🔴 Rentrée sociale : La Gauche unie contre-attaque !
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Oui, c'est bon. Bonjour. Bonjour à tous. Vous allez bien, mes chers camarades ? Je ne vous entends pas là. Vous dormez ? C'est comment ? De voir que vous êtes aussi nombreuses et nombreux en cet après-midi. On ne va pas tarder à démarrer notre table ronde. Une table ronde qui va réunir... Je crois qu'en ces temps, c'est important de rappeler à quel point cette union de la gauche nous est précieuse. Et donc, nous allons avoir le plaisir de pouvoir échanger avec nos invités. Ils ne vont pas tarder. Et notre premier secrétaire aussi va les accompagner.
Et donc, juste après, je compte sur chacune et chacun pour que nous nous rendions juste à côté pour le discours de notre premier secrétaire national. Vous l'avez vu, le programme de nos universités, il est dense, il est très riche, il y a de nombreux échanges. Je profite de cette attente. D'abord, je voudrais remercier très chaleureusement, aidez-moi à le faire, tous les permanents et les permanents de notre parti. A Richard Bouygues, qui a remercié très chaleureusement Audrey Gassian, qui a été la cheville ouvrière. Je veux aussi vous remercier, vous, chacune et chacun, parce que ces universités d'été, elles ne sont réussies parce que vous, vous venez, parce que vous prenez le temps.
On sait que c'est bientôt la rentrée. On a tous des obligations. On a tous aussi plein de choses à faire. Et vous prenez le temps de venir ici et qu'on puisse passer tous ces moments d'échange. Donc un immense merci à chacune et à chacun. Je voudrais remercier tous les attendre. Je vais céder la parole que j'affectionne particulièrement, qu'on ne présente pas. Bah oui, vous aussi quand même !
Chers camarades, chers amis, quel plaisir, quel très très grand plaisir de vous retrouver. Mais ici, tu me permets, mon cher Marc, à Blois, d'accueillir très chaleureusement tous nos partenaires de gauche et écologistes qui ont accès. Municipale, plusieurs maires pourraient vous en dire quelques mots ici, départementale, régionale, nationale, ça ne se décrète pas, ça se construit. Dans le diable, mes amis, chers camarades, chacun le voit, chacun le sent, la France est aujourd'hui dans une triple impasse. Une impasse sociale, une impasse démocratique et une impasse écologique. Mais cette impasse, elle porte une signature, celle d'Emmanuel Macron.
Pendant huit ans, le président de la République a méprisé, je pèse mon mot, méprisé, les corps intermédiaires. Ses gouvernements successifs ont multiplié les 49-3 pour faire passer à coup de force des mesures dont personne ne voulait. Il a méprisé les syndicats, méprisé les associations, méprisé les collectivités, méprisé les Françaises et les Français. Il a pris tout seul la décision lumineuse d'une dissolution qui a plongé notre pays dans une profonde instabilité. Résultat, aujourd'hui, en vérité, plus rien ne tient. Plus de majorité stable, plus de confiance dans les institutions, plus de visibilité de l'action publique. Emmanuel Macron a cru pouvoir être Jupiter.
Il a fini par être le spectateur impuissant de la crise qu'il a lui-même provoquée. On nous annonçait un Mozart de la finance. On a eu, en réalité, les pieds nickelés. Alors, pour masquer ce chaos, ce chaos dont il fait partie des comptables, dont il fait partie des responsables, que nous propose François Bayrou. Nous, socialistes, nous avions fait le choix de ne pas censurer d'emblée. Ça avait généré des débats entre nous, d'abord, avec les partenaires, beaucoup aussi, je ne les ai pas oubliés. Nous avions fait ce choix en responsabilité, choix de l'échange, choix de la recherche de compromis pour ne pas déstabiliser le pays.
Mais voilà que ce sauveur autoproclamé, qui prétend rétablir le dialogue avec des simulacres de concertation, saute au sabord et plonge le pays dans une nouvelle impasse. Après avoir tenté de nous imposer une année blanche aux conséquences désastreuses, il existe maintenant, juste, tranquille, un chèque en blanc, pour son budget, à travers ce vote de confiance. Ces engagements n'ont pas été tenus, le conclave sur les retraites a fait long feu, les ouvertures de négociations réduites au néant, avec une forme de chantage à la dette qui ne dit même pas son nom, un discours catastrophiste dicté par une idéologie libérale et surtout profondément injuste.
Sincèrement, les amis, les camarades, je l'ai écouté comme un certain nombre d'entre vous aux 20 heures. Je vais commencer une seconde par la forme, sans blague. Entre « T'inquiète pas Simone » et « Désolé les gars et les filles, ils étaient en vacances, j'ai pas pu les joindre. » « De qui se moque-t-on ? » Enfin, quand même, une seconde, on parle du Premier ministre de la France. On parle du Premier ministre de notre beau pays. Ce niveau de dévinvolture est révoltant et scandaleux. Sur le fond, maintenant, parce que c'est ce qui compte, toujours d'abord, bien plus grave, il veut nous faire croire que le pays est dans l'impasse.
Il veut nous faire croire surtout qu'il n'y a une seule solution et qu'il y aurait deux camps. Les responsables, eux, évidemment, et les irresponsables, nous, la gauche, évidemment. Il voudrait nous faire croire que seul ce chemin existe. Alors que nous, nous savons, nous vivons dans nos quotidiens, dans nos communes, dans nos départements, dans nos régions, qu'un autre chemin est possible, celui de la justice sociale, celui de la justice filiale, celui qui fait l'identité et l'honneur de la gauche depuis toujours, pour aujourd'hui et pour demain. Il essaie de nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre solution que la leur.
Alors, ça suffit, ces messieurs, oui, vous remarquerez au passage que c'est beaucoup de messieurs. Je ne sais pas si ceux-ci entraînent cela, mais à l'évidence, ça ne l'arrange pas dernières années. Emmanuel Macron et ses premiers ministres, on peut résumer ainsi. Une réforme des retraites dont personne ne voulait, qui a mis des millions de Françaises et des Français dans la rue. Une loi sur l'immigration, avec des dispositions odieuses, mais aussi anticonstitutionnelles, avec le but évitant de faire les yeux doux à l'extrême droite. Des mesures d'austérité qui étranglent nos services publics et nos collectivités.
Et un recul inédit, ma chère Marine, des politiques écologiques qui cèdent en permanence, sans honte, devant les lobbies et détricotent ce que nous avions péniblement acquis. Donc, maintenant, une clarification. Très bien, allons-y. Pour nous, c'est simple. Pour nous, les socialistes. Pour nous, la gauche, c'est non. Notre réponse, elle est claire, définitive. Nous voterons contre la confiance, le chemin de justice, la justice sociale, la gauche pour gagner le pays. Mes chers amis, chers camarades, on le sait tout le monde. Un autre danger, plus immense encore, qui nous guette, qui grignote, parce que cet affaissement du pouvoir déroule en réalité un tapis rouge à l'extrême droite.
Elle se nourrit de la droitisation du gouvernement. Elle s'engraisse sur les colères et les découragements légitimes. Elle se prospère sur ce que j'appelle la France des épuisés. Cette France qui travaille dur, mais qui n'arrive pas à boucler ses fins de mois. Cette France qui a le sentiment que sa voix ne compte plus rien. Cette France qui s'est détournée des urnes et de la politique. Cette France, elle n'est pas théorique. Elle a des visages et des histoires. Chez moi, à Nantes, c'est cette ente soignante que j'ai rencontrée il y a quelques jours. Elle élève seule ses quatre enfants. Elle bosse. Elle adore son boulot. Mais elle n'y arrive pas. Ça ne boucle pas.
Alors, parfois, elle va prendre son petit-déj à cette association qui aide avec la précarité alimentaire. Elle m'a dit sa colère, bien sûr, mais pire, je crois, sa honte. Alors, à celle-là, à ceux-là, l'extrême droite veut s'adresser. Certainement pas avec des solutions crédibles, on le sait tous ici. Mais avec un récit. Un récit mensonger de peur, de rejet, de nostalgie. Un récit dangereux, mais qui peut donner, n'ayant aucune naïveté, une impression, fausse bien sûr, mais une impression quand même de clarté et de force. Ou tout le moins, le sentiment, on l'a tous entendu un jour, de quelque chose qu'on n'aurait jamais essayé.
Alors que l'histoire et nos voisins européens, ou plus loin, nous disent l'inverse. Face à cela, quelle doit être notre réponse ? Puisqu'on en est là. Puisqu'en vérité, au-delà de tout, c'est pour cette raison que nous sommes rassemblés. Quelle doit être notre réponse à nous, les socialistes, à nous, la gauche ? D'abord, d'alerter clairement. Ni Emmanuel Macron, ni François Bayrou, ni le quelconque énième figurant du même acabit qu'Emmanuel Macron pourrait nous dénicher dans les jours ou les semaines qui viennent, ne sont un rempart contre l'extrême droite. Leur politique est au contraire une fabrique de désespoir qui nourrit Marine Le Pen.
Ensuite, construire notre projet, c'est notre priorité. Parce que nous ne nous contentons pas des propos d'estrade des partis d'opposition. Parce que nous voulons, nous, faire la démonstration qu'un autre chemin est possible. Nous voulons le prouver et les traduire en actes. Un chemin de justice sociale, un chemin de justice écologique, un chemin nouveau pour notre pays, pour les Françaises et les Français, pour les classes moyennes et pour les plus populaires. Alors, ce chemin, il doit reposer sur quatre piliers. Une démocratie retrouvée. Une démocratie parlementaire, sociale, locale, citoyenne, une démocratie où les décisions se construisent avec les syndicats, avec les citoyens.
Une démocratie où on n'impose pas les décisions par la force, mais où on écoute, on respecte, on considère, on délibère. Une justice sociale assumée. Nous, les socialistes, c'est au cœur de notre grande histoire, au cœur de notre identité, se battre encore et toujours pour la justice sociale. Cela signifie garantir à chacun l'accès à un logement, à l'éducation, à la santé, taxer réellement les grandes fortunes, réellement, vraiment, l'assumer, le dire et le revendiquer. Lutter contre la fraude fiscale plutôt que de s'acharner sur les plus précaires.
