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Podcast / conversationyoutube.com· 24 juin 2026 47 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Juan Branco : "Macron a une sorte de pulsionnalité perverse en lui"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette profusion de candidats révèle de l'élection présidentielle ?

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi de se présenter à l'élection présidentielle ?

  • 3:10RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de révolution démocratique. Comment la mener sans violence ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Quels sont les obstacles concrets à votre candidature ?

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Comment votre programme se distingue-t-il des autres forces politiques ?

  • 7:58RelanceRéponse directe

    Quand vous parlez de 'triche', quels exemples concrets visez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47Fait
    « On avait en fait un espace politique qui était vide avec notamment la question de l'appartenance à l'Union européenne, à l'euro et aussi et peut-être surtout à l'OTAN. »
  • 3:10Chiffre
    « On a en parallèle construit le programme avec plus de 600 propositions vraiment en tout domaine très détaillé. »
  • 3:48Fait
    « L'élection présidentielle permet de mener à bien un coup d'état institutionnel. »
  • 5:14Fait
    « Un maire m'a longuement parlé des chaussées de Moulin qui sont quasiment interdites et que l'on cherche à faire détruire du fait d'un certain nombre de propositions et de dispositions législatives qui ont été adoptées par sur l'impulsion des écologistes. »
  • 10:41Fait
    « On est une solution médiatrice. On est des gens qui à un moment donné ont fait l'effort et peut-être qu'on a les capacités pour notamment du fait de notre connaissance du système institutionnel pour trouver des solutions qui permettent de contourner les obstacles. »
  • 15:43Fait
    « Emmanuel Macron a très peur de finir comme Nicolas Sarkozy. »
  • 27:18Fait
    « L'euro, Erasmus, le tourisme de masse, tout ça finit par générer une forme d'adhésion superficielle mais culturelle. »
  • 27:55Fait
    « C'est juste pragmatique. Ça pourrait être d'extrême centre mais visiblement l'extrême centre a d'autres intérêts. »
  • 34:15Chiffre
    « L'Allemagne réarme de telle façon que son budget militaire cette année déjà le double du français. »
  • 34:58Chiffre
    « La Pologne disposera bientôt si ce n'est déjà le cas de 2000 tank là on en a à peine 200. »
  • 35:40Fait
    « L'Europe est née avec le charbon et l'acier 50 ans après, nous n'avons ni charbon ni acier. »
  • 38:21Fait
    « Il y a une désaffection démocratique très importante. »
  • 39:48Fait
    « Le politique c'est s'assurer que les poubelles soient ramassées. »
  • 41:10Chiffre
    « Ça fait plus de 20 ans qu'il y a pas eu de référendum sur notre sol. »
  • 42:39Fait
    « Le vote tel qu'il existe c'est un vote en négatif. Vous votez pour éliminer. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Si euh on narrive pas à mener cette révolution politique à bien, il y aura sinon du sang, du moins une violence institutionnelle extraordinaire. Ces violences, c'est pas nous qui les provoquons. C'est d'un d'un côté tous les flux de la mondialisation, les révolutions technologiques qui existent et de l'autre nos gouvernants qui n'apporte pas les bonnes solutions et qui cherchent à accaparer le pouvoir partout moyen.

0:22
Non speech

[musique]

0:27
Locuteur

Il est l'une des incarnations de la révolte des gilets jaunes. Candidat à l'élection présidentielle proche de ce que l'on pourrait considérer peut-être du souverainisme de gauche. On va en parler, vous allez nous dire ce que vous en pensez. Il propose une révolution démocratique à même de porter les idées du peuple, ce peuple méprisé par une partie des élites. Alors, j'ai le plaisir de recevoir l'avocat et fondateur des ruches, Ran Branco. Bonjour. Bonjour. Alors, Ran Branco, aujourd'hui vous êtes à peu près donc on a dit, vous êtes candidat à l'élection présidentielle, vous êtes à peu près une entre une vingtaine et une trentaine de candidats déclarés.

Je vais pas vous demander bien évidemment de vous positionner par rapport à ces candidats, mais moi je voudrais vous interroger sur qu'est-ce que ça raconte de l'élection présidentielle justement cet intérêt ou peut-être justement euh cette profusion de candidat ? Écoutez moi, quand on a envisagé l'hypothèse de cette candidature, euh il n'y avait qu'Édouard Philippe qui qui s'était postuler il y a un an à peu près. C'est voilà, un peu plus d'un an.

Et euh et l'idée c'était de proposer une alternative à ce que j'appelle la gauche Zara, c'est-à-dire une gauche qui s'insère dans les flux de la mondialisation et qui euh supplé à son incapacité à répondre à la crise à laquelle on est confronté par des démarches qui sont soit identitaires, soit sociétales euh qui qui la vit de sa substance tel que tel qu'on pourrait l'envisager d'un point de vue marxiste, matérialiste ou ou social-démocrate, qu'importe. Ça c'est un premier point.

Donc on avait en fait un espace politique qui était vide avec notamment la question de l'appartenance à l'Union européenne, à l'euro et aussi et peut-être surtout à l'OTAN à un moment où tout nous poussait à la guerre avec la Russie et au point où on pouvait s'interroger sur des intentions maiavéliques de la part de notre président de l'époque. Entre temps, il y a eu l'élection de Donald Trump qui a changé la donne, qui a inhibé c ces dynamiques là et on a assisté à cette profusion de je sais pas si c'est vraiment des candidatures parce que je pense qu'une grande partie sont y compris parmi les plus visibles.

Je pense que même des candidatures entre guillemets comme celle de Gabriel Atal ont avant tout pour vocation de se placer sur les chquers politiques et de s'assurer des places dans dans les phases d'après. Nous, on a pris le problème à l'envers, c'est on a on a d'abord commencé à construire un appareil territorial avec donc les ruches et 70 structures départementales.

On a en parallèle construit le programme avec plus de 600 propositions vraiment en tout domaine très détaillé et donc on s'est créé un socle qui fasse que on nit pas vraiment à s'interroger sur notre légitimité ou le sens de notre démarche parce que en fait son sens est double à la fois la force que nous donnent les personnes qui participent au mouvement et le fond des propositions que l'on fait. Ce qui fait que malgré les vents contraires, malgré l'invisibilisation médiatique, malgré tout ce dont on pourrait se plaindre, on continue notre chemin sur une double branche. C'est-à-dire il y a il y a l'aspect électoral mais il y a peut-être et surtout aussi l'aspect révolutionnaire.

