La fermeture des usines de médicaments françaises - Commission d'enquête Covid-19
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et bonjour on se retrouve pour une nouvelle audition de la commission d' enquête citoyenne autour du coronavirus et ce matin nous sommes avec yannick donius j'espère que je prononce bien votre nom qui est délégué syndical cgt de famars à saint-genis-laval c'est à côté de lyon et famars et un site de production pharmaceutique alors yannick de nice merci d'avoir accepté notre notre invitation je vous laisse la parole pour nous présenter peut-être le site et puis les questions qui sont posées autour autour de ce groupe et de cette entreprise ok très bien ma voilà donc nous sommes un site en fait de façonnage pharmaceutique donc c'est un site en gros qui ne détient pas de molécule mais qui travaille à face tant pour des laboratoires et une - donc de la sous traitance donc il y à 250 salariés actuellement sur le site avec une quarantaine de salariés intérimaires et donc nous sommes dans une phase où depuis le mois de juin 2010 est donc la société parle donc ce site l'a été et a fait partie en fait des laboratoires pharmaceutiques rhône-poulenc puis aventis et a été donc vendu à la sous traitance donc au groupe famars en 2004 et c'est à partir de ce moment là en fait qu'on a travaillé dans différents laboratoires donc dont sanofi mais aussi des laboratoires de type merck pfizer en fait tous les grands donc leurs ordures faire dans cette phase de redressement judiciaire continue à poursuivre en fait notre activité les clients nous ont garanti finalement un portefeuille de production pendant 12 mois donc du mois de juin 2009 puisqu'au mois de fin juin 2020 et si effectivement à la fin de cette période d'observation aucun repreneur ne se positionnent le tribunal de commerce devra prononcer en fait une liquidation judiciaire pour la simple et bonne raison on sait que nous n'avons plus d'activité à partir du 3 juillet 2000 par aujourd'hui en fait les gérer le fonctionnement de l'usiné s'effectue de manière on va dire normal nous avons quand même un niveau d'absentéisme qui je dirais plus important que habituellement dû notamment au fait du duc ovide 19 donc certains salariés sont sont effectivement chez eux mais la production de tourner sur un rythme donc de trois équipes un matin après midi nuit et donc nous suivons je dirais en fait le planning de production que nous ont confié en fait les différents laboratoires d'accord alors je vous remercie et ma première question c'est vous avez dit que l'activité continue à tourner une question qui nécessairement me vient à ce moment là c'est est ce que les salariés aujourd'hui bénéficier d'un certain nombre de protections pour leur travail est ce que ce travail se fait dans des conditions sanitaires particulière est ce qu'il ya un soutien de l'état en termes de livraison de fournitures d'équipements de protection des choses comme ça donc de l'état pas forcément mais en fait bon j'irai en à mener bataille effectivement que la direction mette à disposition tous les équipements nécessaires en fait aux salariés dont ça a pris un peu de temps mais pour l'instant on peut dire que la situation est satisfaisante alors elle est satisfaisante de fait de notre activité puisque en fait tous les salariés qui travaillent en zone de production donc son protégé par nature je dirais un par nature de l'activité donc gérer les masques les combinaisons les gants sont en fait des équipements de protection individuelle que nous avons dans le cadre de notre notre processus de fabrication donc certaines fonctions support quand elles ont fait l'objet en fait de gier et de télétravail et puis il restait un secteur le secteur qui lui a eu j'irai au début de la crise s'appelle peine à avoir ses rentrées dans l'ordre bout de quelque temps donc on peut dire qu'aujourd'hui les salariés j'irai continue à travailler dans des dans les conditions en fait normal et de protection je dirais que ce qui se passe actuellement d'accord merci pour pour cette réponse vous avez dit dans votre introduction que femme arrêtée j'ai bien entendu le terme faisait ce qu'on appelait du façonnage de médicaments dans la production des principes actifs eux mêmes mais plutôt de la transformation des médicaments est-ce que d'abord c'est bien ça et si oui est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples de deux médicaments qui