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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 6 janvier 2026 4 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

Vénézuela : quand Macron retombe dans le "en même temps"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Alexis BrezFait
    « L'arrestation expresse du satrape de Caraca, c'était une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens et pour la tranquillité du monde. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] l' dit politique sur Europe 1 avec le Faro. Bonjour Alexis Brez, bonjour Dimitri. Bonjour à tous.

On va parler d'Emmanuel Macron ce matin dans un premier temps. Il avait semblé féliciter de la capture de Nicolas Madura et puis il a fait savoir hier que la méthode employée par Donald Trump n'était ni soutenue ni approuvée par la France. Comment vous expliquez ce revirement Alexis ?

Alors revirement Dimitri, le mot est peut-être un tout petit peu fort. Disons que Emmanuel Macron a très fortement rectifié le tir, qu'il a mis beaucoup beaucoup d'eau dans son verre de Kuba libre. Pourquoi ?

Par faiblesse, par inconstance, par manque de suite dans les idées, il a été rattrapé par la patrouille idéologique, repris en main par la cellule diplomatique et il a cané. Son premier réflexe, une fois n'est pas coutume, avait été le bon. L'arrestation expresse du satrape de Caraca, c'était une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens et pour la tranquillité du monde.

Emmanuel Macron l'a dit, sans précaution diplomatique ni argussie, girudique inutile. Bah de toute façon, l'affaire était faite et bien faite. À quoi bon chercher des pou dans la chevelure abondante de Donald Trump ?

La position de l'IS n'était peut-être pas irréprochable au regard du droit international, mais enfin, elle avait le mérite d'être conforme au bon sens, à l'intérêt du peuple vénézuélien et celui l'intérêt de servir nos nos nos intérêts à nous diplomatiques. Mais quel scandale ! Chez nous !

Parmi les bons apôtres du multilatéralisme, Emmanuel Macron foulait au pied les principes les plus sacrés de l'ONU. Chez Mediapart au monde à France Interre, c'était un toolet. Au quête d'Orsair, on frollait l'aplexie.

Rendez-vous compte, même Marine Le Pen était plus respectueuse de la légalité. Sur l'échelle cynique du trumpisme, seul Sarah Knafo et puis plus surprenant Gabriel Atal allait plus loin que Macron. Mais comment la France qui en 2003 devant le Conseil de sécurité des Nations- Unies s'était opposé à l'invasion de l'Irak, comment pouvait-elle se montrer à ce point infidèle à sa mission historique ?

Voilà les reproches qu'Emmanuel Macron a entendu dans la bouche de ses amis durant 48 he pourquoi il a finalement reculé. Oui, c'est une bonne nouvelle, mais non, il ne fallait pas faire comme ça. Cette affaire, c'est l'éternel retour du en même temps.

Et vous n'êtes pas vraiment convaincu euh, Alexis par la référence à l'invasion de l'Irak en 2003. Bah disons qu'il me semble il me semble que faire un parallèle renture une guerre, une vraie guerre déclenchée pour un faux motif avec de fausses preuve qui a duré des mois, qui a déstabilisé toute une région pendant des années et qui a fait des centaines de milliers de morts. Bah la comparé avec une audacieuse opération de police aux frontières qui a permis de capturer et d'emprisonner un gangster sanguinaire en deux coups de cuillère à peau.

Bon il me semble n'en déplaise du ville que s'est poussé le bouchon un peu loin. S'il y a un parallèle à faire, c'est évidemment avec l'arrestation d'un autre dictateur latino-américain tout aussi corrompu impliqué dans les narcotrafic, le général Noriega capturé en 1989 sur ordre de George Bouche au Panama. Et d'ailleurs en ce temps-là, comment la France avait-elle réagi à ce coup de force ?

Oh mais avec une grande vivacité. Je crois que nos spécialistes de la légalité internationale qui expliquent sur tous les tons que la France, parce qu'elle détient un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, ne peut pas ne pas y faire entendre sa voix pour rappeler comme elle a toujours fait les grands principes du droit. Bah cela aurait été comblé.

Ils auraient été fiers du président de l'époque car en 89 la France a réagi au conseil de sécurité. Solennellement, c'est même la dernière fois qu'elle a utilisé son droit de véu. Seulement voilà, elle l'a fait pour les États-Unis, avec les États-Unis, alors que rien n'est obligait dans le but de faire échec au texte qui condamnait l'opération de George Bouche contre Noriega.

Le président français s'appelait François Mitteran, son ministre des affaires étrangères Roland Dumain. Ils avaient sûrement bien des défauts mais pas celui de prendre leurs consignes dans les journaux. L'édito politique sur europein.

Merci beaucoup Alexis Brés. La une du Figaro ce matin Venezuela à Ukraine. Donald Trump déstabilise les Européens.

Merci beaucoup Alexis, il est 8h-5.