C'est l'objectif c'est quelque part de Oui. Mais justement non non mais j'allais rebondir c'est que justement vous êtes un partisan de de cette révolution populaire, on va dire. Est-ce que il y a pas un paradoxe à justement vouloir se présenter ? Nous, on pense que l'élection présidentielle permet de mener à bien un coup d'état institutionnel.

C'est-à-dire qu'il y a l'article 11 de la Constitution, c'est euh celui qui permet au président de la République de déclencher des référendums, ce qui nous permettrait de courtcircuiter euh toutes les forces politiques parlementaires qui autrement feraient obstacle ou même d'ailleurs des institutions comme le Conseil constitutionnel qui se refusent de contrôler les référendums fondés sur l'article 11. Donc ça nous permettrait de faire passer des réformes lourdes. Par exemple la possibilité pour les citoyens de faire leur propre loi, ce qu'on appelle communément maintenant le RIC, le référendum initiative citoyenne. une réorganisation des pouvoirs publics.

Bon bref, un peu toutes les propositions radicales que l'on que l'on que que l'on propose sans pour autant avoir à négocier, à mander, se retrouver dans une situation où en réalité on mélange des enjeux de pouvoir personnels avec la pureté des idées que l'on que l'on cherche à défendre et l'intérêt des Français. Donc en cela ça nous semble compatible. Après, vous avez raison, tout l'aspect chic et d'avance de ce jeu insupportable avec les sortes de de de cabal médiatique en contre, au contraire de promotion fulgurante, de jeux d'alliance entre oligarques pour essayer d'inhiber le jeu.

Ça nous apparaît quelque part intéressant de de le découvrir de l'intérieur tout ça et par exemple sur les 500 parrainages, les difficultés qu'il y a parce que c'est un très beau rituel objectivement d'aller voir les maires des petites communes, essayer de les convaincre, les écouter aussi, de voir ce qu'ils ont à nous dire de l'état du pays au fin fond. Je vais vous donner un exemple près de Montauban. Un maire m'a longuement parlé des chaussées de Moulin qui sont quasiment interdites et que l'on cherche à faire détruire du fait d'un certain nombre de propositions et de dispositions législatives qui ont été adoptées par sur l'impulsion des écologistes.

et il me racontait comment c'était en train de contrairement à ce que c'était comme objectif de détruire la biodiversité, de déséquilibrer surtout les flux euh les flux fugio et donc avec des problèmes lorsqu'il y a trop de pluie et des choses. Voyez des détails auxquels on peut on ne pense pas si on reste enfermé à Paris et et qui en réalité ont une affectation importante sur la vie sur la vie de beaucoup de personnes. Et donc on on fait ce petit travail de butinage, on est sem territoire, on collecte des éléments, ça nourrit aussi nos propositions et on a pris le risque de de les mettre aussi en libre accès. Le risque pourquoi ? parce queévidemment tout le monde veut veut piocher.

Surtout que les partis politiques font pas du tout leur travail aujourd'hui. On est de façon regrettable, on a découvert cette en en faisant la recension de l'ensemble des programmes des autres forces politiques. C'est souvent des déclarations d'intention, c'est parfois contradictoire, c'est pas la hauteur de des enjeux du pays. Notre objectif c'était et tout ça naide de mon livre à battre l'ennemi en 2021, c'était d'être prêt à gouverner que ce soit en cas de révolution, en cas d'élection sans avoir à dépendre d'autres appareils de pouvoir. Donc c'est pour ça qu'on va jusqu'à donner des enfin à détailler ques instructions il faudrait donner à des directions ministérielles.

Il faut il faut qu'on soit vraiment dans une situation où non seulement cette préparation soit intervenue, mais que du coup queles que soi finalement les personnes qui soient porteuse du projet, celui-ci puisse être mené à bien. Est-ce que vous pensez avoir vos chances dans le jeu démocratique actuel tel qu'il est structuré ? Je pense que je pense que tout est possible et que c'est pour ça qu'il y a beaucoup de personnes qui se disent que ils vont tenter leur chance. Alors peut-être pas avec le sérieux et en tout cas l'exigence qui est la nôtre mais mais je pense que cette intuition elle est largement partagée.

Je pense aussi que les forces des luriques auxquelles on est confronté sont d'une violence extraordinaire. Moi, j'ai eu à le vivre déjà ces dernières années notamment depuis les gilets jaunes et l'apparution de crépuscule mais aussi avant comme avocat Julian Nassange et de Wikidici. C'estàd que j'avais quand même déjà vu ce que interférer dans le jeu balisé des forces institutionnelles pouvaient générer comme violence. Donc on se fait pas d'illusion, c'est pas qu'on s'en fiche, mais un peu quand même. C'est-à-dire que nous, on a le réflexe des des bons élèves. On fait tout comme il faut et normalement ça devrait marcher.

Si en face il triche et qu'il nous empêche d'y arriver, là on entamera le rapport de force nécessaire pour pour exiger réparation et s'assurer que nos idées soient entendu et portées. un et je crois beaucoup à la valeur de de prêcher par l'exemple, c'està-dire on fait tout comme il faut faut faire et si ça marche pas, bah ça permet en réalité de démontrer qu'il y a un problème dans le système peut-être qu'il est conçu aujourd'hui. Quand vous dites triche, vous pensez à quoi ? C'est donc euh des euh arrangements médiatiques euh aux questions de financement en passant par euh euh des euh des appuis institutionnels, des interférences judiciaires.

Il y a 1000 façons d'affecter un un le devenir de notre nation qui est très vulnérable à ces à ces jeux d'influence et euh et je pense que c'est c'est précieux en fait de tenter de mettre à nu cette illusion démocratique tout en ayant un espoir que ça fonctionne parce que si on n'y croit pas quelque part ce serait nous qui serions en train de tricher. Voyez si on mettait pas cette cette conviction que c'est possible notre démonstration ne vaudrait pas. il y aurait déjà quelque chose de euh qui d'un point de vue presque expérimental, scientifiquement parlant euh fausserait les fausserait fausserait notre essai.

