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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget 2027 : "Macron doit arrêter ses conneries" assène Stéphane Hablot, député PS de Meurthe et Moselle

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il un budget d'austérité ? Est-il juste ?

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    54 milliards d'euros, fallait-il aller aussi loin ?

  • 1:41RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'Emmanuel Macron vient pleurer maintenant. Mais en 2020, vous veniez pleurer pour aider les Français face à la crise Covid.

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Le gouvernement veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. Vous dénoncez cette mesure.

  • 3:24FerméeRéponse partielle

    Comment feriez-vous pour baisser le déficit de l'État sans toucher aux retraites ?

  • 5:14RelanceRéponse directe

    Par rapport à ce que vous avez dit, je ne peux pas imaginer que vous puissiez voter ce budget. Vous voterez contre, donc.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement présente aujourd'hui sa potion amère pour faire 54 milliards d'euros d'économies dans le budget de l'État l'année prochaine. »
  • 0:16PrésentateurFait
    « Les fonctionnaires, alors que l'inflation atteint les 3%, verront leur point d'indice gelé. »
  • 2:12Locuteur 2Fait
    « Il faut aussi qu'il arrête ses conneries. »
  • 2:22PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement, pour économiser un peu moins de 6 milliards, veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. »
  • 3:24PrésentateurChiffre
    « C'est autour de 14% du PIB. »
  • 3:37PrésentateurChiffre
    « Mais ça ne compensera pas les 6 milliards que vous apportent ces retraites, cette désindexation. »
  • 4:24Locuteur 2Promesse
    « Par exemple, la CSG pour les bas salaires serait moins importante pour pouvoir redonner du pouvoir d'achat. »
  • 4:38Locuteur 2Chiffre
    « Si on touche à même 1% de ceux qui ont les plus grosses successions, ça ramène de l'argent. »
  • 6:10PrésentateurFait
    « Vous savez que les retraités vont être mis à contribution, donc vous voterez contre. »
  • 7:45Locuteur 2Fait
    « Parce que moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une force républicaine qui se mette en place et qu'on arrête les clivages droite contre gauche. »

Temps de parole

  • Locuteur 263 %
  • Présentateur27 %
  • Présentateur 26 %
  • ?4 %

≈ 22,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Le réveil 100% local,

0:04
Locuteur 2

ici

0:05
Présentateur

matin. 8h moins le quart, à l'écoute d'ici Lorraine. Le gouvernement présente aujourd'hui sa potion amère pour faire 54 milliards d'euros d'économies dans le budget de l'État l'année prochaine. Les retraités seront bien mis à contribution. Les fonctionnaires, alors que l'inflation atteint les 3%, verront leur point d'indice gelé. Alors ce budget est-il un budget d'austérité ? Est-il juste ? Nous posons ces questions en direct à notre invité. C

0:27
Locuteur

'est

0:27
Présentateur

Stéphane Abloh, député socialiste de la deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle. Avec vous, Mathieu Barbier. Stéphane Abloh, bonjour. Oui, bonjour Mathieu. Avant de rentrer dans le détail des mesures, un mot sur le montant de l'effort demandé. 54 milliards d'euros, fallait-il aller aussi loin

0:42
Locuteur

?

0:43
Locuteur 2

Disons que c'est mathématique pour le gouvernement, mais pour les Français, c'est effectivement une catastrophe. Et puis

0:51
Locuteur

celui

0:52
Locuteur 2

qui a vidé les caisses de l'État, c'est quand même le président de la République. Donc maintenant, il vient pleurer. Je voudrais vous donner un tout petit exemple. C'est vraiment très important. Il a voulu faire un cadeau aux habitants des communes, aux concitoyens, en disant qu

1:07
Locuteur

'il

1:07
Locuteur 2

n

1:07
Locuteur

'y aura

1:07
Locuteur 2

plus de taxes d'habitation. Bon, très bien, il n'y

1:10
Locuteur

a

1:10
Locuteur 2

plus de taxes d'habitation pour ceux qui sont locataires. Ok, d'accord, pas de problème. Alors après, c

1:16
Locuteur

'est

1:16
Locuteur 2

l'État qui doit compenser aux communes. Mais c'est normal, puisque les communes percevaient les taxes d'habitation, c'était le minimum.