sont qui sont produits sur sur ce site et nous donner peut-être des éléments de comparaison pour savoir si ces médicaments sont aussi produits ailleurs en france et en europe puisque on parle en ce moment heureusement un peu trop tardivement de notre point de vue mais au moins on en parle la question d'une souveraineté française ou européenne dans la production de ces médicaments oui effectivement donc nous sommes bien un site ce qu'on appelle en fait un site secondaire donc en reçoit les matières actives donc les principes acceptés les étudiantes et nous mettons en fait sous forme le bill le médicament le produit fini donc on fabrique que j'irais le mélange des excipients actif on comprime en pellicule les comprimés par exemple si on prend la forme des comprimés en conditionne souhaitiez sous blister et ses livres en pharmacie donc voilà l'activité en fait du site de famars lions en iran ne fabrique pas de principes actifs en fabrique le médicament le politique donc nous avons mis en avant en fait enregistré notamment pour délivrer le marché français on a pris en exemple en la nivaquine donc la nivaquine est un antipaludéen qui est fabriqué à base de plantes il suit fat dont claude la chloroquine sulfate c'est le nom en fait dû passer pas petit et nivaquine donc c'est le noir en fait du produit fini du médicament qui à disposition donc en pharmacie et nous produisons donc ce produit pour sanofi et nous sommes aujourd'hui pour délivrer le marché français c'est la précision en fait qu'il faut faire aujourd'hui les derniers lots qui ont été fabriqués de ce produit là il a été derrière ça sur les plateformes logistiques de le salon qui il ya une dizaine de jours et d'un niveau d'à peu près 180 mille études donc un étui c'est une boîte et à l'intérieur de cette boîte il ya vin compris d'accord oui un allez y aller librement donc nous fabriquions aussi donc pour ce laboratoire tout un tas d'autres produits sains et dans notre portefeuille nous avons à peu près une soixantaine de produits ses laboratoires et parmi cette soixantaine de produits nous avons 12 médicaments l'intérêt thérapeutique majeur donc grosse partie en fait est dédiée notamment en fait à sanofi donc il y a je dirais la nivaquine j'évoquais tout à l'heure mais il y à aussi en fait la notte in et un antiparasitaire et là aussi on est également fait le seul le dernier producteur même monde et l'om est en fait nous a fait une commande dans les années 2015 2016 donc c'est un un médicament qui est vraiment supporté en fait nous avons là 18 l'homme c'est pareil c'est anna filin atrix au logis parisot excusez-moi parasitologie donc où on est aussi est tellement en fait le seul site à voir délivrer le marché francophone et donc nous avons d'autres médicaments du type t'es khalid c'est un outil qui est un type cikotic est lui par contre il y adeux faire l'objet en fait d'un enregistrement par sanofi sur un autre site un autre site en slovaquie par exemple si effectivement lusine de bay devait fermer devait être liquidée sanofi a pris sur ce médicament la girelle à la décision de le potentiellement le transférer sur un site slovaque nous avons aussi à l'exemple du largactil qu'un euro l'éthique qui doit être lui aussi délocalisé sur un site italien puisqu'il vient de faire l'objet d'un enregistrement nous avons gardénal qui est un antiseptique aussi de la même façon et puis nous avons tout un tas de produits donc pour les laboratoires merck que nous produisons fait sur le site mais pour lequel en fait notre site notamment dans les usines demers qui en allemagne elles sont enregistrées donc là où la difficulté va se rencontrer c'est notamment en fait sur le portefeuille le portefeuille de produits sanofi ou là sur certains produits ils risquent effectivement dit avoir en fait des difficultés de continuer le produire et je pense que sanofi aura peut-être la volonté aussi j'irai de prendre malheureusement cet acte de fermeture d'un site industriel pour brunet finalement ces produits là et qu'il est bien qu'il ne soit plus commercialiser des grandes chances alors ça c'est les retours que nous avons offre de la part les camarades qui ce travail va sanofi mais je pense que sanofi aura cette volonté à mon avis de prenez une partie de ces produits là alors pour quelles raisons c'est que ces produits là sont vendus aujourd'hui en fait de façon je dirais moins importante que ce que ça avait pu l'être