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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 9 décembre 2025 133 minContradictoireActualité / polémiqueSantéRetraitesBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Brunet sans filtre du mardi 9 décembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 44 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les députés vont-ils voter le budget de la sécurité sociale ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il des tractations de dernière minute pour faire basculer le vote ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Les écologistes ont-ils une position claire sur ce budget ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les scénarios possibles pour ce vote ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle acquise ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    D'où viennent les 8 milliards supplémentaires pour l'hôpital ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « Je considère qu'il y a des responsabilités partout chez les chefs d'entreprise. »
  • 5:20Fait
    « Cette réforme elle a pas été suspendue, elle a été abandonnée. »
  • 7:30Fait
    « On avait mis la France dans la rue pour voter une réforme systémique à point qui allait beaucoup plus loin que la réforme euh franchement je vais la qualifier de réformette. »
  • 10:50Fait
    « Le Covid qui met la sécu dans le rouge en partie. »
  • 12:30Chiffre
    « Les arrêts maladies n'ont jamais été aussi nombreux qu'ils le sont aujourd'hui. »
  • 47:30Fait
    « S'il y a des sales connes, dit Brigitte Macron, on va les [ __ ] dehors. »
  • 0:10Fait
    « un mauvais budget pour la France insoumise, c'est un mauvais budget aussi pour les républicains. »
  • 1:00Fait
    « il y a toujours moins de personnes qui travaillent et sur ces personnes, on fait peser un poids fiscal très important. »
  • 3:20Fait
    « il y a eu quelques périodes de grâce budgétaires à l'époque où Copé Breton étaient à Bercovici, un peu avec Édouard Philippe à dose vraiment très homéopathique. »
  • 8:20Chiffre
    « le gouvernement tablait avec ce projet de budget un déficit à 17 milliards, on sera à plus de 20 milliards. »
  • 11:40PriscatFait
    « les politiques dans ce débat budgétaire n'ont pas vraiment été à la hauteur des grands enjeux de demain ? »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et merci de nous rejoindre dans notre émission. [musique] Vous le savez toujours avec beaucoup d'humeur, de l'info, des débats, des points de vue. Bonjour Éric.

Bonjour Magalie. Va y en avoir de l'actualité aujourd'hui he bien évidemment il n'a pas de majorité. Son propre camp ne le soutient pas entièrement.

Sébastien Lecnu [musique] va-t-il réussir son paris ? Nous serons à l'assemblée une partie de l'émission puisque c'est cet après-midi que les députés votent [musique] la deuxè partie du budget de la sécurité sociale. Quels sont les scénarios possibles ? pour quelle conséquences concrètes politiquement [musique] bien évidemment mais aussi dans votre vie à vous on vous dira tout notamment avec notre équipe qui est déjà sur place Mathilde Guénégan et [musique] Frédéric Delpêche regardez nous attendent on vous rejoint dans une poignée de seconde.

À tout de suite. [musique] Et puis les patrons sont pas véritablement ravis de ces discussions budgétaires qui ciblent souvent les entreprises pour de nouvelles taxes ou de nouveaux impôts. Ils le font savoir.

Ils ont créé des collectifs comme [musique] ce collectif Trop c'est trop incarné entre autres par Éric Momi, patron du groupe April qui sera avec nous dans une poignée [musique] de seconde et que nous saluons également. Tempête médiatique à l'Élysée Brigitte Macron doit-elle s'excuser [musique] plusieurs voix s'indigne et s'élève aujourd'hui après la publication d'une vidéo tournée dans une salle [musique] de spectacle parisienne on y voit la première dame insultée des militantes féministes. La [musique] séquence est catastrophique.

Reprendre la parole après ça ça paraît compliqué. On vous raconte tout dans [musique] notre émission qui commence maintenant. [musique] Donc aujourd'hui, un vote capital à l'Assemblée nationale.

Mesdames, messieurs, les députés, vont-ils voter le budget de la sécurité sociale ? Ça devrait se jouer à quelques voix près selon les calculs de notre service politique. Nous avons plusieurs équipes au palais Bourbon pour vous donner les toutes premières informations.

Mathilde Guénégan et Frédéric Delpêche sont sur place. Alors les amis, que se passe-t-il exactement ? Y a-t-il encore les fameuses ultimes tractations pour faire basculer dans un camp ou l'autre ? les parlementaires hésitants.

Et bien oui Éric, la tension monte ici à l'Assemblée nationale. Les groupes sont chacun réunis dans des salles et bien sûr d'ultime tractation, on discute et peut-être certains vont donner des consignes de vote plus précises mais en tout cas pour le moment et bien personne ne se risque à faire un pronostic global. On va quand même faire le point en commençant par le plus simple, ceux qui sont sûrs de voter contre, puisqu'ils l'ont dit et redit encore ce matin à notre micro Marine Le Pen pour le Rassemblement national et ses alliés Éric Sioti et le groupe UDR et de l'autre côté de l'échiquier politique la France insoumise et le parti communiste ce qui ferait 227 voix contre.

Mais il reste beaucoup beaucoup d'incertitude à commencer par le socle commun. Frédéric et bien au sein du socle commun c'est très difficile de se mettre d'accord. C'est d'ailleurs en ordre dispersé.

Alors, il y a ceux qui soutiennent le gouvernement. EPR et le modè voteront comme un seul homme pour ce budget, mais ça se complique pour Horizon et pour les républicains. Vous avez entendu ces derniers jours Édouard Philippe et Bruno Retillot qui ont pris leur distance et qui n'approuvent pas ce budget.

Et bien dans les rangs, ça devrait être en grande partie des abstentions et peut-être tout de même quelques votes pour. Et à gauche, les regards sont portés cet après-midi sur le groupe les écologistes. Ils ont annulé leur conférence de presse ce matin pour vous montrer que l'heure est grave. qu'ils sont toujours en réunion actuellement.

Est-ce qu'ils arriveront à une position commune ? Il y a beaucoup de dissensions. On hésite entre un vote contre et une abstention.

En revanche, pour le Parti socialiste, la consigne a été donnée est très claire par Olivier Fort vote pour. Mais est-ce que les 69 députés vont respecter cette consigne ? On entend déjà des rumeurs de dissension et un député socialiste avec qui on échangeait ce matin nous glissait clair clairement que si le vote cet après-midi est rejeté à quelques voies, les regards seront portés sur ces dissidents.

C'est ce qu'on appelle un coup de pression. Effectivement, merci beaucoup à tous les deux. On vous retrouve régulièrement au cours de notre émission évidemment pour toutes vos dernières informations, pour les réactions politiques également.

Vous venez parler des écologistes, on aura la consigne de vote sur notre anthème puisque la chef de fil des députés écologistes nous donnera sa consigne de vote à 13h30. Quant au députés Horizon, on l'a compris, euh Édouard Philippe Édouard Philippe hier sur notre antenne appelait à s'abstenir. Écoutez, un texte qui prévoit une augmentation de la fiscalité et qui ne transforme pas radicalement notre système avec des réformes profondes.

Ce texte ne nous satisfait pas et nous ne pouvons pas le voter. Je leur proposerai de s'abstenir sur le texte tel qu'il est proposé. Alors, question le budget sera-t-il voté ce soir ?

Il s'agit, on le rappelle, de la partie dépense. La partie recette, elle a été validée vendredi avec, souvenez-vous, 26 voix d'avance. Cette fois, ce sera plus serré et LCI a fait les comptes.

Reportage de Nancy Rice. C'est un paris à moins d'une dizaine de voix. Selon nos estimations, à prendre avec précaution 243 députés, votez pour 235.

Il y a ceux qui attend la dernière minute mais pourraient s'abstenir. Les députés écologistes ont pourtant obtenu des gages avec l'augmentation de l'assurance maladie. Ce qui peut convaincre les écologistes euh c'est d'avoir le sentiment voilà que grâce à ce texte, la vie des Français peut s'améliorer sur certains points.

S'abstenir ou voter contre horizon et les Républicains pourraient faire basculer le vote en refusant de soutenir un budget qui selon eux fait trop de concession à la municipale. On va faire ce que aucun autre pays européen fait actuellement. C'est-à-dire que c'est un budget qui va sacrifier l'avenir des plus jeunes générations avec l'abandon de la réforme de retraite.

L'abandon, ça n'est pas dans le budget social, mais c'est à côté notamment de l'assurance chômage. Donc il y a plus aucune volonté réformatrice. Il va y avoir aussi un creusement de la tête.

Je respecte la liberté de chacun que ce soit Horizon ou à nos partenaires comme ceux de LR par exemple. Personnellement, je suis opposé à ce PLFSS dont la conséquence majeure, vous le voyez bien, euh c'est la suspension des retraite avec tout ce que cela implique. 26 milliards d'euros votteront contre également les communistes, les insoumis massivement et le Rassemblement national pour qui ces budgets sont toxiques pour la France depuis 7 ans.

Sébastien Lecornu joue donc son avenir sur ce vote, mais il va pouvoir compter sur le groupe central ensemble pour la République et le modem et puis sur les socialistes devenu l'un des interlocuteurs privilégiés dans ces négociations. Voilà, c'est pas un texte socialiste, c'est pas un texte macroni, c'est pas le texte idéal. Ceux qui euh s'y opposent, c'est pas au au regard de la sécurité sociale, c'est parce qu'ils ont des arrières-pensées, elles sont toujours légitimes, mais il y a certains qui veulent que le gouvernement tombe, qu'il y ait une dissolution, qu' a une élection présidentielle.

Très serré donc la parenthèse le cornu pourrait se refermer ce soir. Toute l'analyse à suivre dans notre émission avec nos éditorialistes. Les premières réactions politiques et puis nous aurons un patron également avec nous qui est pas très très content et on sait pourquoi.

On va parler à présent de la polémique qui ne cesse d'enfler depuis quelques jours. Brigitte Macron ce weekend est venue assister à un spectacle d'Harry habitant au Folie Berger. Le comédien accusé de viol mais a quitté à deux reprises et bien a quitté non qui a bénéficié d'un non lieu, pardonnez-moi, c'est pas la même chose, à deux reprises, voit régulièrement ses spectacles perturbés par des militantes féministes ce soir-là.

Donc il confie à la première dame sa peur que ce son spectacle soit de nouveau perturbé. Voici ce qu'elle lui a répondu. S'il y a des sales connes, dit Brigitte Macron, on va les [ __ ] dehors.

Surtout des bandits masqués, des propos qui ont déclenché la fureur des féministes qui ont été largement condamnés à gauche. Mais Brigitte Macron reçoit des soutiens comme celui de CBET NDI sur notre antenne ce matin, l'ancienne porte-parole du gouvernement. Écoutez, va être en total soutien de Brigitte Macron parce que regardons les circonstances dans lesquelles cette vidéo qui a fuité a été réalisée.

On est dans un moment privé, c'est-à-dire que la première dame n'est pas en train de représenter la France ou le président de la République. Elle n'est donc pas dans une posture qui est publique. Ça c'est le premier élément.

Et le deuxième élément de contexte général, en l'occurrence, on a là un mouvement féministe qui a bien le droit de manifester quand il veut manifester. Mais je veux juste rappeler, et vous l'avez très bien dit, Carry Habitant a bénéficié d'un non lieu dans l'affaire qui lui était reprochée. Voilà, on reviendra dans Brunet sans filtre aujourd'hui sur cette affaire notamment avec Valérie Trierviller qui sera notre invité dans une poignée de minute.

On part à Toulouse à présent parce que nous voulions vous parler d'un d'un chiffre 10 millions d'euros. 10 millions d'euros, vous savez ce que c'est ? Et bien, c'est tout simplement le montant cette année des recettes liées au PV de stationnement.

Et sachez-le, c'est un record dans l'histoire de la 5e République, Enza Benochi. Dans ces rues, ce garé relève parfois du miracle. Sonia peut mettre jusqu'à 20 minutes pour dénicher un stationnement.

C'est parti, on y va. Trouver une place du premier coup. C'est comme par magie. [rires] C'est rare rare rarissime.

De moins en moins de place mais de plus en plus d'amendes. Grâce à ces voitures banalisées, 500000 PV ont été dressés rien qu'en 2024, soit une augmentation de 15 % en un an. J'ai pris une dizaine de PV en 2025.

Je me suis garé, monté, chercher un truc et là, j'ai eu une amende. Autant de PV qui rapportent gros à la ville. Plus de 10 millions d'euros cette année directement réinvesti dans les mobilités douces.

Une position assumée par la municipalité. Le produit de de ces amendes de de stationnement non payé sont reversés à la métropole et il financent le développement de ces pistes cyclables. Des aménagements qui satisfont les cyclistes.

C'est plus agréable ne serait-ce qu'à visuellement de pas voir des voitures regardé tout le long. Et puis pour les vélos, c'est ben c'est plus pratique évidemment. Dans la métropole toulousaine, 820 km d'aménagement cyclable font déjà cohabiter cyclistes et automobilistes.

Allez, une question à présent que nous sommes, vous allez vous poser à vous. À quel âge vous sentez vous vieux ? Est-ce que je peux vous la poser aussi à vous Éc ?

Oh là là, je sais pas, on a l'âge de ces artères comme on dit. Moi je fais de la air guitare avec ma ma raquette de tennis devant la glace. Ex.

Vous êtes très jeune. Je fais de la air guitar, je suis jeune. En moyenne, les Français ont répondu 69 ans.

Regardez ce reportage Cédric Adam, Pierre Barbin et Sylvia Le Fèvre. Pour beaucoup, c'est la question qui tue. À quel âge sommes-nous vieux ?

On vous a posé la question à 60 à partir de 40 ans. Ah ouais, je veux bien de passer le cap. Je pense 70 ans.

Des réponses qui fluctuent mais selon une enquête, les Français estiment en moyenne qu'on est vieux à 69 ans. De quoi surprendre et rassurer certains. J'ai encore 2 ans. 69 ans ?

C'est vrai que j'en suis assez loin, mais bon. Alors, comment justifier cette différence de perception ? bien principalement par la différence d'âge des personnes interrogées.

Si vous regardez les personnes qu'on a interviewé qui ont 70 ou 80 ans, elles répondent à partir ton vieux, ils mettent 90 ans. En je vous interviewerai un [rires] gamin de 15 ans à 30 ans, il est déjà vieux. Pratiquer une activité physique, avoir une bonne alimentation, autant de secrets pour bien vieillir.

Même si conserver une vie sociale épanouie reste indispensable. du premier jour au dernier jour, on a besoin aussi d'être avec les autres d'une certaine manière de sentir qu'on peut compter sur des autres et sentir aussi que les autres peuvent compter sur nous. Et c'est là où du coup la la vie se fait bien quoi.

Et c'est d'autant plus important car 59 % des Français estiment que nos aînés ne sont pas assez valorisés. Maintenir le lien est en quelque sorte une façon de les faire se sentir jeunes toute leur vie. Allez, on reste jeune en faisant du sport.

On vous parle du foot avec le début ce soir de la 6e journée de la Ligue des Champions. L'OM étant Belgique, les Marseillais affrontent l'Union Saint-Gilloise avec un objectif he se maintenir à tout prix parmi les barragistes. Alors sur le papier, la rencontre est équilibrée, les deux équipes sont assez mal classées, mais on on met un petit pion sur l'OM quand même ce soir.

On y croit. On y croit. Allez les Marseillais.

Allez les Marseillais. Puis il y a eu la restauration de de la bonne mère. Oui, ça peut leur porter chance.

Voilà, ils sont dans une bonne semaine les Marseillais. Mesdames, messieurs, vous restez avec nous. En ce moment même à l'Assemblée nationale, [musique] les députés sont en train de de se réunir.

On est en train de d'exercer des pressions amicales pour qu'on vote ou pour qu'on ne vote pas. Le budget de la sécurité sociale, il paraît qu'il en retourne de l'avenir de la France. Rester avec nous, c'est très chaud.

Très très chaud. Et puis dans une poignée de seconde, c'est mon édito. Alors, écarter les chastes oreilles et les enfants.

À tout de suite. Mesdames, messieurs, bienvenue. Que vous soyez de gauche, de droite, du centre de nulle part ou d'ailleurs cette émission est la vôtre.

Peut-être davantage aujourd'hui encore que les autres jours. Valérie Trierviller est notre invité, éditorialiste, journaliste, écrivaine. Merci d'être avec nous comme Pascal Perry.

Bonjour mon cher Pascal, éditorialiste économique LCIT1. vous remplacer aujourd'hui mais avec un talent subjugant euh Renault Pilar irremplaçable Renault Pil voilà il remplaçable il merci Nivine Potros est avec nous accueillons également Arnaud Pericard qui est le porte-parole de Horizon on parlera d'horizon dans le le budget hein vous êtes également maire de cette jolie ville de Saint-Germain en lait merci d'être avec nous mesdames messieurs. Ma chère, je vous ai pas dit bonjour ma chère Magalie Lunel, je vous salue bien bas.

Je serais heureux de partager la présentation de cette émission avec vous et si vous êtes d'accord mesdames messieurs, c'est l'heure de mon édito tant attendu par l'humanité toute entière. Au moins, on va parler du budget. Oublions, si vous voulez bien, un instant les accords de parti, la politique politicienne, l'avenir de Sébastien Lecornu, l'avenir des 577 députés qui pour certains sont inquiets et et et concentrons-nous sur le budget lui-même avec des vraies questions.

D'abord, le budget présenté de la sécurité sociale est-il à l'équilibre ? La réponse, bien évidemment est non. On parle d'un déficit de la SQ autour de 20 milliards d'euros et encore il y a les 4 milliards et demi transférés depuis les caisses de l'État vers le budget de la sécurité sociale.

Ce qui fait dire d'ailleurs à la droite que ça ne fait que reporter le problème. Autre question. Est-ce que ce budget est plus dépensier, plus dispendieux que les précédents ?

J'ai envie de dire apparemment oui. Amélie Montchalin d'ailleurs vient d'annoncer peut-être pour faire basculer quelques députés encore hésitant qu'elle allait mettre 8 milliards de plus sur l'hôpital public. Formidable.

Bravo. On applaudit. Mais petite question, d'où sort cette annonce ?

D'où viennent les 8 milliards ? Pour l'instant, c'est assez vaporeux et assez comment dire étéré. Le budget est-il préférable ce budget-lon le voit se dessiner à celui de l'année précédente ?

Oui, crie en cœur Sébastien Lecornu, le Parti socialiste et un certain nombre de parlementaires proches de le corn. En revanche, non, disent les patrons, à tout prendre. Il y a même des patrons qui disent "On préférait celui de l'année dernière".

Ce budget répond-t-il à la situation financière cataclysmique et dramatique de la France ? Au contraire, il accentue nos problèmes avec notamment la suspension de la réforme des retraites qui va nous coûter 1 milliard et demi sur les deux premières années et beaucoup plus cher sur les suivantes. Ce budget de la SQ va-t-il faire en sorte que notre système social ira mieux demain ?

Bah la réponse est encore une fois non. Aucune mesure d'urgence n'a véritablement été prise pour sauver notre modèle social. faisant montre d'une lâcheté que l'histoire retiendra sans doute et bien le gouvernement le cornu a annoncé l'abandon du doublement des franchise médical tout le monde sait que cette petite lâchetée condamne encore davantage notre modèle social pour finir ce budget est-il bon pour la France ?