1:23
Locuteur

Mais

1:23
Locuteur 2

maintenant, il est obligé, puisqu'il n

1:25
Locuteur

'y

1:25
Locuteur 2

a plus d'argent dans les caisses de l'État, d'emprunter pour payer aux communes. Ça veut dire que non seulement il est obligé de donner l'argent pour compenser,

1:34
Locuteur

mais

1:34
Locuteur 2

en plus, il est obligé d'emprunter. Donc, il y a les intérêts qu'il faut rembourser. Et ça, c'est une catastrophe. Je

1:41
Locuteur

comprends,

1:41
Présentateur

Stéphane Abloh, mais vous dites, je reprends vos termes, qu'Emmanuel Macron vient pleurer maintenant. Mais je me souviens de 2020, sans vouloir le défendre, parce qu'évidemment, ils sont responsables de ce déficit. C'est que vous-même, vous, les élus, vous veniez pleurer pour qu'on aide les Français face à la crise Covid. Et une partie du déficit vient de là, Stéphane Abloh, il ne

1:59
Locuteur

faut

1:59
Présentateur

jamais l'oublier.

2:00
Locuteur

Alors,

2:01
Locuteur 2

c'est vrai qu'il ne faut pas non plus être manichéen. Il faut reconnaître, mais il

2:04
Locuteur

n

2:04
Locuteur 2

'y

2:04
Locuteur

a

2:04
Locuteur 2

pas que ça. Il ne faut pas noyer le poisson. Il y

2:08
Locuteur

a

2:08
Locuteur 2

aussi tous les cadeaux qui ont été faits à ses potes, les archi-milliardaires. Il faut aussi qu'il arrête ses conneries. Ce n

2:14
Locuteur

'est

2:14
Locuteur 2

pas aux retraités maintenant de venir payer la facture.

2:18
Locuteur

Alors,

2:18
Présentateur

justement, Stéphane Abloh, le gouvernement, pour économiser un peu moins de 6 milliards, veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. Vous dénoncez avec férocité cette mesure, M. le député, de la deuxième circonscription de Morte-et-Moselle

2:32
Locuteur

?

2:32
Locuteur 2

Il nous noie dans des mesures pas possibles d'apothicaires. Mais au résultat, c'est quoi ? Les retraités nous disent, mais vous rigolez, on a déjà du mal à payer nos loyers, du mal à manger, surtout à survivre. Et on est encore obligé de payer les frais. Donc, je veux dire, non, non, il faut vraiment, pour être juste, il faut vraiment s'en prendre à ceux qui ont de l'argent, pas ceux qui n'en ont pas. Alors, même si l'effort doit être collectif, il doit être équitable. Et là, on regardera très sérieusement. Autour de la table, il y aura des discussions. Si on se rend compte que, comment, on ne fait pas de chèque en blanc, on ne fera pas de chèque en

3:07
Locuteur

blanc.

3:07
Locuteur 2

Non, mais d'accord, mais

3:08
Locuteur

on

3:08
Présentateur

va y venir, Stéphane Abelot, on va venir après sur les discussions à l'Assemblée et votre position au groupe socialiste. Mais restons sous les retraités. En France, les dépenses de retraite, ce n

3:16
Locuteur

'est

3:16
Présentateur

pas à vous que je vais la prendre, c'est environ 25% de l'ensemble des dépenses publiques, d'accord ? C'est autour de 14% du PIB. Alors, dites-moi, vous, en tant que socialiste, comment vous feriez pour baisser le déficit de l'État sans toucher aux retraites ? C'est impossible.

3:33
Locuteur 2

Si, on avait évoqué, vous savez, la fameuse taxe Zuckman.

3:37
Locuteur

Oui,

3:37
Présentateur

mais ça ne compensera pas les 6 milliards que vous apportent ces retraites, cette désindexation.

3:42
Locuteur

Non, mais

3:42
Locuteur 2

il y a quand même, on l'a dit tout à l'heure, il y a quand même des moyens. Et puis, il faut aussi, surtout la productivité. Pour ramener de l'argent, il faut aussi relancer l'économie. Et on se rend compte que, peut-être qu'il faudra que les socialistes fassent des efforts aussi. Mais des

3:57
Présentateur

propositions aussi, Stéphane Abloh, non

3:59
Locuteur

?