il ya une vingtaine trentaine ou quarantaine d'années ce sont des vieilles molécules en appelle ça des produits matures si je prends l'exemple de la nivaquine qui est donc un antipaludéen ce produit-là été vendus de façon très importante il ya une trentaine quarantaine d'années et aujourd'hui c'est vrai que les laboratoires le levante de moins en moins il ne reste plus qu'une dizaine de pays finalement tu utilises ce produit-là contre le paludisme pour la simple et bonne raison c'est que en fait le paludisme est devenu résistant à la fête à la corde et c'est la raison pour laquelle il est pratiquement pas vendu mais il ya encore utiliser encore alors pourquoi nous mettions en avant fait ce produit là c'est qu' il est clair que si dans le cadre des essais actuels la molécule de chloroquine pourrait j'irai en fait être utilisé dans le cadre du combat contre le coroner il faut savoir quand un site industriel en france qui pourrait produire de la nivaquine de manière en fait important c'était la précision qu'on voulait faire et c'est notamment pour ça qu'on a alerté notamment toutes les autorités se soient les différents ministères mais des acteurs politiques et également don dans la france a soumise mais aussi aussi la presse puisque depuis quelques temps maintenant on entend parler je dirais un peu plus de nous aujourd'hui ce serait de toute manière préjudiciable aucun site inscrit à la pharmaceutique ne disparaisse et je pense que on est tous tous d'accord pour effectivement faire cette conclusion d'accords merci pour la précision je me permets juste 2 pour les gens qui est effectivement éventuellement regarder cette solution pour bien comprendre parce que effectivement la question de la chloroquine était un peu au coeur on va dire du débat et de la controverse scientifique à ormoy et m'appartient pas ici parce que je n'en ai pas les connaissances ni les compétences de dire si effectivement ce traitement est efficace ou pas on valoir ou parlez vous ce que vous dites c'est que si effectivement ce ce traitement est efficace sur ce sujet là vous êtes en capacité de produire ces molécules et même si j'ai bien compris que vous êtes en réalité les seules où les derniers en europe en capacité de produire effectivement cessé ces molécules c'est bien ça alors donc la nivaquine comme je le précise effectivement on est le dernier site en fait enregistrer pour délivrer le marché français d'accord c'est bon pour le marché en fait export ça j'ai pas forcément l'information en tout cas la nivaquine qui elle commercialisée le partage aussi et pourrait être donc délivré sur le marché français on est effectivement le seul site à la première est enregistrée par les autorités les autorités compétentes qu'on connaît il est simple il suffit juste de regarder la notice du produit sur le site de l'année c'est mais vous verrez qu effectivement l'exploitant et sanofi il seul site enregistré fabricant fait et le site de sa marion d'accord super c'est très clair alors bon bien évidemment vous avez vous avez raison de dire je crois que que tout le monde dans le contexte actuel dit maintenant qu'il faut avoir une production de médicaments en france néanmoins il ya une difficulté qui est posée qui est la question des principes actifs on dit souvent que il ya une vingtaine d'années l'essentiel des produits actifs étaient fabriqués sur le territoire français est le chiffre qui est souvent avancé c'est à dire qu'aujourd'hui 80% de ces principes actifs sont produits en inde ou en chine alors mon interrogation c est ce qu un site de transformation intermédiaires comme comme celui de femme a été confrontée à des peut être confronté à des difficultés d'approvisionnement sur ces principes actifs qui dans ce cas la poserai la question d'une filière aussi française de relocalisation de 2,2 des pros de la production de ces principes actifs alors de toute manière en fait ce qu'on peut dire c'est qu'on n'est nous on est complètement dépendant il est clair que s'il y a j'irai à un moment donné un couac dans les rois alors ça ce sont des choses qui ont déjà été constatés puisque depuis maintenant quelques années il existe des pénuries sur les médicaments et ces pénuries la plupart du temps proviennent justement de ces difficultés à approvisionner en fait les différents sites de mise sous forme en principe actif voire même certains excipients donc aujourd'hui c'est le constat qu'on peut faire