C'est ma réponse c'est très perso. Non. Non.

Trois fois non. Fallait-il faut-il voter ce budget là ? Mesdames messieurs, c'est vous qui vous fabriquez votre propre opinion sur cette affaire.

On verra si les éditorialistes, nos éditorialistes sont d'accord ou pas. On a bien compris, c'est l'heure de vérité. Donc pour ce projet de budget de la sécurité sociale, ça se joue cet après-midi à l'Assemblée nationale.

Sera-t-il voté ? On a fait nos comptes. Nivine va tout nous dire dans un instant.

Apparemment, ce serait assez serré. Mais d'abord, on a une information. Donc, on part à l'Assemblée nationale.

Sans plus tarder, retrouver l'une de nos équipes, Thba Petit et Julie Garnier parce qu'on vient de la prendre Tibo, dites-le-nous. Euh Laurent Vequier vient donner sa consigne de vote pour les députés LR. Hm hm.

Oui. Vous savez ce matin qu'il y a des réunions de groupes de chacun des partis euh de chacun des groupes de l'Assemblée nationale et pendant celui des Républicains et bien Laurent Voquier a donné sa position. Il plaide pour que ses députés votent pour une abstention.

Il espère que les députés majoritairement s'abstiendront sur ce texte. Il estime qu'il y a eu des avancées notamment pour son groupe. En revanche, on sait qu'au sein du groupe de la droite républicaine et bien certains députés envisagent euh de plutôt voter pour ce texte car on sait que ça va être très serré, que ça fasse se jouer à quelques voies près et pour eux et bien il n'est pas question de bloquer et d'empêcher de faire adopter ce budget de la sécurité sociale.

Je peux vous dire qu'ici, on sent que ça va se jouer à à très peu de choses, peut-être à un cheveux. Si vous regardez là autour de moi, et bien on voit déjà tous les journalistes qui sont à l'affu de la moindre réaction de la moindre du moindre indice sur les positions de vote parce que vraiment le moindre député peut faire basculer tout à l'heure dans l'hémicycle ce vote sur le budget de la sécurité sociale. Merci Thbait.

Merci beaucoup. Dès qu'il y a quelque chose qui se passe à l'Assemblée nationale au palais Bourbon, vous vous appuyez sur la la sonnette d'alarme et on vous passe le micro tout de suite. Je me tourne vers vous Valérie Nataf.

Donc là là où c'est savoureux et là où cette émission que nous sommes en train de faire ensemble du suspense, c'est qu'on sait pas trop comment vont se comp comment va se comporter l'entièreté des parlementaires LR par exemple. Voy a une opinion, ça n'est pas tout à fait la même que celle de Rotaillo sur cette affaire et puis surtout il y a des parlementaires qui disent "Ce budget est scandaleux". D'autres qui disent "Ce budget il est pas terrible mais faut quand même le voter." Puis d'autres qui s'abstiennent.

Donc qu'est-ce qu'on peut savoir par exemple sur les LR ? Ben pas grand-chose si vous me posez la question aussi directement. Euh, on peut par exemple citer Édouard Philippe qui était hier sur notre plateau et qui disait que lui, en tant que député avait pas toujours appliqué les consignes euh qui étaient celle de son chef de groupe.

En règle générale, il peut y avoir des consignes, mais il y aura aussi des convictions, euh des calculs en fonction de sa circonscription qui feront que tel ou tel ne suivra pas la consigne. chez les LR mais Nivin nous l'expliquera, il y aura vraisemblablement beaucoup d'abstention mais il y aura aussi des votes contre et même des votes pour. Bruno Retaillot, sénateur donc pas soumis à la à ce vote là peut tout à fait leur dire voter contre.

Ils n'en feront qu'à leur tête et leur envoquer pour garder la forme de maîtrise sur son groupe leur propose plutôt l'abstention. C'est moins engageant, ça c'est sûr. Niville, vous avez fait les comptes.

Ce sont les estimations de LCI. Comment ça peut se passer donc cet après-midi dans dans l'hémicycle ? Ce budget, il peut passer ou pas ?

Alors, c'est très loin d'être gagné pour Sébastien Lecnu. Ça s'annonce très très serré. On sait déjà d'abord que les députés Rassemblement national dans leur ensemble vont voter contre ce texte.

Ce sera exactement la même chose pour leurs alliés de l'UDR. Vous savez, c'est le parti d'Éric Siotti. Ça fait 123 + 16.

À l'extrême gauche, il n'y aura pas de surprise non plus. Tous les députés insoumis vont voter contre ce budget. Ils sont 71.

La majorité du groupe communiste, à l'exception de trois députés, devrait également voter contre ce texte. Euh si on fait les calculs, ça fait à minima 224 voix contre quasiment à coup sûr. À l'inverse, on sait déjà eth bien que l'ensemble de des députés macronises du groupe Renaissance et du modè et bien vous votez pour l'adoption de ce budget.

Le Parti socialiste a obtenu suffisamment de contrepartie. Il devrait voter pour majoritairement. Mais là aussi, regardez d'après les informations de notre service politique, il y aura deux abstentions chez les socialistes.

Sébastien Lecornu pourra compter a priori sur le soutien du groupe Liot qui est présidé par Christophe Nagalen qui l'a redit d'ailleurs. A priori 21 voix pour une abstention. Là encore si on fait les comptes et bien on sait déjà qu'à minima, il y aura 215 voix pour contre 224 contre.

Mais il y a des inconnus Nivin, il y a des groupes qui ont pas de position officielle encore et des positions qui commencent tout juste à être affirmé publiquement. On parler à l'instant des républicains. Effectivement à droite, c'est assez à certains en réunion groupe.

Il y a quelques instants, l'Aurore Voquier a donné pour consigne à ses députés de voter l'abstention. Mais d'après les informations de notre service qui a contacté député après députés, bah c'est loin d'être gagné. Il y aura au moins 12 députés républicains qui vont voter pour le budget. 35 qui vont suivre la consigne qui vont s'abstenir chez Horizon hier soir Édouard Philippe appelé ses troupes à voter l'abstention et bien là aussi il y aura des brebis galeuses puisque six députés Horizon pourraient voter pour le budget chez les chez les écologistes il n'y a pas encore de consigne officielle elle sera dévoilée sûrement en exclusivité dans quelques instants sur LCI donc pour l'instant vous le voyez là aussi les députés écologistes il partent un peu en ordre dispersé deux voix pour 7 contre 29 abstentions, ce sont véritablement les écolos mais également la droite républicaine qui pourrait faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre.

Si on reprend tous ces chiffres, les calculs donnent ceci : 243 voix pour, 235 contre. Le budget serait adopté à seulement h voies d'écart. Bien évidemment, il s'agit que d'un pronostic d'après les informations, mais en tout cas, les débats s'annoncent extrêmement serrés et parce qu'à 8 après, il y a une autre inconnue qui sera présent dans l'hémicycle parce que vendredi dernier, le budget de la sécurité sociale volet recette a été adopté avec 26 voix d'écart.

C'est ça. Avec 26 voix euh qui ont fait pencher la balance d'un côté, sauf qu'il y avait que 338 députés présents. Oui.

Et cet après-midi, ils sont pas tous là, s Vous savez qu'il existe des petites combines, hein. Il y a des députés qui se mettent au point euh de qu'un huissier vienne le chercher 2 minutes avant le vote comme s'il y avait une urgence, quelqu'un vous demande au téléphone, c'est très urgent et il sort de l'hémicycle. Ça ça arrive.

Ils se mettent d'accord avant. Donc ça c'est les plus courageux qui qui organisent ce genre de choses. Bon et puis il y a ceux qui dès le départ en piscine ou euh ou quelque chose dans leur circonscription.

Voilà. Euh on a la chance d'avoir un porte-parole du parti Horizon Arnaud Pericard euh dans dans le parti de de d'Edouard Philippe. Ça donne quoi ?

Hier soir on vous passera des extraits. Édouard Philippe a été assez intéressant. Il était l'invité sur LCI de Darius Rochemin.

Mais bon quelle est la tendance là sur sur ce que vous sentez vous de des votes des parlementaires Horizon ? Ils sont combien les parlementaires Horizon ? sont une trentaine.

Une trentaine. Écoutez, je pense que la la position d'Edouard Philippe, telle qu'elle a été rappelée hier, elle était assez claire. Il y avait il y avait une large majorité qui était opposé au texte et je crois que dans la volonté peut-être non pas d'apaiser les choses, mais en tout cas de ne pas participer à la situation ambiante ou au cas où ambiant, je crois que la position majoritaire c'est celle de l'abstention.

H peut-être que quelquesuns, on a quelques suppléres, on les voit mal s'abstenir. Par exemple, on voit bien que eux-mêmes voteront peut-être en faveur de ce de ce texte, mais c'est c'est l'épaisseur du trait, pardonnez-moi l'expression. Donc, à sa très très large majorité, quasi unanimité, à l'exception de quelques-uns, notre groupe s'abstiendra sur ce texte.

Pascal Perry, c'est c'est assez schizophrénique parce que je je on a des députés qui doivent avoir une espèce de tempête là-haut. Ouais, on a beaucoup de députés qui est une majorité hein, que ce texte n'est pas bon. Voilà.

Voilà. Mais alors parmi ces députés qui est que ce texte n'est pas bon, il y a ceux qui votent contre. Il y a ceux qui votent pour qui disent "C'est pas bon mais ça serait pire s'il n'existait pas." Et puis il y a ceux qui s'abstiennent.

Donc c'est quand même dingue d'imaginer parce que c'est une possibilité qu'il ne faut pas exclure, même elle est peut-être statique d'imaginer que ce texte passe alors qu'il déplaît à une majorité de parlementaires. C'est ce qui semble se dessiner hein. C'est impossible en tout cas.

À l'inverse, il y a il y a pas de majorité pour un autre texte. Donc quand on est confronté à une situation comme celle-là qui est de rechercher le plus petit dénominateur commun, ça suppose de faire des compromis, d'accepter des choses désagréables. Pour la droite, il y a un certain nombre de choses qui sont désagréables.

La CSG sur les revenus du capital. Pour la gauche, il y a il y avait aussi des irritants. Bon, il reste des irritants pour les uns ou pour les autres, mais écoutez Éric, c'est le produit d'un d'un compromis.

Ce serait plutôt d'ailleurs un premier pas encourageant. Euh d'autant que je voudrais ajouter un élément au chiffres que vous avez donné tout à l'heure. On va vers un déficit de 20 milliards d'euros.

D'abord, on va rappeler qu'il s'agit d'une assurance, l'assurance maladie, le chômage, l'assurance maladie, à chaque fois, ce sont des assurances, des systèmes assurentiels. Pour moi, un système assurentiel ne peut pas être en situation de déséquilibre parce qu'il doit fournir une prestation. Et donc, le fait qu'on nous dise victoire, on a que 17 milliards ou entre 17 et 20 milliards d'euros.

Alors, c'est 26 mais au départ entre 17 et 20 milliards d'euros de de de déficit dans l'année qui vont euh s'ajouter à la dette qui existe déjà, peut-être 25, je dis non, le calcul est insincère puisque l'État a repris 15 milliards d'euros de dette la sécurité sociale il y a une dizaine de jours pour permettre à l'agence qui emprunte pour la sécurité sociale d'aller se refinancer sur les marchés. Donc le vrai déficit, mais il faut que les Français le sachent hein, parce que il y a le jeu des politiques et puis il y a la réalité économique et budgétaire. Le les Français doivent savoir que le système assurantiel sur lequel il compte tant n'est pas en déficit de 20 milliards d'euros mais en réalité de 35.

Je je je juste une chose, on est un peu parlons un peu du on parlera du fond un peu plus tard, mais là je voudrais les parz-moi d'avoir ce type de préoccupation franchement. On on on parle là de donc du du budget de la sécurité euh sociale et on parle en même temps un discours politique très alarmiste sur les déficits, la dette, bon l'incapacité des Français à se mettre à l'équilibre. Ça, on a compris, ce message est passé he tout le monde a compris.

Après, on est tous un peu schizophrène euh hein, les économies plus tard. Bon, euh c'est pas un budget super courageux. Euh suspension du régime des retraites.

Voilà. Donc donc ce budget s'il est voté ce soir, il faut le dire et le redire et bien le régime des retraites telles qu'il a été voté la réforme sera suspendu. Pas doublement des franchises médicales.

Beaucoup d'experts, y compris Terranova hier, c'est-à-dire des gens plutôt de centre gauche, disaient il faudrait doubler les franchises médicales. Ça n'est pas fait. Voilà.

Déploiement annoncé par Amélie de Monchalin de 8 milliards sur l'hôpital. C'est formidable. L'hôpital en a besoin.

Mais d'où vient cet argent ? Donc on est encore dans les 30 glorieuses. L'argent magique, c'est sympa.

Pardon Éric, mais sur le doublement des franchises, comme pour le gel des retraites, c'est pas une décision du gouvernement. Non. Oui, c'est ils ont été battus.

Quelqu'un me disait hier, c'est même pas qu'on a été battu, on a été écrasé. Donc à chacun effectivement de prendre ses responsabilités sur le sur le gel des retraites, par exemple. Une des propositions du gouvernement était de décaler l'indexation jusqu'au 1er juillet.

H aucun enfin aucun groupe à droite important ou bloc central n'en a voulu. Donc vous faites comment ? Donc il faut pas sérieux.

Non non on n pas sérieux. Attendez donc c'est nos parlementaires. On peut on peut dire Ah bah oui ça c'est le mais personne n'est sérieux les parlementaires.

Mais peut-être que les français non plus. Pardon. Je je vais pas me rendre populaire à le dire mais quand on dit doubler la franchise médicale sur une boîte de médoc ou sur une consultation on parle d'un € ou 2 €.

Ouais, c'est pas le bout du monde quand même. C'est et ça épargne 17 millions de personnes qui sont considérées comme comme des des des personnes à risque, frappé par la pauvreté, par l'exclusion et cetera. Quand quand on on demande de geler les pensions des gens qui gagnent plus de 3000 € à la retraite, je dis pas qu'ils l'ont volé, au contraire, très bien.

Moi, je suis favorable. Mais on demande pas non plus un effort surhumain. C'est-à-dire que à force de repousse de petite l'acheter, à force de repousser ces tout petits efforts, on va prendre la porte dans la figure et on va la prendre dans les conditions descritaires à Nova.

Ça va nous coûter beaucoup plus cher. Plus cher. Les politiques manquent de courage sur certains sujets, notamment sur les retraites.

Alors c'est pas nouveau, hein. Et il y a pas que sur les retraites. Alors moi, deux observations sur les retraites.

C'est difficile pour nous pour la formation politique que je représente. Nous allons défendre l'année prochaine un projet qui va mettre un projet présidentiel qui va mettre le travail au cœur de nos préoccupations et il faut qu'on travaille plus en France. Moi je fonce des portes ouvertes.

Donc c'est difficile pour nous de revenir sur une mesure que nous avons voté favorablement qui était l'allongement de la date du départ à la retraite. Donc on peut pas logiquement voter pour une mesure de suspension. Je voulais revenir sur les déclarations de Stéphanie Ris le ministre de la santé et vous l'avez rappelé Éric Brunet qui dit que on va miraculeusement rajouter 6 milliards d'euros dans les budgets de des hôpitaux.

Alors moi ou h moi comme beaucoup des locaux je préside un hôpital celui de de Poiss Saint-Germain mais s'il fallait rajouter 8 milliards 18 milliards 24 milliards pour que les choses aillent mieux ça irait mieux dès demain. C'est pas ça le sujet c'est pas de rajouter de l'argent ça ne sert à rien. Moi je vote un budget en déficit de tous les ans de 30 millions d'euros avant même le 1er janvier de chaque année.

Et tous les hôpitaux ou une grande partie des hôpitaux publics c'est comme ça. C'est des efforts de gestion, c'est des comportements en matière de consommation de soins qui ne sont plus adaptés. Il y a une réforme structurelle et c'est ça qu'on souhaite.

C'est pas de rajouter de l'argent. L'argent magique, ça ça n'existe pas. C'est le vôtre, c'est le mien et c'est celui de tous ceux qui sont autour de la table et c'est celui des français.

C'est dernière concession une question d'argent sur l'hôpital, pardon. Mais j'étais hier avec une médecin urgentiste qui me parlait de la situation de son hôpital en province. 82 personnes en attente sur des brancards n'avaient pas de 82 personnes et alors après, il y a non seulement une crise euh organisationnelle mais il y a aussi une crise existentielle.

C'est une jeune femme de 40 ans qui se demande si elle ne va pas abandonner ce métier, faire carrément autre chose. Et elle me disait que c'était la même chose pour les infirmières et quelques êtes soignantes. Les les il y a un mal-être parce qu'ils n'arrivent pas à faire leur travail, ils n'arrivent pas à gérer.

Comment vous faites quand vous avez 82 personnes sur des bron hôpital ? manque 300 infirmiers ou infirmières 300 il m'en manque 300 sur 3500 employés donc de toutes les manières le problème est insoluble et vous vraiment je suis pas défétiste mais vous parlez aujourd'hui à des directeurs d'hôpitaux et moi c'est le cas chez moi. Malgré tous les efforts et la bonne volonté les trajectoires sont hors de contrôle mais c'est la réalité il y aurait des il y aurait des mesures à prendre parce que cette situation elle est elle est effectivement dramatique.

On parle quand même de ce qui est le la pierre angulaire de la protection sociale à la française hein. C'est c'est le produit d'une décision politique qui qui traversait toutes les grandes familles politiques. Les 35 heures ont été un drame à l'hôpital.

Première chose, revenir sur ce sujet. Ce sont des stocks de dizaines de millions d'heures qui ne seront jamais payés et qui ne pourront pas être récupérés. Et et donc il faut répondre peut-être à cette première question.

La deuxième question c'est qu'il faut travailler aussi sur l'accueil en ville. Vous savez c'est l'articulation entre la ville et le public. Pourquoi est-ce que vous avez beaucoup de gens qui vont aux urgences ?

Parce que c'est présumé gratuit. Ça n'est pas gratuit mais c'est présumé gratuit. Vous allez souvent vous avez, il y a une étude qui a été faite là-dessus, plus de 50 % des gens qui vont aux urgences, il y vont parce que ils n'ont pas trouvé de de de médecin de ville.

Euh mais il faut d'abord enfin faut répondre à toutes ces questions, c'està-dire poser à plat euh ces ces ces problématiques, se dire qu'il y a peut-être un petit coup de pouce financier budgétaire à mettre ici ou là, mais surtout repenser mais repenser le système de santé, commencer par la prévention et puis par l'articulation. La réalité c'est que c'est Emmanuel Macron qui a été élu lors de son premier quinquena sur un projet réformiste. C'était le président réformateur et bien sur la réforme centrale matricielle qui est la réforme de l'État.