Donc, 400 000, 400 000 des plus précaires de notre pays vont se retrouver à payer des impôts par le simple mécanisme de l'année blanche, si nous ne faisions pas le choix de voter contre la confiance. Une bifurcation écologique ambitieuse, bien sûr, pour le climat, les énergies renouvelables, la préservation de nos terres et notre santé. Et de ce point de vue, chers camarades, chers amis, l'immense mobilisation contre la loi du plomb cet été, plus de 2 millions de signatures, est un signe d'encouragement. Il y a de la résistance citoyenne, il y a de l'inspiration citoyenne, il y a des hommes et des femmes dans ce pays qui ne résignent pas à ce chemin qu'on nous promet comme inévitable.
Et enfin, et enfin, un récit d'émancipation. Nous devons retrouver la force historique de la gauche, qui a toujours porté le progrès, la solidarité, l'émancipation, opposée au discours de haine, des émotions, enfin un peu positives. La fierté de construire ensemble, la joie de partager, l'espérance d'un avenir meilleur pour nos enfants, mais pour tous nos enfants, parce que notre République, à nous, elle considère chaque enfant à égalité. Elle ne le regarde pas en fonction de sa couleur de peau, elle le regarde avec la même attention et avec la même considération.
Alors, chers camarades, chers amis, vous le savez, je fais partie de ceux qui croient profondément que pour que ce chemin existe, il y a une condition indispensable. C'est notre union. Nos concitoyens ne nous pardonneront pas de rejouer la guerre des égaux, la division, l'émiettement. Ils veulent nous voir capables de nous entendre, capables de proposer un horizon commun. Pas une unité de façade, pas des petits arrangements d'arrière-boutique, un socle commun, social, écologique, démocratique. Car les urgences, elles, et les gens ne peuvent pas attendre.
Vous connaissez la ligne du Parti socialiste, portée par notre premier secrétaire, cher Olivier, que je veux devant tous saluer, remercier, pour sa constance, inlassable sur ce sujet. Dans les jours de beau temps comme dans les jours de mauvais temps, on reconnaît un grand responsable politique. Chaque jour, le chemin est tracé. La ligne que nous portons ensemble, c'est le rassemblement de la gauche et des écologistes. Autour d'une plateforme, vous le savez, d'une candidature commune, cette formule que nous avions résumée d'une phrase, avec cette idée de pouvoir aller demain, de François Ruffin à Raphaël Glucksmann.
Alors moi, j'avoue que, comme j'aime bien rappeler que la politique n'est pas qu'une affaire de messieurs, je mets toujours un codicil en disant de Clémentine Autain à Marine Tondelier. En passant, évidemment, mais encore une fois, encore une fois, chers camarades, j'insiste, nous ne cherchons pas un homme providentiel, ni même une femme d'ailleurs. Je n'accorde que peu de foi aux aventures solitaires. Il n'y aura pas de sauveur solitaire de la gauche, quel que soit son nom, quel que soit son prénom, je le redis ici avec solennité, il n'y aura pas de sauveur solitaire de la gauche.
Ce qui compte, c'est que les Françaises et les Français savent que ce projet, notre projet, sera à leur service, à leur service à eux, pour leur qualité de vie, pour leur santé, pour leur avenir, pour l'avenir de leurs enfants et celui de la planète. Dans l'incertitude, dans l'incertitude du moment, de l'actualité, nous l'avons écrit ensemble. Bon, ça nous a valu quelques discussions. Nous sommes prêts. Alors, je vous le dis, chers amis, chers camarades, avec vous, à vos côtés, les socialistes sont prêts. Prêts à gouverner. Prêts à prendre leurs responsabilités. Il est temps, il est temps qu'Emmanuel Macron respecte enfin le résultat des urnes.
Comme vous, je suis rentrée chez moi à Nantes, la plus belle ville du pays, après Blois. Après Blois, Marc, d'accord, doucement, les Nantais, après Blois. Comme vous, quand je suis rentrée chez moi à Nantes, après nos longues négociations de l'été dernier, j'ai vu ces parents d'élèves engagés dans les écoles, ces responsables d'associations me dire, Madame la maire Johanna, franchement, pour la première fois de ma vie, je me demande si ça sert d'aller voter quand le vote démocratique n'est pas respecté. Alors oui, il y a urgence à ce que cette parole soit désormais entendue.
Si nous sommes prêts pour aujourd'hui et pour demain, nous savons, parce qu'ici, personne n'est naïf, que notre démarche est semée d'obstacles, qu'elle n'a rien de facile, qu'elle n'a rien d'évident. Mais nous devons rappeler les raisons pour lesquelles nous les cherchons, chers camarades. Pour qui nous nous battons ? Pour ces Français qui, eux, ne peuvent pas se permettre les coups de billard à douze bandes, qui, eux, ne peuvent pas se dire « Eh ben, si 2027 ça rate, c'est pas grave, il y aura 2032. Parce que les plus riches et les plus aisés, ils peuvent se permettre d'attendre.
Les quartiers populaires de la ville que je dirige, comme de toutes les grandes villes du pays, les ruralités qui souffrent, les outre-mer qui se sentent oubliées et reléguées, elles et eux, ils ne peuvent pas attendre. C'est pour eux qu'on se bat. C'est pour eux qu'on se mobilise. C'est pour ceux qui ont toujours l'âme et des citoyens de second rang. Alors, à celles et tous ceux qui disent « Ça ne marchera pas ». Alors, à celles-là et à ceux-là, je pose une question. C'est quoi le plan B ? Si ce qu'on fait là, ensemble, ça ne marche pas, c'est quoi le plan B pour le tour de l'élection présidentielle ? Parce qu'ensemble, nous pouvons démontrer que oui, toujours, la gauche, ça change la vie.
Un immense merci, ma chère Johanna. Et maintenant, nous allons accueillir une ancienne députée qui est en train de préparer l'après. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour notre amie Raquel Garrido.
Vous êtes rentrée de vacances, on dirait. Je sais pourquoi vous m'applaudissez, je sais pourquoi vous m'aimez bien. Je suis venue vous parler d'unité. La fraîche date, c'est quelque chose qui vient du tréfonds de notre histoire commune, celle du mouvement ouvrier, celle du mouvement socialiste. Et je ne vous rappellerai qu'un seul slogan que nous avons en partage en France et dans le monde entier, « El pueblo unido jamás será vencido. » Effectivement, c'est en train du grand président Salvador Allende que nous faisons face à des moments historiques qui s'accélèrent à la fois violents, angoissants, mais qui portent en eux des grands défis.
Et nous pouvons nous hisser à ce niveau de responsabilité. Je vous parlais de vacances tout à l'heure. Je vais vous parler maintenant de la vacance du pouvoir. C'est celle-ci dont aurait dû nous parler François Bayrou l'autre soir. La vacance du pouvoir qui est de son fait puisque le 8 septembre, il ne sera plus Premier ministre. C'est acquis. Et donc, la question maintenant est de savoir si nous pouvons nous satisfaire légèrement avec des involtures d'une situation où il n'y a plus de gouvernement pour lancer les travaux sur le budget de l'État, sur le budget de la nation. On pourrait dire que c'est un sujet secondaire. Eh bien non, ce n'est pas un sujet secondaire.
La question fiscale est au cœur de notre idée souveraine, de notre idée démocratique. Vous savez comme moi que les articles 13 et 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen commandent que nous, les citoyens, devons constater la nécessité de l'impôt et que nous devons déterminer son usage, sa quotité, son assiette. C'est à cette condition que nous sommes un peuple souverain, c'est à cette condition que nous sommes en République. Et par conséquent, face à l'impossibilité archimacroniste d'organiser le fait qu'émane de la société cette volonté générale fiscale, nous disons nous, nous sommes prêts à gouverner.
Et je reprends la forme 20 juin 2024, il y a maintenant un peu plus d'un an, nous gouvernions. Et nous sommes aujourd'hui du point de vue institutionnel le 8 juillet 2024. Oui, la question qui se pose, c'est quel est, sur la base de l'expression démocratique, le gouvernement qui est légitime à gouverner. L'échec de l'accaparement du pouvoir par les macronistes, l'accaparement tricheur de ce pouvoir ouvre une perspective. Alors quoi ? On veut que ce soit le RN qui aille à Matignon ? Évidemment que non. Et d'ailleurs, eux ne le veulent pas non plus, l'ont-ils répété.
Alors je dis à ces 9 millions et plus de citoyennes et de citoyens qui depuis un an entendent Retailleau, tous les autres, comme si l'idée même d'un gouvernement de gauche avait disparu de notre perspective nationale, je le dis, cette imaginaire, cette possibilité que nous gouvernions est à portée de main. Ne l'oubliez pas qu'à une situation qui autrement va devenir de plus en plus violente. Bien sûr, ces 9 millions de personnes doivent manifester le 10 septembre, doivent manifester avec le mouvement syndical le 18... Et nous, nous faisons vivre l'espoir du 30 juin dernier. Alors nous avons fait ce premier regroupement, le nouveau Front Populaire, pardon, le Front Populaire 2027.
C'est un premier regroupement et je le dis, heureusement, heureusement que ce travail a été fait. Je veux donner grâce à Lucie Castet qui nous a réunis de l'année dernière et heureusement que tu nous as réunis parce que figurez-vous que lorsque François Bayrou a annoncé le vote de confiance, nous étions en réunion du Front Populaire 2027. Voyez, ces outils-là sont d'ores et déjà au travail, sont d'ores et déjà utiles. Et puis, nous pensons que si nous sommes à Matignon, vous verrez, nous serons capables d'obtenir, sur certains points, pas tous, mais sur certains points très importants, les majorités requises à l'Assemblée nationale pour la justice fiscale.