Donc on on le fait, on on y met toute notre âme, tout notre cœur et euh et euh et on est assez convaincu que c'est possible, en tout cas que c'est nécessaire pour pour la France. Ça aussi c'est quand même le point important, c'est qu'à un moment donné quand vous croyez qui en ce que vous faites, queles que soient les chances de réussir, c'est un peu ce que disait le général de Gaulle, il disait "J'ai fait toute ma vie comme si" et ça m'a réussi. Bah nous on fait comme si comme si c'était possible et peut-être que ça réussira. Alors on sent bien dans votre dans vos idées, dans votre programme l'inspiration des révolutions françaises.

Est-ce que vous craignez pas justement que cet élan ces élans populaires qui ont mené à des débordements sanglants et même si on va chercher pas très loin la révolte des gilets jaunes, il y a eu du sang qui a été versé. Est-ce que vous craignez pas qu'il puisse en être deux même dans cette époque qu'on peut quand même qualifier de particulièrement crispé ? Moi, je pense que si euh on n'arrive pas à mener cette révolution politique à bien, euh il y aura sinon du sang, du moins une violence institutionnel extraordinaire. Euh on est un moment de panique morale majeure sur toute une série de sujets.

Euh une perte de contrôle de l'appareil d'État sur la société particulièrement euh euh inquiétante. On le voit avec l'affaire Lina. Il y a on parler sur la justice, on va aborder c'est c'est donc on est à un moment donné où euh il y a un jeu de un rapport de force qui commence à se mettre en place entre l'État et la société et donc soit on arrive à le purger par la forme institutionnelle, soit nécessairement il y aura des violences.

Ces violences, c'est pas nous qui les provoquons, c'est d'un d'un côté tous les flux de la mondialisation, les révolutions technologiques qui existent et de l'autre nos gouvernants qui n'apporte pas les bonnes solutions et qui cherchent à accaparer le pouvoir par tout moyen. Donc nous, on est une solution médiatrice.

On est des gens qui à un moment donné ont fait l'effort et peut-être qu'on a les capacités pour notamment du fait de notre connaissance du système institutionnel pour trouver des solutions qui permettent de contourner les obstacles et éventuellement de résorber les difficultés, les violences auxquelles est confronté la société française et les typiquement sur la justice le travail extraordinairement détaillé qu'on a fait en terme de proposition programmatique et la vocation d'une part à à à mettre le doigt sur le problème, c'est sortir de cette fuite en avant dans laquelle se sont enférés les magistrats, mais aussi derrière et donc être très dur avec eux, mais aussi derrière proposer des solutions et pas se contenter d'une sorte de veine protestation qui elle mènerait à la violence voire à des à des démonstrations de force à l'égard de ceci.

Je sens une inquiétude poindre dans l'institution judiciaire de la part des magistrats et guerre de la population. Ça ça veut dire quelque chose de la part de personnes qui sont censées juger au nom du peuple français. Avant d'aborder ce sujet là, je voulais rebondir sur la violence. La violence, vous pensez qu'elle est organisée ou elle est subie ? Parlez notamment de la violence de la mondialisation, libre échange, l'économique. Pens, moi je pense qu'il y a il y a une dynamique d'accaparement prédatrice extraordinaire et volontairement. Alors organiser, c'est compliqué parce que dans l'anarchie, il y a la possibilité pour le dominant de dévorer sa proie.

Donc l'anarchie peut être aussi un choix qui vise à permettre la propagation de cette violence. Et et je crois beaucoup en cela. Je crois beaucoup qu'il y a des dynamiques de cet ordre là où on cherche une forme de désordre contrôlé qui profite toujours à ceux qui sont au pouvoir. Des personnalités comme les oligarques que j'ai eu à rencontrer en passant Xavier Niel par exemple dont on a vu là encore il y a quelques jours qu'il avait organisé une forme de compromate à l'égard d'un député de la nation parce qu'il avait remis en question ses intérêts. Charles à l'oncle.

Euh ce qui en passant m'indigne euh non seulement du fait de la pratique et de sa consécration par la République parce que Xaval est un des plus proches du président de la République aujourd'hui, mais aussi de l'absence de réaction du corps social du fait de division partisane. C'est-à-dire que la gauche n'est pas venue dénoncer ses pratiques parce que elle considérait que Charles Lont était un ennemi idéologique. et on est dans une sorte de de ségrégation idéologique au sein de cette société qui profite à nos dominants parce qu'il génère de l'impunité.

Là où il aurait immédiatement fallu qu'un procureur de la République se saisisse de cette affaire pour parce qu'il s'agit de menace et d'intimidation à l'égard d'un élu. Euh si on croit encore une fois et pour une fois qu'on a un élu qui justement fait un travail euh d'exposition, de réflexion sur qu'on soit d'accord ou pas avec lui sur en l'occurrence la télévision publique et j'incite ceux qui n n'avaient pas entendu parler de cette affaire à s'y intéresser. Euh il faudrait à minima une solidarité institutionnelle.

Le fait qu'elle n'existe pas montre qu'en fait on est dans une forme de clanification au sein de nos élites où l'intérêt général et même l'existence de code de valeur commune s'est dissipé et qu'on rentre dans une une dynamique de pur accaparement et de et de pure prise de pouvoir. Et donc je parlais de ces oligarques et de préservation de leurs intérêts. parlait de ces oligarques parce que justement leur personnalité telle que j'ai eu à la saisir quand je les ai rencontré très souvent, elle est de l'ordre de la pure prédation obsessionnelle.

C'est y compris en ayant déjà comme c'est le cas des personnes en l'espèce de dizaines de milliards d'euros, il continue à creuser, il continue à chercher au sein et à travers le pouvoir de nouvelles ressources, y compris au détriment non seulement là pour le coup de l'intérêt général, mais y compris des personnes qu'il pourraient écraser en cheminant.

Donc on est nécessairement dans quelque chose qui est de l'ordre de structure qui à un moment donné se soutiennent mutuellement puis après se désolidarise puis après rentre en concurrence puis après à nouveau donc il y a il y a système dans le sens où il se protège mutuellement mais il n'y a pas il n'y a pas un ordonnateur qui dirige tout cela. Il y a pas de téléologie dans dans dans la façon de faire.

Il y a un moment une sorte d'agrégation régulière, on l'a vu avec une image qui a beaucoup circulé récemment de tous ces yachtes accumulés autour du Grand Prix de Monaco le weekend dernier qui qui montrait en fait cette sorte de gloutonnerie presque physiquement incarnée en un lieu et croissante comme une sorte de contamination parasitaire ou même Oui. Oui. Oui. de l'ordre de la de la prolifération de de fortunes amassées qui nécessairement par fréquentation mutuelle et par intérêt se soutiennent et finissent par créer des supramondes complètement déconnectés de du reste de la société. Alors dans ce système, il y a Emmanuel Macron.