Voilà, il il a pas bougé pour plein de raisons. Attention peut-être que c'est pas 100 % sa responsabilité, il s'est passé des événements pendant ces deux ces deux quinquad mais mais tout de même il n'a pas bougé. Et donc là, d'une certaine façon, nous sommes en train de débattre de ce qu'il n'a pas fait parce que cette réforme de l'hôpital que vous évoquez, hein, le manque de moyens, mais vous l'avez dit vous-même, mais il y a un énorme sujet organisationnel aussi.

Je rappelle quand même que le meilleur le meilleur hôpital au monde et c'est l'hôpital allemand. Il y a un ratio patient infirmière qui est légèrement inférieur, on va dire comparable au ratio français. C'est que les Allemands ont un excellent hôpital public avec 90 millions d'habitants hein et avec autant d'infirmières par patient qu'en France.

Vous me direz elles sont mieux payant d'argent dans l'hôpital public que depuis ces dernières années. Et vous dites répétez, on n jamais mis autant d'argent public dans l'hôpital public que depuis ces dernières années. Ça c'est vrai.

Et le séure de la santé, ça coûte 13 milliards par an. Et je disais que je que Sébastien Lecornu a pour projet de développer les maisons de santé. on écet et on passe à autre chose et notamment de créer des maisons de santé pour les zones rurales où il n'y a plus de médecin, pas d'hôpitaux et c'est vrai que c'est un un moyen de transition très bon entre le médecin généraliste tout seul et l'hôpital.

Oui. Dans une société qui vieillit et donc qui doit s'habituer à cette idée simple que ses besoins en matière de santé vont augmenter, ils vont pas diminuer, ils vont augmenter. Éric, juste un mot, vous mettez une part de la responsabilité sur Emmanuel Macron, vous avez raison. est il est au enfin vous dites il n'a pas fait il n'a pas mis en œuvre la réforme de l'État comme aucun de ses prédécesseurs.

Donc euh il y a aussi une forme d'addition qui fait qu'à un moment on paye la note et là on la paye sérieusement raison. Mais il était le président élu pour cela. Je ils sont tous élus pour réformer hein.

Réforme oui peut-être plus que les autres et surtout sous [rires] sous ces quinquenas se sont quand même concentrés les problèmes avec une une acuité toute particulière. Je Édouard Philippe le rappelait sur notre antenne hier. En 2020, le déficit de la SCIT 1 milliard 1 milliard.

Là, on est de 20 milliards cette année. Effectivement, on va revenir sur les chiffres de la sécurité sociale. D'abord l'information c'est que Laurent Voquet à l'instant vient d'appeler les députés LR à s'abstenir pendant ce vote.

Les LR, on l'a bien compris, dénoncent les compromis qui ont été faits par le gouvernement envers la gauche. Bruno Rotaillot, par exemple, le patron du parti n'a pas de mots assez dur pour qualifier ce budget. On voit bien qu'on est en train de tout lâcher.

C'est un budget de renoncement. Et quand je dis que c'est le chaos ce budget, c'est parce qu'il va précipiter un crash social en abandonnant la réforme des retraites, en abandonnant toute idée de lutte contre l'assistana. On va précipiter cette ce crash dans la mesure où il y a toujours moins de personnes qui travaillent et sur ces personnes, on fait peser un poids fiscal très important.

Un budget de renoncement. Qu'est-ce que reproche la droite à ce budget précisément ? Quelles sont les concessions qui ne passent pas ?

Alors, il y a quatre grandes concessions qui ont été faites à la gauche qui ne plaisent pas du tout mais alors pas du tout à la droite a commencé évidemment, on en a beaucoup parlé par la suspension de la réforme des retraites. Concession, je vous rappelle faite aux Parti socialistes pour éviter la censure du gouvernement le cornu. On en a beaucoup parlé mais d'autres gestes fait à la gauche ont braqué la droite et sont passés un peu plus inaperçus.

La semaine dernière, bien l'Assemblée nationale a voté par exemple la hausse de la CSG sur les revenus du capital. Une mesure qui avait été qualifiée de holdup fiscal par Bruno Rotaillot que l'on vient d'entendre à l'instant. Il y est farouchement opposé tout comme l'augmentation des dépenses de santé.

On en parlait à l'instant. Le gouvernement a déposé ce weekend un amendement pour relever de trois points les dépenses de l'assurance maladie. C'était deux points initialement.

Pourquoi cette hausse ? Et bien tout simplement, c'est un geste à destination des écologistes cette fois qui comme le PS et bien réclamait des gages pour s'abstenir cet après-midi. Puis la droite, il faut le dire, ne digère pas le renoncement à l'année blanche qui aurait pu permis d'économiser plusieurs milliards, la fin du doublement de la franchise médicale et les hausses d'impôts ciblées pour Bruno Rotaillot.

Sébastien Lecornu s'est mis dans les mains des socialistes. Laurent Vouquet lui appelle à l'abstention cet après-midi. Cet après-midi.

Alors concrètement Pascal, vous répondez très rapidement. Si jamais le budget de la sécurité sociale est voté cet après-midi, la suspension de la réforme des retraites, ça y est enfin vigueur. Oui, elle est acquise.

Elle est acquise. Donc c'est-à-dire pour ceux qui sont nés en 1964, qui pourront partir à la retraite dans l'année. Il y a peut-être un petit bout de 65 aussi si j'ai bonne mémoire.

La hausse, je peux me permettre juste de compléter d'un mot ? Oui, pardon. Euh Pascal, elle est suspendue cette réforme des retraite jusqu'au 1er janvier 202.

Oui, il est utile de Oui, vous avez raison. Bien sûr, c'est une suspension. Donc euh c'est comme une forme d'embrayage.

Oui, mais vous m'avez demandé vous m'avez demandé si c'était acté. Je vous dis oui, mais le préciser hausse de la CG sur le capital, c'est pareil. Il y aura une hausse automatique au cours de l'année 2026.

Oui, sauf sur les petits revenus manifestement. Oui, ça concerne évidemment que les haut. Ça c'est sont les deux mesures concrètes immédiat.

Oui. Pas de franchise, pas de franchise médicale additionnelle et voilà. Pas de gel des retraites et oui, pas de gel des prestations sociales.

Voilà. Juste un mot sur l'ondame que vous que vous avez évoqué euh dans l'exécutif, on explique que Londame tel qu'il était c'est bien sûr un cadeau Londame le national des dépenses de l'assurance. L'objectif national des dépenses de l'assurance maladie. la trajectoire budgétaire de qui est considérée à juste titre vraisemblablement pour par comme un geste indestination des écologiste mais un conseiller de l'exécutif nous expliquait hier que cette ondame c'était s'il a été relevé c ce plafond de dépenses pour l'assurance maladie c'est parce qu'il aurait été considéré comme inscère là où il était.

Vous en faites ce que vous voulez. C'était 1.6 1,6 % d'augmentation alors qu'on sait que mécaniquement les les besoins, je veux dire c'est pas un marché la santé.

La santé n'est pas une marchandise. On va pas acheter une consultation chez le médecin ou une boîte de médicament même Black Friday. Oui, on en attendant le Black Friday.

Absolument. Donc c'est ça correspond tendantiellement à un besoin en matière de soins et de services médicaux de la société dans son ensemble. Et on passe de 1,6 à 3 % d'augmentation.

Moi, j'ai reaimé Édouard Philippe hier soir qui était chez l'ami Darius Rochemin. C'est une bonne amie que vous prenez ECE Brunet. Non mais je c'est vrai que je trouvais un peu déconnecté depuis quelques mois.

Bon bref, mais hier je l'ai trouvé Pugnas et en particulier sur ces sujets budgétaires qui vous le savez sont une des raisons d'être de cette émission. Donc on on écoutez Édouard Philippe, ça fait des années que euh quand il faite de prendre des décisions difficile et singulièrement ces dernières années, on se dit "Bah oui, vous comprenez, c'est difficile, il y a pas de majorité." C'est vrai qu'il y a pas de majorité et on laisse défiler les déficits et ça s'accumule et ça s'accumule.

Vous pouvez toujours dire que c'est pas grave, on verra plus tard, nos enfants régleront la note. Puis d'ailleurs, s'ils ont des difficultés, c'est moi je je ne j'en peux plus, je vous le dis. J'en peux plus.

Je je moi je considère que l'importance du déficit euh est considérable. On est à 25 26 milliards de déficit pour un texte qui commençait à 17. Je vous rappelle monsieur Rebin qu'en en 2019 lorsque nous avons préparé le PLFSS, c'estàd le même texte l'équivalent pour l'année 2020, le déficit prévu était d'un milliard. 1 milliard.

Alors évidemment après il y a eu le Covid, ça a explosé. Ensuite, il y a eu 2021, la deuxème vague Covid, ça a été important également. Très bien.

Mais enfin 26, on va avoir, je je le crains un déficit plus important cette année qu'en 2023. C'est quand même c'est c'est c'est quand même un peu préoccupant, voyez-vous. Arnaud Pericard, effectivement, on a été fouillé sur l'évolution du déficit de la sécurité sociale pour voir ce dont parlait concrètement Édouard Philippe.

C'est stupéfiant. avant la crise du COVID, effectivement le déficit de la sécurité sociale, regardez ce qu'on avait réussi à faire 1,4 milliards, il y a eu la crise du Covid après on a réussi choc inflationniste qui a boosté les retraites, ne l'oubliez pas. Mais c'est ça, mais sauf que là, il le dit en 2026, on va avoir un déficit de la sécurité sociale qui va être pire que sortir du Covid en 2022.

Vous pouvez transposer cette courbe là avec celle du budget de l'État. Vous êtes à 2.6 fin 2019, debout début 2020.

Vous êtes quasiment à moins de 6 % ou on tangente les 6 %. Et vous pouvez nous expliquer simplement pourquoi on y arrivait en 2019 et là on y arrive plus. Ben parce que il y a eu une volonté politique conjointe honnêtement, celle du président Emmanuel Macron et celle d'Edard Philippe qui était son premier ministre hein.

Il y avait cette volonté et cette détermination à lutter contre les les déficits avec une dimension, il l'a rappelé Philippierre générationnelle. Mais qu'est-ce qu'on laisse à nos enfants ? On leur laisse une dette carbone sans comm une mesure.

On leur laisse une dette sociale retraite. On demande à moi je vais demander à mes enfants de payer leur retraite. Non, je réponds à cette question.

Pourquoi on y arrive en 2019 ? Pourquoi on y arrive en 2019 ? Parce qu'il y a une volonté politique qui s'exprime et qui fait de la lutte et du combat contre les déficits, le cœur de son action, le principal moteur de son action politique.

Et ça n'a plus été le cas depuis le Covid et ça n'est encore plus le cas aujourd'hui et qu'on a quelque part un peu, on l'a dit tout à l'heure, un budget de renoncement. Le budget de l'État, le budget social est un budget de renoncement sur lequel on lâche sur un certain nombre de mesures et on pense que l'argent magique, c'est-à-dire celui du prélèvement obligatoire, celui de la fiscalité viendra apporter une réponse presque magique. Il n'en est rien.

On on accueille Éric Momi, PDG du groupe April qui nous rejoint, coinitiateur d'un mouvement patronal qui s'appelle Trop, c'est trop. 2000 signataires d'une tribune publiée début novembre 2025 dans l'Express. 2000 patrons qui disent trop, c'est trop.

Merci d'être avec nous. J'ai j'ai une question là parce qu'on on est en train d'explorer Éric Momi, les raisons pour lesquelles euh finalement il y a plus cette rigueur qui semblait obséder Emmanuel Macron à l'époque où Édouard Philippe était son premier ministre. On parle d'une époque où le budget de la SC était quasiment stable.

Bon, un petit milliard de déficit 2019, c'était rien du tout. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Est-ce que c'est que que que la gauche des pensières incarnée par Olivier Fort Boris Vallot est en train de tirer vers elle la gouvernance de la sécurité sociale par le le l'exécutif ?

Pourquoi est-ce qu'on dérape maintenant ? Alors pourquoi pourquoi est-ce qu'on dérape ? parce que je crois qu'on a cru pendant 2 3 ans jusqu'au Covid qu'on avait un président qui allait être réformiste, ça a été très bien dit ici, qui allait s'attaquer à un des mots de la France qui est la dépense à toutva et les taxes encore un peu plus.

Et puis il y a le le Covid qui est arrivé puis on a renoué avec quelque chose qui a un mal français depuis des décennies, je vais dire depuis 1981, peut-être même un peu avant, selon où on se place, qui est l'étatisme. Et l'étatisme, ça consiste à quoi ? Ça consiste à penser que l'État peut tout résoudre.

Ça consiste à penser que les entreprises puisque c'est elles que je représente aujourd'hui, pour qui je viens parler sont un espèce de mal nécessaire en oubliant juste que on finance ce modèle social. Je vous entendais tout à l'heure sur les sujets de santé. Il se trouve que l'entreprise que je dirige après est au cœur des sujets de santé.

Je vous entendais tout à l'heure. Alors moi je vais donner un exemple très concret. Euh on a l'assurance maladie qui enquille les déficits depuis extrêmement longtemps.

On tutoie des sommets maintenant et puis à côté de ça, vous avez des organismes complémentaires qui sont caricaturés en permanence. En permanence, on vient de dire, ils augmentent les cotisations. On oublie juste que on leur met des taxes.

C'était pas taxé. Il y a il y a 10 ans, on est à 15 % de de taxes sur les complémentaires santé. On leur transfère les choses que la sécurité sociale peut pas prendre.

Et pendant ce temps-là, il y a des euh des en l'occurrence des entreprises qui euh disent "Mais nous, vous savez, on peut aider sur les parcours de soins et pas simplement pour peser sur euh euh les les euh les honoraires des médecins qui sont pas très élevés, mais pour améliorer les parcours de soins, il y a un sujet, la prévention santé, le président de la République en a fait l'alpha et l'oméga de la politique de santé. On a rien vu depuis 2022 avec sa réélection. les les organismes complémentaires, ils sont exceptionnels.

C'est eux qui font de la prévention santé. C'est pas la c'est pas la la sécurité sociale. Elle a rien fait de tangible.

Ce que je suis en train de dire simplement, je suis en train d'illustrer le fait que l'entreprise dans ce pays a plein de choses à dire. Et ce mouvement trop c'est trop, Édouard Philippe dit j'en peux plus. Bah nous, on dit nous non plus.

On a dit ça par trop c'est trop. Et les entreprises, elles sont au service de ce pays. Elles peuvent pas être caricaturées en permanence. parle aussi du comportement des des patients des Français.

C'est une un des sujets qui nous préoccupe. Le droit de tirage permanent conduit invariablement à la situation qu'on connaît puisque on nous raconte sur tous les tons et pardon de le dire aussi clairement mais la droite pense à gauche dans ce domaine. Ça fait 40 ans qu'on nous répète que c'est gratuit.

Non c'est pas gratuit. Il y a quelqu'un qui paye. Et je je fais Et quoi ce que vous dites ?

On se targue en France d'avoir ce qu'on appelle le reste à charge le plus bas de tous les pays de l'OCDE. Et comme si ça suffisait pas, on est allé avec la réforme du 100 % santé. Alors là, on a vraiment fait, excusez-moi l'expression, je veux éviter les caricatures, mais on rase gratis.

Plus personne n'a conscience de ce que coûte effectivement l'assurance maladie en France. Alors moi je suis par il aurait fallu doubler les il a il aurait fallu doubler les franchises médicales. Oui bien sûr.

Je je d'ailleurs quand j'entends que Terranova euh était pour cette mesure, ça en dit long parce que c'est généralement pas les plus en pointe sur ces sujets. Ça ça en dit long sur l'incapacité qu'on a en France à affronter les vrais problèmes. Et moi je me permets juste de dire que le mouvement de de 2000 patrons un peu plus même signataires de cette tribune, il a pas trop c'est trop.

On n' pas vocation nous à faire de la politique et à prendre le pouvoir. J'ai entendu un ancien ministre dire il faut que les patrons aient leurs candidats. Non, nous on va pas faire de politique.

Nous tout ce qu'on veut faire c'est rentrer dans le débat. On a été absent jusque-l nous a pas entendu tout simplement parce que et on a laissé quelque part la place à la stigmatisation. Le récit de l'entreprise, il est porté soit par la gauche, je fais pas de commentaire, soit par des politiques qui sont normalement de tendance un peu plus libéral et quand l'occasion se présente viennent s'essuyer les pieds sur les entreprises.

Je le dis aussi, je je le dis de façon un peu un peu forte. Le travail de Sébastien Lecnu, il fallait trouver un compromis. Deux premier ministres avant lui sont tombés à faute de compromis.

L'Assemblée nationale, elle est ce qu'elle est par le vote des Français. Donc soit on trouve des compromis et on essaie d'avoir un budget, soit est-ce que c'est pas plus catastrophique pour la France ? C'est ce que disait, je vous laisse l'écouter le ministre de l'économie d'abord et vous nous direz ce que vous en pensez.

Si ce budget de la SQ, comme on l'appelle, n'est pas voté, ben ça veut dire qu'on va vers une SQ avec un risque de dépenses et de déficit hors de contrôle. Pour fixer les idées hein, le déficit c'était il y a 15 milliards 15 milliards d'euros il y a un an, on est au-delà de 20 cette année. On est combien ? 23 en 2025 à peu près.

Et l'objectif c'est d'être en dessous de 20 mais si on n pas de budget de la sécure, on ira à 30. Ça veut dire que le déficit de la sécure aura doublé en 2 ans. Ça c'est un déficit hors de contrôle.

Il faut l'éviter. On peut voir aussi le verre à moitié plein. C'est-à-dire que Sébastien Lecnu, il a réussi à trouver un compromis.

On verra ce soir si son budget passe. Mais imaginons qu'il passe. Ça fait 20 milliards de défit cite sur la sécurité sociale.

Effectivement, c'est trop. Mais si jamais le budget ne passait pas, c'est ce que dit le ministre de l'économie, ce serait 30 milliards. Est-ce que Est-ce qu'on est moi je souhaite qu'il passe ?

Je vais quand même le dire. Je je pense que on l'a on l'a tous compris. L'instabilité politique, l'instabilité économique, l'instabilité fiscale, il y a pas pire pour le business.

On est rentré dans cette instabilité dans un chaos littéralement. à à la suspension de la réforme des retraites par exemple. Non, je suis pas favorable à la suspension de la réforme des retraites.

Je préfère ce budget qui est un mauvais budget au chaos pour faire écho à ce que vous madame le chaos qui nous attend. On est certain parce que je me méfie aussi de l'instrumentalisation politique par ceux de par par par l'entourage d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecnu. Est-ce qu'on est certain que si ce budget n'est pas voté ce soir, ce sera le chaos ?

Est-ce qu'on est certain que le budget précédent n'était pas finalement mieux que ce budget qui ne satisfait personne ? Moi, j'ai croisé des patrons qui m'ont dit finalement on en arrive à se dire que ce serait peut-être pas mal que par un dispositif réglementaire bien connu institutionnel on revienne au budget précédent plutôt que celui-là qui nous va pas du tout. La suspension de la réforme des retraites, c'est calamiteux, c'est des milliards et cetera.

