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InterviewLCI — L'invité d'Adrien Gindre (sur Podcast)· 4 février 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Face aux experts du mardi 4 février 2025

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Vous êtes étonné par cette riposte chinoise ce matin ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Mais quelle réponse préconisez-vous aujourd'hui, Antoine Armand ?

  • 1:58RelanceRéponse directe

    Mais quand le président de la République dit que l'Europe devra se faire respecter et réagir, comment on peut réagir vite ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Et donc, il ne faudrait pas avoir ce discours qui existait effectivement il y a quelques années, qui consistait à dire que l'Europe, en fait, est une puissance d'équilibre, et qui ne doit pas rentrer dans ce jeu-là, précisément, des batailles commerciales avec les uns ou les autres ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Ils ne comprennent pas qu'il faille faire signer ou faire ratifier le Mercosur, qui est précisément une sorte de riposte et qui permet à l'Europe d'avoir des grands partenaires commerciaux à travers le monde ?

  • 4:23FerméeRéponse directe

    Dernière question sur la droite.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Malheureusement non, et il est assez logique que le temps du rapport de force qui a été ouvert par Donald Trump, qui a d'ailleurs de longues dates prévues et annoncées qu'il allait avoir ces méthodes à la fois brutales, imprévisibles, dangereuses pour l'ensemble de l'économie mondiale, appelle le temps du rapport de force, le temps de la menace et le temps de l'intimidation commerciale de la part de la Chine. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « Absolument. Nous serons pris en étau par une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis et par une guerre commerciale mondiale. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Soit nous restons dans l'attitude, j'allais dire, malheureusement classique et habituelle de l'Europe, celle d'une forme de léthargie, d'une incapacité à réagir à la bonne vitesse. »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « Parce que quand Donald Trump signe un exécutive order pour mettre 10 ou 20% des droits de douane supplémentaires sur l'Europe, ça se fait instantanément. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « Pourquoi ? Parce que, et je le dis avec beaucoup de regret, je l'ai vu moi-même, nos institutions européennes n'ont pas la capacité à réagir à la vitesse qu'il faut. »
  • 3:04Invité politiqueFait
    « Mais la réalité, aujourd'hui, je peux malheureusement en témoigner, c'est que personne n'attend l'Europe. »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « Le problème du Mercosur, il porte sur l'agriculture française et européenne. »
  • 4:10Invité politiquePromesse
    « En l'État, c'est non. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Je vous me permettrais de dire avec une fausse modestie que sans doute parce qu'il y a eu une censure, parce qu'il y a eu un premier budget qui est quasiment celui qui est présenté aujourd'hui, je comprends que le PS ait besoin de l'habiller pour dire que ça n'a rien à voir, mais en réalité, c'est à peu près le budget de Michel Barnier. »
  • 6:15Invité politiqueChiffre
    « 5 milliards, 6 ? »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « C'est que, par la position prise par le PS, RN et LFI sont désormais hors d'état de nuire. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « Je ne vais pas refaire le match, mais je vous rappelle que le PS a décidé de censurer a priori Michel Barnier. »
  • 7:52Invité politiqueFait
    « Parce que le Parti Socialiste s'est rendu compte que son électorat, qui était encore l'électorat d'un parti de gouvernement, ne supportait plus cette mélanchonisation des esprits socialistes. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « Pardon, mais le Premier ministre a dit que les Français vivaient un malaise vis-à-vis de la politique migratoire et de l'immigration en France, et que pour beaucoup, ils éprouvaient un sentiment de submersion. »
  • 8:28Invité politiqueChiffre
    « Toutes les enquêtes le montrent, 60% des sympathisants socialistes... »

Temps de parole

  • Antoine Armand69 %
  • Invité10 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %

7,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

8h33 à présent dans le 6-9 ce matin, on accueille Antoine Armand, notre invité politique du 6-9, ancien ministre de l'économie, député ensemble pour la République de Haute-Savoie. Antoine Armand, ce matin on a appris que la Chine, en réponse donc aux droits de douane imposés par Donald Trump, la Chine veut à son tour imposer des droits de douane de 10% sur le pétrole américain, 15% sur les importations de charbon et de gaz naturel liquéfié. Vous êtes étonné par cette riposte chinoise ce matin ?