La question énergétique, mes chers camarades socialistes, l'histoire s'accélère et il n'est pas le moment d'hésiter, ce n'est pas le moment d'avoir peur d'être aux responsabilités. Je sais que les socialistes, vous avez une expérience de gouvernement, tout le monde vous fait crédit à vous d'être un parti de gouvernement, c'est peut-être ce que vous apportez au pot commun de ce que nous sommes comme rassemblement. Mais je vous le dis, il ne faut pas être frileux non plus dans l'unité. Les 9,5 millions d'hommes et de femmes qui ont fait la belle bagarre de l'année dernière, vous devez les représenter.
Nous les représentons tous et quand je dis tous, c'est bien tous, c'est-à-dire tout le nouveau Front populaire. Je le dis, il y a 92 camarades qui ont été élus l'année dernière qui peuvent distinguer dans leur électorat tel ou tel électorat, tel ou tel parti. En réalité, comment ça marche dans l'autre sens également ? Je veux être avec vous, nous pouvons faire de très belles choses ensemble. Je dis au président de la République, il n'y a que vous qui pouvez aujourd'hui décider qui sera le ou la personne à Matignon. D'ailleurs, vous êtes le seul à en disposer du pouvoir. L'article 8 de la Constitution est très clair. Le président nomme le Premier ministre.
il n'y a qu'une seule personne qui a le pouvoir et donc le devoir de nommer le Premier ministre. Donc mobilisons-nous les neuf peuples nouveaux francs populaires, les sociétés... Ma chère Raquel,
nous allons poursuivre les interventions cet après-midi et c'est maintenant au tour du Benjamin de notre... de Benjamin Lucas et juste en face, Arthur de la Forte. Chaleureusement, notre camarade communiste qui a mené la liste du PC aux européennes.
Beaucoup pour cet accueil. À mon tour aussi de remercier l'ensemble des militantes et militants qui ont permis à cette initiative, à ce beau campus d'avoir lieu. Bravo à vous pour cette organisation. Je sais qu'on ne compte pas 16 heures de sommeil dans ces temps-là. Merci aussi aux dirigeants du Parti Socialiste qui ont choisi Blois. Ça me permet, au picard que je suis, de ne pas être dépaysé par la météo. Bravo. Même si ce matin, il y avait du soleil au départ, Damien. Quelle année venons-nous de vivre, chers camarades ? Il y a un peu plus d'un an, ça a été rappelé, il y a eu les élections législatives.
Alors, il y a eu moult débats pour savoir qui avait gagné, qui avait la majorité à l'Assemblée nationale. En tout cas, s'il y avait bien un sujet sur lequel il n'y avait pas de débat, c'est qu'Emmanuel Macron avait été battu par ces élections. Partout, partout en France, en quelques semaines, les Françaises et les Français se sont levés pour dire qu'il fallait tourner la page des années du mandat d'Emmanuel Macron, qu'il fallait tourner la page de ces années de disette. Les Français ont dit qu'ils voulaient plus de justice sociale. Ils ont dit qu'ils voulaient plus de justice fiscale.
Ils ont dit qu'ils voulaient tourner la page de ce gouvernement qui a permis, depuis qu'il est arrivé en responsabilité en 2017, qui a permis à ce que les 500 plus grosses fortunes françaises voient leur patrimoine passer de 570 milliards d'euros à aujourd'hui plus de 1200 milliards d'euros. Voilà le bilan d'Emmanuel Macron. La réalité, c'est que les 500 plus grandes fortunes françaises ont vu leur patrimoine doubler depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Et du coup, j'ai une question à vous poser, à vous. C'est est-ce que vos salaires, à vous, ils ont doublé en l'espace de 8 ans ? Elles ont doublé en l'espace de 8 ans ? Non !
Est-ce que nos services publics, ils ont doublé en l'espace de 8 ans ? Non ! Rien du tout. Rien du tout. La réalité, c'est que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé en responsabilité, le nombre de travailleurs payés au SMIC est passé de 12% à 17%. Voilà la réalité. La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, depuis qu'il est en responsabilité, a mené toute sa politique en faveur des plus grosses fortunes et en faveur du capital. Et face à cela, les travailleurs de ce pays, les classes populaires et plus généralement, je dirais, l'écrasante majorité de la population, en a marre. En a marre d'Emmanuel Macron.
Et oui, il y a une colère grandissante dans notre pays, particulièrement depuis un an, particulièrement depuis que l'on voit que malgré les élections législatives, malgré le fait que les Françaises et les Français aient dit quasi unanimement qu'ils voulaient tourner la page de ces années de malheur, eh bien, Emmanuel Macron a décidé de poursuivre la même politique. Pire que cela, il a nommé François Bayrou Premier ministre. François Bayrou, premier soutien d'Emmanuel Macron qui, durant l'été, a annoncé vouloir mettre un plan austéritaire inédit dans notre pays et faire des économies à hauteur de plus de 44 milliards d'euros. 44 milliards d'euros d'économies.
Rendez-vous compte, chaque année, le budget de l'État, c'est 211 milliards d'euros donnés aux grandes entreprises sans qu'il n'y ait la moindre condition qui soit posée aux entreprises. 211 milliards d'euros d'un côté, 44 milliards de l'autre. La réalité, c'est que François Bayrou a un projet, c'est de continuer de faire la poche aux Françaises et aux Français. Alors, à mon tour de saluer la position unanime des groupes à l'Assemblée nationale de gauche qui ont décidé de ne pas apporter leur confiance à ce gouvernement.
ce que nous disons, c'est que face aux immenses défis qui nous font face, face aux défis écologiques, face aux défis sociaux, face aux défis économiques, eh bien, nous ne répondrons jamais à ces défis. Si demain, nous avons un gouvernement qui décide de faire des économies dans nos services publics, si demain, nous avons moins de frais de ferroviaire, moins de trains, moins de services publics, moins d'écoles, moins d'hôpitaux, la réalité, c'est que l'ensemble de ces défis, non seulement nous continuerons à nous faire face, mais vont s'agrandir. Regardez ce qu'il se passe en Finlande.
En Finlande, depuis 2023, le gouvernement de droite a décidé de mener un plan austéritaire pour, je cite, réduire la dette et le taux d'endettement de la Finlande. Résultat, depuis 2023, ils ont vu leur taux d'endettement passer de 76% à 86%. La réalité, c'est que les propositions de François Bayrou ne fonctionnent pas, le libéralisme ne fonctionne pas et oui, la gauche doit être unie pour dire que nous refusons ce plan austéritaire.
Et Raquel l'a rappelé juste avant moi, face à cette colère grandissante et je pense que nous la constatons chaque jour dans nos quartiers, auprès de nos collègues de travail, auprès de nos collègues à la fac, au lycée, partout en France, une véritable colère et une véritable gronde est en train de naître. Et peu importe la manière dont elle est en train de s'organiser, je pense qu'il est de devoir de la gauche d'être partie prenante de l'ensemble des mobilisations qui visent à déjouer le plan austéritaire mais surtout qui visent à déjouer la politique d'Emmanuel Macron.
Alors, bien évidemment, que nous devons être présents le 10 septembre, nous devons être présents le 18 septembre à l'appel de l'intersyndical. Nous ne devons pas avoir peur du peuple. Au contraire, la gauche doit être aux côtés du peuple. Elle doit être présente auprès de ce peuple qui se mobilise, qui exprime sa colère. Et surtout, nous devons, nous, être présents à gauche pour donner des perspectives politiques à cette colère. Parce que si nous ne le faisons pas, d'autres le font, d'autres le feront également. C'est, vous l'aurez compris, l'extrême droite. L'extrême droite, le Rassemblement national, se nourrit du ressentiment, se nourrit du délaissement, se nourrit du dégagisme ambiant.
Alors, oui, nous devons être présents pour dire que cette colère qui s'exprime en France, non seulement elle est légitime, mais surtout, qu'elle doit nous permettre d'obtenir des victoires, et notamment, le rejet des plans austéritaires. Nous devons être présents et montrer aussi quel est le véritable visage de l'extrême droite en France. Quel est le véritable visage du Rassemblement national dans notre pays ? La réalité, c'est que sur le plan économique et social, le Rassemblement national n'a pas un projet économique si différent qu'Emmanuel Macron.
Systématiquement, à l'Assemblée nationale, ils ont voté main dans la main avec les macronistes pour permettre de mettre en place toutes les règles libérales que nous connaissons et que nous avons subies depuis trop nombreuses années. Si le gouvernement Bayrou et avant lui, le gouvernement Barnier étaient mis en place, c'est bien parce que le Rassemblement national a apporté un soutien tacite aux politiques de Macron. Si aujourd'hui, nous n'avons pas l'ensemble des salaires indexés sur l'inflation, c'est parce que les amis de Jordan Bardella à l'Assemblée nationale ont voté avec les macronistes contre une proposition de loi émanant des rangs de la gauche.
Si nous n'avons pas permis d'avoir de loi qui permet de réguler les déserts médicaux, notamment dans nos banlieues, notamment en ruralité et notamment à travers une proposition de loi à l'initiative, il faut le dire, d'une députée socialiste, eh bien c'est parce que le Rassemblement national était présent avec les macronistes pour voter contre l'ensemble des propositions de loi qui permettaient d'améliorer le quotidien des travailleurs de ce pays. Et ce n'est pas tout.
L'austérité, le rejet de notre modèle social, de la sécurité sociale, il faut le dire partout, avec Jordan Bardella à Matignon, il n'y aura plus de sécurité sociale, il n'y aura plus de retraite, il n'y aura plus d'assurance maladie parce que ce qu'il propose en réalité, c'est d'aller encore plus loin dans les politiques libérales que propose Emmanuel Macron, c'est d'aller encore plus loin dans ce qu'ils appellent l'abaissement des cotisations sociales.
Et vous avez vu le jeu, la surenchère entre d'un côté Retailleau, de l'autre Jordan Bardella notamment hier au débat du MEDEF avec Retailleau qui disait quand même qu'il fallait envisager qu'il y ait des salaires avec zéro euro de cotisation, qu'il n'y ait plus de cotisation sur les salaires. Et bien derrière, et il faut le dire partout, s'il n'y a pas de cotisation sociale, il n'y a plus de sécurité sociale, il n'y a plus de retraite, il n'y a plus d'assurance maladie, il n'y a plus d'assurance chômage. Oui, pour bâtir l'avenir, nous devons débusquer le Rassemblement national.
