"Paris, le dernier recours": le point presse de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le président de la FNSEA par sur le terrain discuter avec les agriculteurs qui sont ici dans Lyonne mais comme dans nombreux point partout en France ce qu'on voulait c'était mesurer le degré de détermination qu'on avait senti très très fort mais ce que je peux vous dire c'est que après avoir discuter avec de nombreux agriculteurs agricultrices il est plus fort encore que ce que je pensais la détermination est est vraiment totale le niveau d'attente est très très fort ce qu'ils nous disent tous c'est ne reculez pas on est derrière vous on peut plus attendre ça fait trop longtemps que que ça dure ça fait 20 ans certains me disent mais vous pourrez les interroger que les choses s'accumulent et dans le moment dans lequel on est les décisions qui devraient être annoncées demain par le Premier ministre sont très attendu et doivent être très haut niveau qu'est-ce que vous attendez justement de cette décision ce qu'on attend c'est évidemment des mesures d'urgence on l'a dit avec trois niveaux d'engagement he celui de de rendre la dignité aux agriculteurs c'est c'est c'est tout ce qui est autour de la crise morale qui touche l'agriculture quelle place pour l'agriculture quelle place demain pour la l'alimentation dans nos assiettes qu'est-ce qu'on fait des importations qui ne cessent d'arriver en France alors que on a du mal à vivre de nos métiers la deuxième chose évidemment c'est c'est tout ce qui est autour du du revenu on est en pleine négociation fin des négociations sur les négociations il faut qu'on fasse attention moi je le dis à la grande distribution sur la matière première agricole il y a une loi elle doit être respectée et il est pas question que les producteurs recul sur le sujet de la matière première agricole et puis après il y a tout ce qui est l'exercice du métier j'ai encore entendu des éleveurs me dire moi sur ma ferme je peux avoir quatre à cinq contrôles différents avec deux inspecteurs à chaque fois ça fait 10 personnes qui peuvent s'occuper de moi ça n'est plus tenable un autre me disait j'ai des moutons la laine de mouton finalement aujourd'hui c'est un déchet et si je veux utiliser ma laine pour remettre dans ma litière c'est pas possible et j'en ai des exemples autant que ça donc les agriculteurs disent l'exercice du métier n'est pas rendu possible il faut absolument soulager alors soulager en France mais je le dis aussi soulagé à Bruxelles et ça ça va faire partie aussi des discussions des prochains jours est-ce que vous avez déjà eu quel RP gverement non on a fait passer depuis hier soir une synthèse de nos demandes il y a plus de 140 demandes que nous avons construit avec les jeunes agriculteurs et qui sont un paquet je le dis je le redis un paquet sur lequel nous ne transigerons pas ce qu'il faut c'est évidemment des réponses d'urgence sur un certain nombre de de sujets qui sont bien dans les têtes de tout le monde je pense évidemment au sanitaire au règlement de de du du GNR au règlements qui tiennent aussi aux questions de mais vous voyez que derrière tout ça c'est les moyens de production c'est qu'est-ce qu'on fait sur la négociation des prix qu'est-ce qu'on fait sur les accords internationaux j'entendais hier encore le commissaire européen nous parlerit d'une possibilité de signer le Mercosur d'ici le mois de juin c'est une provocation dans le moment dans lequel on est pour les agriculteurs et donc c'est tout ça qu'il faut absolument régler rapidement mais je vous invite encore une fois à interroger les agriculteurs et les agricultrices qui sont autour de moi vous verrez que leur détermination est très forte est-ce qu'il a malgré tout certaines mesures que vous vous pourriez tempérer sur lesquels vous pourriez tempérer parce que sur 140 mesures j'imagine qu'il y en a qui sont un peu écoutez alors qu'il est et on l'a répété hier soir pour l'instant il y a rien qui est négociable on a des adhérents qui sont mobilisés sur le terrain et qui nous disent continuez continuez il y en a marre ça fait 10 ans ça fait plus de 15 ans qu'on leur dit à force de continuer avec le surtransposition à d'accumuler l' à cause de pas payer les producteurs ça finira mal aujourd'hui on y est la balle est dans le camp du gouvernement on n'a pas été informé de qu'est-ce qui pourrait sortir demain donc vous dire à l'heure actuelle que possiblement le monde AG pourrait se satisfaire des annonces de gabrielal c'est impossible et de toute manière nous rediscuterons avec nos réseaux respectifs sur le terrain pour savoir si c'est acceptable ou non suivant le discours qu'il aura demain est- bloqu la capitale tout est sur l'histoire de la capitale on l'a dit on est un mouvement qui est en train