Bruno Lemaire est l'invité politique de Nathanaël de Rincquesen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Un mot sur la situation dans les lycées. Est-ce que vous avez le sentiment que le mouvement échappe aux lycéens ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Juste un mot sur la France insoumise. Bruno Retailleau a estimé que la question de leur interdiction se posait. Vous en pensez quoi ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Le projet de budget 2027 a été présenté hier. Il vous inspire quoi ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on paye aujourd'hui l'addition de ce modèle économique utilisé depuis 40 ans ?
- 6:49RelanceRéponse directe
Pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Expliquez-moi Bruno Le Maire, demain qu'est-ce que je dois faire pour qui on se retrouve dans une situation cohérente ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Fait
« La politique, c'est le débat, c'est pas la violence. La politique c'est pas la récupération et certainement pas la récupération des mineurs, des enfants, de ceux qui sont par définition les plus fragiles. »
- 2:51Fait
« J'ai été 7 ans ministre des finances à une époque où nous avions encore le contrôle de nos finances publiques, que nous avons perdu depuis la malheureuse dissolution de 2024. »
- 3:31Chiffre
« Il y a des augmentations d'impôts, des augmentations de taxes qui ne sont pas acceptables. »
- 4:55Fait
« La seule chose qui permettra à la France de reprendre son destin en main, c'est d'inventer un nouveau modèle et de sortir d'un modèle qui nous épuise financièrement et psychologiquement. »
- 6:49Chiffre
« En 2017, j'ai baissé les impôts. J'ai baissé l'impôt sur les sociétés de 33 à 25 %. J'ai baissé les impôts sur les dividendes que peuvent se verser des artisans ou des commerçants. »
- 8:57Promesse
« La réforme des retraites, j'ai proposé 65 ans. »
Temps de parole
- ?100 %
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RCF Notredame, l'interview politique Nathanaë de Rxan Nathana de Ringxan vous recevez ce matin Bruno Lemire ancien ministre de l'économie et des finances auteur du manifeste pour une autre France entre autres. Bonjour Bruno Lemire, un mot d'abord sur la situation dans les lycées. On en parlait tout à l'heure he le mouvement sétant suscite l'inquiétude. Est-ce que vous avez le sentiment qu'il échappe au lycéen ? Il a été en tout cas largement récupéré notamment par la France insoumise dont on connaît les méthodes, les pratiques. C'est le désordre partout tout le temps sur l'ensemble du territoire. Donc la priorité aujourd'hui, c'est le retour à l'ordre. C'est le rétablissement de l'autorité d'abord pour la sécurité de nos enfants, pour la sécurité des
lycéens pour tous ceux qui veulent travailler. Il est totalement révoltant que en France vous ayez des enfants, des lycéens qui soient menacés à la sortie de leur lycée, qui voi partie de leurs lycées qui sont en flamme ou des objets en flamme à la sortie. Tout cela doit cesser. Le rétablissement de l'ordre est la première des priorités. Et ensuite, ça nous permettra d'entendre un certain nombre de revendications qui sont parfaitement légitimes, que des enseignants continuent à ne pas être remplacé en première en terminale, que nos enfants doivent attendre 2 semaines, 3 semaines parfois davantage pour avoir le remplacement de leur prof de français, de leur prof de mathématique en France en 2026. Mais c'est totalement révoltant et je comprends l'inquiétude,
la colère de ces lycéens qui se disent "Mais comment se fait-il que je puisse pas suivre mon cours ? Ça va menacer ensuite mes études, ça va menacer mon parcours sup, ça va me mettre en difficulté pour avoir un bon livret scolaire. Donc ça nous permettra ensuite de répondre rapidement à des attentes qui sont parfaitement légitimes. Juste un petit mot sur la France insoumise. Bruno Rutaillot hier a estimé que la question de leur interdiction se posait. Vous en pensez quoi vous ? Je pense que c'est surtout la question des poursuites pénales qui se pose. Il faut des poursuites pénales contre tous les membres de la France insoumise qui aurait incité à la violence dans le pays. La politique, c'est le débat, c'est pas la violence. La politique c'est pas la récupération et