Nous devons aller parler à celles et ceux qui, par désespoir de cause, ont mis un bulletin Rassemblement national lors des dernières élections et les convaincre qu'ils n'auront rien, rien, avec le Rassemblement national, si ce n'est de nouvelles années de malheur. Mais si nous voulons les convaincre de se tourner vers nous, de se tourner vers la gauche, de se tourner vers le progrès, alors nous devons en effet avoir les yeux tournés vers l'avenir. J'aime beaucoup votre slogan « Bâtir l'avenir ». Je vais même raconter une petite anecdote. Ça a failli être mon slogan européen. Véridique.
Et je pense que c'est bien cela qui doit animer les tables rondes, les discussions, les débats que nous aurons en cette rentrée. Sur quoi la gauche doit-elle se bâtir pour permettre d'être majoritaire demain ? Alors, j'en entends beaucoup nous dire que finalement ce candidat qui était présent depuis 2012 a commencé à prendre peut-être un peu de place et aujourd'hui a un effet repoussoir chez une partie des électeurs et je pense que ces gens ont raison. Vous savez de qui je parle. Lui-même nous avait invités à faire mieux et je pense que nous devons en effet faire mieux.
Mais ce que j'ai aussi envie de nous dire c'est que le désamour des ouvriers des classes populaires, le désamour pour la gauche ne vient pas uniquement de Jean-Luc Mélenchon. Il vient aussi d'un passé, celui dont on a cru à un moment que la gauche pouvait changer notre quotidien lorsqu'il arrivait en responsabilité notamment au milieu des années 2000, notamment en 2012. Et il faut écouter celles et ceux qui votent Rassemblement National.
Il faut écouter dans ces circonscriptions ces ouvriers qui nous ont dit avoir voté à gauche, qui nous disent qu'ils ne veulent pas d'un côté voter pour la France insoumise parce qu'ils ne se retrouvent pas mais de l'autre qu'ils ont essayé de voter à gauche, qu'ils ont voté à gauche mais que ça n'a rien changé. Et donc, si demain nous voulons bâtir l'avenir, je pense qu'il faut faire table rase du passé et construire un projet commun. Un projet qui refait de la question sociale notre priorité. Un projet qui fait le choix du travail, de la défense des travailleurs. Un projet qui est devant l'ensemble des usines lorsqu'elles subissent des plans sociaux.
Un projet qui est devant les services publics lorsqu'ils subissent ces plans austéritaires. Voilà où doit être la gauche. La gauche doit être devant les usines, devant les services publics. Elle doit être aux côtés des travailleurs de ce pays. Oui, bâtir l'avenir, bâtir le rassemblement qui nous permettra de l'emporter demain, ça veut aussi dire qu'il faut placer le projet politique en tête de nos ambitions. Je ne crois pas au rassemblement et à l'addition de logo, je crois au rassemblement par la base, je crois au rassemblement par le programme, par le projet de rupture.
Je crois que ce qui nous rassemblera demain, je crois que ce qui permettra au rassemblement de la gauche de l'emporter demain, c'est une gauche qui permettra d'aller rechercher le cœur des ouvrières et des ouvriers de ce pays. La gauche de demain, si elle veut l'emporter, elle doit aller au port des usines, elle doit rencontrer les ouvriers, elle doit leur dire que la gauche est du côté, et je sais et j'assume ce terme de l'abondance. Oui, nous devons défendre un projet de bonheur, un projet d'abondance pour toutes et pour tous dans ce pays.
Nous devons aller dire aux travailleurs de ce pays, nous devons aller dire aux classes populaires que si demain la gauche arrive aux responsabilités, eh bien, ils vivront mieux dans notre pays. Prenons le parti du travail, défendons partout de notre pays, des services publics, le développement du fret ferroviaire, défendons la réindustrialisation de notre pays, défendons la baisse des factures, défendons le fait qu'il faut que chaque Français puisse travailler dans ce pays.
Voilà l'ambition que nous souhaitons porter, voilà ce que nous allons mettre au pot commun de la gauche au débat, et c'est comme cela, je crois, mes amis, que si nous allons dans l'ensemble des circonscriptions, y compris celles tombées dans les mains du Rassemblement national, sur un projet qui repose la question sociale et la question du travail au cœur de son ambition, alors nous serons en capacité non seulement de faire reculer le Rassemblement national, mais surtout, surtout, de gouverner et de changer le quotidien des Français. Merci à vous.
Merci beaucoup Léon. Nous allons donc poursuivre et c'est avec un plaisir particulier que je vais accueillir mon voisin de circonscription, ancien socialiste, donc vous voyez, voilà, et président des JS. Je vous demande d'applaudir très chaleureusement mon copain et collègue député Benjamin Lucas.
Merci.
Merci, Dienaba, mes chers camarades, on peut être et socialiste et écologiste et je crois que c'est une des leçons de ce que nous avons fait l'an dernier à travers une belle campagne d'espoir tous ensemble dans tous nos territoires. Je veux d'abord saluer celles et ceux qui vous symbolisent, votre premier secrétaire, Olivier Faure, que je félicite pour sa réélection, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Boris Vallaud, et à travers lui l'ensemble de nos collègues socialistes, Johanna Roland. Je vois que la Loire Atlantique est présente en nombre et évidemment, évidemment, elle l'a dit, l'extraordinaire, la fabuleuse, la formidable, la combattante, Diana Badiop.
Mes camarades, dix jours, dans dix jours, nous répondrons unis au Jean-Claude Duce de la vie politique française, celui qui a cru en une conférence de presse que sur un malentendu il y avait moyen de conclure, que non, il n'y a pas moyen de conclure avec son mauvais budget.
Dans dix jours, nous lui répondrons que, et je vois, j'ai vu tout à l'heure Sébastien Vincini, comme on dit à Toulouse, il n'y a pas d'arrangement, il n'y a pas d'arrangement, je ne le ferai pas aussi bien avec l'accent que vient de le faire Marine Tondelier, elle le fera d'ailleurs tout à l'heure à cette tribune, il n'y a pas d'arrangement parce que notre désaccord, il ne porte pas sur des curseurs, il ne porte pas sur des mesures, il ne porte même pas, même si évidemment nous le combattons, sur ce ridicule projet de vouloir voler deux journées de salaire aux Français avec les jours fériés. Le désaccord, il est plus profond que cela.
Il est sur l'orientation économique et politique de ce gouvernement. Il est sur cette idée qu'il faudrait, pour combler les déficits et la dette, aller chercher du côté de la baisse de la dépense publique, c'est-à-dire du côté de la baisse de la protection quotidienne des Françaises et des Français, de leur service public, de notre capacité à agir pour le climat. Nous, nous pensons qu'il faut aller regarder en priorité du côté des recettes, c'est-à-dire du côté du partage inéquitable aujourd'hui des richesses dans notre pays.
Pas d'arrangement avec des gens qui, en réalité, ont fait des offrandes fiscales, des cadeaux démesurés en aide publique sans contrepartie ou en réduction d'impôts aux plus grandes fortunes de ce pays en demandant aujourd'hui aux classes moyennes et aux classes populaires de payer l'addition. Il n'en est pas question. Pas d'arrangement possible, franchement, avec ces incompétents, ces amateurs. Il me revenait en mémoire, pardon, ça fera peut-être référence de boomers, mais enfin, il faut les défendre, les boomers, quand même, maintenant qu'ils sont attaqués par le Premier ministre.
Ça me rappelait, quand j'entends les leçons de responsabilité qui nous sont données, cette réplique de François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing au moment du débat d'entre-deux-tours en 1981 quand il disait à Giscard qui aurait pu être pour la circonstance remplacé par Bruno Le Maire, François Bayrou ou Éric Lombard, vous me faites penser à ce chauffard qui, ayant conduit la voiture dans le fossé, me demande à moi de repasser mon permis de conduire pour la sortir du bourbier où vous l'avez mis. Nous n'avons pas de leçons de crédibilité et de responsabilité à recevoir de ces gens.
Alors, dix jours, ça va passer vite, mais pas assez vite pour se débarrasser de François Bayrou et de son gouvernement. Et en dix jours, ça a déjà commencé. Il faut en prévenir les Français. Nous allons assister à toutes les outrances. J'en veux pour preuve qu'il y a quelques instants, le Premier ministre a comparé la dette pour les générations futures à l'esclavage. Monsieur le Premier ministre, dans un pays comme le nôtre, instruit par l'histoire que vous êtes, comparé je ne sais quoi à l'esclavage, c'est-à-dire à des tortures, à des souffrances, à une mémoire traumatique encore vivace, c'est indigne, c'est indécent. Le débat public n'excuse pas tout.
Nous allons avoir, c'est vrai, bien des caricatures et l'appel à la stabilité. Alors la stabilité, c'est comme le cholestérol. Il y a la bonne et la mauvaise stabilité. Ce n'est pas une fin en soi. La stabilité de Bruno Retailleau à Beauvau qui mène la politique de Marine Le Pen et de Jordan Bardella à l'égard de nos compatriotes musulmans, c'est non. La stabilité de la traque des chômeurs, de la stigmatisation des plus précaires et du non-recours aux droits, c'est non. La stabilité de l'inaction climatique de ces gens qui n'ont même pas été capables d'acheter deux canadaires dont ils avaient pourtant voté les crédits, c'est non.
La stabilité de 2 159 enfants qui dormiront à la rue à la veille de la rentrée scolaire, c'est encore non. La stabilité de l'ultra-richesse indécente qui conduit à un séparatisme scolaire, médical, urbain et écologique des ultra-riches pendant que le reste du pays s'appauvrit, c'est non. Et puis, la stabilité de l'absence de perspectives complètes pour notre jeunesse, c'est non.