3:59
Locuteur 2

Bien sûr. Heureusement, je veux dire, François Hollande fait partie du groupe socialiste. Il était président de la République, il n

4:06
Locuteur

'y

4:06
Locuteur 2

avait pas autant de dettes à l'époque. Donc, des propositions, il y en aura.

4:09
Locuteur

Oui, mais pourquoi on ne les a

4:10
Présentateur

pas, Stéphane Abloh ? Parce qu'on a celle de la France Insoumise, celle du Rassemblement National, mais on n'a pas de contre-budget du PS.

4:16
Locuteur

Si,

4:17
Locuteur 2

si,

4:17
Locuteur

il

4:17
Locuteur 2

y a un contre-budget du PS. Si, si, il y a des propositions qui sont faites par le Parti Socialiste. Par exemple, la CSG pour les bas salaires serait moins importante pour pouvoir redonner du pouvoir d'achat.

4:32
Locuteur

Ça,

4:32
Locuteur 2

c'est une proposition. Il y a aussi les successions pour ceux qui ont vraiment, je parle des grosses successions, je parle des chiffres importants. Si on touche à même 1% de ceux qui ont les plus grosses successions, ça ramène de l'argent.

4:44
Locuteur

Il

4:44
Locuteur 2

y

4:44
Locuteur

a

4:44
Locuteur 2

des milliards à récolter. Il faut prendre à ceux qui ont beaucoup, mais sans désordonner l'économie. Le but, ce n

4:51
Locuteur

'est

4:51
Locuteur 2

pas d'étouffer l'économie. Donc,

4:55
Locuteur

il

4:56
Locuteur 2

faut répartir. Il y

4:57
Locuteur

a

4:57
Locuteur 2

des propositions, il y

4:59
Locuteur

a

4:59
Locuteur 2

un contre-budget au niveau du PS.

5:02
Locuteur

D

5:02
Présentateur

'accord. Le gouvernement fait donc sa présentation de sa feuille de route. Aujourd'hui, il y aura des discussions à l'Assemblée. La France Insoumise a déjà dit de toute façon qu'elle censurerait le gouvernement sur ce budget. Mais à vous écouter, Stéphane Abloh, si vous avez un peu de cohérence, par rapport aux 4 minutes qu'on vient d'avoir d'entretien ensemble, je ne peux pas imaginer que vous puissiez voter ce budget avec ce que vous avez dit. Vous voterez contre, donc.

5:26
Locuteur 2

Alors, attendez. Deux secondes, c'est important. Parce que les propositions ont été faites.

5:31
Locuteur

Avec

5:31
Locuteur 2

les impôts sur les grandes successions, les protections des classes moyennes notamment. Alors, voilà. Là, vous avez posé une autre question qui est importante.

5:39
Locuteur

c

5:40
Locuteur 2

'est celle du budget de voter pour ou

5:45
Locuteur

de

5:45
Locuteur 2

voter contre.

5:46
Locuteur

On

5:46
Locuteur 2

est autour d'une table. Si on se rend compte qu'effectivement, les mesures sont complètement antisociales, si on se rend compte qu'on ne protège pas les retraités, les salariés, qu'on attaque le pouvoir d'achat des Français, on ne pourra pas voter pour. Oui,

6:03
Locuteur

mais vous savez

6:04
Présentateur

que le point d'indice des fonctionnaires va être gelé. Vous savez que les retraités vont être mis à

6:08
Locuteur

contribution, donc vous voterez contre.

