Budget 2027 : "Macron doit arrêter ses conneries" assène Stéphane Hablot, député PS de Meurthe et Moselle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse directe
Ce budget est-il un budget d'austérité ? Est-il juste ?
- 0:39OuverteRéponse partielle
54 milliards d'euros, fallait-il aller aussi loin ?
- 1:41RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'Emmanuel Macron vient pleurer maintenant. Mais en 2020, vous veniez pleurer pour aider les Français face à la crise Covid.
- 2:18OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. Vous dénoncez cette mesure.
- 3:24FerméeRéponse partielle
Comment feriez-vous pour baisser le déficit de l'État sans toucher aux retraites ?
- 5:14RelanceRéponse directe
Par rapport à ce que vous avez dit, je ne peux pas imaginer que vous puissiez voter ce budget. Vous voterez contre, donc.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07PrésentateurChiffre
« Le gouvernement présente aujourd'hui sa potion amère pour faire 54 milliards d'euros d'économies dans le budget de l'État l'année prochaine. »
- 0:16PrésentateurFait
« Les fonctionnaires, alors que l'inflation atteint les 3%, verront leur point d'indice gelé. »
- 2:12Locuteur 2Fait
« Il faut aussi qu'il arrête ses conneries. »
- 2:22PrésentateurChiffre
« Le gouvernement, pour économiser un peu moins de 6 milliards, veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. »
- 3:24PrésentateurChiffre
« C'est autour de 14% du PIB. »
- 3:37PrésentateurChiffre
« Mais ça ne compensera pas les 6 milliards que vous apportent ces retraites, cette désindexation. »
- 4:24Locuteur 2Promesse
« Par exemple, la CSG pour les bas salaires serait moins importante pour pouvoir redonner du pouvoir d'achat. »
- 4:38Locuteur 2Chiffre
« Si on touche à même 1% de ceux qui ont les plus grosses successions, ça ramène de l'argent. »
- 6:10PrésentateurFait
« Vous savez que les retraités vont être mis à contribution, donc vous voterez contre. »
- 7:45Locuteur 2Fait
« Parce que moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une force républicaine qui se mette en place et qu'on arrête les clivages droite contre gauche. »
Temps de parole
- Locuteur 263 %
- Présentateur27 %
- Présentateur 26 %
- ?4 %
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matin. 8h moins le quart, à l'écoute d'ici Lorraine. Le gouvernement présente aujourd'hui sa potion amère pour faire 54 milliards d'euros d'économies dans le budget de l'État l'année prochaine. Les retraités seront bien mis à contribution. Les fonctionnaires, alors que l'inflation atteint les 3%, verront leur point d'indice gelé. Alors ce budget est-il un budget d'austérité ? Est-il juste ? Nous posons ces questions en direct à notre invité. C
'est
Stéphane Abloh, député socialiste de la deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle. Avec vous, Mathieu Barbier. Stéphane Abloh, bonjour. Oui, bonjour Mathieu. Avant de rentrer dans le détail des mesures, un mot sur le montant de l'effort demandé. 54 milliards d'euros, fallait-il aller aussi loin
?
Disons que c'est mathématique pour le gouvernement, mais pour les Français, c'est effectivement une catastrophe. Et puis
celui
qui a vidé les caisses de l'État, c'est quand même le président de la République. Donc maintenant, il vient pleurer. Je voudrais vous donner un tout petit exemple. C'est vraiment très important. Il a voulu faire un cadeau aux habitants des communes, aux concitoyens, en disant qu
'il
n
'y aura
plus de taxes d'habitation. Bon, très bien, il n'y
a
plus de taxes d'habitation pour ceux qui sont locataires. Ok, d'accord, pas de problème. Alors après, c
'est
l'État qui doit compenser aux communes. Mais c'est normal, puisque les communes percevaient les taxes d'habitation, c'était le minimum.
Mais
maintenant, il est obligé, puisqu'il n
'y
a plus d'argent dans les caisses de l'État, d'emprunter pour payer aux communes. Ça veut dire que non seulement il est obligé de donner l'argent pour compenser,
mais
en plus, il est obligé d'emprunter. Donc, il y a les intérêts qu'il faut rembourser. Et ça, c'est une catastrophe. Je
comprends,
Stéphane Abloh, mais vous dites, je reprends vos termes, qu'Emmanuel Macron vient pleurer maintenant. Mais je me souviens de 2020, sans vouloir le défendre, parce qu'évidemment, ils sont responsables de ce déficit. C'est que vous-même, vous, les élus, vous veniez pleurer pour qu'on aide les Français face à la crise Covid. Et une partie du déficit vient de là, Stéphane Abloh, il ne
faut
jamais l'oublier.