0:28
Antoine Armand

Malheureusement non, et il est assez logique que le temps du rapport de force qui a été ouvert par Donald Trump, qui a d'ailleurs de longues dates prévues et annoncées qu'il allait avoir ces méthodes à la fois brutales, imprévisibles, dangereuses pour l'ensemble de l'économie mondiale, appelle le temps du rapport de force, le temps de la menace et le temps de l'intimidation commerciale de la part de la Chine. Mais on aurait tort de regarder ça en européen, en français.

0:52
Présentateur

Parce que je voulais dire, ça peut avoir des conséquences pour nous, Français.

0:54
Antoine Armand

Absolument. Nous serons pris en étau par une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis et par une guerre commerciale mondiale. Parce que nous importons des produits chinois, nous importons des produits américains, dont certains sont fabriqués en Chine, fabriqués aux Etats-Unis, avec des énergies qui seront demain taxées. Donc, soit nous restons dans l'attitude, j'allais dire, malheureusement classique et habituelle de l'Europe, celle d'une forme de léthargie, d'une incapacité à réagir à la bonne vitesse.

Nous continuons dans ce chemin assez funeste de mort cérébrale, où les dirigeants de l'Union Européenne se retrouvent, et malgré les admonestations des uns et des autres du président de la République...

1:30
Présentateur

Mais quelle réponse préconisez-vous aujourd'hui, Antoine Armand ?

1:32
Antoine Armand

D'abord, le jour où l'Europe sera ciblée, et je crains qu'elle le soit extrêmement vite par Donald Trump, nous devrons être prêts. Parce que quand Donald Trump signe un exécutive order pour mettre 10 ou 20% des droits de douane supplémentaires sur l'Europe, ça se fait instantanément. Nous, en Européen, on lance une enquête, puis une deuxième enquête, puis on se met d'accord, et deux ans ou trois ans après, lorsque nous sommes complètement hors jeu et en retard, les conséquences sont déjà là.

1:58
Invité

Mais quand le président de la République dit que l'Europe devra se faire respecter et réagir, comment on peut réagir vite ?

2:04
Antoine Armand

La solution, c'est que les chefs d'État européens, à leur niveau, au niveau d'État souverain, se mettent d'accord. Entre eux, c'est le sens de la réunion européenne qui a eu lieu, pour réagir extrêmement vite. Pourquoi ? Parce que, et je le dis avec beaucoup de regret, je l'ai vu moi-même, nos institutions européennes n'ont pas la capacité à réagir à la vitesse qu'il faut. Autrement dit, il faut deux jours ou trois jours à Donald Trump pour décider d'une menace existentielle pour l'industrie automobile, pour la sidérurgie, pour nos produits agricoles. Il faut à l'Europe six mois, un an, deux ans pour réagir. Si on continue comme ça, c'est la mort industrielle assurée.

2:38
Invité

Et donc, il ne faudrait pas avoir ce discours qui existait effectivement il y a quelques années, qui consistait à dire que l'Europe, en fait, est une puissance d'équilibre, et qui ne doit pas rentrer dans ce jeu-là, précisément, des batailles commerciales avec les uns ou les autres, mais au contraire, rester fidèle à se caler, c'est-à-dire un continent ouvert au commerce et à toutes les alliances possibles.

2:57
Antoine Armand

Vous avez raison de dire que l'Europe, parce qu'elle est un grand marché, est observée, appréciée du commerce international. Mais la réalité, aujourd'hui, je peux malheureusement en témoigner, c'est que personne n'attend l'Europe. Et que dans un monde de désordre et de rapports de force, il n'y a plus de place pour des puissances d'équilibre. Il y a de la place pour les puissances qui se font respecter, et il n'y a plus de place pour les puissances qui se font oublier ou qui se font négliger.