Euh est-ce qu'il est l'incarnation justement de ce système ou juste un individu qui s'est trouvé là au bon moment ? dit autrement. Est-ce que c'était un phénomène évitable ou inévitable ? C'est un phénomène complètement évitable. Euh c'est le rouage type de l'engrenage que je décrivais mais comme tout rouage parfaitement substituable. Donc on est dans une dynamique où la le hasard a consacré Emmanuel Macron.

Euh le hasard qui a fait que la droite par euh euh absence de pensée, par mimétique à l'égard des États-Unis qui la fascine tant de façon paradoxale, avait décidé d'adopter des primaires euh et qui font que le candidat naturel de ce camp qui était euh Nicolas Sarkozy et à défaut Alain Jupé et bien ils se sont effondrés de façon inattendue, ouvrant la voie à une autre forme de d'incarnation idéologique qui était François Fillon qui était pas tout à fait dans les canons de la droite française trop libéral, trop antiététique.

Pour l'anecdote, je me souviens, j'étais tellement effrayé de François Fillion du fait d'une proposition qui était la il voulait privatiser la sécurité sociale, je sais pas si vous vous souvenez que j'en étais arrivé à à distribuer des tractes pour juper dans l'entre de tour de cette primaire. Donc c'est anecdotique mais mais ça créait enfin une forme d'effroid qui l'exposait, le vulnérabilisait et l' amené à un moment donné bah à ce que les pièges qui lui ont été tendus puissent avoir un effet politique au-delà de enfin et non pas simplement l'entraver ponctuellement. et je pourrais multiplier les différents facteurs pardon qui ont permis l'ascension de cet homme.

Il est certain qu'il y a des puissances extraordinaires qui l'ont qui l'ont assisté euh mais celles-ci ils n'ont vu en lui que le reflet de leurs intérêts. Ouais. Donc dans donc j'ai créé un ouvrage que j'avais publié dès juillet 2017 que je vous recommande qui s'appelle contre Macron qui en fait un un ouvrage d'anthropologie politique qui est pas du tout un une sorte de penflet contrairement à ce que son titre pourrait indiquer et qui essaie de réfléchir à la fois la figure du politicien qui l'incarne.

Donc j'essaie de je crée des types en l'occurrence je décris comme une forme de séducteur contrairement à des formes politiques plus nobles qui peuvent exister mais aussi en quoi la les conditions de son accession au pouvoir étaient nécessairement génératrices de violence du fait des légitimités que et de l'absence d'assist territoriale notamment qu'il aurait. Donc il faut il faut jamais s'enfermer dans des pensées de système plaquées sur des phénomènes. La réalité est très riche, très complexe et les structures sociales sont multiples.

Et euh ce qu'il faut, c'est s'approcher au plus près de son objet d'étude et et essayer de déchiffrer euh sans jamais être complètement certain d'avoir raison, mais quels facteurs ont pu peser de façon plus ou moins plus ou moins importante. Moi, je pense qu'aujourd'hui Emmanuel Macron a très peur de finir comme Nicolas Sarkozy euh et que il a tout fait à part après ce que je considère être un coup d'état institutionnel en 2024 après la dissolution pour garder le contrôle sur l'appareil d'État et euh notamment à travers le jeu de nomination s'assurer qu'il y a un certain nombre de d'affidés qui se maintiennent aux principaux postes de la magistrature des rverrouiller les institutions. Voilà.

Et se protéger de d'un de ce que Sarkozy n'avait pas anticipé euh à la fois parce qu'il n'avait pas assez de temps et parce que il pensait être réélu et qu'il a amené à être complètement mis à nu et vulnérabilisé euh sous le quinquena suivant de François Hollande, ce qu'il a amené aux catastrophes personnelles qu'il a eu à connaître par la suite et qu'il continuera de connaître probablement. Donc on est dans une dynamique là encore d'appropriation de nos institutions à des fins de protection de l'intérêt personnel.

et au détriment voilà de toute gouvernance et de toute toute recherche à la fois dans l'action, dans les nominations d'identification des meilleures décisions à prendre pour pour le bien commun. On dit qu'Emmanuel Macron a changé entre le premier et le second mandat. C'est une opinion que vous partagez ou pas ? Moi je pense que c'est quelqu'un de Alors là, on est dans la pure spéculation mais je pense que c'est quelqu'un de très stable psychologiquement. C'est en général des profils psychopathologiques comme le sien amènent à cette stabilité.

C'est quelqu'un dont l'intériorité me semble très limitée et inhibé, qui a une sorte de pulsionnalité perverse, moins que Gabriel Tal, mais quand même il est moins cruel, mais il a cette cette fideur perverse particulièrement inquiétante et que en conséquence de quoi le temps glisse sur lui, voyez. ce qui est un peu triste pour parce que c'est des vies assez assez creuses et veines finalement. D'ailleurs, je pense qu'on l'a tous ressenti d'une certaine façon par les difficulté à s'identifier à ce personnage, quoi qu'on pense politiquement.

Voyez, il y a des il y a des acteurs politiques qui génèrent de l'affect euh que ce soit dans la détestation ou au contraire dans la passion et euh qui nous font varier avec euh ce qu'ils incarnent et et à travers leurs évolutions psychiques. Macron est resté cette sorte de glac froid sur laquelle il était très difficile d'avoir d'avoir prise et ça révèle dans le même temps une forme de oui d'insuffisance chez lui et de et de pauvreté. On parlait un peu de centrisme. Aujourd'hui, on voit bien que les centristes accusent depuis 10 ans les extrêmes ou les pointes du doigt euh la fameuse stratégie de la diabolisation pour parvenir au second tour et l'emporter facilement.

Euh est-ce que vous diriez qu'il existe un extrême centre d'une part ? Et si oui, s'il existe, n'est-il pas plus néfaste parce que lui peut finalement gouverner en toute impunité sans espace de contrôle ? Ah mais j'en suis convaincu.

