#RDLS19 - SPIRULINE, CONSTRUIRE EN TERRE, ÉMISSION POLITIQUE, NUCLÉAIRE AMÉRICAIN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Locuteur 1Promesse
« On va aller à 100% renouvelable. »
- 6:00Locuteur 1Chiffre
« La moitié du déficit du commerce extérieur de la France, qu'est-ce que c'est ? Du gaz, du pétrole, et de l'uranium. »
- 8:00Locuteur 1Fait
« On produit du méthane, on en fabrique, on fait des usines à fabriquer du gaz. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bon, les amis, voilà le 19ème épisode de la revue de la semaine. C'est un peu sombre ici, parce que je me trouve au Salon de l’Écologie de la France Insoumise, qu'on a convoqué le samedi. Alors bon, on aurait pu enregistrer avant, mais moi avant, j'en pouvais plus.
Parce que, après l'émission de jeudi soir sur le service public, une espèce d'horreur, vous l'avez peut-être tous vue cette émission, on en parlera, bon, j'étais épuisé, d'accord ? Donc j'ai remis à ce samedi et je suis là, dans ce Salon. Alors ce sera le 19ème épisode, on a encore gagné des abonnés, on est super contents, parce que ça donne de l'énergie.
Vous avez été 3000 à vous abonner après l'émission qu'on a faite, pendant 5h, sur le chiffrage. 3000 abonnés à la chaîne YouTube. On est super contents, ça donne de l'énergie à tout le monde, à ceux qui préparent cette revue de la semaine.
Comme d'habitude, évidemment, si ça vous plaît, si vous voulez que ça avance, ben des pouces bleus, hein, c'est ça qui fait avancer l'affaire, et si vous pensez que ça vaut la peine, hé ben, abonnez-vous parce que c'est à nous que ça donne du courage quand vous vous abonnez, on a l'impression que quand même, ça porte, ce qu'on fait, et que ça sert à quelque chose, bien sûr. Bon, je commence par quelque chose qui a à voir avec le Salon de l’Écologie de la France Insoumise de ce samedi. Tout à l'heure, je vais faire un discours que je vais préparer après avoir fini la revue de la semaine, et mon idée c'est de montrer que la cohérence du programme économique de la France insoumise, ce qui lui donne sa cohérence, ce qui à la fois l'enveloppe et en est toute l'organisation interne, c'est le changement de la matrice productive du pays, avec la transition écologique.
Alors il faut bien comprendre que ça ne rentre pas dans les habitudes, les habitudes notamment des commentateurs, quand vous arrivez avec un programme, ils commencent par vous demander combien ça coûte, c'est tout, ils s'en foutent de la cohérence, du reste. Ils font comme si, quand quelque chose coûte, c'est un problème. Ben non, tout coûte, tout, absolument tout coûte !
Le problème c'est de savoir à quoi sert l'argent que vous dépensez, et surtout d'où vous le tirez, et combien ensuite à la sortie, ça va ramener de bien-être, non ? C'est quand même ça, le but de l'économie. Et souvent, l'esprit comptable les empêche de penser ''économie'', économie c'est l'activité des êtres humains pour produire et reproduire leur existence, voilà c'est ça, hein... dans lequel l'argent n'est qu'un aspect.
Alors, dans ce Salon, ce qui m'importe, c'est que moi - à chaque fois, je cherche des solutions concrètes, qui correspondent à ce qui sont des objectifs de la politique économique globale du programme. Bon. On va prendre l'exemple des énergies renouvelables.
Bon. Vous savez que dans le programme l'Avenir en Commun, on dit, on va aller à 100% renouvelable. Bon, sortir du nucléaire, c'est un autre sujet on en a déjà parlé, mais quand on dit par exemple, le 100% renouvelable, il faut voir l'impact que ça a aussi sur un des chiffres traditionnels de l'économie traditionnelle.
C'est la question des importations. Vous savez, à chaque fois on me dit: "Ha ! mais Monsieur Mélenchon, vous allez augmenter les salaires, vous allez augmenter les minimas sociaux, tout ça, ça va développer la consommation." Et comme tous ces gens-là pensent que vous êtes juste des bons à rien, qui n'avez aucun sens des responsabilités, ils se disent que dès que vous aurez trois sous de plus, vous allez courir aller acheter des choses qui servent à rien, ou qui sont "pas chères" comme on dit, c'est-à-dire qui sont exploitées au prix du sang, au prix des larmes, au prix de la dévastation, de l'environnement, d'accord ?