certainement pas la récupération des mineurs, des enfants, de ceux qui sont par définition les plus fragiles. Donc avant de parler d'interdiction d'un mouvement politique, je pense surtout qu'il doit y avoir des poursuites pénales contre tout élu de la France insoumise, tout membre de la France insoumise qui aurait participé de près ou de loin aux violences qui touche aujourd'hui les lycées en France. En attendant, le projet de budget 2027 a donc [raclement de gorge] été présenté hier. Alors, je lui trouve beaucoup de points communs aux propositions que vous avez pu faire il y a quelques semaines dans votre manifeste, notamment lorsqu'on vous demandait votre avis sur ce budget. Il vous inspire quoi ce budget 2027 ? Il y a tout de même une différence majeure,
vous l'avez rappelé tout à l'heure, c'est que je refuse toute augmentation de taxes et d'impôts. J'ai été 7 ans ministre des finances à une époque où nous avions encore le contrôle de nos finances publiques, que nous avons perdu depuis la malheureuse dissolution de 2024. Je n'ai jamais augmenté un seul impôt et j'ai toujours refusé cette solution de facilité et j'ai dû me battre pendant 7 années à chaque budget contre ce réflexe pavlovien de beaucoup de parlementaires, de toutes les oppositions qui consistent à dire il faut augmenter les taxes, il faut augmenter les impôts. Dans ce budget, malheureusement, il y a des augmentations d'impôts, des augmentations de taxes qui ne sont pas acceptables. Ensuite, il faut bien un budget. Donc moi, j'appelle chacun la
responsabilité. Il a ses défauts, je l'ai redit. l'augmentation des taxes, l'augmentation des impôts, il a aussi des qualités, c'est-à-dire qu'il fait des efforts et que euh il réduit un certain nombre de dépenses, notamment sur l'État qui me paraissent indispensable. Il n'est certainement pas parfait mais il est indispensable dans la situation financière où nous sommes. Chacun doit réaliser que la France aujourd'hui est au bord du gouffre financier et que nous sommes placés devant une alternative qui est pas réjouissante soit le lent étranglement soit la mort subite. Et bien il faut sortir de cette alternative qui prive la France de la maîtrise de son destin en adoptant le plus vite possible le budget. Est-ce que vous avez le sentiment qu'on paye aujourd'hui
l'addition de ce modèle économique utilisé, vous en parlez dans dans votre livre depuis depuis 40 ans. Bon, ça pourrait être pire mais la France a vécu au-dessus de ses moyens. Oui. Et je pense que le l'enjeu justement des mois qui viennent et de la campagne qui va s'ouvrir, c'est de comprendre que des rustines ou des rafistolages ne suffiront pas. Euh c'est pas une économie sur tel budget ou une économie sur euh telle autre partie de la dépense publique qui nous permettra de nous en sortir, je veux le dire avec vraiment beaucoup de gravité. La seule chose qui permettra à la France de reprendre son destin en main, c'est d'inventer un nouveau modèle et de sortir d'un modèle qui nous épuise financièrement et psychologiquement pour tous ceux qui bossent, tous ceux qui ont
leur entreprise, tous ceux qui payent les charges, tous ceux qui sont salariés qui voient le montant des charges sur leur salaires. Personne n'en peut plus de ce modèle. C'est un modèle dont le principe est simple, c'est dépenser plus de richesse qu'on en produit et redistribuer de l'argent avant même qu'il soit dans votre poche. Bah, il y a un moment donné, on touche le mur, nous y sommes. Nous sommes au moment où le modèle économique et social français montre qu'il ne tient plus. Donc, il faut en inventer un nouveau. Et c'est quoi ce nouveau modèle ? Vous dites prendre les bonnes décisions. Alors, quelles sont ces bonnes décisions ? Bonne décision, c'est de laisser de côté un état providence qui ne fonctionne plus, qui une fois encore nous épuise financièrement et psychologiquement.
