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Discours / meetingyoutube.com· 1 février 2026 16 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalJusticeCulture, médias & sport

Discours d'Anne Hidalgo, lors du diner du CCAF le 27 janvier 2027

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Ma proximité avec l'Arménie vient de loin. J'ai eu l'occasion de l'évoquer avec vous ici et dans d'autres lieux. Elle est née bien avant mon engagement politique »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « la date du 24 avril est devenue et je le salue vraiment cette avancée. Je salue le fait qu'elle soit une journée nationale de commémoration »
  • 6:35Invité politiqueFait
    « Nous nous sommes tenus debout à vos côtés lors de la guerre déclenchée par l'Azerbaïdjan en 2020 »
  • 12:17Invité politiqueFait
    « le peuple français et le peuple arménien sont des peuples frères. Leur sang est mêlé »

Temps de parole

  • Anne Hidalgo99 %

≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Anne Hidalgo

Je m'adresse à vous pour la dernière fois en tant que maire de Paris ce soir,

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Non speech

[applaudissements]

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Anne Hidalgo

donc avec émotion, mais aussi avec le sentiment d'avoir partagé avec vous lors de ces deux mandats de très très nombreux combats et beaucoup de moments forts entre nous. Ma proximité avec l'Arménie vient de loin. J'ai eu l'occasion de l'évoquer avec vous ici et dans d'autres lieux. Elle est née bien avant mon engagement politique et ce sont des souvenirs lyonnais dans la cité dans laquelle j'ai grandi de ces familles survivantes du génocide de 1915 et de leurs enfants près desquels je vivais, avec lesquels je vivais. Et plus tard bien sûr l'histoire de l'Arménie, l'histoire des résistants d'origine arménienne qui avait risqué leur vie pour leur nouvelle patrie, pour la démocratie.

Ces combattants antifascistes qui me rappelaient aussi mon histoire familiale et l'histoire de Missac Manouchian. évidemment comme beaucoup d'autres m'a profondément marqué et finalement créé ce lien très particulier que j'ai avec vous et avec l'Arménie. Je me suis forgé des convictions qui ne m'ont jamais quitté, républicaine, progressiste, humaniste. Et j'ai également pris conscience avec vous, avec d'autres en étant maire de Paris aussi de l'importance de la mémoire et de la transmission pour combattre les conséquences mais aussi les racines du mal et des génocides et notamment du génocide des Arméniens. Le CCAF et avant lui le comité 24 avril sont nés de cette nécessité absolue.

vous l'avez rappelé tout à l'heure pour les jeunes générations, de faire reconnaître par la France, cette diaspora arménienne ici en France, faire reconnaître le génocide 1915 dont la date du 24 avril est devenue et je le salue vraiment cette avancée. Je salue le fait qu'elle soit une journée nationale de commémoration. J'ai l'honneur comme beaucoup ici d'y participer chaque année. Quoi de plus important que de commémorer, repenser cette histoire notamment dans les temps mauvais que nous traversons, ceux de la falsification, ceux du négationnisme, ceux de la résurgence de tous ceux qui en veulent aux démocraties.

Et cette nouvelle rétorique de la fachosphère qui souvent fin l'indignation dès lors qu'on la démasque ne vise en fait qu'à brouiller les repères et à inverser les responsabilités. Nous avons nous, défenseurs de la mémoire des victimes des génocides et du génocide arménien, un humanisme exigeant, un attachement indéfectible à l'état de droit et aux valeurs républicaines. Et l'humanisme est la base et le socle de ce combat. Il repose sur une adhésion inconditionnelle à la reconnaissance universelle de la dignité humaine sans distinction d'origine, de croyance ou de destin. Et plus que jamais, plus que jamais, une soirée comme celle-ci doit nous permettre d'être en alerte et d'être vigilant.

C'est un devoir qui incombe à tous les démocrates et ici en France aux républicains des deux rives réunis par vous la diaspora arménienne. Parce que nous le savons, les processus génocidaires sont toujours les mêmes. Je veux saluer et je sais qu'ils sont présents. Le mémorial de la choix travaille avec le mémorial du génocide àvan ainsi que aussi avec celui de Kigali. Il nous enseigne que la la déshumanisation des victimes est le principe de base et cela démarre toujours par des attaques contre les élites intellectuelles, culturelles. Je pense bien sûr à la figure du père Comitas.