Quand il ne suffit pas d'attaquer à la télévision de façon assez gratuite ceux qui la qualifiaient les boomers, notre Joe Biden de la vie politique française qui, je pense, perd un peu la tête et ne sait pas exactement ce qu'il raconte, il ne suffit pas d'attaquer les plus anciens pour être le Premier ministre de la jeunesse quand, à notre génération, il est promis avec ce budget et avec les orientations qui seront prises qu'elle vivra moins bien que les générations précédentes. Cela non plus, ce n'est pas compatible avec notre vision de la démocratie et notre projet politique.
Alors, il nous faudra être clair, il nous faudra être déterminé et il nous faudra exercer sur le président de la République une pression majeure dans les dix jours qui viennent et le 8 septembre au soir. Mes chers amis, mes chers camarades, notre crédibilité repose sur nos propositions, nous en avons, nous en aurons, nous avons dans nos mouvements, nos partis réunis chez nos parlementaires à travers celles et ceux qui, dans la société engagée, nous accompagnent toute la ressource pour proposer au pays un autre chemin, un meilleur chemin que celui de François Bayrou.
Mais je crois que notre crédibilité auprès de ces millions de Françaises et de Français dans les classes populaires et les classes moyennes, elle repose sur notre capacité à démontrer que nous sommes non seulement prêts à gouverner, comme je l'ai entendu, mais déterminés à gouverner maintenant. Parce que, et Johanna l'a dit, celles et ceux qui souffrent et qui souffriraient de la reconduction de ces politiques, celles et ceux qui souffrent d'un président entêté qui veut finalement, je le résumerai en une formule, préserver son bilan, rien que son bilan, tout son bilan, celles et ceux qui souffriraient d'avoir à nouveau M.
Retailleau à Beauvau, celles et ceux-là ne peuvent pas attendre notre belle, grande et démocratique primaire NIS 2027. Celles et ceux-là attendent de nous que nous gouvernions maintenant. Et donc, ça implique évidemment d'être prêts, mais aussi de montrer notre capacité à relever ce défi-là. Et le premier défi auquel nous sommes confrontés, c'est celui de la démonstration de notre unité. Je le dis, je sais que nous avons et nous aurons des débats sur la façon de construire cette unité.
Elle est, ça je crois que ça fait consensus entre nous, d'abord l'unité avec ces millions de Françaises et de Français qui attendent de nous quelque chose, qui seront mobilisés le 10 septembre et le 18 septembre. Et je trouve déplorables les caricatures, les injures qui sont faites par les ministres sortants et par les représentants de la majorité qui veulent s'en prendre à ces mouvements comme ils s'en sont pris aux organisations syndicales et tu l'as dit Johanna, à tous les contre-pouvoirs.
Parce que nous, nous savons qu'il n'y a pas une conquête sociale dans ce pays et dans l'histoire de notre République qui n'a pas été arrachée par le mouvement social, par la lutte et que la gauche marche sur ses deux jambes. Nous avons fait le nouveau Front populaire, il y a eu le premier Front populaire. Il faut la victoire électorale, la majorité politique mais cette majorité politique doit s'appuyer sur une majorité sociale mobilisée. Face à des milliardaires tout puissants qui possèdent autant de médias, qui ont une telle capacité avec M. Sterrin à entrer partout, y compris jusque dans nos fêtes de village, il nous faut bien plus, bien mieux que simplement une victoire électorale.
Il faut mobiliser la société pour transformer avec elle, là aussi, et notre conception de la démocratie. Mais, et j'achève par cela, il faut l'unité politique, source de notre crédibilité auprès de celles et ceux pour qui le bulletin de vote ne signifie pas toujours le changement concret et quotidien. Celles et ceux qui, Raquel l'a rappelé, sont venus par milliers débordant nos campagnes, débordant les cadres de nos formations politiques pour dire « Nous ne voulons pas que l'extrême droite accède au pouvoir dans ce pays et nous voulons transformer les choses. » Alors, je nous pose une question sans arrogance particulière et sans forcément avoir toutes les réponses.
Est-ce que les fondements programmatiques qui ont été les nôtres, je ne rentre pas dans le détail de chaque mesure, tout programme politique est améliorable, il n'y a jamais ni totem ni tabou, comme dirait l'autre. Mais est-ce que les ressorts qui ont conduit à la construction de ce programme il y a un an, l'urgence sociale, l'urgence climatique, l'urgence démocratique sont toujours d'actualité ? Est-ce que les 2 millions de signataires de la loi Duplomb n'ont pas envie que maintenant, tout de suite, nous mettions fin aux pesticides dangereux qui donnent du cancer à nos enfants ?
Est-ce qu'il n'y a pas besoin maintenant d'abroger la réforme d'Elisabeth Borne, de donner des moyens à l'école publique, d'augmenter le pouvoir d'achat de nos compatriotes et d'abord de ceux qui travaillent et des salaires les plus modestes, de protéger les plus précaires et les plus en difficulté aujourd'hui ? Je crois que ces raisons sont toujours là et qu'elles nécessitent que nous y regardions de plus près. Est-ce que la menace de l'extrême droite s'est éloignée ? Je crains que non. Et ce que j'ai vu hier au MEDEF, Marine a très bien rappelé l'histoire, plutôt Hitler que le Front populaire, ce que j'ai vu hier au MEDEF, les déclarations d'amour de M.
Bardella, qui a fait un acte public d'allégeance au grand patronat dans ce pays, montrent la collusion qui est en train de se construire et montrent ce à quoi nous aurons à faire face. Est-ce que cette menace est moins puissante qu'il y a un an ? Je ne le crois pas non plus. Alors, et ce sera mon dernier mot, vous connaissez les paroles du poète. Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat.
Je crois que le combat commun, que les combats communs que nous avons amenés ensemble exigent de nous, non seulement que nous soyons à la hauteur du moment le 8 septembre, mais que chaque jour, chaque heure, chaque nuit, chaque seconde, nous soyons déterminés et mobilisés à dépasser ce qui parfois nous oppose, mais qui n'est rien au regard de ce que serait le choc d'une victoire de l'extrême droite dans notre pays et ce que serait le désastre d'une reconduction pendant deux ans des politiques d'Emmanuel Macron qui abîment notre pacte républicain, qui fissure notre contrat social, qui disloquent la République pour au final conduire à l'extrême droite avec simplement un peu de sursis.
Mes camarades, je crois que nous pouvons réaliser cette union, nous pouvons la construire, nous pouvons la renforcer, nous y travaillons, ça a été rappelé dans le cadre qui a été proposé par Lucie et je la remercie et je la salue. Elle a incarné et elle incarne notre détermination à gouverner, notre volonté de ne pas nous réduire aux partis politiques mais de vrai avec la société engagée et nous serons, je le crois, au rendez-vous parce qu'il n'y a pas pour notre génération militante de tâches plus importantes et plus exaltantes que celles de changer la vie ici et maintenant.
Merci beaucoup mon cher Benjamin. Je vais appeler maintenant quelqu'un qui a été l'incarnation de notre volonté de gouverner l'an dernier avec beaucoup de courage elle a accepté d'être désignée comme candidate pour devenir Premier ministre pour un gouvernement de gauche. Je vous demande de faire une ovation à Lucie Castet.
Alors petit tip il y a écrit merci de ne pas toucher les micros juste devant moi mais quand on passe après Benjamin Lucas et qu'on s'appelle Lucie Castet on touche au micro. Raquel disait je sais que vous m'aimez moi je ne sais pas si vous m'aimez mais moi je vous aime. Juste ce petit trait pour vous remercier du fond du coeur de votre accueil l'an dernier dans ce même lieu ça a beaucoup joué.
Évidemment la détermination pour conduire un éventuel gouvernement du nouveau Front Populaire était totale mais bien sûr que l'accueil des militantes et des militants partout en France l'été dernier a joué un rôle très important et je tiens à vous remercier une nouvelle fois pour l'accueil que vous m'avez réservé l'an dernier et en particulier un petit mot pour les jeunes socialistes qui ont été juste absolument incroyables.