Mais ça, c'est pas leur problème à eux. Et donc, ils s'en tiennent à ça et ils me disent : "Ha ! mais vous allez complètement déséquilibrer le commerce extérieur." Bon, faut répondre parce que, on pourrait leur dire ce qu'on pense du commerce extérieur, mais il faut répondre quand même de manière rationnelle.
Moi je leur dis : regardez, la moitié du déficit du commerce extérieur de la France, qu'est-ce que c'est ? Du gaz, du pétrole, et de l'uranium. Si vous faites 100% renouvelable, ben ! vous n'avez plus besoin de tout ça.
Le gaz, on le produit nous-mêmes, par les procédés de méthanation - attention, à ne pas confondre avec la méthanisation. On produit du méthane, on en fabrique, on fait des usines à fabriquer du gaz, ensuite le pétrole, on s'en passe, hein, et l'uramium, on n'en a plus besoin, puisqu'on va fermer les centrales les unes après les autres. Donc sur la moitié du déficit du commerce extérieur, vous pouvez faire 100% d'économies puisque vous avez passé à 100% renouvelable.
Vous voyez, bon, plus ou moins, hein, tout ça c'est pas...
ça ne se fait pas en un jour, mais on organise de cette manière la montée en puissance...
Bon. Moi je dis : dans les 100 milliards d'investissements, il y a beaucoup de construction : mise à neuf des bâtiments, isolation thermique, et ainsi de suite. Ce qu'il faut faire d'un coup.
Mais il y a aussi le recours à des nouveaux procédés de fabrication qui vont faire baisser l'importation des produits, réduire la consommation, les consommations de gaz à effet de serre, d'accord ? - les consommations, productions de gaz à effet de serre. Alors quand je faisais le tour... par exemple, le remplacement des protéines carnées, ben, ça a à voir avec tout ça, hein !
Mais où on va les sortir ? on a dit : on va les sortir des algues. Comment ?
Aujourd'hui je viens de voir un stand, où on nous a expliqué qu'on allait faire des fermes de spiruline, qui est une algue particulière qui va nous donner les quantités de protéines dont nous avons besoin, dans un rendement qui est sans rapport avec les protéines que vous tirez des protéines animales, dont vous avez besoin pour vivre...
Vous avez besoin de protéines, il vous faut ces protéines. Alors autrefois, dans les temps barbares, ou bien on mangeait des algues là où y avait pas moyen de faire autrement, puis sinon, on allait à la chasse, parce que ça donnait des protéines, hein, mais la protéine carnée c'est d'un rendement misérable par rapport à ce que ça coûte auparavant, heu... en dépenses d'énergie, heu... les bestioles qu'on traite très mal, qu'on fait souffrir abominablement en les empilant par milliers dans des... des.. dans des espèces d'usines...
à vaches, bon. Voilà, on a une solution de remplacement. Et ces fermes qui vont produire de la spiruline, on pourrait mieux dire, ces usines, parce que ça revient à des usines, vous savez ce sont des bacs avec 100 litres de flotte dedans, ou 200, et puis bon, la réaction se produit, on chauffe l'eau et la spiruline se développe.
Et il en sort des quantités absolument incroyables. Aujourd'hui, vous allez acheter ça, vous picorez ça avec des petites gélules, y a même des boutiques, où si vous regardez le prix de la spiruline, de la petite gélule, vous rapportez ça à un kilo, ça vous donne du 16.000 € le kilo.
Un truc de fou, quoi, c'est juste l'emballage que vous payez, plus l'impression que vous êtes en train d'acheter le remède de votre vie, bon ! Donc cette spiruline, on peut la produire en masse, et on peut la produire en ville, c'est-à-dire en occupant les espaces qui ne sont plus occupables autrement : on peut installer ces unités de production. Donc vous voyez, c'est une réponse concrète, et quand vous partez sur la spiruline, ben vous faites des économies de tout le reste, sur tous les autres chapitres.
Et il y a une deuxième question, c'est celle-là que je veux maintenant soulever pour vous y faire réfléchir, pour que vous compreniez qu'il y a des réponses concrètes à chaque fois, aux problèmes que nous soulevons. Si on dit, on va arrêter...
On va construire de nouveaux immeubles et on va arrêter de produire du CO2, de brûler du gasole, d'aller chercher au fond de la mer comme à Lanion, on va gratter tout ce qu'il y a là parce qu'on a besoin de plus en plus de sable, et d'un certain sable qui contient des granulats - les granulats en question, ce sont des coquillages n'est-ce pas, qui sont là-bas - pour en faire du ciment, quoi ! Y a pas plus bête que ça, pour en faire du béton, donc si on dit qu'on veut...