et c'est d'ailleurs dans le cadre de ces constats on avait déjà alerté en fait le ministère le ministère de la santé notamment l'année dernière avant même que l'entreprise famara lyon soit soit placé en fait en redressement judiciaire donc il est clair que notre désir et notre indépendance sanitaire est confronté en fait à cette problématique qui à un moment donné à agir et a conduit les acteurs industriels pharmaceutiques donc les gros laboratoires a finalement déplacé les productions notamment les productions principe actif alors toujours dans le même but finalement d'obtenir de gier et une marge plus importante finalement sur le sur le produit ils filent et lorsqu'il est commercialisé il est clair que on a des difficultés aujourd'hui ça pourrait être le cas d'ailleurs pour la nivaquine donc le fournisseur de plans qu'il suit fat et tout le monde a entendu effectivement que l'inde prendrait des dispositions dans le cadre de la pandémie actuelle est que si l'outil de production indien devait être mise à contribution il le serait dans un premier temps fait pour alimenter leurs propres marchés donc aujourd'hui nous n'avons pas ressenti difficultés lors de nos dernières fabrication du vaccin mais par contre si sanofi est effectivement décide de nous a demandés en fait et décide des commandes supplémentaires à l'avenir je peux pas vous dire aujourd'hui s'il a effectivement sera en mesure de pouvoir le faire puisqu'il faudra de toute manière qu'on soit approvisionné donc en principe actif la dernière fois qu'on a eu en contact donc cette société ces deux sociétés indiennes qui s'appelle ipc a à priori des stocks était disponible mais ça je les derniers contacts on a eu en fait les équipes de la supply chain avec ce fournisseur c'était donc début mars maintenant aujourd'hui depuis en fait il est impossible de rentrer d'ailleurs en contact avec eux donc je peux pas vous assurer effectivement qu'on aurait de la mise à disposition ce principe actif à l'avenir si ça nous filment demandé de réaliser certaines près de 100 d'accord merci c'est très clair une dernière interrogation sur cette question des principes actifs j'imagine ce n'est pas forcément évident d'avoir ces informations mais est-ce que vous avez un exemple peut-être d'une production de principes actifs qui était sur le territoire français et qui a été délocalisée ces dernières années pour qu'on se rende compte est ce que est ce qu'il est possible en fait de produire ces principes actifs sur le territoire français ah ben je pense qu'on aurait on a toujours en fait un outil industriel qui devrait permettre par exemple si on prend l'exemple de sanofi donc on a fait partie en fait du groupe un rhône poulenc et aventis donc je le disais tout à l'heure avant qu'on soit vendu à la sous traitance en 2004 et notre pourvoyeur en fait de passy batik c'était le site de production en fait de vitry qui appartenait donc pareil aaron poulin qui a appartenu à qui doit faire l'objet maintenant paul de production de sanofi et c'était en fait le nôtre j'irai notre approvisionneurs en termes de principes et les et nous avons commencé donc dans les années 2000 à nous apercevoir en fait ces principes actifs commencé à arriver d'autres horizons notamment européens dans un premier temps et puis maintenant fait on s'aperçoit qu'effectivement il ya des des matières premières et des principes actifs qui arrive de l'inde ou la chine donc il y a eu en fait j'irai un processus dans le temps où on a pu constater effectivement ces transferts d'activités hors du territoire français moi je me rappelle très bien je suis rentré la société en 1993 et à cette époque-là l'ensemble des principes actifs du portefeuille donc de sanofi aujourd'hui que nous fabriquerons encore été fabriqués en france sur le site principalement de vitry ce qui n'est plus pratiquement plus le cas pour recul aucun des principes actifs aujourd'hui d'accord d'accord d'accord très bien c'est très éclairant merci peut-être si si si ça vous convient ou pas parlons un peu de deux de nos femmes arrêtent de la situation liée à la reprise éventuelle vous disiez si j'ai bien compris si on n'a pas de repreneur d'ici je crois que vous avez donné la dette de dates en juillet le site va fermer alors est-ce que vous avez connaissance de repreneurs éventuellement intéressés premièrement et deuxièmement sinon est-ce que vous avez des contacts avec eux l'état pour