de monter en puissance vous l'avez vu ça a démarré sur le sud le Sud-Ouest ça généralise depuis hier aujourd'hui à toute la France toutes les possibilités sont sur la table toujours dans un même but bien sûr de pas faire des dégradations inutiles je pense que vous pouvez le constater sur les mouvements de nos deux réseaux c'est dans la dignité c'est dans le respect des biens et des personnes euh la capitale doit être un des derniers recours toutes les possibilités sont sur la table on peut tout imaginer vous savez que nos deux réseaux sont capables d'imaginer plein de choses plein de quel même des choses qu'on aurait peut-être pas pu prévoir mais euh la balle est dans le camp du gouvernement et à eux de faire aussi que on en évite de paralyser un pays qui a aussi je pense d'autres problèmes qu'est-ce que ça veut dire qu qui s'est passé à agent hier ça m'inspire que c'est pas forcément nos modes d'action ça m'inspire aussi que il y a un moment donné il y a peut-être aussi des gens qui sont dans une détresse qui les amènent à faire des choses qui sont pas acceptables on l'a souvent redit avec Arnaud il y a des choses qui sont pas acceptaable on n'est pas là pour détruire des biens publics qui c'est le contribuable qui paye à l'arrivée on n'est pas là pour casser des choses nous on le supporte pas quand ça nous arrive dans nos exploitations donc il faut faire le maximum pour que ça arrive pas c'est le message qui est passé à nos deux réseaux conjointement et au gouvernement de prendre conscience que malheureusement plus ils laisseront enquister le mouvement plus il y aura des risques de débordement et ça personne n y gagné parce que a un moment donné vous allez arriver avec des gens qui ont rien à perdre et ça c'est le plus dangereux nous on maîtrise nos réseaux on fait le maximum mais il faut pas qu'on en arrive là est-ce qu' vous app les agriculteurs à dormir ce soir sur la al vous savez moi j'appelle pas les gens j'ai beau être leur président c'est pas moi leur chef on est tous des chefs d'entreprise donc vous savez dans le monde agricole on nime pas trop qu'on nous commande c'est à eux savoir ce qu'ils ont à faire c'est à eux d'en discuter entre eux entre agriculteurs de Lyonne et ils prendront la décision qui est là l'URE mais vous savez c'est pas parce que des gens comme ici ne resteront pas ce soir sur le le blocage que le mouvement va s'arrêter vous savez la la colère est profonde on l'a démarré depuis le mois d'octobre avec les panneaux à l'envers c'était un avertissement sympathique c'était une mise en garde bon ben forcé de constater qu'on est obligé dans un pays comme le nôtre de monter forcément fort pour être entendu donc a priori les blocages devraent être levé où un peu partout bah justement c'est ma question ah ben demander à Gabriel àal quand seront levé les blocages c'est lui qui a la clé c'est lui qui a les demande pour les lever ça fait 20 ans ou 30 ans que cette situationulture est compliqué comment à qui vous attribuez cette responsabilité finalement et que rien ne bouge ou peu il y a eu des lois elles sont plus ou moins appliquées comment se fait-il que vous en soyez rendu là on en est rendu là depuis 20 ans parce que finalement on a perdu le sens de ce qu'est la liberté d'entreprendre l'acte de production en agriculture mais mais dans bien d'autres domaines et et je remercie tous ceux qui dans les domaines de la production nous envoient des messages de de soutien le sujet c'est que on a sédimenté on a accumulé trop de règles trop de normes fait en silo qui ment les unes sur les autres ne donne plus de sens et ce que les agriculteurs ne comprennent plus aujourd'hui c'est que ils peuvent plus exercer leur liberté d'entreprendre le le le bon sens paysan qui a toujours prévalu aujourd'hui est complètement remise en cause et ça il il ne le tolère pas donc mon sujet n'est pas d'ordre politicien mon sujet c'est de dire que dans le moment dans lequel on est depuis 20 ans toutes les majorités ont contribué à à à accumuler et que la aujourd'hui le le consentement à accepté ça est terminé et donc on a besoin aujourd'hui d'aller profond dans la manière dont on va réappréhender vous avez compris que c'est pas simplement une histoire d'argent c'est aussi une histoire de comment on redonne du Cap comment on redonne de la vision à ce qu'onut faire de l'agriculture nous dire que il faut produire de la qualité et de la proximité et en même temps importer des produits d'ailleurs c'est plus tenable est la ligne rouge j pvez all jus non mais vous avez compris que demain nous on va écouter on va écouter ce que le premier ministre a l'intention de nous annoncer au moment où je vous parle je suis incapable de vous dire ce qu'il vaent nous dire donc moi je je n'ai pas d'information de