finir vraiment avec les déserts médicaux et permettre un égal accès aux soins pour tous merci pour votre question elle est importante parce que vous savez que près de 8 millions de nos concitoyens n'ont pas accès à une santé basiques n'ont pas accès à un médecin sur leur territoire c'est près d'une commune sur trois est selon moi ça participe d'abord d'un scandale en matière font même presque de promesse républicaine l'accès à des services publics de qualité et la santé est au coeur de la préoccupation de nos concitoyens c'est aussi ça participe aussi de l'inégalité des territoires sa part ça participe aussi de la division des françaises et des français est selon moi ça participe très largement aussi de la montée des populismes ans quand vous supprimez le médecin quand vous supprimez la poste quand vous supprimez la gare que vous finissez par supprimer la maternité d'un territoire au fond c'est tout ce qui fait la vie qui disparaît d'un territoire et quand vous enlevez la vie d'un territoire vous voyez le signal que vous envoyez à ses habitantes et ses habitants donc il faut traiter ce sujet avec le plus grand sérieux alors évidemment on va monter en puissance sur la formation des médecins le numerus clausus où l'avait cité mais de fait il est déjà allé déjà supprimé la question c'est effectivement de doubler la formation des médecins pour que dans quelques années y est on est moins de 2,2 de ruptures de soins liés à l'absence de médecin c'est évidemment penser nos territoires je les dis en fonction des besoins et vous vers j'évite pas votre question mais je jeu là contextualise pour moi il faut construire un autre système politique de santé à partir des bassins de santé des territoires de 50000 à 150 mille personnes on évalue on identifie les besoins de ces territoires et on rassemble l'ensemble des acteurs de la santé pour répondre à ses besoins il y aura évidemment l'hôpital public y aura les mutuelles sûrs à la médecine de ville il y aura tout le monde qui va s'organiser pour dire comment nous répondons en fonction de nos capacités en fonction de la spécificité d'un territoire à ses besoins de santé d'accord ça c'est la priorité absolue donc ça peut dire des des maisons de santé cela peut dire aussi des centres pluriprofessionnelle haut des médecins plus facilement viendront parce qu'ils appartiennent à des équipes parce qu'ils peuvent partir en vacances parce qu'ils ont des conditions de vie aussi l'exercice de leurs missions qui permet effectivement de répondre aux besoins est-ce que vous filmez je crois je crois mais je réponds chiffrées sur un nombre de médecins généralistes en cinq ans présent sur les déserts médicaux mais aussi sur les spécialistes c'est pour ça c'est pour ça que si vous voulez je peux gpal fixé ce nombre là parce qu'en fait nous avons une politique de santé totalement inversé moi je veux pas faire disparaître les ars je veux totalement repensé leur mission ce soit plus au fond des des canaux de contrôle et de d'injection de la politique pensez à paris que les ars deviennent des vrais lieux de coordination de l'offre de santé à l'échelle des territoires donc quand on aura identifié ses besoins quand on aura fait l'ensemble de la palette des réponses ci a besoin pour une période pour former les médecins qui arrivent ou faudra qui est une obligation d'installation oui j'assume cette position je sais qu elle déplaît profondément aux médecins c'est une réalité je la comprends parfaitement quand on a fait neuf ou dix ans c'est compliqué mais j'assume de dire que la dernière année d'études comme les deux premières années d'exercice s'il ya une nécessité absolue eh bien oui il faudra qu'il y ait des médecins qu'ils aillent dans des déserts médicaux pour que les français puissent se soigner merci pour votre évidemment d'abord le conventionnement sélectif et abriel a encore beaucoup de questions avant reconnaissez que c'est une quinzaine de cibles dans le débat politique c'est une question sensible ici je l'entends mais il ya le conventionnement sélectif sur les zones surdotées mais à un moment donné s'il ya nécessité d'une obligation pour que les français aient accès à un médecin eh ben on trouvera les salaires on trouvera les politiques d'accompagnement mais oui il y aura une obligation d'installation merci pour cette réponse plus claire et maintenant une question qui concerne le vieil issement de la population aux enjeux du 21e siècle la prévention est au coeur de vos propositions sur la santé pourriez-vous les détailler et notamment celles qui sont relatives à la prévention de la perte d'autonomie si on doit on va avoir selon l'insee si je dis pas de bêtises 4 millions de français en situation de perte d'autonomie à l'horizon 2050 c'est considérable mais nous considérons qu effectivement il n'y a pas de fatalité à ce que la perte d'autonomie que les maladies chroniques soit le quotidien de nos compatriotes et si on parle de 2050 on sera pas mal dans la salle danseuse dans ce cas-là de perte d'autonomie et de maladie chronique pour le quotidien de nos aînés donc je les dis quand on veut travailler sur la sortie des pesticides quand on veut travailler sur la suppression de tous les cmr cancérogènes mutagènes reprotoxiques quand on veut travailler sur la pollution de l'air de santé publique france jusqu à harvard on est entre 48000 et 100000 morts liés à la pollution de l'air par an quant aux de travailler sur tout l'ensemble de ces sujets là quand on veut travailler sur la santé au travail remettent la pénibilité comme un outil d plan santé au travail des entreprises et les entreprises seront contraintes d'avoir des plans santé travail nous créons les conditions de vivre vieux et