6:10
Locuteur 2

C'est les propositions de M. Lecornu. Et ensuite, on fera nos propositions et on devra travailler ensemble. Parce que l'intérêt, ce n

6:17
Locuteur

'est

6:17
Locuteur 2

pas non plus de déstabiliser le pays. Ce n

6:20
Locuteur

'est

6:20
Locuteur 2

pas non plus comment... On a des élections présidentielles qui vont arriver. Ça va coûter cher s'il

6:25
Locuteur

y

6:25
Locuteur 2

avait une dissolution. Non, il faut qu'on tienne le coup jusqu'au moment des élections. Elles vont bientôt arriver. Il faut un budget de compromis, pas de compromission. Donc, M. Lecornu a des propositions. Nous, on en aura. Il faut discuter. Il ne

6:39
Locuteur

faut

6:39
Locuteur 2

pas dire à l'avance que tout tombe à l'eau. Oui,

6:44
Locuteur

vous n'êtes pas d'accord avec le

6:45
Présentateur

budget, mais vous ne voulez pas retourner aux urnes. Point.

6:47
Locuteur 2

Non, ce n

6:47
Locuteur

'est

6:47
Locuteur 2

pas ça. Mais

6:49
Locuteur

les

6:50
Locuteur 2

urnes,

6:52
Locuteur

ça

6:52
Locuteur 2

va arriver bientôt. Par contre, si les mesures ne sont pas acceptables,

6:57
Locuteur

là,

6:57
Locuteur 2

on votera contre le budget.

6:59
Présentateur

Dernière question, Stéphane Ablo, ce soir. Il y a le deuxième débat télévisé à la primaire du PS. Je crois que vous souteniez Philippe Brun. En tout cas, il est venu vous voir avant d'œuvre. Il est désormais hors jeu. C'est pour des raisons sur lesquelles on ne reviendra pas ce matin. Alors, pour vous, qui est votre nouveau favori ? Pour qui voterez-vous dans quelques semaines

7:13
Locuteur

?

7:14
Locuteur 2

Juste un nom. Mathieu, vous faites de l'information. Philippe Brun, j'ai accueilli comme Jacques-Alain N'importe qui. D'accord. J'ai soutenu Jérôme Gatch pour qu'il fasse partie du débat. En fait, au fond de moi-même, moi, j'ai envie de soutenir personne. Ça ne sert à rien du tout. Mais vous voterez ? Non, je n'irai pas voter. Ah,

7:34
Locuteur

d'accord. C'est une information. Je n'irai pas voter.

7:36
Locuteur 2

Non, non, je vais vous dire pourquoi. Parce que moi, ce que je souhaite, c'est qu'il

7:39
Locuteur

y ait

7:39
Locuteur 2

une force républicaine qui se mette en place et qu'on arrête les clivages droite contre gauche, qu'on travaille ensemble. C'est ce que les urnes des législatives de 2024 nous ont demandé de faire. C'est ça aussi, à mon avis. De toute façon, on sera obligé de le faire à des législatives prochaines. Donc,

7:54
Locuteur

vous

7:54
Présentateur

ne voterez pas à la primaire du Parti Socialiste en tant

7:57
Locuteur

que socialiste ? Non, je ne vais

7:57
Locuteur 2

pas voter parce que je ne sais pas pour qui voter. D'accord.

8:00
Présentateur

Ils sont cinq candidats, quand

8:01
Locuteur 2

même. La gauche n'est pas capable de faire le poids dans cette affaire-là pour

8:06
Locuteur

ne

8:06
Locuteur 2

pas être ridicule. Par contre, la gauche jouera un rôle. Et M. Hollande ou d'autres peuvent jouer un rôle en rassemblant,

8:13
Locuteur

en

8:13
Locuteur 2

discutant aussi avec d'autres candidats. En

8:16
Locuteur

gros, vous auriez pu

8:16
Présentateur

voter François Hollande s'il était candidat à la primaire.

8:19
Locuteur 2

Oui,

8:19
Locuteur

mais à

8:20
Locuteur 2

condition qu'il ne représente pas que la gauche,

8:22
Locuteur

qu'il aille

8:23
Locuteur 2

travailler non pas pour faire des négociations avec la droite, mais pour rassembler.

8:27
Locuteur

C'est différent. La

8:28
Locuteur 2

France demande qu'on travaille ensemble.

8:30
Locuteur

Merci

8:30
Présentateur

beaucoup Stéphane Ablo,

8:31
Locuteur

député de la

8:32
Présentateur

deuxième circonscription de M. Moselle. Bonne journée.

8:34
Locuteur

Sous

8:34
Présentateur

-titrage

8:34
Locuteur

Société Radio-Canada