Moi, j'ai euh euh dès euh dès euh dès 2017, justement, c'est c'est d'une part pour ça que j'ai appelé à à ne pas voter ou à voter blanc entre Emmanuel Macron et et Marine Le Pen parce que l'un amené à l'autre d'une part et parce que je ne voyais pas de différence fondamentale en terme de proposition politique parce que c'est le grand paradoxe, c'est que cet extrême centre a déjà absorbé le Rassemblement national et donc on a une forme de gauche de l'angoisse qui et là je je leur vole volontairement leur vocables notamment à des personnes comme Johann Chaputo et et Christiano qui l'utilise pour essayer de d'appeler à la résistance contre une forme de postisme qui serait en train de ressurgir.

la gauche insoumise et toutes les sphères intellectuelles qui qui l'entourent qui sont puissantes font le pari d'une propagation de l'angoisse au sein de la population française pour arrimer à eux une partie de l'électorat. Et cette angoisse, elle est projetée sur quoi ? Elle est projetée sur ce grand monstre obscur que serait l'extrême droite. Mais Extrême droite qui est incarné en quoi ?

qui est incarné en Rassemblée nationale qui euh comme on l'a vu fait passer ses candidats euh enfin les weekends de ses candidats entre Monaco et Saint- Tropé qui est complètement inséré dans les fus de la mondialisation, qui a renoncé à sortir à l'OTAN, qui a renoncé à sortir à l'Union européenne qui par ailleurs a renoncé à l'antisémitisme, a renoncé au à toute forme de de différenciation à l'égard en fait de l'espace institutionnel mainstream, pardonnez-moi l'anglicisme.

Et donc on se retrouve dans une situation où il y a un jeu de dupe, un jeu d'ombre entre ces deux forces qui parce queévidemment l'extrême droite joue aussi du grand adversaire et du grand ennemi que serait la gauche radicale, ce spectre qui qui mettrait en danger l'ordre social et parfois et encore de moins en moins joue sur le fantasme que peut générer l'islam et et le grand remplacement pour équilibrer cette cette angoisse. Donc on est sur des projections angoissées et angoissantes respectives qui leur permettent d'habiller la mariée et en réalité l'unanimité de leur proposition.

Parce que pour vous donner exemple, si vous sortez pas de l'Union européenne, comment vous voulez reprendre votre contrôle sur les frontières ? Voilà. Enfin, je veux dire dès qu'on a dit ça, l'imposture de la proposition du Rassemblement national est mise à nu et à l'inverse comment vous voulez augmenter la le pouvoir d'achat en étant à gauche si vous ne reconstruisez pas une base industrielle et donc si nécessairement vous ne sortez pas des fus de la mondialisation et donc de l'Union européenne.

Donc on est dans des jeux de dupe et ce qui est très intéressant c'est qu'est-ce qui a fait et là je reprends le terme de votre fondateur de de enfin en tout cas la la marotte de de Michel Onf qui a raison en fait de considérer qu'il a identifié là le vrai point de césure politique et il a raison d'y revenir même si si on avait encore les guignoles je pense qu'ils en auraient déjà fait une forme de parodie sympathique dis pour pour le tourner en dérision mais ce travail je trouve a quelque chose de grande valeur parce que il consiste à mettre le doigt sur mais en réalité on a que des forces mastrichiennes mais moi le grand mystère que j'ai c'est qu'est-ce qui a amené ces deux forces politiques à se convertir à Masterrist là là il y a quelque chose à réfléchir que parce que qu'il y ait un système qui alimente des forces institutionnelles qui correspondent à ce logiciel et à ces structures de pouvoir c'est assez c'est relativement facile à comprendre mais qu'il y a une telle puissance pense qu'elle fasse sans enjeu immédiat mettre genoux à terre à des forces quand même pourtant puissance socialement puissante socialement pardon comme la France insoumise ou ou la RA assemblée nationale.

Là là c'est curieux, il y a quelque chose pour moi de l'ordre de la transmutation assez fascinante. D'autant plus qu'on peut pas on peut reprocher beaucoup de choses à Mélenchon. a priori pas d'être inséré dans tous ces réseaux de socialisation qui de Davos à Bilderberg en passant par tous les réseaux d'influence américain euh serait de nature à l'avoir dans au cours de à force de dîner en ville d'invitation diverses et de sympathiques pression aurait fini par lui faire changer d'avis. C'est moins le cas pour comme je disais pour Marine Le Pen et par Dela qui assume de plus en plus une forme de porosité à l'égard de ces milieux.

Mais pour moi, il y a un vrai mystère, un vrai mystère qui qui s'explique peut-être par cynisme électoral, peut-être par et et c'est là où où tous les souverainistes et à la fois nous et des intellectuels comme Michel Onfit devons être attentifs. Nous ne sommes plus en 2005 et en 2005, nous n'étions que quelques années après l'adoption de l'euro [grognement] et donc il n'y avait pas tout ce travail en réalité dans d'imprégnation de la société quand bien même elle a été très partielle parce que on l'a vu même les billets d'euros euh sont illustrés par des des faux bâtiments.

Donc c'est dire c'est dire à quel point ils ont du mal quand même à construire leur propagande par peur de froisser des identités nationales. Ça aussi c'est très révélateur. Il veulent à la fois les abattre et en même temps s'en montre très craintif. Bref, on est quand même dans une dynamique où il y a quand même eu de l'oubli, de l'oubli et l'euro, Erasmus, le tourisme de masse, tout ça finit par générer une forme d'adhésion superficielle mais culturelle. Propages dans les programmes scolaires notamment. Voilà également.

et et on et on finit par on a fini par habituer à l'appartenance à un système de pouvoir qui reste en fait fondamentalement dysfonctionnel et moi si j'avais un argument pour sortir de l'euro et de enfin et de l'Union européenne, il est franchement pas idéologique hein, il est pas il casse pas trois pattes à un canard mais on a un état qui est infiniment plus efficace y compris dans toutes ces défaillances que l'Union européenne.

Pourquoi pourquoi s'infliger ces sortes de rituels insupportables à Bruxelles toutes ces réunions interminables, toutes ces négociations et cetera quand on pourrait de façon bien plus rapide en capacité de se saisir des évolutions du monde et porter les intérêts de notre peuple. Vous voyez, c'est pas effrayant hein. C'est pas d'extrême droite ou d'extrême gauche d'ailleurs. C'est juste pragmatique. Ça pourrait être d'extrême centre mais visiblement l'extrême centre a d'autres intérêts. Est-ce que vous pensez pas justement qu'il y a pas une sorte d'intériorisation du déclin de la France et de cette idée que la France ne pourrait pas s'en sortir toute seule ?