Et puis c'est le déchaînement de la violence sur le peuple ciblé qui n'est plus considéré comme appartenant à l'espèce humaine. Permettez-moi d'invoquer Simone Veille. qui en 2010 et nous sommes une journée très particulière puisque c'est le 27 janvier en 2010 Simone Veille s'adressait aux jeunes ambassadeurs de la Choa et cela nous interpelle en cette journée historique. Elle disait "Notre héritage est là entre vos mains, dans votre réflexion et dans votre cœur dans votre intelligence et votre sensibilité. Il vous appartient que la vigilance ne soit pas un vin mot, un appel qui raisonne dans le vide des consciences endormie.

Si la choa constitue un phénomène unique dans l'histoire de l'humanité, le poison du racisme, de l'antisémitisme, du rejet de l'autre, de la haine ne sont l'apanage d'aucune époque, d'aucune culture, ni d'aucun peuple. Il menace à des degrés divers et sous des formes variées au quotidien partout et toujours dans le siècle passé comme dans celui qui s'ouvre. Ce monde-là est le vôtre. Ce monde làà est le nôtre. Et je crois que ce rappel est salutaire. Et vous chers amis du CCAF, vous avez tant fait tant fait pour rappeler cela.

Vous avez imprimé vous les présidents, les coprésidents, une direction à ce mouvement, à cette organisation adaptée au défis immenses auquels fait face la diaspora arménienne. Au Parlement européen, au Parlement français, dans nos régions, dans nos villes, des élus se tiennent au côté de l'Arménie, à vos côtés. Vous les représentants de la diaspora, vous nous avez fédéré. Nous nous sommes tenus debout à vos côtés lors de la guerre déclenchée par l'Azerbaïdjan en 2020.

Vous l'avez rappelé tout à l'heure et j'ai encore la gorge nouée lorsque je pense à ces milliers de jeunes arméniens morts dans cette guerre dès les premiers jours et qui repose aujourd'hui au cimetière des RAN où nous nous sommes rendus, où nous avons rencontré les parents pleurant leurs enfants qui avaient l'âge des nôtres. Je me souviens aussi de ce voyage que nous avions fait ensemble avec des élus locaux de droite et de gauche, les deux rives à la frontière de l'Artsa pour dénoncer le blocus du corridor de lachine par l'Azerbaïdjan. Nous étions les témoins d'un processus d'épuration ethnique de plus de 100000 personnes.

Cela été dit avant moi, je le répète, dans l'indifférence totale de la communauté internationale. L'Arménie. L'Arménie a accueilli ses frères et sœurs de l'Artsa et nous avons apporté notre aide, cherovanes et le peuple de l'Artsa a été fait citoyen d'honneur de la ville de Paris.

8:01
Non speech

[applaudissements]

8:05
Anne Hidalgo

La diplomatie a repris la place qui était la sienne à la recherche d'un accord de paix. Vous l'avez si bien dit tout à l'heure. Bien sûr qu'on ne peut que se réjouir de rechercher la paix, mais nous n'oublierons pas le peuple de l'Ardssa qui ne retrouvera pas de siôt ses terres, ses maisons, ses cimetières, ses églises. Nous n'oublierons pas non plus les détenus politiques, les anciens dirigeants de l'Arsa, trois anciens présidents qui ont été capturé et qui sont détenus par le régime azerbaïdjanais. Ils ont été jugés sans équité, sans observateurs internationaux ni médias étrangers.

Il faut parler des prisonniers, on l'a fait tout à l'heure, il faut en reparler, faire en sorte que leur cas devienne emblématique du combat bien sûr pour l'Arménie, bien sûr pour la République de l'Artsa que nous avons reconnu à l'hôtel de ville, mais aussi pour les droits de l'homme partout dans le monde. J'ai moi-même eu l'honneur de rencontrer le président Araïik Aruti Unan qui a dirigé l'Artsa de 2020 à 2023. En fait, j'ai vraiment rencontré un chef d'état et pas un criminel. Nous n'oublierons pas ce que la dictature d'Alief allié à Erdogan provoque comme danger pour l'Artsa et pour la région.

Nous continuerons d'aider l'association de soutien à l'art dont vous êtes, cher Ovanes, l'infatigable promoteur. Demain, là où je serai, vous me trouverez toujours à vos côtés. Le CCAF est une organisation qui fait connaître aux élus, mais aussi à l'ensemble des Français ce magnifique pays qui est l'Arménie. L'Arménie est vivante, créative, dont la jeunesse en particulier a choisi de construire une nation résiliente, une nation qui offre à ses enfants un travail, des perspectives d'avenir meilleur. Comme j'ai été heureuse de découvrir tout mot à Evan et les capacités incroyables de l'Arménie dans le domaine des technologies les plus en pointe.

et avec vous et les autorités arméniennes, avec Marie-Loupe Apasian, avec celle aussi de notre ville-sœur Evan et avec les ambassadeurs de France que je veux à nouveau saluer qui se sont succédés en Arménie, nous avons implanté Tout à Paris et fait voir de l'Arménie cet élan vital et créatif qui rayonne au cours au cœur de notre ville. Le CCA, mes chers amis, est un partenaire privilégié de notre belle capitale. Il souhaite, je le sais, que Paris l'aide à développer et à mieux s'inscrire physiquement dans le paysage parisien pour continuer son œuvre au service de l'Arménie.