Comment on va faire ? Et c'est là que vous avez les techniques alternatives. Alors, certaines au début...
On est tellement tous obsédés de ... de vieilles habitudes mentales, qu'on a tendance à un peu sourire.
Alors je vais vous répondre, on peut faire des constructions en paille, ou on peut faire des constructions en terre. Je mets de côté pour l'instant les constructions en paille, et je vais vous parler des construction en terre. Comment, des constructions en terre, monsieur Mélenchon, mais qu'est ce que vous nous dites ?
Eh bien je vous dis que 50% des habitations du monde, vous m'entendez, 50%, c'est des habitations en terre. Donc ce qui est nouveau à vos yeux, est quelque chose de banal, depuis des centaines, et des milliers d'années, un peu partout dans le monde. Et pas pour faire des huttes où on passe en se courbant, hein !
Y a des immeubles de 12, 13, 14, 15, 16 étages en terre. Vous avez une tour de 100 mètres qui a été faite en terre. Et en France, est-ce que vous le savez ? 15% des habitations sont en terre.
Donc la terre, pour nous, c'est un matériau extraordinaire. Alors en plus, on sait utiliser la terre, malaxée avec quelques autres produits qui en font quelque chose d'aussi solide que du béton, et même plus solide que le béton, mieux résistant à l'incendie que le béton, parce que c'est un des plus vulnérables, et beaucoup plus efficace d'un point de vue thermique, et du point de vue de la santé des gens, parce que c'est bien joli de me dire : "Ha ben on continue avec le béton et le reste", et aussi avec le PVC ? Aussi avec tous ces produits que vous mettez dans les maisons ?
Qui pourrissent les poumons des gamins, et leur sang, et qui font que ça va pas, vous le savez aussi bien que moi. Tandis que la construction en terre, c'est radicalement sain. Alors l'autre avantage de la construction en terre, c'est que ça se délocalise pas, on le fait ici.
Autre avantage, c'est que le matériau coûte pratiquement rien. Et quand on déconstruit, si vous fichez par terre un immeuble en terre, vous récupérez de la terre, et vous pouvez vous en resservir. Si vous fichez par terre une tour, permettez-moi de vous dire que vous récupérez pas le béton qu'il y a là, hein.
Il servira peut-être à autre chose, à faire des gravats ou des granulats, mais plus jamais à faire de la construction. Bon, donc, les gens, vous comprenez. La construction en terre, en plus, on peut démarrer tout de suite, c'est ça qui m'a intéressé.
Les formations pour apprendre à construire en terre, elles existent, ils savent le faire. Le procédé technique... d'abord la solidité scientifique de l'histoire, elle est démontrée, le procédé technique, il existe.
Les questions d'environnement juridique concernant les constructions en terre : assurances, normes à établir, etc, tout est prêt ou pratiquement prêt, dans quelques mois c'est réglé, on aura tout. Donc si on veut, si on a une nouvelle politique, si je suis élu, on peut immédiatement commencer. Alors comment on s'y prendra ? ben d'abord, on ouvrira une ou deux écoles ; peut-être qu'on créera des spécialités dans les lycées professionnels qui existent déjà, et on fera cet enseignement, de manière à produire dans un délai le plus bref possible les milliers de jeunes gens qui sauront faire ces constructions en terre.
Alors évidemment, ça demande du monde, hein. Alors pourquoi je termine sur cette précision, c'est parce que c'est pas les robots qui vont faire ça les amis, hein, c'est forcément du travail humain. Le développement écologique, et le changement de la matrice productive du pays, nécessitent du travail humain.
Et c'est bien, non ? C'est un travail qui est valorisé, qu'on doit bien payer, et qui va faire, à la sortie, des choses utiles, et saines, et qui seront écologiquement responsables, parce que pendant qu'on fait ça, on casse pas tout autour de nous, on rend pas malades les gens qui vont habiter dedans, ni les gens qui l'auront construit. Donc, il y a des beaux livres qui existent, dont celui-ci qui a été le lauréat du prix Roberval, voilà.