qu'éventuellement ils puissent être un repreneur et donc on puisse procéder éventuellement une nationalisation alors aujourd'hui donc depuis l'ouverture de la procédure on a eu aucune offre en fait de présenter jusqu'à je dirais jusqu'au jusqu'au mois de mars 2020 donc depuis en fait gérés le battage médiatique et les gérer l'éclairage qui s'écrit sur le site de femmes à lyon les administrateurs judiciaires nous ont effectivement en fait évoquer qu'ils avaient de plus en plus en fait de contacter prise de contact donc sur la situation et sur une possibilité d'interagir et pour une reprise et reprise du site donc pour l'instant une seule offre j'irai a été déposée auprès des administrateurs donc cette offre c'est une offre en fait d'un investisseur privé mais qui est à priori à l'habitude de se positionner sur des entreprises je dirais qu'ils sont en difficulté et généralement c'est les propositions qui fait comme on dit guerman à la barre donc d'après les éléments qu'on a mais on n'a pas fait mais c'est a priori une offre va dire opportuniste et qui ne permettrait pas de pouvoirs je dirais pérenniser les activités notamment pharmaceutiques et l'emploi sur le site mais pour l'instant je vous dis on n'a pas les éléments vraiment concret de cette fois là mais en tout cas c'est ce que je peux vous dire c'est que nous avons depuis le début de la semaine en fait le pdg du groupe famars qui est présent en fait sur le site alors cette personne c'est lui qui avait été en fait mandaté par le fonds d'investissement qui est actionnaire donc du groupe famars le fonds d'investissement américain kkr et séduit lors de son intronisation en fait qui avait décidé dans le cadre du mandat qui l'avait de positionner en fait le site de famars lions au redressement judiciaire au 31 mai 2009 on a été placée en cessation de paiement et donc j'irai l'ouverture de la procédure en redressement judiciaire s'est fait donc dans la continue dans ma toile les 11 restant du groupe femmes à puisque c'était un groupe en fait était composé de douze sites ont fait l'objet en fait d'une session je dirais par appartement est encore jeune il ya quinze jours de cela en fait ils enregistraient les dernières ventes du pôle sud du groupe donc aujourd'hui le groupe a une fille complètement fait vendu sauf le site de famars lyon qui lui est positionné donc dans le cadre de cette procédure judiciaire est donc comme comme je le rappelais tout à l'heure nous avons pour l'instant en fait une offre qui viennent d'être enregistrés nous n'en avions pas eu jusqu'à présent et donc le risque effectivement c'est que à la fin j rey de la production puisqu'on a des productions qui sont planifiés jusqu'au 3 juillet si le tribunal de commerce ne retiens je dirai au prix d'offre par des faux pas on va dire la possibilité de fermeture de l'établissement soit effectivement j'irai très important par rapport à la nationalisation et la question de la nationalisation d'interpol est effectivement l'état ce sujet puisque dans le cadre de cette procédure judiciaire et ne reste que très peu de temps comme je le disais donc que le 3 juillet devient en fait finalement la date la date de référence et donc il nous semble dans le contexte notamment actuel alors contexte qu'on avait déjà évoqué il ya des pénuries de médicaments mais dans le contexte actuel c'est d'autant plus renforcée et je me sens effectivement les dates devraient se positionner pour reprendre en fait la main sur le site et sur l'outil industriel donc de saint-genis-laval pour l'instant sur ce point nous n'avons pas de retour en fait de l'état on sait qu'à priori la présence du pdg elle est à la fois mandaté par l'investisseur vend par l'actionnaire kkr est aussi a priori par une cellule entre l'elysée et lui sert de l'économie si je vous dis ça c'est parce que si les propos qui nous a tenus lors de son arrivée en début de semaine donc voilà ce sont les seuls éléments que nous avons aujourd'hui en notre possession palop d'accord alors bon on voit bien le le risque que ferait peser la fermeture du site sur les questions de production de médicaments il faut aussi quand même qu on dise est-ce que vous pouvez nous dire dans l'hypothèse où le site serait fermée ce que l'on ne souhaite pas et on espère ne se produira pas qu'est ce qu'il en advient aussi des salariés qui travaillent sur le site ba aujourd'hui c'est simple si effectivement le site ferme ses licences