Et le conseil de Paris va se prononcer et je sais qu'il donnera son aval car toutes les composantes politique de notre assemblée ont toujours trouvé un consensus pour soutenir la cause arménienne et celle de l'Artsa. Et très bientôt, il sera acté que le CCA s'installera au pavillon de l'eau dans le 16e arrondissement de Paris

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Anne Hidalgo

et c'est avec fierté. [applaudissements] que je laisse cet héritage. Oui, la cause arménienne a bel et bien trouvé son écrin à Paris et elle côtoira la maison de l'Europe. Et quel signal ! Quoi de plus chargé de sens que de voir l'Arménie et les amis d'une Europe unie partager les mêmes locaux ? Mes chers amis, je veux réaffirmer notre engagement avec notre ville sœur. Je soutiens bien sûr les très nombreuses association de la diaspora arménienne comme Santé Arménie, chère Nadia, mais aussi les Croix Bleues. Je salue votre immense travail à toutes et tous pour les femmes contre les traumatismes de la guerre. aussi le peuple français et le peuple arménien sont des peuples frères.

Leur sang est mêlé. Leur sang est mêlé et des grands noms de la diaspora arménienne qui ont tant apporté à la France sont honorés à Paris. Je les réinvoque ici parce qu'ils sont importants et ils nous inspirent. l'immense Charlaz Navour qui grâce à sa fondation portant son nom a non seulement un buste au carrefour de l'odéon depuis 2019 mais aussi son jardin en bas des Champs-Élysées depuis mai 2024 et nous avons aussi cette plaque à la mémoire de Missac et Mélin Manouchian sur la façade du 11 rues de plaisance où ils ont vécu. Oui.

et Mélinet qui ont donné à la résistance française ce visage de l'universel, de la fraternité et de la grandeur et il repose grâce au président de la République en paix au Panthéon. Être vigilant, j'y reviens et je reviens à Simone Veille qui nous y invite. Je sais, mes chers amis, que vous n'êtes pas dupe. Je sais que vous savez reconnaître vos amis. reconnaître les convertis d'un soir sensible aux échéances électorales. Je sais que vous savez aussi reconnaître les falsificateurs de l'histoire, ceux qui tentent encore aujourd'hui par exemple de réhabiliter Pétin. Ceux qui siègent au Parlement européen dans le même groupe politique que la FD, parti allemand regroupant des néonazis.

Vous n'êtes pas dupe. Tout cela vous le savez. Et le peuple arménien connaît le prix des reconnaissances tardive et le prix du combat d'une démocratie pour défendre la dignité humaine partout comme valeur universelle, pour défendre l'état de droit partout comme garantuté du droit sur la loi du plus fort et la violence. Je terminerai donc mes amis là encore par le message de Simon Veille. Elle disait toujours en 2010, toujours le 27 janvier 2010 à des jeunes. Elle disait "Pourtant, votre responsabilité est de ne pas céder aux amgames, à toutes les confusions. La souffrance est intolérable. Toutes les situations ne se valent pas. Pourtant, sachez faire preuve de discernement.

Alors que le temps nous éloigne toujours plus de ces événements, faisant de la banalisation un mal peut-être plus dangereux encore que la négation. L'enseignement de la choix n'est pas non plus un vaccin contre l'antisémitisme ni les dérives totalites, mais il peut aider à forger la conscience de chacun et chacune d'entre nous. Il doit nous faire réfléchir sur ce que furent les mécanismes et les conséquences de cette histoire dramatique. Notre témoignage, elle parlait des survivants, existe pour vous appeler à incarner et à défendre ces valeurs démocratiques qui puisent leur racine dans le respect absolu de la dignité humaine. Notre le plus précieux à vous, jeunesse du 21e siècle.

ensemble continuer à défendre l'Arménie, son peuple, ses valeurs parce que ce message de Simon Veille, c'est aussi le message de l'Arménie, des survivants de la diaspora ici à Paris. Et en protégeant l'Arménie, nous protégeons aussi l'Europe. Nous protégeons notre République et notre humanité commune. Alors, vive l'Arménie, vive la France, vive et vive Paris. Merci.

16:14
Non speech

[applaudissements]