Est-ce qu'on est certain que si ce soir il n'est pas voté, ce sera le chaos ? Moi, j'en suis pas convaincu. Il était pas il y a un an, il était pas voté il y a un an. de l'année dernière, il y avait pas de budget.

Alors moi je vais répondre à ça. Un, je suis certain de rien. Le pire n'est jamais certain certes, mais je veux juste vous remettre dans la situation dans laquelle nous chef d'entreprise nous trouvons depuis la dissolution de 2024.

On vit dans une instabilité totale. On a besoin de quoi nous chefs d'entreprise quand on veut investir ? On a besoin de clarté, on a besoin de stabilité.

Alors, je vais le dire très clairement, ce budget c'est un mauvais budget. Là, je m'exprime pas au nom des 2000 sénégataires. C'est une mosaïque d'opinion.

C'est signataires de la tribune. Je dis simplement qu'à tout faire, il y a des échéances électorales qui arrivent. Il y a un candidat en l'occurrence qui semble vouloir prendre des options libérales.

Nous, on va en tout cas le mouvement troc. Le 17 décembre, on réunit nos signataires Salgavau et on va annoncer la création d'une plateforme pour peser dans ce débat. Est-ce qu'il y a pas une pardon Valérie, est-ce qu'il y a pas une responsabilité quand même du MEDF ?

Il y a eu un conclave organisé par Bairou sur les retraites. Le MEDF a bloqué, il suffisait de rectifier, de remettre un peu de pénibilité et voilà et vous avez ajouté du vous chef d'entreprise du KO KO. Aujourd'hui, il y aurait pas eu de suspension des réformes, elle aurait juste été un peu améliorée sur certains points.

Oui, monsieur ne représente pas le M. Je ne représente pas le MF. Je crois que vous recevez des représentants du MDF, ils auront l'occasion de s'exprimer.

On parlait des chefs d'entreprise, est-ce que est-ce que vous ne trouvez pas quand même que c'est regrettable qu'il ait pas eu un aboutissement à ce conclave ? Alors moi je trouve beaucoup de choses regrettables et notamment un dialogue très compliqué entre le gouvernement et les chefs d'entreprise qui amène à des situations de posture, je le dis et et j'irai pas plus loin dans mon discours, qui nuisent au fait que il faut réformer ce pays. Mais très sincèrement, la voix de la réforme pour l'instant, je l'ai pas vu et je crois pas que ce soit la faute du MEDF.

J'ai j'étais je dirais le le même réflexe que notre camarade en plateau. Euh et par ailleurs, est-ce que quand bien même il y aurait pas de suspension de cette réforme des retraites ? Si elle était si bonne que ça cette réforme des retraites, pourquoi en faudrait-tu une autre en 2027 puis en 2028 ?

Parce que les comptes ne sont pas équilibrés. Donc la suspension, je comprends que ça heurte euh les convictions, les euh les les les préférences euh de beaucoup de patrons, de beaucoup euh d'hommes politiques. Mais d'une certaine manière, on va pas recommencer le débat sur la réforme des retraites là, je crois que on a on a beaucoup donné mais soupé ça, on en a assez soupé et puis je je vous rassure hein Pascal, la campagne présidentielle, on va en souper encore hein.

La campagne présidentielle, c'est de savoir comment on traite les retraités en France alors qu'on a un siècle un siècle d'intelligence artificiel face à nous, de progrès technique et technologique. Je vous ai donné la main mais faut pas me l'appliquer non plus. [rires] Pardon interrompu.

Donc voilà donc je je considère qu'il y a des responsabilités partout chez les chefs d'entreprise. Vous n'êtes pas au MEDF et vous n'êtes pas un porte-parole du MDEF. Mais c'est vrai que avec cette histoire du conclave raté à cause de l'intransigence d'une partie du MEDF, lui-même si je ne me trompe, et ben nous voilà dans une le bâtiment, on se trouve dans une difficulté que vous dénoncez maintenant sans doute à juste titre mais qui n'est pas seulement de la responsabilité ni du gouvernement ni des politiques.

Tiens, pour une fois, je vais les défendre. C'est vrai. Et moi je vais revenir sur une réforme qui a été abandonnée au moment du Covid alors qui suffisait de la suspendre puisque visablement on sait suspendre les réformes des retraites.

On avait mis la France dans la rue pour voter une réforme systémique à point qui allait beaucoup plus loin que la réforme euh franchement je vais la qualifier de réformette sur laquelle on essaie de revenir aujourd'hui. Cette réforme elle a pas été suspendue, elle a été abandonnée. Et moi là j' j'en appelle à la classe politique en disant ayez du courage, ayez du courage, essayez quand vous avez défendu des positions, mis la France dans la rue de vous pas ignorant de la grande schizophrénie française.

Arrêtez franchement même moi qui suis favorable à la réforme, je suis favorable à ce qu'on parte, je sais pas du un âge limite de la retraite à 69 ans à l'Allemande, secrètement dans mon territoire intime. Je rêve d'arrêter de travailler à LCI dès cet après-midi et de partir à la retraite parce que je suis comme tous les Français schizophrènes. Ah oui, en public à la fin des des repas de famille, on est là.

Il faut partir à la retraite comme les Allemands, c'est plus possible, il y a plus assez d'actifs. Et puis dans mon territoire intérieur, je peux vous dire une chose, c'est que je pense radicalement le contraire. On vous pouvez rien contre ça.

C'est la tragédie française. Nous sommes schizophrènes. Le Covid, parlons du Covid aujourd'hui, il est communément admis puisque c'est le Covid qui met la sécu dans le rouge en partie, hein.

Bon, il est communément admis que le quoi qu'il en coûte, c'était formidable hein. Et que grâce au quote, beaucoup ont survécu. Mais enfin, franchement, regardons à côté de nous.

Il y a eu des quoi qu'il en coûte en Allemagne, en Espagne, en Italie. Ces pays ne sont pas idiots. Ils n'ont pas laissé crever leur tissu économique, industriel, les artisans, les commerçants, les PME, ils ont pas laissé crever.

Simplement, c'était un quoi qu'il en coûte beaucoup plus mesuré. J'ai adoré le premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui au moment du Covid a dit "Ah, on peut pas faire comme la France, on n'est pas un pays riche." J'ai adoré mais bon sang s'est comporté comme un pays richissime.

Personne ne va chercher Emmanuel Macron sur ce sujet en lui disant "Monsieur Macron, vous avez peut-être été un tout petit peu excessif dans le quoi qu'il en coûte. C'était bien le quoi qu'il en coûte mais alors il a coûté beaucoup votre quoi qu'il en coûte Oui oui on en a parlé mais il y a eu aussi le problème c'est que ça provoquer un changement d'état d'esprit puisque les arrêts maladies n'ont jamais été aussi nombreux qu'ils le sont aujourd'hui. Il y a un rapport au travail qui a été complètement transformé et et le le problème il est aussi en partie en partie là.

Et je vous parle pas de mes copains restaurateurs, j'en ai deux ou trois qui étaient eux-mêmes stupéfiés de toucher, de percevoir ce qu' per sûr. Il y a des gens qui ont plutôt fait fortune grâce à ce quoi qu'il en con peut-être pas fait fortune mais en tout cas qu' une meilleure situation après à ce que l'exploitation aurait aurait dégagé. Mais on n'échappera pas juste d'un mot monsieur Pericard, on n'échappera pas au débat sur le travail.

Si on veut maintenir puisque c'est quand même le sujet là, la sécurité sociale, si on veut maintenir la protection sociale par le travail euh tel qu'on l'a aujourd'hui, il faudra travailler beaucoup plus en quantité, en qualité. Oui, mais faisant une différence entre les les jobs comme le nôtre où on est là confortablement assis et ceux qui travaillent dans le bâtiment où certains dont la pénibilité n'est pas reconnue et qui ont besoin par il y a pas que sur la typologie des travail, il y a en fonction de l'âge du travail, on peut admettre dans la société qu'elle a nôtre qu'on va peut-être travailler un peu plus entre 25 et 40 ans et un peu moins entre 60 et 67 ans. Il faut qu'on module tout ça et qu'on regarde.

Je voudis juste faire une petite un petit commentaire parce qu'on a évidemment beaucoup parlé de la suspension de la réforme de retenne. On n pas parlé de la petite hausse de la CSG sur le prélèvement forfaitaire unique et l'impact que ça va avoir. Parce que ça c'est important.

Pourquoi c'est important ? Parce que il y a une mesure qui a été prise il y a quelques années. Vous êtes chef d'entreprise, vous le savez, c'est le prélèvement forfait unique.

C'est la fiscalité unique que vous payez sur vos plusvalues, sur vos dividendes. Et ça c'est important parce que c'est une mesure qui est très lisible par les patrons, par les actionnaires, par les investisseurs étrangers. Et à partir du moment où vous commencez à détricoter ce mécanisme-là, ce qui est prévu avec la hausse de la CG dans ce PLFSS, vous allez commencer à faire de la règle fiscale quelque chose que l'on ne comprend pas et ça va générer euh à mon avis une espèce d'illigibilité euh pour les investisseurs qui vont euh intervenir en France.

Et ça c'est un point qu'il faut avoir sur le radar. Est-ce qu'on peut parler Valérie Ataf de de la gauche ? Moi, j'aimerais bien qu'on parle de la gauche parce que on a on a des discours qui sont passionnants des des socialistes là maintenant qui sont extrêmement concertatifs.

Jérôme Ged a dit très récemment que franchement il y avait des gens qui s'opposaient à cette à ce projet de budget de la sécurité sociale, mais que c'était certainement pour des raisons partisanes, que il fallait être concertatif, dialoguer, c'est c'est c'est une volte face incroyable quoi. et et j'ajoute que Bruno Rotaillot a dit ben c'est quand même un holdup fiscal parce que franchement le pays n'a jamais été autant à droite et pourtant et bien c'est la gauche qui se satisfait d'un budget qui correspond un peu à ses visés. Donc euh oui, il y a il y a quand même un un une espèce de cont-temps assez intéressant là qui se joue.

B peut-être est-ce que le Parti socialiste dans la perspective des échéances qui arrivent h a envie de redevenir un parti de gouvernement et donc réaliser un compromis. Un compromis par définition ça ne fait plaisir à personne. Voilà, c'est sinon c'est un mauvais compromis.

Donc le Parti socialiste a décidé de jouer le jeu euh dans une ambiance, on va le dire pour le moins éruptive à l'Assemblée nationale. Je vous rappelle qu'il a failli avoir un incident, une confrontation physique entre un député de la France insoumise et un député du Parti socialiste pendant une des séances de soirée sinon de nuit il n'y a pas très longtemps. Donc le Parti socialiste a décidé de tenir sur sa ligne qui était d'essayer de faire passer les budgets en obtenant des concessions.

Bruno Retaillot et Bruno Retaillot de son côté une fois de plus, il est sénateur, il n'est pas il a pas il n'a pas accepté cette négociation. leur envoqué a pu revendiquer des victoires. Euh bon après vous je comprends ce que vous dites mais avouz c'est assez savoureux, c'est que c'est ces mêmes parlementaires qui s'étaient alliés à la France insoumise il y a pas si longtemps que çaou les mêmes les mêmes hommes avec les mêmes convictions, les mêmes hommes avec les mê mêmes femmes avec passé des choses depuis il s'est passé des choses.

Et d'ailleurs Barnier lui, il avait discuté, il avait discuté avec qui ? Il avait discuté avec le rassemblement national, il est tombé au bout de 3 mois donc ça n'a pas été non plus très concluant. Apparemment, ça ne le sera plus cette fois-ci.

Et les socialistes, ils ont aussi fait des concessions sur leur demande. Ils ont abandonné la fameuse taxe Zuxman que Pascal Perry adore. [rires] Je l'aime moi je je vous trouve je vous trouve je ne vous trouve pas assez sévère et assez dur avec on on les souvent avec les LR les socialistes ont fait une volte face qui est assez remarquable de la chorégraphie politique vous avez raison mais en même temps du côté de l'exécutif on n'est pas mécontent d'avoir décroché le PS de LFI.

Bah oui, voilà, c'est ça le sujet. Elle a raison Valé avant avant d'avoir avant d'avoir la proportionnelle qui aurait permis une forme de libération dans les alliance. Et par ailleurs, le RN euh Sébastien Lecnu a décidé de ne pas se mettre dans la main du RN contrairement à Michel Barnier.

Mais regardez le RN, les airements idéologiques pardon de le dire budgétaire économique et financié pour une forme d'ISF. Hm euh pardon, ça vous plaît peut-être ? Moi ça j'ai pas de j'ai pas d'opinion sur la question mais non mais il y a eu des alliances de circonstances invraisemblables et il y a aussi euh on peut être sévère comme vous voulez être sur le Parti socialiste, on peut être sévère sur le LR, on peut être sévère sur le RN, on peut être sévère, on peut être sévère sur chacun des groupes.

Il y a ceux qui ont choisi de prendre le pouvoir qu'on leur donnait à l'Assemblée et ceux qui ne l'ont pas choisi. Le PS décidé de revenir dans le sillon d'un parti de gouvernement. C'est bien pour la démocratie quoy.

Exactement. Et surtout ils ne veulent pas de dissolution. Ils ne veulent pas de dissolution.

Ils je suis moins sûr au PS. Non, ils veulent pas dissolution. Je suis pas sûr.

Pas tellement envie de dissolution. Ouais, ils pas sûr parce que là ils ont pour des raisons qui sont peut-être pas toujours très avo les experts. Les équilibres à gauche serait pas nécessairement les mêmes.

Voilà. Moi je pense que le PS a le vent dans le dos et que LFI a le vend de face quoi. Non.

Oui oui en il y a quand même eu un un certain nombre de triangulaires qui sont permis à des sociétés. Moi j'avais le sentiment, je sais pas si vous partagez mon opinion Arnaud Piercard, j'avais le sentiment qu'après tout ce battage qui a été entrepris par François Baou, faut le lui reconnaître, c'est-à-dire attention, on va dans le mur, la situation est cataclysmique. On tout le monde le dit depuis des années, mais je sais pas pourquoi.

Sociétalement, soudainement, il y a eu un carrefour, les Français l'ont entendu. Les Français ont entendu ce qu'a dit Bairou et par la suite ce qui a été repris par les politiques sur notre déficit, sur notre dette abissal et cetera. Je je trouvais qu'il y avait un moment sociétal intéressant pour que les parlementaires s'emparent du sujet et que pour une fois on ait des budgets un peu sévérisé quoi.

C'est tout le contraire qui se passe. Je parle de la gauche, c'est tout le contraire qui se passe. Une prise de conscience de nos concitoyens et on le voit nous dans nos villes, dans nos communes, on le voit effectivement cet effet de on n'en peut plus, çaen est assez.

Il faut bien un jour ou l'autre qu'on arrive à résoudre ce problème là. Moi, j'ai même entendu des gens me dire "Mais très bien, au pince sec et à l'eau pendant 3 ans et après on passe à autre chose." Enfin, on aura peut-être résolu ce problème.

Il y avait il y avait un effet d'OB pour le saisir. C'est pas le chemin politique qui a été choisi par le premier ministre. On le regrette, on le dit.

Je ne sais pas si ça sera suffisant à saisir suffisamment les consciences, mais on regrette que ce moment-là ne soit pas un moment de prise de conscience et de réaction politique. Merci beaucoup. vous.

Merci en tout cas d'être venu Arnaud Pericard et Éric Momi sur notre plateau cet après-midi. On reparle du budget bien évidemment au cours de l'émission parce qu'on est on retournera à l'Assemblée nationale [musique] voir quels sont les consignes de vote notamment du côté des écologistes puisque la chef de fil des députés écologistes nous donnera en exclusivité [musique] sur LCI sa consigne. Ce sera aux alentours de 13h30.

En attendant on vous parle de cette tempête médiatique à l'Élysée. Voà. Ouais effectivement la première dame qui est allée assister à un spectacle de l'humoriste Harry Habitant. [musique] s'en est pris à des féministes activistes et les a insulté.

Et cette polémique est en train de monter dans la société française. On en parle dans un instant. Valérie Trier Veller souhaitait réagir.

Elle a réservé sa réaction à LCI parce que vous avez été très sollicité ce matin. [musique] C'est très gentil. Ben on vous écoutera avoir connu un peu l'histoire des polémiques donc experte sur le sujet désormais.

À tout de suite. [musique] Mesdames, messieurs, nous avons autour de la table Valérie Triervilleer, journaliste et écrivaine. Rebonjour.

Pascal Perry, éditorialiste économique et qui est avec nous. Rebonjour. Valérie Ataf, éditorialiste politique à LCI.

Rebonjour. [musique] Une coprésentatrice de talent. Rebonjour Magalie Lunel.

Bonjour. On va parler d'une vidéo qui fait sacrément réagir sur les réseaux sociaux. Je vous explique le contexte.

On était dimanche soir au Folie Berger. C'est une salle de spectacle dans le 9e arrondissement de Paris. Brigitte Bacron avait décidé de venir apporter son soutien à Harry Abitan.

C'est ce comédien qui était remonté sur scène il y a quelques semaines, quelques mois maintenant après une absence de 3 ans. Pourquoi ? Parce qu'il a été accusé de viol ce comédien et à deux reprises, la justice s'est prononcée pour un non lieu.

Sauf que pour des militantes féministes, un non lieu ne vaut pas acquitement. Et donc régulièrement, elle perturbe ses spectacles. Samedi soir, ça avait été encore le cas.

Spectacle perturbé. Donc Harry Habitan confie à la première dame la peur que son spectacle encore une fois soit perturbé. Et voilà la réponse de la première dame.

Je me permets de la lire. S'il y a des sales connes, dit Brigitte Macron, on va les [ __ ] dehors. Surtout des bandits masqués.

La tempête médiatique a aussitôt pris et l'entourage de la première dame a voulu un petit peu expliquer le contexte et voilà la justification. Il ne faut pas voir dans cet échange qu'une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé masqué le spectacle d'Harry habitant. Bandit Masquet, moi qui n'ai pas vu les images, Bandy Masquet, c'est parce que c'était des activistes qui avaient un masque.

Oui. Dar habitant Darry habitant. Euh première réaction.

Alors Valérie Triver vers l'UR d'ailleurs d'abord pour commencer, il y a la justification. Vous nous direz ce que vous en pensez mais d'abord les mots de Brigitte Macron qui insulte donc des militantes féministes. Alors il y a deux choses.

D'abord moi je suis partagée parce que je je la connais assez bien et surtout je je sais que la situation dans laquelle elle est pas facile de toute façon d'être sans arrêt sous observation. Il faut savoir qu'elle est d'abord très naturelle. H elle parle de façon très naturelle quand et et et elle veut se montrer le moins possible. parce qu'elle sait comme elle est naturelle, elle peut déraper à tout moment.

Ensuite euh moi je pense que quand on déclenche un incendie comme ça, il y a qu'une solution, c'est le jet d'eau. Pour l'éteindre, il faut éteindre l'incendie. Donc il faut qu'elle s'excuse.