Et ça doit être un sursaut, mais bien au-delà de la politique commerciale, on a parlé d'industrie, on a parlé de commerce international, dans lequel il faut que ce soit les chefs d'État eux-mêmes qui prennent la responsabilité. Pourquoi ? Parce que quand vous discutez avec nos concitoyens, quand je discute avec mon concitoyen de Haute-Savoie, ils ne comprennent pas, ils ne comprennent pas que face au dynamisme, face à la dangerosité des intimidations qui peuvent venir des États-Unis ou de la Chine, nous restons les bras ballants.

3:43
Invité

Ils ne comprennent pas qu'il faille faire signer ou faire ratifier le Mercosur, qui est précisément une sorte de riposte et qui permet à l'Europe d'avoir des grands partenaires commerciaux à travers le monde ?

3:54
Antoine Armand

Le problème du Mercosur, il porte sur l'agriculture française et européenne. C'est-à-dire que parce qu'il y a de bonnes choses dedans, sur un certain nombre de matériaux stratégiques, d'industrie, il doit être considéré. Parce qu'il mettrait en péril des secteurs entiers de l'agriculture en France, il doit continuer à être travaillé. Et en l'État, c'est non. Ça ne veut pas dire, et vous avez raison de souligner, qu'il faut céder à la mode populiste du moment, selon lequel le commerce international est mauvais. D'ailleurs, les décisions de Trump risquent de nuire aux Américains eux-mêmes. Le président américain l'a lui-même souligné. Dernière question sur la droite.

4:24
Invité

L'histoire économique enseigne que le protectionnisme ne protège personne. En réalité, il expose tout le monde. Celui qui prend des mesures protectionnistes et ses victimes. Tout à l'heure, on évoquait les dirigeants d'entreprises, les chefs d'entreprises américaines. Moi, je pense que le principal adversaire de Trump n'est pas à l'extérieur, mais à l'intérieur. Que les chefs d'entreprises vont lui dire, voilà, on subit l'inflation. On citait l'exemple de l'industrie automobile, les blocs moteurs, ensemble et sous-ensemble, franchissent les frontières 3, 4, 5 fois. Est-ce que finalement, ça n'est pas un espoir pour nous ?

Alors, ça ne nous exonère pas de réagir, mais la démonstration que le protectionnisme conduit à l'impasse. Sans doute, mais vous savez pourquoi ?

5:07
Antoine Armand

Parce que je crois qu'aux Etats-Unis, malheureusement, beaucoup plus qu'en France, on écoute les grands capitaines d'industrie et on écoute les grands chefs d'entreprise. Ici, on veut les taxer. Visiblement, quand le Bernard Arnault américain parle, les Américains l'écoutent au lieu de le conspuer. Quand les Bernard Arnault américains s'inquiètent de l'écrasement de la fiscalité, on se dit, voilà quelqu'un qui a créé des dizaines de milliers d'emplois, qui a créé de la valeur, peut-être qu'il mériterait d'être écouté. Je pense que c'est aussi une leçon qu'on doit écouter de la part de nos grands dirigeants en France.

5:36
Présentateur

Antoine Armand, la politique française, évidemment, semaine importante pour le gouvernement de France au Bayrou. Le PS a annoncé qu'il ne votera pas la censure. Le RN, par l'intermédiaire de Jean-Dane Bardella, vient de le dire également, ne devrait pas voter cette motion de censure déposée par les Insoumis. Finalement, François Bayrou est en train de réussir le pari que Michel Barnier a perdu.

5:55
Antoine Armand

Très visiblement. Je vous me permettrais de dire avec une fausse modestie que sans doute parce qu'il y a eu une censure, parce qu'il y a eu un premier budget qui est quasiment celui qui est présenté aujourd'hui, je comprends que le PS ait besoin de l'habiller pour dire que ça n'a rien à voir, mais en réalité, c'est à peu près le budget de Michel Barnier.