est essentiellement économique pour l'ensemble donc aujourd'hui on a on a aucune alternative je dirais qu'il nous est présenté dans le cadre de la procédure en redressement judiciaire conduit donc ça sera un licenciement économique de masse finalement moi pointer pour l'emploi d'accord d'accord alors merci pour pour tous et toutes ces informations peut-être un dernier sujet là on a parlé de la question de souveraineté dans la production de médicaments et de la situation du groupe formé de par votre position vous avez sans doute un regard des revendications des idées des propositions à formuler sur on va dire la question de l'organisation du secteur du médicament en france est ce que est ce que vous avez peut-être des messages à faire passer de ce point de vue là bas aujourd'hui ce qu'on constate en fait hein c'est que ça fait je dirais maintenant ça s'est intensifiée sur les dix dernières années les sites de production en france ont considérablement fait diminuer pendant ces dix ans j'avais noté en fait quelques chiffres si vous voulez je vais pouvoir vous en donner donc en fait depuis depuis une dizaine d'années on est passé d'un peu plus de 350 sites industriels à 200-220 donner les chiffres exacts comme ça ce sera voilà en 1990 il y avait 3 149 cuisine identifiées donc sur le sol et sur le territoire français est donc ce sont des usines en fait autant du secteur primaire donc ils fabriquaient finalement j'irai les principes actifs que le secteur secondaire comme nous attend donc aujourd'hui en fin en 2017 il en a été comptabilisé 240 donc on voit en fait le nombre du une sur le territoire français qui a dégringolé de manière en fait très importante et donc le nombre d'emplois a aussi également dégringolé sur cette période parmi les deux cent quarante sept usines qu'il reste une grosse partie en fait de ces subsides ont été transformés donc finalement en sous-traitant pharmaceutique et donc ont été positionnés finalement sur des fabrications de produits dits matures les produits matures sont en fait finalement les produits que les laboratoires pharmaceutiques dédie donc à la sous-traitance ce sont des produits qui généralement en un certain nombre d'années je dirais dans le pipe line de l'industrie pharmaceutique et qui ont fait leurs preuves d'ailleurs qui sont tout à fait je dirais qu'ils font l'objet il ya des traitements et des traitements qui sont prescrits mais par contre qu'ils n'ont pas une rentabilité en fait gérés souhaité par les laboratoires donc aujourd'hui les laboratoires pharmaceutiques se dirige plutôt sur un maintien de leurs propres outils industriels sur des gir et les molécules dites innovantes mais qui ont surtout en fait finalement un pouvoir financier beaucoup plus important les démarches et un cerveau plus important c'est ce qu'on appelle communément dans le milieu en fait des blockbusters et donc leur est géré des portefeuilles produits sont généralement cédé à la sous-traitance alors la sous traitance est construite comment elle s'est construite finalement par l'acquisition en dents de scie ce titre de ses différents laboratoires et jeudi vers allemand les laboratoires donc cède à la sous traitance décide pour un euro symbolique il confie donc l'outil et les salariés à ses sous-traitants pharmaceutique avec généralement un portefeuille de produits et garanties de chiffre d'affaires sur ce portefeuille pendant quelques années donc suivant les laboratoires ça peut être de 3 à 5 ans mais par contre après le sous-traitant et 20 doit se débrouiller finalement quoi essayer en fait de récupérer d'autres productions pour la simple et bonne raison c'est que les marges sont de plus en plus faibles sur ces produits là est donc finalement les sous traitants arrive à un certain moment d'un des difficultés qui sont elles telles que nous avons eu nous rencontrons en fait beaucoup de sites de ce type autant qu'ils sont soit en voie de faire le tueur soit en perte de vitesse due à une perte en fait de protection ok alors la lumière de ce que vous avez déjà une question qui êtes vous apparaîtra naïve mais c'est pas grave à partir du moment où le principe actif est produit que il ya un site comme celui de famars c'est la transformation la mise en boîte j'ai envie de dire qu'est ce qu'apporte sanofi dans la chaîne de production ça c'est ma première idée sur ce type de médicaments ce qui ce que j'ai derrière la tête c'est que dans