Parce qu'il faut voir ce que c'est aujourd'hui que être un artisan, être un patron, être un salarié, voir les charges qu'on paye chaque mois, les gens n'en peuvent plus. Donc le nouveau modèle c'est quoi ? C'est un modèle dans lequel on met la production de richesse industrielle agricole avant la redistribution et on accepte de limiter la redistribution. Et on dit aux gens, vous allez garder votre argent. Vous aurez un salaire net plus élevé parce qu'il y aura moins de charge parce qu'on redistribuera moins d'argent. Vous êtes entrepreneur, bah votre vie sera plus facile, il y aura moins de règles, il y aura moins de normes et puis il y aura moins de taxes et de charges qui pèeront sur vos activités. C'est un modèle dans lequel on dira aux paysans on va arrêter
de vous surveiller comme si vous étiez le dernier des délinquants à chaque fois que vous produisez une pomme de terre ou un morceau de viande. Et à partir de là, nous retrouverons, ce qui est indispensable pour le pays, de la prospérité. Alors, je vais je vais faire mon contribuable. Pourquoi ça a pas été fait plus tôt ça ? Ce que vous ce que vous annoncez, pourquoi est-ce que en 2017 vous n'avez pas pris cette décision ? Vous avez pas pu prendre cette décision. En 2017, on l'a fait. On s'est engagé dans la bonne voie. Et alors moi je pense que l'un des grands torts de notre majorité actuelle, c'est de pas avoir assez défendu ce que nous avions fait sur le plan économique parce que ça a mené à discréditer une politique qui pourtant était efficace, qu'on appelle
la politique de l'offre et que moi j'appelle la politique favorable au travail et aux entreprises. En 2017, j'ai baissé les impôts. J'ai baissé l'impôt sur les sociétés de 33 à 25 %. J'ai baissé les impôts sur les dividendes que peuvent se verser des artisans ou des commerçants. J'ai supprimé une grande partie de la taxe d'habitation. Voilà ce que nous avons fait. 50 milliards d'euros de baisse d'impôts. J'ai baissé les impôts de production qui sont indispensables pour relancer notre production industrielle parce que c'est un impôt qui paye sur l'industrie qui est vital pour notre pays et vital pour nos territoires. Le résultat ça a été quoi ? Ça a été de la croissance, un pays attractif, 2,6 millions d'emplois créés, 7 % de taux de chômage ou pas loin. Donc on était dans
la bonne direction. Mais aujourd'hui la situation ne convainc pas les Français. Mais pourquoi ? Parce que Patatra en 2024, là où il y avait un choix à faire entre poursuivre cette politique qui donnait des résultats, rétablir les comptes publics suivant le plan de rétablissement des finances publiques que j'avais proposé au président de la République et la dissolution, le président de la République a choisi le la dissolution et que cette dissolution a conduit au chaos. Nous sommes aujourd'hui dans un chaos financier, économique avec une situation gravissime avec des taux d'intérêt qui approchent les 5 % des créanciers qui sont à nos basques. On a on a bien compris cqué mais c'est quoi c'est quoi la solution demain ?