6:11
Invité

Il a obtenu quelque chose, non, le PS ?

6:13
Antoine Armand

Il y a très peu des concessions. 5 milliards, 6 ? Des concessions qui portent essentiellement sur ce qui était indispensable, c'est-à-dire le fait que l'État réduise son train de vie. En gros, le PS, pour ne pas voter la censure, a affaibli notre politique de réduction des finances publiques. Mais c'est une bonne chose qu'il y ait un compromis à la fin. C'est une bonne chose parce qu'on ne peut pas ne pas avoir de budget, et parce qu'il était temps que le PS coupe le cordon avec la France Insoumise. Et ça nous donne aussi une autre option politique qui est majeure. C'est que, par la position prise par le PS, RN et LFI sont désormais hors d'état de nuire.

Jordan Bardella, il a beau jeu de venir expliquer fièrement qu'il ne votera pas la censure, mais en réalité, son vote n'a désormais plus aucun impact.

6:54
Invité

Mais justement, est-ce que ce n'est pas l'erreur de Michel Barnier d'avoir voulu trop parler avec le Rassemblement National et de ne pas s'être adressé au Parti Socialiste ? On voit que François Bayrou, évidemment, il avait l'expérience de ce qui vous était arrivé, mais François Bayrou a commencé à discuter avec les socialistes. Est-ce que c'était par là qu'il fallait commencer au mois de septembre dernier ?

7:11
Antoine Armand

Madame, je ne vais pas refaire le match, mais je vous rappelle que le PS a décidé de censurer a priori Michel Barnier. Avant même le premier mot émis par Michel Barnier, le PS a voulu le censurer et l'a censuré. Deuxièmement, le PS avait refusé...

7:26
Invité

Il l'a censuré tout de suite.

7:27
Antoine Armand

Il l'a censuré a priori.

7:29
Invité

Oui, il l'a censuré au mois de décembre.

7:30
Antoine Armand

Non, non, non, pardon, mais le PS a voté la censure avant le discours de politique générale, a annoncé voter la censure avant le discours de politique générale de Michel Barnier. Ils ont refusé de venir rencontrer le gouvernement de Michel Barnier. Le PS a changé d'état d'esprit, je vais vous dire, tant mieux. Tant mieux pour tout le monde.

7:47
Invité

À votre avis, pourquoi il a changé d'état d'esprit ?

7:49
Antoine Armand

Parce que le Parti Socialiste s'est rendu compte que son électorat, qui était encore l'électorat d'un parti de gouvernement, ne supportait plus cette mélanchonisation des esprits socialistes. Et que le PS...

7:58
Présentateur

Donc pour vous, le NFP est mort ? Avec cette motion de censure qui n'est pas votée par les socialistes ?

8:03
Antoine Armand

Ce n'est pas encore le cas, puisque la cour de récréation du NFP continue. Et j'entends que jeudi, le PS pourrait déposer une motion de censure avec la France insoumise, contre le constat de sentiment de submersion, avec l'idée que le RN ne pourrait pas la voter.

8:16
Présentateur

Les mots-là ne vous ont pas choqué, vous ?

8:19
Antoine Armand

Pardon, mais le Premier ministre a dit que les Français vivaient un malaise vis-à-vis de la politique migratoire et de l'immigration en France, et que pour beaucoup, ils éprouvaient un sentiment de submersion. Toutes les enquêtes le montrent, 60% des sympathisants socialistes...

8:32
Présentateur

Oui, mais c'est un terme qui a choqué certains partis politiques, certains Français aussi, parce que c'est un terme utilisé par l'extrême droite, par la droite assez dure aussi.