Moi, j'aurais préféré qu'elle dise euh qu'elle regrettait ses propos, la façon dont elle l'a dit et puis surtout quand on blesse quelqu'un, c'est qu'on a eu tort de le dire. Et là, elle n'a pas seulement blessé les féministes, ces néo féministes qui peuvent être très activistes et qu'on peut d'ailleurs, on peut désapprouver. leur façon de faire.

Mais elle a aussi choqué beaucoup de femmes et sans lui faire offense, je pense qu'il y a un problème de génération. C'est-à-dire qu'à l'âge qu'elle a, elle ne comprend pas aujourd'hui toutes ces jeunes femmes qui ne supportent plus toutes ces femmes qu'on créé le mitou, tout ce mouvement et elle ne comprend pas ce mouvement-là. Elle est de cette génération, elle est plus jeune mais un peu plus jeune mais que Catherine Deu Carole Bouquet, vous savez qui défendent à chaque fois ces hommes qui ont été accusés de viol.

Bon, cela dit euh Harry habitant, il est euh il a eu un non lieu, hein. Ça n'est pas totalement innocenté. Vous savez que confirmé en appel.

Confirmé en appel, mais parce qu'il n'y a pas de preuve. C'est ça la difficulté. Vous savez sur 114000 plaintes, il y a eu 1300 condamnations l'année dernière ou il y a 2 ans. 1300 condamnations pour viol.

C'est très difficile de prouver le viol. Hm. Pour en revenir à Brigitte, elle est tellement naturelle que euh nous nous sommes retrouvés il y a un mois de ça pour la création de l'Institut Charco.

La campagne de publicité contre la maladie de Charco, c'est un doigt d'honneur pour dire fuck à la maladie. Elle pose avec les personnes en fauteuil roulant et elle fait le doigt d'honneur. H son chef de cabinet arrive, il était derrière, il était furieux en disant "C'est c'est honteux, il fallait pas lui faire faire ça." Personne lui a demandé de le faire.

Elle l'a fait toute seule. Et et c'est vrai que peu de temps après, la photo, elle est elle est détourée et on la retrouve sur les réseaux sociaux toute seule en train de faire le doigt d'honneur et pas les personnes handicapées malades à côté d'elle. Voilà, c'est elle est ça peut se retourner contre elle mais c'est vrai que ça s'est retourné vocabulaire a pas forcément étonné de sa part un vocabulaire qui a a pu choquer parce que non parce que je la connais mais malgré tout je pense que ça n'est pas adapté vous savez en plus elle est professeur de lettrre donc des de belles lettres elle a fait un elle a fait un mémoire sur l'amour courtois donc voyez on en est loin mais surtout je pense qu'elle ne comprend pas ses mouvements surtout surtout c'est terrible quand on prend une phrase et qu'on l'extrait de son contexte moi je partage votre opinion je trouve ça inélégant Si j'avais été à sa place, j'aurais présenté mes excuses aux activistes féministes, mais je je suis pas certain qu'elle soit du calibre des femmes que vous évoquiez tout à l'heure.

C'est ces ces comédiennes qui sont d'une autre époque et qui d'une manière systématique vont vont vont vont je sais pas défendre de par Dieu. Je suis pas certain qu'elle soit là-dedans aussi. Je pense que c'est aussi une femme qui sur elle s'est exprimée sur les combats féministes elle a été capable de soutenir en d'autres circonstances des combats féministes avec un certain courage.

C'est pour ça que quel à quel moment là elle en tout cas elle elle met tout en l'air tout ce qu'elle a dit auparavant, c'est-à-dire ça paraît insincère aujourd'hui. C'est quand même très insultant et encore une fois ça ne touche pas seulement les féministes ou les néoféministes mais un peu toutes les femmes qui ont été aussi victimes d'agression sexuelle. C'est pour ça si jamais elle m'entend moi je lui redis qu'il vaut mieux. est un incendie ou alors aller se planquer dans le PC Jupiter le temps que ça passe.

Alors, écoutez juste la réaction euh justement de ce mouvement féministe qui est nous toutes qui intervenait ce soir-là au théâtre. Première réaction, regardez, pour nous, c'est vraiment un crachat qu'elle fait sur toutes les victimes de violence sexiste et sexuelle. Le message politique qu'elle envoie, il est quand même extrêmement choquant.

C'est vraiment un les victimes, taisez-vous, on ne vous croit pas. Elle montre qu'elle a vraiment choisi son camp aussi, le camp des puissants qui protège les puissants, le camp des agresseurs et et des violeurs. Nous, on attend rien de la première dame en tant que militante.

On entend pas d'excuses. On je pense qu'il y aurait même un doute sur la sincérité de ces excuses. Et vous avez vu tout ce mouvement féministe par exemple Judith Godche qui aussitôt a pris la parole sur Instagram et qui dit has salon.

Moi aussi je suis une salon et je soutiens toutes tous et toutes les autres. Alors moi je vais je vais pas prononcer pour ou compte, c'est pas mon c'est pas mon rôle. Il y a d'abord un problème sur le lexique.

Euh on le sait, en politique les les Français détestent le manque de maîtrise sur l'insulte euh parce qu'il considère que rappelez-vous Nicolas Sarkozi pendant 5 ans pendant 5 ans, il en a mangé de son cas-toi pauvrecon. Il est il était président, elle n'est pas présidente, elle est première dame. Donc ça c'est la première chose.

On pardonne peu de choses à nos politiques, mais surtout pas la vulgarité et l'insulte. La deuxième chose c'est que le crédau pour les compagnes ou pour les épouses de président c'est de ne pas gêner le président. Là, c'est un peu compliqué mais je pense que la violence des réactions à l'encontre de Brigitte Macron, elle est d'autant plus forte qu' avait eu avant la phrase de de d'Emmanuel Macron sur Gérard Pardieu.

Donc, il y a un côté, il avait apporté son soutien, il avait apporté son soutien à Gérard de Pardieu alors accusé de viol en disant que c'était un formidable acteur et qui et qu'il l'aimait. Je me rappelle plus exactement les termes. Et puis il y a autre chose concernant Brigitte Macron, c'est que elle était victime d'une atroce cabale euh la présentant comme son frère Jean-Michel Trogieux euh et deux victimes qui avaient attiré un peu de sympathie, elle passe à accuser.

Donc en terme de communication politique, c'est pas ma spécialité mais je trouve que c'est très compliqué. Et par ailleurs et dernière chose, je pense que l'opinion publique française en règle générale est sans doute moins choqué peut-être h en tout cas euh parce que les manifestations violentes après un un quelque chose de la justice, il y a des bons et des mauvais exemples. On peut on peut raller sur les manifestations contre Harry Habitant, mais rappelez-vous euh les quand Bertrand Kanta faisait des concerts, il y avait aussi des manifestations et il y avait beaucoup de soutien de la population.

À ce moment-là, c'est pas les mêmes affaires. Il y en a un qui a tué Marie Trintignan. Harry Habitan, à ma connaissance, n'a tué personne et il a été blanchi.

En tout cas, il y a eu un non lieu sur l'affaire dont il était accusé. Ça veut dire que les événements n'ont pas eu lieu, hein. Non lieu.

N'ont lieu. Ça veut dire que les événements n'ont pas eu lieu. Ça veut pas dire qu'il y a pas de procès, contrairement à ce que j'entends parce que ça commence à être détourné.

Même du Flot dit c'est pas non mais du Flot écologiste, les écologistes d'ailleurs n'ayant pas beaucoup de leçons à nous donner puisqu'ils ont coupé la tête de Julien Bayou sans procès et qui ne se sont jamais excusé après des commissions d'enquête les innocenté. Donc surtout pas de leçon de la part de ces gens-là. Mais le nonlieu ça veut ça n'a pas de rapport pardon avec l'acquitement.

Ça veut dire que les en droit, ça veut dire que les faits n'ont pas eu lieu. C'est aussi bête que ça. Donc ça pas lieu, pardon.

Décision de justice, point final. Pour compléter ce que disait Valérie par rapport quand elle a eu toutes subi toutes ses attaques l'accusant d'être d'être un homme, qui l'a défendu ? Les féministes, les femmes.

Et c'est en cela que les féministes ne peuvent pas comprendre. Entendu. Vous les avez pas entendu la défendre, c'est ça ?

Si, justement. Bien sûr. Surtout, prenez sur les ressaux.

Tout le monde la défendait à ce moment-là en disant que c'était une campagne ignoble. Donc elle a été défendue. Donc c'est très difficile à comprendre que cette première dame ne soutienne pas les femmes et les attaquent de cette façon-là.

Euh si elle avait dit les emmerdeuses déjà, c'était autre chose parce que ça perturbe. Voilà. Mais encore une fois, je veux pas trop charger parce que j'ai connu euh je sais ce que c'est que d'être dans l'œil du cyclone.

C'est très difficile à vivre et d'autant plus quand on a l'impression de déranger un un président dans ses affaires. Le le débat là qui sort de cette affaire, c'est euh le nonlieu est une décision de justice. Par conséquent, vous n'avez pas à venir embêter.

Ça c'est ça la lecture. La lecture sur laquelle elle peut se défendre, c'est uniquement celle-ci. C'est celle-ci.

Mais moi, je vais vous dire, moi je n'y seraiis pas allé au spectacle de Harry Habitant parce que quand on lit quand même la description de l'accusation de viol, alors oui, il y a eu le nom le non lieu et et donc et le choc post-traumatique a été reconnu par la Exactement. Donc il y a pas il y a pas rien eu, il y a vraiment eu quelque chose. Bon voilà, la justice ainsi.

Moi j'étais à une remise de décoration hier soir. Harry Habitan était là, il est venu me dire "Bonjour, je je me suis éloignée aussitôt, vous voyez, c'est pas très courageux hein, mais j'ai voilà ce que j'ai fait. H écoutez, un autre une autre prise de position, c'est Sibet NDI qui était sur notre plateau ce matin, vous savez, l'ancienne porte-parole du gouvernement, ancienne conseillère d'Emmanuel Macron.

écouter son point de vue, va être en total soutien de Brigitte Macron parce que regardons les circonstances dans lesquelles cette vidéo qui a fuité a été réalisée. On est dans un moment privé, c'est-à-dire que la première dame n'est pas en train de représenter la France ou le président de la République. Elle n'est donc pas dans une posture qui est publique.

Ça c'est le premier élément. Et le deuxème élément de contexte général, en l'occurrence, on a là un mouvement féministe qui a bien le droit de manifester quand il veut manifester. Mais je veux juste rappeler, et vous l'avez très bien dit, Carry Habitan a bénéficié d'un non lieu dans l'affaire qui lui était reprochée.

H une dernière chose donc si Bet dit que c'est un événement privé, oui, c'est un événement privé certes, mais elle peut en vouloir un réhabitant qui ne lui dit pas que c'est filmé par public à ce moment-là, il ne la prévient pas. Bah sans doute que non. Vous savez justement quand on regarde la vidéo parce que elle est disponible dans les réseaux sociaux, nous n'avons pas le droit de la diffuser.

Elle est disponible. Oui, mais ça peut être une vidéo pour euh pour l'interne, pour lui, je sais pas. Apparemment, elle aurait fait attention si elle avait été prévenue.

Franchement là là, on a l'impression qu'elle elle est elle est piégée. C'est ce qu'elle dit. Elle dit c'est un événement privé.

Mais moi, je je encore une fois je lui conseille de dire je regrette d'avoir heurté. Voilà. Et puis et puis ça passe.

Et puis ça passe. Oui, enfin ça passe. C'est déjà devenu l'événement privé est devenu un événement politique.

Comment réaction commence par Mathilde Panu de la France insoumise. Non madame Macron, les militantes féministes ne sont pas des salcones et il est particulièrement indigne de tenir des propos d'un sexisme aussi crasse. Les militants féministes dans ce pays sont légitimes à demander à ce que enfin on puisse être à la hauteur des violences sexistes et sexuelles qui sont un fléau dans notre pays.

Évidemment sur les femmes mais aussi sur les enfants. Valérie, effectivement, vous vous l'évoquiez mais après une séquence comme celle-ci, c'est difficile pour pour Brigitte Macron de reprendre la parole ne serait-ce que sur le féminisme, sur les violences faites aux femmes. Ça vraisemblablement, en tout cas, je ne lui conseillerai pas, mais une fois de plus, je ne suis pas sa conseillère en communication ni politique ni euh générale.

Euh il faut quand même préciser que euh cette polémique, bon on en pense ce qu'on veut, certains sont très choqués, d'autres plus indifférents, euh intervient à la fin d'un mandat où le président de la République est à 11 % euh d'opinion favorable. Donc il y a une forme aussi de comment dire de Oui. de non mais de relâchement.

Non, je je parle pas de de Brigitte Macron mais dans ceux qui attaquent euh la présidente là c'est comme on dit euh en français c'est fa c'est fair game, c'est open bar. Donc évidemment ça choquera. Je suis assez d'accord sur le côté générationnel.

Je pense qu'il y a là une cassure générationnelle pour disons pour aller faire pour faire vite moins de 30 ans. C'est c'est l'affaire du jour. Oui, au-dessus de 30 ans, je suis moins sûre, enfin disons 35 40.

Il y a il y a là quelque chose euh de très important pour la jeune génération euh qui par exemple ne pardonne pas Géraldmanin, lui aussi bénéficiaire d'un non lieu euh l'affaire dont il a été accusé. Il y a il y a beaucoup euh de ressentiment sur ces affaires du côté de la jeune génération. Bien merci Valérie Nat pour rester avec nous les amis car dans une poignée de seconde et bien on va en savoir davantage sur ce jour J le vote du du du du budget de la sécurité sociale.

Vous savez que le calcul politique le le service politique d'CI a fait des calculs. Ça passe à quelques voies près. Quelques voies près.

Mais c'est encore une fois c'est [musique] très fragile. Dans un instant on aura quelque chose de très stratégique. la position officielle des députés écologistes.

Que vont-ils faire sur ce sur ce budget, mesdames messieurs ? On le saura dans une poignée de seconde. Restez avec nous, ce sera en direct sur LCI.

Il y a pas de générique. Vous êtes bien discipliné, vous attendez d'abord la musique et le générique pour parler. Bravo !

Voilà mesdames messieurs que vous soyez de gauche, de droite, du centre de nulle part ou d'ailleurs cette émission est encore plus la vôtre aujourd'hui que d'habitude car on va vraiment parler politique. C'est le jour J. C'est aujourd'hui que les députés votent ou pas.

C'est très serré le budget de la sécurité sociale et je peux vous dire que ça c'est une décision extrêmement concrète qui va directement toucher, [musique] impacter le quotidien des Français. Valérie Trierveller est aujourd'hui jour avec nous, journaliste écrivaine. Merci Valérie d'être avec nous.

Pascal PI, éditorialiste économique est avec nous également. Valérie Nataf, éditorialiste politique à LCI et de la partie comme bien sûr Nivin Potros qui va nous donner dans quelques instants les niveaux rafraîchis. Qui va voter pour ? qui [musique] va voter contre ce budget de la sécurité sociale avec derrière tout le psychodrame politique [musique] que vous imaginez bien évidemment et si jamais le résultat dans l'après-midi ou dans la soirée est négatif si on vote contre ce budget de la SQUID de Sébastien le cornu quid de ses ministres quid de la crise politique en France est-ce qu'on va dissoudre est-ce que le gouvernement le cornu va continuer jusqu'à la fin du quinquen d'Emmanuel Macron comme le pensent certains voilà toutes les questions qui sont là donc en grosse tension aujourd'hui.

Oui, c'est l'heure de vérité la grosse tension. Bah justement, on va voir comment ça se passe du côté du palais Bourbon. Tho petit, Gaspar Bunel, vous êtes sur place à l'Assemblée nationale.

On est à quelques heures de ce vote. On sait Nivine Potros, ça va nous dire dans un instant mais apparemment ça pourrait jouer à quelques voix près. Est-ce que vous sentez l'attention ?

Oui. Alors, pour l'instant, c'est un peu le calme avant la tempête. Pour l'instant, vous voyez cette salle des quatre colonnes qui habituellement est beaucoup plus remplie et qui était encore il y a à peine 1 heure.

C'est vidé parce qu'il n'y a pour l'instant plus de séance dans l'hémicycle. Et puis et ben vous je sais que vous aimez les coulisses mais tous les journalistes sont allés déjeuner parce que voilà forcément il y a une petite pause déjeuner un moment dans la journée. Mais euh pour l'instant et bien il y a toujours un groupe un groupe qui lui n'est pas encore allé déjeuner.

C'est le groupe écologiste qui est toujours en train de se réunir pour décider de sa position parce que il pourrait faire basculer ce vote du budget de la sécurité sociale. Tout à l'heure, les Républicains ont donc annoncé qu'il s'abstiendraient en grande majorité tout comme les députés Horizon. Mais si jamais les députés écologistes votent contre, et bien euh ça peut basculer.

Tout ce qui va se jouer, ça va être notamment euh sur Londam, vous savez les les plafonds de de dépenses de la sécurité sociale. C'est une revendication de le réhaussé de la part des écologistes. C'est ce qui peut euh les convaincre de s'abstenir.

Ça va se jouer à quelques voies tout à l'heure, probablement moins d'une dizaine de voix. Alors Thiba petit là, vous nous avez expliqué que tout est plutôt calme. Effectivement, il y a pas de séance. les les journalistes des jeunes sauf vous hein, n'oubliez pas quand même parce que le jeune intermittent ça a des limites. [rires] Thbait, il y a eu avant l'heure du déjeuner jusqu'à midi m 12h 13h, il y a eu des réunions parce que au sein d'un même groupe parlementaire les LR ou les socialistes, il y en a qui suivent ce qu'on leur demande de faire, la discipline des partis.

Puis il y en a d'autres qui disent "Bah non, finalement je vais m'abstenir." ou d'autres qui disent "Mais voter pour, je vais voter contre." En réalité, j'ai eu le sentiment qu'en fin de matinée, il était urgent de convaincre les derniers réticents soit à basculer dans un camp, soit basculer dans dans l'autre.

Vous avez assisté à ce à ce ce grand manège vous quand même. Il est juste à côté de nous, il est juste là. Alors, on n'y a pas assisté physiquement, mais en effet, on a eu quelques échos de ces réunions de groupe qui se déroulent à H clos en présence de la presse.

Et on sait que par exemple Laurent Voquier a essayé de convaincre ses troupes de voter ensemble pour pardon pour pour s'abstenir, excusez-moi, sur sur ce budget de la sécurité sociale. En revanche, vous avez raison, certains députés ne vont pas suivre la consigne euh du président de groupe et vont plutôt voter pour ce budget de la sécurité sociale. Même chose chez Horizon.

Édard Philippe avait passé la consigne dès hier soir sur LCI d'ailleurs que de qu'il demanderait à ses députés de s'abstenir. Et bien, on sait qu'il y en a quelques-uns qui envisagent de voter pour non pas pour soutenir forcément ce budget de la sécurité sociale qu'il juge imparfait mais parce qu'il refuse d'être les artisans du chaos comme on a pu les qualifier ces derniers jours. Et donc il souhaitent que ce budget de la sécurité sociale soit adopté pour que la France ait un budget à la fin de l'année.