Ça a été rappelé par de brillants orateurs à la tribune juste avant moi on vit un moment de crise de notre 5ème République on vit une crise politique très forte aujourd'hui en France et je pense qu'il nous faut collectivement réfléchir à comment on fait en sorte que la gauche et les écologistes puissent gouverner pas seulement là après une éventuelle dissolution après une éventuelle chute du gouvernement mais aussi après les prochaines élections présidentielles parce qu'il faut absolument qu'on puisse gouverner comme on l'a dit pour changer la vie vous l'avez tous dit les uns et les autres je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure devant vous aujourd'hui mais je pense je pense qu'il faut un appel il faut regarder en face la réalité pour pouvoir être à la hauteur du sursaut qui est nécessaire aujourd'hui le contexte quel est-il le contexte c'est celui d'une tripartition aujourd'hui on n'est plus dans un mouvement d'alternance classique gauche-droite gauche-droite où on pourrait espérer presque mécaniquement arriver à gouverner la France on n'est pas dans cette situation là et il faut en tirer toutes les conséquences on a aussi la perspective d'une alliance entre la droite et l'extrême droite non seulement sur le plan des idées on le voit là depuis des mois ça a été rappelé notamment par Benjamin mais aussi on est désormais devant une jonction non seulement par les idées mais aussi une jonction quasi électorale qui est en train de se préparer il faut que nous en tenions compte il y a aussi vous le savez un contexte international extrêmement complexe la montée des tensions et des périls qui rend encore plus nécessaire que la France soit gouvernée par des forces qui défendent réellement le respect du droit international à Gaza mais aussi ailleurs en Ukraine évidemment et le respect des droits de l'homme les Etats-Unis sont tombés l'Argentine est tombée l'Italie est tombée d'autres pays pourraient tomber on sait que l'extrême droite monte partout en Europe notamment en Allemagne dans ce contexte reconnaissons-le la barre est haute mais l'essentiel est en jeu alors comment faire comment faire chers camarades sans vous surprendre je pense à titre personnel mais aussi je crois à tous ceux qui sont rassemblés là aujourd'hui je pense que l'union est la clé la question qui se pose à nous aujourd'hui et plus que jamais c'est savoir ce qui nous permettra de gouverner pour mettre en place un véritable partage des richesses de faire face être en mesure de faire face à ce que suppose le changement climatique y compris en termes de répartition de l'effort on l'a dit et l'enjeu fiscal est fondamental nous permettra de mettre en place ce qui proposera à nos enfants et à notre jeunesse un vrai chemin d'émancipation plutôt que simplement avoir à disposition des outils pour s'adapter au marché du travail tout ça n'existe pas sans l'union et sans effort pour la faire vivre c'est fondamental nous avons l'an dernier lors des législatives précédentes anticipées déclenchées par le président de la république obtenu un score qui ne nous permettait pas de gouverner alors que nous étions tous unis à l'inverse donc posons-nous la question que se passe-t-il que se passera-t-il si on ne s'entend pas sur une procédure de désignation d'une candidature commune l'histoire est écrite d'avance nous assisterons à un affrontement entre les forces de gauche et écologistes entre elles alors même que l'extrême droite est au plus haut ceux qui veulent jouer leur partition de leur côté attaquent le principe d'une candidature commune pour partie avec des arguments qui peuvent s'endant notamment l'argument de la clarté de l'offre les différences programmatiques je respecte ces arguments mais je leur demande qu'est-ce qui leur permet de penser qu'une candidature isolée d'une force de gauche passera le premier tour quelle leçon tire-t-il de l'éclatement du champ politique en trois blocs quelle leçon tire-t-il du score du NFP en juin 2024 malgré une mobilisation massive et exceptionnelle notamment de la société civile organisée rappelons-nous pour qui nous nous battons nous l'avons dit Johanna l'a dit avec brio ces gens-là ont besoin que nous répondons à ces questions et on l'a dit aussi l'union n'est pas que le reflet d'une simple tactique politique ou d'une posture stratégique l'union est aussi le nom d'une autre façon de faire de la politique l'objectif de cette union encore une fois je me permets de citer Johanna mais je crois que vous ne m'en voudrez pas beaucoup dans cette salle l'union ne doit pas avoir comme objectif de trouver l'homme ou la femme providentielle on l'a dit cela n'existe pas mais aussi de permettre de créer une équipe de France de gauche et des écologistes qui gagnera et qui gouvernera l'union c'est aussi je l'ai dit faire appel à la société civile organisée non pas seulement lors des échéances électorales ponctuellement mais aussi pour la force qu'elle peut apporter dans ses mobilisations électorales et dans le pouvoir d'innovation sur le fond dont elle sait faire preuve les politiques publiques on ne les construit pas seules on ne les construit pas en chambre d'appareil politique mais aussi les yeux posés sur la société la société les gens qui au jour le jour voient nos compatriotes qui souffrent je parle évidemment des forces syndicales je parle évidemment des forces associatives je parle évidemment des citoyens qui sont impliqués tous les jours pour faire vivre et tenir le pays de manière cohérente et ensemble on l'a vu ça a été cité la victoire obtenue par la gauche sur la loi du plomb on la doit en grande partie à la mobilisation de la société civile organisée l'inscription du droit à l'avortement dans la constitution on la doit en grande partie à la société civile mobilisée ne l'oublions pas et sur le fond aussi camarades ça permet d'envoyer un signal de la manière sur la manière dont on souhaite gouverner l'union c'est l'anti-jupiter c'est une autre c'est une autre manière de faire de la politique c'est une autre manière de gouverner chers camarades je vous le dis aussi et vous ne serez pas surpris que je vous le dise il me semble absolument nécessaire de rappeler ici devant vous que la principale menace aujourd'hui la principale menace à laquelle nous avons collectivement à faire face c'est l'extrême droite dans un pays où encore il y a quelques jours dans la creuse il y avait nous avons assisté à une véritable chasse à l'homme raciste il ne faut pas considérer qu'il n'y a plus grande menace que celle de l'extrême droite c'est vraiment très important de le rappeler alors il fut un temps l'un d'entre vous l'un d'entre nous a dit mon ennemi c'est la finance c'est probablement encore vrai mais disons aujourd'hui tous collectivement notre ennemi c'est l'extrême droite et ceux qui portent tous les jours ces idées nos camarades ne nous trompons pas de menace aujourd'hui c'est bien le rassemblement national et ses alliés qui portent un projet de société mortifère c'est bien le rassemblement national et ses alliés qui vont priver les populations immigrées de leurs droits c'est bien le rassemblement national et ses alliés qui vont remettre en cause nos conquêtes sociales qui vont menacer les populations sgbt qui vont apporter aucune solution à la question des délocalisations et de la désindustrialisation de notre pays rappelons-le et ne l'oublions jamais mes camarades le barrage républicain que nous avons réussi en 2024 bien qu'indispensable bien sûr ne suffit pas ça n'est pas un projet ça ne fait pas un projet pour combattre l'extrême droite il faut répondre aux préoccupations de nos concitoyennes et nos concitoyens les camarades l'ont rappelé à ce micro mais il faut le dire chaque jour les citoyens observent que les services publics sont en train de se déliter que personne ne répond à leur difficulté d'accès au logement que personne ne répond à leur difficulté de prof devant les élèves chaque jour en cette veille de rentrée scolaire que les services publics fonctionnent mal que la santé publique fonctionne mal que les usines ferment il faut répondre à ces questions pour y répondre il faut un chemin un chemin existe Johanna l'a dit contrairement à ce qu'on nous dit chaque jour il existe un chemin alternatif il existe un socle le socle c'est le programme du nouveau front populaire je sais qu'aujourd'hui il y a des discussions sur ce programme je pense comme l'a dit Benjamin que les questions auxquelles entendez répondre ce programme n'ont pas disparu bien sûr ce programme est perfectible bien sûr il est perfectible notamment parce qu'il est silencieux sur certains points il est imprécis sur d'autres il doit être actualisé notamment à l'aune de la situation budgétaire catastrophique dans laquelle se trouve notre pays mais l'essentiel est en jeu aujourd'hui et donc nous devons être en mesure de proposer un projet et un chemin à nos concitoyens la situation internationale a évolué il faut le prendre en compte mais je pense que le programme du nouveau front populaire qui doit comme je le dis être mis à jour assume une forme de clarté dans l'objectif fixé l'objectif fixé c'est celui d'une politique en rupture avec celle menée depuis 2017 et je crois sincèrement que cette clarté doit être préservée bien sûr il ne s'agit pas de nier les divergences de fond entre les partis qui seront amenés à construire une candidature commune au contraire je crois qu'il faut s'en emparer pour les éclaircir les aplanir lorsque c'est possible et sinon les assumer et peut-être même faire de ces divergences des critères de différenciation entre les différentes candidates et candidats qui seront amenés à concourir en 2027 quoi qu'il en soit je me répète pardon mais ça me semble absolument fondamental il me semble nécessaire de s'assurer que l'on traite bien dans un programme dans un projet dans un chemin proposé les grands sujets de préoccupation des françaises et des français travaillons donc activement ensemble et sans attendre à l'élaboration d'un projet qui donne à voir aux françaises et aux français quelle serait la France que nous aurions bâti ensemble après 5 ans de gouvernement de la gauche et des écologistes chers camarades nous avons en 2024 intitulé notre coalition le nouveau front populaire notre coalition ici réunie ici réunie s'intitule désormais front populaire 2027 quelle magnifique ambition dans cette référence mais aussi quelle immense responsabilité ces mots résonnent en nous tous puisqu'on connaît l'histoire de la gauche et on connaît l'histoire de la France front populaire désormais soyons collectivement à la hauteur de cette promesse envers ceux et celles pour qui nous nous battons merci beaucoup
merci infiniment chère Lucie il est temps d'accueillir un de mes collègues à l'Assemblée nationale il est aussi député de la Somme puis surtout en fait il est l'une des voix qu'on aime à citer lorsqu'on parle de cette de cette gauche unie on dit souvent que ça part de lui et que ça va jusqu'à Raphaël Glucksmann je vous demande d'accueillir monsieur François Ruffin
chers camarades merci pour votre accueil chaleureux c'est la première fois que je viens moi je viens participer à vos universités d'été du moins en tant que député puisque du temps de la Rochelle il m'était arrivé d'y aller comme journaliste ou comme manifestant mais apparemment pour vous comme pour moi le changement c'est maintenant j'espère que vous avez bien profité de vos congés d'abord parce que ça au moins ils nous les ont pas piqués et puis aussi parce que à peine on remet les pieds sur le tarmac que ça secoue ça secoue mais je veux vous dire nous avons de la chance nous avons de la chance parce que une grande question est posée à la France qui doit payer qui doit payer est-ce que ce sont les retraités les salariés les malades de longue durée ou les grands PDG les financiers les rentiers les héritiers qui doit payer nous avons de la chance parce que cette question c'est la grande question de la gauche et c'est une question sur laquelle nous sommes unis le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune taxe aux Zuckman ou sur les héritages nous sommes pour nous sommes tous pour la contribution sur les dividendes nous sommes pour nous sommes tous pour le relèvement de la flac taxe nous sommes pour nous sommes tous pour nous n'avons pas fait ce travail de manière isolée mais avec des intellectuels Gabriel Zuckman Thomas Piketty Camille Landet nous l'avons fait avec des associations Oxfam et compagnie et c'est une bataille culturelle que nous avons remportée oui nous avons cette chance parce que nous y répondons surtout à cette grande question qui doit payer nous y répondons avec les français nous y répondons avec les français qui dans la bataille de l'opinion dans tous les sondages depuis des mois maintenant quelles mesures ils plébiscitent une contribution des très hauts revenus une contribution sur les très grandes sociétés les français là sont de gauche les français sont avec nous nous avons de la chance nous avons de la chance parce que le coupable de tout ça est connu on sait qui a creusé le déficit à la pelleteuse et il faut imaginer si c'était la gauche qui avait fait ça si c'était la gauche qui avait creusé ce déficit public tous les jours il nous parlerait du Titanic il ne l'a même pas fait pour investir puisque jamais on a eu autant de demandes de logements sociaux et jamais on a aussi peu construit jamais on a aussi peu affronté le défi climatique