l'hypothèse d'une nationalisation est ce qu'il est toujours parce qu on est toujours obligé de passer par sanofi pour la commercialisation du produit ou est-ce que de facto il pourrait y avoir autour de cette nationalisation et pourquoi pas d'autres la constitution d'un pôle public de médicaments mais qui serait en mesure de faire de la commercialisation directe est-ce qu'on est obligé de passer par par sanofi pour commercialiser ce type de produits dans le cas d'une nationalisation je pense que certains points pour être contournées notamment sur ce type en fait de produits qui sont des produits qui ont déjà fait leurs preuves qui existent dans leur portefeuille depuis très très longtemps aujourd'hui je l'expliquais tout à l'heure parmi les produits que nous fabriquons sanofi si famars devaient fermer en fait demain je pense que une partie de ces produits là sera arrêté par sanofi il ne l'est commercialiserait plus donc une autre partie en fait comme je voulais 10 sera délocalisée mais il partie devrait être arrêté donc je pense qu'il ya moyen d'en quatre types de produits là effectivement de prendre la main et l'état pourrait prendre la main sur ces produits quoi qu'il en soit si ce n'est pas le cas aujourd'hui ce que je peux vous dire c'est que on ne peut rien faire sans l'aval de ça notre île aujourd'hui je prenais l'exemple de la nivaquine tout à l'heure nous nous produisons fait l'animal qui n'a à base du principe actif de chlore qui ne sut fat qui lui est fabriqué par une entreprise indienne aujourd'hui nous n'avons même pas la main sur la commande du principe actif ça veut dire que c'est sanofi qui demandent de réaliser des productions et en même temps ou demande de fabriquer des production ils commandent en fait directement de principes actifs aux fournisseurs indiens et nous recevons par la suite aux principes actifs et nous réalisons les productions donc aujourd'hui il est clair que concernant en tout cas sanofi parce qu'il ya des pratiques qui sont différentes avec d'autres labos mais concernant sanofi ils ont la main non seulement ces donneurs d'ordres pour femmes à lyon dans le cadre de gérer les commandes de produits finis mais ils ont aussi la main sur la commande du principe actif d'accord mais ça ccc on va dire c'est leur mode de sous traitance et à dire c'est comme ça qu'il faut à une seule mais en réalité c est ce que c'est quelque chose de réglementaire est ce que par exemple ils ont la propriété sur un brevet est ce que ils ont quelque chose qui qui qui contraint en fait au fait qu'on soit obligé de passer par par eux pour le dire autrement pour poser la question autrement si c'était la volonté j'ai bien compris que ce n'est pas le cas aujourd'hui de famars si ensuite faveur construisez son propre réseau d'approvisionnement principe actif et six femmes a décidé de conduire lui-même ces médicaments est ce qu'il aurait tout simplement le droit de les mettre en commercialisation directement alors aujourd'hui en fait de balle c'est ici si on parle de nationalisation je pense qu'il y aurait aucune difficulté parce que comment ça marche en fait généralement les laboratoires en licence sur les produits pendant un certain temps et à partir en fait de ce2 autant dire et qui peut être sur les produits une dizaine ou une quinzaine d'années à partir ce moment là la molécule tant dans le domaine public et c'est la raison pour laquelle en fait les laboratoires en fait les fabricants terme de génériques c'est ce qu'on appelle en fait les génériques oulala le produit fini est à disposition de tous les laboratoires commercialisant donc il est clair que dans ce cadre la rue que l'état pourrait se positionner et confié à de production la production en fait de ses génériques par contre aujourd'hui en tout cas si la molécule est toujours ouverte je dirais par le par la licence du laboratoire je pense mais je peux pas vous dire est ce que dans le cas d'une nationalisation pourrait contrer ces difficultés je ne peux pas vous dire ça en tout cas aujourd'hui effectivement certains produits sont à 10 position du domaine public et peuvent être fabriqués je dirais par par des laboratoires pour les sous traitants c'est un peu différent nous en fait on est sous traitants on n'est pas génériqueurs donc on n'a pas la possibilité en fait le statut de l'entreprise n'a pas la possibilité comme ça du jour au lendemain de récupérer une molécule qui est sur le domaine