Merci beaucoup Thbo. Vous l'avez dit donc le groupe écologiste est toujours en réunion. Que va faire ce groupe ?

Est-ce qu'il va voter pour ? Est-ce qu'il va voter contre ce budget ou ce sera peut-être l'abstention ? Cyriel Châelin la chef de fil des députés écologistes nous réserve sa réponse.

Ce sera dans quelques minutes donc sur LCI. On suivra ça avec attention. En attendant vous avez compte Nivine.

On en est où de ce cassetête ? Est-ce que ça peut passer ou pas ? Alors je rappelle il y a 577 députés.

Donc quand il y a 177 députés, on dit ça va être simple de dégager une majorité ou pas, ça pas jouer à 5 voix près, à 10 voix près. Ben si, et si et si et si et si ça pourrait se jouer à seulement h voies d'écart, ça risque d'être très compliqué pour Sébastien Lecnu. Alors, on sait déjà les positions des uns et des autres.

Par exemple, le Rassemblement national, c'est évidemment très clair. Ils vont voter contre, ils l'ont toujours dit, ça fait 123 voix contre. On sait que leurs alliés du parti d'Éric Sieti vont faire de même.

Ça fait 16. À l'extrême gauche, pas de surprise non plus. La France insoumise l'a dit, l'ensemble des députés du groupe va voter contre ce budget.

Ce sera quasiment la même chose à l'exception de trois députés pour le groupe communiste. Si on fait les calculs, ça fait 224, retenez bien ce chiffre, 224 voix contre au minimum. H À l'inverse, on sait évidemment que certains vont voter pour dans le camp présidentiel, notamment l'ensemble des députés du groupe Renaissance tout comme l'ensemble des députés du modèem.

Ça, il y a pas de surprise pour le porter pour le Parti socialiste, parton, on sait qu'Olivier Fort a obtenu des gages suffisants. A priori, bien là aussi tout le monde va respecter la consigne, tout le monde ou presque parce qu'il y a deux députés socialistes qui a priori vont plutôt s'abstenir parce qu'ils ne veulent pas être associés tout simplement au gouvernement. On sait aussi que Sébastien Lecnu pourra compter sur le soutien du groupe Liot.

Là aussi, la consigne a été rappelée ce matin, il faudra voter pour là encore droit de réserve un député qui n'est pas totalement convaincu. Si on fait les comptes, je vous ai dit que ça faisait 224 contres et pour les pours et bien ça fait 215. Donc pour l'instant en l'état ça ne passe pas.

Ça ne passe pas. Sauf qu'il y a on attend quelques réponses encore. Évidemment, on attend d'abord la droite, la droite républicaine.

Là encore, Laurent Voquier a donné une consigne très claire à ses troupe. C'était un peu avant-midi. Il faudra voter l'abstention. 35 d'entre eux vont le faire.

Deux vont voter contre parce qu'ils ne veulent pas être associés, par exemple, à la suspension de la réforme des retraites. D'autres pourraient voter pour parce qu'ils sont finalement assez proches du camp présidentiel. C'est exactement la même chose chez Horizon.

Hier soir, Edard Philippe a donné une consigne très claire. On s'abstient. Sauf que, sauf que bien certains députés horizon, ils sont six d'après les calculs du service politique, et bien six d'entre eux pourraient être tentés de voter pour le faiseur de roi, si vous me permettez l'expression, ça va être le groupe écologiste dont on attend évidemment la consé d'ici quelques instants.

Chez nous là, Cyriel Châelin d'ici quelques instants parce que si Cyel Châelin dit à l'ensemble des députés de son groupe, il faut voter contre là. Exactement. Mais alors pardonnez-moi parce qu'on vient d'apprendre effectivement Cyel Châtelin devait nous donner sa réponse à 13h30 en exclusivité.

On apprend à l'instant que la réunion est loin d'être terminée. Elle donnera sa réponse sur LCI mais plus tard. Mais à 16h. 16h.

Qu'est-ce que ça signifie ? Ça veut dire qu'il y a des frictions au sein du groupe. Friction ça veut dire que tout le monde n'est pas du même avis.

Mais de toute façon, c'est terminé cette époque là. L'époque où un parti politique disait "C'est comme ça" et tout le monde suivait. C'est terminé.

Aujourd'hui, pourquoi n'y a pas une liberté de vote dans chaque groupe et que chacun vote en son âme et conscience selon ses propres valeurs élu avec un politique sûr. Mais oui, mais enfin c'est fini la période des godillot comme on les appelait autre fois. Oui, mais en même temps un parti politique c'est pas un club de philatellie.

Bon, il y a il y a un programme, il y a un programme mais bon, on peut avoir raison. Vous êtes élu sur la base d'une promesse d'une proposition de valeur. Voilà.

Ben oui, à gauche, à gauche, il y a un truc qui va jouer, sont les municipales et à droite, il y a quelque chose qui joue, c'est la présidentielle. Donc avec ces contraintes là, euh ça devient difficile de prévoir. Moi, je pense que on est à + 10 - 10.

Je suis incapable de vous dire comment ça va jouer parce que il y a beaucoup de calcul de conviction aussi hein, je veux je veux je veux le dire. H aa beaucoup de conviction si la réunion des écologistes est si longue c'est sans doute parce que les uns et les autres ont des arguments à faire valoir. C'est plus facile quand c'est RN LFI ou ou l'UDR de d'Étioti parce que là le chef a dit il y a de la discipline de parti là il y a des chefs pour cheffer mais ailleurs heureusement c'est plus démocratique.

Non, les les écologistes sont en position euh difficile, voir très difficile, à deux ou trois endroits pour les municipales. Ils onuront ils auront besoin nécessairement du vote des socialistes. Alors, c'est Lyon Grégor Douset est en grande difficulté même avec les socialistes, je suis pas sûr qu'il soit réélu.

Il y a alors Bordeaux un peu moins. Bordeaux c'est Pierre Urm, c'est autre chose. C'est alors Grenoble, je pense que ça tiendra aussi parce que il a il a cultivé son territoire.

En revanche, Poitier Strasbourg. Strasbourg. leur Poitier madame Monconduit, il y a Tour aussi et puis il a Strasbourg madame Barséquian qui a commis la faute de se fâcher avec une partie de la de la population et s'il y a pas le vote des socialistes, les socialistes aujourd'hui vont voter pour s'il y a parce que c'est c'est un cas d'école un peu, soit les écologies se rangent du côté de la France insoumise, soit ils font une espèce d'alliance tactique au moins avec le Parti socialiste.

Sils ne font pas d'alliance avec le Parti socialiste et si si au contraire ils s'opposent là au vote, ça aura nécessairement des conséquences sur les effet de ralliment aux élections municipales du mois de mars. Oui. Voilà.

S'ils choisissent les socialistes ou les LFI bien évidemment dans les grandes capitales régionales quand il va falloir voilà les ralliments vont naturellement peut-être aller vers la direction qui est prise électorat socialiste historique voté pour un parti qui aurait provoqué l'effondrement du système l'absence de budget de la sécurité sociale avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer que est-ce qu'on peut juste préciser pour éviter que les Français se disent que il y a une sauterelle qui va arriver si le budget n'est pas voté c'est embêtant oui ça va plus long mais la navette parlementaire continue reprend très exactement la même chose pour le budget de l'État. Donc on n'est pas encore au bord du précipice, ça arrivera. Fais confiance les gens confiance a beaucoup de choses.

Une petite information qui nous parvient dans notre service police justice politique pardon pour justifier je vais y arriver le changement de timing du groupe écologiste. En fait Cel Châelin va poser une question à l'hôpital sur l'hôpital public lors des questions de gouvernement d'ici quelques instants. cette réponse qui va déterminer vraisemblablement le choix du groupe du groupe écologiste alors d'où finalement ce changement de braquet et d'où cette intervention cette consigne qui sera donnée cassé attendez attendez les amis elle va obtenir une réponse positive moi je je je franchement euh bon tout ça est intéressant c'est assez je dirais pas que c'est technique mais ça ça c'est vrai que ça engage notre avenir à tous je voudrais quand même qu'on revienne maintenant à la politique.

Est-ce que si dans l'après-midi ou ce soir ce budget n'est pas voté, ce budget de la sécurité sociale, est-ce que d'abord Édouard Philippe, est-ce qu'il va rester premier ministre ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Est-ce que est-ce que Michel Rard va rester ? [rires] Tout à l'heure, tout à l'heure, vous avez avoué avoir adoré Édouard Philippe.

Donc ça y est, il est dans votre inconscient. Alors, regardez juste une petite indication, la porte-pole du gouvernement ce weekend qui le disait à la tribune dimanche. Est-ce qu'il y aurait une démission ou pas ?

Sébastien le si jamais ce budget ça aurait pas de sens, dit-elle. Cela ajouterait de la crise à la crise, de l'instabilité, cela interromprait toutes les discussions budgétaires en cours. Les porte-paroles du gouvernement et un ancien ministre s'exprime dans les colonnes du Parisien.

Et là c'est très clair. Si jamais il y avait pas de budget de la sécurité sociale ce soir, il ne se passera rien. Oui, mais Sébastien le Cornu l'a dit lui-même.

Oui. Oui. Non, mais d'abord d'abord Valérie, Sébastien le Cornu l'a dit lui-même qu' c'est Valérie aussi.

Valérie ou [rires] Valérieur V pour Oui, mais il a dit lui-même queil ne démissionnerait pas même si le budget n'était pas voté. Il met pas du tout sa démission dans la balance. Il ne veut pas rajouter du désordre au désordre.

Il le dit à ses proches de manière plus fleurie. Il dit "Nous ne crons pas le bordel." Voilà.

Donc il trouve qu'il y a suffisamment de désordre. Je vais prendre mon terme à moi. Et lui considère que jamais il ne sera celui qui créera du désordre.

En plus une ligne qui est aussi celle qu' a adopté Édouard Philippe hier que vous avez tanté. Il a dit qu'il ne serait pas un artisan du chaos. Donc il peut annoncer l'abstention et laisser ses députés voter peut-être plus qu'on ne le croit pour ce budget pour éviter non pas une fois de plus la catastrophe absolue mais pour éviter un peu plus de désordre.

Ce que disent les Français en règle générale, ce qu'ils ont dit tout le weekend dernier à leurs députés, c'est "Écoutez, débrouillez-vous comme vous voulez mais arrangez-vous et vite." Voilà, c'est ça ce qui monte. du pays.

Donc plus personne n'en peut plus en fait. Les députés n'en peuvent plus euh de siéger depuis déjà 2 mois, ça peut rajouter un mois voir plus si ça n'est pas voté. Les citoyens, comme le dit Valérie, n'en peuvent plus.

Les ministres n'en peuvent plus parce que rien ne se passe. Ils peuvent faire aucune réforme, rien du tout. Il y a une campagne des municipales, on l'a municipal.

Il y a une campagne des municipales et on aura peut-être encore des débats budgétaires pendant la campagne des municipales. Il n'est pas dit que l'assemblée ne siègera pas pendant la campagne des municipales parce que constitutionnellement rien n'interdit. Pascal P.

Je voudrais maintenant qu'on aborde les sujets sérieux. Pascal Perry toujours flatterci pour les femmes. Je flatte Pascal pour relancer son attention parce que il est en train de prendre des notes en vous écoutant.

Je voudrais le sortir de sa monotonie personnelle là et le et le remobiliser. [rires] Je sais pas comment je le prends là. Je sais pas comment je prends.

Non non parce qu'il prend ses petites notes sur son petit coin. Pascal. Pascal, j'ai une émission j'ai une question qui est éminemment stratégique.

Nous sommes là face à une France, ça a été dit par Bruno Retaillot hier, qui n'a jamais eu le le curseur autant à droite. Là, je parle pas des questions sécuritaires, mais sur les questions économiques, on va dire. Voilà, une France un peu conservatrice et un peu plus libérale que d'habitude, même si même si c'est pas le grand soir pour les libéraux, on en a bien conscient.

C'était le moment peut-être d'avoir un budget qui sévérisait les règles quoi, qui disait maintenant il faut être consciencieux, faut être sérieux, il faut revenir à l'équilibre, il faut se faire un petit peu mal, il faut doubler les franchises médicales. C'était le moment où jamais. Et on voit qu'on a paradoxe suprême un un budget qui est extrêmement teinté rospâ quoi, qui qui est centre gauche avec des désidérat des socialistes euh notamment la suspension de la réforme des retraites qui va peut-être sans doute rentrer en vigueur ce soir.

Donc c'est totalement un contresens de l'histoire. J'aimerais entendre votre analyse là-dessus. Un contresens du bon sens.

Oui. Et de la la rigueur budgétaire. Et si on se met tous d'accord sur le fait qu'il faut préserver un modèle auquel nous sommes attachés, le le modèle de protection sociale.

Si vraiment c'est notre ambition, on ne peut pas continuer à vivre comme vous le dites avec des déficits qui se stockent, avec une dette qui va devenir euh euh extrêmement lourde, très très pénalisante et quasi insurmontable qui qui obligera cette fois un ajustement qui vient de l'extérieur. Moi aussi, je suis frappé par le fait que on narrive pas à prendre les quelques mesures nécessaires qu'il faudrait pour sur les retraites, sur l'assurance maladie, sur la protection sociale, sur son financement, sur les dépenses. On narrive pas à prendre ces ces mesures.

C'est c'est ça fait 40 ans hein, c'est c'est une une très belle histoire en réalité. Ça fait 40 ans que on dépense ce que nous n'avons pas, c'est-à-dire qu'on on pousse la la la poussière sous le sous le tapis. Qu'est-ce qui peut nous arriver ?

à terme, ce qui peut nous arriver, c'est que si on ne prend pas les mesures nécessaires, l'agence qui empreinte pour financer la sécurité sociale, elle emprunte à long terme pour financer une dépense de court terme, ne parviendra plus à lever les liquidités nécessaires pour payer les retraites, pour alimenter l'hôpital, pour rembourser les consultations médicales et là on sera en en situation de crise. Et ce jourlà, bien sûr que c'est possible, mais on était à deux doigts. On était à deux doigts. il y a une il y a 3 semaines puisque l'État a repris une partie de la dette pour que la cause cette fameuse agence puisse emprunter.

On était à deux doigts hein en réalité vous passez on é à deux doigts de voir face à nous des gens qui disent on vous prête plus d'argent à la sécurité sociale. Non, vous me réclamez 10 milliards, je vous en donne cinq et estimez-vous heureux et je vous les prête d'ailleurs à un taux qui est le taux supérieur à celui du marché où vous avez une prime de risque à payer. Bien sûr, ça ça ça on parle du financement de retraite au mois au mois le mois là.

Absolument. Absolument. Donc le jour euh ça va devenir douloureux le jour où l'ajustement viendra de l'extérieur, c'estàd le jour où la troica sera aux portes en disant comme au Portugal, en Espagne ou en Grèce, les amis, c'est 10 % de fonctionnaires en moins, c'est - 10 % sur le salaire des fonctionnaires, - 10 % sur les pensions de retraite, une augmentation des impôts et une baisse des revenus.

Je sais que vous attendez ce moment parce que vous faites partie de ceux qui disent "C'est face au mur qu'on bougera." Moi, je pense que seul l'effondrement fera bouger les Français. sur le budget de la sécurité sociale, il faut peut-être préciser une chose, je ne retiens rien à ce que vous avez dit, c'est que autant pour le budget de l'État, on a un filet de sécurité, c'est la fameuse loi spéciale.

Donc ça, elle pourra être une fois les navettes parlementaires terminées, elle pourra être adoptée en janvier février, l'an dernier, c'est un peu ce qui nous est arrivé sur la sécurité sociale. Pour la sécurité sociale, on n pas de filet de sécurité. Ça n'existe pas.

Il a pas de loi spéci. Voilà. Le d'ailleurs le projet de loi de financement de la sécurité sociale est assez récent.

Il date de 1996, a été inventé par Alain Jupé, l'ancien mentor de d'Edouard Philippe. Mais il y a pas de filet de sécurité. Si ça tombe, alors c'est ce que dit le gouvernement, les dépenses vont être hors contrôle et il y aura rien pour l'empêcher.

Philippe Ballard, première réaction politique dans notre émission. Bonjour. Député de lois et porte-parole du Rassemblement national.

Effectivement, il y a ce risque. Si jamais il y avait pas de budget de la sécurité sociale, le déficit serait hors de contrôle. Vous Ren préférez ce risque là ?

Mais non, mais pas du tout. Alors, on nous refait le coup. Vous vous souvenez d'Élisabeth B l'an passé qui disait "Ou là là, si on vote pas le budget de la sécurité sociale, les cartes vitales ne vont pas fonctionner le 1er janvier." Bon, c'était un gros pipot.

Tout ça, ça a fonctionné. Là, on parle de ce qu'on appelle l'ondame, c'est-à-dire l'objectif de dépense qui n'est jamais respecté. De toute façon, jamais citez-moi un exemple, une année où l'ondame a été respectée.

Ça n'existe pas. Ce qu'il y a, c'est que on va voter contre évidemment ce budget, ce mauvais budget parce que notamment on s'attaque pas au problème de la dépense. Voilà, on ne pense que ponctionner, faire la poche des Français pour sauver son poste de député.

Donc, on votera contre tout à l'heure. H vous vous y croyez à cet argument ? Je je vous cache pas que j'y j'y pense secrètement depuis le début de l'émission.

Serait-il possible que parmi les 577 parlementaires que compte le palais l'Assemblée nationale turait-il possible qu'il ait certains de vos collègues euh qui vote en fonction de leur avenir professionnel ? Vous voulez dire est-ce que vous pensez que ce qui me en quelque sorte les députés socialistes macronistes LR c'est je garde mon siège à tout prix ? Oui ça je vous confirme.

Oui oui oui. C'est leur seul idée. Ils n'ont que ça en tête.

Donc on est prêt à toutes les compromissions, pardon, mais à toutes les magouilles pour conserver son poste de de député. Oui, oui, ça c'est sûr. Ce qui n'est pas le cas du R du RN.

On a cru comprendre au fil des Premiers ministres, au fil des mois, des changements de pieds du Rassemblement national. Quelquefois c'est un peu difficile de vous suivre. Bah non, on a toujours été effectivement très clair.

Enfin, nous on est pour une dissolution de l'Assemblée nationale. Nous, on n' pas peur du suffrage universal. Nous, on est pour retourner devant les électeurs euh voilà pour mettre fin à ce qu'on appelle parce que qu'est-ce qui se passe là ?

En fait, ça fait 1 an et demi, il y a eu ce qu'on a appelé le Front républicain, bien mal nommé. Les mélanchonnistes se retiraient, se désistaient pour les macronistes et les macronistes faisaient la même chose pour les mélanchonnistes et la gauche. Du coup, à l'arrivée, on a 11 groupes, c'est absolument impossible de travailler à l'Assemblée nationale.