Ça raconte : ''Bâtir en Terre, du grain de sable à l'architecture", et je vous garantis que vous en apprenez, parce que vous découvrez que ça fait des milliers d'années que ça dure, qu'on utilise ça. Ça montre comment c'est utilisé pour faire des jolies choses, avec, vous savez, des façades pleines de dessins, de choses comme ça, qui fait que c'est autre chose que l'architecture monstrueuse, hein, des villes nouvelles, là, vous avez vu ça, pouf, cent mètres tout long, y a rien qui dépasse, ils sont contents les gars, ils ont fait des beaux cubes, ça coûte pas cher au mètre carré, en tout cas ça coûte moins cher que faire du beau, d'après eux, mais c'est nul, et c'est inhumain. Et là, hé ben, on voit toutes les façons de travailler l'argile, la terre la terre qu'on améliore, parce que vous savez, c'est plus dur que de... c'est... faut voir ce que c'est qu'une brique de cette terre, qui est une terre reconstituée, parce qu'on met d'autres produits dedans, c'est quelque chose d'incroyablement résistant, et quelque chose d'incroyablement solide, contrairement aux apparences.
Donc voilà. Alors il y a ça, ils ont travaillé sur tout, là c'est un petit ... un petit livret qu'ils m'ont offert, il faut dire qu'ils m'ont offert des tas de trucs, pour montrer comment on stabilise la terre, pour en faire des briques, des gros ensembles, et qui soient durables.
Alors ils m'en ont donné, donné, donné, là c'est collectif de la paille, là c'est la manière de construire, et voilà, là j'en ai deux, c'est la construction en paille, mais ça je vous en parlerai une autre fois. Je voudrais que vous reteniez ce que je suis en train de vous raconter - pas le côté qui peut vous faire sourire, parce que j'essaie aussi un peu de vous faire sourire -, sur la façon de faire. C'est que réellement, il faut tourner la page du vieux monde, hein, des vieilles méthodes, de la soi-disant modernité, qui nous a bien servi, un temps, je ne vais pas vous dire le contraire, mais maintenant il est temps de passer à autre chose.
Et surtout, ce que je voudrais que tout le monde comprenne, c'est que c'est possible. On sait le faire. On a les gens pour le faire, qui savent organiser la façon de former des milliers de gens, à savoir faire comme ça.
Et si on fait comme ça, eh bien notre pays sera beau, et les gens seront contents. Bon, je vous dis un mot sur l'émission politique de France 2, bon, la plupart de mes amis ont réagi, m'ont écrit, m'ont envoyé des messsages, et j'ai été vraiment ému de voir le nombre de gens qui avaient ressenti presque aussi péniblement que moi, cette scène finalement très dégradante qu'a été cette émission. Bon, on a compris que c'était un traquenard, et vous vous souvenez peut-être, quand ils ont sorti la nouvelle série là, heu...
Pujadas avait dit ; ça ne sera plus jamais une corrida, ni un traquenard...
En fait, c'est pire. Heu... c'est pire.
C'est d'un niveau extrêmement bas, vulgaire, et on sent l'envie de créer de l'incident, du buzz...
Et moi, ils passaient leur soirée à essayer ça, ils ont dû dire mille fois ''Le Pen'', hein, ils m'ont comparé à elle, ils ont... ils ont pas arrêté, hein, tous les sujets nous ramenaient sans arrêt à Le Pen.
On voit que, ils font partie du dispositif politique gouvernemental, heu... comme la chaîne gouvernementale d'infos en continu France Infos, c'est-à-dire qu'ils sont là pour faire monter, non pas... ils ne font pas de la propagande directe, ils vous disent pas ''votez PS'', ils sont pas fous quand même, hein - ils font que vous soyez obligés d'y venir, hein.
Et pour ça, il faut qu'il y ait le grand méchant tigre qui est Madame Le Pen. l'émission, on a passé notre temps à parler de ça. C'était, mais jusque dans le détail vous voyez... par exemple, vous avez vu où j'étais assis ?
Et derrière moi, y'a les deux Français comme tout l'monde, hein, qui sont derrière moi, qui évidemment ne sont pas de mon bord, hein. C'est normal, hein, je leur en veux pas ! En tout cas, quand l'émission commence, y'a une maire, ''Les Républicains'' d'un côté, et une dame, qui se dit prête à voter au Front National à ce moment-là, d'accord ?