public pour la commercialiser en eau propre nom on a un statut qui est différent en commercialise pas en fait de deux médicaments on le fabrique pour tiers mais en commercialise pas mais ça c'est a bien évolué de tout balayer surtout dans le cas d'une nationalisation oui oui bien sûr je n'ai aucun doute là dessus et y compris sur le fait qu'une nationalisation mais elle repose aussi après la question de ces questions de licence parce que il s'agit de dire que bien sûr continuer à produire mais qui a un stock de médicaments dont on considère qu'ils sont d'utilité publique donc un pôle public des médicaments doit être en mesure de produire enfants tout cas c'est comme ça que que moi je vois les joies les choses donc non mais merci en tout cas pour les pour les précisions parce que je pense que ce sujet est un sujet extrêmement important mais c'est important de voir les éléments précis et techniques et eon les aggrave grâce à vous merci moi j'ai pas forcément de deux questions supplémentaires mais peut-être que vous avez quelque chose à rajouter sur un sujet peut-être qu'on n'aurait pas traité dans notre échange aujourd'hui non je crois qu on a fait avouer le tour mais moi ce que je veux surtout en fait évoquer c'est que on a besoin en fait que cet outil de production en fait ben continue à agir et à perdurer dans le paysage industriel français malheureusement c'est vrai que d'un point de vue médiatique en fait on a commencé à parler de nous parce que ben parce qu'on avait dans notre portefeuille produits qui pourraient potentiellement je dis bien parce que moi non plus pas ni scientifique ni chercheurs mais qui pourrait être traitée j'irai locaux mid mais par contre la situation en fait de famars lyon elle existe en fait sur d'autres unités et d'autre d'autres sites industriels et il est clair qu'il va falloir vraiment qu'on réfléchisse à cela parce que on risque de perdre bout de toutes manières à terme une indépendance sanitaire mais qui aura en fait je dirais des conséquences qui sont qui sont désastreuses aujourd'hui on le voit en fait sur notre activité du médicament mais on le voit finalement sur tout un arsenal d'activité ou là on a perdu énormément et maintenant on avance à se compter en nombre d'emplois maintenant ça se compte en angle d'emploi mais aussi en nombre de morts malheureusement et j'alerte en fait tout le monde sur le sujet là et c'est bien l'objet en fait de nos interventions nous avons remis à j'irai sur le couvert ces dernières semaines il faut savoir quand on était mobilisé sur le sujet déjà depuis de nombreux mois mais aujourd'hui on commence à dire et à mettre à mettre les projecteurs sur le site donc c'est tant mieux mais il faut surtout qu'on arrive à une solution et une solution rapide parce que aujourd'hui si effectivement nous n'arrivons pas dans un premier temps à maintenir l'activité au delà du 3 juillet je vous dis hein je pense que cet été tout le monde a effectivement là ok merci pour la l'erc le messager et de passer je pense que il est passé il conclu au plus haut niveau de l'état parce qu'il suffit pas de faire des déclarations en disant il faut rétablir notre indépendance ensuite il faut prendre les mesures concrètes qui correspondait je pense que la situation de famars et éclairante que les situations de luxe perd aussi c'est pas des médicaments mais c'est du matériel est éclairant vrai un certain nombre de sujets sur lequel maintenant on attend des actes donc c'est aussi pour ça qu'on voulait vous donner la parole aujourd'hui pour que pour qu'on puisse aussi relayé puis continuer à augmenter la pression parce que on voit bien que bon le gouvernement et il a tendance à veauche signé à tout ce qui est apparu comme une intervention publique dans l'économie mais c'est sous la pression aussi citoyenne qui peut tu peux être contraint à le faire donc je pense qu'il faut faut continuer à monter la pression alors merci beaucoup d'avoir participer avec nous à 7 à cette position je pense qu'elle est très éclairante sur ces questions de souveraineté sur des exemples concrets dont on a parlé et puis on va continuer ce travail pour essayer tout ce travail de faire un rapport aussi sur ces questions là pour porter des propositions politiques qui permettent de répondre effectivement à ces enjeux alors merci merci beaucoup et yannick bonus pour avoir pour nous avoir donné votre éclairage merci au revoir
Manuel Bompard