IVG : l’égalité passe par la conquête des libertés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bon je suis à Mexico tout le monde est au courant maintenant alors il se trouve que tout à l'heure je vais rencontrer la présidente de ce pays Claudia shinbaum qui a été élue très récemment et qui dorénavant est la présidente ce qui est un événement extraordinaire ici c'est la première femme présidente de ce pays et puis c'est une femme du même parti que celui du président précédent André manuel Lopez Obrador et qui a terminé son mandat avec 60 % de gens satisfaits et elle elle le commence et elle a 80 % de gens satisfaits qui pensent qu'elle fait bien le boulot alors il faut s'imaginer ce que ça représente ça va faire rêver du monde des chiffres pareils mais pour obtenir un tel degré d'accord avec son propre peuple et ben il faut faire la politique qui correspond à ce que ce peuple attend et pas le contraire en prétendant le dresser comme le fait monsieur Macron avec le peuple français alors Claudia shenbaum elle a pris toute une série de mesures social je vais pas les énumérer parce que je veux mettre vraiment la lumière sur un point sur surtout en Amérique latine particulièrement important c'est que Claudia shenbaum nous sommes elle préside un pays qui est laïque hein et qui est vraiment pas pour faire semblant où l'Église et l'État sont réellement séparés assez comparable avec la situation française c'est-à-dire que ici la majorité absolue totale de la population est d'origine de culture catholique mais les deux sont bien séparé pour la raison que l'église a été une ennemi absolu du passage à l'État républicain un peu comme chez nous où elle a continué à s'opposer à la République jusqu'à 1920 il faut se souvenir qu'en France en 1906 l'église continue à condamner le suffrage universel au motif que il peut pas y avoir de volontés plus puissantees que celle de Dieu et certainement pas celle du peuple c'estàdire le mélange complet entre deux sujets qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre donc cette similitude doit nous faire réfléchir et regarder attentivement la façon avec laquelle un pouvoir politique peut décider des choses qui ne vont pas de soi dans une ambiance culturellement majoritaire supposée hostile à savoir le catholicisme ce n'est pas le cas parmi les premières mesures du nouveau gouvernement de gauche d'Andrés manuel Lopez Obrador il y a eu la décision de constitutionnaliser l'interdiction de punir l'interruption volontaire de grossesse l'interdiction de criminaliser l'IVG ceux qui la subissent et ceux qui la pratiquent sur le plan prof professionnel voilà c'était ici quelque chose d'énorme contenu de ce qu'est la culture ambiante contenu de ce qu'est la force et la puissance des arguments de ceux qui s'y opposent et il y a eu ici un débat bien sûr mais à la fin la décision a été prise et personne ne propose de revenir dessus car chaque personne ne l'oublions jamais personne n'est obligé d'avorter chaque personne à propos d'ibg est confronté à soi-même à l'idée qu'il se fait de qui est elle est de ce qu'elle va faire de ce qu'elle veut et en toute liberté morale philosophique personnelle prend sa décision c'est la liberté qui nous importe c'est l'extension de son territoire voilà ce qui compte pour nous parce que c'est le point de passage vers l'égalité il n'y en a pas d'autrees c'est quelque chose de tout à fait extraordinaire sur ce continent et dans ce pays en particulier pour les raisons que je viens d'énnoncer et bien sûr il y a eu un débat avec ici et là des temps un peu V mais ce n'est pas ça qu'il a emporté ce qu'il a emporté c'est l'idée que c'était justice et en particulier justice pour les femmes bien sûr pour les couples mais pour les femmes d'abord qui ont à connaître un taux de mort de décès lié à l'avortement clandestin que tout le monde connaît par conséquent refuser la légalisation de l'avartement c'est condamner à mort des milliers de ses propres compatriotes alors je l'évoque parce que nous en France les insoumis nous av la fierté que notre présidente de groupe à l'Assemblée nationale est celle qui a déposé la proposition de loi de constitutionnalisation de l'avortement et qui est une procédure qui a été jusqu'au bout parce que validée précédemment par le Sénat et puis le congrès du Parlement c'est-à-dire l'Assemblée nationale plus le Sénat l'ont adopté si bien que ce droit est devenu un droit constitutionnel en France c'est une immense décision parce qu'elle instaure la liberté et la maîtrise sur soi des femmes c'est elle qui décide non leur mari non leur famille elles qui décid personnellement de ce qu'elles feront ou ne feront pas et c'est cette immense liberté qui établit la dignité de la personne humaine disposée de soi qui a été dès lors inscrite dans la Constitution française et ici en disant qu'il est interdit de pénaliser l'interruption volontaire de grossesse souvent les hommes négligent la compréhension de ce que cela représente dans la vie d'une société mais c'est sans doute la première mesure qui nous rapproche de l'égalité à laquelle à la fin nous aboutirons égalité sociale égalité des droits égalité de représentation égalité d'accès au métier et cetera et cetera reconnaissance des efforts qui sont consentis dans le cadre de ce qu'on appelle l'économie domestique cette égalité complète elle passe par la conquête de liberté l'une à côté de l'autre formante au total une nouvelle condition humaine et voyez-vous j'estime de mon côté que cette transformation qui s'est faite depuis l'autorisation de l'usage des contraceptifs en France jusqu'à l'interruption volontaire de grossesse constitutionnalisée et bien cela change fondamentalement la condition humaine des femmes et c'est en quelque sorte une nouvelle France qui jaillit de là et bien ça vaut ici et ça vaut dans le monde que s'est-il passé c'est en Amérique du Sud que contre un féminicide en Argentine aussitôt slevé à un mouvement populaire profond de milliers de femmes centaines de milliers de femmes descendant dans les rues et décidant de faire des grèves féministes c'est-à-dire des grèves concernant la condition des femmes ça ne peut pas dire qu'il y a que les femmes qui font ses grèves ou queil y a qu'el qui intervient mais ça veut dire qu'on prend acte du fait que la condition féminine après des millénaires de patriarcats soulève une série de problèmes qui n'ont pas été réglés et qui doivent l'être par l'action politique si l'on veut vraiment être une république unei indivisible composée de citoyens strictement égaux entre eux femmes et hommes voilà comment cette vague venue d'Amérique latine a ensuite déferlé surt ce continent souvenons-nous des immenses manifestations au Chili en 2018 et est passé en Europe ensuite ce fut le cas d'abord et principalement en Espagne pour la raison simple à comprendre que il parle la même langue par conséquent ce qui se passait en Amérique du Sud était bien connu en Espagne et cela a provoqué une déferlante qui à mes yeux ne fait que commencer car véritablement la nouvelle-fance ça n'aura de sens pour nous à l'image de ce Mexique qu'à partir du moment où on aura été au bout de ce que ça signifie sur le plan social et sur le plan culturel que la relation des femmes avec les an Politi de le pays ici ça a changé c'est une femme qui préside à peine commenceelle à présider qu'elle a déjà 80% d'approvation
Jean-Luc Mélenchon