Alors, je pense qu'il y a pas du tout une intériorisation de ça parce que je pense qu'au contraire la véritable source de l'angoisse sur laquelle joue la France insoumise et euh leur Assemblée nationale avec respectivement euh le grand emplacement et euh et euh la prise de pouvoir par des sortes de postn euh euh qui restent quand même à à à façonner et à et à découvrir parce qu'on on manque de les voir dans les rues de Paris et de et de et de France.

Euh [grognement] la vraie angoisse, c'est au contraire, c'est la dissolution de l'identité euh nationale est pas entendu au sens restrictif euh voire même patriotique de l'emblème du drapeau, mais au sens plus profond euh d'un certain un socle culturel et social qui nous fasse nous reconnaître mutuellement euh quand on marche dans la rue, quand on va au restaurant, qui fasse que on puisse déterminer que l'on vient de tel ou tel territoire au sein de cette grande de ce grand pays qui est la France et que il y ait ces jeux de concurrence et en même temps d'enliaisement entre ces cultures locale régionale au sein de cet immense ensemble qui est qui est la France avec sa langue et ainsi de suite.

Et aujourd'hui, on est dans une dissolution de tout cela. On s'habille comme s'habillerait n'importe qui d'une classe moyenne, de n'importe quel pays. Et ça ça finit par créer une forme voilà d'anxiété, d'angoisse parce qu'on ne s'identifie plus les uns aux autres et on consomme des produits qui sont tellement [grognement] formatés, tellement standardisés qui ne répondent plus à aucun des besoins existentiels. C'est très frudien tout ça en fait quelque part.

Il y a vraiment quelque chose de l'ordre du coup des retours du refoulé, de la nécessité de se de se réaffirmer par des formes de confrontation qui amènent du coup à ces pulsions de guerre que l'on est en train de connaître, à ces dispositifs d'exclusion de constitution par le négatif d'une identité, donc par la figure de l'étranger.

Enfin, voyez, on on recommence et et à l'inverse euh des dispositions communautaires chez euh chez ceux qui ont gardé en fait des assises euh qui peuvent être culturelles, tribales, religieuses, qui ne sont pas françaises au sens historique du terme et qui vont se replier sur ces structures-là et qui donc vont se dissocier du reste de la population, ce qui va générer des réactions phobiques de la part du reste de la population et des dynamiques qui peuvent qui peuvent et qui vont très mal finir si ça continue.

Donc je ne crois pas du tout qu'il y a eu cette interrogarisation parce que c'est tout simplement impossible parce que il y a pas de proposition [grognement] en positif de ce qui l'Europe. Quand Emmanuel Macron dit qu'il veut faire la guerre à la Russie ou qu'il envisage des conflits armés ou que nos dirigeants en général envisagent des conflits armés au nom de ce que nous serions, ils sont dans l'incapacité complète de dire ce que nous ce que l'on est si ce n'est des individus consommateurs, marchandisés et en fait indéfini finalement lessivé par par la grande marche de la mondialisation.

Et cette redéfinition, elle est fondamentale parce qu'elle est à l'origine de toutes les crises, qu'elle soit d'autorité, qu'elle soit identitaire ou autre.

et euh et elle n'est en réalité approchée ni par la droite qui ne ne propose que des traitement symptomatique très superficiel ni par la gauche qui est encore dans le déni de cette crise majeure et qui pense qu'en en tenant un discours victimisant à l'égard des populations d'origine immigrée ou immigrée, elle sera en mesure en mesure de se constituer une clientèle politique, ce qui est peut-être vrai à court terme et encore on verra mais évidemment on n' pas envie d'être victime et quand bien même on soit dans une société victimaire au dernier niveau où on arrive à exister socialement quasiment que si on est victime, on est on a renoncé à à l'héroïsme, on a ça ne peut pas durer, c'est des phases transitoires qui s'inversent et qui s'inversent notamment par le déclenchement de guerre qu'on nous promet ou par des révolutions politiques majeures comme celle qu'on propose.

Donc c'est pour ça que en fait voyez vous avez raison de m'interroger sur ce que ça dit cette multiplication de candidature. Je suis pas sûr d'avoir une réponse enfin d'être un bonne analyse politique mais je je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup des personnes qui aujourd'hui se prétendent capable de présider au destin de notre pays qui encadrent ce désir même dans une un contexte plus général comme comme on tente de le faire de notre côté. Est-ce que vous craignez, je continue sur l'Union européenne, est-ce que vous craignez les rétorsions de l'Union européenne ? On se rappelle par exemple de l'exemple de la Grèce de 2008, l'Union européenne a très vite fait rentrer la Grèce dans le rang.

Est-ce que vous craignez vous qu'il ait une cette espèce d'épée d'amoclasse finalement ? Je pense qu'il faut craindre en amont toutes les opérations qui chercheront à nous empêcher de de procéder à cette sortie de l'Union européenne et nous on fait un paris risqué parce que considérant que aujourd'hui le les personnes qui souhaitent sortir de l'Union européenne sont minoritaires, je considère qu'il est fondamental qu'on propose un un référendum et non pas qu'on impose par la seule voix de l'élection parce qu'on peut voter pour quelqu'un euh sans forcément croire dans toutes les idées ou propositions qu'il a faites.

Et donc je je nous offre ce temps de 6 mois pour qu'on ait un grand débat national sur l'opportunité ou non de sortir à la fois de l'Union européenne mais aussi de l'euro et de l'OTAN. Et donc parce que je pense qu'il est fondamental que ce soit une décision du peuple français cette décision qu'on lui a volé en 2005. Donc je ne crois je je crains là interférence imiction tentative de déstabilisation de distraction de l'opinion ça c'est certain. Mais euh il y a pas d'Union européenne sans France, sans République française ou sans sans on on sort de l'Union européenne et même géographiquement celle-ci est divisée en deux et elle périt.

Donc euh personne n'aura imposer un maintien dans cette institution si on le souhaite euh si on souhaite en sortir. Donc euh ça sera pas comme le Royaume-Uni qui a toujours eu un pied dedans, un pied dehors. Euh l'Union européenne telle qu'elle existe est consubentiellement liée à à la France et donc à son désir de s'y maintenir. Et tout dépendra de toute une série de facteurs, notamment des forces politiques qui domineront à ce moment-là aux États-Unis, euh de la continuation de de ces liens qui euh que l'on a euh avec ce ce territoire ou non. Bref, tout ça sera sera contextuellement marqué.