8:40
Antoine Armand

Ça traduit surtout notre incapacité à parler d'immigration en France, et de mélanger l'immigration légale et l'immigration illégale, le fait qu'au fond, on a évidemment besoin des personnes qui sont venues en France pour travailler, qui sont intégrées pour le faire, et ça masque le fait que notre vrai problème, c'est celui de l'intégration, aux valeurs, à la langue, au travail.

8:57
Invité

Mais vous pensez que sur cette troisième motion de censure, puisque ce sera la troisième, avec l'article 49.2, là, il y a un risque que le gouvernement Bayrou tombe sur ce sujet-là de la submersion migratoire ?

9:07
Antoine Armand

Je crois que c'est une gesticulation supplémentaire du Parti Socialiste pour tenter de se rabibocher avec Jean-Luc Mélenchon sans faire tomber le gouvernement. Maintenant, je pose la question, le Rassemblement National, ira-t-il voter une motion de censure qui dénonce le sentiment de submersion ? Vous savez, avec le Rassemblement National, j'en ai fait l'expérience, la fiabilité n'est pas franchement la première des qualités.

9:28
Invité

J'ai justement une question. Peuvent-ils se rabibocher ? C'est ce que vous venez de dire. Bon. Moi, j'ai l'impression, je voulais votre avis là-dessus, que, par le passé, il y a eu un cordon sanitaire. L'expression n'est pas de moi, je tiens à le dire, mais je la réutilise. Je la mets entre guillemets. Il y avait un cordon sanitaire autour du Rassemblement National. Est-ce qu'il y a aujourd'hui, dans la vie politique française, un cordon sanitaire autour des Insoumis ?

9:50
Antoine Armand

C'est l'enseignement des dernières élections. Par ses outrances, par ses provocations, la France Insoumise a constitué une sorte d'union anti-LFI, à tout prix, tellement des limites ont été dépassées. Mais pour répondre à votre question, je crains que le nouveau Front Populaire ne soit pas mort. Et je dis aujourd'hui aux socialistes, dites clairement que vous n'avez plus rien à faire avec la France Insoumise, que vous ne ferez plus rien avec la France Insoumise. Parce que si c'est pour nous faire un numéro de claquette de non-censure en février et en juin, en juillet ou en septembre, au moment d'une dissolution reconstituée, alors ça ne s'appellera pas la NUPES, ça ne s'appellera pas le NFP.

Je suis sûr qu'on aura le droit à un nouveau logo, avec un nouveau nom, mais à la fin, ce sera toujours Jean-Luc Mélenchon. Mais vous êtes sûrs, vous ?

10:33
Invité

Pas tous en même temps. Il y a un remède à ça, non ? Ça s'appelle la proportionnelle. La proportionnelle,

10:40
Antoine Armand

on la voit aujourd'hui à l'Assemblée nationale. On voit aujourd'hui ce que donne une assemblée qui est représentée dans ses diverses composantes. Ce qui nous manque, ce n'est pas le mode de scrutin, c'est l'esprit de compromis.

10:50
Invité

Mais vous êtes sûr qu'il va y avoir une dissolution ? Parce que quand vous le dites comme ça, vous parlez au futur, vous ne parlez pas au conditionnel.

10:56
Antoine Armand

Non, non, je décrivais ce qui s'est passé ces deux dernières années. Ce qui s'est passé ces deux dernières années, c'est qu'avant l'élection de 2022, le Parti Socialiste disait pique-pente de la France Insoumise.

11:05
Invité

Il est possible qu'il n'y ait pas

11:06
Antoine Armand

de dissolution ? Par construction, oui, c'est même l'inverse. En 2024, avant 2024, le PS disait qu'il était hors de question de s'allier avec un parti comme LFI qui avait dit ce qu'il avait dit sur le 7 octobre. Et voilà le nouveau Front Populaire. Donc, pardon d'être pessimiste, demandons clairement au Parti Socialiste de se séparer définitivement de la France Insoumise.

11:24
Présentateur

Antoine Armand, merci d'être venu

11:25
Antoine Armand

sur la salle de 6.9 sur LCI.