Alors,
c'est vrai qu'il ne faut pas non plus être manichéen. Il faut reconnaître, mais il
n
'y
a
pas que ça. Il ne faut pas noyer le poisson. Il y
a
aussi tous les cadeaux qui ont été faits à ses potes, les archi-milliardaires. Il faut aussi qu'il arrête ses conneries. Ce n
'est
pas aux retraités maintenant de venir payer la facture.
Alors,
justement, Stéphane Abloh, le gouvernement, pour économiser un peu moins de 6 milliards, veut désindexer tout ou partie des retraites à partir de 1 200 euros par mois. Vous dénoncez avec férocité cette mesure, M. le député, de la deuxième circonscription de Morte-et-Moselle
?
Il nous noie dans des mesures pas possibles d'apothicaires. Mais au résultat, c'est quoi ? Les retraités nous disent, mais vous rigolez, on a déjà du mal à payer nos loyers, du mal à manger, surtout à survivre. Et on est encore obligé de payer les frais. Donc, je veux dire, non, non, il faut vraiment, pour être juste, il faut vraiment s'en prendre à ceux qui ont de l'argent, pas ceux qui n'en ont pas. Alors, même si l'effort doit être collectif, il doit être équitable. Et là, on regardera très sérieusement. Autour de la table, il y aura des discussions. Si on se rend compte que, comment, on ne fait pas de chèque en blanc, on ne fera pas de chèque en
blanc.
Non, mais d'accord, mais
on
va y venir, Stéphane Abelot, on va venir après sur les discussions à l'Assemblée et votre position au groupe socialiste. Mais restons sous les retraités. En France, les dépenses de retraite, ce n
'est
pas à vous que je vais la prendre, c'est environ 25% de l'ensemble des dépenses publiques, d'accord ? C'est autour de 14% du PIB. Alors, dites-moi, vous, en tant que socialiste, comment vous feriez pour baisser le déficit de l'État sans toucher aux retraites ? C'est impossible.
Si, on avait évoqué, vous savez, la fameuse taxe Zuckman.
Oui,
mais ça ne compensera pas les 6 milliards que vous apportent ces retraites, cette désindexation.
Non, mais
il y a quand même, on l'a dit tout à l'heure, il y a quand même des moyens. Et puis, il faut aussi, surtout la productivité. Pour ramener de l'argent, il faut aussi relancer l'économie. Et on se rend compte que, peut-être qu'il faudra que les socialistes fassent des efforts aussi. Mais des
propositions aussi, Stéphane Abloh, non
?
Bien sûr. Heureusement, je veux dire, François Hollande fait partie du groupe socialiste. Il était président de la République, il n
'y
avait pas autant de dettes à l'époque. Donc, des propositions, il y en aura.
Oui, mais pourquoi on ne les a
pas, Stéphane Abloh ? Parce qu'on a celle de la France Insoumise, celle du Rassemblement National, mais on n'a pas de contre-budget du PS.
Si,
si,
il
y a un contre-budget du PS. Si, si, il y a des propositions qui sont faites par le Parti Socialiste. Par exemple, la CSG pour les bas salaires serait moins importante pour pouvoir redonner du pouvoir d'achat.
Ça,
c'est une proposition. Il y a aussi les successions pour ceux qui ont vraiment, je parle des grosses successions, je parle des chiffres importants. Si on touche à même 1% de ceux qui ont les plus grosses successions, ça ramène de l'argent.
Il
y
a
des milliards à récolter. Il faut prendre à ceux qui ont beaucoup, mais sans désordonner l'économie. Le but, ce n
'est
pas d'étouffer l'économie. Donc,
il
faut répartir. Il y
a
des propositions, il y
a
un contre-budget au niveau du PS.