qu'il s'agisse des rails ou des logements à isoler et enrobin des bois à l'envers il veut maintenant prendre aux pauvres ce qu'il a donné aux riches hier mille fois dix mille fois dans l'assemblée nous avons alerté mille fois dix mille fois nous avons tenté de prévenir ce crime et je le dis c'est sciemment c'est consciemment que Emmanuel Macron et les siens ont vidé les caisses de l'état ils l'ont fait vous le savez par la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune ils l'ont fait par l'instauration de la flat tax par l'edic tax mais même une fois qu'on a eu jeté des dizaines de milliards d'euros dans le quoi qu'il en coûte que je salue je n'ai pas de soucis avec le quoi qu'il en coûte pendant la crise Covid mais à la sortie de la crise Covid on continue on supprime la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises on continue à baisser l'impôt sur les sociétés et là on sait on sait qu'on est en train de créer un chaos fiscal un chaos budgétaire dont il est la cause oui j'accuse nous accusons nous accusons le chef de l'état d'avoir vidé les caisses de l'état nous l'accusons de l'avoir fait sciemment méthodiquement consciemment qui doit payer nous avons de la chance parce que le rassemblement national le nouveau rassemblement national du propre et Bardella se veut plus libéral que les libéraux plus libéral même que le roi Macron le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune ils sont contre la contribution sur les dividendes ils sont contre le révement de la flag tax ils sont contre et on sentait cette tension qui pouvait naître entre la direction choisie par le rassemblement national et les classes populaires de notre pays c'était une tension qui était sous-jacente c'est maintenant l'occasion le moment pour la montrer la faire surgir et aller reconquérir les classes populaires toutes les classes populaires de notre pays nous avons de la chance nous avons de la chance parce que la bataille se mène sur notre terrain et je le dis cette bataille nous ne devons pas la mener à reculons nous ne devons pas la mener avec la peur au ventre en cherchant des accommodements des aménagements des arrangements nous devons la mener sans trembler sans trembler devant les dissolutions démissions destitutions et manifestations nous devons la mener en laissant de côté les noms les prénoms et les ambitions pour Matignon et nous devons la mener avec les français avec les français peut-être demain dans les urnes mais avec les français aussi dans la rue dans la rue parce que qui croit que leurs privilèges ces rentiers ces héritiers ces financiers qui croit que leurs privilèges ils vont les abandonner sans lutter personne personne et si nous n'avons pas un peuple mobilisé organisé plein de volonté c'est pas vrai que nous allons ça le changer changer ça leur faire rééquilibrer la balance entre le travail et le capital faire que au moins ça soit égalité ça ne peut pas se mener en dégustant une tasse de thé dans les beaux quartiers et en disant aux salariés rester à la maison c'est pas le moment on verra plus tard ça doit se faire dès le 10 septembre ça doit se faire le 18 septembre ça doit se faire à tous les moments où les syndicats où les organisations et où le peuple veut tenter de mener cette bataille là et dans ces moments nous devons être à leur côté nous en sommes nous en sommes quand le peuple se relève se tient debout redresse la tête face à moi je dis toujours mon adversaire c'est la finance mais surtout l'indifférence parce qu'on sait que chez nos cousins nos voisins nos collègues ce qui est le plus difficile à combattre c'est la résignation c'est le découragement et donc quand il y a des tentatives de venir vaincre cet adversaire évidemment nous devons être à leur côté parce que c'est la seule force la seule force le peuple qui puisse soulever ce ciel bas et lourd qui baisse comme un couvercle sur notre avenir c'est lui qui a soulevé ce ciel bas et lourd en 1789 c'est lui qui l'a soulevé en 1936 c'est lui qui a tout reconstruit en 1945 notre chance c'est que du fond du pays monte un cri ça suffit les 500 les 500 fortunes qui il y a 30 ans possédaient 5% du PIB 20% à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir et plus de 40% aujourd'hui ça suffit les mêmes les mêmes 500 qui échappent à l'impôt par leur holding leur société leur paradis fiscaux ça suffit les mêmes qui pleurnichent qui renacrent qui refusent de mettre au pot qui menacent de quitter la patrie sans répit ça suffit et le silence du président le silence du président du gouvernement incapable de prononcer les mots profit dividendes bénéfices leur passivité leur complicité ça suffit les promesses d'il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal avec derrière quoi derrière zéro reconnaissance zéro rémunération au contraire l'inflation qui vient grever les bas salaires et les deux ans de la retraite Macron qui pèsent d'autant plus sur les métiers physiques et populaires ça suffit les éboueurs les femmes de ménage les auxiliaires de vie qui se lèvent en pleine nuit et qui le 5 du mois à peine leur facture prélevée reçoivent un sms de la banque attention agio ces hommes ces femmes qui tiennent le pays debout et qui peinent à vivre de leur travail nous disons ça suffit cette inquiétude qui se transforme en certitude nous vivons moins bien que nos parents et ce sera pire pour nos enfants ça suffit voilà voilà de quoi nous devons être la voix et nous devons être le débouché le débouché pour transformer les colères en espoir et pour en faire la victoire je vous remercie et comme je l'ai dit pour nous à la fin c'est nous qu'on va c'est vraiment mou à Blois à la fin c'est nous qu'on va c'est mieux merci à vous
merci beaucoup et bien maintenant nous allons accueillir notre amie et camarade notre marine à nous je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour marine ton dernier
et bien merci
pour votre accueil et puis je suis la dernière intervenante qui vous sépare du discours d'olivier fort donc je sais que vous êtes très impatients sachez que je le suis aussi on n'est pas d'accord sur tout toujours avec vous avec vous et c'est pas grave on est dans des partis différents mais l'essentiel c'est ce qu'on a à construire ensemble et donc je voulais commencer cette intervention par souligner la qualité des relations de confiance politique et humaine qu'on a réussi à construire au fur et à mesure des années avec Olivier Faure avec toute son équipe avec Johanna Roland avec Pierre Jouvet et qui sont précieuses pour ce que nous avons à faire et vous dire parce que je sens dans la salle qu'il y a des jaloux mon envie de travailler avec l'ensemble des socialistes l'ensemble des socialistes pas que avec les socialistes sinon eux ils vont être jaloux aussi bref on va travailler avec tout le monde mais je veux travailler avec l'ensemble des socialistes et je le dis particulièrement pour celles et ceux envers qui je sais que je vais peut-être devoir mettre plus d'énergie à les convaincre mais c'est pour ça que je suis là et que je continuerai à discuter avec tous les socialistes merci tout le monde quand j'ai commencé à militer Benjamin Lucas n'était même pas encore président du MJ à se vous dire que c'était il y a longtemps c'est voilà c'est bientôt un boomer mais j'étais jeune j'étais une femme j'étais écologiste et j'étais du Pas-de-Calais inutile de vous dire que niveau confiance en moi je partais de très très loin et j'ai rapidement compris que dans la vie politique il y en avait qui de part le diplôme qu'ils avaient la couleur de leurs costumes le réseau de banquiers ou tout simplement l'étiquette politique partaient dans la vie avec une présomption de crédibilité quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent et j'ai compris que moi avec beaucoup de camarades écolo avec beaucoup de femmes politiques avec beaucoup de gens de territoires méprisés on partait plutôt avec une présomption de non-crédibilité c'est comme ça que j'ai longtemps vécu la vie politique et puis j'ai découvert François Bayrou attendez j'ai pas fini si un jour vous avez des complexes dans la vie d'où que vous veniez repassez-vous le journal télé de François Bayrou il a commencé le scalch ne fait que commencer il a commencé par dire que s'il faisait tout ça c'est vraiment parce qu'il tenait à nos enfants après l'affaire Betaram non mais quelle indécence c'est scandale qu'il allait engager la responsabilité de son gouvernement mais que tous ceux qui voteraient pas pour seraient irresponsables c'est une idée assez intéressante de voir le débat et puis il a d'ailleurs dit quand il a vu que les gens disaient nous on va voter contre nous aussi il y a une forme de consensus dans le pays et il dit vous vous rendez compte parti socialiste qui va voter comme le RN alors qu'il nous a posé une question il n'y a que deux réponses possibles donc oui forcément des fois il y a des gens qui sans concertation vont voter la même chose ça n'est pas fini il dit donc j'ai pas pu les appeler parce qu'ils étaient tous en vacances et là mon fils de 6 ans qui est sur le canapé avec l'équipe du duplex LCI qui attend dans la cuisine il dit mais c'est un menteur et oui il ment et alors c'est pas le seul et puis finalement il nous a fait son histoire de coque de Simone sur un bateau qu'est-ce qui tombe à l'eau là on n'a rien compris mais il nous a quand même dit qu'il y avait le bateau la coque l'eau qui rentre et donc voilà c'était notre faute mais ce qu'il a oublié quand même de souligner c'est que le capitaine du bateau c'est Emmanuel Macron et que tout l'équipage est macroniste et ça il ne le dit jamais qu'il a créé ah non ça c'est tabou et bien du coup nous on va en parler comme on aime soulever un peu les sujets tabous entre nous donc c'est très simple quand Emmanuel Macron est devenu Mozart de la finance qu'il est président de la république la dette était dans ce pays à 2000 milliards d'euros et quand il a dissous l'Assemblée nationale et bien la dette était l'année dernière à 3000 milliards d'euros et ce bilan c'est leur bilan c'est pas le nôtre c'est pas le vente la dette en ces temps c'est beaucoup quand même Bruno Le Maire il a même eu le temps d'écrire des romans tout ça c'était sympa mais ça a été dit moi je prends l'exemple des chasseurs pour dire il y a la bonne et la mauvaise dette c'est comme les chasseurs il y a les bons et les mauvais chasseurs bon il y a la bonne et la mauvaise dette mais il fait 1000 milliards de dette pour l'exploit de ne pas préparer l'avenir sur le plan environnemental alors que tout le monde sait même le Medef hier ils ont compris qu'un point de climat un degré de climat en plus au niveau mondial ça faisait 12% de PIB en moins en moyenne même le Medef il a compris et bien eux ils ne le comprennent toujours pas ils ne préparent pas l'avenir mais en plus les inégalités comme jamais on ne l'avait connue dans ce pays il faut quand même se redire ces chiffres les 500 plus grosses fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine doublé entre 2017 et 2023 Cécile Duflo et dans la salle on peut remercier Oxfam pour ce chiffre qu'on va répéter et normalement dans cette jolie fable du ruissellement si les riches sont plus riches vous vous rappelez que normalement ça ruisselle comme ça et tout le monde devient plus riche et bien ça n'a pas marché entre 2017 et 2023 les inégalités ont explosé que chaque jour il y a eu plus de pauvres que chaque jour ils ont été un peu plus pauvres et que nous arrivons aujourd'hui à 15,4% de pauvres de ce pays 9,3 millions dit depuis 30 ans C'est ce plan environnemental 43 reculs ça c'est le réseau Action Climat je cite la société civile tu vois Lucie et heureusement qu'ils sont là pour lister tout ce que ce gouvernement fait pas dans le bon sens 43 reculs environnementaux dans ce pays petite anecdote en juillet j'arrive au cercle des économistes à Aix-en-Provence c'est le plus grand rassemblement de chefs d'entreprise d'Europe présomption de crédibilité moi j'arrive avec ma présomption de non crédibilité et là j'ai plein de chefs d'entreprise qui viennent me voir en me disant mais vous comprenez ce qu'ils font j'ai pas du tout vous non plus ah bah si vous comprenez pas non plus là ça commence vraiment à m'inquiéter et Bruno Retailleau venait de faire une tribune pour dire qu'il fallait faire un moratoire sur les éoliennes dans ce pays et les chefs d'entreprise dont certains travaillent dans le renouvellement me disent mais vous vous rendez compte c'est quand même 100 000 emplois dans ce pays je sais mais ils venaient nous voir nous pour dire comment on les arrête c'est quand même incroyable donc tout ça pour vous dire que oui la rentrée sociale va être mouvementée encore plus que la rentrée politique que le 10 on va manifester que le 18 parce que vous avez vu que l'intersyndical s'est mis d'accord aujourd'hui sur une date donc le 18 on va manifester aussi tout ce mois de septembre et ils ont essayé de prendre ça de court ils ont essayé de prendre ça de court avec le petit tour de prestidigitation raté de François Bayrou dont je ne comprends toujours pas à quel moment il a cru que peut-être ça allait marcher ça je ne comprends pas c'est un mystère mais peut-être qu'un jour il écrira ses mémoires et qu'il nous expliquera donc les choses sont simples le 8 François Bayrou va tomber il n'y a plus aucun suspense là-dessus il nous reste 10 jours 10 jours pour préparer la suite pourquoi préparer la suite ?