Mais je pense aussi que d'un point de vue historique, il y a quelque chose de l'ordre de l'irrémédiable et qu'on est en train de voir quand on est dans un dans un système qui fait que l'Allemagne réarme de telle façon que son budget militaire cette année déjà le double du français que la Pologne disposera bientôt si ce n'est déjà le cas de 2000 tank là on en a à peine 200 et qu'on est donc en train de rentrer à qu'on a un état garnison comme l'Ukraine qui s'est qui s'est levé et qui demain pourrait se retourner contre certains de ces bienfaiteurs parce que idéologiquement il y a contrairement à ce que l'on a prétendu pas grand-chose à voir entre les forces politiques dominantes en Ukraine et notamment notamment des forces d'extrême droite de vraies extrême droite qui continuent à avoir non seulement une présence mais qui grandissent dans l'ombre de la corruption et de ce conflit.

Tout cela tout cela est de très mauvais augure et ne pourra pas être contenu par l'Union européenne telle qu'elle existe puisque'au contraire elle nous y porte et euh et comme l'Union européenne, c'est ce que disait Jean-Luc Godard, euh je me plais à répéter cette cette citation, il disait "L'Europe est née avec le charbon et l'acier 50 ans après, nous n'avons ni charbon ni acier. Heureusement qu'elle s'est jamais occupée de culture. Il n'y a jamais eu une identité européenne qui a sérieusement été fécondée et qui pourrait concurrencer l'enracinement historique des nations des nations européennes.

Je de la même façon que ce mythe n'est pas n'est pas de nature à prospérer, les fondements rationnels qui présidaient à notre appartenance et cette institution et qui nous était versé sous des formes idéologiques. par exemple l'UE préserve de la guerre aujourd'hui sont quand même tellement radicalement remis en cause que je je crois la possibilité réellement de que l'on se convainque qu'il est temps de sortir avant qu'il soit trop tard. Et la grande question ensuite ce sera comment invertir ces dynamiques particulièrement inquiétantes de remilitarisation du continent qui sont en cours et qui à un moment donné risque de s'abattre sur nous. Et comment vous comptez ?

Est-ce que dans votre programme vous parlez beaucoup de effet de référendum ? Il y a beaucoup de vous proposez beaucoup de référendum sur des questions très diverses et variées, notamment la prostitution par exemple, mais pas que bien évidemment l'OTAN, l'Union européenne, on l'a dit. Vous parlez, vous proposez aussi des comités, des élections départementales, régionales. Régionales, j'ai un doute mais non régional non parce qu'on supprime les régions. C'est c'est ça, c'est bien ce que j'avais en tête. Bref, vous proposez énormément de participations citoyennes.

Or, on sent bien aujourd'hui que le citoyen, il est un peu anesthésié peut-être justement de par cette appartenance à Union européenne. Comment vous comptez remobiliser cette force populaire ? Moi, je pense qu'il faut qu'on la le cœur politique de la nation doit redevenir la commune. Ça c'est le point de départ. C'està-dire qu'il faut qu'on on est à nouveau il faut qu'il y ait une clarification des compétences. Là, on a un vrai sujet, c'est qu'on arrête pas de multiplier des élections départementales, régionales, euh locales, donc municipal, législative, bon, sénatoriale, c'est indirect, mais qu'importe, européenne. Et personne ne sait euh à quoi correspondent ces élections.

Personne ne vote par rapport aux enjeux de chacune de ces élections. Personne ne sait à quoi sert un maire aujourd'hui. Parce que au-delà de tous ces échelons que je viens de vous décrire, il y a aussi les intercommunalités, les communautés de communes, les syndicats mixes et cetera. Et on se retrouve dans une situation où tout est dilué.

dans des grands ensembles ou vous votez pour vous êtes dans vous habitez dans un petit village et vous votez pour le candidat à la mairie parce que il vous semble sympathique et plutôt de bonne foi, plutôt dynamique et cetera et en fait il va se retrouver minoritaire dans une intercommunalité où il va pouvoir décider de rien parce que quasiment toutes les compétences de la mairie ont été mises dans le pot avec des grandes communes qui qui du coup ont la capacité de décider. Bon, tout ça fait que il y a une désaffection démocratique très importante.

Il faut qu'il y a une immense simplification, qu'on sache ce que fait un maire, que les départements et les préfectures soient rattachés dans le sens où le préfet soit contrôlé par l'assemblée départementale qui est pas de président de conseil départemental mais qui est des sortes de de de commissaire qui qui soient élu par cette commission départementale et qui soit obligé évidemment de de faire respecter la loi nationale sur tous les enjeux qui vont au-delà de du territoire en question, mais qui quand même sur lesquels on est prise directement. Voilà.

Et après et après l'échelle nationale, on simplifie, vous voyez, on sort à la fois par le haut de l'Union européenne et par le bas des régions et de toutes ces compétences mixtes qui peuvent exister, que ce soit les interc et cetera. Et donc à partir de là, on sait à nouveau qui fait quoi.

et et donc on s'implique beaucoup plus naturellement parce que tout d'un coup, il y a une identification qui fait correspondre non seulement qui nous fait voter non seulement pour un individu qui finit par être une incarnation assez vide, mais pour un individu qui est censé faire un certain nombre de tâches et sur lesquelles on a prise parce qu'on peut à tout moment soit le révoquer lui, soit intervenir directement sur un sujet en organisant un vote sur euh sur une des compétences qu'il aurait exercé normalement.

Mais dont on sent que peut-être parce qu'il a un cousin qui s'occupe du ramassage des ordures ou peut-être parce que il a une idée un peu loufo sur laquelle il faudrait qu'on reprenne le contrôle. Donc c'est assez assez simple et en réalité moi j'ai une conception du politique. Pour moi, le politique c'est s'assurer que les poubelles soient ramassées. Vous voyez ? Enfin c'est aussi vulgaire et et simple que cela. Donc le politique est un instrument pour nous permettre de vivre, pour nous permettre d'aimer, pour nous permettre de créer et pour nous permettre de nous lier.