Alors, expliquez-moi Bruno Lemire demain qu'est-ce que je dois faire ? pour qui je dois voter pour que justement on se retrouve dans une situation qui redevienne cohérente. Voter pour des gens crédibles qui vous racontent pas des salades et qui ont de l'expérience et qui vous diront des choses très simples. Un, l'urgence absolue, c'est le rétablissement des comptes publics. Ça passe ça passe par des décisions qui sont pas faciles, des désindexations, des retraites, des minim des aides sociales. Ça passe par le gel du recrutement des fonctionnaires, par le gel de l'avancement des fonctionnaires. Ça passe par la réduction de la participation de la France au budget l'Union européenne puisque nous n'avons plus le même niveau de vie qu'avant. Donc, il faut mettre un gara sur
l'hémorragie financière face à laquelle se trouve la France aujourd'hui. Ça c'est la décision immédiate. 6 mois plus tard, vous devez engager des réformes de structure. La réforme des retraites, j'ai proposé 65 ans, la réforme de l'assurance chômage pour que ce soit un filet de sécurité et pas une assurance à l'euro. Près, la réforme de notre modèle de santé pour protéger contre les grands risques Alzheimer, le cancer mais arrêter de rembourser systématiquement des petites dépenses de santé. C'est la deuxième étape. Et la troisième, c'est de relancer une production industrielle et agricole sur des grands projets qui peuvent être l'énergie, les centrales nucléaires, les retenues collinaires pour les agriculteurs, les transports ferroviaires pour le centre de la France
qui est mal desservi, l'intelligence artificielle parce que c'est là que va se trouver la richesse de demain. Et là, vous avez une France qui va respirer de nouveau, retrouver son souffle et retrouver sa place. Bruno Le maire, qui peut incarner ce [grognement] projet que vous nous décrivez projet en tro temps ? Est-ce que c'est vous ou est-ce que c'est une autre personne ? En clair, est-ce que vous serez président l'année prochaine ? Est-ce que vous êtes candidat à la présidence de la République l'année prochaine ? Je l'ai toujours dit. Je fais passer ma vision que j'ai présenté dans une autre France qui est disponible sur mon site internet une autrefrance.fr fr pour ceux que ça intéresse avant la personne et avant les candidatures. Et dans le moment très grave où nous sommes, un
moment qui est prèrévolutionnaire à tout point de vue, vous avez le chaos dans le pays, une inquiétude profonde, [raclement de gorge] une angoisse de nos compatriotes. Il y a l'angoisse de ceux qui peuvent pas payer le plein qui disent "Mais comment je vais faire pour aller bosser ? Comment est-ce que je vais faire ma journée ?" Vousz l'angoisse de ceux qui vont remplir leur cuve de fioule et qui se disent "Mais ça va me coûter une fortune, comment je vais faire pour payer Vous avez l'angoisse des entrepreneurs qui se disent "Mes salariés vont pas venir travailler, je vais pas arriver à finir le mois". Face à ces inquiétude là, la responsabilité politique c'est d'abord de dire voilà où nous pouvons aller ensemble tout de suite pour régler les problèmes et à 25 ans pour retrouver
notre place. C'est ce que je fais dans mon manifeste. Ensuite, est-ce que ça rencontrera l'écoité ? Nous le verrons. Mais croyez-moi, je ne suis pas prêt à transiger sur le projet que j'ai pour la France. Je pense qu'il faut un projet radical qui passe par de la prospérité, de l'autorité et une fédération d'États-nation en Europe. Après, nous verrons comment les Français le reçoivent. Alors, il y a un nouveau chroniqueur sur cette radio, Christophe Barbier. Il a il a lu un de vos un de vos livres en l'occurrence le temps d'une décision qui est paru en avril et il avait une question à vous poser à ce sujet. Bruno le maire en exergue de votre dernier livre le temps d'une décision consacrée notamment beaucoup à l'état financier de la France, vous placez c'est ce proverbe chinois que je
cite de mémoire Dieu nous préserve de vivre une époque de changement. Oui, on voit à quel point le changement peut nous troubler mais ne croyez-vous pas au contraire qu'une période de changement, c'est une formidable opportunité pour réformer la France et la relancer vers les hauteurs ? Ça rejoint un petit peu ce dont vous nous parliez. Ce changement c'est maintenant. D'abord, [raclement de gorge] je reconnais bien d'esprit incisif de Christophe Barbier. J'a proverbes chinois en ce moment. Oui, mais il a raison. Les proverbes chinois sont pleins de sagesse, mais on peut aller un peu moins loin qu'en Chine et se rappeler ce que disait Churchill. Il ne faut jamais manquer l'opportunité d'une bonne crise. Donc nous avons une crise qui est grave ici, mais une fois
encore je comprends l'inquiétude de nos compatriotes, mais elle doit nous permettre de solder nos échecs passés 40 années d'un modèle qui aujourd'hui est mort et de réinventer un modèle. La France a des ressources spirituelles, matérielles, des ressources de créativité qui sont tout simplement exceptionnelles. On doit jamais l'oublier. Merci beaucoup Bruno Lem. Je [raclement de gorge] rappelle juste le le titre du manifeste pour une autre France qui est sortie cet été et dont vous nous parlez dans cette interview.