parce que les choses sont très claires il n'y a pas une menace de bascule fasciste la bascule fasciste est en cours au niveau mondial tel un jeu de domino dont la chute les uns des autres entraînerait la chute des dominos suivants de très grandes démocraties qu'on aurait cru à l'abri qu'on aurait cru même vaccinés du fascisme comme les Etats-Unis sont tombés et les dominos suivants j'ai le regret de vous annoncer que la France en fait partie et si la France bascule c'est l'Europe qui va s'y et l'Europe c'est à peu près tout ce qui tient debout pour potentiellement pouvoir aller maintenir un semblant d'équilibre avec ces impérialismes fossiles alors comment on fait quelle est notre responsabilité moi je lis la presse je vois les tentations de dire plus jamais je ferai ci plus jamais je ferai ça mais je vais vous le dire qu'on va le faire quand même parce que la réalité c'est qu'on s'est tous expliqué là depuis le début du meeting pourquoi le macronisme est en train de s'effondrer et pourquoi c'est terminé vous êtes d'accord avec ça vous êtes aussi d'accord que notre ligne stratégique à tous c'est l'antifascisme on sait pourquoi on avait fait le nouveau pourquoi on a fait le nouveau front populaire on sait pourquoi on a fait le front populaire 2027 et je le dis devant Léon dont le parti n'en fait pas encore partie mais dont je connais l'attachement viscéral à l'antifascisme et dont je sais pertinemment qu'à la fin du chemin vous serez avec nous du macronisme si on ne veut surtout pas du fascisme et bien il reste nous et notre travail et notre responsabilité c'est d'être prêt oui ça pose mille questions je suis entièrement d'accord avec vous oui ça s'annonce pas simple ni confortable je suis aussi entièrement d'accord avec vous mais je vous rappelle que des choses impossibles sur le papier on en a déjà fait c'était l'été dernier et quand le travail roule tombe on me parle de dissolution et qu'il fasse comme d'habitude comme il veut Emmanuel Macron nous n'avons pas peur de la dissolution mais nous ne voyons pas la dissolution comme une solution on va se le dire premièrement parce que si c'est pour faire une nouvelle élection dont on ne suive pas les résultats bon bah arrêtons de faire perdre du temps à tout le monde et deuxièmement parce que l'Assemblée nationale n'est pas illégitime c'est le gouvernement qui est illégitime cette Assemblée nationale a été élue il y a un an elle a été élue par un nombre record d'électeurs et c'est pas l'Assemblée qui doit changer le gouvernement et puis on nous dit aussi destitution cette question va se poser mais posons les questions dans l'ordre d'abord la fin de François Bayrou puis la responsabilité mise sur un seul homme parce que nous sommes dans la cinquième république la responsabilité sur Emmanuel Macron de nommer un premier ministre et notre travail doit être d'être une alternative d'être une alternative crédible à ce changement si on ne veut pas de premier ministre fachou à l'Elysée à Matignon si on ne veut pas de premier ministre macroniste parce que j'imagine bien qu'on va hurler s'il renomme encore une fois avec ses copains parce qu'il a déjà montré que ça ne marchait pas alors il faut nous nous préparer et ne rentrons pas dans le petit jeu et dans le piège dans lequel on s'est enfermé l'été dernier de devoir nous donner des noms c'est à lui de le faire c'est son problème il n'a qu'un seul truc à faire là c'est ça donc il se débrouille pourquoi je dis ça pourquoi je dis ça on en parle beaucoup avec Lucie c'est que le jeu de devoir trouver le nom parfait on l'a fait et on l'a trouvé le nom parfait elle s'appelle Lucie Casté elle cochait toutes les cases et nous étions tous d'accord et donc toutes ces semaines où Macron a dit je ne peux pas nommer parce qu'il ne trouve personne et bien on lui a donné tort et alors là tout d'un coup quand il avait le nom il a dit non mais en fait je ne pouvais pas nommer c'est à cause des insoumis et donc les insoumis ils ont dit mais nous on n'y va pas pas de problème allez-y on ne participera pas au gouvernement on sera depuis l'Assemblée et là ils ont dit non mais alors en fait bon c'était pas juste les insoumis le problème donc sûrement que c'était les écologistes les communistes et une partie des socialistes bon c'était tout le monde c'est surtout qu'ils ne veulent pas rendre le pouvoir parce que comme le dit Macron il est un Gaulois réfractaire il fait de l'obstruction ils ne veulent pas changer de politique c'est ça la réalité et donc il faut les obliger il ne faut pas leur donner d'excuses ni d'alibi donc on ne va même pas leur donner de nom ils se débrouillent on ne leur donne pas d'âtes ils se débrouillent alors là il n'y a plus les Jeux Olympiques peut-être qu'il va nous trouver une compétition internationale de squash ou je ne sais pas quoi bon il peut prendre quelques jours s'il veut réfléchir et puis après il nous nomme parce que la dernière excuse en réalité c'était je veux bien vous nommer tu te rappelles Lucie je veux bien vous nommer mais ça ne durera pas j'ai un super plan il s'appelle Michel Barnier c'est un roch lui il va durer il a nommé quelqu'un de droite ça n'a pas marché il a nommé ensuite quelqu'un du modem ça n'a pas marché alors maintenant il a...
à ce rythme là moi je conteste que le bon rythme c'est 40 milliards d'économies je pense qu'on peut faire un peu moins et ces économies évidemment qu'elles ne doivent pas se faire sur les dépenses et quand il dit qu'on en débattra à la simple ils ont plus de 100 000 euros de patrimoine dans ce pays par personne ce patrimoine leur apporte 10% par an oui leur devoir éthique rentrer politique et l'important c'est les élections suivantes je vais vous parler de 2027 très court parce qu'on attend le discours d'Olivier Faure tout petit mot pour les municipales vous dire que je sais que dans beaucoup de territoires ça prend du temps les négociations c'est toujours comme ça c'est normal mais que dans beaucoup de villes on va finir ensemble et c'est tant mieux je voulais vous dire maintenant sur les chefs de file écologistes et le mouvement populaire ils ne feront pas plus ils en suppli ne passons pas toutes nos réunions à discuter de combien il y aura de bureaux de vote dans quelle ville tout ça je sais que quand on ne vit pas à Paris dans ce pays parfois on a l'impression qu'on ne compte pas et bien nous on va évoquer Maudet au Medoff ça ne les a pas beaucoup plu de toute façon ça a très mal commencé parce que quand ils ont dit vous vous asseyez de droite à gauche j'ai regardé Retailleau et Bardella j'ai dit vous vous allez faire comment du coup et ça l'est de Johan Chapoutot qui nous raconte en tant qu'historien expert des fascismes et du nazisme ce qui s'est passé dans les années 30 l'accès au pouvoir d'Hitler pourquoi ?
parce qu'ils avaient peur des avancées sociales que pouvait permettre la gauche et ils se sont dit on préfère quand même l'extrême droite c'est pas très grave c'est un moindre mal en France c'était plutôt Hitler que le front populaire et ça on ne doit pas le laisser passer on doit les mettre face à leurs responsabilités on a lundi les élites c'est l'avant-garde éclairée ils ont censé avoir un capital qui nous enseignait mais qu'est-ce qu'ils en font des pieds du bon sens une citation que j'ai vue à Roland-Garros pendant que j'ai essayé de me changer les idées pendant que Jordan Bardet l'a parlé c'était écrit une citation de Roland-Garros qui dit la victoire appartient au plus au pignâtre et ici je sais que niveau au pignâtre tenni
Benjamin Lucas