cette nature donc nous allons écouter une fois que nous aurez les informations qu'aura communiqué le Premier ministre on se réunira donc il y aura pas de communication immédiate ou de réaction immédiate parce qu'encore une fois il faut peser le pour et le contre on interrogera nos réseaux et une fois qu'on aura cette synthèse on reviendra vers les pouvoirs publics pour dire ce qui est acceptable ce qui ne l'est pas est-ce que ça va assez loin ou pas assez loin je je je n'en sais rien puisque nous n'avons pas le début d'information ce qui est sûr c'est qu'il y aura des informations évidemment qui concernent des décisions immédi mais qu'un certain nombre d'autres attentes que nous formulons nécessiteront un peu de temps on est conscient que des réponses à Bruxelles nécessiteront quelques jours et que évidemment le fait de rendre en dur dans la loi notamment la le projet de loi et d'orientation agricole dont on nous parle depuis plus d'un an et que le premier ministre a dit qu'il allait étaufer nécessiteront aussi quelques jours nous ce qu'on veut y voir c'est évidemment ce qu'il y a déjà sur l'installation et la transmission mais on veut y voir des éléments qui concernent la compétitivité hein le l'accompagnement de nos entreprises dans leur travail quotidien et puis aussi je le dis des éléments de souveraineté alimentaire parce que la souveraineté alimentaire on peut pas seulement en parler dans les discours il faut aussi qu'elle se rigidifie dans la loi notamment je le dis par rapport aux contraintes environnementales et je voudrais être précis c'est pas une opposition entre production et environnement les agriculteurs sont prêts à faire les deux pour pour peu qu'ils aient les moyens de faire les deux et au moment où on est rendu on peut pas et les injonctions paradoxales permanentes ou la contrainte n'est pas tenable et on fera pas d'environnement on F pas décarbonation punitive il faut d'abord donner le cap il faut redonner la lumière il faut libérer les énergies il faut permettre aux agriculteurs d'être des entrepreneurs et enfin il faut nous permettre de le faire rapidement et concrètement non encore une fois vous savez d'abord il y a des agriculteurs francilien j'en suis puisque mon exploitation agricole ma ferme est enne donc il y a des agriculteurs franciliens qui se mobilisent aussi euh je sais bien que pour un grand nombre Paris c'est toute la France mais nous la vérité de notre quotidien la vérité de de notre vie elle est dans les territoires donc il y a des agriculteurs en Île-de-France qui ont déclenché des action je sais que le président de la Fédération d'Île-de-France a dit aussi qu'il réfléchissait à la manière dont il envisageait d'agir autour de Paris tout ça encore une fois c'est c'est le terrain qui décide Arnaud Gaillot l'a dit pour nous encore une fois ce qui compte c'est qu qui sera fait demain qu'est-ce qui sera annoncé par le Premier ministre l'attente est énorme vous l'avez compris je pense que personne n'a intérêt à la déception et en tous les cas sur les revendications qui sont les nôtres encore une fois on a on a une très grande fermeté est-ce que vous FNSEA vous jeunes agriculteurs vous avez été un peu surpris par cette éruption de la contestation de la colère non on n pas été surpris en tous les cas sur les sur les racines profondes je le redis euh depuis plusieurs mois on a alerté les pouvoirs publics le ministre de l'Agriculture on a agi sur le terrain déjà ou mais là quand même mais c'est le sentiment qu'on a non mais la base vous savez ici il y a des il y a des agriculteurs qui sont de nos réseaux il y a des agriculteurs qui sont pas de nos réseaux vous savez il y a une cinquantaine de pourcent à peine des agriculteurs qui sont syndiqués je rappelle que c'est quand même la le secteur socio-pressionnel le plus indiqué l'agriculture c'est c'est c'est un peu moins de de c'est autour de 40 % donc il y a 60 % des agriculteurs qui sont pas dans nos réseaux mais qui pour autant viennent dire que nos diagnostics sont partagés donc je le dis moi je crains pas la base puisque encore une fois peut-être que ça se sait pas mais on on est des agriculteurs et donc nous on porte la voix et c'est pour ça que quand je vous explique demain soir on attendra de savoir quel est le retour du terrain en interrogeant notre réseau on verra ça et s'il y a plus d'agriculteurs qui veulent venir c'est important aussi le sujet c'est pas l'origine de la appartenant syndicale ou non pas ou non syndicale ce qui est important c'est le résultat qu'on va obtenir ok bien écoutez merci à tous merci de vous être déplacés ici et et je vous invite vraiment à interroger les agriculteurs les agricultres qui sont ici ils vous diront aussi quel est leur niveau de mobilisation
Sandrine Rousseau