Et ce front républicain, pseudo Front républicain, Nicolas Sarkozi, d'ailleurs en parle dans son livre, il est mort et enterré. Donc s'il y a une dissolution, je pense qu'on aura une majorité absolue à l'Assemblée nationale et là on pourra enfin travailler sérieusement. Il y a pile un an, le Premier ministre s'appelait Michel Barnier et lui il avait choisi de faire alliance en tout cas d'essayer de trouver des compromis avec le Rassemblement national.

Ça a été un échec. Qu'est-ce qui vous manque à vous Ern par rapport au Parti socialiste qui lui réussit à faire des compromis avec le Premier ministre actuel Sébastien Lecnu ? Qu'est-ce qui vous a manqué à l'époque ?

Ah bah parce que monsieur Barnier, lui, il a commencé euh à nous rencontrer, à rencontrer Marine Le Pen euh notamment 3 jours avant euh la date fatidique où on l'a censuré. Donc pendant des semaines, il nous a pas écouté euh nos contrepropositions, il les a rangé dans un tiroir. Donc au bout d'un moment, bah c'est stop.

Et alors pour la seconde question, bah nous euh on parle de compromis, nous on parle de magouille. Donc on n pas le sens de la magouille. Donc euh on est droit dans nos bottes, on a notre contrebudget, nos contrepropositions et on les appliquera quand on arrivera au pouvoir.

Hm. C'est le seul domaine sur lesquels euh on avait du mal à s'ajuster en préparant cette émission tous autour de la table. Valérie Trierveller, Valérie Nata, Pascal Perry, Magalie et moi.

C'est sur le la direction sur les questions fiscales et budgétaires du Rassemblement national. C'est vrai que c'est pas toujours clair pour tout le monde. Euh certains estiment que le Rassemblement national sur une question économiste a plutôt un tropisme de gauche.

C'estàd qu'il va avoir tendance à soutenir la suspension de la réforme des retraites par exemple. D'autres pensent au contraire comme vous venez de dire à l'instant que il il va être un traitable sur le le sérieux budgétaire et et susciter suggérer des économies quit à ce que ça fasse un peu mal. On sait pas trop où vous êtes.

Comment vous la définiriez votre votre vision là ? parce que j'ai l'impression qu'il y a il y a deux directions au sein du RN. Non, pas du tout.

Nous, tout au long de ces discussions budgétaires, on a un seul objectif, préserver les classes moyennes, les classes populaires et tous ceux qui entreprennent, notamment les chefs d'entreprise, mais les PME et les ETI, tout ce qui fait le tissu économique français. C'est pas plus compliqué que ça. Alors, vous me parlez de mesures d'économie, mais là quand on parle de mesures d'économie, en fait, on fait la poche des Français.

C'est pas ça les économies, c'est faire des économies structurelles. Par exemple, si on veut parler du PLFSS, nous les 16 milliards, on vous les trouve euh sur un an évidemment. Euh par exemple, les euh contributions, les allocations non contributives, le RSA, les APL, bah elles seraient réservées à ce pour les étrangers à ceux qui ont travaillé 5 ans équivalent en plein dans le pays.

Et là, c'est 16 milliards d'économie et je passe même sur l'AME, 1ARD 200 millions d'euros d'économie qu'on transformerait en aide médicale d'urgence. Donc il faut s'attaquer à ces dépenses, ces mauvaises dépenses. Là, quand on parle d'économie, on parle de faire la poche des Français.

C'est pas ça. Euh la franchise médicale, on fait la poche des Français. L'augmentation des mutuels, on fait la poche des Français.

La hausse de la CSG sur le capital, on fait la poche des Français. C'est pour ça qu'on votera contre ce PLFSS tout à l'heure. Merci beaucoup Philippe Balave d'avoir répondu à nos questions depuis l'Assemblée nationale à quelques heures donc de ce vote du projet de budget de la sécurité sociale.

Vous avez entendu alors qu'on parle d'une assemblée nationale totalement fractionnée depuis les dernières législatives où il faut absolument trouver un compromis. Pourquoi en France on n pas cette culture du compromis qu'on peut le voir par exemple en Allemagne dans la bouche du Rassemblement national ? Ça donne magouille.

H hm. Oui. Bon, c'est un c'est une c'est une ligne idéologique.

La la question c'est que le Rassemblement national n'ayant jamais gouverné est doté d'une espèce de de certificat, si j'ose dire, excusez-moi le le terme, mais de certificat de virginité. Donc dire que le compromis c'est une magouille, c'est aussi dire "Nous nous sommes purs, pas vous". Voilà.

Voilà. Ils sont assez hauts dans les sondages en ce moment, ils sont le vent au Pé, ils veulent la dissolution. sont à peu près le seul partie à la vouloir absolument.

Marine Le Pen, elle la réclame quand même toutes les semaines. Elle est fie aussi un peu. Mais elle est fille un peu mais oui, un peu voilà, c'est ça un peu moins mais écoutez les déclarations de Marine Le Pen, il y a pas une semaine où elle ne demande pas la démission et la dissolution.

C'est un mauvais budget donc pour le Rassemblement national, c'est un mauvais budget pour la France insoumise, c'est un mauvais budget aussi pour les républicains. Écoutez le patron des républicains, Bruno Retaillot, qui n'a pas de mots assez dur. On voit bien qu'on est en train de tout lâcher.

C'est un budget de renoncement. Et quand je dis que c'est le chaos ce budget, c'est parce qu'il va précipiter un crash social en abandonnant la réforme des retraites, en abandonnant toute idée de lutte contre l'assistana. On va précipiter cette ce crash dans la mesure où il y a toujours moins de personnes qui travaillent et sur ces personnes, on fait peser un poids fiscal très important.

Voilà. Bruno Rotario qui parle de crash social, de chaos. Il aurait bien aimé que les députés LR votent contre ce budget mais leur voquer a donné pour consigne une abstention.

Je voulais Non mais Roland l'escur le ministre de l'économie et des finances dit que ce budget n'est pas idéal et il y a il y a rien de personne. On le je le redis, j'adore cette phrase un compromis si ça fait plaisir à tout le monde c'est que c'est pas un compromis. Voilà, il est il est trop à gauche, trop à gauche pour la droite, trop à droite pour la gauche, pour la France insoumise et même pour les les écologistes.

Mais ça fait 40 ans, pardon, la situation, je vous entends, je partage votre point de vue dans dans la situation qui est la nôtre aujourd'hui, c'est le produit de 40 années de politique publique et la droite et la gauche ont gouverné ce pays. C'est Nicolas Sarkozy a été président, Jacques Chirac, François Mitteran, François Hollande et quelques autres. Et c'est ces gens-là nous nous ont envoyé dans le mur quand même.

C'estàd que à aucun moment on a pris des mesures à peu près sérieuses pour réduire les déficits et tout. Non mais ça s'est précipité ces dernières années. Il y a eu quelques périodes de grâce budgétaires à l'époque où Copé Breton étaient à Bercovici, un peu avec Édouard Philippe à dose vraiment très homéopathique.

Mais enfin tous devraient avoir la modestie de se taire parce que la situation d'aujourd'hui c'est le produit de leur politique. C'est ce que vous dites marché sortez de ce corps. [rires] Mais vous avez raison, mais avec je le redis, je vous l'ai dit tout à l'heure, à mon avis avec une sévérité encore accrue pour les équipes qui qui entourent Emmanuel Macron depuis 2017 parce que il y a il y a encore une fois une un un précipité là, il y a une acuité toute particulière.

La question la question de la dette dans les années 85 90, vous pouvez toujours dire que Mitteran est responsable. Oui, sans doute. Enfin là maintenant, il y a une telle urgence qu'on peut dire que que ne seil préoccupé à 20 % de déficit, il la rend à 52.

Pardon. Enfin, excusez-moi, c'est c'est c'est quand même pas rien. Ça fait plus que doubler sur sur 14 ans.

Très bien. La période est pas la même. J'achète votre explication.

Euh mais si on en revient à une période plus récente, en effet, la France aurait dû débrancher les aides du quoi qu'il en coûte beaucoup plus tôt. On y a laissé 100 milliards d'euros. C'est c'est ce qu'on cherche aujourd'hui.

On y a laissé 100 milliards d'euros. Mais qui est vraiment responsable ? Moi, je me pose la question, j'ai pas la réponse.

Je me rappelle de reportage au journal de 20h de TF1 où on interrogeait les automobilistes pour leur dire "Ah, finalement, on on va on va débrancher les aides pour le carburant." Euh mais les Français disaient pourquoi pourquoi pourquoi vous débrancheriez les Non, on en veut encore plus. Les les les Français qui chauffent qui se chauffent avec des copos de bois disaient "Ben, il y a une prime pour le FU, pourquoi il y en a pas pour moi ?" Ouais.

Bien sûr, mais vous, quel que soit l'endroit où vous tournez en France, vous aurez toujours une bonne raison de distribuer l'argent qu'on a pas. Et dans le même temps, en 2012, la démocratie suisse la démocratie suisse par votation décide qu'il ne faut pas passer à 5 semaines de congé payé, que quatre c'est suffisant parce que on aura du mal à supporter collectivement les élevettes la 5e semaine. Donc c'est c'est de maturité démocratique très différente.

Ça c'est sûr. Ni suisse ni protestant. Vous avez raison.

Nivine, qu'est-ce qui braque autant la droite dans ce budget ? Alors, évidemment, Valérie l'a dit tout à l'heure, il est euh trop de gauche, hein. Il y a quatre concessions qui ont été faites à la gauche qui ne laissent pas du tout évidemment à la droite.

C'est assez logique. Il y a évidemment la suspension de la réforme des retraites. Je vous rappelle que cette suspension, elle a été offerte au Parti socialistes en échange euh d'une non censure du gouvernement le corne.

On en a beaucoup parlé mais c'est vrai que il y a d'autres gestes dont on a un pe parlé. Je me permets de vous interrompre, je vous rends le micro dans une seconde. Donc par conséquent, ce soir, les personnes qui sont nées en 1964 comme moi euh veront leur partiront à la retraite à 62 ans et 9 mois.

Donc je je présente à nouveau mes excuses au [rires] contribuables qui regardent LCI parce que vous allez payer 1 milliard et demi pour les 1964 dont je fais partie. Donc encore une fois, pardonnez-moi de ce coup bas mais c'est indépendant de ma volonté. Donc vous pouvez remercier le Parti socialiste.

Merci merci Olivier Fort Boris Valallot. OK enregistre ça. Donc ça c'est la première concession.

On en a parlé évidemment en longueur sur les plateaux de télévision. Le weekend dernier en fin de semaine dernière plus précisément il y a un autre geste qui a été faite pour la gauche. On en a moins entendu parler hausse de la CSG sur les hauts revenus du capital.

Une mesure qui a été qualifiée d'oldup fiscal par Bruno Rota. Pourquoi ? parce qu'on va tout simplement taxer davantage les plus aisés.

Ça évidemment été la colère dans le camp dans le camp républicain tout comme l'augmentation des dépenses de santé. Cette fois, c'était pas un geste pour le Parti socialiste, mais plutôt pour les écologistes. C'est le gouvernement lui-même qui a décidé de déposer un amendement pour augmenter, relever les dépenses de l'assurance maladie.

C'était un peu plus d'un point. ce sera désormais trois points. Et puis et puis il y a aussi le renoncement sur l'année blanche.

Vous savez qui consisterait à geler l'ensemble des prestations sociales notamment. Bah ça aussi ça passe pas parce que c'était une très bonne source d'économie. La fin du doublement des franchises médicales, ça a été abandonné.

Et bien là aussi ça passe pas. La hausse de les impossibles aussi c'est trop difficile à avaler. Bref bref bref.

Pour Bruno Rota et bien Sébastien Lecnu s'est mis dans les mains des socialistes. C'est pour ça qu'il a appelé les députés à ne pas voter ce budget. problème, il est sénateur, c'est Laurent Voquier qui donne les consignes et ces consignes ont été très claires ce matin.

Il vaut mieux s'abstenir. Il y a quelques jours, il était l'invité de Bonjour sur TF1 et Laurent Voquier disait "Ceci il vaut mieux un budget, il vaut mieux il vaut mieux voter un budget même si celui-ci est mauvais que évidemment tout que pas de budget du tout." On va partir à l'Assemblée nationale puisqu'il est un peu plus de 14h maintenant.

On va faire un point Mathilde Guengan Frédéric Delpche, vous êtes sur place et vous allez suivre tout tout au long de l'après-midi ce vote assez crucial du budget de la sécurité sociale, on le disait donc c'est assez capital. C'est le deuxème volet après le vote des recettes de vendredi. Là c'est le volet dépense.

Est-ce que c'est assez tendu ? Comment est-ce que vous qualifieriez la l'ambiance cet après-midi au palais Bourbon ? Deux ambiances un petit peu particulières ici du côté de la salle des pas perdus où se trouvent les journalistes.

C'est relativement calme. Ce qui veut dire que tout se joue dans les couloir de l'Assemblée nationale et il y en a notamment certains dont on attend les prises de position. Ce sont les députés écologistes.

Ils sont 38. Pour le moment, on ne connaît pas la position. Est-ce qu'il y aura une abstention ou un vote contre ? et ça peut vraiment se jouer à quelques voies cet après-midi.

On nous a expliqué qu'il y aura une question qui sera posée au gouvernement dans l'après-midi et en fonction de la réponse qui est apportée sur des engagements pour l'hôpital public, les écologistes vont enfin trancher de leur position et ils viendront nous expliquer un petit peu et ils peuvent pas vraiment basculer le le scrutin. Il y a encore des incertitudes mais il y a aussi des éclaircis ce matin du côté du socle commun. Frédéric.

En tout cas, des confirmations, elles ont été données ce matin à l'issue des réunions de groupes. Alors, on se demandait ce qu'allait voter le groupe Horizon et les Républicains qui eux aussi peuvent faire basculer le résultat final. Et bien dans les deux cas, ce sera l'abstention majoritairement.

C'est ce qu'on indiqué euh les responsables d'horizon et des Républicains. Alors, il y aura quelques votes pour. Malgré tout dans chacun euh des groupes.

On ne connaît pas totalement le nombre de députés qui pourront voter pour, mais en tout cas majoritairement ce sera euh l'abstention. Et donc voilà, on a une indication un peu plus précise du résultat final et puis bien sûr, il y a les groupes dont on sait à l'avance que votre contre. Mathile.

Oui, absolument. Et le ils l'ont dit et ils l'ont redit encore à notre micro aujourd'hui. Le Rassemblement national, le groupe UDR d'Éc Sioti, encore la France insoumis, le parti communiste.

Ce qui donne au moins 227 votes contre ce budget. Restez avec nous, ça va être très très serré. Non, ne partez pas Mathilde Frédéric, on a besoin de vous, vous êtes précieux.

Non, je vous avez beau dire que finalement euh on attend, on est on est sûr de rien avec les députés LR, on sait pas quel est le nombre exact qui s'abstiendra et cetera. On a beau dire tout ça, on a quand même le sentiment que les 38 députés écolos tiennent en quelque sorte cette décision entre leurs mains parce que il y a un suspense, on pourrait fabriquer à LCI une bandeannonce spéciale pour dire attention ce soir en direct à 16h cet après-midi, les écologistes vont donner la la direction de leur vote. Mais en tout cas, ces 38 députés tiennent en ce moment, si je puis dire avec un peu de lyisme, la République dans leurs mains.

Oui, on voit qu'il y a des aspérités parce que même des députés d'autres groupes politiques nous le confient en coulisse. C'est vraiment le groupe écologiste qui a entre ses mains le résultat du scrutin qui aura lieu cet après-midi. Et ce qu'on comprend du côté du groupe écologique, c'est que ça, il y a de la tension entre il y en a vraiment qui veulent voter contre, il y en a qui veulent s'abstenir et l'idée c'est d'arriver quand même à une position unanime.

Est-ce qu'ils y arriveront ? Il y aura il y a déjà une députée Delphine Bateau qui a dit que elle voterait pour. Donc on voit que c'est quand même assez complexe avec les écologistes.

C'est pas sûr qu'on ait une consigne uniforme de vote cet après-midi. Frédéric, ils vont probablement essayer de la donner. En tout cas, ils vont scénariser, mettre en scène les gains qu'ils ont peut-être obtenu de la part du gouvernement.

Et c'est pour ça qu'il y aura une question tout à l'heure posé à Sébastien Lecornu par Cyriel Châelin pendant les questions d'actualité. Ça sera une façon de formaliser les demandes publiquement de la part des écologistes et d'obtenir une réponse à un engagement précis du gouvernement. Et s'il y a cet engagement précis, alors ce sera un gain politique pour les écologistes qui pourrait alors effectivement favoriser le passage du budget à la sécurité sociale en s'abstenant.

Mais on en est pas encore là. Il faut rester encore avec nous pour le savoir. Merci beaucoup Frédéric et Mathilde.

Mesdames, messieurs, c'était le 8e épisode de notre série coup de tonner à l'Assemblée nationale. Vous reprenez la parole dès qu'il se passe quelque chose. Valérie Triv, c'est intéressant parce qu'on a donc 38 députés écolos.

On a ceux qui sont un peu nostalgiques de l'accord de la NUPES et cetera dont qui on qui on qui ont le cœur très à gauche qui sont toujours LFI qui vont voter contre. Il y a les abstentionnistes et il y a ceux qui se sentent proches du Parti socialiste qui a beaucoup négocié pour cette ce projet de budget avec Sébastien Lecornu qui comme Delphine Bateau qui eux vont plutôt voter pour ce budget de la SC. Ils n'ont jamais été aussi importants les écologistes qu'aujourd'hui hein.

C'est ils tiennent la République entre leurs mains là quasiment. Oui, mais c'est ça. Alors, ils sont quand même en grande majorité très à gauche les écolos, hein.

Il suffit d'écouter Marine Tondelier pour voir qu'elle penche un peu plus du côté de la France insoumise que du PS, mais elle est aussi candidate et donc ça joue beaucoup ce genre de choses. Donc on verra. Mais moi je pense que ça va passer ce petit.

Vous pensez que le budget va passer ? Oui, je pense. De toute façon, ils vont aller vers l'abstention.

On verra qui qui suit mais je pense que ça va passer. Si les écologistes choisissent l'abstention et donc d'une certaine manière abaisse le seuil euh de du vote pour, peut-être que d'autres formations qui avaient choisi l'abstention, en tout cas des députés de ces groupes-là, pourraient se reporter plus massivement vers un vote pour. Il va y avoir des espèces de votes.

Bah oui, bien sûr. Il y a ceux qui veulent absolument que ce budget soit adopté, ceux qui veulent absolument pas qu'il soit adopté. On a entendu Philippe Balard et tout tout à l'heure puisque vous avez eu un petit bug dans le temps à parler d'Édouard Philippe, moi je reprends euh Michel Rocard, il n'avait pas de majorité absolue à ce moment-là.

Il avait une majorité relative et donc il avait un spécialiste de la négociation Guy Carcasson qu'on adorait d'ailleurs et qui n'est plus de ce monde et qui téléphonait à chaque député. Là, je peux vous dire que les téléphones ça doit chauffer et à l'époque, il y avait pas les portables. Là, aujourd'hui, c'est simple.

Voilà, il y avait 20 il y avait 20 25 différences et il allait une fois avec les centristes, une fois avec les communistes. Voilà. Voilà.