en bonne santé c'est ça d'abord la logique et sur la perte d'autonomie vous avez raison moi je pense que les mutualistes notamment ont une place très importante à prendre dans dans le soin liés à la carte d'autonomie cette perte d'autonomie cette opa est une perte de dignité j'interdirais l'installation d pad privé à but lucratif aujourd'hui on ne peut pas spéculer on ne peut pas spéculer sur la perte d'autonomie qui au fond le symbole d'une perte assumer construite gérer de perte de dignité pour rappel moi j'entends que tout le monde découvre la situation dans ces ehpad à but lucratif dans l'accord qui a été passé entre l'europe et la chine l'accord d'investissement l'intérêt offensive de la france c'était les ehpad privé à but lucratif reprenez les dernières négociations qui a eu avec toi avec la russie entre notre président de la république et vladimir poutine il ya trois ans c'était total pour le gaz et orpea pour l'as leur installation en russie donc moi je veux sortir de ce système là que je trouve indigne indécent mais ça ne veut pas dire que tout se passe bien ailleurs donc je veux dans ma réforme objet de la politique de succession il est rayé nick shadow parce que justement on a une question complémentaire sur les ehpad après cette annonce que vous venez de faire mettre fin aux ehpad à but lucratif une dernière question de gabriel justement c'est vraiment sur ce sujet-là la crise à lithaire plus au scandale d'orpea ont mis un coup de projecteur sur les maisons de retraite sont est cependant la question n'est pas seulement le modèle économique des établissements mais également leur conception aujourd'hui si votre grand mère ne réside pas dans l'ehpad qui se trouve à côté de chez vous vous n'avez aucune raison de vous y rendre les ehpad sont comme des îlots au milieu de l'océan dansant sans aucun lien sans aucun contact avec le quartier avec le territoire où il se trouve ne devrait-on pas complètement repensé les maisons de retraite pour les ouvrir sur le monde extérieur pour qu'elle ne soit pas seulement des maisons d'accueil de personnes âgées mais pour qu'elles soient de véritables lieux de vie et d'apprentissage ne pourrait-on pas hybride et les maisons de retraite avec un musée un incubateur de start up ou une salle de sport pour qu'elles deviennent des lieux de vie avec d hybridation entre différents publics vous avez parfaitement raison et j'ai vu pour en avoir visiter quelques-unes des maisons qui faisait des liens aussi avec des écoles avec des enfants avec des jardins partagés et il ya effectivement plein de système d'hybridation qui peuvent sortir les personnes âgées finalement de leur isolement mais quand vous dites que ce sont des îlots en matière géographique ce sont surtout des îlots dans notre imaginaire la réalité c'est que notre relation au vieillissement notre relation à la mort est forcément une relation compliquée et en est construit comme ça et quand c'est une société qui s'organise effectivement on peut trouver satisfaisant et je ne culpabilise personne parce qu'on est tous et toutes dans cette situation on peut trouver très satisfaisant d'avoir un rôle avec des plantes vertes et les peintures refaites et ne pas trop voir ce qu'est la réalité derrière et donc il faut repenser le modèle c'est pour ça que moi la réforme que je veux engager sur les droits de succession notamment pour sortir au fond de toutes les exonérations de toutes les dérogations qui assure les très grandes fortunes me permettra d'avoir un financement de 8 à 9 milliards sur les droits de succession que je veux mettre dans les maisons de retraite pour faire en sorte qu'on ait un taux d'encadrement ato d'accompagnement soignants de 0,8 pour les soignants enfin 8 soignants pour dix pensionnaires parce qu'aujourd'hui la façon dont nous maltraitons nos aînés nous renvoie à une sas été d'une violence absolue c'est d'une violence absolue et donc tous qui peut concourir à sortir de l'isolément tout ce qui peut concourir à construire des lieux intermédiaires y compris entre le domicile et la perte d'autonomie et les ehpad tout ça participe de la cohésion de notre société quand on voit comment les aides à domicile sont traités dans notre pays avec une moyenne qui doit être de 700 euros par mois si ce n'est pas moi pour 10 12 heures de boulot parce que il ya les trajets et que tout ça n'est pas comptabilisé moi j'ai visité un cfa qui forme aux aides à domicile c'est un engagement extraordinaire c'est un métier ultra féminisé vous savez c'est un engagement extraordinaire qui n'est pas payé qui n'est pas reconnue qui n'est pas au fond ou à la respecter au regard du bénéfice du bien-être et du bonheur apporté par ces personnes dont l'accompagnement à domicile parce que c'est souvent là la solution privilégiée évidemment des lieux intermédiaire très dynamique très ouvert sur la société et des épaves très contrôlé avec un taux d'accompagnement bien supérieur à celui aujourd'hui pour sortir de la maltraitance et enfin parce que si on fait tous cycles changer la loi les nautiques pour permettre le tennesse merci pour ces toutes ces précisions yannick jadot vous avez largement dépassé votre temps de parole aujourd'hui merci d'avoir participé à ce grand oral vous été le premier à cordes fondation également gabriel et nous accueillons maintenant à pauline de lamanère s'interrogerait les suivants merci beaucoup yannick jadot en s'écoutant j'étais dans les coulisses merci jérémy et gabriel ça nous rappelait combien la santé est un sujet absolument majeur et aux choeurs qui traverse véritablement cette campagne présidentielle yannick jadot alain sans qu'ils nous disaient combien l'égalité face aux soins devait être une priorité