Donc c'est la politique est noble en ce qui génère des identités contrairement à ce qui a été euh euh dit par la Doxa euh ces 40 dernières années. Mais pour le reste, ça doit être une technicité dont on n'est pas à se préoccuper, vous voyez. Enfin, on n pas que ça à faire que de passer nos journées à s'assurer que tout est bien organisé. C'est pas pour rien qu'on finance et qu'on paye beaucoup de gens pour qu'il s'en occupent à notre place. Sauf que faute de contrôle, c'est devenu une forme de système de prébande qui qui amène au pillage de ressources de la nation. Donc il faut mettre fin à ça.

Il faut libérer la citoyenneté d'une préoccupation quant au fait que la ville ou la cité en général soit mal gérée et ensuite lui redonner les instruments du contrôle pour que quand il a envie de s'impliquer, il s'implique mais sans le forcer à tous les jours euh soit à s'y imisser si on avait un système de démocratie intégrale, soit à à pester, s'indigner, déprimé parce que il a pris sur rien et qui se dit que de toute façon fichu pour fichu, ça vaut pas la peine de s'impliquer. Ça fait plus de 20 ans qu'il y a pas eu de référendum sur notre sol. Vous avez parlé de 2005 tout à l'heure. Donc euh je suis content d'avoir pu au moins voter à celui-là.

Mais euh ben moi, j'avais 15 ans, vous voyez. Donc [rires] vous n'avez pas eu de chance. Moi au moins je l'ai connu. Bref, on s'en moque. Euh non, ce qui est intéressant c'est à quel pourquoi justement il y a pas eu de référendum selon vous ? Euh qu'est-ce qui explique cette absence de référendum ? Est-ce que c'est du mépris du peuple ? Est-ce que c'est une peur du peuple ? Moi, je pense qu'il y a eu un traumatisme avec 2005.

Je pense qu'il y avait une machine, voyez, déjà ça s'était joué à pas grand-chose avec Mastricht, mais on avait réussi à faire passer la chose et je pense qu' ils étaient restés dans la conviction que avec une machine bien dirigée, le résultat quel qu'il soit serait acquis, y compris lorsque il y avait en réalité une vraie résistance populaire à l'égard de ce qui était proposé. Et euh on a découvert que c'était pas le cas et on est resté sur le modèle, on était resté sur le modèle goliste où si on perd un référendum, on démissionne et on n pas su faire la transition sur l'utilisation du référendum comme un un vrai instrument de de démocratie et de souverainisation du peuple.

Euh ça reste des référendums pléblicitaires en réalité. Et donc il y a un engagement de de la responsabilité de de dirigeants politiques qui par ailleurs sont de moins en moins légitimes et populaires qui est trop dangereuse tout simplement. Et donc en réalité aujourd'hui le vote tel qu'il existe c'est un vote en négatif. Vous votez pour éliminer et donc ça ça leur donne un socle pour gouverner.

Et encore, on voit bien à quel point c'est compliqué, mais on fait euh 20 30 ans euh 40 ans, peut-être qu'on n' pas de dirigeant politique qui a réussi à porter une offre en positif, voyez, euh dans laquelle il y a une véritable aspiration à euh changer les choses et à le suivre, y compris lorsqu'on était pas d'accord exactement ce qu'avait fait François Mitteran avec la peine de mort, assumant de prendre le contrepied de l'opinion, mais l'imposant dans le cadre de son euh de son mandat parce que considérant pour des raisons qui lui appartenaient que qu'il fallait le faire.

Donc d'ailleurs à mon avis à tort donc on est dans une situation où où tant qu'il y aura pas des dirigeants politiques de cet ordre-là, le référendum plébiscitaire ne sera pas possible. nous et j'ai conscience des difficultés et de non pas la fragilité mais le manque d'assise que l'on aurait si on arrive au pouvoir. C'est-à-dire non pas 30 ans passés à labourer la France et son esprit à travers des émissions diverses et variées des conférences et autres mais seulement 10 ans.

Et donc une forme de modestie, d'humilité qui consiste non pas à vouloir imposer une ligne mais à rendre à rendre ce pouvoir de façon non pas tant contrôlé mais rendu rationnel et donc notamment sur tous les enjeux de société par exemple vous avez mentionné la prostitution non pas prétendre que soit moi soit notre force politique dans son ensemble aurait vocation à trancher tous les sujets y compris les plus sensibles. On parle de prostitution, mais on pourrait parler d'euthanasie, on pourrait parler de euh de gestation pour autrui.

Euh mais considérer que notre mission sera celle de de rendre cette parole-là, d'autant plus que ce sont des questions sur lesquelles euh enfin qui ne mettent pas en jeu la cohérence de notre programme et de notre ambition politique en tant qu'ensemble. Voyez, quel que soit décision que vous prenez 10 ans sur l'euthanasie, euh ça ne rentre pas en contradiction avec un programme économique, avec un programme institutionnel. Donc c'est d'autant plus légitime de s'assurer que ce ne soit que le peuple français qui a en décidé queles que soient les préférences personnelles que l'on peut avoir. Moi je par exemple, je trouve que la GPA est une abomination.

Euh il m'a paraîtrait important de chercher à convaincre le peuple français que ce n'est pas une bonne chose et voir qu'il faudrait réprimer plus euh comme ce n'est pas le cas aujourd'hui le contournement des législations nationales par le fait d'aller à l'étranger de d'utiliser des mères pondeuses comme ça a été la spécialité ukrainienne pendant des années.

Mais typiquement, on rentre sur quelque chose de délicat qui est à fond d'ailleurs la lâcheté des politiciens sur ce sujet en disant "Oui, mais on va pas laisser des parents, des enfants sans reconnaissance paternelle et cetera." Donc moi, je considère dans sur des dynamiques comme celle-ci, c'est à la population française de faire soit acte d'autorité, soit ce que je considérerais être une forme de lâchet presque de perversion. Mais voilà, enfin, il faut qu'il y ait cette possibilité. Par contre, en amont de ça, la clé c'est le nettoyage médiatique.

C'est le fait qu'on soit plus dans un système oligarchique où ce soi des intérêts privés qui puissent influencer dans un sens ou dans l'autre la discussion. J'ai vu à quel point on pouvait être cy cynique et menteur et à quel point toutes les dynamiques de stigmatisation pouvaient générer pouvaient dégénérer en fait la société. Le pouvoir médiatique a une influence majeure sur la justice, se prête à toutes les instrumentalisations, l'assouet à toute forme d'instrumentalisation d'un état de droit qui n'existe plus parce qu'on est dans l'arbitraire le plus absolu aujourd'hui en France. M.