Donc chaque fois que vous avez un plan sur moi, vous avez un plan sur deux personnes qui me désapprouvent, hein, ça aide pas trop. Et ainsi de suite, tout est fait comme ça. Après, vous avez vu vous-même la manipulation, vous avez cette dame de Calais, c'était, "Dites que vous allez voter, hein, dites que vous allez voter Front National !", après quand arrive Monsieur Philippe Torreton, qui est un artiste, qui est un intellectuel, ça se mène pas à coups de pied des gens comme ça, c'est tout dans la finesse, c'est dans l'émotion - et ils étaient là à vouloir lui faire dire à tout prix quelque chose.
Bon. Tout le monde a compris quelle arnaque c'était. Moi, j'ai fait face, je pense, j'ai essayé, bon.
Impossible de développer une pensée cohérente, vous êtes interrompu toutes les deux minutes . Et leurs sujets, même, sont des sujets qui sont exclusivement anxiogènes. C'est-à-dire, on vous amène un policier pour dire : "Mais c'est très difficile, y'a des voyous partout !" Ensuite une dame qui dit : "Ha !
Il y a des immigrés partout, on a dû fermer mon restaurant !" La troisième qui dit : "Mais non mais non, le nucléaire c'est pas dangereux !" Mais bon, alors moi je suis obligé de dire: "Mais madame, vous me dites ce que vous voulez mais s'il y a un accident, hé ben, y'aura plus personne à 80km à la ronde, il y a 2 millions de personnes qui sont là.
Cette dame, moi je la respecte, mais elle devrait un peu réfléchir à ce qu'elle dit, quoi. Elle dit : on est le département le plus bio ! Ben attends qu'il y ait un problème, tu vas voir si tu vas rester bio bien longtemps.
C'est... c'est incroyable.
Donc ça fait peur à tout le monde. Les gens normaux qui écoutent ça, ils se disent : "Ha bon ? Donc elle croit réellement à ce qu'elle dit ?" Ça leur fait peur, bon.
Donc ils ont monté une émission anxiogène, un traquenard. Et moi j'ai vécu très mal, je veux vous le dire, et je veux que vous le répétiez : me faire prendre à parti par Monsieur Pujadas, qui de sa vie n'a jamais défendu une cause personnellement, hein, me mettre en cause sur les Droits de l'Homme, vous avez vu ça ? Bon, ils m'ont sorti le truc habituel, Poutine, Castro, tout y est passé - mais ça, qu'est-ce qui lui permet de me parler comme ça ?
Vous savez que la seule décoration que j'ai, je l'ai eue du gouvernement argentin pour avoir participé à la lutte contre la dictature militaire, et pour avoir sorti des gens d'un camp de concentration. Bon j'y suis arrivé à l'époque avec d'autres copains, hein, peu importe le sujet, mais c'est pour dire j'y ai passé ma vie moi, à ça, mais de quel droit ce type me parle comme ça. Vous savez, pour essayer d'induire que je serais pas clair, après ils disent : "Il est ambigu !" Hein, bon.
Et madame Salamé pour la énième fois avec ses histoires de Russie, enfin bon... c'est saoulant.
Enfin bon, peu importe tout ça, à la limite, je veux dire, ils m'ont rendu service, c'est tellement grossier, c'est tellement vulgaire, ils se sont tellement pris les pieds dans le tapis dans cette émission parce que pour finir, Monsieur Torreton était absolument charmant, et comme ils l'ont énervé, le gars assez logiquement, il s'est un peu raidi en disant : "Attendez, je suis pas là pour dire ce que vous avez prévu que je dise ! Je suis pas là en service commandé." Je trouve qu'il a réagi avec une très grande dignité.
Et... et pareil pour cette dame du Pas-de-Calais, je... je voyais bien qu'il y avait un problème avec le FN, elle l'a dit, elle a fini par le dire parce que Monsieur Rizouli arrêtait pas de lui dire: allez, dites que vous allez voter Le Pen, dites que vous allez voter Le Pen.
Ben elle a fini par dire: bon, c'est pas mon cœur, mais...
Bon alors moi, j'ai répondu à quelqu'un, je ne me suis pas occupé de son étiquette politique, je m'en fiche. J'ai vu quelqu'un qui était mal, qui souffrait, et j'ai essayé de parler à quelqu'un qui souffre, un langage de raison, et pas lui faire la morale ou je sais pas quoi. Et pour finir, hein, il semblerait que d'après ce que j'ai lu sur facebook, c'est une dame qui a changé d'avis, parce qu'à la discussion qu'on a eue sur le plateau, hé ben, elle a senti que le bon choix, hé ben .. c'était pas du côté qu'elle pouvait croire jusque-là et elle dit que politiquement, ben elle va plutôt voter pour moi.