D
'accord. Le gouvernement fait donc sa présentation de sa feuille de route. Aujourd'hui, il y aura des discussions à l'Assemblée. La France Insoumise a déjà dit de toute façon qu'elle censurerait le gouvernement sur ce budget. Mais à vous écouter, Stéphane Abloh, si vous avez un peu de cohérence, par rapport aux 4 minutes qu'on vient d'avoir d'entretien ensemble, je ne peux pas imaginer que vous puissiez voter ce budget avec ce que vous avez dit. Vous voterez contre, donc.
Alors, attendez. Deux secondes, c'est important. Parce que les propositions ont été faites.
Avec
les impôts sur les grandes successions, les protections des classes moyennes notamment. Alors, voilà. Là, vous avez posé une autre question qui est importante.
c
'est celle du budget de voter pour ou
de
voter contre.
On
est autour d'une table. Si on se rend compte qu'effectivement, les mesures sont complètement antisociales, si on se rend compte qu'on ne protège pas les retraités, les salariés, qu'on attaque le pouvoir d'achat des Français, on ne pourra pas voter pour. Oui,
mais vous savez
que le point d'indice des fonctionnaires va être gelé. Vous savez que les retraités vont être mis à
contribution, donc vous voterez contre.
C'est les propositions de M. Lecornu. Et ensuite, on fera nos propositions et on devra travailler ensemble. Parce que l'intérêt, ce n
'est
pas non plus de déstabiliser le pays. Ce n
'est
pas non plus comment... On a des élections présidentielles qui vont arriver. Ça va coûter cher s'il
y
avait une dissolution. Non, il faut qu'on tienne le coup jusqu'au moment des élections. Elles vont bientôt arriver. Il faut un budget de compromis, pas de compromission. Donc, M. Lecornu a des propositions. Nous, on en aura. Il faut discuter. Il ne
faut
pas dire à l'avance que tout tombe à l'eau. Oui,
vous n'êtes pas d'accord avec le
budget, mais vous ne voulez pas retourner aux urnes. Point.
Non, ce n
'est
pas ça. Mais
les
urnes,
ça
va arriver bientôt. Par contre, si les mesures ne sont pas acceptables,
là,
on votera contre le budget.
Dernière question, Stéphane Ablo, ce soir. Il y a le deuxième débat télévisé à la primaire du PS. Je crois que vous souteniez Philippe Brun. En tout cas, il est venu vous voir avant d'œuvre. Il est désormais hors jeu. C'est pour des raisons sur lesquelles on ne reviendra pas ce matin. Alors, pour vous, qui est votre nouveau favori ? Pour qui voterez-vous dans quelques semaines
?
Juste un nom. Mathieu, vous faites de l'information. Philippe Brun, j'ai accueilli comme Jacques-Alain N'importe qui. D'accord. J'ai soutenu Jérôme Gatch pour qu'il fasse partie du débat. En fait, au fond de moi-même, moi, j'ai envie de soutenir personne. Ça ne sert à rien du tout. Mais vous voterez ? Non, je n'irai pas voter. Ah,
d'accord. C'est une information. Je n'irai pas voter.
Non, non, je vais vous dire pourquoi. Parce que moi, ce que je souhaite, c'est qu'il
y ait
une force républicaine qui se mette en place et qu'on arrête les clivages droite contre gauche, qu'on travaille ensemble. C'est ce que les urnes des législatives de 2024 nous ont demandé de faire. C'est ça aussi, à mon avis. De toute façon, on sera obligé de le faire à des législatives prochaines. Donc,
vous
ne voterez pas à la primaire du Parti Socialiste en tant
que socialiste ? Non, je ne vais
pas voter parce que je ne sais pas pour qui voter. D'accord.
Ils sont cinq candidats, quand
même. La gauche n'est pas capable de faire le poids dans cette affaire-là pour
ne
pas être ridicule. Par contre, la gauche jouera un rôle. Et M. Hollande ou d'autres peuvent jouer un rôle en rassemblant,
en
discutant aussi avec d'autres candidats. En
gros, vous auriez pu
voter François Hollande s'il était candidat à la primaire.
Oui,
mais à
condition qu'il ne représente pas que la gauche,
qu'il aille
travailler non pas pour faire des négociations avec la droite, mais pour rassembler.
C'est différent. La
France demande qu'on travaille ensemble.
Merci
beaucoup Stéphane Ablo,
député de la
deuxième circonscription de M. Moselle. Bonne journée.
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