Mais c'était de la négociation voix par voie, député par dé là, on est à 11 groupes. Je pense que c'est même en faisant chauffer les téléphones, je pense que c'est compliqué hein. Compliqué.

Bon, à suivre effectivement, je sais pas, je je ne donne pas de pronostic sur ce qui va arriver. Je n'en ai pas la moindre. D'abord les questions gouvernement H et ensuite on passe au vote du budget.

On vote au la partie dépense. Oui. Oui.

Parce que la vote le recette la totalité. Non non. D'abord vous avez voté vous avez voté les dépenses et les recettes vous avez tout voté.

Après vous avez un votel certes mais voilà et on peut le votel il a lieu quand il a lieu. On pense 12. Non non non.

Là sur le PLFS c'est maintenant. C'est aujourd'hui. C'est aujourd'hui.

Il y a un nouveau vote. Ça va au Sénat. Ça retourne de toute façon au Sénat et il y a un nouveau vote.

Mais la question c'est que on vote, on a voté les recettes, on vote ou pas les dépenses ? On va voter les dépenses. Même si les dépenses sont rejetées, il y aura un vote solennel sur l'ensemble du PFFS.

Bon l'ingénierie parlementaire, c'est pas c'est pas les déficit ils explosent. On est bien d'accord. le gouvernement tablait avec ce projet de budget un déficit à 17 milliards, on sera à plus de 20 milliards.

Oui. Et Édouard Philippe et hier et était effectivement sur LCI, il a eu ce cri du cœur. Moi, j'en peux plus de ces déficits.

Il a été bon. Il a été bon. Il a été bon.

Ça fait des années que quand il faite de prendre des décisions difficiles, singulièrement ces dernières années, on se dit "Bah oui, vous comprenez, c'est difficile, il y a pas de majorité." C'est vrai qu'il y a pas de majorité et on laisse défiler les déficits et ça s'accumule et ça s'accumule. Vous pouvez toujours dire que c'est pas grave, on verra plus tard, nos enfants régleront la note.

Puis d'ailleurs s'ils ont des difficultés, c'est moi je je ne j'en peux plus, je vous le dis, monsieur, j'en peux plus. Je je moi je considère que l'importance du déficit est considérable. On est à 25 26 milliards de déficit pour un texte qui commençait à 17.

Je vous rappelle, monsieur Rebin, qu'en en 2019 lorsque nous avons préparé le PLFSS, c'estàd le même texte l'équivalent pour l'année 2020, le déficit prévu était d'un milliard. 1 milliard. Alors évidemment après il y a eu le Covid, ça explosé.

Ensuite, il y a eu 2021, la deuxème vague Covid, ça a été important également. Très bien. Mais enfin 26, on va avoir, je je le crains un déficit plus important cette année qu'en 2023.

C'est quand même c'est c'est quand même un peu préoccupant, voyez-vous. Bah la preuve en image et ça c'est c'est flagrant quand on quand on écoute Édouard Philippe, on se dit on a envie de voir ce que ça donne. Effectivement, on a regardé année après année et on va le voir sur le graphique.

C'est spectaculaire effectivement avant le Covid, regardez le déficit de la sécurité sociale, il est un 1,4 milliards. Il y a le Covid évidemment ça explose. Mais là ce qui est prévu, c'est même plus que le sortir du Covid.

Oui, il y a plus de Covid là. tendentiellement, nous dépensons de plus en plus et et ce qui m'inquiète moi et la photo comme moi, pas besoin de faire de longues description. Ce qui m'inquiète en revanche et ce que je voudrais partager avec ceux qui nous suivent cet après-midi, c'est que la tendance à la dépense va se renforcer.

Nous sommes un pays qui vieillit. C'est une bonne nouvelle. Nous vieillissons euh en bonne santé.

J'étais hier soir dans une réunion, une très belle assemblée avec des start-ups dans le domaine de la médecine qui nous explique que grâce au progrès de l'oncologie, on va pouvoir vaincre une grande partie des cancers que la moyenne d'âge va continuer de monter dans ce pays. Donc dans une société dans laquelle les gens ont une espérance de vie d'un siècle par exemple, vous mettez où l'âge de départ en retraite ? Vous pouvez pas le laisser à 62 ans, vous pouvez pas le laisser à 64 non plus.

Mais avant cela, il y aura des dépenses qui sont celles de la grande dépendance, du grand âge que nous ne finançons pas aujourd'hui. On prend juste une petite fraction d'un des quatre budgets de la sécurité sociale pour financer la dépendance. Mais euh tout ça, on le voit arriver.

C'est la la démographie, le fait qu'il manquera des actifs en France, le fait que nous allons vieillir collectivement un peu plus longtemps et dans de meilleures conditions, on le sait. H c'est des choses qu'on sait. Donc le bon gouvernement dans de telles conditions.

Vous avez beaucoup aimé Édouard Philippe. Moi je dis oui bon Édouard Philippe bien sympathique, il a quand même gouverné ce pays. Euh donc il est lui aussi responsable.

Le bon responsable politique Éric c'est pas celui qui prévoit l'année prochaine, c'est celui qui prévoit le statut de la génération qui vient et nous ne faisons strictement rien. Préparer l'avenir. C'est préparer l'avenir.

Absolument. Mais l'idée c'est de se débarrasser de cette assemblée en fait qui est totalement fracturée et il y a pas de majorité. N'y en aura qu'après des élections présidentielles.

D'ici là rien ne peut se faire. Donc depuis jusqu'en 2027. Mais oui mais c'est demain, il y a les municipales et puis après ça démarre.

C'est moi ce qui me j'entends mais dans votre plaidoyer uninet dégagiste. Euh mais je je me dis que au-delà de ça au-delà de ça, j'ai l'impression que on est sur des parlementaires pour revenir sur ce que vous disiez aussi qui qui ont le mode de fonctionnement presque du 20e siècle et des tres glorieuses. On a franchement on applaudit nous tous les jours une nouvelle mesure.

Alors on a eu je je juge pas hein. On a on a évoqué hier le congé de naissance, le congé maternité puis le congé paternité et désormais il y a un congé de naissance. Alors nos équipes sont allés faire un micro trottoir et les gens dans la rue c'est bien parce que après avoir été enceinte donner naissance à un enfant avoir 2 mois de congé supplémentaire c'est bien et tout le monde dit c'est bien et moi le premier c'est bien mais on peut plus ils sont avec le du 20e siècle oui mais c'est Non c'est pas ça parce que justement notre problème du 21e siècle c'est notre problème démographique on ne fait plus d'enfant on est tombé pour l'instant c'est des pour l'instant le problème du 21e siècle là aujourd'hui Valéri c'est dépenser l'argent qu'on Non, c'est de c'est aussi de prévoir l'avenir et là l'avenir ça se fera avec des enfants.

Il faut il faut encourager les gens à faire des enfants. Alors ce sera peut-être pas le Non mais sauf que les mesures nationales étatiques pour aider à la à la natalité ne fonctionne pas jamais. On fait pas de d'enfant pour l'argent. il vaudrait mieux faire des une vraie réforme des modes de garde, ce qui permettrait de pouvoir aller travailler produire, hein.

Je reprends le le crédau. Il y a une histoire sur le logement mais les incitations financières n'ont jamais créé un élan vers plus de bébés. Vale.

Valérie, d'accord. Vous répondez sur le volet qui était pas qui était pas celui sur lequel je voulais vous entendre. Je veux vous posez vos questions, j'ai mes réponses.

J'ai mes questions, vous avez réponse. C'est quoi ? C'est le Cabach marcha.

Non non mais le truc c'est que on présente toujours là tous les jours des mesures qui coûtent à l'équation nationale qui coûte à la collectivité et en se disant oui c'est bon idées ça. Peu importe que soit bon ou mauvais après tout. Oui enfin c'est important mais non mais vous voyez ce que je veux dire ?

On continue à fonctionner comme si cette urgence budgétaire n'existait pas tous les jours. On a une bonne idée à une nouvelle dépense publique. Ils sont dingues.

Ils sont frappés. les les gens qui nous proposent ça, sachant que ça n'est pas financé parce qu'ils le savent quand même, ils sont pas complètement idiots, ils le savent, c'est de la la pure démagogie. Et vous allez voir que euh après les municipales, Oui, c'est du clientélisme, après les municipales jusqu'au présidentiel, on va nous rabattre les oreilles avec l'histoire de la retraite.

Vous êtes au 21e siècle, il y a des enjeux décisifs d'investissement dans les technologies du futur. On parlait de la santé, mais c'est pas le seul secteur. Le le comment l'intelligence artificielle réinterroge la logique du travail.

Euh comment est-ce queon finance euh la protection sociale dans ce pay non, vous allez voir. Et les questions climatiques et les questions d'éducation, vous allez voir, on va nous prendre la tête avec le cette question idiote. Est-ce qu'il faut prendre sa retraite à 60 ou à 62 ans ?

Hm et ben, on a peut-être une réponse, en tout cas une interview politique à suivre. Priscat est en direct avec nous. Bonjour député EPR des Hautes Scèes.

Je sais pas si vous entendez la teneur de nos débats. Euh vous allez peut-être pouvoir nous répondre. Bon, les politiques dans ce débat budgétaire n'ont pas vraiment été à la hauteur des grands enjeux de demain.

Attendez, c'est c'est un peu facile quand même et je le dis, je ne sais pas qui est sur le plateau, mais je le dis vraiment avec le plus grand respect que je vous porte et j'aimerais bien qu'on ait aussi ce respect à l'endroit des parlementaires dans leur globalité, dans leur pluralité et diversité qui a été voulu et souhaité par les Français. C'est trop facile de dire en permanence c'est la faute politique, c'est la faute aux parlementes, c'est la faute aux députés. forcé de constater, c'est l'hémicycle dans lequel nous sommes aujourd'hui.

C'est pas nous qui l'avons décidé, c'est pas nous qui l'avons choisi, il est du suffrage universel direct. Donc ensuite, on fait avec ce qui est. Et donc oui, il y a eu des débats qui étaient extrêmement forts, des débats, des débats denses, mais les débats ont eu lieu sur le budget.

Ça faisait quand même un moment qu'il n'y avait pas eu des débats idéologiques extrêmement importants sur un temps qui est quand même essentiel dans un pays qui s'appelle le budget. Ensuite, je peux répondre sur les différents éléments que j'ai pu entendre comme ça par bribe via l'oreillette. Oui, il y a un budget qui n'est pas parfait et qui ne correspond à aucune réelle famille politique telle qu'on aurait pu les voir en majorité qu' pouvait y avoir la dissolution.

C'est pas le budget de ma famille politique, c'est pas le budget LR, encore moins le budget horizon ou modè, mais forcé de constater, c'est un budget qui est issu des débats parlementaires et ça, il faut pouvoir l'entendre. En revanche, ce qu'on peut souligner, c'est que oui, et là je le dis au nom de la famille que je représente ensemble pour la République, c'est qu'on aurait préféré qu'il y ait un peu moins de dépenses, beaucoup moins de taxes et qu'on soit dans une démarche assumée de réforme pour ne pas simplement regarder pour l'année prochaine, mais aller sur une trajectoire plus linéaire sur les années à venir au regard de l'enjeu du déficit budgétaire. Ça, je suis d'accord. forcé de constater, c'est que l'Assemblée nationale telle qu'elle est, pardon, mais on l'a pas décidé, on l'a pas choisi.

Vous pouvez comprendre quand même que quand on se compare, quand on regarde autour de nous, quand on hume l'air du temps, revenir à la la retraite à 62 ans, c'est hallucinant. Ne pas doubler les franchises médicales dans la situation d'urgence relativement, et je pèse mes mots, apocalyptiques qu'on traverse aujourd'hui. C'est hallucinant.

On a un budget des 30 glorieuses. Alors, c'est super sympa, hein. Les gens sont contents, c'est chouette, tout va bien.

Tout va bien. Mais euh là euh on a on a on a annoncé ce soir euh hier qu'on remettait 8 milliards sur l'hôpital public. Mais c'est chouette, on est tous contents qu'il y a 8 milliards sur Mais ils viennent d'où ces 8 milliards ?

Que c'est c'est formidable la vie avec vous. Je suis ab Je suis Non, non, déjà c'est pas avec vous. Encore une fois, je vous le dis, il faut respecter la pluralité politique dans l'Assemblée nationale et pouvoir s'adresser aux bonnes personnes.

Quand vous venez pointer du doigt la fin de la suspension de la réforme des retraites, excusez-moi, mais faut faut convoquer un autre député mais pas ma famille politique. Oui, c'est clair. Vraiment, je vous le dis, je vous le dis vraiment avec le plus grand calme.

Quand vous parlez de l'augmentation des dépenses, faut faut convoquer d'autres familles politiques mais pas la mienne. Donc je suis pas en train de me dédouiner ou de me déresponsabiliser, mais à un moment il va falloir aussi euh prendre l'habitude de faire la différence entre les votes des uns et des autres et les lignes politiques des uns et des autres dans l'hémicycle parce que sinon, c'est vrai qu'on est en train de se dire que on ne comprend plus rien et qu'on ne voit plus rien. Nous avons été la seule et unique famille politique à vraiment assumer depuis maintenant plus d'un an depuis la dissolution à ne pas revenir sur l'enjeu de la taxation.

On n'est pas le paradis fiscal, on doit baisser les taxes, on doit surtout pas en créer. Sur les dépenses, oui, nous avons préposé un certain nombre de baisses de dépenses et de réformes structurelles. Par exemple, le sujet de l'assurance chômage.

Bon, on n'a pas été suivi dessus, mais à un moment, je veux dire, il faut aussi pouvoir apprécier ce débat là dans sa diversité et pardon de le dire rivalement mais aussi dans cette capacité à faire la nuance entre les uns et les autres. Sinon, on y comprend plus rien. Madame Teno, on est d'accord mais moi je fais je fais je fais l'inventaire effectivement.

C'est pas vous qui êtes responsable de l'abandon de la réforme des retraites et cetera, mais enfin c'est quand même votre majorité qui qui est responsable de l'aggravation des déficits au cours des dernières années. Le le quoi qu'il en coûte a été maintenu en ver et contre tout pendant 18 mois qui était 18 mois de trop quand on se compare à nos voisins. Et ça c'est le produit d'une décision qui est une décision de ceux qui nous gouvernent aujourd'hui.

H et je pense que vous suivez parfaitement bien le débat. Effectivement la question c'est quand aurait-il fallu couperillet du quoi qu'il en coûte ? Pardon mais là aujourd'h je suis député mais il y a 2 ans, il y a 2 ans, j'étais alors porte-parole d'un gouvernement, le gouvernement de Gabriel Atalou quand il est arrivé à Matignon, sa première mesure a été un gel de crédit de 10 milliards d'euros.

Qu'est-ce qu'on n pas entendu ? C'est inadmissible, on va rentrer en récession, c'est insupportable et cetera. et pas que ici au niveau de la classe politique à l'Assemblée nationale aussi des commentateurs.

On n'a pas été suivi et pourtant on a tenu bon. Quand il y a eu la décision de dissolution, nous avions de mois pour préparer au moins une copie budgétaire qu'on aurait pu proposer à Michel Barni. Des efforts encore ont été faits et pas quelques centaines de millions d'euros, quelques milliards d'euros qui ont été proposés par le gouvernement de Gabriel Atal pour préparer et aider le gouvernement de Michel Barnier.

Ils ont été balayés d'un revers de main. Donc je suis pas en train de de dire c'est la faute aux autres, mais à un moment je pense qu'il faut aussi pouvoir apprécier le débat pour regarder ce qui est réellement fait et ne pas passer son temps à toujours mettre toute la l'appareil politique dans le même panier. C'est je trouve pas ça trè excusez-moi du terme mais pas très honnête ni sincère au regard du débat qu'on doit pouvoir avoir.

Aussi vous mettez aussi tous les journalistes dans le même panier ici sur LCI. Nous avons toujours défendu la raison budgétaire chère madame et et la rigueur et saluer les bonnes décision permet de le dire quand elle l'était quand quand il s'agissait de bonnes décisions. Mais nous sommes dans un pays où le président de la République gouverne à peu près seul.

Alors c'est certes monsieur Atal a a réduit la dose, c'était c'était très bien mais on a quand même distribué 100 milliards d'euros de ristourn essence de chèque restaurant de d'averses au ménages ou aux entreprises qui sont qui ont été distribués en pure perte finalement qui n'ont laissé aucune empreinte dans l'économie française et dont nous payons encore le prix aujourd'hui. Donc d'accord pour le droit d'inventaire mais allons jusqu'au bout. Je suis d'accord avec vous, ne serait-ce que sur le sujet de la ristourne essence comme vous le mentionnez.

Moi, c'était un sujet qu'on venait d'arriver, c'était dans la loi pacte pouvoir d'achat. Je m'en souviens très bien puisque c'est un sujet sur lequel on s'était levé un certain nombre précisément sur la restournaissance attention faisons peut-être une aide ciblée. Oui.

Allons sur une aide ciblée. Oui. Et on n pas pu le faire parce qu'il fallait absolument pouvoir voter le texte et qu'on avait non pas la gauche mais les LR à l'époque présidé par Eric Chieoti qui étaient encore plus inventif et imaginatif sur le sur la capacité à aller plus loin dans la ristourne.

Souvenez-vous à l'époque on parlait de 1,50 € d'avoir un prix bloqué. Souvenez-vous. Donc je pense que c'est aujourd'hui bien aussi d'éclairer tout ça, de se dire que peut-être les gens vont revenir à la raison.

C'est vrai que j'ai un peu de doute avec ce budget, mais la vérité c'est que le plus mauvais budget qui pourrait exister dans la période actuelle, c'est un budget qui n'existerait pas. Et ça je pense que vous pouvez aussi vous l'accorder avec moi. En revanche, ce qu'il faut qu'on puisse faire maintenant, c'est regarder le jour d'après et enclencher des réformes imprteures, structurelles.

La réforme de l'assurance chômage, allons-y franchement. Allons-y franchement. Ça répond à un double enjeu, l'enjeu du déficit public bien évidemment et de la dépense publique, mais aussi l'enjeu de la capacité de remettre le travail au cœur de notre société.

Mais d'abord, il faut passer par cette étape là et ce vote de cet après-midi. Merci beaucoup Priscat TVNO d'avoir répondu à nos questions. D'après nos derniers calculs, calcul du service politique de LCI, ce budget devrait passer à neuf voix près.

Vous avez vu que le suspense sera avec toutes les précautions du Exactement. C'est pour ça que je un gros gros suspense parce que ça peut basculer d'un côté comme de l'autre. C'est alors de nos jours le député un tentant rebelle et ne voix ça vous rappelle rien voix c'est c'est comme ça qu'isabeth Borne avait échappé à la censure à ne voix vo merci pour ce rappel merci beaucoup pour l'analyse restez avec nous ce vote crucial est suivi pour vous sur LCI par Marie Aline Mélie excellente soir après-midi.

Après-midi je vais vite en bouche maintenant ou exactement bon après-midi à tous à demain. À demain.