Donc vous voyez finalement, ils sont tellement lourds, tellement vulgaires, hein...
Que, à la fin ça se retourne contre eux. Mais hésitez pas à leur dire ce que vous pensez d'eux, parce que...
Ça leur fait...
Ça leur fait les pieds. Et puis ça leur montre que le public qui regarde une émission comme ça, c'est pas du bétail. C'est des gens qui ont une tête, une cervelle... qui essaient de se faire une idée, hein.
Ils ne savent pas, quand ils regardent forcément l'émission, s'ils sont de mon avis, ou pas, mais ils veulent le comprendre, arriver à comprendre. Alors quand on n'a même pas le temps de développer une pensée économique, vous avez vu là, monsieur Lenglet avec son numéro avec des chaussures, maintenant c'est de plus en plus débile, la dernière fois c'étaient des petites voitures, avant c'étaient des graphiques, bon il a renouvelé un peu le... le comique de situation mais bon, ça change rien, on n'a pas moyen de parler plus de deux, trois minutes pour expliquer des sujets quand même très compliqués.
Il vient comme un petit professeur vous savez ? Alors, d'après lui, ça doit être comme ci, comme ça, comme ça. Et si vous y êtes pas, ça ne va pas.
Ce gars, il fait même plus d'économie, il fait de la comptabilité. L'économie, c'est pas de la comptabilité, c'est de la comptabilité à la fin. Bon, je vous ai dit tout ça, je compte sur vous tous pour faire ce qu'il faut, pour faire savoir aux intéressés ce qu'on pense d'eux.
Et...
Soyez pas vulgaire avec eux, hein. Mais il faut que vous fassiez sentir le mépris, et le dégoût qu'ils nous inspirent, parce que c'est quand même ça sur le plan humain. Voilà bon, le service public, de toute façon après les élections, il faut espérer que...
Je ne sais pas qui va s'en occuper, mais bon, c'est plus possible quoi, ça peut pas continuer comme ça, c'est une telle honte. Bon, dernier sujet parce que j'ai déjà beaucoup parlé. Mauvaise nouvelle, monsieur Trump veut renforcer l'arsenal nucléaire des États-Unis d'Amérique.
Ca c'est pas une bonne nouvelle parce que... ils ont déjà de quoi faire sauter sept ou huit fois la terre, hein.
Et le fait qu'il annonce ça, c'est... c'est pas bon signe, hein.
Ça va plutôt dans le sens des déclarations des militaires américains disant bon, un conflit majeur est inévitable, et tout ça...
Donc je suis un peu inquiet de ce qui se trame là. Et je voulais le dire parce que dans le même moment, j'ai apprécié, quelque temps auparavant, que le dirigeant chinois, monsieur Xi Jinping, revienne sur la question du désarmement nucléaire général Personnellement, j'en suis partisan. je suis partisan du désarmement universel nucléaire.
Evidemment je le fais...
Je fais une proposition, je le fais de manière responsable, hein. On commence par désarmer ceux qui ont plus, pas nous les Français qui sommes, heu...
Bon. Mais le moment venu s'il le fallait, nous aussi, on désarmerait. Si tout le monde désarme, si les puissances nucléaires désarment, nous aussi on pourra désarmer, ou réduire, si on décide tous de réduire les capacités de destruction que nous avons.
Vous savez, c'est très dangereux de stocker des quantités pareilles d'armes, dans chacun de nos pays. Parce que tout ça est à la merci quand même, de beaucoup d'aléas techniques, vous le savez, les gens, ça, vous le savez. Donc faut pas jouer avec ces choses là.
Et quand monsieur Trump dit qu'il va renforcer, parce que, il paraît que les États-Unis ont du retard, enfin, personne peut croire une chose pareille, les États-Unis d'Amérique ont un budget militaire de 600 milliards de dollars, vous vous rendez compte, les autres pays... et ça, c'est 50% des dépenses mondiales, avec leurs alliés c'est 80% ... donc c'est pas vrai que la grande puissance est pas au niveau où elle doit être du point de vue de l'idée qu'elle se fait de sa sécurité...
Je vous dis ça pour que vous sachiez que ce monde n'est pas un monde sûr, hein, et il faut des gens qui ont de la tête, qui réfléchissent et qui connaissent l'Histoire, pour diriger les grandes nations, parce que là, ça devient de plus en plus... tendu, et j'aime pas ça.
Voilà.
Jean-Luc Mélenchon